‹ Le Larousse pour tousChapitre 77 sur 979 · LOR · texte numérisé non relu

LOR

LOT

Claude Lorraii

Il est l'auteur d'une Histoire de France, où l'histoire nationale est souvent défigurée, par esprit de parti.

loris [ri] n. m. Genre de mammifères prosiniiens, de l'Inde et de Ceylan.

— Kncyci.. Les loris (stenops) sont élancés; leurs membres son grêles, les oreilles sont courtes et velues. Leurs mouvements sont lents; ils sont silencieux et dorment le jour. La nuit, ils mangent des œufs et des grains. On les chasse pour leurs yeux, qui sont très estimés des indigènes contre les maladies des yeux.

lormerie M] n. t. (de larmier). Petits ouvrages enfer, que fabriquent les cloutiers, éperonniers, selliers. Ancien nom des ouvrages rclatils aux harnachements des chevaux, comme selles, mors, éperons, etc., et du métier de ceux qui fabriquaient ces objets.

LormeS, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 35 kil. de Clamecy, près de Cornillat; 2.580 h. — Le cant. a 10 comm., et 11.000 h.

lormier [mi-è], ère adj. (du lat. loramen, courroie de harnachement). Qui a rapport à la fabrication des harnais. N. m. Celui qui fabrique les harnais, mors, gourmettes, éperons.

Lormont, comm. de la Gironde, arr. et à 6 kil. de Bordeaux, au-dessus de la Garonne ; 3.180 h. (Lomtontais). Ch. de f. Orl. Construction de navires, vignobles renommés.

lorocère n. m Genre d'insectes coléoptères carnassiers, d'un bronzé obscuret de formes élégantes, avec de grandes antennes, qui vivent au bord des mares de l'hémisphère boréal.

Loroux - Bottereau (Le), ch.-l. de c

(Loire-Inférieure), arr. de Nantes ; 3.570 h. — Le cant. a 7 comm., et 14.100 h.

lorpidon n. f. Injure que l'on appliquait autrefois aux vieilles femmes.

Lorrain , e [lo-rin, è-ne],

habitant ou originaire de la Lorraine : les Lorrains. Adjcctiv. : produits lorrains.

Lorrain (Le), v. des Antilles françaises, sur la côte nord-est de la Martinioue, sur le versant nord du mont Gelé, et à 4 lui. de la mer ; 8.000 h.

Lorrain [lo-rin] (Claude Gelée, dit le), peintre français, né au château de Chamagne (Vosges), m. àParis(1600-16S2).

Ses toiles, lumineuses, d'un coloris admirable et d'une vérité saisissante, le nrent surnommer le Raphaël du paysage. Il faut citer de lui : la Fête villageoise, le Débarquement de Cléopâtre à Tarse, le Pas de Suse forcé par Louis XIIJ, le Moulin, etc.

Lorrain (Paul Duval, dit Jean), littérateur français, né à Fécamp, m. à Paris (1855-1906); écrivain au style souple et vivant, auteur de Songeuse, M. de Phoeas, la Maison Philibert, etc.

Lorraine [rè-ne]. Sous le nom de royaume de Lorraine ou Lotharingie, un Etat fut formé en 855, à la mort de Lothaire I", en faveur de son second fils Lothaire II. Arnoul, neveu de Charles le Gros, la donna à Swentibold, son fils naturel, et dès lors elle ne cessa d'être revendiquée par la France et par l'Allemagne. Vers 953, Brunon, archevêque de Cologne, la divisa en haute Lorraine ou Mosellane, au S., et en basse Lorrairie ou Lothier, au N. La basse Lorraine échut, au xne siècle, aux ducs de Brabant. La haute Lorraine appartint en dernier lieu à Stanislas Leczinski, à

la mort duquel elle fut réunie à Armes de Lorraine.

la France (1766). A la veille de la Révolution, la Lorraine française formait un gouvernement, avec Nancy pour capitale ; elle servit à constituer les départements de la Meurthe, de la Meuse, de la Moselle et des Vosges. Une partie des départements de la Meurthe et de la Moselle nous a été enlevée par l'Allemagne en 1871 ; ce qui nous reste de ces deux départements forme aujourd'hui le département de Meurthe-et-Moselle. (Hab. Lorrains.) La Lorraine est un pays de plateaux triasiques, souvent lacustres, mais généralement fertiles (vignobles, houblonnières. céréales), renfermant dans les entrailles de son sol le fer, la houille, le sel gemme.

Lorraine (maison de), famille qui posséda la Lorraine dès le moyen âge, et à laquelle appartient la maison actuellement régnante en Autriche.

Lorraine (cardinal de). V. Guise.

Lorrez-le-Bocage, oh.-l. de c. (Seine-et- Marne), arr. de Fontainebleau, sur le Lunain ; 920 h. — Le cant. a 17 comm., et 8.900 h.

LorriS [riss]. ch.-l. de c. (Loiret), arr. et à 39 kil. de Montargis ; 2.160 h. Patrie de Guillaume de Lorris. Plâtre. — Le cant. a 13 comm., et 7.660 h.

LorriS (Guillaume de). V. Guillaume.

Lorry (Anne-Charles), médecin français, né à Crosne (Seine-et-Oise), m. à Bourbonne-les-Bains (1726-1783). Il soigna Louis XV dans sa dernière maladie; auteur des ouvrages : Traité des maladies cutanées, de la mélancolie, etc.

lors [lor] adv. (art. le, adv. or, et s adverbial). Alors. (Vx.) Loc. adv. : Pour lors, en ce cas. Dès lors, dès ce temps-là ; par conséquent, puisque. Loc. prép. : Lors de, au moment de : lors de son mariage. Loc. conj. Lors m$mr que, bien que. quand même : la fortune nous joue, lors même qu'elle nous est libérale. Dis lors que, puisque, étant donné ou advenu que : dès lors qu'il a refusé, il n'en faut plus parler.

lorsque [lors-ké] conj. Quand, au moment où. — La voyelle e de lorsque ne s'élide que devant il, elle, on, en, un, une.

lorule n. f. (du lat. lorum, courroie). Expansion filamenteuse ou rameuse des lichens.

lorum [rom'] n. m. Terme employé en histoire naturelle, pour indiquer certaines parties du corps des animaux. PI. des lora.

— Encycl. Chez les araignées, le lorum articulaire est une petite pièce chitineuse des articulations fémoro-patellaires ; les lora du pédicule sont les lanières chitineuses du pédicule abdominal. Chez les

oiseaux, le lorum est la région qui s'étend entre

l'œil et la base du bec, et qui est recouverte par la cire.

lOS [lo]n. m. 'du lat. laud es, louanges). Louange. (Vx.)

LOS, iles de la Guinée française, tout prés de

Konakry.

losange [san-ie] n. m. Géom. Parallélogramme dont les quatre côtés sont égaux < l (huit les angles ne sont j droits : les diagonales d'un losange se coupent à angles droits.

Illa's. Meuble héraldique, symbolisant le fer de lance. (En ce dernier sens, est parfois employé .m fém.) Musiq. Note noire, en forme de losange, comme l'indique son nom, qui, dans la notation du plain-chant, vaut la moitié d'une brève.

— Encycl. Géom. La surface d'un losange est égale au produit de sa base par sa hauteur; elle est aussi égale à la moitié du produit de ses deux diagonales.

losange, e [zan] adj. Blas. Couvert de losanges alternativement de métal et d'émail.

lOSanger [zan-jé] v. a. (Conserve l'e muet après le g devant a et o : nous losangeons, il losangea.) Diviser en losanges : losanger une surface.

losangique [zan-ji-ke] adj. Qui est en forme de losange : tuile losangique. (Peu us.)

LoSCOUët-SUr-MeU, comm. des Côtes-du- Nord, arr. et à 43 kil. de Loudeac, sur le Meu; 1.200h.

lOSe [ze] n. f. Pierre plate micacée et schisteuse, de forme quadrangulaire, qui sert à couvrir les maisons, en Savoie et en Piémont.

lOSSe [lo-se] ou lOUSSe [lou-se] n. f. Outil de tonnelier, emmanché comme une vrille, pour percer les bondes des barriques.

lOSSOn [lo-son] ou lossail [lo-san] n. m. Nom vulgaire du charançon du blé.

LoStorf, comm. de Suisse (cant. de Soleure); 1.250 h. Agriculture.

lot [lo] n. m. (orig. german.). Portion qui revient à chaque personne dans un partage : héritage partagé en plusieurs lots. Une certaine quantité de marchandises : un lot de chaussures. Partie d'un travail à exécuter. Ce qui revient, dans une loterie, à chaque billet gagnant : gagner le gros lot. Fig. Ce qui échoit : la misère est le lot de beaucoup. Gros lot, lot principal d'une loterie. Fig. Chance exceptionnellement heureuse.

Lot [le], rivière de France, qui a sa source au massif de la Lozère, arrose Mende, Espalion, Cahors, Fumel, Villeneuve, etse jette dans laGaronnefr. dr.j; cours 481 kil., dont 273 canalisés depuis Bouquiès.

Lot (dép. du), dép. formé du Quercy, préf. Cahors; s.-préf. Figeac, Gourdon; 3 arr., 29 cant., 329 comm., 21G.600 h. 18e région militaire; cour d'appel d'Agen ; évëché à Cahors. Ce dép. doit son nom à la rivière qui l'arrose. La culture des céréales et du tabac, les vignobles, l'exploitation des carrières, etc., le commerce des truffes sont les ressources principales du département.

Iota n. m. Petit vase de cuivre ou de terre, à large base et à col étroit, en usage dans l'Inde anglaise.

lotées [té] n. f. pi.

Subdivision des légumineuses papilionacées, dont le genre lotier est le type. S. une lotie.

lotelle [tèl-le] n. f.

Genre de poissons de la famille des gadidés, et voisins des merluches.

loterie [ri] n. f.

(ital. lotteria). Espèce de jeu de hasard dans lequel un certain nombre de numéros étant distribués, on tire au sort, dans la même série de numéros , un nombre de numéros convenu et l'on distribue des prix, dits lots, aux détenteurs des numéros sortis : les loteries doivent être autorisées par l'administration. Spéculation de

ce genre faite par un gouvernement : la loterie subsiste à l'étranger. Sorte de bazar forain dont les marchandises sont distribuées par voie de loterie : acheter, tenir en loterie. Fig. Chose ou affaire de hasard : les biens et les maux de ce monde sont une véritable loterie.

— Encycl. L'origine des loteries est fort ancienne. Elles furent introduites en France vers 1533. En 1776, un arrêt du conseil d'Etat supprima toutes les loteries particulières et en créa une nouvelle, sous la dénomination de Loterie royale de France. Une loi du 25 brumaire an II supprima cette loterie officielle, qui fut rétablie par le Directoire. La loi du 21 mai 1836, encore en vigueur, a

La loi du 21 mai 1836 répute loteries et interdit comme telles « les ventes d'immeubles, de meubles ou de marchandises effectuées par la voie du sort, ou auxquelles auraient été réunis des primes ou autres bénéfices dus au hasard, et généralement toutes opérations offertes au public pour faire naître l'espérance d'un gain qui serait acquis par la voie du sort ». Les pénalités encourues frappent les auteurs, entrepreneurs agents des loteries, colporteurs, distributeurs de billets, etc. La loi prononce la confiscation des fonds ou effets mis en loterie, des meubles, instruments, appareils employés ou destinés au service de la loterie.

Sont punis d'une amende de 6 francs à 10 francs et, en cas de récidive, d'un emprisonnement de cinq jours au plus) ceux qui ont établi ou tenu dans les rues et lieux publics des jeux de hasard et des loteries. Les tables et appareils de loteries, enjeux, lots, etc., sont en outre saisis et confisqués.

Les loteries d'objets mobiliers exclusivement destinés à des actes de bienfaisance ou à l'encouragement des arts, peuvent par exception être autorisées par les sous-préfets, lorsque le capital de la loterie ne dépasse pas 2.000 fr. ; au delà de ce chiffre, par les préfets (dans le département de la Seine, par le préfet de police); enfin, lorsque le capital est supérieur à 100.000 francs, par une loi spéciale.

Il existe sur le marché financier des obligations ou valeurs dites à lots, remboursables, dans un certain nombre d'années, à un taux fixé d'avance, et, qui participant à des tirages au sort périodiques, peuvent procurer à leurs porteurs le bénéfice de lots déterminés, constituant une sorte de prime. Les valeurs à lots mises en vente doivent être autorisées par des lois ou, lorsqu'elles sont étrangères, par des conventions diplomatiques spéciales. Ces sortes de valeurs se distinguent de la loterie en ce qu'elles constituent un placement dont les lots ne sont qu'un accessoire; les lots sont frappés d'une taxe de 8 pour 100.

Lot-et-Garonne, (dép. de), dép. formé de

la Guyenne et de la Gascogne, préf. Agen ; souspréf. Marmande, Nérac, Villeneuve; 4 arr.,35cant., 326 comm., 274.600 h., 18c région militaire; cour d'appel et évëché à Agen. Ce dép. tire son nom des cours d'eau qui l'arrosent. Il produit en abondance les céréales, la prune, la betterave, des vins estimés, des eaux-de-vie, etc., possède, entre autres industries, des filatures, des minoteries, des distilleries, etc.

loth n. m. Subdivision de l'unité de poids usitée dans diverses parties de l'Allemagne.

Loth, patriarche biblique, neveu d'Abraham, père des Ammonites et des Moabites. Des anges, dit la Genèse, l'ayant instruit de l'arrêt porté par Dieu contre Sodome, il quitta la cité coupable avec sa famille ; mais sa femme, cédant à une curiosité fatale, se retourna et regarda derrière elle, malgré la défense des anges ; elle fut changée en statue de sel. Ayant eu, dans un moment d'ivresse, un commerce incestueux avec ses propres filles, Loth devint le père d'Ammon et de Moab, dont les descendants les Ammonites et les Moabites, furent les ennemis irréconciliables d'Israël (Bible).

Loth (la Fuite de), sujet souvent traité par les peintres. Parmi les tableaux les plus célèbres, ci-

Roues pour le tirage des loteries : A. coupe d'une roue ; B, roue

intérieure mobile, sur laquelle sont placés les dix chiffres; C,

masque file ; D, ouverture par laquelle apparaît le numéro.

supprimé les loteries et la contravention à ses dispositions est passible d'un emprisonnement de deux à six mois et d'une amende de 200 à 6.000 francs. (C. pén., 410.)

La Fuite de Loth, d'après Ruhens.

tons ceux de : Bassan (Dresde); Paul Véronèse (Louvre); Rubens (Louvre); etc.

Lothaire [tc-re] I", empereur d'Occident, né vers 799, m. en 855; fils aîné de Louis le Débonnaire et d'Ermengarde.

Vaincu à Fontanet par la coalition de ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve , qui l'obligèrent à signer le traité de Verdun, démembrant ainsi définitivement l'empire carolingien, il abdiqua en 855 et prit l'habit de moine au couvent de Prùm, où il mourut. — Lothaire II, fils du précédent, roi de Lorraine ; m.

en 869. Son mariage avec Walrade lui valut de la part

, , , », __ r Sceau de Lothaire.

de la cour de Rome une excommunication, pour laquelle il dut aller solliciter son pardon auprès du pape.

Lothaire III, duc de Saxe, m. à Breitenwang, empereur d'Allemagne de 1125 à 1137. Il fit en Italie deux expéditions heureuses. Sous son règne, commença la querelle des guelfes et des gibelins.

Lothaire, né à Laon, fils de Louis d'Outremer et de Gerberge, roi de France de 954 à 986. Il subit l'influence des ducs de France, Hugues le Grand et Hugues Capet. Il eut pour fils Louis V.

Lotharingie, nom primitif de la Lorraine. V. Lorraine.

Lothian (William Kerr, comte de), homme politique écossais, né vcrsl605,m.àNewbattle en 1675; l'un des hommes marquants de la révolution d'An-

LOT

LOT

gleterrc. D'abord royaliste, il

embrassa ensuite la cause du Parlement.

Loti (Pierre), pseudonyme de Julien Viaud, officier de marine et romancier français, ne à Rochefort-sur-Mer en 1850.

Ecrivain impressionniste, il excelle a rendre les impressions exotiques: il a écrit, entre autres œuvres : le Mariage de Loti, Mon frère i'ves, Pécheur oV Islande, Madame Chrysanthème, Ramuntcho, Au Maroc, etc. Il a été élu membre de l'Académie française en 1891.

loti, 6 adj. Qui reçoit pour son lot, pour sa part : être bien, mal loti dans un partage.

lOtier [ti-é] n. m. (de lotus).

Genre de légumineuses papilionacées.

— Encyci.. Les lotiers (lotus) sont des herbes ou des sousarbrisseaux qui habitent les régions tempérées. On en connaît une centaine d'espèces, dont, parmi celle s qui croissent en France.

les deux plus importantes sont: le lotier corniculê et le lotier velu.

La première (lotus corniculatus vulgairement appelée trèfle cornu, cor w du diable, j)o ' joli, sabot de la mariée, est une petite

plante basse, qui croit dans les prairies naturelles, en terrain léger et frais , en sols d'alluvions ; ses fleurs sont d'un jaune d'or. La seconde (lotus uliginovulgairement grand lotier, atteint 0">,30 à 0">,80 de haut, tandis que le lotier corniculè dépasse rarement 0°>,25; elle réussit très bien dans les sols bourbeux, ce qui constitue un mérite rare chez les légumineuses. Les deux espèces ont une valeur alimentaire très élevée et constituent un excellent fourrage. Consommé à l'état vert, le lotier, à l'inverse de la luzerne, neprovoquepaslamétéorisation; sec, il fournit un foin dont les bestiaux sont friands.

lotier [ti-é] n. m. Pêcheur qui jouit de son lot entier, parce qu'il fournit sa part de filets.

lotière n. f. Prairie artificielle, constituée uniquement par les diverses variétés du lotier.

(L'établissement de lotières peut rendre de grands services à l'agriculteur, là où les autres légumineuses viennent mal, le lotier «'accommodant fort bien des lances sèches ou des sols tourbeux.) lotiforme adj. Qui a la forme du lotus.

lotion [si-onjn. f. (lat. lotio Action de laver un corps pour en séparer les matières étrangères.

Action de répandre un liquide 6ur une partie du corps au moyen d'une éponge, d'un linge, etc. Ce liquide : lotion capillaire.

— Exctcl. La lotion se fait avec de l'eau simple, froide ou chaude, ou avec un liquide médicamenteux. Elle est tonique, stimulante ou calmante , selon le liquide employé ou l'effet à obtenir. Les lotions avec l'eau alcoolisée ou additionnée d'eau ■de Cologne sont usitées comme succédané du bain, dans les affections fébriles. La lotion ■d'eau froide, le matin au lever, est un succédané souvent utile de la douche.

lotionner [si-o-né] v. a.

Laver, soumettre à des lotions :

lotionner une plaie.

lotir v. a. Partager par lots :

lotir un terrain pour le vendre.

Mettre en possession d'un lot :

lotir quelqu'un d'une maison.

Trier dans le minerai les échantillons qui doivent être soumis à l'essai. Lotir des grains, les séparer par différentes grosseurs, pour les moudre à l'aide de meules plus ou moins écartées.

lOtiSSage [ti-sa-je] n. m.

Action de trier le minerai-; de disposer en lots les fanons de baleine.

lotissement [ti-se-man] n m. Action de disposer par

lotisseur, euse [ti-seur,

chargée de diviser en lots les lotisseurs des cuirs.

LOT

O PRÉFECTURE ® SSPRÉFECTUKE

o Ph.l. de canton o Commune

lots. Son résultat.

eu-ze] n. Personne marchandises ; les

loto n. m. (de l'Uni. lottO, lot). Jeu de hasard

qui s.- des cartons numérotés, dont les

rouvrent les numéros à mesure que l'on

lire d'un sac les numéros correspondants : jouer

au loto. Ensemble des objets dont pour jouer à ce jeu :

ving

pour jouer a ce jeu : acneirr un miu /n/,,, petite) boules de bois, au nombre de quatrevingt-dix, portant les numéros i| I 9- et

Loto.

LOT

fam. Avoir les yeux en boules de loto, avoir de gros yeux ronds.

— Encycl. Jeu. Au loto, chacun des vingt-quatre cartons dont l'ensemble constitue le jeu porte quinze numéros sur trois rangs ; chaque rang a neuf compartiments horizontaux, dont cinq seulement sont numérotés.

Dans un sac sont des jetons numérotés, que l'on tire un à un, et que l'on annonce à haute voix. Le joueur qui ace

numéro sur ses cartons le couvre. Celui qui a fait quine ou couvert les cinq numéros d'un même rang a gagné; il prend la poule, comprenant toutes les mises des joueurs. On appelle ambe la sortie de deux chiffres de la même ligne; terne, celle de trois chiffres, et quaterne, celle de quatre chiffres.

LotophageS [fa -je], peuple de l'ancienne Afrique, mentionné par Homère, et qui se nourrissait des fruits d'une espèce de lotus.

lOtOS [loss] n. m. V. lotus.

lotte [lo-te] n. f. Poisson d'eau douce, de la famille des gadidés.

— Encycl. Les lottes ont la bouche longuement fendue, la mâchoire inférieure munie de barbillons ; la nageoire anale est longue comme la seconde des deux dorsales, la nageoire caudale est arrondie, La , lotte commune

(Iota vulgaris) "j

est jaune doré, Loue.

avec des marbrures foncées. Elle est répandue dans les rivières de France, mais abonde tout particulièrement dans le Léman et les lacs de la Savoie. Sa chair est très estimée, et son foie, assez volumineux, est particulièrement prisé des gourmets. On pêche la lotte comme l'anguille, dont elle a les mœurs.

Lotti (Antonio), compositeur de musique italien, né à Hanovre, m. à Venise (1607-1140). 11 a surtout excellé dans la musique religieuse.

lottilioplastie [lo-ti-no-plas-tl] n. f. Méthode de moulage des bas-reliefs, inventée par Lottin de Laval, et qui consiste à prendre des empreintes à l'aide de feuilles de papier humide.

lOttinoplastique [lo-ti-no-plas-ti-lce] adj. Relatif à la lottinoplastie.

LottO (Lorenzo), peintre italien, né à Venise, m. à Lorette (1480-1660); auteur de la Femme adultère, le Mariage de sainte Catherine.

lotUS [tuss] ou lotos \toss] n. m. Mythol. Fruit du pays des Lotophages, si délicieux, disait-on, qu'il faisait oublier leur patrie aux étrangers. Bot.

Espèce de nénufar blanc d'Egypte.

— Encycl.

Les anciens avaient donné lenomde/otus àdiverses plantes : le trèfle ^SWi lotus, commun §™ à Sparte et à Troie ; le lotus

?® P}jne e' de Lolus (éljmenU Qe décoration égyptienne).

Virgile. qui est \ B,F '

le melilotus essarensis de Sicile; le lotus jujubis, qui est le zizyphus lotus ; le lotus égyptien, qui est le nénufar du Nil, dont la moelle donnait une farine propre à faire le pain, et dont on mangeait les tubercules sucrés ; le lotus sacré des Indiens, qui est le nélombo.

Lotus de la Bonne Loi (le), l'un des livres canoniques par excellence du bouddhisme, attribué à Çakya-Mouni (le Bouddha).

Lotze (Rudof Hermann), philosophe et physiologiste allemand, un des fondateurs de la psychophysiologie, né à Bautzen, m. à Berlin (1817-1881). Son principal ouvrage est son Microcosme, idées sur l'histoire de la nature et l'histoire de l'humanité.

LOtZWil, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 1.330 h. Agriculture; fabrication de fromages ; manufacture de tabac.

louable adj. Digne d'éloge. Ant. Blâmable.

louablement [man] adv. D'une manière louable. (Peu us.)

louage n. m. Cession ou acceptation de l'usage d'une chose , moyennant un certain prix et pour un temps déterminé : contrat de louage.

— Encycl. On distingue le louage de choses et le louage d'ouvrage et d' industrie.

Le louage des maisons et des meubles, ou bail à loyer, le louage des héritages ruraux, ou bail à ferme, le bail à cheptel, sont des louages de choses.

Le louage des domestiques et ouvriers, des voituriers par terre et par eau, des entrepreneurs d'ouvrage par suite de devis, marchés ou prix faits, sont des louages d'ouvrage.

Dans le louage de choses, la personne qui s'engage à faire jouir l'autre d'une chose s'appelle bailleur ou locateur : celle qui s'engage à payer le prix convenu s'appelle preneur, et Je preneur est spécialement qualifié de locataire s'il prend à bail une maison ou une chose mobilière (bail à loyer) ; de fermier, de colon paritaire ou de métayer, s'il loue un héritage ou bien rural. On distingue dans le louage de choses : le bail d loyer (louage des maisons et des meubles), le bail à ferme (louage des héritages ruraux). Le bail à cheptel est celui du troupeau dont le profit se partage entre le propriétaire et celui à qui la garde et l'exploitation en sont confiées. V. cheptel.

Dans le louage d'ouvrage, celui qui prend un engagement de travail est un domestique, un ouvrier,

un architecte, un entrepreneur, et celui qui paye le prix de rengagement s'appelle maître.

Louage dis choses. On peut louer toutes sortes de biens, meubles ou immeubles, mais non toutefois des choses qui se consommeraient par l'usage et ne pourraient être restituées au propriétaire. 11 suffit, en principe, d'avoir la capacité d'administrer pour pouvoir prendre ou donner à bail. Cependant, le mineur émancipé ne peut sans l'assistance de son curateur donnera bail pour plus de neuf ans. Les baux des biens des mineurs sont soumis aux mêmes règles que les baux des biens appartenant aux femmes mariées.

Pour les baux des maisons et des biens ruraux, lecolonage partiaire et le métayage, v. BAiLetcoLo-

NAOE.

Louage d'ouvrage. Nous renvoyons au mot transport pour les dispositions relatives au transport des personnes et des marchandises par les « voituriers » de terre ou d'eau, aux mots devis, entrepreneur et architecte pour le louage des entrepreneurs d'ouvrage ou de vêtements. Il nous reste à parler du louage des gens de travail (domestiques et ouvriers) qui s'engagent au service de quelqu'un.

L'engagement de ses services par un domestique ne peut avoir lieu que pour un temps déterminé. A l'inverse, rien ne s'oppose à ce qu'un maître s'engage à conserver toute sa vie un domestique ; d'où résulte pour lui, s'il le renvoie, l'obligation de l'indemniser. On applique les règles du droit commun pour les contestations qui s'élèvent entre le maitre et le domestique relativement à la quotité des gages, au payement du salaire de l'année échue, aux acomptes donnés pour l'année courante. Avant cette loi. le maître était, à défaut d'écrit, cru sur son affirmation. Les domestiques ont, pour leurs gages de l'année échue et pour ce qui leur est dû sur l'année courante, un privilège général sur les meubles et les immeubles de leurs maîtres. L'action pour le payement de leurs salaires, de la part des domestiques qui se louent à l'année, se prescrit par un an.

Le louage de service, fait sans détermination de durée, peut toujours cesser par la volonté d'une des parties contractantes. Néanmoins, la résiliation du contrat par la volonté d'un seul des contractants peut donner lieu à des dommages-intérêts.

Les domestiques ont le même domicile que la personne qu'ils servent, lorsqu'ils demeurent chez elle. S'ils sont spécialement attachés à la personne, ils ne peuvent être élus conseillers municipaux. Le maître est responsable du dommage causé par ses domestiques, dans les fonctions auxquelles il les avait employés.

Toute personne qui engage ses services peut, à l'expiration de son contrat, exiger de celui qui les a loués, sous peine de dommages-intérêts, un certificat contenant exclusivement la date de son entrée, celle de sa sortie, et l'espèce de travail auquel il a été employé. Ce certificat est exempt de timbre et d'enregistrement.

lOUageur n. m. Celui qui lient des voitures et des chevaux de louage.

Loualaba. Géogr. V. Congo.

Louandre (Charles-Léopold), littérateur français, né à Abbeville en 1812, auquel on doit des ouvrages d'histoire et éditions des auteurs classiques.

louange n. f. (rad. louer). Discours par lequel on élève le mérite, on fait l'éloge d'une personne ou d'une chose. Fig. Chanter, célébrer les louanges de, vanter la gloire, le mérite. Ant. Blâme.

louanger [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il louangea, nous louangeons.) Donner des louanges. (Peu us.) Ant. Blâmer, critiquer.

louangeur, euse [eu-ze] adj. etn. Qui loue, qui a la manie de louer : poète louangeur. Qui contient des louanges : poésies louangeuses.

Louang-Prabang ou Luang-Pra-

bang, v. du Laos (Indo-Chine), sur le Mékong; 20.000 h. Commerce actif.

LOUanneC, comm. des Côtes-du Nord, arr. et à 8 kil. de Lannion, sur la Manche; 1.630 h-

LouapOUla. Géogr. V. Congo.

Louargat, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 15 kil. de Guingamp ; 3.970 h.

Ch. de f. O. Fer.

Loubet [bè] (Emile), homme politique français, né à Marsanne (Drôme) en 1838, président de la République française du 18 février 1899 au 18 février 1906. Il a montré dans l'exercice de sa haute magistrature des qualités appréciées de droiture, d'affabilité et de clairvoyante modération.

loubette [bè-te] n. f. Sorte de louve à clavettes, que l'on emploie pour élever lespierres de taille.

lOUbine n. f. Nom vul- E' Loubel'

gaire d'une espèce de perche qui vit dans les eaux limpides et courantes et se rapproche de la truite. (Sa chair est délicate et savoureuse.)

lOUChard [char], e n. et adj. Fam. Personne qui louche : un louchard ; une femme loucharde.

louche n. f. Grande cuiller pour servir le

LOU

louche adj. (du lat. luscus, borgne). Dont les yeux n'ont pas la même direction: enfant louche. Qui manque de parallélisme : des yeux louches. Poét. Qui a le regard trouble, faux : la peur blême et louche. Qui n'a pas un ton franc : couleur, vin louche. Fig. Equivoque : phrase, conduite louche. N. m. Ce qui manque de clarté, de franchise : il y a du louche dans beaucoup d'affaires. Substantiv. Personne louche : une touche assez gentille. Prov.: L'envie est louche, l'envieux ne voit pas juste.

louchement [mon]) n. m. Action de loucher. loucher [ché] v. n. Avoir des yeux louches. Tourner les yeux dans des directions différentes.

lOUCherie [ri] n. f. Action, habitude de loucher. Syn. de strabisme paralytique.

lOUChet [chë] n. m. Sorte de bêche à fer long et étroit. Pelle tranchante pour dépecer la baleine. Godet de tôle fixé à la chaîne sans fin d'une drague.

— Encycl. Agric. Les louchets se classent en diverses catégories, suivant leurs usages. Le louchet ordinaire est une bêche à fer droit, dont le manche se termine par une boucle ou une béquille. Le petit louchet, employé dans les tourbières à fleur du sol et à l'installation des drainages, a sa lame plus longue et plus étroite ; de plus, un morceau de bois, implanté dans le manche un peu au-dessus du 1er, sert d'appui au pied. Une poignée termine ce manche. Le grand louchet, servant pour les tourbières inondées, peut atteindre 4 à o mètres de long à l'aide de rallonges ajustées bout à bout sur le manche.

On distingue le louchet à béquille ou louchet flamand et le louchet à pomme. Ces instruments ont la forme d'une bêche allongée et souvent le manche porte, un peu au-dessus du fer. une palette sur laquelle l'ouvrier peut appuyer le pied. On s'en sert surtout pour extraire la tourbe et creuser les canaux d'irrigation.

loucheté n. f. Vice des yeux qui louchent. (Peu us.)

loUChette [chè-te] n. f. Appareil pour corriger le strabisme.

loucheur, euse [eu-ze] a. Qui louche. (On dit

aussi LOUCHARD.)

louchir v. n. Devenir louche, perdre sa limpidité , en parlant d'un liquide.

lOUChon n. Pop. Personne qui louche. N. f. La lune.

lOUChon n. m. Charpent.

Tronc de sapin sans noeud.

Loudéac [ah], ch.-l. d'arr.

(Côtes-du-Nord) ; ch. de f. O. ; à 47 kil. de Saint-Brieuc; 5.750 h.

(Loudéaciens). Fabrication de toiles estimées. — L'arr. a 9 cant., 60 comm., 87.360 h.; le cant. a 6 comm., et 12.520 h.

LoudeS, ch.-l. de c. (Haute- Loire), arr. et h 15 kil. du Puy tiaux. — Le cant. a 9 comm..

Et.T

Louches : 1. A

vin chaud ; 2. A punch; 5. A potage.

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