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V. Rossbach

Soubise (hôtel de), ancienne et célèbre résidence historique, située à Paris dans le Marais et occupée, depuis 1808, par les Archives nationales. Le prince de Soubise en fit construire les bâtiments actuels par l'architecte Delamair (1742).

Soubrany (Pierre-Amable de), conventionnel, né à Riom, guillotiné à Paris (1752-1795). Il prit une part active à l'insurrection jacobine du 1" prairial an III.

SOUbrechausseS [châ-se] n. f. pi. Archéol. Chausses de dessous.

SOUbredent [dan] n. m. Dent qui pousse sui une autre. Syn. surdent.

SOUbrelangue n. m. Bourrelet charnu dt> frein de la langue, chez les nouveau-nés, et que l'on traite par incision et scarification.

soubresaut [sô] n. m. (du lat. super, sur, et saltus, saut). Saut brusque, inopiné : cheval qui fail un soubresaut. Tressaillement brusque. Fig. Emotion subite-

soubresauter [sô-té] v. n.

Faire des soubresauts ; procéder par soubresauts.

soubrette [brt-te] n. f. (pro-

venç. soubreto). Suivante de comédie : les soubrettes jouent un grand râle dans les pièces de Marivaux. Par ext. Femme de chambre.

soubreveste [vès-te] n. f.

(ital. sopravesta). Casaque sans manches, que l'on portait autref.

par dessus les armes. Sorte de justaucorps sans manches, que portaient les mousquetaires.

SOUC [soulc'] n. m. Métall. Une des pièces de I'ordon.

SOUCha n. m. Espèce de crêpe de Chine rayé.

SOUChe n. t. Partie du tronc de l'arbre qui reste dans la terre après que l'arbre a été coupé. (Se dit particulièrement de la vigne.) Cette même partie arrachée avec les racines. Pied de vigne. Fig. Personne =tupide, sans activité ni intelligence.

sou

c'est une souche. Personnage duquel descend une famille : Robert de Clermont, sixième file île saint Louis, est la souche des Bourbons. Fig. Source, origine, principe : de la souche indo-européenne sont sorties un grand nombre de langues. Faire touche, être le premier d'une suite de descendant». Partie d'une feuille de papier qu'on laisse adhérente à un registre, et qui sert à vérifier l'authenticité de la partie détachée (volant). Registre à touche, i dont chaque feuille est di.-.| qu'on

puisse la scinder comme il vient d'être dit. Le plus long des deux morceaux de la taille d'un boulanger. Partie maçonnée de la cheminée qui dépa combles. Grand cierge postiche, du bois ou de ferblanc, où l'on ajuste une bougie. Douille qui fixe le soc au corps de la charrue. Tuyau qui sort d'un bassin et d'où part le jet. Portion de clou restée dans la corne d'un animal déferré.

Souche (La), comm. de l'Ardèche, arr. et à 18 kil. de Largentièrc; 1.240 h. Houille.

SOUCllère adj. f. Qui a rapport à la source, à la famille. (Vx.)

SOUCh.6rie [rt] n. f. Charpente de l'équipage d'un gros marteau.

SOUChet [chk] n. m. (de souche). Bot. Genre de cypéracées des pays chauds. Ornith. Genre d'oiseaux palmipèdes lamellirostres, renfermant cinq ou six espèces de canards sauvages, dont une est commune en France, à l'embouchure des fleuves et sur les côtes basses.

— Encycl. Bot. Les souchets (cyperus) sont des plantes annuelles ou vivaces, qui croissent dans les endroits humides des pays chauds et tempérés. On en connaît plusieurs espèces dont une, le souchet comestible ou amande de terre, donne des tubercules ovoïdes, féculents, que l'on consomme réduits en farine ; le souchet odorant est cultivé parfois au bord des pièces d'eau ; le papyrus est un souchet.

SOUchet [chè] n . m. (pour souchef, de souchever). Pierre qui se tire au-dessous du dernier banc d'une carrière.

SOUChetage n. m. Visite que l'on fait dans un bois abattu, pour compter les souches.

SOUCheter [té] v. a. Vérifier, après une coupe, le nombre et la qualité des arbres abattus, d'après les souches. Marquer les arbres qui doivent être abattus.

SOUCheteur n. et adj. m. Expert qui assiste au souchetage.

SOUChette [c/ié-îe\,n. f. Nom vulgaire de V agaric à pied en fuseau, que l'on trouve souvent auprès des souches de chênes.

SOUChèvement [man] n. m. Min- Entaille profonde, parallèle à la stratification pratiquée sous une couche, afin de faciliter l'abatage de la roche.

SOUChever [vé] v. a. (de sous, et chever. — Prend un è devant une syllabe muette : il souchève, il souchèvera.) Attaquer un banc de pierre par en dessous, pour séparer les lits.

SOUCheveur n. m. Ouvrier qui souchève.

Souchez, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 kil. d'Arras; 1.480 h.

SOUChon n. m. Petite souche. Sorte de fer en barre.

SOU-Chong ou SOUChong [choii] n. m. Thé noir de Chine, très estimé.

SOUCi n. m. (de soucier). Soin accompagné d'inquiétude : vivre sanssouci. Objet de soin, de préoccupation : mon fils est mon unique souci. Etre en souci de, être inquiet, préoccupé de. C'est là le moindre {le cadet) de mes soucis, c'est une chose dont je ne me mets nullement en peine.

SOUCi n. m. (lat. sojsequia). Genre de composées, renfermant une vingtaine d'espèces d'herbesannuelles.àcapitules jaunes ou orangés, qui habitent l'Europe, l'Afrique boréale et l'Asie.

— Encycl. Le souci officinal (calendula offieinalis) ou souci des jardins a donné naissance à plusieurs variétés. Il était très employé autrefois en médecine. Le souci des champs [calendula vulgaris) est une plante nuisible aux terres cultivées.

SoUCieil-en-Jarrest, comm. du Rhône, arr. et à 17 kil. de Lyon ; 1.520 h.

SOUCier [si-é] v. a. (lat. sollicitare. — Se conj. comme prier.} Chagriner, affecter. (Vx.) Se soucier v- pr. S'inquiéter, se mettre en peine : je ne m'en soucie guère. Je ne me soucie pas, il ne me plaît pas, il ne me convient pas : je ne me soucie pas qu'il vienne. Se soucier dune chose comme de fan quarante, comme de sa première chemise, etc., ne s'en soucier nullement. Ai. lus. litt. : S'en soucier comme un poisson d'une pomme, allusion à un vers célèbre de Victor Hugo, dans Le roi s'amuse.

SOUCieUSemeilt [ze-man] adv. Avec souci:

réfléchir soucieusement à l'avenir.

Soucieux, euse [si-eu, eu-ze] adj. (de souci). Inquiet, pensif, chagrin : mère soucieuse. Qui s'occupe avec soin : peuple soucieux de sa liberté. Qui marque du souci : air, front soucieux.

SOUCIS [si n. m. pi. Forte mousseline de soie, a surface légèrement pelucheuse, à raies de diverses couleurs, qui s'exportait, autrefois de l'Inde.

SOUCOUpe n. i. (de sous, et coupe). Sorte de petite assiette qui se place sous une tasse. Petit plateau, sur lequel on dispose des morceaux de sucre.

SOUdabilité n. f. Propriété que possèdent certains corps de s'unir avec eux-mêmes.

SOUdable adj. Qui peut être soudé.

SOUdage n. m. Action de souder ; résultat de cette action Fig. Accord complet, parfaite assimilation "entre deux personnes.

Souci: a, (leur du centre; b, fleur du pourtour; c, fruit; d, graine.

Soucoupe.

soudage mal fait.

Soudain, e adj. (du lat. snbitaneus.

subit). Subit, prompt : mort soudaine. Adv. Dans le même inst-tnt. aussitôt aptes : il partit soudain.

Soudainement [dè-ne-man] adv. Subitement.

Soudaineté [dt-ne-té] n. f. Etat de ce qui est soudain : la soudaineté d'une attaque.

Soudan n. m. (de l'ar. soultan, empereur). Nom donné autref. aux sultans de Syrie et d'Egypte.

Soudan ou Nigritie [si], partie centrale.de l'Afrique, au sud du Sahara, renfermant :1e Darfour, le Ouadat. le Bornou, le Mossi, le Sokoto, la boucle rlu Niger, etc. Le Niger et le Nil supérieur en sont les principaux fleuves. Assez régulièrement arrosé, le Soudan est un pays de brousses, de savanes, de forêts a clairière. La partie du Soudan située à l'ouest du lac Tchad, sauf les colonies étrangères, est réservée à l'influence française (Soudan français compris dans les deux colonies du Sénégal et du Haut-Sénégal-Nigcrj ; celle à l'est du Tchad et dans le haut bassin du Nil (Soudan égyptien ou britannique) est réservée à l'influence anglaise. (Hab. Soudaniens ou Soudanais.)

Soudanais, e, syn. de Soudanien.

Soudanien, enne [ni-in, è-ne], habitant ou originaire du Soudan : les Soudaniens. Adject. populations soudaniennes.

SOUdaninn. m. Archiol. Tissu de soie d'Orient, servant à faire des tentures.

SOUdant [dan], 6 adj. Qui soude, qui se soude.

SOUdard [dar] n. m. (ital. soldato). Vieux soldat. (Se prend surtout en mauv. part.)

Souday [de], comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 34 kil. de Vendôme, non loin du Coitron ; 1.240 h.

SOUde n. f. Bot. Genre de chénopodées, utilisées jadis pour la soude alcali qu'on en retirait. Chim. Sel alcali, qu'on retirait autrefois des cendres de soude et qu'on obtient aujourd'hui en traitant les sels naturels de sodium, entre autres le chlorure: la soude du commerce est proprement un carbonate neutre de sodium ; la soude caustique est un hydrate de sodium.

— Encycl. Thérap. De très nombreux sels de soude sont employés en thérapeutique : l'acétate de soude, diurétique et révulsif ; le benzoate de soude, diurétique ; le bicarbonate de soude, digestif, antiacide, diurétique ; les bromures, les chlorures, les iodures de sodium ; le phosphate de soude, purgatif; le salicylate de soude, antirhumatismal, etc.

SOUdé, e adj. Manèg. Se dit du cheval relativement à la manière dont sont disposées les articulations : cheval bien soudé.

SOUder [dé] v. a. (du lat. solidare, affermir). Joindre par le moyen de la soudure. Par ext. Unir bout à bout : souder deux bouts de bougie. Se souder v. pr. (en parlant de deux parties primitivement distinctes) : deux os qui se soudent.

SOUdeur, euse [eu-ze] n. Personne qui soude.

SOUdier [di-é]; ère adj. Qui a rapport à la soude : industrie soudière. N. m. Fabricant de soude ; ouvrier qui travaille à la soude. N. f. Usine où l'on fabrique de la soude.

soudiviser v. a., soudivision n. f. Syn.

peu us. de subdiviser, subdivision.

SOUdoir n. m. Outil qui sert à souder.

soudoyer [doi-ié] v. a. (de solde.— Se conj. comme aboyer.) Avoir à sa solde : soudoyer des troupes. S'assurer le secours de quelqu'un à prix d'argent : soudoyer des assassins.

soudra n. v. coudra.

SOUdre v. a. (lat. solvere). Syn. ancien de résoudre et dissoudre.

SOUdrille [Il mll.,e] n. m. Soudard; soldat pillard, indiscipliné, libertin. (Vx.)

SOUdure n. f. (de souder). Composition métallique en fusion, dont on se sert pour unir des pièces de métal : la soudure de plomb et d'ètain est employée par les plombiers. Travail de celui qui soude. Endroit soudé. Plâtre serré avec lequel on raccorde les enduits. Soudure grasse, celle où domine l'étain. Soudure maigre, celle où domine le plomb. Mal. Jonction de deux parties par adhésion.

— Encycl. La soudure est une composition métallique fusible, dont on se sert pour unir ensemble des pièces métalliques. La soudure grasse est un alliage de plomb et d'étain où domine l'étain. La soudure maigre est celle où domine le plomb. La soudure au tiers est celle qui contient 2 parties d'étain pour 1 de plomb. La soudure à 8 est celle qui contient 7 parties d'argent et 1 de cuivre. La poudre à souder est une composition constituée par un mélange de limailles de différents métaux, de borax, etc. au moyen de laquelle on soude deux métaux ensemble sans être obligé de les porter à la température du blanc soudant. La soudure électrique,duo à Elihu Thomson, aété appliquée pour souder des fils de cuivre et de fer composant des câbles.

SOudZOU ou SOUdSOU n. m. Grelot qui, au Japon, remplace la sonnette sacrée dans les cérémonies du shinto et du bouddhisme.

SOUe n. f. (du lat. sus, porc). Etable à porcs.

Souesmes, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 37 kil. de Romorantin, sur la Petite Sauldre; 1.510 h.

SOUfflable adj. Qui peut être soufflé.

soufflage [sou-fla-je] n. m. Art, action de souffler le verre. (V. verre.) Opération par laquelle, dans la chapellerie, on sépare des poils légers les poils lourds qui ne peuvent être feutrés. Opération qui a pour but d'exhausser les pavés trop enfoncés en introduisant du sable sous les pavés mêmes et dans les joints. Mar. Couche de bois que l'on ajoute à la carène d'un navire qui n'a pas "assez de stabilité.

SOUfflànt [sou-flan], e adj. Qui souffle, qui sert à souffler : machine soufflante.

SOUfflard [sou-flar] n. m. ou SUffloni [su-fi] n. m. pi. Dégagement de vapeur d'eau qui se forme dans certaines fractures du sol en Toscane, et qui donne pour certaines un jet de 30 mètres de hauteur. Nom vulgaire de Yanguille commune.

SOUffle [sou-fle] n. m. (de souffler). Vent produit en soufflant de l'air par la bouche: éteindre une bougie par son souffle. Expiration de l'air inspiré écouter le souffle d'un malade. Agitation de l'air : le souffle des vents. Exhalaison : souffle empoi-

SOU

tonné des marécages. Fig. Puissance mystérieuse qui inspire ; le souffle du génie. Dernier souffle, dernier soupir. Souffle créateur, force par laquelle Dieu a animé les êtres vivants ; inspiration du poète, de l'artiste qui crée une œuvre. S'avoir plus que le souffle, être à l'agonie. Se tenir qu'à un souffle, être peu résistant, peu durable. Manquer de souffle, avoir la respiration courte; au fig., ne pouvoir se soutenir longtemps à un niveau élevé : écrivain qui manque de souffle. Mid. Bruits de souffle ou souffles, syn. de bruit de soufflet.

SOUfflé [sou-flé], e adj. Se dit d'entremets de pâte légère, vide à l'intérieur, cuits dans un moule : omelette soufflée. Pommes soufflées, pommes de terre

a fait gonfler par une double cuisson. ' toufflé, pa|iier de tenture garni d'une poussière de laine et qui imite l'étoffe. Poils soufflés, poils dont on a séparé les parties impropres au feutrage, au moyen d'un appareil de ventilation. N. m. Petit gâteau de pâte légère, avec des vides â l'intérieur, cuit dans un moule, et qui se sert comme entremets. Entremets composé ou de riz ou de fécule de pomme de terre, ou de marmelade de pommes et de blancs d'œufs battus en neige, soulevé et gonflé par la cuisson. Petite marmite servant à confectionner les entremets de ce genre. N. m. Art vétér. Nom donné à une matière purulente qui sort du pied du cheval, dans les cas d'abcès sous-corné.

SOufflement [sou-fle-mun n m. Action de souffler.

SOUffler [sou-flé] v. n. (lat. sufflare). Faire du vent en poussant l'air avec la bouche : souffler dans ses doigts. Respirer avec effort : souffler comme un bœuf. Reprendre haleine : laisser les chevaux souffler. Faire jouer un appareil de ventilation : souffler à l'orgue. Se déplacer, en parlant de l'air : le mistral souffle violemment. Fig. Il n'ose souffler, il n'ose parler. V. a. Activer au moyen du vent : souffler le feu. Eteindre : souffler la chandelle. Chasser à l'aide du souffle : souffler du duvet. Remplir d'air soufflant : souffler une vessie. Souffler l'orgue, remplir les tuyaux d'air au moyen des soufflets. Souffler le verre, l'émail, les travailler à chaud en insufflant de l'air à l'intérieur au moyen d'un tube. Souffler un animal, introduire de l'air sous la peau pour faciliter l'écorchement. Fig. Souffler la discorde, l'exciter. Fam. Souffler le froid et le chaud, louer et blâmer la même chose. Souffler son râle à un acteur, le lui dire tout bas pour suppléer aux défaillances de mémoire. Souffler un élève, un acteur, lui dire tout bas les mots qui échappent à sa mémoire. Fam. Souffler un emploi à quelqu'un, l'obtenir à son détriment. Se pas souffler mot, ne pas dire un seul mot. Souffler un pion, au jeu de dames, enlever un pion à son adversaire, quand il ne s'en est pas servi pour prendre. Souffler n'est pas jouer, on joue tout de même son coup après avoir soufflé. Mar. Souffler un navire, lui mettre un soufflage. Véner. Souffler le lièvre au poil, se dit du chien qui poursuit le lièvre de très près. Techn. Pratiquer le soufflage (des poils, des pavés). V. spi- RITUS.

soufflerie [sou-fle-rt] n. f. Machine soufflante. Ensemble des soufflets d'un orgue, d'une forge, etc. Techn. Syn. de soufflage. Travail de l'alchimiste qui recherche la pierre philosophale.

SOUfflet [sou-flè] n. m. (de souffler). Instrument composé de deux surfaces s'écartant et se rapprochant, réunies par deux cuirs, qui sert à souffler : soufflet de forge. Couverture mobile de cabriolet, qui se replie en manière de soufflet. Par ext. Petite

Soufflets : t. De cuisine ; 2. De forge : 3. D'apiculteur; <• De viticulteur ; 5. A poudre insecticide.

calèche à soufflet. Pièce cousue dans une fente pour élargir l'étoffe. Bel. Gonflement sous la peau, la toile, le papier encollés. Path. Bruit de soufflet. bruit cardiaque observé dans certaines maladies (mal de Bright), et qui rappelle le bruit aspiratif d'un soufflet.

SOUfflet [sou-flè] n. m. Coup du plat ou du revers de la main sur la joue. Fig. Mortification, affront : il a reçu là un rude soufflet. Donner un soufflet au bon sens, au bon droit, etc. Faire, dire une chose contraire au bon sens, au bon droit.

SOUffletade [sou-fle] n. f. Soufflets appliqués coup sur coup. (Peu us.)

Souffleter [sou-fle-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je souffletterai.) Donner un soufflet : souffleter un insolent. Fig. Outrager, avilir : souffleter quelqu'un de son méprit,

SOUffleteur, euse [sou-fle-teur, eu-ze] n Celui, celle qui a donné des soufflets.

soufflette [sou-flè-te] n. f. Cêram. Toute portion d'air formant boursouflure, qui se trouve enfermée entre le moule et la croûte.

Souffleur [sou-fleur] n. m. Gros poisson du genre dauphin, commun sur les côtes de France.

souffleur, euse [sou-fleur, eu-ze] n. Celui qui souffle : souffleur de verre. Personne qui respire avec peine. Qui souffle les mots à une personne parlant ou récitant, jouant en public : souffleur de théâtre. Souffleur d'orgue, celui qui en fait mouvoir les soufflets. N. m. Aide-appareilleur chargé de surveiller le transport des pierres. Alchimiste. (Vx.) N. f. Machine servant à nettoyer le poil destiné à la confection des chapeaux de feutre.

SOUfflon [sou-flon] n. m. Cocon de soie, dont la tissure trop lâche est transparente.

sou

SoilfflOt [sou-flo] (Jacques-Germain), architecte français, né â Irancy (Yonne), m. à Taris (1709- 1780). Il construisit à Lyon le Grand Théâtre, la façade de lllôtel-Dieu; à Paris, l'église Sainte-Geneviève (Panthéon!, l'Ecole de droit, etc.

Soufflure sou-flu-re] n.

f. Nom donné, dans les fonderies et les verreries, à des concavités qui se forment dans (f J l'épaisseur du métal ou à la l/i surface du verre. Bosse qui se produit dans l'enduit d'un mur.

souffrable [sou-frablt]

adj. Qui peut être souffert.

souffrance [sou-fran-se]

n. f. [Aesouffrir). Malaise, douleur physique, peine morale : craindra la souffrance. Fig. En souffrance, se dit de différentes affaires qui sont en suspens : le commerce est en souffrance. Jour de souffrance, baie qu'on peut ouvrir sur la propriété d'un voisin, à condition de la garnir d'une grille ou d'un châssis dormant.

souffrant [sou-fran], e adj. Qui souffre : personne infim. e et souffrante. Patient, endurant : il n'est pas d'humeur souffrante. Partie souffrante, partie du corps qui est affectée ; personne sur laquelle tombe le dommage. Eglise souffrante, les âmes qui sont dans le purgatoire. Substant. Personne qui souffre, qui est malheureuse.

SOUffre-dOUleur [sou-fre] n. m. invar. Personne qui a toute la fatigue d'une maison. Qui est continuellement exposée aux tracasseries des autres : le mousse était jadis le souffre-douleur de l'équipage. iSe trouve quelquef. au fém. : une souffredouleur?)

souffreteux, euse [sou-fre-teu, eu-ze] adj. (anciennem. soufraiteux ; de soufraindre, manquer). Qui souffre de la misère, de la pauvreté : vieillard souffreteux. Qui éprouve des souffrances physiques : je suis aujourdhui tout souffreteux. Qui annonce la souffrance : air souffreteux.

souffrir [sou-frir] v. a. (du lat. sufferre, supporter. — Se conj. comme ouvrir.) Endurer: souffrir la faim, la soif. Résister à: il souffre bien la fatigue. Tolérer les actes, le caractère de : ne pouvoir souffrir les importuns. Permettre : souffrez que je vous parle. Etre susceptible de, admettre : cela ne souffre aucun retard. Résister à, n'être pas détérioré par : les vins frelatés ne souffrent jias de longs transports. Souffrir mort et passion, le martyre, éprouver de grandes douleurs, de vives contrariétés. V. n. Sentir de la douleur physique ou morale : souffrir cruellement. Etre tourmenté : je souffre de le voir ainsi. Fig. Eprouver du dommage, être détérioré : le commerce, les blés souffrent. Souffrir de, éprouver une douleur à : souffrir de la tète.

SOUffroter [sou-fro-té] v. n. Souffrir un peu, d'une manière continue.

SOUfi, 6 n. Adepte du soufisme.

Soufisme [fis-me] n. m. Doctrine des mystiques de l'islam.

— E.ncycl. Les musulmans font remonter à Mahomet l'origine de la secte soufie, mais il est probable qu'elle ne s'est pas constituée avant la fin du il" siècle de l'hégire. Le fond de la doctrine soufie est que l'homme, suffisamment purifié, par la méditation, l'extase et l'observation stricte de la règle, oeut s'élever jusqu'à la divinité et s'identifier avec elle. Les soufis sont rangés d'après une hiérarchie fixe. A la tête de cette hiérarchie, se trouve un personnage nommé le Pôle du Monde (Kotb).

Les confréries musulmanes de l'Afrique du Nord et les ordres des derviches turcs se rattachent directement au soufisme.

SOUfite n. m. Ecrivain qui a exposé les doctrines du soufisme.

SOUfrage n. m. Action d'imprégner de soufre les allumettes, les étoffes qu'on veut blanchir, etc. Répandre du soufre en poudre sur certains végétaux

Appareils de soufrage:!. Soufreuse mécanique (Wermorel), «ile « torpille a ; 2. Sablier en houppe à soufrer ; 3. Soufflet Mall>ec ; 4. Coupe de la boile du eoufilet Malbec; 5. Soufflet ordi- . uaire (coupe].

malades : le soufrage de la vigne prévient l'oïdium. Faire subir à un moût 1 action des vapeurs d'acide sulfureux pour arrêter la fermentation.

— Encïcl. Yitic. Le soufrage de la vigne a pour but de prévenir l'oïdium. Il se fait en trois fois : au début de la végétation, à la floraison et à la véraison. On soufre le matin ou le soir, par un temps sec. et l'on utilise pour l'épandage de la fleur de soufre (soufre sublimé), ou du soufre précipité ; divers appareils (houppes ou sabliers, soufflets, hottes à soufrer, soufreuses mécaniques,.

— Œnol. Soufrage des moûts, v. mutage. Soufrage des tonneaux, v. méchage.

SOUfre n. m. (lat. sulfur). Corps simple solide, d'une couleur jaune citron, insipide et inodore. Soufre vif, soufre naturel. Fleur de soufre, soufre en poussière. Soufre lavé, fleur de soufre non acide. Lait de soufre, liqueur laiteuse qui se produit dans la précipitation d'un sulfhydrate par un acide. Foie de soufre, polysulfure de potassium. Soufre en canon, soufre moulé en forme de cylindre. Soufre rouge, arsenic sulfuré. Magistère de soufre, sulfure de potassium précipité par un acide. Soufre végétal, lycopode.

— EîiCYCL. Le soufre, connu de l'antiquité, est très répandu dans la nature; il existe combiné aux

métaux à l'état de sulfure (pyrite, blende, galène, etc.) ou de sulfate (gypse, célestinc, etc.), mais c'est surtout à l'état natif qu'on le rencontre à l'orifice des funierolles.de certains volcans (solfatare de Pouzzoles, Vulcano, etc.). En Sicile, où l'on en trouve d'énormes gisements, il provient de la décomposition d'importantes assises de gypse.

Pour obtenir le soufre pur, on commence par le séparer de sa gangue terreuse, soit par distillation, comme à Campo-Franoo, soit par réduction dans les calcaroni, vastes fours creusés et maçonnés dans le sol, où le minerai servant lui-même de combustible fournit une élévation d.' température dans toute la masse, provoquant la fusion du soufre, qui coule sur le sol disposé en pente et est recueilli à la sortie du four. On retire aussi le soufre de la calcination des pyrites en vase clos.

Le soufre obtenu par un procédé quelconque est purifié (raffiné) par distillation; les vapeurs vont se condenser dans une grande chambre, où elles se déposent sous forme de poussière (fleur de soufre), puis, la température s'élevant, le soufre fond et il coule dans des moules ayant la forme de cônes tronqués (canons de soufre).

C'est un corps solide, jaune, fusible vers 113», conduisant mal la chaleur et l'électricité. Le soufre cristallisé est dimorphe ; il cristallise sous forme de prisme ou d'octaèdres; il est insoluble dans l'eau, soluble dans le sulfure de carbone et la benzine; au contraire, la variété de soufre dite amorphe est insoluble dans le sulfure de carbone. On obtient aussi une variété de soufre, dite soufre mou, élastique, de couleur rouge, en coulant dans l'eau le soufre fondu et chauffé au-dessus de 2o0».

Le soufre (symbole S) est bivalent; il brûle à l'air avec une flamme bleue en dégageant de l'anhydride sulfureux. Il se combine directement avec presque tous les corps.

Il donne avec l'hydrogène deux composés ; l'hydrogène sulfuré ou acide sulfhydrique et un persulfure d'hydrogène, comparable à l'eau oxygénée. Il se combine directement au chlore et fournit de nombreuses combinaisons oxygénées.

Le soufre constitue la matière première pour fabriquer l'acide sulfurique, le sulfure de carbone, l'anhydride sulfureux,

Il entre dans la composition de la poudre, des artifices, des allumettes; il sert à vulcaniser les caoutchoucs. En viticulture, il combat victorieusement l'oïdium, etc.

— Thérap. A l'intérieur et à haute dose, S à 10 gr. et plus, la fleur de soufre est laxative et purgative; on l'administre ordinairement mêlée à du miel. A doses faibles, on s'en sert contre la furonculose et certaines maladies de la peau. Pour l'extérieur, on en fait des pommades antiparasitaires contre la gale, etc. On emploie encore le soufre en fumigations.

SOUfré n. m. Nom vulgaire d'un papillon jaune, commun en France (coliade).

SOUfrer [fré] v. a. Enduire de soufre : soufrer des allumettes. Couvrir de fleur de soufre : soufrer une treille- Exposer aux vapeurs du gaz sulfureux : soufrer des laines. Soufrer un tonneau, le méeher.

SOUfreur, euse [eu-ze] n. Personne qui est chargée de soufrer. Ouvrier, ouvrière qui prépare le soufre dans certaines usines.

soufrière n. f. Lieu d'où l'on tire le soufre. Dans les fabriques d'allumettes, endroit où l'on met le soufre- Soufrière (la\ volcan de la Guadeloupe.

SOUfroir n. m. Etuve où l'on blanchit la laine par la vapeur de soufre.

SOUhait [sou-è] n. m. (de souhaiter). Aspiration vers une chose qu'on n'a pas ; chacun forme le souhait d'être heureux. Soultaits de bonne année, vœux de bonheur exprimés à l'occasion de la nouvelle année. A vos souhaits, se dit pour saluer une personne qui éternue. A souhait loc, adv. Selon ses désirs : tout lui réussit à souhait.

souhaitable [sou-é] adj. Désirable : cette éventualité n'est pas souhaitable.

Souhaiter [sou-è-té] v. a. (de sons et de l'anc. fr. hait, humeur). Désirer : souhaiter la santé. Exprimer sous forme de vœu, de compliment ; souhaiter le bonjour, la bonne année. Je vous en souhaite, manière familière de dire à une personne qu'elle n'aura pas ce qu'elle désire.

souhak [sou-ak] n. m. (mot arabe). Extrait d'écorce de noyer, dont les femmes indigènes, en Algérie, se servent pour colorer leurs lèvres.

SOUÏ[n. m. Sorte de sauce japonaise très épicée.

Souillac [Il mil., ah], ch.-l. de c. (Lot), arr. et à 24 kil. de Gourdon, sur la Dordogne; 2.880 h. iSouillaguais). Forges, truffes, tanneries. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 8 comm. et 8.080 h.

SOUillard [sou, Il mil., ar] n. m. (de souiller). Trou pratiqué dans une pierre pour l'écoulement des eaux. La pierre elle-même.

SOUillarde [sou. Il mil.] n. f. Grand baquet pour les soudes lessivées en usage dans les savonneries. Dans le Midi, pièce où on lave la vaisselle ; baquet où se fait ce lavage.

SOUillardière [sou, Il mil.] n. f. En Normandie, rouleau de filets qu'on ajuste au pied d'un grand filet pour lui servir de lest.

SOUille [sou, Il mil., e] n. f. (de souiller). Lieu bourbeux où se vautre le sanglier. (On dit aussi souil.) Enfoncement formé dans la vase ou dans le sable par un navire échoué.

SOUille [sou, Il mil., e] n. f. Taie d'oreiller. (Dialect.)

SOUiller [sou. Il mil., é] v. a. (peut-être d'un mot bas lat. suculare ; de sus, cochon). Salir, couvrir de boue, d'ordure ; souiller ses habits de boue. Fig. Déshonorer, rendre impur : souiller sa réputation. Souiller ses mains de sang, commettre un meurtre. Souiller le lit nuptial, commettre un adultère.

SOUillon [sou, Il mil., on] n. Qui se salit, qui est malpropre. Servante employée à de bas offices.

Bouillonner [sou, Il mil., o-né] v. a. Salir comme ferait un souillon ; souillonner une lettre.

SOUillure [sou, Il mil.] n. f. Ce qui souille, tache ; vêtement couvert de souillures. Fig. Tache morale, flétrissure : la souillure du péché.

Souilly, ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 20 kil. de Verdun ; 010 h. — Le cant. a 21 comm. et B.B80 h

Souiiuanga.

de noms géographiques, v. d'Algérie (dép. de Cons- Vignobles, ce-

SOU

souïmanga ou souï-manga n. m. Nom

vulgaire de petits oiseaux passereaux dentirostres à livrée très brillante, appartenant aux genres nec tarinie et voisins, et qui sont propres a l'Afrique tropicale, à l'Asie et à l'Australie : les soulmangas sont les oiseaux-mouches de l'ancien monde.

SOUk n. m. Motarabe signifiant marché, et qui entre dans la composition d'un grand nombre

Souk-Ahras [rass],

tantine, arr. de Guelma); 8.900" h.

réaies.

SoUkhoum-Kalè, v. de Russie (Transcaucasie); 7-800 h. Port sur la mer Noire.

SOUki n. m. Nom vulgaire de la courge d moelle.

SOÛ1 [sou], e adj. (lat. satullus; de satur, rassasié). Pleinement repu, rassasié, au delà de ce qui est raisonnable. Pop. Ivre : un homme soûl n'est pas fortement un ivrogne. Soàl comme une grive, comme une bourrique, etc., tout à fait ivre. Rassasié, ennuyé jusqu'au dégoût ; être soûl de musique. N. m. Fam. En avoir tout son soûl, autant qu'on peut en désirer.

Soulaci'Oix (Gabriel-Valentin), chanteur scénique français, né et m. à Fumel (1885-1905). Il était doué d'une voix de baryton très étendue et d'un timbre très pur.

SoulaC-SUr-Mer, comm. de la Gironde, arr. et à 27 kil. de Lesparre; 1.600 h. Ch. de f. Médoc. Bains de mer.

Soulagement [je-man] n. m. Diminution d'un malaise ou d'une douleur du corps, d'une peine d'esprit : apporter du soulagement.

Soulager [je] v. a. (du lat. sublevare, soulever. — Prend un e muet après le ;/ devant a et o : il soulagea, nous soulageons.) Débarrasser d'une partie d'un fardeau : soulager un portefaix trop chargé. Fig. Diminuer, adoucir une souffrance physique ou morale : soulager un mal de dent, un chagrin. Aider, secourir : soulager les malheureux. Diminuer .l'effort, le travail de : soulager une poutre qui fatigue. Pop. Dépouiller de : soulager quelqu'un de sa bourse. Arg. Enlever, voler : soulager la montre de quelqu'un. Se soulager v. pr. Se procurer du soulagement. Satisfaire un besoin naturel.

Soulaines [lè-ne], ch.-l. de c. (Aube), arr. et à 18 kil. de Bar-sur-Aube, sur la Laine; 570 h. Ch. de f. Est. — Le cant. a 21 comm. et 4.310 h.

SOUlamé n. m. ou SOUlamée [mê] n f. Genre de simarubacées d'Océanie, dont une espèce est utilisée comme fébrifuge.

Soulan, comm. de l'Ariège, arr. et à 11 kil. de Saint-Girons ; 1.680 h.

SOÙlant [lan], e adj. Qui soûle, rassasie. Pop. Ennuyeux, désagréable.

SOÛlard [tar], e n. et adj. Pop. Ivrogne, ivrognesse : un vieux soûlard.

Soulary (Joseph-Marie, dit Joséphin), poète français, né et m. à Lyon (1815-1891), auteur de sonnets remarquables par la délicatesse de la pensée et la correction de la forme. Citons de lui ; A travers champs et surtout les Sonnets humoristiques, parmi lesquels on cite souvent : les Rc"ves ambitieux.

Sur la montagne, les Deux cortèges, etc.

SOUlaS [/o]n.m.(Iat.so/atium). Consolation, soulagement. (Vx.)

SOUlaS (Josias de), sieur de Primefosse, connu comme acteur sous le nom de Floridor, né en Brie vers 1608, m.

à Paris en 1672. Il succéda à Bellerose comme premier acteur de l'hôtel de Bourgogne.

SOÛlaud [16], e n. et adj. Ivrogne, ivrognesse.

Soulavie ! Jean-Louis Giraud, dit), littérateur français, né à Largentière (Ardèche), m. à Paris (1753-1813); auteur de mémoires historiques plus intéressants que fidèles : Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, etc., éditeur des mémoires de Richelieu, de Saint-Simon, etc. C'était un collectionneur infatigable, un compilateur laborieux et patient, mais manquant souvent de jugement.

SOUlcie [si] n. m. Sous-genre de pinsons propres aux forêts des régions montagneuses de l'Europe méridionale.

SOUie n. f. Gros ballon de cuir rempli de son, que se disputent les joueurs partagés en deux campsopposés. (Ce jeu est particulier à la Bretagne.)

Soûle, pays et ancienne vicomte de la Gascogne; ch.-l. Mauléon.

SOÛlée [lé] n. f. Repas plantureux bien arrosé.

SOÛler [lé] v. a. (de soûl). Gorgcr de nourriture ou de boisson. Enivrer. l'ig. Satisfaire jusqu'à satiété : soûler le peuple d'utopies.

SOÛlerie [r{] n. f. Partie de débauche où l'on s'enivre.

SOUlèS 'Félix1, sculpteur français, né et m. à Eauze (1857-1904), auteur de la Bacchante à la t A i re, de l'Enlèvement dlphigênie. Ses œuvres ont une belle simplicité de lignes et une forme élégante.

SOUleur n. f. (de seul). Frayeur subite. Saisissement. (Vx.)

soulevant [van\ e adj. Qui soulève, qui aide à soulever ; force soulevante.

soulèvement [man] n.m. (de soulever). Action par laquelle une chose se soulève : soulèvement dei flots. Soulèvement de cœur, mal d'estomac caus. par le dégoût. Geo/. Mouvement de l'écorce terrestre qui produit les montagnes et modifie h1 niveau des couches du sol. Fig. Mouvement de révolte indignée : les Espagnols ne purent dompter le soulèvement des Pays-Bas.

SOUlever [vé] v. a. (de sous, et lever. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette Elèvera une petite hauteur ; soulever mi fardeau. Lever une chose qui en cache une autre : soulever le voile qui nous cache l'avenir. Relever, découvrir : soulever sa

JoscphÎQ Soulary.

F. Soulié.

Souliers : 1, 2- D'homme ; 3. De femme; 4. De bah 5. D'enfant.

SOU

paupière. Faire lever, agiter : le vent soulève la poutsière. Fig. Provoquer, exciter : soulever des .mations. Exciter l'indignation : son insolence souleva l'assemblée. Exciter à la révolte : soulever le pi :u /île. Soulever une question, la faire naître. Soulever le cœur, causer du dégoût. Se soulever v. pr. Fig. Se révolter. Eclater en indignation. Le cœur se soulève, on est écœuré.

SOUleveur n. m. Celui qui soulève. Adjectiv. '.contrepoids souleveur. (Peu us.)

Souli, petite v. de l'Albanie, dont les habitants (Souliutes) se sont illustrés par leur résistance aux Turcs pendant la guerre de l'indépendance grecque. Ali, pacha de Janina, la dévasta.

Soulié (Frédéric), romancier et auteur dramatique français, né & Foix, m. à Bièvre (1800-1847). On lui doit : la Closerie des Genêts, drame ; les Mémoires du diable; le Lion amoureux, roman, etc., œuvres pleines d'imagination, d'esprit, de grâce, mais écrites dans un style souvent lâché.

SOUlier [li-ê] n. m. (lat. subtelare). Chaussure qui couvre le pied en tout ou en partie. Fig. N'avoir pas de souliers, être dans un dénuement complet.

Etre dans ses petits souliers, être dans une position embarrassante.

Prov. : Faute de souliers, on va nupieds, quand on est pauvre, il faut se résigner aux privations. Chacun sait où le soulier le blesse, chacun a ses peines secrètes.

SOUlière n.f. Barre de fer aplatie en verge carrée.

Soulignement [mon] n.m. Action de souligner.

Souligner [gné] v. a. (de sous et ligne). Tirer un trait, une ligne sous : souligner une phrase. Fig. Accentuer par une inflexion de voix, etc., pour attirer l'attention.

SOUligneur, euse [eu-ze] adj. Personne qui souligne tout, qui met à tout des intentions.

Soulina, ville maritime de la Dobroudja (Roumanie), sur l'embouchure du bras moyen du Danube, dit bras de Soulina, et sur lequel se fait un important trafic.

Souliote, habitant ou originaire de Souli. Adj. : territoire souliote.

Souliotes [les Femmes). V. femmes souliotes (les).

Soullans, comm. de la Vendée, arr. et à 36kil. des Sables-d'Olonne ; 2.470 h.

SOUlographe n. Triv. Personne qui a l'habitude de se soûler.

SOUlographie [fi] n. f.Triv. Ivrognerie. Orgie.

SOUloir v. n. (lat. solere). Vieux mot qui signifiait Avoir coutume, et qui ne se trouve qu'à l'imparf. de l'ind. :

Quant à son temps, bien sut le dispenser : Deux parts en lit, dont il « souloit » passer L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.

(Epitaphe de La Fontaine, composée par lui-même.)

SOÛloir n. m. Pop. Cabaret.

SoulOU [îles], îles de la Malaisie, au N. de Bornéo ; 105.000 h. Grandes forêts ; camphre, café, riz.

SOUlOUque (Faustin), nègre d'Haïti, né et mort à Petit-Goave (1782-1867), proclamé empereur en 1849 sous le nom de Faustin I" et renversé en 1859; il fut longtemps célèbre par sa sottise, sa vanité et sa cruauté.

11 se plaisait à parodier les proclamations de Napoléon a son armée et avait créé une nouvelle noblesse, l'ordre de SaintFaustin, dont les membres portaient les noms bizarres de Trou-Bonbon, duc de la Limonade, comte de Numéro-Deux, Jean-de-Dieu, etc.

Soult [ soult'] ( Nicolas - Jean-de-Dieu ) , maréchal de France, né à Saint-Amand- La-Bastide (Tarn), m. à Austerlitz (1769-1851); il prit une part importante aux opérations antérieures et postérieures à labataille de Zurich, à la défense de Gênes, décida de la victoire à Austerlitz, fut créé duc de Dalmatie, après Tilsit, et s'illustra en Espagne étala journée de Toulouse (1813). Ingrat envers Napoléon pendant la première Restauration, il fut pendant la seconde pair de France, puis ministre de la guerre et des affaires étrangères, sous Louis-Philippe. Il a laissé des Mémoires inachevés.

SOUlte [soul-te] ou SOUte n. f. (anc. partie, de soudre; du lat. solvere, payer). En matière, de succession et de partage ou d'échar.ge, ce que l'une des parties doit payer aux autres pour rétablir l'égalité des lots : payer une soulte.

— Encycl. Dr. On distingue la soulte de partagé et la soulte d'échange.

Il y a lieu à soulte de partage en matière de contrat d'échange lorsque les choses échangées sont de valeur inégale et qu'un retour pécuniaire est nécessaire pour que l'un des copermutants reçoive l'équivalent de ce qu'il donne.

Il y a soulte de partage en matière de succession lorsque, les lots respectifs des cohéritiers étant indivisibles, les plus favorisés payent aux autres une somme qui rétablit l'équilibre des lots.

La créance de la soulte trouve une sûreté très effective dans le privilège qui y est attaché, et qui grève la totalité des immeubles composant la masse partagée. Ce privilège doit être transcrit.

SoultZ, bourg d'Alsace -Lorraine (Haute-Alsace) ; 4.710 h. Vins. Filatures de soie, tissages.

Soumagne, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur la Soumagne, affi. de la Vesdre; v690 h. Charbonnages; couleurs.

M»1 Soult.

Soumans, comm. de la Creuse, arr. et à 10 kil. de Boussac; 1.380 h. Etain.

Soumba va ou Soembava. île de la Malaisie, à l'E. de Lombok; 150.000 h. Aux Hollandais. Riz. tabac, perles, or. Ch.-l. Soumbava; 8.000 h.

Soumet [me] (Alexandre), poète français, né à Castelnaudary, m. à Paris (1788-1845), auteur de la Divine Epopée, grand poème qui a pour sujet le rachat de l'Enfer, et de Jeanne d'Arc, autre poème épique; puis de drames où il se montrait favorable aux idées romantiques : Clytemnestre, Saùl, une Fête de Néron (avec Belrnontct).

Soumettre [mt-tre] v. a. (de sous, et mettre. — Se conj. comme mettre.) Réduire à l'obéissance, à la dépendance, dompter, réduire : soumettre des rebelles. Devenir maître : soumettre ses passions. Subordonner : soumettre la raison à la foi. Subordonner au jugement de quelqu'un : je vous soumets la question. Faire subir à : soumettre un produit à l'analyse. Se soumettre v. pr. Faire sa soumission. S'en rapporter : je me soumets à sa décision. Allus. hist. Se soumettre ou se démettre, dilemme fameux par lequel Gambetta dans un discours prononcé à Lille (15 août 1877) à la veille des élections, montrait au maréchal de Mac-Manon l'avenir qui l'attendait. Le maréchal, en effet, ne dut pas seulement se soumettre en formant le cabinet Dufaure ; il lui fallut aussi se démettre.

SOUmiS, e [mi-ze] adj. Disposé àl'obéissance : enfant soumis. Qui annonce la soumission : air soumis. Fille soumise, prostituée munie d'une carte et soumise aux règlements spéciaux de la police.

Soumission [mi-si-on] n. f. (lat. submissio). Disposition à obéir : soumission parfaite. Action de rentrer dans le devoir, l'obéissance : cette ville a fait sa soumission. Déclaration écrite, par laquelle on s'engage à se charger d'un ouvrage, d'une fourniture, à de certaines conditions. Engagement à payer une somme. Condition de fille soumise, JVor. Soumission de juridiction, engagement pris par les parties de soumettre à un tribunal, qui ne serait pas leur juge naturel, les contestations relatives au contrat qu elles passent.

soumissionnaire [mi-si-o-nè-re] n. m. Celui qui fait une soumission pour une entreprise, une fourniture, etc.

Soumissionner \misi-0-n£\ v. a. S'engager par écrit à acheter, à payer un certain prix, ou à fournir, à entreprendre sous certaines conditions : soumissionner à une adjudication.

Soumy, v. de Russie (Kharkov), sur le Pjol ; 26.650 h. Raffineries.

SOUnder [soun-deur] n. in. (m. angl. signif. qui produit un son). Télégr. Appareil destiné à recevoir les dépêches télégraphiques à l'aide de signaux sonores.

Soungari, rivière de Mandchourie, née dans ,1e Chan-Alin ; elle passe à Ghirin et Kharbin, et se jette dans l'Amour ; 1.500 kil.

Sounna n. f. Relig. V. sunna.

SOupailler [jia, Il mil., é] v. n. Fam. Péjoratif de souper.

Soupape n. f. (de sous, et de l'anc. v. paper, manger ; signifiait anciennem. : coup sous le menton qui fait fermer la bouche). Espèce de petit couvercle en bois, en cuivre ou en métal, destiné a laisser entrer un fluide dans l'intérieur d'un corps de pompe ou de tout autre appareil, à l'empêcher de ressortir, ou

Soupapes : 1. De sûreté : 2. Coupe : 3; Double, à charge directe ; 4, S. De réservoirs.

réciproquement. Obturateur mobile d'un tuyau de poêle. Soupape de sûreté, soupape qui, dans la chaudière d'une machine à vapeur, s'ouvre d'elle-même à une forte pression, pour donner issue à une partie de la vapeur et empêcher ainsi l'explosion de la chaudière.

— Encycl. Les soupapes diffèrent des robinets et des clapets : elles sont rondes ou coniques et ont leur partie mobile douée d'un mouvement reetiligne alternatif suivant la direction de l'axe. On distingue les soupapes à chapeau plat et celles à chapeau conique. La soupape à ailettes se compose d'un disque circulaire portant au bas des ailettes qui se réunissent autour d'un moyeu. La soupape à boulet est formée d'une sphère métallique en général creuse : l'ouverture qu'elle est destinée à fermer est elle-même taillée en forme de zone sphérique creuse. La soupape de sûreté est spéciale pour les chaudières à vapeur. La tige de cette soupape, formée d'un axe central et de trois cloisons, pénètre dans le tuyau, dont l'ouverture doit rester bouchée dans les circonstances ordinaires. Un poids, à l'extrémité d'un bras de levier, relié à la tige de la soupape, contrebalance, jusqu'à une limite donnée, la tension intérieure de la vapeur. Parfois la soupape est maintenue en place par l'action directe d'un ressort à boudin.

SOUpatOire adj. Fam. et par plais. Qui appartient au souper, qui tient du souper : collation soupatoire.

SOU

SOUpçon n. m. [lat. suspectio). Croyance désavantageuse, accompagnée de doute ': conduite exempte de soupçon. Idée vague, simple conjecture : j'ai quelque soupçon que c'est lui. Fam. Très petite quantité : soupçon de fièvre, un soupçon de vin.

SOUpçonnable so-na-ble] adj. Qui peut être soupçonne. Ant. Insoupçonnable.

Soupçonner [so-né] v. a. Porter ses soupçons sur : soupçonner quelqu'un dun crime. Conjecturer : soupçonner quelque mensonge. V. César.

SOupçonneur, euse [so-neur, eu-ze] n. Celui, celte qui soupçonne.

SOUpçonneusement [so-neu-ze-man] adv.

Avec soupçon ; d'un air soupçonneux.

Soupçonneux, euse [so-7ieu, ew-ie]adj. Défiant, enclin à soupçonner : caractère soupçonneux. Ant. Confiant.

SOUpe n. f. (de souper). Aliment composé de bouillon et de tranches de pain. Milit. Nourriture et repas du soldat (fam.). Sonnerie ou batterie an-

La soupe (clairon).

La soupe (trompette).

nonçant l'heure du repas. Agric. Fourrage imbibé d'eau, qu'on emploie pour engraisser le bétail. Fig. Trempé comme une soupe, très mouillé. Tremper une soupe à quelqu'un, le rosser. S'emporter comme une soupe au lait, se mettre très promptement en colère. Marchand de soupe, v. marchand. Prov. : La soupe fait le soldat, une nourriture simple, mais substantielle, fait supporter plus aisément les fatigues.

SOUpeaU [pô] n. m. Morceau de bois qui réunit l'oreille de la charrue avec le soc

SOUpente [pan-te] n. f. (du lat. suspendere, suspendre). Assemblage de grosses et larges courroies servant à tenir suspendu le corps d'une voiture. Larges bandes de cuir qui maintiennent un cheval dans l'appareil appelé travail. Partie d'une grue, d'un moulin à eau, qui sert à tenir en suspension un treuil, une poulie. Bande de fer qui maintient la hotte d'une cheminée. Petit réduit en planches pratiqué dans la hauteur d'une chambre, d'une cuisine, etc.

souper [pé] ou SOUpé n. m. fde souper, verbe). Repas du soir (quand on appelait dîner le repas du milieu du jour). Mets qui le composent : il y avait un bon souper. Repas qu'on fait très tard dans la nuit : organiser un souper au sortir de l'Opéra. Petit souper, souper délicat, entre amis ou compagnons de plaisir- V. pigeon- Ali. us. hist. : Nous souperons ce soir chez Pluton, parole de Léonidas à ses trois cents Spartiates pendant le repas qui précéda leur mort héroïque. V. Lucui.lus.

souper [pé] v. n. (du bas allem. supen, humer). Prendre le repas dit souper. Pop. Avoir soupe de quelque chose, en avoir assez, n'en plus vouloir.

SOUpèSement [ze-man] n. m. Action de soupeser. (Peu us.)

soupeser [zê] v. a. (de sous, et peser. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : je soupèse.) Lever un fardeau avec la main pour se rendre approximativement compte de son poids : soupeser un sac d'écus.

SOUpette [pê-te] n. f.

Diminutif de soupe.

soupeur, euse [euze] n. Qui soupe, qui a l'habitude de souper.

soupier [pi-é], ère

n- et adj. Pop. Se dit de quelqu'un qui aime beaucoup la soupe.

soupier [pi-é] n. m.

Espèce de moellon.

SOUpiêre n. f. (de soupe). Vase creux et large, dans lequel on sert la soupe. Son contenu : manger toute une soupière.

SOUpir n. m. (de soupirer). Respiration forte et prolongée, occasionnée par la douleur, le plaisir, etc. : pousser, étouffer des soupirs. Jusqu'au dernier soupir, jusqu'à la mort. Rendre le dernier soupir, expirer. Poét. Son doux et mélancolique :

les soupirs du vent dans les bois. Musiq. Silence qui équivaut à une noire. Signe qui l'indique.

Soupirs (pont des), célèbre pont de Venise, qui conduit du palais des Doges aux Prisons, à une certaine hauteur au-dessus d'un étroit canal. Il date du xvr» siècle. Bien qu'aucun souvenir historique précis ne se rattache à ce pont, il a fréquemment exercé l'imagination des romanciers et des poètes.

Soupirail [ra, l mil.] n. m. (de soupirer). Ouverture pour éclairer, aérer une cave, un souterrain. Ouverture pratiquée dans l'étendue d'une voûte d'aqueduc. Ouverture pratiquée dans les meules de carbonisation. PI. des soupiraux. V. maison.

Soupirant \ran], 6 adj. Qui soupire et surtout qui soupire d'amour. N. m. Celui qui aspire à se faire aimer d'une femme : écarter les soupirants.

SOUpirer [ré] v. n. (lat. suspirare). Pousser des soupirs : soupirer de douleur. Pousser des soupirs amoureux. Soupirer pour, vers, apy-ès, désirer ardemment. Poétiq. Faire entendre des sons mélancoliques. V. a. Exprimer par des soupirs : soupirer

Soupières : 1. En faïence ; 2. En métal.

Soupir.

sou

ses peines. Exprimer sur un mode plaintif : soupirer des vers élégiaques. Allus. litt. :

Soupire, étend le: bras, ferme l'œil et s'endort,

vers du Lutrin, de Boileau (Ch. II), qui termine une peinture achevée de la Mollesse. On le rappelle pour marquer un besoin impérieux de sommeil.

SOUpireur, eUSe [eu-ze] n. Qui soupire, qui a l'habitude de soupirer. (Peu us.) N. m. Celui qui est ou qui feint d'être amoureux.

Souple adj. (lat. supplex). Qui se plie aisément, flexible, maniable : osier, étoffe souple. Qui a les membres flexibles : la gymnastique rend souple. Fig. Pliable a diverses choses : talent souple. Docile, soumis, et, en mauv. part., complaisant jusqu'à 'la servilité: courtisan souple. Avoir f échine souple, les reins souples, être souple comme un gant, être soumis, complaisant, servile. Ant. Raide.

Souplement [mon] adv. Avec souplesse.

SOUpleSSe [uiè-se] n. f. Qualité de ce qui est souple, flexible : la souplesse du jonc. Agilité : la souplesse d'un acrobate. Fig. Flexibilité, diversité d'aptitudes : auotr de la souplesse dans l'esprit. Ant. Raideur.

Souppes [sou-pe], comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 27 kil. de Fontainebleau, sur le Loing; 3.360 h. Carrières, papeteries. Ch.

de f. P.-L.-M.

SouprOSSe, comm. des Landes, arr. et à 13 kil. de Saint-Sever; 1.720 h.

SOUqueilille [ke-ni. Il mil., e] n. f. (anciennem. souquenie, m.

d'orig. slave). Surtout fort long, fait de grosse toile que mettent les cochers, les palefreniers, quand ils pansent leurs chevaux. Par ext.

Vêtement usé, misérable.

Souquer [Ici] v. a. Mar. Raidir fortement : souquer un amarrage. Fig. et pop. Souquer quelqu'un, le tenir sévèrement, ou le secouer, le battre. V. n. Faire effort avec énergie : souquer sur les avirons.

SOUquet [kè] n. m. Fragment de la racine de l'olivier séparé de la souche pour servir de bouture.

SOUquetagô n.m. Sylvie. Syn. de souchetaoe.

Sourabaya, v. et port très actif de Java, sur le détroit de Madura ; 147.000 h. Place forte. Arsenal. Commerce de sucre, rhum, épices.

SOUrate n. f. Islam. V. surate.

Source n. f. (de sourdre). Eau qui sourd de terre : la source du Loiret est extrêmement abondante. Liquide quelconque qui sourd de terre : une source de pétrole. Endroit où certaines choses se produisent en abondance : la France est la source des bons vins. Fig. Principe, cause, origine : le travail est une source de richesses. Documents originaux : les sources de rhistoire. Eau de source, eau puisée à une source. Soui-ces de la vie, organes essentiels à la vie. Couper une source, la supprimer en interrompant le cours souterrain des eaux qui l'alimentaient. Fig. Chose qui coule de source, chose qui se produit aisément, naturellement, qui va de soi. rentr une nouvelle de bonne source, la tenir de personnes bien informées. Coulée en source, méthode de coulée consistant à faire arriver le métal fondu dans les moules, par leur partie inférieure.

— Encycl. Une source représente l'affleurement d'une nappe d'eau souterraine. Elle se produit en général au contact d'un terrain perméable et d'un terrain imperméable et peut se manifester soit par des suintements, soiten donnant immédiatement naissance à un cours d'eau (sources vauclusiennes). En France, les sources les plus remarquables sont celles du Loiret de la Touvre, de la Sorgue, etc.

On appelle sources incrustantes celles dont les eaux calcarifères donnent naissance à des Ju/sprèsdupointd'émersion et recouvrent de calcaire les végétaux qui sont à proximité, comme les sources de Saint-Alyre, près de Clermont.

— Sources. Dr. V.

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