‹ Le Larousse pour tousChapitre 772 sur 979 · SOR · texte numérisé non relu

SOR

SOU

SOmette [>iè-(e] n. f. (du vx fï. somer, railler). Discours frivole, bagatelle : laissez là toutes ces

SU )'7l€tt€S .

sororal ou sororial, e, aux aJj. (du lat.

soror, sœur). Qui concerne la sœur, les sœurs : Héritage sororal. (Peu us.)

soforalement [man] adv. Comme une sœur.

Comme des sœurs.

SOroriCide adj. et n. (du lat. soror, sœur, et cxdere, tuer). Qui a tué sa sœur. N. m. Meurtre d'une sœur.

Sorose [rô-ze]n.f. (du gr. sôros, amas). Bot. Sorte de fruit, formé de nombreux carpelles charnus, réunis sur un réceptable central, comme dans le mûrier.

Sorreilte [so-ran-te]. v. d'Italie, sur le golfe de Naples; 7.900 h. Climat délicieux. Station hivernale. La maison où naquit le Tasse est en partie écroulée.

sors [sor] n. m. Jeune oiseau de bas vol, et notamment autour qui n'a pas encore mué et qu'on prend au passage, non au nid ou sur les branches. (On écrit aussi sor.)

Sort [sor] n. m. (lat. sors). Destinée, force invincible à laquelle on attribue les divers événements de la vie : se plaindre de son sort. Rencontre fortuite d'événements ; hasard : le sort en a décidé- Condition, état de fortune : faire tin sort heureux à quelqu'un. Manière] de décider quelque chose par le hasard : beaucoup de magistrats d'Athènes étaient choisis par le sort. Mode de recrutement des armées, dans lequel le sort décide : tirage au sort. Le sort des armes, les hasards de la guerre. Le sort en est jeté, le parti en est pris. Terminer son sort, mourir. Fam. Faire un sort a une chose, l'utiliser, la prendre pour soi. Pratiques consistant en paroles, gestes, etc., en vue de faire des maléfices : jeter un sort sur un troupeau.V. aléa jacta est.

SOrtable adj. Convenable : mariage sortable.

sortablement [man] adv. D'une manière sortable, convenable : s'établir sortablement- (Peu us)

sortant [tan], e adj. Qui sort : numéraire sortant. Qui cesse, par extinction de son mandat, de faire partie d'une assemblée : députés sorta?its. N. m.: les entrants et les sortants. Ligne sortante, ligne qui empiète sur la marge.

Sorte n. f. (lat. sors). Espèce, genre : toutes sortes de bêtes. Etat, condition, caractère : un homme de la sorte. Façon, manière : s'y prendre de telle ou telle sorte. Faire en sorte de ou que, tâcher d'arriver à ce que. De la bonne sorte, rigoureusement, sérieusement. Une sorte de, quelque chose qui ressemble à : le palanquin est une sorte de chaise d porteurs. Typogr. Quantité quelconque d'une même espèce de lettres. Arg. typ. Plaisanterie, conte, baliverne, histoire drôle et interminable. Un quelque sorte, loc. adv. Pour ainsi dire. De sorte que, en sorte que loc. conj. Si bien que, de manière que.

SOrteur, euse [eu-ze] n. Personne qui sort souvent.

Sortie [ti] n. f. (de sortir). Action de sortir : faire sa première sortie après une maladie. Endroit par où l'on sort; issue cette maison a deux sorties. Attaque des assiégés lorsqu'ils sortent pour repousser les assiégeants. Mouvement commercial des ventes qui fait sortir les marchandises en magasin. Transport des marchandises hors de la frontière : droits de sortie. Action de quitter la scène : savoir bien faire une sortie. Fausse sortie, mouvement d'un personnage qui va pour sortir mais revient en scène. Fig. Algarade, emportement brusque et violent contre quelqu'un : je ne m'attendais pas à cette sortie de sa part. Jeux. Carte basse au moyen de laquelle on peut, en la jouant, attendre pour faire de nouvelles levées. Porte de sortie ou sortie, au fig., moyen de se tirer d'embarras. Sortie de bal, vêtement que les femmes mettent en sortant du bal, pour se garantir du froid. Sortie de bain, vêtement, peignoir

Sue l'on met au sortir du bain. Véner. Sortie u chenil, sonnerie de trompe pour indiquer que les chiens sortent ou sont sur le point de sortir du chenil. A la sortie de loc. prép. Au moment où l'on sort de : à la sortie du spectacle. Ant. Entrée, rentrée.

sortier [ti-é] n. m. Arg. typogr. Qui a l'habitude de faire, de conter des sortes.

Sortilège n. m. (.lat. sortilegium; de sors, sortis, sort, et légère, lire). Maléfice de sorcier : avoir recours aux sortilèges. Fig. Moyen de nuire : l'envie a des sortilèges.

Sortir v. n. (même étymol. qu'à l'art, suiv. — Je sors, nous sortons. Je sortais, nous sortions. Je sortis, nous sortîmes. Je sortirai, nous sortirons. Je sortirais, nous ortirions. Sors, sortons, sortez. Que je sorte, que nous sortions. Que je sortisse, que nous sortissions. Sortant, Sorti, e. — Prend l'auxil. avoir ou être, selon qu'on veut marquer l'action ou l'état.) Passer du dedans au dehors : sortir de chez soi. Aller dehors : jeune fille qui ne sort pas seule. Aller hors du lieu de la célébration, de l'audition, etc. : sortir de la messe, du bal. Etre parti à l'instant même : madame sort d'ici. Cesser d'être employé quelque part : sortir du service. Arriver à la fin : sortir de l'hiver. Etre délivré : sortir de j>rison, de maladie. Avoir été élève : sortir de l'Ecole polytechnique. S'écarter, s'éloigner : sortir du sujet. Etre tiré : sortir de l'obscurité. Faire saillie . pierre qui sort du mur. Avoir du relief avoir de l'effet, de la vigueur : figure, pensée qui ne sort pas assez. Pousser au dehors : les blés sortent de terre. Fig. Etre issu : sortir de bonne famille. Provenir, être l'ouvrage de : objets qui sortent d'une bonne fabrique. Sortir de la mémoire, de tesprit, être oublié. Sortir des bornes, les dépasser. Sortir de la vie, du monde, mourir. Sortir de son caractère, se fâcher, contre sa coutume. Sortir des gonds, se mettre en colère. Cet ouvrage sort des mains de l'ouvrier, est tout neuf. Cela sort des mains d'un tel, un tel en est l'auteur. Les yeux lui sortent de la tète, sont animés par un sentiment violent. Ne pas sortir de là, soutenir résolument ce qu'on a avancé. Je sors d'en prendre, je viens d'en boire, den manger; fia- j'en ai assez. Sortez de là, essayez de vous tirer de là, de répondre à ces arguments. D'où sortez-vous? (au fig.) comment se fait-il que vous ignorez ce que tout le • monde sait. V. a Fam- Tirer dehors -.sortir un cheval de l'écurie. Promener : sortir des enfants. Pop. Jeter violemment à la porte . sortir un contradicteur. V. impers. S'exhaler, s'échapper : il sort de ces fleurs

une douce odeur. Substantiv. : Au sortir de loc.

prép. Au moment où l'on sort de, ou à la fin de :

au sortir de l'école, de l'enfance, de l'hiver. Alluslitt. :

El, si vous n'en sortez, vous en devez sortir,

vers de Boileau, dans sa satire V (Sur la noblesse). Le poète dit que les vraies marques de noblesse sont le respect des lois, la haine de l'injustice, le sacrifice de son repos à sa gloire ; quand on possède des vertus, on peut prétendre à descendre des plus illustres héros. L'application de ce vers est le plus souvent plaisante. Ant. Entrer, rentrer.

Sortir v. a. (lat. sortiri. — Se conj. comme finir.) Dr. Obtenir, avoir : cette sentence sortira son plein et entier effet.

SOSie [so-3î] n. m. (de Sosie, personnage littéraire). Personne ayant une ressemblance parfaite avec une autre.

Sosie [sf], personnage de V Amphitryon, de Molière, dont Mercure a revêtu les traits pour remplir plus facilement la mission dont l'a chargé Jupiter. Son nom est devenu proverbial pour désigner une personne qui reproduit la figure, la voix et les manières d'une autre.

Sosigène, astronome d'Alexandrie (i« s. av. J.-C). Il fut le collaborateur de César pour la réforme du calendrier.

Sospel, ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 43 kil. de Nice, sur la Bevera ; 3.770 h. (Sospellitains). Forges. — Le cant. a 3 comm. et 5.020 h.

SOStenutO [s(é-nou] adj. (m. ital. signif. en soutenant). Mus. Se met sur un passage ou sur une note pour indiquer que le forte doit être suivi, ou que la note doit continuer de se faire entendre.

SOt, SOtte [so, so-te] adj. (bas lat. so«ks). Dénué d'esprit, de jugement : un homme sot. Par ext. Embarrassé, confus : il resta tout sot- Qui est fait sans esprit : sotte entreprise. Fâcheux, ridicule : sotte affaire ; sot orgueil. Trompé par sa femme. (Vx.) N. Personne sans esprit, sans jugement : c'est un sot. Fête des sots ou des fous, fête qui se célébrait annuellement au moyen âge, d'où est peutêtre sorti le genre dramatique dit sotie, où tous les personnages sont censés fous- Loc. fam. Quelque sot ! quelque sot s'y laisserait prendre. C'est un sot en trois lettres, c'est un homme fort bête. Prov. : De sot homme sot songe, qu'il dorme ou qu'il soit éveillé, un sot est toujours un sot. Sot qui s'y fie, il faut se tenir en éveil, prendre ses précautions. Allus. litt. :

Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire,

vers qui termine le premier chant de l'Art poétique de Boileau. Il n'y a pas de sottise, pas d'absurdité qui ne rencontre des partisans. Ant. Intelligent.

sotadée, sotadéen ou sotadique adj m.

(de Sotadés, poète alexandrin). Se dit des tétramètres catalectiques formés d'ioniques majeurs.

Sotadès, poète grec, né à Maronée en Crète (ive-me siècle av. J.-C), auteur de satires grossières et obscènes. Ptomélée Philadelphe le fit jeter à la mer cousu dans un sac.

sotadique adj. v. sotadée.

SOter [ter] adj. (du gr. soter, sauveur). Epithète appliquée à plusieurs dieux du paganisme ou rois de l'antiquité.

SOtéries [rî] n. f. pi. (du gr. sâter, sauveur). Fêtes célébrées dans l'antiquité pour rendre grâce aux dieux, quand on venait d'échapper à quelque danger.

SOtériolOgie [ji] n. f. (du gr. sâtêrion, salut, et logos, discours). Doctrine du salut par le Christ.

SOtériolOgique adj. Qui concerne la sotériologie.

SOtlliaCal, 6, aux adj. Syn. de sothiaque.

SOthiaque adj. (de Sothio, n. égypt. de l'étoile Sirius). Astron. anc. Se disait d'une période astronomique de 1460 ans.

SotiateS, ancien peuple de l'Aquitaine, cap. Sotiates, auj. Sos (Lot-et-Garonne).

SOtie [ti] n. f. (de sot). Genre dramatique des xiv« et xv« siècles, dans lequel les personnages sont tous censés être fous : Louis XII encouragea les soties pour les besoins de sa politique.

— Encycl. La sotie est fondée sur cette idée, féconde en inventions burlesques, que ce monde est le royaume de la folie. La sotie ne diffère de la farce que par le costume des personnages (mi-parti de jaune et de vert, bonnet à longues oreilles). Il ne nous reste guère qu'une vingtaine de pièces que l'on puisse sûrement qualifier de soties.

Presque toutes relèvent de la satire sociale et politique. Etroitement surveillée par Louis XI et François l", la sotie jouit d'une grande liberté sous Louis XII. Le succès de la sotie dura jusqu'à la fin du xvi« siècle : Henri IV bannit complètement de la scène les allusions politiques.

SOt-1'y-laiSSe [so-li-lê-se] n. m. invar. Morceau délicat, au-dessus du croupion d'une volaille.

SOtnia [sot'] n. f. Compagnie de cent cosaques.

SOtnik n. m. Nom du grade cosaque qui correspond à celui de lieutenant.

SotO (Hernando de), navigateur espagnol (1499- 1542), un des explorateurs de l'Amérique du Nord, né a Barcarroto, m. sur les bords du Mississipi, après avoir notamment reconnu la Floride et l'Alabama.

SOtoba n. f. Tablette de bois sur laquelle, au Japon, on inscrit, en caractères sanscrits, une sentence bouddhique, et qui, placée près d'une tombe, facilite l'entrée du paradis.

SOttaiS \so-tè] n. m. Nain qui, suivant une superstition répandue en Belgique, travaille dans les mines en l'absence des ouvriers.

SOtte [so-te1 n. f. Pèch. Filet à simple nappe que l'on immerge. (On dit aussi aumaillade.)

Sottegem, ville de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost); 4.580 h. Gants, bonneterie.

Sottement [so-le-man adv. D'une manière sotte : répondre sottement. Ant. Intelligemment.

Sotteville-lèS-Rouen, ch.-l. de c. (Seine- Inferieurc), arr. et à 2 kil. de Rouen, sur la Seine ; 19.0.0 h. (Sottevillais). Ch. de f. Et. Forges, filatures. — Le cant. a 3 comm. et 29.590 h.

SOttiSe [so-ti-»e]n.t. (de sot). Défaut d'esprit et de iugemect : la sottise accompagne souvent la vanité.

Discours, action sotte : il a fait là une sottise. Invective, injure : dire des sottises d quelqu'un.

Sottisier [so-ti-zi-é], ère n. Personne qui débite des sottises ou qui tient des propos libres. Adj. Gent sottisière. N. m. Recueil d'ana, de choses plaisantes, de coq-à-1'àne.

SOttO-VOCe [sof-to-vo-tché] adv. (m. ital. signif. sous la voix). Musiq. A demi-voix, à demijeu : chanter, jouer sotto-voce. Par ext. Tout bas : causer sotto-voce.

SOU n. m. (lat. soii(ius). Petite monnaie do-^uivre, qui équivaut à la vingtième partie du franc ou 5 centimes. Gi'os sou, un décime. Anciennem., sou d'or, monnaie mérovingienne. Sou tournois, ancien sou de 12 deniers. Sou parisis, ancien sou de 15 deniers. Cent sous, pièce de 5 francs. N'avoir pas le sou, être sans le sou, sans un sou vaillant, être sans argent. N'avoir pas le premier sou, n'avoir aucun argent pour commencer une entreprise, payer une dette, etc. N'avoir pas un sou de, pas pour un sou de, n'avoir pas de : n'avoir pas pour un sou de talent. Un sans le sou, une personne sans bien. Sou du franc, remise d'un sou par franc d'achat que certains commerçants l'ont aux domestiques qui se fournissent chez eux. Etre propre comme un sou (neuf), être très propre. Cela vaut mille francs comme un sou, cela vaut largement 1.000 francs. Au sou la livre, à chacun en proportion de la somme pour laquelle il est intéressé à une affaire. Sou à sou, sou par sou, par petites sommes : payer sou à sou. Prov. : Un sou amène l'autre, le gain amène le gain.

Souabe, région montagneuse et boisée et ancien duché de l'empire germanique, entre la Thuringe, la Bavière et la Suisse. (Hab. Souabes.) Elle forme un duché qui appartint, de 1080 à 1269, à la famille de Hohenstauffen (v. ce mot), appelée pour cette raison famille de Souabe.

SOUage ou SUage n. m. Archéol. Moulure en relief, tore, se détachant sur le bord ou le pied d'une pièce d'orfèvrerie.

Souakim [kim'], v. d'Egypte (Nubie), sur la mer Rouge ; 11.000 h. C'est le meilleur port de la mer Rouge, relié par un chemin de fer à Berber, sur le Nil.

SOUbarbe n. m. V. sous-barbe.

SOUbardier [di-é] n. m. Principal étai d'une machine qui sert à tirer les pierres de la carrière.

Soubassement [ba-se-man] n. m.* (de sous, et bas). Partie inférieure d'une construction, sur laquelle semble porter tout l'édifice. (V. maison ) Tablette de plâtre qu'on place sous le manteau de la eheminée pour diriger la fumée. Garniture d'étoffe que l'on met au bas d'un lit, et qui descend jusqu'à terre.

SOUbassiS [6<i-si]n. f. Soie très fine de Perse.

SOUbattre [ba-tre] v. a. Soubattre les brebis, leur frapper le pis du plat de la main, après une première traite, pour provoquer un nouvel afflux de lait.

SOUbise [6i-ze"| n- f. (de Soubise n. pr.). Sauce composée d'oignons et de beurre mélangés avec du velouté ou de la crème. Tresse plate, qui borde certains dolmans militaires. .

Soubise (Benjamin de Rohan, prince de), capitaine calviniste, né à l>& Rochelle, m. à Londres (1583-1642). Il défendit La Rochelle contre Louis XIII et, en 1627, essaya en vain de la délivrer.

SOUbise (Charles de Rohan, prince de), maréchal de France, né et m. àParis(1715- 1787), courtisan souple et adroit, serviteur complaisant de Mm« de Châteauroux, puis de Mm° de Pompadour, brave soldat, mais général médiocre, vaincu à Rossbach par Frédéric le Grand. Il mena à la cour une existence luxueuse et corrompue, mais s'honora en suivant, seul des courtisans, le cercueil de Louis XV.

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