‹ Le Larousse pour tousChapitre 791 sur 979 · V. DATURA · texte numérisé non relu

V. DATURA

Stramonine n. f. Principe actif extrait de la stramoine: la stramonine est un poison violent.

Stramouium [omr] n. m. Bot. Nom spécifique d'un datura.

Strailgalie [lî] n. f. Entom. Sous-genre de leptures, comptant de nombreuses espèces répandues sur l'hémisphère boréal.

StrangUlateur, trice n. Personne qui strangule.

Strangulation [si-on] n. f. (du lat. strangulare, étrangler). Action d'étrangler. Son résultat : mort par strangulation. Pathol. Resserrement d'un canal anatomique.

— Encycl. Mèd. La strangulation peut être le résultat d'un suicide ou d'un assassinat. Les individus morts étranglés ont la face tuméfiée, comme marbrée; la langue sort de la bouche; on trouve autour du cou des lésions en rapport avec la forme et la grosseur du lien constricteur.

StrangUlé, 6 adj. Etranglé. Fig. Resserré, très serré.

Str angur ie [rî] n. f . (gr. straggouria ; de stragx, goutte, et ouron, urine). Difficulté extrême d'uriner.

Strapasser [pa-sé] v. a. (ital. slrapazzare). Maltraiter (Vx.). Peindre ou dessiner à la hâte en affectant la négligence et la facilité.

StrapaSSOD. [pa-son] n. m. Peintre qui strapasse. (Peu us.)

strapassonner v. a. Syn. de strapasser.

Strapontin n. m. (ital. strapuntino). Siège que l'on met sur le devant dans une voiture, et qui peut se lever et s'abaisser. Siège analogue, que 1 on installe dans les salles de spectacle afin d'augmenter le nombre des places assises.

Strapparola de Caravage (Gian Fran-

cesco), conteur italien, né vers la fin du xve siècle, m. vers 1557, auteur d'un savoureux recueil de contes : les Facétieuses Nuits.

Strasbourg [bour], ancien ch.-l. du dép. du Bas-Rhin, occupée par Louis XIV (1681), a qui la possession en fut reconnue par le traité de Ryswick.

Elle fut cédée à l'Allemagne en 1718 par le traité de Francfort ; à 503 kil. de Paris; 167.350 h.

(Slrasbourgeois). Surl'Ill et près du Rhin. Filatures, draps- Place de guerre ; magnifique cathédrale de style gothique rayonnant (xm=-xv« s.), dont l'élévation totale dépasse 192 mètres, et où l'on voit une horloge célèbre par la perfection de son mécanisme. Strasbourg a soutenu un siège et un bombardement épouvantable du 13 août au 27 septembre 1870.

Strass ou Stras [strass] n. m. (de Stras, l'inventeur). Composition qui imite le diamant et les pierres précieuses. Fig. Ce qui brille d'un faux éclat.

Strasse [stra-se] n. f. (de lïtal. straccio, chiffon). Bourre, rebut de soie. Gros papier d'emballage.

Stratagématique adj. Qui a le caractère d'un stratagème. (Vx.)

Stratagème n. m. (gr. stratagêma). Ruse de guerre pour tromper l'ennemi. Par ext. Finesse, subtilité, tour d'adresse : plaisant stratagème.

Sratagèmes {les), recueil historique de Polyen, contenant neuf cents récits empruntés à divers historiens; sans originalité ni critique, mais précieux par les faits nombreux qu'il nous a conservés (n* s. ap. J.-C.)

Stratamètre (du gr. straton, couche, et metron, mesure) n. m. Instrument au moyen duquel on peut, dans un sondage profond, se rendre compte de l'inclinaison et de la direction des couches du sous-sol.

Strate n. f. (du lat. stratus, étendu). Couche de terrain de sédiment.

Stratège n. m. (gr. stratèges; de stralos, armée, et agein, conduire). Antiq. gr. Général d'armée. Principal magistrat d'Athènes, depuis le ve siècle av. J.-C. : les stratèges étaient au nombre de dix.

Stratégie [ji] n. f. (gr. strategja). Partie de l'art militaire qui s'applique aux moyens de conduire une armée jusqu'en présence de l'armée ennemie : Napoléon était passé maître en stratégie. Par ext. Art de diriger un ensemble de dispositions : la stratégie politique.

de Strasbourg.

STR

Stratégique adj. Qui concerne la stratégie. Lionel stratégiques, voies suivant lesquelles les opérations stratégiques s'effectuent. Points stratégiques, ceux qui ont une importance particulière au point de vue de la stratégie.

Stratégiquement [ke-man] adv. D'après les règles de la stratégie.

StratégiSte \jis-té] n. m. Qui connaît la stratégie : Jomini fut un distingué stratégiste.

Strafford-sur-Avon, v. d'Angleterre (War-

wick); 3.820 h. Patrie de Shakspeare.

Stratification Vsi-on\ n. f. (de stratifier). Géol. Disposition par couches superposées : la stratification des sédiments. Stratification concordante, celle où l'ensemble des couches sédimentaires affecte une allure parfaitement égale, les couches se superposant dans l'ordre où elles ont été déposées, sans l'ailles. Stratification discordante, elle où des couches redressées et rabotées par l'érosion ont été recouvertes par des couches plus récentes, et qui n'ont pas été dérangées dans leur horizontalité, Agric. Action de disposer des graines en couches séparées par de la terre ou du sable, afin qu'elles conservent plus longtemps leur faculté germinative. Ilistol. Disposition en couches successives de certains organes ou tissus.

— Kncycl. Agric. La stratification a pour but soit de conserver certaines graines (en les préservant de la dessiccation et des rongeurs), soit de hâter la germination des graines à enveloppe très résistante. On se sert de pots, tonneaux, caisses, dans lesquels on dispose les graines par couches non tassées et séparées par de la terre ou du sable, puis qu'on enterre protondément.

Stratifier [fi-é] v. a. (du lat. stratum, couche, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Disposer par couches superposées.

Stratiforme adj. Qui présente des couches ou l'apparence de couches superposées.

Stratigraphie \fi] n. f. (du lat. stratum, couche, et du gr. graphein, écrire). Partie de la géologie qui étudie les roches stratifiées.

Stratigraphique adj. Qui a rapport à la stratigraphie : faire l'étude stratigraphique d'un terrain.

Stratigraphiquement [ke-man] adv. Selon les règles de la stratigraphie.

Stratiome [ti\ n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant des mouches de forte taille, ordinairement brunes, marquées de jaune et de blanc, et qui sont répandues sur tout le globe.

StratiomyS [ti-o-miss] n. m. Genre d'insectes diptères, comprenant de grosses mouches, très communes dans nos pays.

Stratiote [ti-o-te] n. f. Genre d'hydrocharidées, renfermant des plantes à port d'aloès, abondantes dans les eaux douces de l'Europe centrale, et que l'on cultive souvent pour la décoration des aquariums.

StratOCratie [si] n. f. (du gr. stratos, armée, et kratos, puissance). Gouvernement militaire. (Peu us.)

StratOgraphie [fi] n. f. (du gr. stratos, armée, et graphein, décrire). Description d'une armée et de tout ce qui se rattache à ses opérations.

StratOÏde adj. Syn. de stratiforme.

Straton de Lampsaque, physicien grec, qui séjourna longtemps à la cour de Ptolémée Philadelphe. Il niait les causes premières et les causes finales, assimilait la nature à un être universel, et identifiait la sensation avec l'âme.

Stratonice, princesse grecque d'une grande beauté, fille de Dénaétrius Poliorcète, épouse de Séleucus Nicator, roi de Syrie. Celui-ci eut la générosité de la céder à son beau-fils, Antiochos Soter, qui en était éperdument amoureux.

Stratonice, opéra-comique en un acte et en verst poème d'Hoffmann, musique de Méhul (1792), partition d'un style achevé.

Stratonice, tableau d'Ingres (1841), remarquable par la finesse des détails et l'expression des physionomies.

Stratum [tom'] n. m. (m. lat.). Histoh Matière organique formant une couche continue.

StratUS [tuss] n. m. (mot lat. signif. étendu). Nuage affectant la forme d'une longue bande.

Straubing, v. d'Allemagne (Bavière), sur le Danube ; 20.100 h.

StraUSS (David-Frédéric), théologien wurtembergeois, né et m. à Ludwigsbourg (1808-1874), auteur d'études sur les origines du christianisme, et notamment d'une Vie de Jésus, où il considère l'histoire évangélique comme un véritable mythe.

StraUSS (Jean), compositeur autrichien, né et m. à Vienne (1825-1899), auteur de valses célèbres (le Beau Danube bleu) et d'opérettes gracieuses, etc.

StraUSS (Richard), chef d'orchestre et compositeur allemand, né à Munich en 1864, auteur de Guntram, Salomé, etc.

Strée, comm. de Belgique ( Hainaut, arr. de Thuin); 1.250 h. Sucrerie ; fabriques de couleurs; tuyaux de drainage.

strelage n. m.

Dr. coût. Droit sur de mesurage des grains, du sel et du vin. (Le droit perçu sur chaque setier de hlé s'appelait sestérage.) strélitz n. m.

invar, (du russe st ri eletz , tireur; plur. strieltsy). Soldat d'un corps de troupes d'élite, formant la garde du tsar. (Institués par Ivan IV vers 1350, les strélitz se rendirent souvent redoutables à leurs maîtres. En 1698, ils se révoltèrent pendant une absence de Pierre le Grand. Celui-ci les vainquit, les fit décimer et les supprima, en 1705.)

Strélitz. V. Mecklembourg-Strélitz.

Strélitzie [zt] n. f . Genre de musacées, renfermant des plantes vivaces de l'Afrique australe, cultivées en Europe comme ornementales.

strépère n. m. Genre de passereaux dentirostres, de la famille des corvidés, renfermant des oiseaux criards, propres à l'Australie, et que l'on appelle communément rcveilleurs.

Stréphopode n. m. (du gr. strephos, torsion, et pous. podos, pied). Pied bot.

Stréphopodie [di] n. f. Méd Difformité connue sous le nom vulgaire de pied bot.

Strepsiptères [slrtp-si] n. m. pi. Ordre d'insectes renfermant les stylops et formes voisines. S. un strepsiptere. 'On dit aussi riiipiptères.)

StreptOCarpe [strèp-to] n. rn. Genre de gesnéracées à floraison très abondante, originaires de l'Afrique du Sud, et que l'on cultive en serre froide ou tempérée.

StreptoCOCCie [strip-to-kok-si] n. f. Se dit des maladies qui sont sous la dépendance d'une infection causée par le streptocoque.

— Encycl. Parmi les streptococcies, il convient de mentionner les œdèmes inflammatoires, comme l'érysipèle, les inflammations suppuratives, les lymphangites , les infections généralisées, comme la septicémie puerpérale, etc. On a imaginé divers sérums peu efficaces : sérum de Roger et Charvin, sérum de Marmorek, etc.

streptocoque [stri-p-to-ko-ke] n. "m. (du gr.

streptos, contourné, et kokkos, graine). Microcoque souvent pathogène, qui, lorsqu'il se groupe, donne des colonies zoogléiques en forme de chaînettes : le streptocoque, devenant pathogène, forme des amas purulents.

— Encycl. Le streptocoque, entrevu par Pasteur, découvert par Felheisen en 1883 dans l'érysipèle, est un microbe facultativement anaérobie, qui se rencontre dans l'air et l'eau et sur le sol ; il abonde facilement dans les matières putrescibles.

StreptO-diphtérie n. f. Forme de la diphtérie, dans laquelle, aux bacilles de Loefler, sont associés des streptocoques.

Strépy, comm.. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignies). 7.280 h. Charbonnages, hauts fourneaux, chaux.

Strette [strè-te] n. f. (de l'ital. stretta, action d'étreindre). Etreinte. (Vx.) Musiq. Finale d'une fugue, d'une allure rapide.

StrettO adj. m. (mot ital. signif. serré). Mot indiquant, sur lès partitions, que le mouvement doit devenir rapide.

Striation [sî-on] n. f. Action de strier. Etat de ce qui est strié.

Stritaord [boi-] n. m. Ane. orthogr. de tribord.

Stricage n. m. Action de striquer.

Strict [strikf], 6 adj. (lat. slrictus'. Etroit, rigoureux : devoir strict. Sévère, exact : personne stricte en affaires.

Strictement [strik-te-man] adv. D'une manière stricte.

Striction n. f. Méd. Syn. de constriction.

StriCture n. f. Méd. Syn. peu us. de rétrécissement.

Stridence [<toi-se] n. f. (de «trident). Qualité de ce qui est strident. Etat de ce qui rend un son strident.

Strident [dan], 6 adj. (du lat. stridere, grincer). Qui rend un son aigu et criard : bruit strident.

Strider [dé] v. n. (du lat. stridere, même sens)- Faire entendre un bruit strident.

Strideur n. f. (lat. stridor). Cri aigre et perçant. (Peu us.)

Stridulant [lan], e adj. (du lat. stridulus, qui rend un son aigre). Qui fait entendre un cri perçant.

— Encycl. Les insectes stridulants produisent leur stridulation en frottant l'un contre l'autre deux organes striés ou rugueux ; c'est en général la région sternale ou prothoracique qui est frottée par la base des élytres ou les cuisses ;'chez les cigales, c'est une membrane (timbale) tendue sur la base de l'abdomen, qui vibre sous les coups d'un appendice styliforme.

Stridulation [si-on] n. f. Bruit aigu, que font entendre certains insectes : la stridulation des cigales.

Stridulatoire adj. Zool. Qui sert à la stridulation : l'appareil stridulatoire des grillons est jmissant.

Striduler [lé] v. n. Faire entendre une stridulation.

StriduleUX, eUSe [leu, eu-ze] adj. (lat. stridulus). Un peu strident. Méd. Bruits striduleux, bruits respiratoires, aigus et sifflants. Laryngite striduleuse, v. laryngite.

Strie [strt] n. f. (lat. stria). Nom que l'on donne à de petits sillons parallèles: les stries d'une coquille, des élytres d'un insecte, etc. Archit. Cannelures avec listel qui ornent les colonnes ou les pilastres. Géol. Sillons parallèles creus.'s dans une roche : les stries glaciaires. (On dit aussi striure.)

Strié, e adj. Dont la surface présente des stries.

StriegaU, v. d'Allemagne (Prusse, présid. de Breslau); 13.430 h.

Strier [stri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Faire des stries sur : le sable strie le verre.

Strige [stri-je] n. f. (du lat. striga. nom d'un oiseau de nuit). Sorte de vampire qui, d'après la croyance de certains peuples orientaux, erre la nuit pour sucer le sang et dévorer la chair des hommes endormis. (Quelques-uns font ce nom masculin et l'écrivent STRYGE.)

StrigidéS n. m. pi. Famille d'oiseaux rapaces nocturnes dont le genre strix est le type. S. un stri-

9idé: . ., .

Stngllaire [lé-re]n.m. Celui qui raclait les corps des baigneurs avec le strigile, dans les thermes.

Strigilation [si-on] n. f. (du lat. strigilis, étrille). Friction exécutée après le bain avec une brosse rude.

Strigile n. m. (du lat. strigilis, étrille). Ant. rom. Etrille ou racloir dont les baigneurs se servaient pour débarrasser leur peau de la sueur, de la poussière, etc.

Strindtaerg (Jeun-Auguste), romancier et auteur dramatique suédois, né à Stockholm en 1849. Il est le principal représentant dans son pays de l'école réaliste. On lui doit une œuvre considérable, tourmentée, remplie de paradoxes et de contradictions : drames (le Pire, Mademoiselle Julie), poèmes,

STR

romans (la Chambre rouge, Au bord de la mer, etc.), écrits dans une langue merveilleuse.

StringendO [strin'-djen'-do] adv. Mot ital. signif. en sei-rant, et que l'on utilise en musique. (On l'abrège souvent en string.)

Stringops [ghopss] n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, renfermant des perroquets vert et jaune, propres à la Nouvelle-Zélande, et qui ont les mœurs nocturnes des hiboux.

Striole n. f. BUt. nat. Petite strie.

Striolé, e adj. Sist. nul. Qui porte de petites stries.

Striquer [hé] v. a. (de l'allem. strich, coup de main). Donner la dernière main, le fini au drap. Coudre les fleurs sur le réseau ou tulle pour former la dentelle.

Striqueur, eUSe [keur, eu-ze] n. et adj. de striquer). Personne qui strique.

Striure n. f. Etat de ce qui est strié. Strie.

Strix [striks] n. m. Genre de rapaces nocturnes, renfermant une vingtaine d'espèces dont la plus commune est l'effraie (strix flummea).

Strobilacé, e [stron] adj. Bot. Qui a des inflorescences disposées en strobiles.

Strobilaire [li-re] adj. Qui a rapport au strobile

Strobilation [si-on] n. f. Phénomène par lequel les ténias se segmentent en une chaîne annelée appelée strobile.

Strobile n. m. (du gr. strobilos, objet en spirale). Inflorescence en cône : strobiles du houblon. Zool. Partie annelée des ténias, par opposition à la tète ou scolex.

Strobilifère adj. Bot. Se dit d'une plante dont les inflorescences sont disposées en strobiles.

Strobiliforme adj. Qui a la forme d'un strobile.

Stroboscope [bos-ko-pe] n. m. (du gr. strebos, tournoiement, et skopein, examiner). Pliys. Appareil au moyen duquel on fait passer rapidement devant les yeux une suite d'images représentant les phases principales d'un phénomène ou d'un mouvement et qui, en vertu de la persistance des sensations visuelles, donne l'illusion d'une transformation continue. V. PRAXINOSCOPE et PHÉNAK.ISTISCOPE.

Stroboscopie [bos-ko-pî] n. f. Phys. Mode d'observation fondé sur la persistance des impressions visuelles. V. stroboscope.

StroboSCOpique [bos-ko] adj. Qui a rapport au stroboscope.

StrobOSique [zi-ké] adj. (du gr. strobos, tourbillon). Qui a rapport aux illusions d'optique produites par le tournoiement ou le déplacement des figures.

StroeclC [stro-èk] n. m. Petit bâtiment à rames et à voiles, qui navigue sur le Volga inférieur.

Stroma n. m. ( du gr. strôma, tapis). Hist. nat. Pellicule formée à la surface d'un liquide en putréfaction. Anal. Partie superficielle de l'ovaire des animaux, qui renferme les ovisacs. Tissu de l'ovaire lui-même. Bot. Masse régulière, le plus souvent aplatie, parfois dressée, qui porte les fructifications d'un grand nombre de champignons.

Strom-apparat n. m. Métal. Courant d'eau montant qui traverse les couches de minerai écrasé et entraîne avec lui les parties ténues tout en laissant en suspension les autres parties.

Stromatée [té] n. m. Genre de poissons acanthoptères de la famille des scombériâés, qui vivent dans les mers chaudes et tempérées.

Stromates (les), de Clément d'Alexandrie, premier essai d'une exposition détaillée de la doctrine chrétienne, où une foule de questions sont traitées, d'ailleurs sans méthode.

Strombe [stron-be] n. m. Genre de mollusques gastéropodes, répandus dans les mers chaudes, à coquille épaisse et dont on se sert pour fabriquer des camées.

Stromble [stron-ble] n. m. Sorte de crochet servant à débarrasser le soc de la charrue des herbes qui l'encombrent.

Stromboli, une des iles Lipari. Elle est formée par un cône volcanique sans cesse en éruption, haut de 660 m., et qui éclaire les environs pendant la nuit. Mais il n'a causé jusqu'ici aucun dommage et les habitants cultivent la vigne sur ses pentes.

Strongillose [jil-lo-ze] n. f. Maladie déterminée par la présence des strongles.

Strongle ou Strongyle n. m. Genre de vers nématodes, type d'une famille dite des strongylidés et renfermant des vers cylindriques qui vivent en parasites dans le bassinet rénal de divers carnassiers, mais également chez le bœuf, le cheval et même chez l'homme.

Strongylidés [dé] n. m. pi. Famille de vers nématodes, dont le genre strongle est le type. S. un strongylidé.

Strontiane [si] n. f. Oxyde de strontium.

Strontianique [si] adj. Qui renferme de la strontiane.

Strontianite [si] n. f. Carbonate naturel de strontiane.

Strontique [ti-ke] adj. Qui a rapport au strontium.

Strontium [si-om'] n. m. Métal jaune, qui existe à l'état naturel dans la strontiane, la célestine, etc.

— Encycl. Le strontium Sr fut découvert en 1790 par Crawford dans un minerai provenant de Strontium (Ecosse); on le trouve dans la nature à l'état de sulfate (célestine), d'hydrate (strontiane) et de carbonate (strontianite). Le strontium se prépare par électrolyse du chlorure de strontium ou par double décomposition entre l'amalgame de sodium et le chlorure de strontium. C'est un métal jaune, de densité 2,45, peu conducteur de l'électricité, décomposant l'eau à la température ordinaire. Il donne naissance à de nombreux composés, en se combinant avec le chlore, l'iode, le soufre et avec les acides. Citons, parmi eux : le sulfure de strontium, SrS, que l'on obtient en calcinant au rouge un mélange de célestine (sulfate naturel de strontium) et de charbon; ce sulfure possède des propriétés phosphorescentes; l'azotate de strontium, (Az03)=Sr, que l'on obtient en traitant le sulfure par l'acide azotique ; cet azotate est utilisé en pyrotechnie en raison de la belle teinte rouge que donne sa flamme ; la strontiane ou oxyde de strontium, SrO, que l'on prépare en calcinant l'azotate;

Strophoïde droite.

STR

cet oxyde est employé dans la suorerie pour extraire des mélasses le sucre, avec lequel il l'orme un composé insoluble.

Stroombeek-Bever, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.170 h.

Strophades, petites îles de la mer Ionienne, sur la cote d>> Menerise. Ce nom, signifiant leur fut donné, dit la légende, parce que les tils de Borée, poursuivant les harpies, y furent arrêtées par une voix mystérieuse qui leur enjoignit de s'en retourner en Thrace.

Strophaire [fe-re] n. m. Genre de champignons, de la famille des agaricinées, dont une espèce, le itrophaire vert-de-gris, à chapeau vert, est commune dans les bois en automne.

strophante ou sTophantus [tuss] n. m.

Genre d apocynacées, renfermant des lianes et plus rarement des arbustes des régions tropicales, à Heurs dont les pétales sont prolongés en longues lanières et à fruits contenant des graines velues, oléagineuses, a odeur vireuse, renfermant un alcaloïde très toxique, la strophantine, qui agit énergiquement sur le cceur : les nègres du entre de VAfriaue se sont servis du suc de strophante pour empoisonner leurs /lèches.

Strophe n. f. (gr. stroph'). Division régulière d'une pièce lyrique : les strophes enflammées de la Marseillaise. (Syn. stance.) Dans la tragédie grecque, air que chantait le chœur en évoluant sur la scène.

Strophiole n.m. Bot. Arille qui nait du raphé.

StrophiOIl n. m. (gr. strophion ; de strephein, tourner!. Antiq. gr. Echarpe de femme qui soutenait les seins. Bandelette pour la tète.

Strophisme [fis-me] n. m. (du gr. strophe, action de retourner). Bot. Forme de géotropisme, dans laquelle l'excitant détermine une torsion des feuilles telle que la partie inactive regarde en haut et la partie active en bas.

Strophoïde n. f. (du gr. strophe, action de retourner, et eidos, forme). Courbe, lieu géométrique des points M et M' définis de la façon sui- :\ V vante: D étant une droite quelconque, A un point extérieur, AO la perpendiculaire sur D, I un point quelconque de D, les longueurs IM et IM' étant prises égales à 10.

strophulus

luss] n. m. Pathol.

Tsom générique des éruptions papuleuse- de la première enfance.

stropiat [pi-a] n. m. Pop. Estropié vrai ou faux.

Strossmayer

(Georges . prélat croate, né à Essek, m. à Diakovo (1815-1905), célèbre par ses sentiments panslavistes, par ses efforts pour améliorer la nation croate.

Strouma, fleuve de Bulgarie et de Macédoine ; elle naît au mont Vitoch. passe à Kroupnick et se jette dans le golfe d'Orfano ou de Rendina. Cours 260 kil. C'est l'ancien Strymon.

StrOZZi, riche famille de Florence : Tito Vespasiano. poète, né à Ferrare (1423-1508), auteur de charmantes poésies amoureuses et familières. — Son fils' Ercole, né et m. à Ferrare (1471-1508), auteur de poésies latines. — Fii.ippo l'Ancien, banquier, m. à Florence (1426- 1 151 . commença à édifier le palais Stl'OZzi. — GlAMBATTISTA,

dit Filippo 11, homme d'Etat italien, né et m. à Florence (1488-1538), adversaire des Médicis. — Piero, maréchal d»

France, fils du précédent, tué au siège de Thionville (1558). — Leone, amiral au service de la France, né à Florence (1315- 1 55 '• |; ilessaya de délivrer Marie Stuart.il fut tué devant Scarlino.

Strozzi palais), a Florence, commencé en 1489 par Benedetto da Majano pour Filippo Strozzi, et terminé en 1553. Ses trois étages sont en style rustique.

Structural, e, aux adj. Qui concerne la structure.

Structure 'struk] n. f. (lat. structura). Manière dont un édifice est bâti : édifice de structtire solide. Manière dont les parties d'un tout sont arrangées entre elles : la structure du corps. Fig. Disposition, agencement : la structure d'un poème.

StruenSée fJean-Frédéric. comte de), homme d'Etat danois, né à Halle en 1737, décapité à Copenhague en 1772. Protégé par la reine Caroline-Mathilde , dont il devint bientôt l'amant, il profita de son autorité pour accomplir de nombreuses réformes libérales, mais tomba devant la coalition des privilégiés, qui exigèrent du roi sa condamnation à mort.

Struensée, tragédie remarquable de Michel Béer, avec musique de son frère le célèbre compositeur Meyerbeer (1827). Le même sujet a inspiré Bertrand et Raton, de Scribe f 1833 ) et Slruensée, drame de P. Meurice (1898). ■ -1"

struggle for life ., ,. .

- . i PP , r , ,. Slruensée.

[streu-gnl lui- (a-i/j (lutte pour

la vie , locution anglaise, mise à la mode par Darwin. Elle équivaut à l'expression Concurrence vitale : la sélection dans les espèces animales s'explique par le struggle for life.

StT\lgglefOTlifeT[streugl'-for-la-l-feur- n. m. Celui qui met en pratique les théories du struggle for life.

Strume n. f. (lat. struma). Path. Syn. de scrofule.

strumectomie [mek-u-mtj n. f. (du lat.

struma, scrofule, et du gr. cktomê, section). Ablation d'un goitre.

Strumeux, euse [meu, eu-ze] adj. (lat. strumosus). Scrofuleux.

Strumiprive adj. (du lat. struma, scrofule, et de prirer). Path. Cachexie strumiprive, cachexie consécutive à l'ablation d'un goitre ou a l'extirpation du corps thyroïde.

Strumite n. f. (du lat. struma, scrufule). Inflammation d'un goitre.

Strumosité [zi-té] n. f. Se dit de l'ensemble des adénopathies qui surviennent chez les personnes strumeuses ou scrofuleuses.

struthionidés [dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux coureurs, renfermant les genres autruche (struthio) et nandou. S. un struthionidé.

Struthiophage adj. (du lat. struthio, autruche, et du gr. phugein, manger). Qui se nourrit d'autruches : un peuple struthiophage.

StrUVe ( Frédéric-Georges-Guillaume ), astronome russe, né à Altona, m. à Saint-Pétersbourg (1793-1864).

StrUVite n. f. Phosphate hydraté naturel, qui existe dans le guano.

Strychnate [strik] n. m. Sel dérivant de l'acide strychnique.

Strychnine [strik] n. f. (du gr. strukhnos, noix vomique). Poison violent, extrait de la noix vomique.

— Êncycl. La strychnine existe dans beaucoup de stryehnos, seule ou mêlée à la brucine et à l'igasurine. Elle communique ses propriétés aux médicaments préparés avec les produits des stryehnos (préparation de noix vomique, gouttes amères de Baume) On l'emploie sous forme de sels à la dose de 1/2 à 2 milligramme par jour. C'est le plus actif des médicaments tétanisants ; elle agit sur la tonicité musculaire, accélère les battements cardiaques, excite les organes génitaux, etc. On l'emploie aussi dans les paralysies, l'atonie du tube digestif, l'inappétence, la diarrhée.

Si une dose toxique est administrée, les phénomènes suivants surviennent rapidement : vertige, raideur des muscles, trismus, secousses terribles, respiration saccadée, cris ; l'intelligence reste intacte jusqu'à la fin. Les contrepoisons sont : l'administration de vomitifs, puis de tanin et de café à haute dose, le chloral et le chloroforme. On doit tenter la respiration artificielle et le lavage du sang, ainsi que les injections de faibles doses de sulfate d'atropine.

Strychninique [strik] adj. Se dit d'un acide résultant de l'oxydation de la strychine.

Strychnique {strik] adj. Se" dit d'un acide qui existe dans la strychine.

Strychniser [strik-ni-zé] v. a. Injecter de la strychnine.

Strychnisme [strifMiis-me] n. m. Intoxication par la strychine.

Stryehnos [strik-noss] n. m. (m. grec). Genre de loganiacées vénéneuses, qui contiennent de la strychnine , du curare, etc.

— Encyci.. Arbres , arbrisseaux ou lianes, les stryehnos, dont on connaît une soixantaine d'espèces, ont des feuilles opposées, des fleurs groupées en eymes axillaires ; leurs fruits sont des baies à péricarpe ligneux. Le stryehnos vomiquierdonne des fruits (noix vomiques), dont les graines renferment des alcaloïdes (strychnine) utilisés en médecine ; son écorce fébrifuge est connue sous le nom de fausse anguslure; le stryehnos ignatier donne des grains appelés fèves de Saint-Ignace; d'autres espèces fournissent des poisons (curare), dont les indigènes de divers pays se servent pour empoisonner leurs flèches.

Stryj, v. d'Austro-Hongrie (Galicie), sur la rivière homonyme; 17.000 h. Mégisserie.

Strypen, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr, d'AIost); 1.630 h.

Stuart [ur], famille royale, qui fournit à l'Ecosse quatorze souverains, dont le plus connu est la célèbre Marie, qui fut reine de France, et, à partir de 1608, six à l'Angleterre (Jacques I", Charles Ie', Charles II, Jacques II, Marie et Anne). [V. aussi Jacques III et CnARi.Es-EuouARn.] Le dernier des Stuart fut Henri-Benoit-Clément Stuart, cardinal d'York, né à Rome, m. à Frascali (1725- 1807), frère puîné de Charles-Edouard.

StUbbS (William), historien anglais, né à Knaresborough, m. à Oxlord (1825-1901), auteur d'une magistrale Histoire constitutionnelle de l'Angleterre.

StUC [stuk] n. m. fital. stucco).. Enduit imitant le marbre, et composé ordinairement de chaux éteinte, de poussière de marbre et de craie.

— Encyci.. Les stucs sont susceptibles d'acquérir un très beau poli et des couleurs variées, en même temps qu'une grande dureté. Les meilleurs et les plus solides sont faits avec de la chaux éteinte depuis longtemps, à laquelle on ajoute de la poussière de marbre de Carare et de la craie de Champagne finement pulvérisée. On ne prépare le stuc pour les ornements que lorsqu'on est prêt à l'employer. On polit l'enduit après qu'il s'est durci en séchant.

Stucage n. m. Application du stuc.

StUCateur n. et adj. m. Ouvrier qui travaille le stuc.

StUCatine n. f. Nom donné à une sorte d'émail blanchâtre fabriqué ave- de la chaux, de l'acide phosphorique et de l'acide salicylique, et qu'on utilise pour le revêtement des matériaux de construction (pierre, bois, brique, etc.) pour leur donner l'apparence de la pierro de taille.

Slrychnos : a, coupe de la b, le fruit.

fleur ;

STY

Stuckelberg (Ernest), peintre suisse, né cl m. à Baie (1831-1903 ; peintures d'histoire, portraits, fresques de la chapelle de Guillaume Tell au lac des Quatre- Cantons,

StUd [steud'] n. m. (m. angl.). Haras. Réunion de chevaux pour la course, la vente.

Stud-book [stcud'-buuk] n. m. (en angl. : livre de haras). Registre où sont inscrits le nom, la généalogie, les victoires des chevaux pur sang.

Stud-groom [steud-groum'] n. m. Homme d'écurie dans un haras.

Studieusement [ze-man] adv. Avec application. ^-

studieux, euse [di-eu, eu-zc] adj. (lat. studiusus ; de studium, étude). Qui aime l'étude ; écolier studieux.

StUdiOSité [zi-té] n. f. Qualité de personnes studieuses.

StuerbOUt, nom donné à tort (mais c'est le plus connu) a thierri Bouts, dit Bouts de Louvain, peintre de l'école des Pays-Bas, né, croit-on, il Haarlem, m. à Louvain (1400-1475).

StUffing-bOX [stcu-fin'gh-boks] n. m. Syn. de

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