PRESSE-ÉTOUPE
stultorum infinitus est numerus, mots lat. signif. : Le nombre des sots est infini, paroles de Salomon Œcclésiaste, I, 15).
Stundiste [dis-te] n. Membre d'une secte religieuse, fondée en Russie par des colons allemands, et qui a beaucoup d'analogie avec celle des anabaptistes (de slunden, heures), parce que les membres de cette secte se réunissent pendant les heures de repos pour expliquer la Bible.
Stupéfactif, ive adj. Méd. Syn. de stupéfiant, E.
Stupéfaction [fak-si-on] n. f. Etonnement proche de la stupeur :êt re plonge dans la stupéfaction.
Stupéfait [/>], 6 adj. (lat. stupefactus). Interdit, immobile de surprise : demeurer stupéfait.
Stupéfiant [fi-an], e adj. Qui stupéfie : la belladone est stupéfiante- Fig. Qui frappe de stupeur : nouvelle stupéfiante. N. m. Médicament qui produit une sorte d'inhibition des centres nerveux, d'où résulte un état d'inertie physique et morale. Ant. Stimulant.
Stupéfier [fi-é] v. a. (lat. stupor, stupeur, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Mettre dans un état d'inertie physique et morale ; l'opium stupéfie les Orientaux. Fin. Rendre comme paralysé d'étonnement. Ant. Stimuler.
stupete, gentes, mots lat. signif. : Nations, soyez dans l' etonnement. Premiers mots d'une hymne composée par Santeul pour la fête de la Purification de la Vierge. Cette exclamation s'emploie le plus souvent d'une façon plaisante, pour annoncer quelque chose d'étonnant.
Stupeur n. f. (lat. stupor). Engourdissement, suspension des facullés intellectuelles : la stupeur de l'ivresse. Fig. Immobilité causée par une grande douleur subite, ou une fâcheuse nouvelle inattendue.
Stupide adj. (lat. stupidus). Frappé de stupeur : demeurer stupide devant un malheur imprévu. Hébété, d'un esprit lourd et pesant : un homme stupide. Qui marque la stupidité : air stupide. Subst. Personne stupide. N. m Caractère de ce qui est stupide. Ant. Spirituel, intelligent.
Stupidement [man] adv. D'une manière stupide : répondre stupidement. Ant. Intelligemment.
Stupidité n. f. (lat. stupiditas). Privation totale d'esprit, de jugement : la stupidité dune réponse, Parole, action stupide : dire des stupidités. Ant. Intelligence, esprit.
— Encyci.. Méd. La stupidité est la suspension momentanée des facultés intellectuelles. On distingue deux formes : dans l'une, le malade est hébété, immobile et muet, avec, sur son visage, un masque impénétrable; le fonctionnement cérébral semble complètement aboli et, quand il sort de cet état, le patient ne se souvient de rien- Dans la seconde forme, au contraire, l'engourdissement intellectuel n'est qu'apparent et c'est l'intensité du délire qui cause l'immobilité et les signes de la stupeur. Son traitement, le plus souvent efficace, consiste essentiellement dans la médication tonique et antispasmodique.
Stupre n. m. (lat. stuprum). Acte de débauche honteuse, infamie.
Stuquer [fcéj v. a. Enduire de stuc.
Sture, célèbre famille suédoise, qui a joué un grand rôle dans l'histoire de son pays. — Le plus illustre de ses membres, Sten Sture (1440-1503; fut plusieurs fois régent de Suède.
Sturm (Jean), humaniste et réformateur allemand, né à Schleiden, m. à Northeim (1507-1589). Remarquable philologue et habile diplomate, il fut en relation avec tous les grands esprits de son temps. On consulte encore ses travaux sur Cicéron.
Sturm (Jacques -Charles - François), mathématicien français, né à Genève, m. à Paris (1803-1855). On lui doit des travaux remarquables sur la méca- . nique et sur les équations différentielles.
Stuttgart, v. d'Allemagne, capit. du royaume de Wurtemberg, sur le Nesenbach; 249.140 h
Armes de Stuttgart.
Grand commerce de librairie. Papeterie, orfèvrerie, ganterie.
stygial, e, aux adj. v. stïgien, enne.
Stygien, enne [ji-in, è-ne] adj. Qui appartient au Styx.
Stylaire [lè-re] adj. (de style). Bot. Qui a rapport au style. N. f. Algue diatomée vivant dans la mer, toujours près des rivages. Syn. de licmophoue.
Stylaster [las -ter] n. m. Genre d'hydroides hydrocoralliaires. qui vivent dans les grandes profondeurs marines et se réunissent en colonies de polypiers d'une jolie couleur rosée.
Style n. m. (du lat. stylus, gr. slulos, stylet). Poinçon de métal dont les anciens se servaient pour écrire sur des tablettes enduites de cire. Fig. Manière d'écrire, d'exprimer la pensée : style simple, tempéré, sublime. Manière d'écrire propre à un grand écrivain : le style de Voltaire. Par ext. et
Styles : 1. D'eupatoire; De pariétaire ; 3. De pensée ; \. De lis.
Stylet.
STY
fam. Genre, manière d'être, façon d'agir. Bx-arts. Manière particulière à un artiste, à un genre, à une époque : monument de bon style ; style gothique; Ityle Louis XIII. Tige dont l'ombre marque l'heure sur un cadran solaire. Chronol. Manière de supputer les années. Vieux style, manière dont on comptait dans le calendrier, avant la réforme grégorienne (1582), et qui est encore suivie en Grèce et en Russie. Nouveau style, manière dont on compte depuis la réforme grégorienne. Itot.
Prolongement de l'ovaire surine,nié par le OU les stigmates.
(V. la planche plante!) Zool.
Partie saillante ou déliée de certains organes, chez divers animaux. Ai.lus. utt. : Le style, c'est l'homme, forme dénaturée que l'on donne à une pensée de Buffon : «Le style est l'homme même », qui elle-même est généralement l'objet d'une interprétation fausse. Buffon n'a pas voulu dire que le style peint l'homme, car il y a souvent désaccord entre le style d'un écrivain et son caractère ; il a exprimé que les idées d'un écrivain deviennent le patrimoine commun de l'humanité, tandis que son style demeure sa propriété personnelle.
— Encycl. Bot. Le style est tantôt long, tantôt court; tantôt, enfin, il manque totalement (en ce cas, les stigmates couronnent l'ovaire). Ordinairement éphémère (il disparaît en général après la floraison), le style peut rependant persister et même s'accroître en épaisseur (crucifères), ou devenir villeux (clématite). L'intérieur est constitué par un tissu lâche, a travers lequel s'allongent les tubes polliniques jusqu'au micropyle de l'ovule.
Style Renaissance. V. Renaissance. — Styles Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. V. Louis XIII, Louis XIV, etc. Style Empire. V. Empire. — Style moderne. V. Modern style.
Style {Discours sitr le), prononcé par Buffon pour sa réception à l'Académie (1753). Pour Buffon, « le style n'est que l'ordre et le mouvement que l'on met dans ses pensées ». Les ouvrages bien écrits sont les seuls qui passeront à la postérité.
Stylé, e adj. llist. nat. Muni d'un style : ovaire stylé. Fam. Bien dressé, qui accomplit son service avec correction et bon usage : domestique bien stylé.
Styler [lé] v. a. (de style). Dresser, former : styler un nouveau domestique.
Stylet [le] n. m. (de style). Petit poignard à lame très aiguë.
Bot. Chaque divison d'un stylemultiple ou multifide.
Zool. Petit style. Chir.
Petite tige métallique fine, flexible, terminée à l'une de ses extrémités par un renflement olivaire.
Stylieil, enne [sti-li-in, é-ne] adj. Se dit de muscles qui s'insèrent à l'apophyse styloïde.
Styliforme adj. Hist nat. Qui a la forme d'un style ou stylet.
Styliplancton n. m. Plancton de la région boréale tempérée et spécialement de l'Atlantique oriental : la forme du styliplancton est caractérisée par des copépodes.
Stylisation, [za-si-on] n. f. Action de styliser.
Styliser [zé] v. a. Donner du style à une figure. Modifier, par l'interprétation, un objet naturel, de manière à pouvoir l'employer comme motif décoratif : styliser une fleur.
Sty lisme [Zis-me] n. m. Recherche du style. Soin extrême que l'on donne à son style. (Peu us.)
Styliste [lis-te] n. et adj. Ecrivain qui brille surtout par le style : Théophile Gautier est un de nus meilleurs stylistes.
Stylistique [lis-ti-ke] n. f. Recueil de règles de style.
Stylite n. et adj. (gr. stulitrs ; de stulos, colonne). Qui passe sa vie sur une coionne : Siméon le Stylite.
Stylobate n. m. (gr. stulobalês ; de stuios, colonne, et bainein, s'appuyer). Soubassement avec base et corniche, qui porte une rangée de colonnes.
Stylode n. m. Style rudimentaire.
StylO-glOSSe n. m. Anat. Nom de l'un des muscles de la langue, qui s'insère en haut à l'apophyse styloTde et se dirige vers le bas, jusqu'au bord latéral de la racine de la langue.
stylographe
n. m. (du gr. stulos, style, et graphein, écrire). Instrument tenant lieu de plume à écrire et contenant un réservoir d'encre.
stylographie
[fi] n. f. Procédé électrotypique, qui permet d'obtenir des planches en creux, imitant le dessin à la plume et l'eau-forte.
StylOgraphique adj. Qui concerne la stylographie : procédés stylographiques.
stylo-hyoïdien, enne adj. Muscle styio-
hyoldien, muscle très grêle qui s'insère tout près du sommet de l'apophyse styloïde et au corps de l'os hyoïde, près de la ligne médiane.
Styloïde [lo-i-de] adj. (du gr. stulos, colonne, et eidos, forme). Qui a la forme d'un stylet.
stylo-mastoïdien, enne adj. Trou styio-
mastoldien, orifice situé à la face supérieure du rocher, par lequel sort le nerf facial.
Stylo-maxillaire adj. Ligament stylo-maxillaire, ligament de renforcement de l'articulation temporo-maxillaire.
Stylomètre n. m. (du gr. stulos, colonne, et metron, mesure). Archit. Instrument dont on se sert pour mesurer les colonnes.
. Stylographe ; 2. Stylographe démonté.
Stylométrie [tri] n. f. Archit- Art de mesurer les colonnes.
StylommatophoreS [lo-ma] n. m. pi. Division des mollusques gastéropodes pulmonés, renfermant ceux dont les yeux sont placés à l'extrémité de tentacules rétractilcs. S. un itylommatophore.
Stylométrique adj. An hit. Qui a rapport à la stylométrie.
stylonychie [Ici] n. m. Genre d'infusoires ciliés, qui sont communs dans les eaux douces et dans les infusions végétales : les slylonychies nbunilent dans l'eau des vases où ont séjourné des fleurs.
stylo-pharyngien, enne adj. Se dit d'un
muscle qui va de l'apophyse styloïde au cartilage thyroïde et aux parois du pharynx.
Stylophone n. m. (du gr. stulus, colonne, et phùne, son). Sorte d'appareil phonographique portatif, construitàlafaçond'un appareil photographique.
Stylophtalme n. m. Genre de poissons téléostéens malacoptérygiens, voisins des stomias.et qui vivent dans les abysses.
Stylopode n. m. (du gr. stulos, style, et pous,
Îmdos, pied). Bot. Support du style. Renflement de a base du style.
Stylops [lops] n. m. Genre d'insectes strepsiptères, renfermant de petites formes dont les larves vivent aux dépens de certains hyménoptères (guêpes, etc.).
Stylospore [los-vo-re] n. f. (du gr. stulos, style, et sporos, semence). Bot. Nom donné aux conidies issues de pienides, dans la fructification de certains champignons-
StylOStège [los-tf-je] n. m. (du gr. stulos, colonne, et siège, toit). Bot. Capuchon des apocynées.
StylOStémone [los-té] adj. (du gr. stulos, colonne, et stémôn, étamine). Bot. Qui a les étamines insérées sur le pistil.
Stymphale, v de l'ancienne Grèce (Arcadie), près du lac Stymphale, dont, selon les anciens, les eaux disparaissaient dans des gouffres souterrains pour reparaître en Argolide.
Stypage n. m. (du gr. stupé, étoupe). Mèd. Procédé de pulvérisation révulsive, consistant à projeter le liquide employé sur des tampons de coton hydrophile, que l'on promène ensuite sur les régions voulues. (On emploie surtout le chlorure de méthyle.)
Stypticité n. f. Qualité des styptiques.
Styptique adj. (gr. stuplikos). Se dit d'un astringent qui contracte fortement la muqueuse buccale (alun, selssolubles de plomb, de fer,etc). N.m. : un styptique.
Styracaster [kas-tèr] n. m. Genre de rayonnes, renfermant des étoiles de mer qui habitent les profondeurs de l'Océan. (V. la planche océanographie.)
Styraeées [se] n. f. pi. Famille de plantes gamopétales superovariées, renfermant des arbrisseaux et des arbres des régions tropicales de l'Asie, de l'Amérique et de l'Océame, dont le genre styrax est le type. S- une sty racée.
Styrax [raks] n. m. Genre de styraeées des régions tropicales.
— Encycl. Le genre styrax renferme des arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs en cymes ou en grappes ; on en connaît une soixantaine d'espèces des régions chaudes de l'ancien monde. Le styrax benzoin fournit le benjoin ; le styrax officinale, vulgairement appelé aliboufier, fournit le styrax solide ou storax employé en pharmacie (emplâtre de Vigo).
Styrie, pays d'Autriche; 22.450 kil. c. ; 1 million 415.000 h. (Styriens). Capit. Gratz. Sol montagneux, couvert par les Alpes de Styrie, qui sont une ramification des Alpes Noriques. Nombreuses ressources minérales.
StyX [sriis], fleuve des Enfers, dont il faisait sept fois le tour. C'est par le Styx que Jupiter et les autres dieux avaient coutume de jurer, et leur serment était alors irrévocable. Ses eaux rendaient invulnérables. Thétis, mère d'Achille, y plongea le jeune héros, qu'elle tenait par le talon, seul endroit par où il put être blessé dans la suite (Myth.).
SU n. m. (part. pass. de savoir). Connaissance d'une chose : au vu et au su de tout le monde.
Suaeda, SUada ou SUéda n. m. Genre de chénopodiacées, renfermant une quarantaine d'espèces d'arbrisseaux ou d'herbes, qui croissent au bord de la mer ou dans les déserts salés, et dont quelques-unes appartiennent à la flore française.
SUage n. m. (de suer). Eau qui sort par les deux bouts d'une bûche exposée à la chaleur du feu. Mur. Humidité qui sort des bois d'un vaisseau neuf lorsqu'il fait chaud. Action d'enduire un vaisseau de suif. Suif employé à cet usage. Petit ourlet, sur le bord d'un plat ou d'une assiette d'étain. Enclume de chaudronnier pour faire les rebords des chaudrons. Partie carrée du pied d'un flambeau. Outil de serrurier pour forger les pièces en demi-rond.
SUager [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il suagea, nous suageons.) Mar. Enduire de suif, de graisse. Battre le métal sur le suage.
Suaire [su-é-re] n. m. (du lat. sudarium, linge pour essuyer la sueur). Linceul dans lequel on ensevelit un mort. Le saint suaire, linceul qui servit à ensevelir Jésus-Christ.
SUant [su-an], e adj. Qui sue : avoir les mains suantes. Qui suinte : des murailles suantes. Chaude suante, température du fer chauffé, voisine du point de fusion, à laquelle le métal semble couvert d'une couche liquide.
Suard (Jean-Baptiste-Antoine), littérateur, critique et journaliste français, né à Besançon, m. à Paris (1733-1817). Monarcniste zélé, il fut longtemps censeur dramatique et, plus tard, secrétaire perpétuel de l'Académie française {Variétés littéraires, Mélanges, Mémoires, etc.). — Sa femme, sœur du libraire Panckoucke, née à Lille, m. à Paris (1750- 1830), eut, grâce aux charmes de son esprit, un des salons les plus brillants de Paris.
Suarez (Francisco), théologien et jésuite espagnol, né à Grenade, m. à Lisbonne (1548-1617). Ami des solutions moyennes, il fut l'un des promoteurs du congruisme, système théologique qui essaya de concilier le libre arbitre "de l'homme avec la prescience de Dieu.
SUasion [zi-on] n. f. (lat. suasio). Discours persuasif. (Vx.)
SUB
SUaSOire [zoi-re] adj. (lat. suasorius). Persuasif N. f. Discours persuasif. Litt. lat. Exercice oratoire pratiqué dans les écoles des rhéteurs.
suave adj. (lat. suavis). Qui est d'une douceur exquise : parfum, musique suave.
suave, mari magno, mots lat. signif. : // est doux, sur ta vaste mer... Commencement d'un ver» de Lucrèce (fie natura rerum, II, 1). Le sens complet est : « Il est doux, quand sur la vaste mer le» vents soulèvent les flots, de regarder, de la terre ferme, les terribles dangers courus par autrui. » Ces mots s'emploient pour marquer lajoie que l'on éprouve à être soi-même exempt des périls auxquels les autres sont exposés.
suavement [man] adv. D'une manière suave-
suavité n. f. (lat. suavitas). Qualité de ce qui est suave : suavité d'un parfum. Mystic. Grâce céleste, pleine de douceur.
sub mot lat. signif. sous. Préfixe indiquant : lo la position inférieure d'un objet par rapport à un autre ; 2" un degré moins élevé ou peu élevé dan» la qualité, la quantité, etc.
subaérien, enne [ri-in, e-ne] adj. Qui est
placé au contact direct de la couche inférieure de l'atmosphère. ,
subagrégé, e adj. Bot. Presque agrégé, en parlant de certains organes.
SUbaigU [bè-ghu], ë adj. Qui est légèrement aigu : maladie subaigue.
SUbailé, e [br] adj. Qui a des appendices semblables à des ailes.
SUbalaire [lè-re] adj. Qui est placé sous l'aile.
subalpin, e adj. Se dit des régions situées au pied des Alpes : l'Italie subalpine.
Subalterne !tér-?je] adj. et n. (lat. sub, sous, et aller, autre). Subordonné, dépendant d'un autre : juridiction subalterne ; un subalterne. Inférieur, secondaire : rôle subalterne.
subaltemement [tèr-ne-man] adv. D'une façon subalterne. (Peu us.)
SUbaltemiser [tèr-ni-zé] v. a. Rendre subalterne; mettre dans un rang subalterne.
SUbaltemité [ter] n. f. Etat de ce qui est subalterne. (Peu us.)
SUbapennin [pen-nin, e adj. Qui est situé au pied des Apennins.
SUbapiculaire [lè-re] adj. Qui est placé un peu au-dessous du sommet.
SUbaquatique [a-kou-a] adj. Qui se fait sou* l'eau : exploration subaquatique.
Subcapillaire [lè-re] adj. Presque aussi ténu qu'un cheveu.
subcarbonifère adj. Se dit des couches placées à la base du carbonifère.
Subcaréné, e adj. Zool. Qui a la disposition d'une carène peu accentuée.
subcartilagineux, euse [neu, eu-ze] adj.
Qui ressemble à un cartilage.
SUbcaudal, e, aux [fcdl adj. Zool. Placé sous la queue. Omit h. Tectrices sulcaudales, plumes qui couvrent en dessous la base des pennes de la queue.
subcaulescent [kô-lès-san], e adj. Qui a un commencement de tige peu développée.
SUbcilié, e adj. Qui a des poils ressemblant un peu à des cils.
SUbclaviforme adj. Qui a presque la forme d'une massue.
SUbCOaleSCent [l'es-san], e adj. Qui est près de se fermer, qui se ferme presque.
Subconcentrique [sa?!]adj. Presque concentrique.
subconscience [kon-si-an-se] n. f. Philos. Conscience obscure ou demi-conscience.
subconscient [kon-si-an], e adj Dont on n'a qu'une conscience obscure, une demi-conscience.
SUbConvoluté, e adj. Presque roulé en cornet.
SUbCOrdiforme adj. Hist. nat. Qui approche de la forme d'un cœur : feuilles subcordiformes.
SUbCOrtical, e, aux adj. Qui vit sous l'écorce des arbres.
SUbCOStal [kos-taï], 6. aUX adj. Situé sur les côtes. Nervure subcûstale, nervure de l'aile des insectes, immédiatement placée sous la costale.
SUbeutine n. f. Anesthésique local, employé pour les dents. (C'est le phénol de l'anesthésie, qui est elle-même l'éther éthyliaue de l'acide aminobenzoïque.)
SUbdécurrent [kur ran], e adj. Bot. Quia des feuilles presque décurrentes.
Subdélégation [si-on] n. f. Action de subdéléguer. Commission donnée à un subdélégué.
subdélégué [ghé] n. m. Celui qu'une personne revêtue par délégation de quelque autorité commet pour agir en sa place.
SUbdéléguer [ghé] v. a. (Se conj. comme accélérer). En parlant d'une personne qui a reçu une délégation. Donner à quelqu'un le pouvoir d'agir à sa place, comme sous-délégué.
subdélirant [ran], e adj. Qui a le caractère d'un délire incomplet.
subdélirium [ri-om'] ou subdélire n m-
Délire incomplet, doux et tranquille, caractérisé par des paroles sans suite, dites à voix basses, de mouvements sans violence, etc.
SUb DiO. V. sub Jovo.
subdiviser [zé] v. a. Diviser les parties d'un tout déjà divisé.
Subdivisible [zi-ble] adj. Qui peut être subdivisé.
subdivision [zi-on] n. f. Action de subdiviser. Division d'une des parties d'un tout déjà divisé : les subdivisions territoriales d'un corps d'armée ont à leur tète un général de brigade.
Subdivisionnaire [zi-o-nc-re] adj. Qui a rapport à une subdivision : régiment subdivisionnaire.
SUbémarginé, e adj. Légèrement échancré.
SUbencroÛtant [ban-kroû-tan\ e adj. Hist. nat. Qui forme une légère incrustation ; presque encroûtant.
SUB
SUbépineux, euse [neu, eu-xé] adj. Qui a des saillies presque semblables à des épines.
SUbéqui Valve [ku-i] adj. Qui a des valves presque égales.
SUber [bèr] n. m. Nom spécifique du chcne-liège-
SUbérate n. m. Sel de l'acide subérique.
Suberbievllle (de Subcrbie, industriel fr. [1839-1907]), v. de Madagascar, sur l'Ikopa ; 4.000 h. Exploitation aurifère.
subéreux, euse [reu, ei<-=e] adj. (du lat. suber, liège). Qui a la consistance du liège : couche tubéreuse.
SUbériflcation n. f. Transformation en liège.
SUbérine n. f. Matière trouvée dans le liège.
SUbérique adj. Se dit d'un acide fusible à 140", qui se produit dans l'action de l'acide azotique sur le liège.
SUbérisation n. f. Syn. de subérification.
SUbérosité [si-té] n. f. Caractère des tissus subéreux.
Subervie (Jacques-Gervais , baron), général français, né à Lectoure, m. à Parenchère (Gironde) (l"66-18oG), ministre de la guerre en 1848.
SUbfaSCiCUlé, e [fas-si] adj. Presque réuni en faisceau.
SUbfiliforme adj. Qui a presque la forme d'un fil.
SUbfoliacé, e adj. Qui ressemble presque à une feuille.
SUbfusiforme [fu-zi] adj. Qui a presque la forme d'un fuseau.
subgélatineux, euse [ntu, eu-ze] adj. Qui
ressemble presque à la gelée.
SUbgéminé, e adj. Presque accouplé deux à deux.
SUbgemmipare [jem'-mi] adj. Qui se multiplie par des espèces de bourgeons.
SUbgibbeUX, euse [ji-beu, eu-ze] adj. Qui a une proéminence presque semblable à une bosse.
SUbglobUleUX, euse [leu, eu-ze] adj. Qui est presque globuleux.
Subgranulaire [lè-re]adi. Légèrement grenu.
SUbgranuleUX, euse [teu, eu-ze] adj. Formé de grains peu distincts.
Subgronde n. f. (lat. subgrondium; de sub, sous, et yrunda, rigole d'un toit). Constr. Saillie au bas d'une couverture, servant il rejeter loin du mur les eaux pluviales.
subhastation [bas-ta-si-on] n. f. Dr. anc. Vente à l'encan.
SUbhaSté [bas-té], e adj. Hist. nat- Qui ressemble presque à une lance.
SUbhaster [bas-té] v. a. (du lat. sub, sous, et hasta, lance). Dr. anc. Vendre à l'encan, ce qui se faisait chez les Romains après avoir enfonce une lance en terre.
Subiaco, v. d'Italie (prov. de Rome), sur l'Aniene; 7.000 h. Restes de monastères fondés par saint Benoit.
SUbiCtérique adj. Qui a une teinte jaune ressemblant à celle produite par l'ictère.
SUbimbricable [bin] adj. Se dit des feuilles qui, appliquées l'une contre l'autre, embrassent la tige entre elles.
SUbimbriqué, 6 [bin] adj. Qui est presque imbriqué.
Subinférieur, e adj. Placé un peu en dessous.
Subinflammation [fla-ma-si-un] n. f. Inflammation légère, à symptômes atténués.
subi nfundibulif orme [/on] adj. Qui approche de la forme d'un entonnoir.
SUbintrant [tran], e adj. Se dit d'un mal dont un accès nouveau commence avant la fin du précédent.
SUbinversible [vèr] adj. Bot. Seditdes feuilles dirigées vers le sommet de la tige et qui peuvent s'appliquer face à face par leur partie inférieure.
SUbir v. a. (lat. subire). Supporter, être soumis à : subir des tortures. Se soumettre, se résigner à : subir sa destinée. Eprouver, expérimenter : subir une rénovation totale. Soutenir l'épreuve de : subir un examen. Subir son jugement, supporter la peine que ce jugement a prononcée.
Subit [Ai], e adj. (lat. subitus). Soudain, qui arrive tout à coup : un changement subit.
Subitement [man] adv. Soudainement.
SUbitO adv. (m. lat.). Fam. Subitement : il est parti subito.
SUbjacent [son], e adj. Syn. de sous-jacent. e.
Subjectif, ive [jek] adj. (du lat. subjectus. placé dessous;. Qui se rapporte au sujet pensant, par opposition à objectif, qui se rapporte à l'objet pensé N. m. Ce qui est subjectif.
SUbjectificationr/èfr, si-onl n. f. (du lat. subiectuy», sujet, et facere, faire). Rhet. Figure qui consiste à attribuer à un mot, dépendant du sujet, ce qui ne convient proprement qu'au sujet lui-même.
SUbjection [ièk-sion] n. f. (lat. subjectio). Ithét. Figure par laquelle l'orateur, interrogeant l'adversaire, suppose sa réponse et la réfute à l'avance Peu us.)
Subjectivement [jèk-ti-ve-mant] adv. D'une manière subjective.
SUbjectiver [jèk-ti-vé] v. a. (de subjectif). Ramener à n'être plus qu'un simple état du sujet: subjectiver un phénomène. (Peu us.)
SUbjeCtivisme [ièk-ti-vis-me]n. m. Système des philosophes qui n'admettent d'autre réalité que celle du sujet pensant et ramènent par conséquent tout aux états successifs de ce sujet.
Subjectivité UèJc] n. f. Caractère de ce qui est subjectif. Ant. Objectivité.
Subjonctif, ive 'jonk] adj. (du lat. subjunclivut ; de subjungere, subordonner). Qui appartient au mode appelé subjonctif : proposition subjonctive. N. m. Mode du verbe indiquant qu'une action est conçue comme subordonnée à une autre, et par conséquent comme douteuse.
sub Jove, mots lat. signif. : .Sous Jupiter. Sous le plafond du ciel, à la belle étoile : coucher sub Jove. (On dit aussi sub Dio.)
SUbjUgation [si-on] n. f. Action de subjuguer.
Subjuguer [ghé] v. a. (lat. subjugare ; de sub, sous, et jugum, joug). Soumettre par la force des armes : Sparte subjugua la Messénie. Fig. Dominer par un puissant ascendant: subjuguer les esprits. Ant. Affranchir.
SUbjUgUeur, euse [ghmr, eu-ze] n. Personne qui subjugue. (Peu us.)
sublata causa, tollitur effectus, mots lat. signif. : La cause supprimée, Veffet disparaît. Conséquence évidente du principe philosophique : Il n'y a pas d'effet sans cause.
sub lege libertas, mots lat. signif. : La liberté sous la loi. La liberté dans les limites et avec les restrictions imposées par la loi est la seule qui soit compatible avec l'ordre.
SUblet [blè] n. m. Genre de poissons acanthoptères de la famille des labrides, répandus dans la Méditerranée. (Le sublet groin, vulgairement sublaire, sublalré, barre-stret, a une chair estimée.)
Subleyras (Pierre), peintre et graveur français, né à Uzès, m. à Rome (1699-1749). lia traité des sujets d'histoire sacrée et profane et aussi des sujets de genre : le Serpent d'airain, le Martyre de saint Hippolyte, les Oies de Frère Philippe.
SubliciUS (pont), pont de bois jeté entre Rome et le Janicule par le roi Ancus Martius. Horatius Coclès y arrêta l'armée de Porsenna.
Subligny (Adrien-Thomas de), littérateur français (1G3G-169G); auteur de la Folle Querelle, où il critique i'Andromaque de Racine.
SUblimable adj. Qui peut être sublimé.
Sublimation [si-on] n. f. Chim. Action de sublimer : sublimation du mercure.
SUblimatoire n. m. Vaisseau dans lequel on recueille les parties sublimées.
sublime adj. (lat. sublimis). Très grand, élevé, en parlant des choses morales, intellectuelles : abnégation sublime. Qui est grand, noble, élevé dans ses actes, ses paroles, ses écrits : écrivain sublime. Le sublime n. m. Perfection du beau ; ce qu'il y a de plus grand dans les sentiments, les actions : le sublime de la charité. Un des trois genres du style, caractérisé par l'élévation de la pensée et la noblesse de l'expression: traité du sublime. Admin. ottom. Sublime Porte, v. Porte.
Sublime (Traité sur le), ouvrage de rhétorique transcendante, attribué à tort à Longin. L'auteur a voulu y réunir des observations et des exemples capables de suggérer aux orateurs le sens de la grandeur. Homère, Démosthène, Cicéron sont appelés en témoignage. Le livre est intéressant et témoigne d'une réelle élévation morale, ainsi que d'un sentiment littéraire vif et juste.
Sublimé n. m. Chim. Corps volatilisé et recueilli à l'état solide. Sublimé corrosif ou simplem. sublimé, bichlorure de mercure : le blanc d'œuf est l'antidote du sublimé. Sublimé doux, calomel.
— Encycl. Le sublimé corrosif ou bichlorure de mercure HgCP (v. mercure) est une substance acre, caustique et très vénéneuse ; c'est, aussi, à doses faibles, un antiseptique puissant, très employé en solution de 1 p. 1.000 à 1 p. 10.000. Tantôt on se sert de dissolutions aqueuses simples, tantôt on ajoute de l'acide tartrique.
On prépare aussi du papier au sublimé qui macéré dans l'eau donne une solution antiseptique.
Le sublimé s'emploie à l'intérieur comme antisyphilitique ; concentré, il produit des escarres très douloureuses. En cas d'empoisonnement par le sublimé, il faut, si c'est possible, faire vomir et administrer ensuite de l'eau albumineuse (deux blancs d'œufs pour un litre d'eau).
Sublimement [man] adv. D'une manière sublime.
Sublimer [nié] v. a. (de sublime). Chim. Faire passer un corps directement de l'état solide à l'état gazeux. Fig. Purger de tout mélange impur ou étranger.
Subliminal, aux adj. (du lat. sub, à l'entrée de, et limen, ints, seuil). Qui ne dépasse pas le seuil de la conscience; subconscient.
SUblimiser [zé] v. a. Elever jusqu'au sublime.
Sublimité n. f. (lat. sublimitas). Qualité de ce qui est sublime : la sublimité du style. Hist. Titre d'honneur donné aux premiers officier s des rois goths.
SUblineaire [né-é-re] adj. Qui est presque réduit à une ligne.
sublingual Ighou-al], 6, aux adj. (du lat. sub, sous, et limjua, langue). Qui est sous la langue : glandes sublinguales.
sublunaire [n'e-re] adj. (lat. sub, sous, et luna, la lune). Qui est entre la terre et l'orbite de la lune : région sublunaire. Par plaisant. Le inonde sublunaire, la terre.
SUbmamelonné [lo-né], e adj. Hist. nat. Qui a des mamelons peu saillants.
submarginal, e, aux adj. Hist. nat. Situé
presque sur le bord.
submembraneux, euse [ man - >>ra - neu,
eu-ze] adj. Hist. nat. Qui se rapproche de la consistance membraneuse.
SUbmental, e, aux [man] adj. Situé sous le menton.
submergement [mér-je-man] n. m. Syn. de submersion. (Peu us.)
submerger [mër-jé] v. a. (lat. submergere ; de sub, sous, et mer gère, plonger. — Prend un e muet après le g devant a et o : il submergea, yioiis submergeons!) Inonder, couvrir d'eau : le Nil submerge périodiquement l'Egypte. Engloutir dans l'eau : la tempête submergea le vaisseau. Fig. Emporter, en parlant de l'action violente d'un cataclysme, d'une révolution, etc. : Etal submergé par l'anarchie.
submersible [mèr-si-blé] adj. (du lat submersus, plongé). Qui peut être submergé : terrams facilement submersibles. Bot. Se dit des plantes aquatiques qui s'enfoncent dans l'eau après la floraison. N- m. Bateau sous-marin qui peut naviguer à la surface de l'eau, en s'immergeant seulement au moment de son action contre lVnnemi.j Ant. Insubmersible.
Submersion [mèr-si-on] n. f. (lat. submersio). Action de submerger. Etat de ce qui est submergé. Etat d'un être vivant qui est tenu complètement enfoncé sous l'eau : mourir par submersion.
LAR. P. TOL'S
SUB
— Encycl. Vitic. La submersion des vignes est un excellent moyen antiphylloxérique ; mais elle est limitée à certains terrains peu perméables, situés au voisinage de quelque cours d'eau. C'est en automne qu'elle se pratique. Pendant 30, G0 ou 90 jours, le sol doit être recouvert d'une nappe d'eau de 0m,20 à 0°>,30 d'épaisseur. Pour parer à la perte des principes fertilisants entraînés, il faut fumer abondamment les vignes qui ont été submergées.
Submission [mi-si-on] n. f. Anc. forme de