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à la Suéde. Sous les règne libéraux d'Oscar I" et d'Oscar II, la Suède, pacifique, voit s'accroitre sa prospérité économique; mais, en 1900, une grave crise intérieure aboutit a la scission des deux royaumes et à la déclaration d'indépendance de la Norvège.

III. Linguistique et littérature. Le suédois appartient a la branche septentrionale des langues germaniques et dérive de l'ancien nordique ou vieux noriois, dont il a mieux que le norvégien, conserve la physionomie. La langue actuelle, avec ses terminaisons pleines, est assez harmonieuse.

L'ancienne littérature suédoise, peu riche, ne nous oflre guère que des fragmenta de poèmes héroïques perdus et de lois transmises sous forme versifiée Le catholicisme fait surgir une abondante littérature religieuse, dont les plus célèbres reprents sont: Pctrus de Dacia, le magister Mattias, saisir Brigitte. La littérature profane produit des romans et des chroniques. Les deux frères Olaus et Laurentius I'etri, traducteurs de la Bible, font triompher la Réforme, secondés par Laurentius André:'- et l'eder Svart. Citons les historiens latins J. Magnus, J. Messcnius, J. Rudbeckius, M.-O. Aestophorus. Au xvii» siècle, tend à se former une littérature nationale avec Georges Stiernhielm, « le père de la poésie suédoise » et ses contemporains et successeurs : Lars Wivallius, Gustaf Rosenhane, Samuel Columbus, Peter Lagerlcef, Sofia Bremer. Olof Rudbeck, sous l'influence de la littérature islandaise, écrit son fantastique AtlanU. L'influence française domine le xvnr= siècle, particulièrement avec Gyllenborg, Modée, Mœrk; mais Olof Dalin, le « fondateur de la prose suédoise », imite Addison, et Wallenbengerg imite Swift. Swedenborg affirme les préoccupations religieuses de la race. Gustave III, auteur lui-même, fait triompher le goût français, protège les poètes J.-II. Kellgren, K.-G. Léopold, J.-G. Oxenstjerna, Anna M. Lenngrenn, K.-M. Bellman, et crée l'Académie suédoise. Sous son successeur, Tomas Thorild fait triompher les idées de Rousseau. Au début du xixe siècle apparaissent de nouvelles écoles : les phosphoristes L. Hammarskœld, P.-D. Atterbom, W.-F. Palmblad, et, moins intransigeants, les goths, E.-G. Geijer, P.-H Ling, A. -A. Afzelius, protestent contre l'abus du rationalisme en littérature, s'inspirent des anciennes traditions nationales et imitent Shakspeare. Quelques écrivains demeurent indépendants : F. -M. Franzen, H. Jœrta, Esaias Tegner, K.-J.-L. Almquist. Depuis 1830, se développent également toutes les branches de la littérature : le poète finlandais J.-L. Runeberg, Viktor Rydberg, historien, poète et romancier, Gunnar Wennerberg, le poète Snoïlsky. Vers 1880, Auguste Strindberg représente, le naturalisme. Citons encore le romancier Verner von Heidenslarn, le poète et critique Oscar Levertin, C.-D. af Wirsén, A.-C. Edgren Leffler, G. af Geijerstam, T. Hedberg, G. Froeding, Per Ilallstroem, la romancière Selma Lagerlcef, etc.

IV. Beaux-Arts. Sculpture. Les monuments païens de la Suède sont décorés d'ornements taillés avec beaucoup de fantaisie ; l'écriture runique contribuait à cette décoration. Au moyen âge, la sculpture de l'église procède, comme l'église elle-même, de l'art franco-allemand et de l'art byzantin. Outre les sculptures de pierre, la Suède a possédé, à toutes les époques, un grand nombre de sculptures en" bois, d'un travail délicat. Dès le xvn« siècle, des artistes venus de France et d'Allemagne cultivèrent en Suède la sculpture (Chauveau et Laporte au xvn« s., Bouchardon et Larchevêque au xvm«). Au xix" siècle, la Suède a produit plusieurs sculpteurs de talent : Fogelberg, Bystrom, Gôthe, Quarnstrôm, Kjelberg, Molin. Dans la gravure en médailles, on distingue Lundgren et Ericsson.

— Peinture. La peinture ne commença réellement en Suède qu'au xvn« siècle, avec des artistes venus d'Allemagne, de Hollande et de France : David Clocker d'Ehrenstral, né à Hambourg ; Jean-Philippe de Lemb-ke, de Nuremberg. Citons encore le peintre et aquafortiste Masreliez, Pierre Hoerberg(xvine s.), Richter, Hillestrôm, Pilo, Safvenborn ; au xix« siècle, parmi les peintres d'histoire, Wahlbon.Brusewitz, Ankarkrona. Dans la peinture de genre, il faut citer Hôckert, Jernberg. Les paysagistes sont nombreux; le plus habile d'entre eux est Alfred "Wahlberg. Les autres paysagistes dignes de mention sont Bergh, Cantzer, W. de Gegerfelt, Hill, Holm, Larson, Nordgren, Palm, Staas, Stàck, Wahlgvist, baronne de Schwerin.

— Architecture. Les plus anciennes églises sont les cathédrales de Lund (romane, 1012-1023) et de Linkôping (gothique, 1134-1151); la plus remarquable est la cathédrale d'Upsal, construite sur le modèle de N.-D. de Paris par Bonœil ou Bonneuil, architecte parisien. Les monuments élevés depuis deux siècles à Stockholm appartiennent aux différents styles qui ont prévalu successivement dans l'Europe occidentale et c'est le plus souvent par des architectes français et allemands qu'ils ont été édifiés. Parmi les architectes indigènes, nous citerons Olaf Kildbeck (xvnes.), Blom, Gjôrwell, Nystrûm, Estenberg, Edelsvàrd, Cronstrand.

— Musique. Les Suédois ont toujours excellé dans la chanson populaire et nationale, mais ce n'est

CHANT NATIONAL SUÉDOIS AiuÙDtie Mcu-stoso

up-pa jord ,Din sol (fin hiirvmel di-na âng-der gro---na!

m*DjCT10n ° t0'' vieux Nord, Nord frais, Notd montagneux, — Nord silencieux, Nord joyeux, beau Nord, — Je te salue, pays le plus délicieux de la terre, — Ton. soleil, ton ciel, tes vertes prairies t

guère qu'à partir de la fin du ivni' siècle que l'on peut citer des compositeurs dignes de ce nom. Gustave III fonda l'Académie royale de musique et, en 1782, l'Opéra suédois. La musique dramatique suédoise compte au xix» siècle les noms de A. Lindblad, Berwald, Halls trôm, le plus célèbre de tous, mis Hallen, Stenhammar, Peterson-Berger. Touteois, la romance est restée le genre musical le plus

en faveur avec O. Ahlstrôm, Nordblotn, A. Lindblad (lied), Geij< i populaire), 8ôdermann (bal-

lade) et Sjùgren. On doit de remarquables chants a quatre voix à Otto Lindblad fauteur de l'hymne suédois a Oscar II), a .Josephson, à Wennerberg. L'hymne national que l'on chante de préférence est une vieille mélodie populaire à laquelle l'archéologue Dybeck (1811-1878, a adapté les paroles : Du gamla, du frislia, etc.

SUédo-gOthique adj. Qui appartient aux Suédois et aux Oroths.

Suédois, e [doi, ot-ze], habitant ou originaire de Suède : les Suédois. Adject. : coutumes suédoises.

SUée [su-é] n. t. Action de suer, de se faire suer : «ne bonne suée peut guérir un rhume. Pop. Peur subite, extrême, allant jusqu'à provoquer la sudation. Série d'alertes, de fatigues.

Suer [su-é] v. n. (lat. sudare). Rendre par les porcs de la peau une humeur aqueuse- Fam. Travailler beaucoup. Fig. ai pop. Faire suer quelqu'un, le fatiguer par ses discours, ses actions. Suinter : les murs suent par les temps humides. Suer sang et eau, se donner une peine extrême. Fig. Suer d'ahan, suer à cause des efforts qu'on fait. Pop. Faire suer, causer de l'ennui, de l'impatience, par le ridicule, etc.: voir en place tant d'incapables, cela fait suer. Tu me fais suer! tu m'ennuies, tu m'exaspères. Arg. Faire suer, tuer. V. a. Rendre par les pores de la peau : suer du sang. Par ext. Laisser suinter par sa surface : les murs suent des poisons. Fournir avec effort : la nation sue sans arrêt de l'argent qui va on ne sait où. Fig. Respirer, exhaler : maison qui sue la misère et le crime. Turf. Faire galoper un cheval, afin de produire une forte transpiration : suer un poulain. Pop. En suer un, une, danser.

suerfais [êr-fe] n. m. Coul. anc. Bois taillés ou coupe d'un taillis.

SUerie [sû-rt] n. f. Action de suer, de provoquer sa propre sueur. (Syn. suée.) Bâtiment où l'on met le tabac pour le faire ressuer et fermenter.

SUerte [èr-te] n. f. (m. esp. signif. sort). Jeu ou phase d'une course de taureaux. Suerte de muerte, phase de la course où le taureau sera mis à mort.

SueSS (Edouard), géologue et géographe allemand, né à Londres en 1831, auteur d'un livre capital : la Face de la terre.

SUeSSOnnieil, enne [su-è-so-ni-in, è-ne] adj. (de Suessiones, peuple de la Gaule qui a donné son nom à la ville de Soissons), nom donné par d'Orbigny à la moitié inférieure du terrain éocène. N. m. : lesuessonnien.

SuétOIie (Caius Tranquillus Suetonius), historien latin, né à Rome (vers C9-vers 141), auteur des Douze Césars, recueil d'anecdotes d'un intérêt documentaire considérable, mais sans grande hauteur de vues. Il suivit d'abord la carrière des armes, se distingua au barreau, puis obtint une charge à la cour d'Hadrien; il fut disgracié pour avoir trop plu à l'impératrice Sabine.

SUette [su-e-te] n. f. (de suer). Nom de diverses maladies, caractérisées par une sueur abondante.

— Encycl. Parmi ces maladies, il faut distinguer : la suette anglaise, qui, de 1485 à 1551, ravagea complètement l'Angleterre (elle semble avoir aujourd'hui disparu) et la suette miliaire, endémo-épidémique en France depuis 1718, particulièrement dans certaines régions.

La suette miliaire est contagieuse et semble frapper plus particulièrement les gens de la campagne. Elle est caractérisée par des sueurs très abondantes, une température élevée et des troubles nerveux. Au bout de cinq à dix jours, une éruption se montre, caractérisée par un érythème polymorphe avec miliaire ; elle dure deux à trois semaines. Le traitement consiste dans le régime lacté, les boissons acidulées, les purgatifs, les antithermiques.

SUeur n. f. (lat. sudor). Humeur aqueuse qui sort par les pores de la peau. Action de suer : être en sueur à la suite d'une longue course. Par ext. Travail pénible : vivre des sueurs du peuple. A la sueur de son front, par un travail pénible et persévérant. Arroser quelque chose de ses sueurs, y travailler d'une façon pénible ■•t persistante. Sueur froide, sueur qui se manifeste dans quelques cas particuliers de maladie, dans certains états d'angoisse. Sueur de sang, sang qui s'échappe par les pores dans certaines maladies.

SUeur n. m. Ouvrier qui travaille le cuir immédiatement après le tanneur.

SuèveS, peuple de la Germanie (Souabe actuelle), qui se fondit dans les Alemanni. Une partie passa en Espagne, mais le royaume suève fut éphémère et Leovigilde, roi des Visigoths, le détruisit en 585.

SuèvreS, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 12 kil. de Blois; 1.640 h. Ch. de f. Orl.

Suez [ëss] (isthme de), entre la mer Rouçre et la Méditerranée, traversé par un canal dont Ferdinand de Lesseps fut le promoteur, inauguré en 1869. Le canal est ouvert en tous temps aux navires de tous les Etats, et ne peut être mis en état de blocus. Aucun acte d'hostilité ne peut être commis dans ses ports d'accès, ni dans un rayon de 3 milles au large. La ville de Suez (anc. Arsinoé), port sur la mer Rouge, compte 15.000 h.

SUffecte [su-fèk-te] adj. m. (du lat. suffectus, subrogé). .-111(17. rom. Consul élu en remplacement d'un consul mort avant l'expiration de ses pouvoirs.

SUffète [su-fe-te] n. m. (lat. suffes, etis). Nom des magistrats suprêmes de Carthage, de Tyr, etc.

SUfflcit [s/C] v. unipers. (en lat. il suffit). Fam. S'emploie pour marquer que ce qui a été dit ou fait est suffisant : je vous entends, sufficit.

sufficit diei malitia sua, mots lat. signif. : A chaque jour suffit sa peine. Aphorisme tiré de l'Evangile (saint Matthieu, VI, 34), et qu'on cite indifféremment en français ou en latin.

SUfâoni n. m. pi. (m. ital.). Nom par lequel on désigne les soufflards de la Toscane.

Suffire [su-fi-re] v. n. (lat. sufficere. — Je suffis, nous suffisons. Je suffisais, nous suffisions. Je suffis, nous suffîmes. Je suffirai, nous suffirons. Je suffirais, nous suffirions. Suffis, suffisons, suffisez. Que je suffise, que nous suffisions. Que je suffisse, que nous suffissions. Suffisant, suffi.) Avoir assez de pouvoir, de force, d'action, de ressources ; suf-

fire à toutes ses obligations. Etre assez considérable, assez satisfaisant pour un certain but : heureux celui à qui suffit ce qu'il possède. Etre une raison, une cause assez forte, assez efficace : un u (fit pour le froisser. Cela suffit, ou impers. il suffit, suffit, en voilà assez. Il suffit de, il n'est besoin que de. /( suffit que, c'est assez que. S* suffire v. pr. N'avoir pas besoin du secours des autres.

suffisamment [su-fi-za-man] adv. Assei.

Ant. Insuffisamment

Suffisance su-fi-zan-se] n. f. (de suffisant). Quantité assez grande : aroi'r sa suffisance d" blé. Aptitude suffisante. fVx... Insolente présomption! lotte suffisance. A suffisance, en suffisance loc. adv. Assez. Ant, Insuffisance.

Suffisant [su-fi-zan], e adj. (de suffire . Qui esf en quantité assez grande : capacité suffisante Qui a assez de ressources : débiteur suffisant pour ■payer. D'une vanité impudente : une personne fort suffisante. Qui est propre aux personnes de ce genre ; ton suffisant. Rime suffisante, celle qui remplit les conditions voulues sans aller au delà ni rcs deçà. N. m. : c'est un suffisant. Ant. Insuffisant.

SUffixal [su-fik-sal], e, aux adj. Qui fait fonction de suffixe.

Suffixe [su-fik-se] adj. flat. suffixus; de sub, sous, et fixus, placé). Se dit de toute partie de mot qui, ajoutée à la racine, détermine la nature ou le sens. N. m. : beaucoup d'adverbes français ont le suffixe ment. Ant. Préfixe.

Suffocant [su-fo-kan], e adj. Qui gène la respiration : chaleur, fumée suffocante.

Suffocation [su-fo-ka-si-on] n. f. lat. suffocatio). Sentiment d'oppression, produit par la gêne de la respiration.

Suffolk, comté de l'Angleterre; 371.000 h. Ch.-l. Ipswich. Important élevage de bétail.

Suffolk (William ije La Pôle, comte, puis due de), né à Cotton (1396-1450), capitaine anglais, qui fut forcé par Jeanne d'Arc de lever le siège d'Orléans : il fut plus tard le principal ministre de Henri VI. Après la perte de la Normandie, il fut décrété d'accusation par les communes, et décapité après un jugement sommaire.

suffoquer [su-fo-ké] v. a. (lat suffocare). Etouffer, faire perdre la respiration : les sanglots le suffoquent. Fam. Causer une surprise très vive, de l'indignation : sans gène qui suffoque. V. n. Perdre la respiration : suffoquer de colère. Fig. Etre violemment ému.

SUffragant [su-fra-ghan] n. et adj. m. Se dit d'un évèque à l'égard de son métropolitain : l'év'que de Paris resta longtemps su/fragant de l'archevêque de Sens.

Suffrage [su-fra-je] n. m. (lat. suffragium). Vote, voix donnée en matière d'élection : donner, refuser son suffrage. Approbation : cette pièce a enlevé les suffrages du public. Suffrage universel, régime électoral où tout citoyen est investi du droit de vote, sans aucune exclusion de rang ou de fortune. Suffrage restreint, régime électoral, où le droit de voter est réservé à un certain nombre de citoyens. Liturg. Prière que l'Eglise catholique fait à certains jours à laudes, à vêpres, en invoquant les saints. Menus suffrages, courtes prières faites dans la même intention. Fam. Vétilles.

Suffragette [su fra-jè-te] .(' n. f. Nom donné aux femmes s anglaises qui réclament pour leur sexe le droit de voter.

Suffren de Saint

Tropez (Pierre-André, bailli de), marin français, né à Saint-Cannat (Bouches-du- Rhône), m. à Paris (1726-1788) .

Il combattit glorieusement contre les Anglais, qu'il battit près des îles du Cap- Vert, devant Madras, à Negapatam, etc. Ce hardi marin était

bailli dans l'ordre de Malte : de là, le titre sous lequel il est désigné généralement. Il mourut en France, vraisemblablement tué dans un duel.

SUffruteSCent [su-fru-tès-san], e adj. Syn. de de sous-frutescent.

SUffumigation [su-fu, si-on] n. f. Combustion de matières odorantes. (Peu us.)

SUffusion [su-fu-zi-on] n. f. (lat. suffusio). Action d'une humeur qui se répand sous la peau.

Suger [jèr], abbé de Saint-Denis, ministre de Louis VI et de Louis VII, né à Argenteuil, m. à Saint-Denis (1081-1151). Il réforma la discipline dans

Suger, d'aprds un vitrail de l'abbaye de Saint-Denis.

son abbaye, affranchit les serfs qui en dépendaient, soutint contre es vassaux la cause royale. Pendant la seconde croisade , il fut régent du royaume et mérita le titre de Père de la Patrie. Suger fut un des plus puissants seigneurs de son temps ; il possédait une immense fortune. Il ivait désapprouvé le départ de Louis VII pour la croisade ; mais la délivrance de la Terre sainte lui tenait à cœur, et il allait entreprendre une croisade à ses frais, quand il mourut. Il a écrit une Vie de Louis VI.

Suggérer sugh-jé-ré)v. a. (du lat. suggerere,. placer dessous. — Se conj. comme accélérer/) Insinuer, inspirer : suggérer une résohition.

SUggesteur [sugh-jès-teur], trice n. Personne qui fait des suggestions.

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