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SUG

SUI

suggestibilité [sugHét-tï] a. f. Nature dea personnel <ilJi reçoivent facilement les suggestions. Aptitude h recevoir les suggestions hypnotiques.

suggestif [sugh-jès-tif], ive adj. Qui produit une suggestion.

suggestion [sugh-jês-ti-on] a. t. (de suggérer) Action « i * - faire naître dans la penBée. La pensée même amsi imposée au cerveau, Suggestion hypnotique, volonté, désir, idée, provoqués chez une personne en état d'hj |

— Bncycl, Les phénomènes de suggestion ont été constatés des la plus haute antiquité et '-'est probablement a eux qu'il faut rapporter les faits mystérieux dont on fait honneur a certains thaumaturges aux mage et 6 beaucoup de possédés. C'est ''ii \iv Biècle seulement que la suggestion a

idiée scientifiquement par l'école de Nancy • ■un. Liébault), puis par l'école de Paris [i hari "i Voisin, Janet).

La suggestion est la conséquence de l'état de sug-

gestibililt hypnose; elle est du domaine exclusif

de l'automatisme supérieur ou du psychisme inférieur. La suggestion criminelle est possible, niais dans des limites plus étroites qu'un ne Ta cru. I.a responsabilité des suggérés est toujours limitée. On désigne sous le nom d'auto-suggestion la suggestion spontanée d'un sujet liypnotisable. Les procèdes de suggestion sont l'affirmation verbale, le geste, le sens musculaire (mouvements ou position (les membres suggérant des idées correspondantes). La suggestion thérapeutique jouit d'une grande vogue et. représente un des moyens les plus actifs de la psychothérapie. La suggestion thérapeutique a donné ses meilleurs résultats dans l'hystérie, à cause de l'hypnose facile. De véritables guérisons ont été ainsi obtenues.

Suggestionner [sugk-jès-ti-O-né] v. a. Produire la suggestion chez un sujet-

sugillation | ji-la-si-on] n. f. (lat. sugillatio). Méd, Légère ecchymose.

SUgiller Ji-lé] v. a. (lat. sugillare). Méd. Faire une sugillation.

Sulll, v. de Prusse (présid. d'Erfurt), sur la Ilasel, affluent de la Werra; 13.800 h. Armes, porcelaine.

Suicide n. ni. (du lat. sut", de soi, et OK(7e?'e, tuer). Meurtre de soi-même : la morale défend le suicide. Fig. Action de détruire soi-même son action, son influence. Se dit parfois pour celui, celle qui se donne volontairement la mort : autrefois, te corps des suicides était traîné sur la claie.

Suicide, e n. Personne homicide de soi-même.

suicider [dé] (se) v. pr. (de suicide). Se donner volontairement la mort : se suicider est presque toujours une lâcheté. Fig. Détruire soi-même son activité, son influence.

SUÎcidomanie [ni] n. f. Manie du suicide.

SuidaS [dass], grammairien et lexicographe grec du Xe siècle de notre ère. Auteur d'une compilation sans critique et sans goût, mais où l'on trouve un grand nombre de fragments d'auteurs anciens.

suidés [dé] n. m. pi. Famille de mammifères artiodactyles pachydermes, renfermant les porcs (sus), potamochères, phacochères, etc. S. un suidé.

suie [su-i] n. f. Matière noire et épaisse que produit la fumée, et qui s'attache à la cheminée : tuyau de poêle engorge par la suie. Suie d'encens, noir de fumée provenant de la combustion de l'encens mâle. Bot. Maladie de plantes diverses.

— Encycl. La suie se compose d'un mélange d'huile, d'acide pyroligneux et de charbon. Les teinturiers font avec la suie une couleur jaune (bidunet). Elle est surtout utilisée dans la culture comme engrais. On la répand à raison de 20 h 4U hectolitres a l'hectare. La suie nourrit l'herbe et tue la mousse; elle t'ait merveille dans les trèfles et surtout dans les céréales d'automne.

Suif [su-if] n.m.(du lat. sébum, graisse). Graisse fondue des animaux dont on fait la chandelle- Moulure en goutte de suif, moulure dont le profil est arrondi, mais peu proéminent. Cuir en plein suif, cuir nourri au suif. Cuir en suif à chair propre, cuir nourri au suif, puis dégraissé du côté chair. Suif végétât, matière grasse tirée de certains végétaux, tels que l'arore à suif. Pop. Réprimande : receroir un suif.

— Encycl. Induitr. Souvent le mot suif, pris dans un sens restreint, ne désigne que la graisse de mouton ; mais les suifs commerciaux sont des mélanges de graisses de bœuf, de vache, de cheval, de veau, celui de mouton étant le plus estimé. Chimiquement, c'est un mélange de stéarine et d'oléine; on le retire par dissection sous le tissu adipeux. Ce suif est fondu, purifié et coulé dans des moules de bois. Pour la fabrication des chandelles, une nouvelle purification a lieu. Des graisses de moindre qualité sont extraites des os [suif d'os), des grat turcs de boyauderic (petit suif), des résidus de cuisine (graisses vertes, flambart). De la graisse de bœuf fraîche se retire une oléomargarine comestible (margarine, beurre artificiel).

— Ilot. Certains végétaux fournissent aussi des suifs, qu'on utilise pour la fabrication des bougies, des savons (stillinyie, ou arbre à suif des Chinois, irvingie du Gabon, karité, etc.).

SUiffard [su-i-far], 6 n. et adj. Arg. Se dit : !>■ d'une personne élégante et riche ; 2" d'une personne qui triche au jeu.

Suiffée [su-i-fé] n. f. Volée, raclée : recevoir une suiffée.

SUitt'er [su-i-fé] v. a. Enduire de suif: sui/fer un mât de coca , I

SUiffeuX, euse [su-i-feu, eu-ze] adj. Qui est de la nature du suif.

SUiffier [su-i-fi-é] n.m. Fabricant de suif.

sui generis, mots lat. signif. : de son espèce; de ce qui n'appartient qu'à lui. On dit. par exemple, qu'une fleur exhale une odeur sui generis, quand cette odeur n'offre d'analogie avec le parfum d'aucune autre fleur.

Suilly-la-Tour, comm. de la Nièvre, arr. et à ltî kil. de Cosne ; 1 :;70h.

SUint [su-in] n.m. (de suer). Humeur onctueuse, qui suinte du corps des bétes à laine. Laineensuint, laine brute non débarrassée du suint. Scorie sur le verre eu fusion. (On écrit aussi suin en ce sens.)

— Encycl. Le suint est un corps gras, onctueux, sécrété par l'appareil pileux du mouton; il renferme di acidi i etdi els de potassium. Pour travailler la laine, il faut la débarrasser du suint qui l'imprègne (dei Buint

suintant [tan . e adj. Qui suinte.

suintement [man] n. m. Action de suinter.

suinter [té] v. n. [de suint). S'écouler presque in ensiblement (en parlant des liquides, des humeurs): l'eau tuinteà travers lesvieuxmurs.L transsuder un liquide, une humeur: ce mur suinte. V. a. Laisser écouler imperceptiblement : suinter de l'eau. Fig. Laisser apparaître, manifester: cet homme suinte la haine et L'envie.

Suippes, ch.-l. de c. (Marne), arr. et à 22 kil de Châlons-sur-Marne, sur la Suippes : 2.060 h. (h. de f. E. Filatures. — Le canton a lu cornm. et 11.650 h.

Suisse [sn-i-se] adj. Qui appartient à la Suisse : montagne suisse. (V. l'art, suiv.)

Suisse, Suissesse \su-i-se, SU-i-s(-Se], originaire ou habitant de la Suisse : les Suisses et les Suissesses sont robustes.

Suisse [su-i-se] n. m. Portier d'une grande maison, que l'on prenait autrefois parmi les Suisses. Employé armé d'une hallebarde et d'une épée, qui est chargé de faire la police d'une église. Petit fromage blanc. Arg. Faire suisse, boire seul, sans inviter personne Point d'argent f point de suisse, v. argent. N. m. pi.

Soldats de nationalité suisse, qui servaient en corps dans les armées étrangères et, en particulier, en France, sous l'ancienne monarchie : les Suisses disparurent en 1830.

Suisse ou Confédération helvétique.

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