SUL
Sulfuré, 6 adi. Ch :m. Qui est à l'état Je sulfure. Hydrogène sulfure, syn de acide sulfiiydrique.
Sulfurer [ré] v. a. (< •< lat. sulfur, soufre). Combiner avec le soufre.
SUlfureur, euse [é eu] adj. Qui sert au sulfurage : pal sulfureur; chi rue sulfureuse.
sulfureux, euse [reu, eu-ze] adj. Chim. Qui tient de la nature du soufre ; eau, exhalaison sulfureuse. Acide sulfureux, acide oxygène dérivé du soufre. (C'est un gaz incolore, suffocant, que Ton emploie comme décolorant et com.nc désinfectant.)
— Encycl. Anhydride sulfura x. L'anhydride sulfureux, de formuli' 80*, que l'on B] pelle aussi gai sulfureux ou sulfuryle ou oxyde itufureux, est un gaz qui se dégage des émanation) volcaniques et qui résulte de la combustion du soufre. On le prépare dans les laboratoires en traitant l'acide sulfurique par le soufre ou le charbon, ou le cuivre, OU le mercure ; dans l'industrie, on l'obtient en grande quantité par le grillage des pyrites. C'est un gaz incolore, irrespirable à cause de la suffocation qu'il produit ; sa densité est 2,2:J. Il est très soluble dans l'eau et se liquéfie très facilement ; on le conserve gazeux ou liquéfié dans des siphons de verre ou des bonbonnes de fer. C'est un désoxydant énergique. Ses propriétés réductrices en font un décolorant pour les matières organiques (sucreries, blanchiment de la soie, de la paille, des colles, etc.) ; comme antiseptique, on l'utilise en fumigations contre les maladies de peau et pour la désinfection des locaux; il sert à détruire les germes que contiennent les futailles (méchage) et arrête la fermentation des moûts (mutage). Sa facile liquéfaction le fait utiliser pour produire de la glace. 11 sert à éteindre les feux de cheminée, à cause de l'atmosphère incomburante qu'il produit.
Acide sulfureux. Les solutions aqueuses de gaz sulfureux contiennent l'acide sulfureux SO'iP et ses hydrates. Cette dissolution est employée aux mêmes usages que le gaz. L'acide sulfureux donne avec les bases des sulfites et des bisulfites. {X. sulfite.)
SUlfuride n. m. Corps compris dans la famille du soufre et de ses composés.
SUlfurifère adj. Min. Qui contient du soufre.
SUlfurique adj. Chim. Acide sulfurigue, acide oxygéné dérivé du soufre, très répandu dans la nature à l'état de sulfate, appelé dans le commerce huile de vitriol: l'acide sulfurique est un corrosif très violent, ce gui le rend dangereux <t manier.
— Encycl. Anhydride sulfurigue. C'est un solide de formule SO, cristallisant en longues aiguilles blanches, semblables à l'amiante. Il est soluble dans le sulfure de carbone et fond à 18». Très avide d'eau, il s'y combine avec violence, en donnant l'acide sulfurique. On le prépare aujourd'hui industriellement par oxydation directe de l'anhydride sulfureux SO2) en présence de la mousse de platine : c'est le procédé dit de contact; l'aDhydride obtenu permet de préparer la série des acides sulfuriques du commerce en traitant par l'eau. L'anhydride sert aussi à la préparation des matières colorantes, au sullitage, etc.
Acide disulfurique. C'est un liquide oléagineux, de formule S'O'H1, fumant à l'air, se comportant comme un mélange d'anhydride et d'acide.
Bien exempt d'azote, on l'utilise pour dissoudre l'indigo et
préparer des c ol o-
Distillation de l'acide sulfurique.
rants. Syn. acide de Nordhausen, fumant, de Saxe,
PYROSULFURIQUE.
Acide sulfurigue. Connu des alchimistes, cetacide fut préparé industriellement pour la première fois en 1746. Dans le procédé dit des chambres de plomb, on obtient l'acide sulfurique par oxydation du soufre ou de l'anhydride sulfureux en présence d'eau. On obtient cet anhydride sulfureux en brûlant dans des fours spéciaux du soufre ou en grillant des pyrites ou des blendes. L'acide livré au commerce pèse 65°,?) Baume. On prépare aussi industriellement l'acide sulfurique par le procédé dit de contact. (V. anhydride sulfurique.)
L'acide ordinaire, SO'H1, est une huile incolore, de densité 1,84; il cristallise à — 30» et bout à 327»; il est très avide d'eau ; c'est un déshydratant énergique ; on doit le conserver en flacons bouchés à l'émeri. C'est un acide bibasique énergique, qui chasse les acides de nombreux sels en donnant les sulfates. Ses applications pratiques sont très nombreuses ; il sert à préparer les acides azotique et chlorhydrique, l'hydrogène, le phosphore, les aluns, les superphosphates, etc. On l'utilise pour l'affinage de l'or et de l'argent, pour la fabrication du glucose, du papier parcheminé, pour l'épurage des huiles, etc. Concentré, c'est un caustique violent [huile de vitriol); on combat mal son action par la magnésie ou la chaux éteinte.
SUlfurisation [za-si-on] n. f. Action de sulfuriser.
sulfurisé [ri-zè], e adj. Qui a subi l'action de l'acide sulfurique. Se dit en particulier d'un succédané du parchemin obtenu par trempage du papier dans de l'acide sulfurique , dilué : le papier sulfurisé est a;;peieausst'papier parcheminé , parchemin végétal, papier imperméable, etc.
sulfujiser [zé] v. a.
Soumettrejà ^sg l'action de lacide sulfurique.
SUlfuroïde adj. et n. m. Qui a de l'analogie avec le soufre.
SUlky [seul-lié] n. m. (mot angl. qui signif. boudeur, parce que ce véhicule ne peut porter qu'une
Sully.
seule personne). Voiture sans caisse et à deux roues, extrêmement légère, pour les courses au trot. SUlla n.f. Ilot.'. Nom vulgaire du sainfoin à bouguet. Sullivan (sir Arthur Seymour) , compositeur anglais, né et m. à Londres (1842-1900); auteur de nombreuses et agréables opérettes, d'oratorios, d'ouvertures, de morceaux de musique religieuse, etc.
Sully (Maximilicn de Bêthune, duede), baron de Rosny, ministre et ami de Henri IV, né au château de Rosny (Seine-et-Oisc), m. à Villebon (Loiret) [1559-1641], Après avoir combattu aux côtés de Henri IV, il devint son conseiller et son ministre, administra les finances avec économie et protégea l'agriculture, mais se montra l'adversaire des industries du luxe, qu'il jugeait dangereux'. Il répara les routes, les ponts, chercha à doter la France d'un réseau de canaux, créa une excellente artillerie, dressa le premier un budget sincère et réunit à la Bastille une épargne de 40 millions. Il avait coutume de dire : « Le labourage et le pastourage, voilà les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraves mines et trésors du Pérou.- La mort de Henri IV l'écarta des affaires ; il se fit donner une forte somme et une grosse pension, car il était loin d'être désintéressé, et, dès 1011, il se retira dans son château de Sully, où il menait un train presque royal. En 1034, Richelieu lui fit donner le bâton de maréchal. Sully a composé des Mémoires sur les (Economies royales, qui doivent être consultés avec précaution, et où il a imaginé de toutes pièces le prétendu « Grand dessein » de Henri IV.
Sully (hôtel de), situé à Paris, rue Saint-Antoine et place des Vosges; un des plus remarquables spécimens de l'architecture civile du xvn» siècle. Il fut construit par Androuet du Cerceau, en 1624.
Sully (James), philosophe anglais, né à Bridgewater en 1842. Ses ouvrages de psychologie valent par une grande ingéniosité d'analyse : le Pessimisme, les Illusions des sens et de l'esprit, l'Expérience reliyieusc, etc.
Sully Prudhomme (René-François-Armand), poète français, né à Paris, m. à Fontenay-aux- Roses (1839-1907). Dans ses recueils élégiaques : les Epreuves, les Solitudes, les \aines Tendresses, le meilleur de son oeuvre , il a excellé à traduire les sentiments les plus délicats de la vie intime du cœur. Ses poèmes philosophiques (In Justice, le Bonheur) révèlent les plus nobles soucis de la pensée, mais sont d'un art trop froidement didactique. Sa philosophie se ramène au conflit de la pensée et du sentiment. Son criticisme, qui procède par rigoureuses analyses, a pour aboutissement suprême un acte de foi morale.
Sully-SUr-Loire, ch.-l. de c. (Loiret), arr. et à 23 kil. de Gien; 2.500 h. (Sullinois). Ch. de f. Orl. Tannerie, vannerie. — Le cant. a 10 comm. et 9.750 h.
Sulpice (saint), le Sévère, évêque de Bourges, m. dans cette ville en 591. — Fête le 19 janvier.
Sulpice (église, fontaine, séminaire, prêtres de Saint-). V. Saint-Sulpice.
Sulpice-Sévère, historien ecclésiastique, né en Aquitaine, m. à Marseille. Il s'attacha à saint Martin, de Tours. Son Histoire sacrée va de la création du monde à l'an 411.
Sulpicia, poétesse romaine du temps de Domitien, auteur de la satire De edicto Domitiani. Elle a chanté avec esprit les joies de la famille et l'amour conjugal.
sul ponticello [soûl, poun-ti-tehèl-lo]. Mots
ital. signif. sur le petit pont, et qui s'écrivent sur une partie d'instruments à cordes, pour indiquer à l'exécutant qu'il doit jouer près du chevalet.
Sultan n. m. (mot ar. signif. pouvoir). Titre de l'empereur des Turcs. Titre donné à certains princes mahométans. Corbeille garnie de soie. Petit sachet de parfums, qu'on met dans un coffre à linge.
Sultanat [na] n. m. Dignité de sultan. Règne d'un sultan.
Sultane n. f. Femme du sultan. Sultane validé, femme du sultan régnant. Fam. Maîtresse. Joyau employé pour la coiffure des femmes. Robe longue, faite d'une riche étoffe et ouverte par devant. Ancien bâtiment de guerre turc. Adj. Poule sultane, nom vulgaire des oiseaux échassiers du genre porphyrion.
SUltani nu SUltanin n. m. Monnaie d'Egypte (5 à 6 fr.), de Tunis, d'Algérie (8 fr. 33 c).
SUltanie [ni] n. f. Province gouvernée par un sultan.
Sumac [mai] n. m. (de l'ar. sommak). Genre d'anacardiacées, renfermant de nombreuses espèces des régions chaudes et tempérées.
— Encycl. Les sumacs (rhus) sont des arbrisseaux ou des arbres à feuilles alternes composées pennées , à fleurs réunies en panicules terminales le fruit est un drupe. En France, on rencontre dans les sols arides le sumac des teinturiers, fustel ou arbre à perruque et le sumac ou roure des corroyeurs, em- Sumac,
ployés au tannage et à la
teinture. D'autres espèces, le sumac du Japon ou vernis du Japon, par exemple, fournissent des bois
Sully Prudhomme.
SUP
d'ébénisteric, des gommes-résines, utilisées à la fabrication de vernis, de la cire végétale, etc.
Sumatra, uncdesilcsdelaSondc; 5 millionsd'h. pour la plupart soumis à la Hollande. (Sutuatriens). Ch.-l. des possessions hollandaises, l'adang. Sol fertile, végétation et faune luxuriantes. Tabac, canne à sucre, café, épices, etc. Gisements d'or, cuivre, fer, diamants. V. Sonde (lies de la).
Sumène, ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 13 kil. du Vigan, près de l'Hérault; 2.540 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille, fer, zinc.
Sumériens ou Sumers. Syn. de akkads.
Sumiswald, comm. de Suisse ( cant. de Berne) ; 5.350 h. Construction, fabrique de cigares, sucreries, menuiseries, tanneries, fours â «baux, filatures de laine, draps, instruments de cuivre-, fromageries.
Summer (Marie Filon, dame Poucaux, connue sous le pseudonyme de Mary), femme de lettre* et romancière française, née et m. à Paris '1*>'»2- 1902). Elle a publié des romans, des ouvrag l'Inde, et d'agréables études sur la fin du xvih« s.
summum [som'-mom'] n. m. (m. lat. . l'I s haut degré : le summum de la civilisation.
summum jus, summa injuria, mots lat. signif. : exci-s de justice, excès Win < Adage latin de droit, cité par Cicéron (De offtciis, I, 10, 33j. Il entend par là que l'on commet souvent des iniquités par une application trop rigoureuse de la loi.
Sumner Maine (sir Henry James), jurisconsulte et sociologue anglais, né à Londres, m. a Cannes (1828-1888). Ses conclusions politiques sont peu favorables â la démocratie : Roman Law and légal Education, Ancient Laïc, etc.
Sund ou Oresund, détroit entre l'ile Seeland et la Suède, sur lequel sont situés Copenh .-. Elseneur; il unit la mer du Nord à la ruer Baltique ; 5 kilomètres de largeur au minin
Sunderland, v. d Angleterre (comté de Durham), à l'embouchure du Wear dans la rner du Nord; 145.000 h. Houille, construction de bateaux, cordages.
Sunderland (Robert Spencer, comte de , homme politique anglais, né â Paris, m. à Althorp (1640-1702). Il fut en Angleterre l'agent dévoué de la politique de Louis XIV, qui le pensionnait, auprès de Charles II. — Son fils Charles, m. à Londres (1674-1722), gendre de Marlborongh, devint lord lieutenant d'Irlande (1714) et président en 1718.
Sundgau, nom que portait à l'époque de la domination impériale le bailliage de la Haute-Alsace, et qui désigne encore aujourd'hui la partie la plus méridionale de l'Alsace, particulièrement les environs de Mulhouse.
sunna [su»-], sounna [soun'} ou souna n.f.
Chez les musulmans, recueil des préceptes d'obligation tirés des pratiques du Prophète et des quatre califes orthodoxes. Par ext., orthodoxie musulmane.
Sunne, v. de Suède (Vermland); 12.000 h. Scieries.
SUnnite [sun'-ni-te] n. Qui suit les principes de la sunna. Musulman orthodoxe.
sunt lacrymae rerum, mots lat. signif. : Il y a des larmes pour nos malheurs. Commencement d'un vers de Virgile (Enéide, I, 462). Ce sont les paroles d'Enée à son fidèle Achate à la vue de tableaux représentant la guerre de Troie. Par une erreur d'interprétation, on prend d'ordinaire ces mots dans le sens de : on pleure sur les choses (comme sur les personnes) ou de : les choses prennent part à notre douleur.
sunt verba et voces. praetereaque nihil, mots lat. signif. : Des mots, des paroles, et rien de plus. Pentamètre qui peut s'appliquer à un grand nombre de discours. Le premier hémistiche semble emprunté à Horace (Epttres, I, 34) ; le second a été ajouté plus tard.
suo tempore, mots lat signif. : En son temps, Il faut gue chague chose se fasse suo tempore.
SUOVétaurilieS [tô-ri-li] n. f. pi. (du lat. sus, truie, ovis, brebis, et tatous, taureau). Antig. rom. Sacrifice d'une truie, d'une brebis et d'un taureau, que l'on faisait dans le champ de Mars à la fin de chaque lustre et en d'autres circonstances.
Supan (Alexandre), géographe allemand, né à Irmichen en 1847. On lui doit un livre capital sur les Fondements de la géographie physique.
SUpé, 6 adj. (de super). Engagé et comme moulé dans la vase : navire supé.
Super [pé] v. a. (de l'angl. to sup, humer). Mai: Aspirer, pomper. V. n. S'obstruer, se boucher.
supération [si-on] n. f. (lat. superatio). Astr. anc. Quantité dont une planète s'est déplacée ou a devancé une autre planète dans le sens du mouvement direct.
SUperaxillaire [i>i-rak-sil-lè-rc] adj. Qui est placé au-dessus de l'aisselle.
SUperbe [prr-be] adj. (lat. superbus). D'un orgueil majestueux : vainqueur superbe. Qui marque l'orgueil : air superbe. D'une prestance imposante : femme, cheval superbe. Très beau, très riche : temps superbe. N. m. Orgueilleux : Dieu punit les superbes. N. f.Orgueil, présomption : la superbe des monargues.
superbement [pèr-be-man] adv. Magnifiquement : être superbement meublé.
SUpercargUe n. m. Syn. de subrécargue.
Supercession [pèr-sè-si-on] n. f. Dr. anc. Arrêt par lequel le conseil d'Etat déchargeait les comptables de leurs obligations.
Supercherie [pir-che-ri\ n. f. (ital. soperchieria). Tromperie calculée : supercherie littéraire.
supercoquentieux, euse [ph-ko-kan-si-
eu, eu-ze] adj. Pop. Magnifique, superbe.
Supercrétacé, e [pèr] adj. Qui est au-dessus du terrain crétacé.
SUpère adj. (lat. svperus). Syn. de supériejie. (Usité en botanique, où il s'oppose à infère.)
Superfécondation [pèr, si-on] n. f. Fécondation se produisant chez une femelle portant déjà un ovule fécondé, sur un ovule provenant <ie la même période ovulaire.
SUperfétation [pèr, si-on] n. f. (du lat. supèi . sur, et fœtus, foetus). Fécondation se produisant
SUP
chez une femelle qui porte déjà un fœtus vivant Chose qui s'ajoute inutilement à une autre. Redondance : superfétation de mots.
superficiaire [pèi'-/î-st'-e-re]adj. (de superficie).
Dr. Qui a rapport à la superficie. Propriété superficiaire, limitée à la superficie à l'exclusion du tréfonds, ou encore limitée aux bâtiments élevés sur le terrain d'autrui.
superfleiairement [pèr, t-re-man] adv. Syn.
de SUPERFICIELLEMENT.
SUperflcialité [pèr] n. f. Qualité de ce qui est superficiel. (Peu us).
Superficie [pèr-fi-si] n. f. (lat. superficies; de super, sur, et faciès, face). Le dessus d'un corps, surface : la superficie de la terre. Etendue, dimension : mesurer la superficie d'un champ. Fia. Connaissance légère, imparfaite, des choses : s arrêter à la superficie.
superficiel, elle [pèr-fi-si-èl, è-le] adj. (lat. superficialis). Qui a rapport à la superficie : étendue superficielle. Qui n'est qu'à la superficie : plaie superficielle. Fig. Léger, qui n'approfondit pas -.esprit, homme superficiel. Dépourvu de profondeur : eonnaissances superficielles.
superficiellement [pir-fi-si-è-le-man] adv. En superficie. A la superficie. D'une manière superficielle.
superflu, e [pèr] adj. Très fin : miel superfin. N. m. Ce qui est superfin.
Superflu, 6 [pèr] adj. (lat. superfluus). Qui est de trop : ornement superflu. Inutile : regrets super/lus. Rimes superflues, rimes plus que riches. N. m. Ce qui est au delà du nécessaire : donner aux pauvres son superflu-
SUperflUlté [pèr] n. f. Caractère de ce qui est superflu : superfluilc de paroles. PI. Choses superflues, inutiles : que de superfluités dans cet ouvrage!
super Humilia Babylonis, mots lat. signif. : Sur les fleuves de Babylone. Premiers mots d'un des plus beaux psaumes d'Israël, relatif à la captivité de Babylone (Ps. cxxxvi), qu'on rappelle pour marquer le sort des exilés, des captifs, etc.
superfusion [per-fu-zi-on] n. f. Action de fondre la cire sur la lettre qu'on veut ainsi cacheter.
Superga ou Soperga (la), colline d'Italie (Piémont), à 6 kil. de Turin, près du Pô ; altitude : 635 m. Au sommet, basilique élevée de 1717 à 1731, sur les plans de Juvara, en souvenir de la levée du siège de Turin par les Français (1706). Sépulture des rois de Sardaigne.
super-homme ou surhomme n. m. (en
allem. Uebermensch). Dans la philosophie de Nietzsche, type d'homme très supérieur à ses semblables par l'intensité de la vie, par la puissance de la pensée et par la force de la volonté, et dont la réalisation, qui ne sera l'apanage que de quelquesuns, doit être le but de l'humanité.
Supérieur, e adj. (lat. superior). Qui est situé au-dessus : étage supérieur. Qui atteint un degré plus élevé : température supérieure. Fig. Qui surpasse les autres en talent, en dignité, en mérite, en force, en rang, etc. : emploi, talent supérieur. Etre supérieur aux événements, les subir avec courage- Anal. Membres supérieurs, membres thoraciques chez l'homme. Géogr. Qui est plus rapproché de la source du cours d'eau qui traverse un pays : Germanie supérieure. N. Qui a autorité sur un autre : obéir à ses supérieurs. Personne qui dirige une communauté, un établissement religieux. Ant. Inférieur.
Supérieur (lac), lac du bassin du Saint-Laurent, entre les Etats-Unis et le Canada, communiquant avec le lac Huron par la rivière Sainte-Marie. Plus de 300 m. de profondeur. Navigation très active dans les ports de Duluth , Marquette, Port-Arthur, etc.
Supérieurement [mari] adv. D'une manière supérieure : être supérieurement doué. Parfaitement : chanter supérieurement. Ant. Intérieurement.
superimprégnation ipt-rin-pré-gna-si-on]
n. f. Fécondation de deux ou de plusieurs ovules au cours de la même période d'ovulalion ou de périodes d'ovulation différentes.
superintendance, superintendant.