SUL
xviii» siècle : Scharer, A. de La Cbanà, Rouquet, Thouron, Salomon Gcssner, Aberli, lés pastellistes E. Handmann, et J.-B. Liotard, Maria-Angelica Kaufmann, Bullinger, Huber l'Ancien, derrière, Schellenberg ; dans le paysage, Wuest, Dueros, Dunker, Meyer, le chevalier Facin, 'Webber, Rider, J.-P. de La Rive: dans la peinture d'histoire, Saint- Ours. A.-W. Tôppfer, le portraitiste Merz. Au xixe siècle et parmi les peintres contemporains, nous citerons, dans le paysage : Diday et Calame (au commencement du xix» s.); A.-Il. et L. Berthoud, Bodnier, Bryner, J. et A. Bûttler, Calame le fils, Castan, Corrodi, Dieudonné, Furet, Girardet, Guigon, J. et L. Jacottet, Jeanniot, Langhard, N. Lemaitre, Lugardon, Mayer-Attenhot'er, Enenn, A. de Meuron, L.deNiederhauscn-Kcechlin, Pfj tfer.Potter, Schiess, Schiffuiann, Veillon, Zimmermann. Zûndt, etc. ; dans la peinture de genre: Léopold Robert (1791- 1835 et son frère Aurèle ; dans la peinture d'histoire, Charles Gleyre, Hornung et J.-L. Lugardon ; dans un genre tout diffèrent, Bôcklin et son élève Sandreutcr, dans la peinture religieuse, Gsell, Burnand, Paul Robert; daus le portrait, M"« Rath, Menn, Giron, etc.
— Sculpture. La Suisse conserve de nombreuses sculptures en bois du moyen âge ; par contre, la sculpture contemporaine, de marbre et de bronze, a été très peu féconde. Elle a cependant été représentée par les œuvres de James Pradier, un maître, de Chaponnière, de Vêla, etc.
— Architecture. Les souvenirs du moyen âge catholique et féodal subsistent dans une foule d'églises et de manoirs. Mentionnons les châteaux de Wuflens, d'Yverdon, de Chilien, de Lausanne. La plus vieille église de Suisse est la cathédrale de Coire (vm« s. pour la partie la plus ancienne). Les églises les plus remarquables sont la cathédrale de Zurich (xe-xi» s.), de Payerne et de Neuchatel (fin du xe s.), de Genève (fin du x» S.-1124), de Schaffhouse (xi« s.), etc. Notons que le style ogival persista en Suisse, surtout dans les cantons voisins de l'Allemagne, longtemps après l'apparition en Italie et en France du style de la Renaissance. A la tin du xix" siècle, un grand nombre de villes suisses se sont enrichies de monuments neufs, d'un style un peu hybride, mais opulent et imposant.
— Musique. Au moyen âge, la musique sacrée était fort en honneur dans les monastères (Saint- Gall, Einsiedeln, etc.). Le xvi» siècle eut un grand théoricien musical : Henri Lorit, dit Glaréan. Au xvni' siècle, une musique véritablement nationale se révèle dans les mélodies, cantates et chansons de Steiner, de Schmidli, de Egli, etc. J.-J. Rousseau, Genevois, est l'auteur d'un dictionnaire de musique. La musique vocale est représentée dans notre siècle par les œuvres de Frôhlich, Huber, Attenhofer; l'opéra et le lied par Hans Huber et Jacque-Dalcroze. L'hymne national : Rufst du mein Vatcrland, se chante sur l'air du God save the Kiivj.
SUÎSSerie [suise-r{] n. f. Logement d'un suisse d'hôtel.
Suissesse, v. suisse.
SUit [si-oui'] n. m. (m. angl.). Vêtement complet.
suit n. m. Coût. anc. Obligation d'assister au plaid d'un seigneur.
Suite n. f. (lat. pop. sequita; de sequi. suivre). Ceux qui suivent, ceux qui accompagnent par honneur : suite d'un prince. Série de personnes qui se succèdent : longue suite de rois. Ce qui vient après, une chose déjà connue : cela s'annonce bien, mais attendons la suite. Continuation d'une œuvre écrite : la suite d'un roman. Choses de même nature rangées dans un certain ordre : suite de médailles, d'estampes. Réunion des gravures d'un ouvrage: une double suite sur japon. Enchaînement de faits qui se suivent : suite de succès, de malheurs. Résultât, conséquence: cette affaire aura des suites graves. Ordre, liaison : paroles, raisonnements sans suite. Persévérance : esprit de suite- Math. Termes qui se succèdent suivant une certaine loi. Mus, Composition musicale comprenant plusieurs morceaux; sonate : les suites de Hiendel. Milit. A la suite, situation d'un officier qui, se trouvant sans emploi de son grade, est rattaché pour l'administration à un corps de troupe. Féod. Droit de suite, droit en vertu duquel un seigneur pouvait réclamer son serf partout où il allait se réfugier. Loc. adv : De suite, à la file, les uns aprèsles autres : dixcarrosses desuite. Sans interruption : faire dix lieues de suite. Tout de suite, sur-le-champ : il faut prendre ce médicament tout de suite. (C'est une faute d'employer de suite pour tout de suite.) Par suite, par une conséquence naturelle. Par la suite, plus tard. Loc. prépos. Patsuite de, en conséquence de. A la suite de, dans le cortège de, après; comme conséquence de.
SUitée [té] adj. f. Se dit d'une jument suivie de son poulain.
suites n. f. pi. (pour fuites). Testiculesdesanglier.
SUiv. abréviation de suivant, suivante, etc.
SUivable adj. Qu'on peut ou qu'on doit suivre. Techn. Fil suivable, fil égal et sans nœud.
Suivant [van] prép. Dans la direction de : marcher suivant taxe d'une vallée. A proportion de : suivant le mérite. Selon l'opinion de : suivant Bossuet. Suivant que loc. conj. Selon que.
Suivant [ion], e adj. Qui est après : au chapitre suivant- N. m. pi. Ceux qui escortent. Poét. Les suivants d'Apollon, les poètes- N. f. Femme qui est au service d une autre ; soubrette.
Suivante (la), comédie de Corneille, en cinq actes et en vers (1634), fondée, sur un quiproquo assez compliqué. La suivante Amarante essaye d'enlever à sa maîtresse Daphnis un certain Florame. Elle échoue dans son projet.
Suiveur n. m. Fam. Homme qui a l'habitude de suivre les femmes dans la rue.
SUivi, e adj. Où il y a de la liaison : raisonnement bien suivi. Fréquenté : théâtre suivi. Vers suivis, vers qui ont tous la même mesure. Se dit, en terme de tisseur, des opérations relatives aux divers montages dont l'ordre ne subit aucun changement. Eu T. de manège, se dit d'un cheval aux formes hejmonieuses.
Suivre v. a. (lat. sequi.— Je suis, nous suivons. Je suivais, nous suivions. Je suivis, nous suivîmes. Je suivrai, nous suivrons. Je suivrais, nous suivrions. Suis, suivons, suivez. Que je suive, que nous sui- >it, ns- Que je suivisse, que nous suivissions. Suivant. Suivi, e.) Aller, marcher après quelqu'un:
marches, je vous suis. Accompagner dans un déplacement: suivra un ami dans son exil. Courir après : suivre un lièvre, un voleur. Aller aussi vite que : suivre un cheval au galojp. Mourir après : sa mère est morte et il l'a suivie. Etre transporté après: vos bagages vous suivront. Examiner la marche, le déplacement de : suivre du regard toi vaisseau. Observer dans son développement : suivre les progrès d'un jeune homne. Etudier et diriger avec persévérance : suivre un progrès. Fia. Accompagner: cette image me suit partout. Ecouter attentivement pour comprendre: suivre un discours, un raisomiement. Longer: suivre le cours d'un /leuve, la lisière d'un bois. Marcher dans: suivre un chemin. Prolonger, étendre : suivre une métaphore. Embrasser, donner son adhésion à: suivre une doctrine. Se conformer à : suivre la mode. Exercer : suivre une profession. Venir après par rapport au temps : le printemps suit l'hiver. Etre la conséquence de : la satiété suit les excès. S'attacher à : l'envie suit la gloire. Suivre les pas de quelqu'un, aller partout où il va. Suivre le torrent, se laisser entraîner par l'exemple général. Suivre sa pointe, ne pas se désister. Suivre une affaire, s'en occuper sérieusement. Suivre une méthode, la pratiquer. Suivre un cours, y assister assidûment. Suivre ses goiits, s'y abandonner. V. n. Aller à la suite : c'est à vous de suivre. Faire suivre, s'écrit sur l'enveloppe de ce que l'on expédie pour indiquer que, si le destinataire est parti, l'objet doit lui être envoyé à son nouveau domicile. En T. de typographie, ne point faire d'alinéa. V. impers. Résulter : il suit de là que. Se suivre v. pr. Se succéder : les jours se suivent. Etre placé l'un après l'autre dans un ordre régulier : numéros qui ne se suivent pas. S'enchaîner : ces raisonnements se suivent. Ant. Précéder.
Sujet [je] n. m. (de sujet adj.). Cause, raison, motif : sujet d'espérance. Matière sur laquelle on parle, on écrit, on compose ; le sujet d'une conversation; d'un tableau. Personne ou chose considérée par rapport à ses actes ou à ce qu'on peut faire par rapport à elle : c'est un bon sujet. Mauvais sujet, personne méchante et vicieuse. Personne folâtre ou maligne. Etre plein de son sujet, en être pénétré. Anat. et méd. Cadavre que l'on dissèque ; malade que l'on traite. Gramm. Ternie de toute proposition duquel on affirme ou l'on nie quelque chose (le sujet exprime l'état ou l'action que marque le verbe) : le verbe s'accorde en nombre et en personne avec le sujet. Musiq. Phrase qui commence la fugue et lui sert de thème. Philos. Esprit qui connaît, par rapport à l'objet qui est connu. Loc. prépos. Au sujet de, sur le sujet de, sur, relativement à.
Sujet, ette [je, è-te] adj. (du lat. subjectus, mis dessous). Soumis, astreint par sa nature ou sa situation : tous les hommes sont sujets à la mort. Mis dans l'obligation de se soumettre : sujet à l'impôt foncier. Enclin, porté à : sujet d s'enivrer. Susceptible de : sujet à se tromper. Exposé : sujet à la goutte. Homme sujet à caution, auquel il ne faut pas se fier. Sujet, ette [jè,è-le] n. Soumis à une autorité souveraine : un sujet n'est pas un esclave.
Sujétion [st'-on] n. f. (lat. subjectio). Etat de celui qui est sujet: vivre dans la sujétion. Assiduité gênante: emploi d'une grande sujétion. Servitudes auxquelles une maison est sujette.
SUlcature n. f. (du lat. sulcare, sillonner). Trace en forme de sillons.
SUlcicolle adj. (du lat. sulcus, sillon, et collum, col). Dont le col ou le corselet est marqué de sillons. SUlcifère adj. (du lat. sulcus, sillon, et ferre, porter). Hist. nat. Marqué de sillons.
SUlciforme adj. (du lat. sulcus, sillon, et de forme). Qui est en forme de sillon.
SUlcipenne [pè-ne] adj . (du lat. sulcus, sillon, et penna, plume). Dont les ailes sont marquées de sillons. SUlciroStre [ros-tre] adj. (du lat. sulcus, sillon, et rostrum, bec). Dont le bec ou le rostre est marqué de sillons.
SuleaU (François-Louis), journaliste et pamphlétaire royaliste français, né en Picardie, massacré dans la cour des Tuileries, le 10 août 1792, à l'instigation de Théroigne de Méricourt.
SUlf ou SUlfO (du lat. sulfur, soufre), préfixe indiquant la présence du soufre dans un composé. SUlfacide n. m. Nom donné à tout sulfure jouant le rôle d'acide.
sulfatage n. m. Action de sulfater : le sulfatage de la vigne doit se faire par un temps sec.
sulfate n. m- (du lat. sulfur, soufre). Chim. Sel de l'acide sulfurique.
— Encycl. L'acide sulfurique, SO*Hs,peut former avec un métal monovalent deux sels : un sel neutre et un sel acide. Par exemple, il forme avec le sodium le sulfate neutre, SO'NaJ, et le sulfate acide ou bisulfate, SO'NaH. Les sulfates alcalins sont employés en verrerie; le sulfate de calcium constitue le plâtre, celui de baryum le blanc fixe des peintres ; les sulfates de fer et de zinc sont des désinfectants ; les sulfates de cuivre et de nickel sont employés en galvanoplastie ; les agriculteurs utilisent comme engrais les sulfates d'ammoniaque, de potassium ; en médecine, on emploie les sulfates alcalins, le sulfate de zinc, de quinine, le sulfate de magnésie (sel de Sedlitz), etc. Il existe des sulfates doubles (v. alun) du type [Al1 (SO'j3, SO'K", 24IPO] (alun de potassium), dans lesquels l'aluminium peut être remplacé par du fer, du chrome, du manganèse.
Sulfaté, e adj. Qui renferme du ou des sulfates.
Sulfater [té] v. a. Asperger de sulfate de cuivre: on sulfate les vignes pour prévenir le mildiou.
SUlfateur, euse [eu-ze] n. Personne qui effectue le sulfatage.
SUlfatique adj. Qui concerne les sulfates.
SUlfhydrate [fi] a m. Sel de l'acide sulfhydrique.
sulfhydrique [/;]-adj. (du lit. sulfur, soufre,
et du gr. udôr, eau) Se dit d'un acide formé de soufre et d'hydrogène. Syn. hydrogène sulfuré.
— Encycl. L'acide sulfhydrique, de formule H!S, se produit dans la putréfaction des matières animales (fèces, œufs, viandes, etc.) ; il se dégage de certaines sources minérales et des fumerolles volcaniques. On le préparc dans les laboratoires par l'action de l'acide chlorhydrique sur un sulfure (sulfure de fer ou mieux d'antimoine). C'est un gaz incolore, à odeur d'œufs pourris, de densité 1.119. Il se liquéfie assez facilement ; il est soluble dans
l'alcool et dans l'eau. C'est un acide faible, qui donne avec les alcalis des .ulfures et des sulfhydrates. Il est toxique et pç <voqu« des troubles nerveux, vertiges, nausées ; : devient mortel à la dose de 1/250". Il se dégage souvent mélangé do sulfhydrate d'ammoniaque (plorib des ouvriers), des fosses d'aisances. En cas d'acement, il convient de faire respirer au patient du chlorure de chaux imbibé de vinaigre. On l'emploie dans l'industrie comme réducteur (fabrication de l'aniline). En médecine, il s'administre surtout avec certaines eaux minérales ; il agit dans les affections du larynx, etc.
SUlfhydrométrie [tri] n. f. Dosage del'agide sulfhydrique, contenu dans certaines eaux.
SÙlfhydrométrique adj. Qui concerne la sulfhydrométrie.
sulfatage n. m. Action d'ajouter du bisulfite de potassium à un moût et, plus communément aujourd'hui, de lui mélanger une certaine quantité d'anhydride sulfureux.
— Encycl. Le sulfitage a pour but soit de débarrasser les moûts ou les fûts destinés à contenir du vin de certains ferments susceptibles d'y développer des mauvais goûts, des maladies, etc., soit encore d'arrêter pour un temps la fermentation alcoolique. Le sulfitage par adjonction d'anhydride sulfureux au moyen du sulfltomètre Pacottet est d'une efficacité plus certaine que l'emploi du bisulfite du potassium.
Sulfite n. m. (du lat. sulfur, soufre). Chim. Sel de l'acide sulfureux.
— Encycl. Les sulfites dérivent de l'acide sulfureux SO'II', dans lequel l'hydrogène est remplacé par des éléments équivalents. Il y a, par suite, deux espèces de sulfites : les sulfites proprement dits, provenant du remplacement des deux atomes d'hydrogène dans la molécule d'acide, lesbisulfites, sels acides où un atome d'hydrogène seulement est remplacé. Ces sels sont, en général, solubles et. présentent des propriétés réductrices qui les font employer dans l'industrie du blanchiment, dans la préparation de la pâte de bois pour papier. On utilise en photographie les sulfites anhydre et hydraté de sodium et les Disulfites alcalins. Les sulfites donnent avec les aldéhydes des composés peu solubles, utilisés dans l'extraction de certains parfums desessences naturelles.
SUlfiter [té] v. a. Pratiquer le sulfitage.
SUlfitique adj. Qui concerne les sulfites.
Sulfltomètre n. m. Appareil imaginé par Pacottet et au moyen duquel on dose l'anhydride sulfureux utilisé à l'opération du sulfitage.
SUlfO. V. SULF.
Sulfobase [ba-ze] n. f. Sulfure jouant dans les combinaisons chimiques le rôle de base.
SUlfocarbol n. m. Composé antiseptique que l'on obtient par le contact prolongé de l'acide sulfurique et du phénol. Syn. aseptol.
SUlfOCarbonate n. m. Composé obtenu en mettant le sulfure de carbone en présence des alcalis.
SUlfocarboniqUe adj. Anhydride sulfocarbonique, syn. de sulfure de carbone. V. sulfure.
SUlfOCyanique adj. Se dit d'un acide CHAzS, qui diffère de l'acide cyanique par la substitution du soufre à l'oxygène. (C'est un liquide incolore, qui bout à 102» et se solidifie à 12».)
SUlfocyanure n. m. Syn. impropre de sul-
FOCYANATE.
SUlfonal n. m. Composé que l'on obtient enoxydant le mercaptol que l'on obtient avec l'acétone et le mercapton.
— Encycl. Le sulfonal. qui se présente sous forme de cristaux blancs prismatiques très solubles dans le chloroforme, est employé comme hypnotique ; c'est d'ailleurs le type d'une classe de composés (disulfones) tels que le trional, le tétronal, qui sont tous hypnotiques.
sulfonitrique adj. Se dit d'un mélange d'acide sulfurique et d'acide nitrique.
SUlforganique adj. Se dit de tout composé organique renfermant du soufre.
SUlfosel [sèl] n. m. Combinaison de deux sulfures.
SulfO-urée n. f. Urée dans laquelle l'oxygène est remplacé par du soufre.
SUlfovinique adj. Se dit d'un acide obtenu, par l'action de 1 acide sulfurique sur l'alcool. Syn.
f. Qualité des corps sulfu-
ETHYLSULFURIQ.VE.
sulfurabilité n.
rables.
SUlfurable adj. Qui peut être sulfuré.
Sulfurage n. ni. Opération viticole, qui a pour but la destruction des phylloxéras radicicoles par l'introduction dans le sol d'une certaine quantité de sulfure de carbone.
— Encycl. Le sulfurage s'effectue en automne, en hiver ou au printemps mais à une époque où le sol est sec ; le sulfure de carbone (200 kil. à l'hectare) est réparti dans le sol soit au moyen de pals injecteurs (v. pal), soit au moyen de charrues sulfureuses, soit enfin en déposant au fond de trous faits à l'aide d'un pâlot, des capsules dosées de l'insecticide.
SUlfuration [si-on] n. f. Action de sulfurer.
Sulfure n. m. (du lat. sulfur, soufre). Chim. Composé formé par la combinaison du soufre avec un autre corps.
— Encycl. Les sulfures métalloîdiques, c'est-àdire formés par la combinaison du soufre et d'un métalloïde, ont une composition analogue aux composés oxygénés corrrespondants ; citons le sulfure de carbone CS" analogue à l'anhydride carbonique CO2. Le sulfure de carbone est utilisé pour vulcaniser le caoutchouc, extraire le parfum des plantes, dégraisser les draps, etc. ; on 1 utilise aussi contre le phylloxéra. Les sulfures métalliques sont les sels de l'acide sulfhydrique H'S. Si un atome d'hydrogène seulement est remplacé par un atome métallique équivalent, on a un sulfhydrate; si les deux atomes d/hydrogène sont remplacés, on a un sulfure. Les sulfures métalliques constituent la forme la plus fréquente des minerais de la nature (cinabre, jiy rite, blende, galène, etc.); quelques-uns sont utilisés en médecine .kermès), d'autres servent à l'épilage des peaux (orpiment). Enfin, il existe des sulfures organiques et des sulfhvdrates (sulfure d'éthyle, sulfure d'ullyle ou essence d'ail, etc.).