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THÈSE

Surface n. f. (de sur, et face). Partie extérieure, dehors d'un corps, superficie : la surface de la terre, d'un polygone. Fig. Extérieur, dehors, apparence : esprit qui n'a que de la surface. Fam. Garanties que l'on offre, crédit : la surface d'un commerçant.

— Encycl. Tout corps nous apparaît limité par une surface qui, à nos yeux, détermine sa forme extérieure et le sépare de l'espace environnant. Géométriquement, on conçoit la surface en faisant abstraction de la matière, c'est-à-dire de son origine expérimentale. Parfois, on confond, dans le langage usuel, surface et aire. A vrai dire, on doit les distinguer : tandis que le terme « surface » rappelle la forme, le mot ■< aire » s'applique exclusivement au nombre qui mesure cette étendue. On définit aussi la surface comme le lieu des positions d'une courbe (génératrice) qui se déplace et se déforme suivant une loi donnée. La surface de révolution est celle qui est engendrée par une génératrice tournant autour d'une droite (axe). Les surfaces réglées sont celles qui sont engendrées par le mouvement d'une ligne droite, elles se divisent en deux classes : 1° les surfaces dévcloppables , qui peuvent par déformation s'appliquer sur un plan sans déchirure ni duplicature (ex. : le cylindre et le cône) ; 2» les surfaces gauches, dans lesquelles deux positions de la génératrice infiniment voisines ne se trouvent jamais dans un même plan.

Surfaire [fè-re] v. a. et n. (de sur, et faire. — Se conj. comme faire.) Demander un prix trop élevé d'une marchandise : surfaire un objet. Vanter à l'excès ; surfaire le talent d'un écrivain.

Surfaix : I- Ue couverture; 2. De voltige.

SUR

SUrfaiX \fè] n. m. (de sur, et faix). Bande de cuir ou d'étoffe avec laquelle on attache une couverture sur un cheval, ou qui retient les quartiers de la «elle, ou la chabraque. Corde assujettissant la charge d'une bote de somme.

sur fécondation

[si-un] n. f. Fécondation d'un même ovule par deux OU plusieurs spermatozoïdes, surfeuille [feu. il

mil., e] n. f. Bot. Nom donne aux organes qui recouvrent le bouton et se déchirent ou s'écartent quand celui-ci grossit.

surfllage n. m.

Supplément de torsion (l. .iiiic aux matières textiles, lors du filage.

Surfiler [lé] v. a. Augmenter la torsion d'un fil pour en augmenter la finesse.

Surfin, 6 adj. Comm. Dont la qualité est d'une finesse supérieure.

SUrfieurir v. n. Fleurir après avoir donné ses fruits.

surfoncier [si-é\, ère adj. Coût. anc. Se dit d'une rente constituée sur un fonds déjà grevé d'une première rente, et de tout complément de l'impôt foncier.

SUrfondU, e adj. Se dit d'un corps en état de surfusion.

surforce n. f. Comm. Exagération, augmentation de la force ordinaire des spiritueux.

Surfrappe [fra-pe1 n. f. Nouvelle frappe d'une monnaie qui portait déjà un type.

surfrapper [fra-pé] v. a. Soumettre à la surfrappe.

Surfusibilité [fu-zi] n. f. Caractère d'un corps surfusible.

SUrfUSible [fu-zi-ble] adj. Phys. Se dit d'un corps qui peut accidentellement rester liquide à une température inférieure à sa température de fusion.

SUrfUSion [zi-on] n. f. Pkt/s. Phénomène par lequel un corps reste accidentellement liquide à une température inférieure à sa température de fusion.

— Encycl. Un assez grand nombre de corps sont susceptibles de présenter le phénomène de surfusion ; l'eau isolée de l'air environnant par une couche d'huile, par exemple, peut être amenée à — 10" sans se congeler. Lorsqu'un liquide est à l'état de surfusion, il suffit de placer sur le liquide une parcelle solide du même corps ou bien simplement de frapper un coup sur le vase qui le contient pour provoquer immédiatement la solidification, et alors la température revient à celle du point de solidification. L'eau de pluie qui, en tombant, produit le verglas, est en état de surfusion.

Surge n. f. (provenç. surje). Comm. Laine grasse qui n'a été ni lavée, ni dégraissée. Adj. : laine surge. Pâte sur/je, pâte à papier qui ne retient pas l'eau.

Surge et ambula, mots lat. signif. : Lève-toi, et marche. Paroles de Jésus-Christ au paralytique, qu'il guérit par ces seuls mots (saint Matthieu, IX, 5).

Surgeon [jori] n. m. (du lat. surgere, se lever). Rejeton qui sort du pied d'un arbre. Fig. Rejeton d'une race. (Vx.) Surgeon d'eau, petite source jaillissante. (Vx.)

Surgères, ch.-l. de c. (Charente-Inférieure), arr. et à 27 kil. de Rochefort ; 3.300 h. Ch. de f. Etat. Eglise des xi= et xii« siècles avec belle façade romane. Distilleries, eaux-de-vie, vins. — Le cant. a 12 comm. et 11.740 h.

Surgir v. n. (du lat. surgere, se lever). Se montrer en s'élevant : une voile surgit ci l'horizon. Fig. Apparaître, se manifester : de nouvelles difficultés surgissent sans cesse.

Surgissant [ji-san], e adj. Qui surgit.

SUrgiSSement [ji-se-man] n. m. Action de surgir : le surgissement des roches ignées.

Surglacer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et 0 : il surglaça, nous surglarons.) Art culin. Mettre un glacé de sucre sur : surglacer les pâtisseries.

Surhaussé [râ-sé], e adj. Se dit des arcades des voûtes dont la montée est plus grande que la moitié de son ouverture. Ant. Surbaissé.

SUrbaUSSement [rd-se-man] n. m. Action de surhausser; son résultat. Elévation donnée à un arc, au delà du plein cintre. Ant. Surbaissement.

SUrbaUSSer [rosé] v. a- Augmenter la hauteur : surhausser un mur. Elever une voûte au-dessus de son plein cintre. Fig. Mettre à un plus haut prix ce qui était déjà assez cher. Ant. Surbaisser.

surhomme n. m. Syn. de superiiomme.

Surhumain, e [ru-min, i-ne] adj. Qui est audessus des forces humaines : e/fort surhumain. N. m. Ce qui est surhumain.

Surhumains (les) [ Rejiresenlative Men], par R. W. Emerson (1849), ouvrage où l'auteur considère le grand homme comme un modèle que les autres doivent s'efforcer d'imiter, tandis que Carlyle, dans le Culte des héros, tient les grands hommes pour chargés d'une mission sociale surnaturelle.

Suricate ou surikate n. m. Genre de mammifères carnivores, renfermant des animaux voisins des civettes et qui sont propres à l'Afrique du Sud.

surimposer [rin-po-

sé] v. a. Frapper d'un surcroît d'impôt : l'alcool est surimposé.

surimposition [rin-

po-zi-si-on] n. f. Suixroit d'imposition.

Surin n. m. Jeune pommier non encore greffé. Sauvignon. Arg. Couteau, poignard.

Suricate.

Surinam [nom"} (le), fleuve de la Guyane hollandaise, qui baigne Paramaribo, et se jette dans TAtlantique ; 350 kil.

SUriner [ni] v. a. Arg. Tuer avec un Burin.

SUrineUT n. m. Arg. Assassin qui se sert du surin.

Surintendance [tan] n. f. Charge, fonction de surintendant. Hôtel, bureaux d'un surintendant.

Surintendant [tan-dan] n. m. Officier chargé de la surveillance des intendants d'une administration militaire. Surintendant des finances, sons l'anc. monarchie, nom de l'administrateur général des finances. Dans les églises de la confession d'Augsbourg, nom donné aux pasteurs qui, dans une circonscription ecclésiastique, exercent une certaine autorité. Ali.us. littér.

Jamais surintendant ne trouva de cruelles,

vers de la huitième satire de Boileau. On le rappelle pour montrer la puissance irrésistible de l'or dans les choses de l'amour.

— Encycl. La charge de surintendant général des finances existait en France à la fin du xm« siècle; mais elle ne fut établie d'une façon régulière qu'à partir de François Ier. Elle fut supprimée en 1001, après l'arrestation de Fouquet, et remplacée par celle de contrôleur des finances.

SUrintendatlte [tan] n. f. Femme d'un surintendant. Dame qui avait la première charge dans la maison de la reine Directrice des maisons d'éducation de la Légion d'honneur.

Surir v. n. (de sur). Devenir sur, aigre, acide : les chaleurs font surir le vin.

SUrirelle [rè-le] n. f. Bot. Algue de la famille des diatomées, à valves légèrement ailées sur les bords, vivant dans les eaux douces, saumâtres ou salées.

Surirritation [si-on] n. f. Pathol. Irritation excessive.

SUrjacent [san]. e adj. Géol. Se dit des roches superposées aux autres.

surjaler [lé] et surjauler [jô-lé] v a. Mar.

Se dit d'une ancre sur le jas de laquelle la chaîne s'engage pendant le mouillage. V. n. Sortir du jas : l'ancre a surjeté.

Surjet [je] n.m. Couture faite à deux morceaux d'étoffe appliqués l'un sur l'autre bord à bord. (V. COUTURE,)

Surjeter [té] v. a. (Se conj. comme jeter.) Coudre un surjet.

SUrjurer [ré] v. a. Dr. anc. Répondre par un sermon opposé à celui d'une autre personne.

Surlangue n.f. Art vitér. Inflammation aiguë de la langue des bestiaux.

Surlé n. m. Entaille faite aux pins pour l'extraction de la térébenthine et de la résine.

Surlendemain [lan-de-min] n. m. Jour qui suit le lendemain.

SUrlier [li-é] v. a. (de sur, et lier. — Se conj. comme prier.) Mar. Entourer avec du fil à voile ou avec un petit cordage pour empêcher de se détordre : surlier un câble.

SUrliure n. f. Mar. Action de surlier un cordage pour empêcher des torons de se décommettre.

Surlonge n. f. Partie de l'échiné du bœuf, située entre le paleron et le talon du collier.

surlouer [lou-é] v. a. (de sur, et louer). Prendre ou donner en location au-dessus de la valeur réelle.

SUrlunaire [nè-re] adj. Qui est audessus, au delà de la lune.

Surmarcher [ché] v. n. Véner. Revenir sur ses erres. V. a. Empiéter sur. (Vx.)

SUrmé ou SUrmeh [mé] n. m. Fard noir dont se servent les femmes turques.

surmenage n. m. (de surmener). Ensemble des troubles qui résultent de la répétée des organes.

— Encycl. Le surmenage se produit lorsque l'élimination des déchets de fonctionnement, ou ponogènes, ne peut pas s'effectuer entièrement pendant les périodes de repos. Le surmenage peut entraîner de véritables maladies générales, et notamment des affections nerveuses graves.

Le traitement du surmenage comporte deux indications précises: 1» le repos au grand air, mais un repos relatif qui n'exclue absolument ni le travail physique, ni le travail int'ilectucl modérés ; 2° l'hydrothérapie et le massage, et, d'autre part, une alimentation tonique et réparatrice, des glycérophosphates et surtout ni vins, ni alcools.

surmener [né] v. a. (Se conj. comme amener.) Excéder de fatigue; faire travailler trop vite et trop longtemps : surmener un cheval. Se surmener v. pr. Travailler avec excès.

surmesure n. f. Dr. Ce qui se trouve au delà de la mesure exprimée dans les actes de vente.

SUrmontable adj. Que l'on peut surmonter : difficulté aisément surmontable.

Surmonté, e adj. lllas. Se dit d'une pièce ou d'un meuble accompagnés en chef d'une ou plusieurs figures qui ne les touchent pas immédiatement. V. SOMMÉ.

SUrmontement [man] n. m. Action de surmonter. (Peu us)

surmonter [té] v. a. (de sur, et monter). Passer par-dessus : eau qui surmonte les maisons. Etre placé au-dessus : statue gui surmonte une colonne. Fig. Dominer, se rendre maître : surmonter son chagrin.

Surmoulage n. m. Moulage pris sur un autre moulage.

SUrmOUle n. m. Moule pris sur un objet moulé.

SUrmOUler [lé] v. a. Couler dans un moule pris sur un objet moulé.

surmousse [mou-se] n. m. Espèce de champignon du genre agaric.

SurmOÛt [mou] n. m. (de sur, et moût). Jus de raisin tiré de la cuve avant la fermentation.

surmulet [le] n. m. Poisson de mer appelé aussi rouget.

Surmulot [lo] n. m. Espèce du genre rat, comprenant de gros rats gris (mus decumanus), qui abondent dans les égouts, les cours, les écuries :

Sur I utre

fati

ue

[ni] a. f. Genre d'oiseaux rapaces de la bubonidés, comprenant des chouettes

SUR

robustes, courageux et excessivement voraces, lei surmulots dévorent tout ce qu'ils trouvent.

Surnageant [jan], e adj. Qui surnage.

Surnager [je] v. n. (Se conj. comme nager.) Se soutenir à la surface d'un fluide : le liège Burnage. Fig. Survivre, subsister : réputation gui surnage tandis que d'autres tombent dans l'oubli.

Surnaturaliser [zé] v. a. Rendre surnaturel; donner un caractère surnaturel.

surnaturalisme [lit-me] n. m. Système religieux qui admet le surnaturel. Forme "particulière du rationalisme qui s'est développée dans l'Allemagne protestante du xvtie siècle, et qui considère la révélation comme l'auxiliaire de la raison.

surnaturaliste [U$-té] adj. Philos. Qui a rapport au surnaturel.

SUrnaturalité n. f. Qualité de ce qui est surnaturel.

Surnature n. f. Philos. Nature surajoutée.

Surnaturel, elle [rèl, è-le] adj. Qui excède les forces de la nature : pouvoir surnaturel. Qui n'est connu q'ue par la foi : vérités surnaturelles. Par exagér. Extraordinaire: adresse surnaturelle. N.m. Ce (jui est surnaturel : la foi au surnaturel.

SUrnaturellement [rè-le-man] adv. D'une manière surnaturelle.

SUmeigé [nè-jé], e adj. Recouvert de neige.

Sumeigée [nè-jé] n. f. Véner. Voie d'une bête fauve noire ou puante, sur laquelle la neige est tombée.

surnie

famille des

pattues, voisines des harfangs.

SUmom [non] n. m. Nom ajouté au nom propre d'une personne ou d'une famille : Scipion, vainqueur de Carthage, reçut le surnom <f Africain.

Surnombre [non-bre] n. m. Nombre qui dépasse le terme fixé : être en surnombre dans un compartiment.

SUmommer [no-mé] v. a. Donner un surnom: Louis XIV fut surnommé le Grand.

Surnourrir [nourrir] v.a. Fam. Nourrir abondamment.

Surnuméraire [rè-re] adj. (du lat. super, audessus, et numerus, nombre). Qui est au-dessus du nombre fixé : avoir un doigt surnuméraire. N m. Employé d'administration qui travaille sans appointements, jusqu'à ce qu'on l'admette en titre. Mar. Homme qui ne fait pas partie de l'effectif marin.

SUmumérariat [rira] n. m. Emploi de surnuméraire. Temps pendant lequel on est surnuméraire.

suroffre [ro-fre] n. f. Offre plus avantageuse qu'une offre déjà faite.

suroffrir [ro-frîr] v. a. Offrir en sus.

Suroît Troi] n. m. (corrupt. de sud-ouest). Mar. Vent du sud-ouest, dans le langage des marins. Chapeau de toile builée imperméable. Vareuse de laine à capuchon pour s'abriter du suroît.

SUrOS [ro] n. m. (de sur, et os). Tumeur dure, qui se développe sur le canon du cheval.

suroxydation [rok-si-da-si-on] n. f. Oxydation poussée au plus haut degré.

SUrOXyde n. m. Chim. Syn. de peroxyde.

Sur Oxyder [rok-si-dé] v. a. Pousser l'oxydation au plus haut degré.

suroxygénation [rok-si, si-on] n. f. Addition d'un excès d'oxygène.

SUrOXygéné, e [rok-si] adj. Qui contient un excès d'oxygène.

Suroxygéner [rok-si-jé-né] v. a. 'Change é en è devant une syllabe muette). Accroître la teneur en oxygène.

SurpaSSable [pa-sa-ble] adj. Qui peut être surpassé.

Surpasser [pa-sé] v. a. (de sur, et passer). Excéder, dépasser en hauteur : surpasser de toute la tète. Etre au-dessus, supérieur à : cet élève surpasse tous ses condisciples en talent, en méchanceté. Excéder les forces, l'intelligence, les ressources de : dépense qui surpasse ses moyens. Fam. Causer un grand étonnement : cet événement me surpasse. Se surpasser v. pr. Faire encore mieux qu'on ne fait d'ordinaire : cet acteur s'est surpassé aujourd'hui.

Surpaye [pt-i] n. f. Action de surpayer. Gratification accordée en sus de la paye.

Surpayer [pè-ié] v. a. (Se conj. commme balayer.) Payer, acheter trop cher : surpayer un cheval. Donner une somme trop élevée à : surpayer un employé. Fig. Acheter trop cher : surpayer un plaisir.

SUrpeau [pô] n. f. Bot. Nom vulgaire de l'épiderme des plantes, dans quelques pays.

Surpente n. f. Mar. Syn. de surpente.

Surpeuplé, e adj. Qui est peuplé à l'excès ; où les habitants sont trop nombreux.

Surpeuplement [man]n. m. Biol. Se dit des milieux où le nombre des espèces et de leurs représentants respectifs dépasse les ressources en aliments, oxygène, etc.

SUrpliS [pli] n. m. (lat. superpellicium; de super, sur, et peltis, peau). Vêtement d'église, de toile blanche et fine.

surplomb [pion] n. m. (de surplomber). Défaut de ce qui penche, de ce qui n'est pas à plomb.

surplombement [pion- Jff: & ,. MA-'-^ -\

be-man] n. m. Action de surplomber : le surplombement dun mur.

surplomber [pion-b€] v.

n. (de sur, et plomb). Etre hors de l'aplomb : ce mur surplombe.

V. a. Dépasser l'aplomb de : des rochers surplombent le ravin.

surplue [plû] ou surpluée [piu-d] adj. f. (de

sur, et pluie). Véner. Voie surplue ou surpluée, et substant. Surplue ou surpluée. voie lavée par la pluie depuis le passage de l'animal.

Surplis.

SUR

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