‹ Le Larousse pour tousChapitre 811 sur 979 · SYL · texte numérisé non relu

SYL

SUValki OU Souvalki, v. do Russie (Polosne), ch.-l. de gouv. ; 20.000 h. Tanneries. — Le gouv. a 610.000 h.

SUV6 n. m. Bot. Nom vulgaire du chêne-liège, en Provence.

Suvée (Joseph-Benoît), peintre français, né à Bruges, m. à Rome (1743-1171), directeur de l'académie de France à Rome, auteur de la Mort de l'amiral de Coligny, et d'un célèbre portrait d'André Chénier.

Suzaillie, femme juive célèbre par sa beauté et sa chasteté, dont l'histoire est racontée dans le livre de Daniel. (Bible.) Elle avait épousé un riche Israélite, durant la captivité de Babylone. Deux vieillards, qui exerçaient les fonctions de juges, conçurent une passion pour elle et lui en firent l'aveu, après l'avoir surprise au bain. Repousses, ils déclarèrent, pour se venger, qu'ils l'avaient trouvée en flagrant délit d'adultère. Suzanne fut condamnée à mort. Mais Daniel ayant convaincu les deux vieillards de faux témoignage, Suzanne recouvra la liberté avec son honneur, et les deux accusateurs furent exécutés.

Suzanne au bain, tableau de Paul Véronèse, de Santerre (Louvre) ; — de Rembrandt (La Haye); —

Suzanne au bain, d'après Santerre.

de Rubens, de Van Dyck (Munich) ; — de Miéris (Bruxelles); — de Santerre (Louvre), ce dernier popularisé par la gravure de Porporati.

Suzanne (sainte), vierge et martyre, décapitée à Rome sur l'ordre de Dioclétien, vers 29b. Fête le 11 août.

Suze-la-RoUSSe, comm. de la Drôme, arr.

et à 36 kil. de Montélimar ; 1.210 h. Sériciculture.

suzerain, e [rin, è-ne] n. et adj. (de sus, par imitation de souverain). Seigneur qui possédait un fief dont d'autres fiefs relèvent : le suzerain devait aide et protection à son vassal. Qui appartient, qui a rapport au seigneur suzerain : puissance suzeraine.

Suzeraineté [rè] n. f. Qualité de suzerain. Droit de suzerain et territoire dans lequel il s'exerçait. Par ext. Droit d'un souverain, d'un Etat, sur un Etat qui possède un gouvernement distinct, mais dont l'autonomie est incomplète. Ait fig. Droit comparable à la suzeraineté féodale.

Suze-sur-Sarthe (La), ch.-l. de c. (SartKë),

arr. et à 19 kil. du Mans ; 2.610 h. Ch. de f. O. et Orl. Tanneries, plâtre.

Svarga, le ciel ou paradis d'Indra.

Svastika [svas-ti] n. m. Symbole religieux de l'Inde, qui consiste en une croix à branches égales, dont les quatre extrémités sont recourbées à droite en forme de gamma. (V.

SVelte [svèl-te adj. (ital. svelto). Délié, dégagé colonne, taille svelte.

SVelteSS3 [svèl-tè-»e] n. f. Forme svelte. Qualité de ce qui est svelte ; la sveltesse des formes.

Sven Hedin ou mieux Hédin (Sven), voyageur suédois, né à Stockholm en 1865. On lui doit de remarquables explorations dans le Thibet et le Ladak.

Sverdrup Jean), homme politique norvégien, né au château de Jarlsberg. m. à Christiania (1816- Chef du parti radical, il fit abolir le veto royal et fut président du conseil (1884-1889).

Sverdrup ( Otto N. ), marin et explorateur norvégien, né à Brindalen en 18BS. Il accompagna Nansen dans les mers arctiques (1896) et explora la partie orientale de l'archipel Parry (.1898).

Svod, ensemble des lois russes, compilé par Speransky sur l'ordre du tsar Nicolas 1er, et mis en .r en 1835.

S.V.p., abréviation des mots s'i7 vous plat t.

swadeshism [sou-a-dê-chism'] ou svadé-

ClSme mot anglo-indien; du sanscrit sva, sien, et deçà, pays) n. m. Nom donné au boycottage par les Hindous des produits européens aux Indes. Mouvement nationaliste indien, qui en est résulté.

swadeshiste [sou-a-dc-chis-te] ou svadé-

ClSte n. Partisan du swadeshism, dans l'Inde.

Swammerdam[rfam'](Jean), naturaliste hollandais, né et m. à Amsterdam (1637-1680 , un des principaux défenseurs de la théorie oviste sur remboitement des germes.

Svastika.

SAUVASTIK.A. )

Swan River {rivière des Cygnes), fleuve de l'Australie occidentale (500 kil.); elle baigne Perth et se jette dans l'océan Indien, à Freemamle.

Swansea, v. d'Angleterre (pays de Galles) ; 100.000 h. Port actif à l'embouchure du Tawe. Grand commerce de charbon. Métallurgie.

swarajism [sou-a-ra-jissm'] ou svara-

jisme [jis-me] n. m. (mot anglo-indien; du sanscrit sva, sien, et raj, gouvernement). Nom donné à la théorie de l'émancipation politique des Hindous.

Swatow ou Cha-Téou, v. de Chine (prov.

de Kouang-Toungi, à l'embouchure du Han ; 32.000 h. Port ouvert au commerce international. Sucre, tabac, thé.

sweating-system [sou-i-im'jft'] n. m.

(expr. angl. ; de to sweat, suer). Système dans lequel un patron, au lieu de faire faire un travail par des ouvriers qu'il emploie directement, en confie l'exécution à un intermédiaire, qui en charge des ouvriers engagés spécialement à cet effet.

Swedenborg [svi-deUrborgK] (Emmanuel), philosophe mystique suédois, né à Stockholm, m. à Londres (1688-1772). 11 eut des visions, se proclama en relation avec le monde spirituel, dont il se mit à apporter aux hommes la révélation, et fit de nombreux disciples. On a de lui : Arcana cœlestia, De cœlo et inferno, De nova Hiefosolyma, etc. Il a d'ailleurs prévu certaines importantes découvertes : la cristallographie et ses principes essentiels, etc.

swedenborgien, enne [ své-den-bor-ji-in ,

è-ne] adj. Relatif à Swedenborg ou à sa doctrine. N. m. Adepte de la doctrine de Swedenborg.

SWedenborgisme [své-dèn-bor-jis-me] ou SWedenborgianisme [své-dèn, nis-me] n. m. Doctrine de Swedenborg.

swedenborgiste [své-din-bof-jis-te] n. Disciple de Swedenborg.

Sweepstake [sou-ip-stèk] n. m. (m. angl. ; de to sweep, rafier, et stake, enjeu). Turf. Prix qui consiste en une somme résultant d'une souscription convenue entre les propriétaires des chevaux engagés.

SWertie [svèr-ti] n. f. Genre de gentianacées, comprenant des plantes vivaces, dont on connaît cinquante espèces d'Europe, d'Asie et d'Afrique.

SwetChine (Anne-Sophie Soymonof, dame), écrivain français de nationalité russe, née a Moscou, m. à Paris (1782-1857), auteur de Lettres et de Pensées, d'une inspiration mystique et d'une forme chaleureuse, encore qu'un peu apprêtée. Joseph de Maistre, Montalembert et Falloux fréquentèrent son salon. Ce dernier a publié ses Lettres et raconté sa vie.

Swevegbem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Courtrai) ; 5.740 h. Tabac, lames, blanchisseries de toiles.

Swevezeele, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Thielt), près du Wardamme ; 5-910 h. Dentelles, tissus, cordages, carrosserie.

Swieten [svi-é-tèn'] (Gérard Van), médecin hollandais, né à Leyde, m. à Schcenbrunn (1700- 1772). Médecin de talent, il fit prohiber un grand nombre de livres contraires à ses doctrines, ce qui le lit nommer le Tyran des esprits et l'Assassin des cor/is. On lui doit la liqueur dite de van Swieten.

Swift [sou-ift') (Jonathan), écrivain anglais, né et m. à Dublin (1667-1745), auteur des Voyages de Gulliver, du Conte du Tonneau, de la Prophétie de Windsor, des Lettres du drapier, etc. Il eut une vie très tourmentée. Il exerça une réelle influence politique et littéraire, grâce à sa dextérité à manier le pamphlet et plaida avec chaleur la cause de l'Irlande.

Ses satires ingénieuses, virulentes, pessimistes, parfois cyniques, sur des matières politiques, religieuses ou sociales, sont écrites dansune languevigoureuse.

Swinburne (Charles Algernon), poète lyrique et dramatique anglais, né à Londres, m. à Putney-Hill (1837-1909). Lyrique, épique, dramatique, sa poésie, parfois un peu redondante, mais d'une admirable variété de rythme, excelle à rendre le charme mystérieux de la nature (Poèmes et Ballades, Chants d'avant l'aube, etc.).

Swindon, v. d'Angleterre (comté deWilts); 50.000 h. Fabriques d'instruments agricoles.

Swinemùnde, v. de Prusse, près de Stettin, dans l'ile d'Usedom ; 13.700 h. Port de pêche, actif et sûr.

Swistaka [sivis-ta] n. m. Sorte de sifflet en terre cuite, en usage en Russie.

SyagriUS fuss] (Afranius), administrateur et poète romain, né à Lyon vers 330, préfet d'Italie et de Gaule sous Gratien; son fils fut le comte Aoidius. — Son petit-fils. Afranius Syagrius (430-486), comte romain en Gaule, fut battu par Clovis à Soissons. Réfugié à Toulouse près d'Alaric, roi des Wisigoths , celui-ci le livra à Clovis, qui le fit mettre à mort.

SyagriUS (saint), évêque français, n. et m. à Autun (520-600), évêque d'Autun. — Fête le 27 août.

Sybaris [riss], ancienne v. de l'Italie (Lucanie), colonie achéenne, sur les rives du golfe de Tarente. Fondée par les Achéens et les Trézéniens en 720 av. J.-C, elle s'enrichit par le commerce, et l'excès de ses richesses amena chez ses habitants des mœurs efféminées, et le nom de « Sybarite » devint synonyme de voluptu ux. Les Crotoniatcs, profitant de querelles intestines, la prirent et la détruisirent en 510 av. J.-C. Sybaris est restée célèbre par la mollesse de ses habitants, qui a passé en proverbe. On rapporte qu'un Sybarite suait à grosses gouttes en voyant un esclave qui fendait du bois, et qu'un autre, nommé Sminiride, se plaignit d'avoir passé toute une nuit sans dormir, parce que, parmi les feuilles de roses dont son lit était semé, il y en avait une qui s'était pliée en deux : exagération ridicule, qui est restée proverbiale.

Sybarite, originaire ou habitant de Sybaris. Adj. : population sybarite. Par ext. (avec une mi-

nuscule), personne qui mène une vie molle et voluptueuse commo les habitants de Sybaris: un vrai sybarite.

Sybaritique adj. Propre aux Sybarites : habitudes sybaritiques.

sybaritiquement [ke-man] adv. a la manière des S\ barites.

sybaritisme [tis-me] n. m. Vie molle, mœurs semblables a celles des Sybarites.

Sybel (Henri de), historien allemand, né à Dusseklorf, m. à Marhourg (1817-1895) ; chercheur scrupuleux et méthodique, écrivain élégant, à qui l'on doit, entre autres œuvres, une Histoire de ta période révolutionnaire de 1780 à 1795.

sycomore n. m. ter. sukomoros ; de sukon, figue, et moron, mûre). Variété d'érable, dite aussi faux platane (acer pseudoplatanus).

sycone n. m. (du gr. sukon, figue). Fruit charnu, dont la figue est le type.

Sycophante n. m. (du gr. sukon, figue, etphainein, faire voir). Nom donné, a Athènes, à ceux qui dénonçaient les exportateurs ou voleurs de ligues. Par ext. Dénonciateur. Auj. Fourbe, hypocrite, coquin.

Sycopbantisme [tis-me] n. m. Caractère du sycophante.

SyCOSiS [ziss] n. m. (du gr. sukôsis, tumeur en forme de figue). Périfolliculite des poils de la barbe et de la moustache.

— Encyci.. Le sycosis est caractérisé par des pustules, des végétations rouges et suintantes ; il dure pendant des années. On épile, on emploie des pommades antiseptiques et parasiticides, au mercure, au soufre, etc.

SyCOtique adj. Patli. Quia rapport au sycosis.

Sydenham [nain] (Thomas), médecin anglais, né àWinford-Eagle, m. à Londres (1624-1689), inventeur du laudanum.

Sydney [sid-nè], v. de l'Australie, capit. de la Nouvelle-Galles du Sud : 538.000 h. Belle ville ; industrie très active : métallurgie, machines, constructions navales. Port très sûr et très actif.

SydoW (Théodore-Emile de), géographe et cartographe allemand, né à Freiberg, m. à Berlin (1812-1873).

Syène, v. de l'anc. Egypte, longtemps forteresse importante, aux confins de l'Ethiopie ; aujourd'hui Assouan.

Syénite n. f. (de Syène, v. d'Egypte). Roche neutre primitive, qui est une sorte de granit sans quartz.

— Encycl. La syénite est caractérisée par la présence de l'amphibole hornblende, et elle contient une forte proportion de mica biotite. L'amphibole et le mica dominent l'un sur l'autre suivant les variétés. Les plus beaux types de syénite sont ceux de Plauen (Saxe) et de Biella (Piémont).

Syénitique adj. Qui contient de la syénite.

Sylla (Lucius Cornélius), dictateur romain, né en 136 av. J.-C, m. à Pouzzoles. Collègue, puis rival de Marius, consul en 88, vainqueur de Mithridate, puis de la Grèce par les victoires de Chéronée et d'Orchomène et l'occupation d'Athées, il devint le chef du parti aristocratique, et bientôt le maître de Rome et de l'Italie, malgré les efforts de Marius. Il proscrivit ses ennemis, revisa la Constitution romaine dans un sens très favorable au sénat, et jouit d'une influence incontestée.

Sous prétexte de faire régner l'ordre, il s'abandonna à ses pires instincts de cruauté. Arrivé à l'apogée de sa puissance, il abdiqua (79) et mourut l'année suivante, les chairs corrompues, dévorées par une intarissable vermine, à Pouzzoles, où il se livrait à d'innommables débauches. Son abdication est l'un des traits les plus singuliers de l'histoire. On y compare quelquefois une résolution spontanée à laquelle on ne s'attendait pas, surtout s'il s'agit d'un renoncement à une autorité, à une position brillante.

Sylla, tragédie d'E. de Jouy, inspirée par le dialogue de Montesquieu entre Sylla et Eucrate (1822). V. dialogue.

Syllabaire [sil-la-bi-re] n. m. Livre élémentaire pour apprendre à lire et où les mots sont decomposés en syllabes.

Syllabation [sH-la-ba-si-on] n. f. Méthode qui consiste à faire diviser les mots en syllabes, au lieu de les décomposer en lettres, comme on fait dans l'épellation.

Syllabe [sil-la-be] n. f. (gr. sullabê). Une ou plusieurs lettres qui se prononcent par une seule émission de voix : le mot Paris a deux syllabes. A'e pas répondre une syllabe, ne rien répondre. Syllabe ouverte, dont la voyelle est suivie d'une consonne simple. Syllabe fermée, dont la voyelle est suivie de deux consonnes. Syllabe muette ou féminine, qui est terminée par un e muet.

Syllaber [sil-la-bê] v. a. Assembler les lettres par syllabes. (Peu us.)

s y llabico-ideographique adj . Se ditd'une

écriture qui est syllabique et idéographique à la fois.

Syllabiqué [sil-la] adj. Qui a rapport aux syllabes. .Ecriture syllabique, ou chaque syllabe est représentée par un caractère. Vers syllabique, où la mesure est déterminé? par le nombre, et non la valeur des syllabes.

syllabiquement [sil-la-bi-ke-man] adv.

D'une manière syllabique. (Peu us )

syllabisation [sil-la-bi-za-si-o/i] n. f. Division par syllabes.

syllabiser [sil-la-bi-zé] v. a. Diviser par syllabes.

syllabisme [sil-la-bis-me] n m. Système d'écriture dans lequel chaque syllabe est. représentée par son signe propre (telle l'écriture assyrienne).

syllabus [sil-la-buss] n. m. (m. lat. signif. sommaire). Enumération sommaire des points décidés dans un ou plusieurs actes de l'autorité ecclésiastique. Absolum. (avec une majuscule). Le syllabus promulgué par Pie IX en 1864 : le Syllabus fut publié à la suite de l'eni yclique Quanta cura.

syllepse [sit-lèp se n. f er, sullêpsis). Gram. Figure de rhétorique, par laquelle les mots s'accor-

Monnaie de Sylla.

Page 1