SYL
SYM
dent selon le sens, et non selon les règles grammaticales, comme dans : il es( six heures (syllepse de nombre), les vieilles gens sont soupçonneux (syllepse de genre).
sylleptique [sil-lèp] adj. Qui appartient à la s.Ulcpsc : forme sylleptique.
syllexie [sil-lèk-si] n. f. (du gr. sullexis, recueil). Collection, famille de mots qui se rapportent a la même idée ou à la même racine.
SylliS [sil-liss] n. f. Zool. Genre d'annélides, répandus dans les mers chaudes.
syllogiser [sil-lo-ji-zé] v. n. Raisonner par syllogismes. (Peu us.)
syllogisme \sil4o-iU-me] n. m. (gr. sullogismoa). Argument qui contient trois propositions : la majeure, la mineure et la conclusion, et tel que la conclusion est déduite de la majeure par l'intermédiaire de la mineure.
— Encycl. Un syllogisme est un raisonnement dans lequel certaines choses étant posées, une autre chose en résulte nécessairement. Tout syllogisme comprend deux prémisses et une conclusion. Les deux premières portent le nom de majeure et de mineure. Le principe du syllogisme (le syllogisme luimême abstrait) est le suivant : ce qu'on aflirme légitimement pour un tout peut être aussi affirmé poulies parties de ce tout ; ce qu'on nie légitimement pour le tout, peut être aussi nié pour une ou plusieurs parties du tout. Voici un exemple de syllogisme : tous les hommes sont mortels; or, Pierre est un homme; donc Pierre est mortel. L'art syllogistique est une escrime puissante, qui donne à 1 esprit l'habitude de la précision.
syllogistique [sil-lo-jis-ti-ke] adj. Qui appartient au syllogisme : forme syllogistique. Chaîne syllogistique, nom donné quelquefois au sorite.
syllOgiStiquer [sil-lo-jis-ti-ké] v. n. Argumenter par syllogsime. (Vx.)
Sylphe n. m. (b. lat. sylphus, d'orig. gauloise). Génie de l'air, dans la mythologie celtique et germanique du moyen âge.
Sylphide n. f. Sylphe femelle. Fig. Femme gracieuse et légère : les sylphides du corps de ballet.
Sylphérie [rî] n. f. Pays des sylphes.
Sylphion n. m. Gomme -résine tirée de la Libye, très estimée des anciens.
Sylvain, dieu des forêts et des champs, chez les Latins. 11 répond à peu près au Pan grec. On a donné son nom aux divinités secondaires, démons et génies des bois.
SylvainS [vin] n. m. pi. (du lat. sylva, forêt). Divinités fabuleuses des forêts et des champs, chez les Latins. S. un Sylvain.
sylvane ou Silvane n. m. Genre de coléoptères clavicornes, renfermant de petits insectes roux ou noirs, qui vivent sous les écorces d'arbres.
Sylvanesque [nis-ke] adj. Qui a rapport au dieu Sylvain ou aux sylvains.
sylvatique adj. (lat. sylvaticus; de sylva, forêt). Se dit des végétaux qui croissent sous les arbres dans les forêts.
Sylve n. f. (du lat. sylva, forêt). Sorte de chasse qui figurait dans les divertissements publics des Romains.
Sylves n. f. pi. Littér. V. silves.
sylvestre [vès-tre] adj. (lat. sylvester ; de sylva. forêt). Qui croit dans les bois : pin sylvestre.
Sylvestre Ier ( saint ) , né à Rome, pape de 314 à 335. Il combattit l'hérésie arienne. Il est le premier pape que les monuments représentent avec la tiare. Fête le 31 décembre — Sylvestre II (Gerbert), né en 935 àAurillac, m. à Rome. Savant et lettré, évêque de Reims, il fut élu pape en 999. Très énergique, il obligea les princes laïques à respecter la Trêve de Dieu, et conçut la première idée de la croisade, m.
en 1008. — Sylvestre III, né à Rome, antipape en 1044 II fut déposé par le concile de Sutri.
Sylvestre (ordre de Saint-), ordre pontifical institué en 1841, par le pape Grégoire XVI, pour récompenser les vertus et les mérites civils. Deux classes ; ruban à cinq bandes verticales (trois rouges et deux noires).
Sylvestre GoZZOlilli (saint), né à Osmo, m.àFano (1177-1227); instituteur de 1 ordre des moines sylvestrins, approuvé en 1247. — Fête le 26 novembre.
SylveStrin [vis-trin] n. et adj. m. Religieux d'un ordre fondé par saint Sylvestre Gozzolini.
Sylvia ou la Nymphe de Diane, ballet en deux actes, scénario de Jules Barbier, musique de Léo Delibes (1876).
Sylvieole adj. (du lat. sylva, forêt, et colère, habiter). Qui a rapport à la sylviculture : l'industrie sylvieole. Qui vit dans les forêts.
Sylviculteur n. m. Qui fait de la sylviculture.
Sylviculture n. f. (du lat. sylva, forêt, et cultura, culture). Science qui a pour objet la culture et l'entretien des bois.
Sylvie [vi] ou sylvia n. f. Nom scientifique des fauvettes.
Sylvien, enrie [vi-in, è-ne] adj. Anat. Qui a rapport à la scissure de Sylvius.
Sylvine n. f. Chlorure naturel de potassium.
Symbiose [sin-bi-6-se] n. f. (du gr. sun, avec, et bios, vie). Association de deux ou plusieurs organismes différents, qui leur permet de vivre : un lichen est la symbiose d'une algue et d'un champignon.
symbiote [sin] n. m. Se dit des êtres assemblés en symbiose.
symbiote [sin] n. m. Genre d'acariens, vivant dans la peau des chevaux et des ruminants et de divers animaux.
Symblépharon [sin] n. m. (du gr. sun, avec, et blepharon, paupière). Pathol. Adhérence des paupières au globe de l'œil ; soudure des paupières avec l'œil. (Il survient à la suite de plaies suppurantes de brûlures.)
Symbole [sin] n. m. (gr. sumbolon). Figure, marque, objet physique quelconque ayant une si-
Ordre de Saint- Sylvestre.
gnifleation conventionnelle : le chien est le symbole de la fidélité.. (V. emblème.) Théol. Formulaire qui contient les principaux articles de la foi (en ce sens, prend une majuscule): le Symbole des apôtres. Chim. Nom donné aux lettres adoptées pour désigner les corps simples : le symbole du fer est Fe. (V. corps.) Numism. Signes, figures indiquant, sur les monnaies antiques, l'atelier monétaire.
— Encycl. Helig. Il y a quatre symboles que l'Eglise a consacrés de son autorité, comme devant être les professions de foi officielles des chrétiens. Ce «ont le symbole des apôtres, les symboles de Nicée, de Constantinople et de saint Athanase. Le symbole des apôtres, d'après une antique tradition, a été composé à Jérusalem par les apôtres. Le symbole de Nicée est le symbole des apôtres avec les adjonctions qu'y firent les Pères du concile de Nicée (325) pour distinguer la foi orthodoxe de l'hérésie arienne. Le symbole des apôtres est le « Je crois en Dieu >• du catéchisme. Le symbole que l'Eglise chante ou récite à la messe après le dimanche renferme le symbole des apôtres, celui de Nicée et celui de Constantinople. L'addition principale du concile de Constantinople porte sur le mot Filioque (en parlant du Saint-Esprit, qui procède du Père et du Fils). Les Grecs n'ont pas admis cette addition. Le symbole de saint Athanase insiste surtout sur l'égalité des trois personnes de la sainte Trinité. Dans beaucoup de liturgies protestantes, on fait encore usage du texte du symbole des apôtres et de celui de Constantinople. Mais les divisions religieuses ont donné lieu à la rédaction de nombreux symboles de foi.
Symbolique [sin] adj. (gr. sumbolikos). Qui a le caractère d'un symbole : le glaive symbolique de la loi. N. f. Ensemble des symboles propres à une religion, à un peuple, etc. : la symbolique égyptienne. Science qui explique les symboles. Livre qui traite de cette science.
Symbolique et mythologie des anciens peuples et particulièrement des Grecs, par Frédéric Creuzer (1810-1812), traduit et refondu en France par Guigniaut sous le titre de Religions de l'antiquité (1825-1851). Cet ouvrage a pour objet de faire connaître l'existence chez les Grecs d'une poésie antérieure aux monuments écrits et d'origine orientale.
symbolisation [sin, za-si-on] n. f. Action de représenter par des symboles.
Symboliquement [sin, ke-man] adv. D'une manière symbolique. „
symboliser [sin, zé] v. a. Exprimer au moyen d'un symbole ; être le symbole de : l'olivier symbolise la paix. V. n. Avoir du rapport, de la conformité: les composés symbolisent avec les simples. (Vx.)
Symbolisme [sin-bo-lis-me] n. m. (de symbole). Système de symboles destiné à rappeler des faits ou à exprimer des croyances. Mouvement poétique qui, par réaction contre l'art des parnassiens, a cherché, à la fin du xi\" siècle, à exprimer les secrètes affinités des choses avec notre âme.
— Encycl. Relig. Sauf quelques esprits supérieurs, l'antiquité classique croyait l'existence individuelle et personnelle des dieux qu'elle adorait. Plus tard, pour échapper aux railleries des apologistes chrétiens, l'école néo-platonicienne soutint que les divinités païennes n'étaient que des symboles, sous lesquels se dissimulaient les attributs et les manifestations de la Divinité. De nos jours, on voit dans les divinités antiques des symboles dont la formation est expliquée de différentes façons. — Les chrétiens pratiquèrent aussi le symbolisme, mais ils distinguèrent toujours nettement la divinité elle-même de son symbole naturel ou conventionnel (poisson, agneau, pasteur, raisins, épis, etc.).
— Litt. La poésie du symbolisme ressemble à la musique par son objet, cet objet étant de rendre les sentiments et les émotions qui échappent à l'analyse, par ses moyens, les rythmes et les sons. Les symbolistes revendiquèrent de grandes libertés avec la syntaxe, le vocabulaire, la rime, qu'ils atténuèrent, et surtout la métrique : leur vers libre se distingue souvent à peine de la prose. Les littératures allemande et anglais, la musique wagnérienne, le préraphaélitisme ne furent pas sans influence sur le développement du symbolisme. Mais il eut en France des précurseurs dans A. de Vigny et surtout dans Ch. Baudelaire. Le législateur de l'école fut Stéphane Mallarmé. Le maître en fut Paul Verlaine, dont l'inspiration originale dépasse l'esthétique du groupe. H. de Régnier et Jean Moréas l'abandonnèrent. Parmi les poètes symbolistes, citons encore: Gustave Kahn, Jules Laforgue et un certain nombre de poètes d'origine étrangère, tels que Viélé-Griffin, Rodenbach, Verhaerm.
SymbolOlOgie n. f. Syn. de séméiologie.
SymbOlolOgique [sin] adj. Relatif à la symbolologie.
Symétrie [tri] n. f. (gr. summetria; de sun, avec, et »ie(ron, mesure). Disposition de parties semblables, semblablement disposées dans un ensemble. Harmonie résultant de certaines combinaisons et proportions régulières : symétrie architecturale. Biol. Répétition des organes, segments ou articles du corps par rapport à une ligne ou à un plan. Ant- Asymétrie.
— Encycl. Géom. Symétrie par rapport d un point. Deux points sont symétriques par rapport à un troisième, lorsque celui-ci est au milieu de la droite qui joint les deux points. Deux figures sont symétriques par rapport à un point, lorsque les points des figures sont deux à deux symétriques par rapport au point.
Symétrie par rapport à une droite. Deux points sont symétriques par rapport à une droite, lorsque cette droite est perpendiculaire sur le milieu de la droite qui joint les deux points. Deux figures sont symétriques par rapport à une droite, lorsque leurs points sont deux à deux symétriques par rapport à la droite.
Symétrie par rapport d un plan. Deux points sont symétriques par rapport à un plan, lorsque ce plan est perpendiculaire au milieu de la droite quilles joint. Deux figures sont symétriques par rapport à un plan, lorsque leurs points sont deux à deux symétriques par rapport au plan-
Symétrique adj. Qui a de la symétrie : constructions symétriques. A Igèb. Fonction symétrique, fonction de plusieurs lettres qui ne change pas lorsqu'on permute deux quelconques de ces lettres. Géom.
Figures symétriques, se dit de deux figures qui sont dans la position de symétrie. Ant. Asymétrique,
Symétriquement [ke-man] adv. Avec symétrie : deux pavillons symétriquement disposés.
Symétriser [zé] v. n. Faire symétrie. V. a. Rendre symétrique. (Peu us.)
Symmachie [sim'-ma-kt] n. f. (gr. summachia; de sun, avec, et makhC, combat). Anliq. gr. Alliance offensive et défensive entre deux Etats. Traité d'alliance. Territoire de peuples alliés.
Symmaque (Quintus Aurelius Symmachus, en franc.), préfet de Rome et consul, le dernier défenseur du paganisme en Occident (340-416). Il lutta contre saint Ambroise, évêque de Milan ; mais celui-ci l'emporta, et réussit à faire enlever de la salle du sénat la statue de la Victoire. Ses écrits, d'une élégance apprêtée, sont pourtant une source précieuse pour l'historien.
Symmaque (Quintus Aurelius Mommius Symmachus), consul romain en 482, mis à mort en 525 sur l'ordre de Théodoric, pour s'être indigné de la condamnation de son gendre Boèce.
Symmaque (saint), pape de 498 à 514. Il excommunia Tempérer Anastase, suspect de monothélisme. — Fête le 19 juillet.
Symmétranthe [sim'-mé] adj. (du gr. summetria, symétrie, et anthos, fleur). Se dit des fleurs dont les périgones sont partageables en deux moitiés symétriques.
Symmétrocarpe [sim'-mé] adj. (du gr. summetria, symétrie, et karpos, fruit). Se dit des fruits dont le péricarpe se laisse partager en deux moitiés symétriques.
Symmoque [sim'-mo-ke] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant trente espèces répandues en Europe.
Symmorie [sim'-mo-rt] n. f. (gr. summoria ; de sun, avec, meresthai, partager). Antiq. gr. A Athènes, collège de soixante citoyens riches, qui, avee d'autres collèges analogues, devait avancer au trésor le montant des contributions extraordinaires.
symmorite [sim'-mo] n. m. Membre d'une symmorie.
SymondS (John Addington), poète et historien anglais, né à Bristol, m. à Rome (1840-1893); auteur d'un bel ouvrage sur la Renaissance en Italie.
SymonS (Arthur), littérateur anglais, né dans le pays de Galles en 1865, commentateur de Shakspeare, auteur d'ouvrages de critique : le Mouvement symbolique en littérature, etc.
Sympathie [sin-pa-ti] n. f. (gr. sumpatheia; de sun, avec, et palhein, ressentir). Rapport" entre des organes symétriques qui fait que, quand l'un est atteint, l'autre l'est également. Correspondance que l'on supposait entre les qualités de certains corps : le mercure s'unit à l'or par sympathie. (Vx.) Rapport d'inclination entre deux personnes ; penchant instinctif, qui les attire l'une vers l'autre : avoir de la sympathie pour quelqu'un. Attrait naturel vers une chose- Poudre de sympathie, remède empirique, composé de couperose verte calcinée au soleil, pulvérisée et mêlée de gomme arabique, qui passait, au xvii« siècle, pour être souveraine dans les guérisons des plaies. Ant. Antipathie.
Sympathique [sin] adj. Qui appartient à la cause et aux effets de la sympathie: sentiment sympathique. Qui inspire la sympathie : homme sympathique. Inspiré par la sympathie : dispositions sympathiques.Qui marque la sympathie : poignée de main sympathique. Encre sympathique, composition chimique, avec laquelle on trace des caractères invisibles, qui n'apparaissent que par un artifice, comme l'exposition au feu. Nerf grand sympathique on substantiv. le grand sympathique, partie du système nerveux longeant la colonne vertébrale. Ant. Antipathique.
Sympathiquement [sin, ke-man] adv. Avec sympathie : accueillir sympathiquement un visiteur. Ant. Antipathiquement.
Sympathisant [sin, zan], e adj. Qui sympathise, qui a de la sympathie pour quelqu'un.
sympathiser [sin, zé] v. n. Avoir de la sympathie : deux personnes qui sympathisent mal ensemble. Fig. Avoir certains rapports de convenance.
sympèrianthé, e [sin] adj. Bot. Dont la corolle et le calice se réunissent en un seul tube staminifère.
Sympétalique [sin] adj. Bot. Se dit des étamines qui, réunissant ensemble les pétales, donnent à une corolle polypétale l'apparence d'une corolle monopétale.
Sympexion [si'n-pêAr-si-on] n. m. (du gr. sun, avec, etj>èxis, coagulation). Anat. Masse de corpuscules microscopiques, qu'on trouve dans les vésicules closes de la glande thyroïde, dans celle de la rate, etc.
Symphase [sin-fa-ze] n. f. (gr. swnphasis). Aslron. Êmersion de plusieurs astres qui paraissent simultanément.
symphilie [sin-fi-li] n. f. (du gr- sun, avec, et philia, amitié). Forme de symbiose observée chez les fourmis et les termites et dans laquelle l'animal hébergé est l'objet, de la part de l'hôte, de véritables soins.
symphoniaste [sin-fo-ni-as-te] n. m. Compositeur de plain-chant.
Symphonie [sin-fo-ni] n. f. (du gr. sun, avec, et phônê, son). Morceau de musique composé pour être exécuté par des instruments concertants : orchestrer une symphonie. Composition pour orchestre, dans la formule de la sonate, comprenant : 1» un allégro ; 2» un adagio, largo ou andante ; 3» un menuet ou scherzo; 4° un finale en rondeau ou allégro vif: les symphonies de Haydn, Mozart, Beethoven. Accord consonnant. (Vx.)
Symphonique [sin] adj. Relatif à la symphonie : concert symphonique.
symphoniquement [sin, ke-man] adv.
D'une manière symphonique.
Symphoniste [sin-fo-nis-te] n. Qui compose ou exécute des symphonies.
Symphorien (saint), martyr, né et m. à Autun en 179. H fut condamné à être décapité pour avoir refusé de se prosterner devant la statue de Cybèle. Sa mère qui assistait au supplice du haut des remparts, ne cessa de l'exhorter jusqu'à ce qu'il eût rendu le dernier soupir. — Fête le 22 août.
Bot.
SYM
Symphorien [le Martyre de saint), chef-d'œuvre d'Ingres (cathédrale d'Autun); anatomie savante, belle expression du visage du martyr.
Symphorine [sin] n. f. Genre i de caprifoliacées de nos pays. .
Symphorose (sainte), martyre, |U m. à Tivoli vers 125, martyrisée sur |jS,|j l'ordre d'Adrien, avec ses sept fils. — Fête le 18 juillet.
sympliynote [sin] adj. (du gr.
sumphuês, soudé, et nôtos, dos). Zool.
Qui a les bords dorsaux aliformes, des valves soudées entre elles, en parlant des coquilles bivalves.
symphyostémone [sin, ot-ti] adj. (du sumphuês, soudé, et stimôn, étamine). Bot. Dont les étamines sont soudées ensemble par les filets.
symphysandre [sin-fi-xan-
dre] adj. (du gr. sumphuês, soudé, et anèr, andros, mâle). Bot. Se dit des étamines soudées ensemble par les filets et les anthères.
symphyse [sin-H-xe] n. f. (du
gr. sumphusis, union naturelle; de Sun, avec, et jihusis, nature). Connexion de deux os ensemble. Articulation fixe : symphyse du pubis. Symphyse cardiaque, soudure anormale des deux feuillets du péricarde, par suite d'inflammation.
symphyséotomie [sin-A-xê,
mt] n. f. (du gr. sumphusis, symphyse, et tome, section). Section de la symphyse du pubis, ayant pour but d'agrandir momentanément les diamètres du bassin, lorsqu'il est trop étroit pour livrer passage au fœtus.
symphyséotomique [sin-fi-
zé] adj. Qui a rapport à la symphyséotomie.
symphysiogyne[s!)!-^3iiadj.
(du gr. sumphuês, soudé, et gunê, femelle). Bot. Se dit des plantes dans lesquelles les organes femelles sont soudés ensemble.
symphytogyne [sin] adj. (du gr. sumphutos, soudé avec, et gunê, femelle) Dont l'ovaire est adhérent au calice.
sympiézomètre [sin] n. m. (du gr. sumpiezein, comprimer). Baromètre à réservoir d'air.
symplectique [sin-ptek-ti-ke] adj. (gr. sumpleklikos; de Sun, avec, et plektos, tressé;. Qui est enlacé avec un autre corps.
Symplégades ou Cyanées, îlots rocheux
du Pont-Euxin, à l'entrée du Bosphore de Thrace. Ils s'entre-choquaient au passage des navires, mais les dieux les fixèrent lors du passage du navire Argo. (Myth.)
symplocé, e [sin] adj. Qui ressemble ou se rapporte au symploque. N. f. pi. Tribu des styracées, ayant pour type le genre symploque. S. une symplocée.
SymplOCion [sin] n. m. Bot. Anneau élastique qui, le plus souvent, unit les deux valves par lesquelles s'ouvrent en travers les capsules des fougères.
Symploque [sin-plo-ke] n. m. Genre de styracées, comprenant plus de cent soixante espèces d'arbres ou arbustes des régions chaudes de l'Asie, de l'Australie et de l'Amérique. (L'écorce contient une matière jaune, qui la fait employer en teinture.) N. f. Algue de la famille des oscillariées, formée de filaments simples entourés d'une mince gaine gélatineuse.
symploque [sin-plo-ke] n. f. (du gr. sumplokê, entrelacement). Bhét. Figure dans laquelle le même mot ou le même groupe de mots est répété au commencement et à la fin de chaque phrase ou membre de phrase.
Sympode [sin] adj. (du gr. Sun, avec, et pous, podos, pied). Zool. Dont les pieds postérieurs sont réunis en une seule nageoire comme chez les lamentins. N. m. Anat. Stolon des ascidies, formé des axes réunis de plusieurs générations. Bot. Nom donné aux ramifications présentant l'apparence d'une tige unique et continue, bien que ramifiée.
Sympodique [sin] adj. Qui a rapport aux sympodes.
Symposiaques [sin-po-xi-a-ke] n. m. pi. (gr. symposialia; de sun, avec, et posis, boisson). Antiq. gr. Propos de table. Titre d'un dialogue de Plutarque.
Symptomatique [sinp-to] adj. Qui est le symptôme de quelque autre maladie : pâleur symptomatique de l'anémie. Médecine symptomatique, système qui consiste à combattre les symptômes des maladies, au lieu de s'attaquer aux causes ellesmêmes.
Symptomatisme [sinp-to-ma-tis-me] n. m.
Médecine symptomatique.
symptomatiste [sinp-to-ma-tis-te] n. m. Partisan de la médecine symptomatique.
symptomatologie [sinp-to, ji] n. t. (du gr.
sumptôma, atos, symptôme, et logos, traité). Partie de la médecine qui étudie les symptômes des maladies.
symptomatologique [sinp-to] adj. Qui a rapport à la symptomatologie.
symptomatologiste [sinp-to, jis-te] ou
Symptomatologue [sinp-to, lo-ghe] n. m. Auteur dune symptomatologie. Médecin qui s'occupe spécialement de l'étude des symptômes.
Symptôme [sinp-tô-me] n. m. 'du gr. sumptâma, coïncidence). Pfiénomeme qui révèle un trouble fonctionnel ou une lésion : des symptômes d'anémie. Fig. Indice, signe caractéristique : îles symptômes de rébellion.
symptose [sinp-tô-xe] n. f. 'gr. sumpisis). Ma. Autrefois, crise ou attaque ; aujourd'hui, affaiblissement et dégénérescence rapide d'un organe.
Syn (du gr. sun, avec), préfixe qui marque union, combinaison, concomitance, survenance.
SynagOgal, e, aux adj. Qui se rapporte, qui se rattache à la synagogue.
synagogue [gho-ghe] n. f. [du gr. sunagôgê, réunion ; de sun, avec, et agein, conduire). Assem-
LAR. P. TOUS. — Il
blée des fidèles, sous l'ancienne loi juive. L'Eglise juive, la loi religieuse des juifs. Lieu où s'assem-
Synagre et son nid.
Martyre de saint Symphorien, d'après Ingres.
blent les juifs' pour l'exercice de leur religion : ou 7te se découvre pas dans une synagogue. Grande synagogue, assemblée des docteurs de la loi, qui subsista depuis Esdras jusqu'au grand-prêtre Siméon. Synagre n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte -aiguillon, renfermant des eumènes des régions chaudes. (Dans le sud de l'Espagne vit le synagris spinolœ.)
synalephe n. f. (gr.
sunaloiphè ; de sunaleiphein, rendre cohérent). Réunion de deux syllabes en une seule, dans la prononciation, par élision ou synérésie : par ex.
aurco.
synalgie [jt] n. f. (du gr. sun, avec, et algos, douleur). Douleur sympathique :
sympathie morbide entre deux organes.
synallagmatique
[na-lagh-ma] adj. (du gr. sunallagma, échange). Contrat synailagmatique, contrat par lequel deux personnes s'engagent réciproquement (comme les baux, contrats de vente, etc.).
— Engyci.. Dr. Un contrat est synallagmatique ou bilatéral lorsque les contractants s'obligent réciproquement les uns envers les autres. Tels sont : la vente, l'échange, le louage, la société, etc. Le contrat synallagmatique s'oppose au contrat unilatéral, qui est celui où il ne naît d'obligation qu'à la charge de l'une des parties : cautionnement, prêt à usage, prêt à intérêt, dépôt, mandat, constitution d'hypothèques, etc.
Dans tous les contrats synallagmatiques, une condition résolutoire est toujours sôus-entendue au profit de chacune des parties, pour le cas où l'autre ne satisferait pas à ses engagements. Lorsqu'ils sont constatés par acte sous seing privé, ces contrats ne sont valables qu'autant qu'ils ont été établis en autant d'originaux qu'il y a de parties ayant un intérêt et que chaque original porte la mention expresse de l'accomplissement de cette formalité.
synart-
cée [se] n. f.
Genre de poissons acantho- Synancée.
ptères, renfermant des scorpénidés de l'océan Indien : la synancée passe pour être venimeuse.
synanthé, e adj. (du gr. sun, avec, et anthos, fleur). Bot. Se (lit des plantes dont la fleur et les feuilles paraissent en même temps.
Synanthéré, e adj. Se dit des étamines qui sont soudées par leurs anthères, et, par ext., des plantes qui ont les étamines ainsi faites.
SynanthéréeS [ré] n. f. pi. Dot. Syn. de composles. S. une synanthérée.
synanthérie [ri] n. f. Bot. Etat des étamines soudées par leurs anthères.
synanthérique adj. (du gr. sun, avec, et de anthère). Se dit des étamines qui ont des anthères soudées.
synanthie [ti] n. f. (du gr. sun, avec, et anthos, fleur). Soudure accidentelle anormale d'une fleur avec d'autres fleurs ou des parties voisines.
synaphie \fï] n. f. (gr. sunapheia; de sun, avec, et nptein, attacher). Versif. gr. et Int. Phénomène qui se produit lorsque deux vers sont si étroitement unis entre eux qu'il y a élision de l'un sur l'autre.
synaphose [fd-ze] n. f. (du gr. sunaphè, convention). Réaction élémentaire de la matière vivante.
SYN
synapticule n. m. Dans les polypiers, saillie des cloisons.
synarchie [ehî] n. f. (du gr. sun, avec, et orefte*.
commandement). Gouvernement simultané de plusieurs princes administrant les diverses parties d'un Etat.
synarchique adj. Qui a les caractères de la synarchie.
synarthrodial, e, aux adj. Qui est de la
nature de la synarthrose.
synarthrophyse [fi-ze] n. f. (du gr. sun,
avec, arthron, articulation, et phusis, disposition,. Ankylose progressive et généralisée.
Synarthrose [trâ-xé] n. f. (du gr. sun, avec, et arthron, articulation). Articulation immobilisée, par continuité de deux surfaces osseuses.
Synaxaire [nak-st-re] n. m. (de synaxe). Recueil abrégé de la vie des saints.
Synaxe [nak-se] n. f. (du gr. sunaxis, assemblée). Bist. relig. Assemblée des premiers chrétiens. Nom donné anciennement à la cène ou communion, chez les Grecs.
Syncarpe n. m. (du gr. sun, avec, et karpos. fruit). Fruit composé de plusieurs utricules à demi soudés en une masse unique, comme dans le mûrier.
Syncarpé, e adj. Bot. Qui a le caractère du syncarpe.
Syncarpie [pi'] n. f. Soudure accidentelle de deux fruits. Genre de myrtacées, comprenant des arbres d'Australie à feuilles opposées, à fleur en grappes.
syncatégorématique adj. Logiq. Qui ap
partient aux syncatégorèmes.
Syncatégorème n. m. (du préf. syn, et de catégorême). Accessoire d'un catégorème.
Syncelle [sè-le] n. m. (bas gr. sugkellos ; du gr. sun, avec, et du lat. cella, cellule). Officier ecclésiastique, qui était placé auprès des grands dignitaires de l'Eglise grecque.
Synchite [ki-te] n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, répandus sur tout le globe.
synchitOnitiS [ki, tiss] n. f. Pathol. Adhérence de la conjonctive.
Synchondrose [Icon-drà-ze] n. f. (du gr. sun. avec, et khondros, cartilage). Union de deux os par un cartilage.
Synchromie [kro-mî] n. f. (du gr. sun, a-vec, et khrôma, couleur). Procédé d'impression en couleurs, qui permet l'emploi simultané de plusieurs couleurs.
synchrone [kro-ne] adj. (du gr. sun, avec, et khronos, temps). Se dit des mouvements qui se font dans le même temps : oscillations synchrones.
synchronie [kro-nî] n. f. Art de comparer, de concilier les dates. (Peu us.)
Synchronique [kro] adj. Tableau synchronigue, qui présente sur plusieurs colonnes les faits arrivés en même temps en différents pays.
Synchroniquement [ke-man] adv. D'une manière synchronique, dans le même temps.
Synchronisation [kro-ni-za-si-on\ n. f. Action de synchroniser deux appareils.
synchroniser [kro-ni-xé] v. a. Rendre synchrone; rendre solidaires et simultanés les mouvements de deux appareils mécaniques.
synchronisme [kro-nis-me] n. m. Etat de ce qui est synchrone : synchronisme de deux pendules. Coïncidence des dates dans l'histoire des peuples.
synchroniste [kro-nis-té] adj. Quia raprort au synchronisme.
SynchroniStique [kro-nis-ti-ke] adj. Qui a rapport au synchronisme.
Synchronologie [kro, jî] n. f. Traité des synchronismes.
synchyse [ki-xe] n. f. (gr. sugkhusis). Gramm. Confusion dans l'ordre des mots, qui rend la phrase difficile à comprendre. (Peu us.)
SynchysiS [ki-ziss] n. m. (du gr. sugkhusis, mélange). Pathol. Trouble des humeurs de l'œil. Si/nchi/sis étincelant, trouble de l'humeur vitrée, dans laquelle on voit s'agiter de petits points brillants.
syncinéSie [zî] n. f. (du gr. sun, avec, et kinisis, mouvement). Pathol. Trouble, par sympathie morbide, dans la coordination des mouvements, tel, par exemple, que le sujet lève les deux bras quand on lui a commandé d'en lever un seul, etc.
Synclinal, e, aux adj. (du gr. sun, avec, et klinè, lit). Se dit, en géologie, des plis qui s'arrondissent en forme de cuvette et donnent lieu à une vallée dite synclinale. (On dit aussi substantiv. un synclinal.)
Syncopal, e, aux adj. Qui a rapport à la syncope.
syncope n. f. (gr. sugkopê). Perte momentanée de la sensibilité et du mouvement : tomber en syncope. Gramm.
Retranche- fl ■ >• ■»■ :=»^.-
nient d'une lettre ou d'une syllabe dans le corps d'un mot : dénoûment pour dénouement. Musiq . Note émise sur un temps faible et continuée sur Un Syncopes, temps fort ; la
syncope est ordinairement figurée par un signe ondulé semblable à celui de la liaison /""s ou \^s. (Bien que le signe de la liaison et celui de la syncope soient semblables, il ne faut pas les confondre : le signe de la liaison peut comprendre toute une phrase musicale, tandis que celui de la syncope ne s'applique qu'à deux notes de même intonation.)
— Encvcl. Pathol. La syncope survient parfois brusquement, mais le plus souvent elle est précédée de vertige, de tintements d'oreilles, etc. ; en même temps, la face pâlit, les lèvres se décolorent, les extrémités se refroidissent, le pouls devient presque imperceptible, la respiration est suspendue. Cet état, voisin de la mort, dure peu, et bientôt les fonctions circulatoires et respiratoires reprennent.
SYN
On observe la syncope chez les nerveux, dans les maladies du cœur et des poumons, etc. Le traitement consiste à étendre le malade horizontalement, a lui faire des frictions énergiques, puis, si I
i prolonge, on aura recours à des Injections utanées d'éther; on pratiquera la respiration artificielle.
syncopé, e ad], Fam. interrompu, coupé : éclat dt rire brusquement syncopé.
syncoper [pe-] v. a. Retrancher par syncope dans un mot : syncoper um tyllabe \tusiq. I air par syncope : note syncopée.Af. n. ilusiq. Etre uni par syncope.
syncotylédonè, e adj. Bot. Dont les deux
cotylédons sont réunis et confondus en une seule
masse, syncranien, enne iu-in, ê-ne] adj. Anat.
Qui tient au crâne.
syncrétique adj. Qui a rapport au syncré-
syncrétisme [tis-me] n. m. (du gr. sugkretisein, réunir). Système philosophique ou religieux, qui tend a fondre plusieurs doctrines différentes.
syncrétiste [tii-te] adj. Qui a rapport au syncrétisme. N. m. Partisan du syncrétisme.
syncrise \kri-ze] n. f. (gr. sugkrisis). Chim. ' l'assage d'un corps de l'état liquide à l'état solide. Coagulation de deux liquides mêlés.
syndactyle adj. (du gr. sun, avec, et daktitlos, doigt). Qui a les doigts réunis, soudés entre eux, sur tout ou partie de leur longueur, N. m. pi. Division du sous-ordre des mammifères marsupiaux dipsodontes, renfermant les phalangénidés, phascolomidés, etc. S. un syndactyle.
syndactylie [lî] n. f. Réunion de doigts entre eux.
Syndérèse [rè-ze] n. f. (gr. suntirésis). Ascét. Remords de conscience.
syndesmographe [dês-mo] n. m. (du gr.
sunaesmos, ligament, et grapliein, décrire). Auteur d'une syndesmographie.
syndesmographie [dès-mo-gra-ft] n. f. Partie de l'anatomie, qui traite de la description des ligaments.
syndesmographique [ciés-mo] adj. Qui concerne la syndesmographie.
syndesmologie [des-mo-lo-j{] n. f. (du gr. sunaesmos, ligament, et logos, discours). Traité sur les ligaments"
SyndesmolOgique [dès-mo] adj. Qui a rapport à la syndesmologie.
syndèsmologiste [dès-mo-lo-jis-te] ou syn-
desmologue [dès^mo-lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de syndesmologie.
syndesmose [dès-mô-ze] n. f. (du gr. sundesmos. ligament). Anat. Articulation mobile des os, maintenue par des ligaments.
syndesmotomie [dès-mo-to-mf] n. f. (du gr.
sunaesmos, ligament, et tom(, section). Dissection des ligaments.
syndesmotomique [dés-mo] adj. Qui concerne la syndesmotomie.
syndic [dik] n. m. (Iat. syndicus; du gr. sun, avec, et dite", procès). Celui" qui est élu pour prendre soin des intérêts d'un corps dont il est membre : syndic des notaires. Dans certaines villes, chef de la municipalité, maire. Syndic d'une faillite, mandataire salarié du failli et des créanciers, chargé des opérations de la faillite. Syndic des gens de mer, représentant de l'inscription maritime dans un syndicat ou subdivision du sousarrondissement.
— Encycl. Dr. comm. Le syndic représente le failli, dessaisi par le jugement déclaratif, et les créanciers dont il fait valoir les intérêts communs. Il est nommé provisoirement par le jugement déclaratif, afin d'accomplir les actes conservatoires urgents, et définitivement par le tribunal, sur l'avis de l'assemblée des créanciers. Il procède a l'inventaire des biens, au recouvrement des dettes actives, met au net la situation du failli. Les syndics peuvent être nommés au nombre de trois par faillite:
ils sont solidairement responsables de leur gestion.
— Dr. marit. Syndic des gens de mer.
Le syndic des gens de mer, nommé par le ministre de la marine, renseigne l'administration de l'inscription maritime surlepersonneldes marins, constate les infractionsaux règlements, notamment en ce qui concerne la polie,.
de la navigation et de la pèche, délivre aux intéressés les pièces nécessaires pour percevoir une pension de demisolde ou un mandat de payement.
Syndics des drapiers (les), chefd'œuvre de Rembrandt (Amsterdam] :
remarquable par l'ampleur magistrale de l'exécution, la simplicité, la puissance et l'harmonie de la couleur; exécuté en 1CC1 pour la corporation des marchands drapiers d'Amsterdam.
Syndical, e, aUX adj. Qui appartient au syndicat : l'action syndicale. Chambre syndicale, espèce de tribunal disciplinaire, institué pour juger les infractions aux règlements d'une corporation et aux devoirs imposés à ses membres. >*. m. Membre d'un syndicat.
syndicalisme [lis-me] n. m. Théorie politique basée sur le principe syndicaliste. Action sociale des syndicats.
syndicaliste [lis-te~\ n. m. Partisan du système syndical.
Syndicat [ko] n. m. (de syndic). Fonction de syndic; sa durée. Exercice de cette fonction. Sociol. Groupement formé pour la défense d'intérêts économiques communs : syndicats corporatifs, agricoles.
— Encycl. Dr. On appelle syndicat tout groupement formé pour la défense d'intérêts communs à ses adhérents. La multiplicité de ces intérêts fait qu'il existe des syndicats fort divers. Indépendamment des associations syndicales de propriétaires autorisées par la loi pour la réalisation d'une en-
treprise d'utilité commune 'v. associations syndicales), fonctionnent des syndicats professionnelset d< s syndicats industriels.
Les syndicats professionnels régis par la loi du 21 mars 188i, dite « loi Waldeck-Rousseau », sont des associations de personnes exerçant la même pi sion, des métiers similaires, ou des prof' connexes concourant à l'établissement de produits déterminés.
Ils ont exclusivement pour objet l'étude et la défense des intérêts économiques, industriels, commerciaux et agricoles.
Les fondateurs de tout syndicat professionnel doivent déposer les statuts et les noms de ceux qui seront chargés de l'administration ou de la direction (ils doivent être Français). Ce dépôt a lieu à la mairie de la localité ou le syndicat est établi, et à Paris, à la préfecture de la Seine. Il est renouvelé à chaque changement de la direction ou des statuts.
Les syndicats professionnels régulièrement constitués peuvent librement se concerter pour l'étude et la défense de leurs intérêts économiques, industriels, commerciaux etagricoles. Ces unions doivent faire connaître (par dépôt à la mairie ou à la préfecture de la Seine) les noms des syndiqués qui les composent. Elles n ont pas la personnalité civile, et par conséquent elles ne peuvent posséder aucun immeuble, ni ester en justice. Au contraire, les syndicats professionnels de patrons ou d'ouvriers jouissent de plein droit de la personnalité civile ; ils ont le droit d'ester en justice. Ils peuvent employer les sommes provenant des cotisations et acquérir les immeubles nécessaires à leurs réunions, à leurs bibliothèques et a des cours d'instruction professionnelle, constituer entre leurs membres des caisses spéciales de secours mutuels et de retraites, créer et administrer librement des offices de renseignements pour les offres et les demandes de travail, accepter des libéralités. Un certain nombre d'agents administratifs ont prétendu avoir la faculté de se syndiquer, mais le gouvernement leur a dénié ce droit, ainsi que le droit de grève, parce que leur exercice met en péril les services publics.
Les syndicats agricoles, formés en vertu de la loi du 21 mars 1881, groupent les cultivateurs par commune, par canton ou même par département ; ils poursuivent le perfectionnement de l'industrie agricole : ils examinent et présentent toutes réformes législatives ou autres concernant l'agriculture. Ils propagent l'enseignement agricole par des conférences.
Les syndicats industriels sont des groupements que font les producteurs pour réduire entre eux la concurrence ou même pour concentrer leurs entreprises.
Le désir de réduire le prix de revient tout en maintenant le prix de vente décida même les fabricants à s'associer, soit pour unifier leurs services commerciaux (comptoir de vente), soit pour répartir entre eux les quantités à produire, les commandes et les bénéfices (cartcll). Enfin cette concentration peut aboutir à la fusion complète des entreprises en monopole collectif ou trust.
Syndicats de communes. Lorsque les conseils municipaux de deux ou plusieurs communes d'un même département ou de départements limitrophes ont fait connaître par des délibérations concordantes leur volonté d'associer les communes qu'ils représentent, en vue d'une œuvre d'utilité intercommunale, et qu'ils ont décidé de consacrer à cette œuvre des ressources suffisantes, les délibérations prises par lesdits conseils sont transmises par le préfet au ministre de l'intérieur et, s'il y a lieu, un décret rendu en conseil d'Etat autorise la création de l'association, qui prend le nom de syndicat de communes.
Le syndicat est administré par un comité ou commission syndicale, où chaque commune est représentée par deux délégués élus au scrutin secret par
Les Syndi
le conseil municipal, suivant le sort de cette assemblée quant à la durée de leur mandat, et inéligibles.
Le syndicat de communes est investi de la personnalité civile.
L'administration des établissements faisant l'objet des syndicats est soumise aux règles de droit commun.
Syndicat (Le), comm. des Vosges, arr. et à 7 kil. de Remiremont ; 1.200 h. Scieries.
syndicataire [tt-re] adj. et n. Qui appartient, qui a rapport à un syndicat. N. ni. Membre d'un syndicat.
Syndiqué [hé], e n. et adj. Qui fait partie d'un syndicat.
Syndiquer [di-ké~] v. a. Organiser en syndicat. Se syndiquer v. pr. S organiser en syndicat ; ouvriers qui se syndiquent.
Syndrome n. m. (du gr. sundromê, concours). Ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie : les syndromes de la fièvre typhoïde.
synecdoche [si-nelc] ou synecdoque [sznèk-do-kc) n. f. (du gr. sunckdokhè, compréhension).
SYN
Figure de rhétorique, par laquelle on prend la partie pour le tout . payei tant par tête, c est-à-dire par personne ; le tout pour la partie : acheter un castor, pour un chapeau fait au poil de cet animal; le genre pour l'espèce, l'espèce pour le genre, etc.
synéchie chi] n. f. (du gr. sunekhein, tenir avec). Palhot. Adhérences do l'iris qui surviennent à la suite de certaines inflammations.
Synechtrie [nik-trt n. f. (du gr. su», avec, et ekhthros, ennemi). Forme de parasitisme atténuée, observée chez les termites et les fourmis, et dans laquelle l'animal hébergé s'impose violemment à son hôte et se nourrit le plus souvent, soit a ses dépens, soit aux dépens de sa progéniture.
syneephonèse n. f. syn. de stuérèsb.
Synégore n. m. [gr. sun'goros; de sun, avec, et agoreuein, parler en publie). Antiq. gr. Défenseur en justice; avocat que les juges autorisaient à assister l'une des parties. Avocat public charno- de défendre les lois contre les innovations proposées.
synématique adj. Qui forme ou sert à former le synème.
synème n. m. (du gr. sunèma, union . Bot, Portion de la colonne des orchidées, 'qui i sente les filets des étamines. Labelle des zingibéracées.
synérèSS [ri-ze] n. f. 'gr. sunairesis, de suit, avec, et airein, prendre'. Contraction de deux syllabes en une seule émission de voix dans un même mot : taon (tan), août (ou).
synergie \nèr-jt\ n. f. (du gr. sun, avec, et ergon, travail;. Association de plusieurs organes pour l'accomplissement d'une fonction.
Synergique [nèr] adj. Qui a rapport à la synergie.
Synergisme [ner-jis-me] n. m. Théol. Système préconisé par Mélanehthon, d'après lequel l'homme, malgré le péché originel, garde une certaine part dans l'œuvre de son salut.
synergiSte Mr-jis-té\ n. m. Théol. Partisan du synergisme de Mélanehthon.
Synèse [nt-zc] n. f. (du gr. sunesis, jonction). Litter. Assemblage régulier des mots.
SynésioS, orateur, poète et philosophe grec, évêque de Ptolémaïs, né à Cyrène vers 370, m. vers 413 Son œuvre (discours, lettres, hymnes) est considérable. Ses poésies ne manquent ni de grâce, ni d'imagination. Sa Correspondance, très personnelle, est pleine de faits précis.
Synesthésie [nès-ti-zt] n. f. (du gr. sun, avec, et aisth'sis, sensibilité). Trouble dans la perception des sensations.
synévrose n. f. v. synnévrose.
Syngame n. m. Genre de vers nématodes, voisins des strongyles et renfermant des formes qui vivent en parasites dans les oiseaux.
— Encycl- Les syngames sont les vers rouges du gibier à plume ; ils se fixent ordinairement dans la trachée des jeunes oiseaux et provoquent souvent l'étouffement. La contamination se faisant le plus souvent par l'eau de boisson, on désinfecte celle-ci au moyen d'acide salicylique (2 gr. par litre,. : on désinfecte aussi le sol des parquets d'élevage en y jetant à la volée du sel marin dénaturé.
Syngamie [mi] n. f. (du gr. sun, avec, et gainas, mariage;. Biul. Forme très rare, dans laquelle le mâle et la femelle restent accouplés en permanence par soudure des téguments.
Syngem, comm. de Belgique (Flandre-Orientale. arr. d'Audenarde), près de l'Escaut; 2-730 h. Dentelles, filatures, toiles.
syngénèse [ni-ze] n. f. (du gr. sun, avec, et genesis, origine). Système cosmologique, d'après lequel tous les êtres vivants auraient pour origine des êtres semblables remontant a une création unique.
syngénésie [zî] n. f. (du gr. sun, avec, et genesis, origine). Soudure des étamines entre elles par les anthères.
syngénésique [zi-ke] adj. Qui a rapport à la syngénèse.
syngénésiste [zis-te] n. m. Partisan de la création syngénésique des êtres vivants.
Syngnathe n. m. Genre de poissons lophobranches, vulgairement nommés aiguilles, tromF-
Syngnathe.
pettes ou serpents de mer, à cause de leur forme, et qui sont communs dans l'Atlantique : le syngnathe atteint 50 centimètres de long.
synizèse [zè-ze] n. f. (gr. sunizesis). Gramm. Syn. de synérèse. Pathol. Occlusion de la pupille;
synkaryophyte n. m. (du gr. sun, avec, karuon, noyau, etphuton, plante). Elément nucléaire, différent du protogamète et du gamète, qui, en se différenciant, constitue la plante supérieure.
synnerveux, euse [sin'-nèr-veu, eu-ze] adj.
Dot. Qui est pourvu de nervures dont les divisions secondaires convergent vers le sommet de la feuille.
synnervié, e [sin'-nèr] adj. Bot. Qui est pourvu de nervures dont les divisions principales convergent vers le sommet de la feuille.
synnévrose [s in'-néurd-*e] ou synévrose
n. f. Union de deux os par des ligaments. Syn. inusité de SYNDESMOSE.
Synodal, e, aux adj. Qui appartient au synode.
Synodalement [ ntan ] adv. En synode.
synodatique adj. Dr. can. Qui se fait dans un synode : acte synodatique.
Synode n. m. (du lat. synodus, gr. sunodos, compagnie). Ancien nom des conciles. Assemblée d'ecclésiastiques convoqués pour les affaires d'un diocèse : réunir un synode. Assemblée des ministres protestants. Le saint-synode, conseil suprême de l'Eglise russe.
SYN
— Encycl. Relit/, cathol. Un synode diocésain est une réunion des principaux bénéficiera séculiers d'un diocèse convoquée et présidée canoniquement par l'évêque. Le synode est une assemblée consultative et non législative.
— Reliy. prof. Synodes des Eglises réformées en France. Les Eglises réformées de France adoptèrent, dos qu'elles le purent, l'organisation presbytérienne synodale. Ce système repose sur l'égalité absolue des Eglises et de leurs pasteurs. L'Eglise local.- nommait un consistoire, les consistoires élisaient îles colloques : au-dessus des colloques se trouvaient des synodes provinciaux et en dernier lieu le synode national. En France, le dernier synode général officiel eut lieu en 1872. Les synodes généraux qui se sont tenus depuis ont perdu tout caractère officiel , même avant la loi de séparation.
— Relig. israél. L'histoire des synodes se mêle et se confond même à celle de leurs sanhédrins et do leurs synagogues. Un grand synode ou sanhédrin fut convoqué par Napoléon I" en J 80(î pour demander aux juifs de procéder eux-mêmes à une réforme totale de leur constitution.
Synodies [d{] n. f. pi. Rentes payées autrefois à l'évoque par les curés des paroisses.
Synodique adj. (gr. sunodikos). Qui a rapport à un synode. Qui émane d'un synode. Lettre synodii/ue, écrite, au nom des conciles, aux évêques absents. Asie. Révolution synodique, temps que met une pianote pour revenir en conjonction avec le soleil. N. m. Recueil des décisions des synodes.
SyilOdiquement [ke-man] adv. En synode.
synographie [fi] a. f. (du gr. su», avec, et
graphe, écriture). Système de cryptographie, reposant sur des combinaisons de mots.
Synonyme adj. (gr. sunonumos ; de sun, avec, et onuma, nom). Se dit des mots qui ont à peu près la même signification, comme courage, bravoure, valeur. N. m. : un synonyme. Ant. Antonyme, contraire.
Synonymie [mt] n. f. Qualité des mots synonymes. Ant. Antonymie.
synonymique adj. Qui appartient à la synonymie: mots synonymiques.
synonymiquement [ke-man1 adv. Dune
manière synonymique.
Synonymiser [se] v. a. Rendre synonyme.
(Peu us).
synonymiste [mis-te] n. Personne qui s'occupe spécialement de l'étude des synonymes.
Synopse n. f. (gr. sunopsis ; de sun, avec, et apsis, vue . Ouvrage qui donne les Evangiles en regard, en rapprochant autant que possible les textes qui se rapportent aux mêmes faits.
Synopsie [psi] n. f. (du gr. sun, avec, et opsis, vue). Pathol. Forme particulière de synesthésie, dans laquelle l'audition d'un son produit des phénomènes de vision colorée. (C'est ce qu'on appelle l'audition colorée.)
Synopsis [psiss] n. f. (m. gr.). Coup d'œil jeté sur l'ensemble d'une science. Tableau synoptique, embrassant toutes les parties d'une science.
synoptique adj. (du gr. sun. avec, et optomai, je vois). Qui permet d'embrasser, de saisir d'un même coup d'œil les diverses parties d'un ensemble : établir le tableau synoptique d'une science. N. m. pi. Evangiles de saint Matthieu, saint Marc et saint Luc. qui présentent de grandes ressemblances danslerécit.
Synoque adj. (gr. sunokhos}. Pathol. Continu. Fièvre synoque ou synoque n. f. V. la partie encycl.
— Encycl. La synoque ou fièvre synoque ressemble beaucoup â la fièvre éphémère, mais elle dure davantage et se termine brusquement, au bout d'une semaine environ. Elle apparaît & la suite de fatigues. Le repos, la diète lactée sont indiqués.
Synorhize adj. (du gr. sun, avec, et rhiza, racine). Bot. Qui a la radicule soudée avec l'albumen. N. m. pi. Classe de végétaux qui possèdent le caractère ci-dessus et correspondent aux conifères et aux cycadées S. un synorhize.
Synostéographiè [nos-té, fi] n. f. Anat. Description des articulations.
synostéographique [nos-té] adj. Qui a rapport à la synostéographiè.
synostéologie [nos-té, ji] n. f. Anat. Traité des articulations et des moyens d'union des os.
SynOStéolOgique [nos-té] adj. Qui a rapport à la synostéologie.
syhostéotomie [nus-té, mi] n. f. Préparation anatomique des articulations.
synOStéOtomique [nos-lé] adj. Qui a rapport â la synostéotomie.
synostose [nos-ti-ze] n. f. (du gr. sun, avec, et osteon, os . Réunion des os par une soudure.
Synote n. m. Genre de mammifères chéiroptères, de la famille des vespertilionidés, comprenant des chauves-souris de taille moyenne, ayant environ 25 centimètres d'envergure, dont on connaît deux espèces très répandues en Europe.
Synovial, e, aux adj. Qui a rapport à la synovie. Capsule synoviale et absolum. synoviale n. f. Glande, sac qui sécrète, contient de la synovie.
Synovie [vt] n. f. (lat. méd. synovia). Anat. Humeur un peu filante, comme le blanc d'eeuf, qui lubrifie les jointures articulaires et les gaines synovicales des tendons. Epanehement de synovie, v. synovite.
synovite n. f. Inflammation d'une membrane articulaire ou tendineuse.
— E.ncycl. On distingue la synovite séreuse ou epanehement de synovie et la synovite sèche ou crépitante. Comme traitement, on emploiera la révulsion, la compression ouatée et l'immobilisation.
Synstigmatique [sins-tigh-ma] adj. But. Se dit du pollen, lorsqu'il forme une masse terminée inférieurement par un fil ayant à son extrémité un corpuscule qui adhère au stigmate.
synstylé, e tins-ti] adj Dot. Dont les styles sont soudés en une sorte de colonne.
syntactique [tak-ti-ké] adj. [gr. tuniakti-
Hos). Gram. Relatif à la syntaxe, à l'arrangement des mots.
Syntagme [taqh-me] n. m. (gr. suntaqma). Antiq. or. Corps de troupe, subdivision de la phalange. Bibliogr. Traité méthodique.
syntaxe [tak-se] n. f. ' gr. sunta.ris ; de sun, avec, et taxis, ordre). Gramm. Partie de la grammaire,
qui traite de la l'onction et de l'arrangement dos mots : étudier la syntaxe latine. Ensemble des procèdes syntactiques, propres à un écrivain : lu syntaxe de Rabelais. Ouvrage où est exposée cette partie de la grammaire.
syntaxique [tak-si-ké] adj. V. syntactique. synthèse [ti-se] n. f. (gr. sunthesis). Méthode
qui procède du simple au composé, des éléments au tout, de la cause aux effets, du principe aux conséquences : la synthèse est l'opération inverse de l'analyse. Par e.rt. Généralisation, exposé synoptique. Synthèse chimique, opération par laquelle on combine les corps simples pour en former des composés, ou des corps composés pour en former d'autres d'une composition plus complexe : la synthèse de l'eau. Chir. Réunion des parties d'une plaie, des fragments d'un os brisé- Muthém. Méthode de démonstration, qui consiste à partir d'une proposition démontrée ou évidente pour arriver, de déduction en déduction, à celle que l'on veut établir, contrairement au procédé de l'analyse, qui, partant de la vérité à démontrer, la rattache, par une série de raisonnements, aune proposition reconnue vraie. Ant. Analyse.
— Encycl. Philos. Toute méthode comprend deux procédés généraux et inverses : l'analyse et la synthèse. D'une façon générale , il y a analyse toutes les fois qu'on divise un tout en ses parties, qu'on décompose une idée en ses éléments, et il y a synthèse toutes les fois que l'on combine des éléments ou que l'on établit des rapports. Suivant que nous devons nos connaissances à l'observation ou au raisonnement, on distingue deux sortes d'analyse et de synthèse : l'analyse et la synthèse expérimentale, l'analyse et la synthèse logique. I. Analyse et synthèse logique. Le raisonnement géométrique nous en offre un exemple facile : la méthode analytique part de l'énoncé du problème, décompose en ses parties, analyse la proposition initiale et remonte à une proposition générale, qui démontre la vérité ou la fausseté de la proposition initiale. La méthode synthétique, au contraire, part d'une proposition générale, tire les conséquences qu'elle renferme et arrive a une proposition qui n'est autre que l'énoncé du théorème. IL Analyse et synthèse expérimentale- En chimie, on fait l'analyse de l'eau en la décomposant en ses deux éléments : oxygène et hydrogène; on en fait la synthèse en réunissant ces deux éléments. L'analyse et la synthèse expérimentale ont toujours pour objet la décomposition ou la reconstitution de l'objet ou du phénomène lui-même. C'est ainsi qu'en géologie il ne peut y avoir analyse ou synthèse proprement dite des phénomènes géologiques, mais seulement étude ou reproduction analogique.
— Chim. En chimie minérale, la synthèse est toujours possible , car les éléments sur lesquels on opère sont stables et peuvent être soumis à l'action de réactifs énergiques. Les exemples de synthèse abondent : citons la synthèse de l'eau, la synthèse de l'acide chlorhydrique. D'ailleurs, un grand nombre de préparations ne sont que des synthèses- En chimie organique, les difficultés sont plus grandes, et pendant longtemps la plupart des chimistes furent convaincus que la synthèse d'un composé organique était impossible. Grâce aux travaux d'un grand nombre de chimistes, à la tète desquels il faut placer Berthelot, Wurtz, Liebig, un assez grand nombre de synthèses ont été exécutées.
synthésique [zi-ke] adj. Qui a le caractère de la synthèse.
Synthétique adj. (gr. sunthetikos). Qui appartient à la synthèse : méthode synthétique. Philos. Jugement synthétique, jugement qui affirme plus que le concept du sujet, et qui ajoute par conséquent à nos connaissances. Langue synthétique, qui exprime des rapports complexes par un seul mot et groupe les idées accessoires autour de l'idée principale dans des phrases périodiques. Ant. Analytique.
Synthétiquement [ke-man] adv. Dune manière synthétique. Ant. Analytiquement.
Synthétiser [zé] v. a. Réunir par synthèse : synthétiser des faits.
Synthétisme [tis-mé] n. m. Chir. Ensemble des quatre opérations nécessaires pour réduire et maintenir une fracture : extension, réduction, coaptation et immobilisation.
syntomie [mî]a.f. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, répandus dans l'hémisphère boréal.
syntonie [ni] n. f. (du gr. sun, avec, et tonos, tension). Dans la télégraphie sans fil, dispositif mettant en pratique les phénomènes de syntonisation et permettant d'éviter la surprise dos communications,
syntonine n. f. (du gr. sun, avec, et tonos, tension). Chir. Nom que l'on a donné à la fibrine, qui forme les fibres musculaires.
Syntonique adj. (gr. suntonikos). Musiq. anc. Se disait, chez les Grecs, d'une espèce du genre diatonique, qui résulte de la division du tétracorde en un demi-ton et deux tons égaux.
Syntonisation [za-si-on] n. t. Télégr. sans pi. Phénomène qui se manifeste dans les antennes, lors du fonctionnement de l'oscillateur.
— Encycl. C'est sur ce phénomène que l'on se base pour s'efforcer d'obtenir le secret dans les correspondances échangées par cette voie. Ce phénomène est le suivant : un conducteur électrique soumis à l'aetion d'un oscillateur présente, s'il est isolé aux deux extrémités, un centre de tension a chaque extrémité et un nœud au milieu; l'intensité se manifeste d'une façon inverse.
syntoniser [zé] v.a. Pratiquer la syntonisation.
synzygie [ji] n. f. (du gr. sun, avec, et zugos, paire). Rot. l'oint de jonction des deux cotylédons sur l'axe, quand ils sont opposés.
Syphax, roi de la Numidie occidentale, d'abord 1 allié des Romains contre les Carthaginois et contre Masinissa, qui le battit deux fois. Mais Sophonisbe, qu'il épousa, le rejeta du côté do Cari liage, tandis que Masinissa, passait aux Romains. Fait prisonnier par ce dernier, Syphax mourut à Rome, assez à temps pour ne pas orner le triomphe de Scipion '203 av. J.-C).
Syphilicome n. m Me syphilis, et du gr. komein, soigner). Dispensaire où 1 on donne des soins aux syphilitiques.
SYP
Syphilide n. f. Eruption syphilitique, pouvant avoir raspect d'une tache do la peau ou d'une vésicule.
syphiligraphe n. m. (de syphilis, et du gr. graphein, décrire). Auteur d'une syphiligraphie. Médecin spécialiste de la syphilis.
Syphiligraphie [ fi ; n. f. Traité de la s vphilis.
syphiligraphique adj. Qui a rapport à la syphiligraphie.
Syphilimane n. Personne atteinte de syphilimanie.
syphilimanie[m'l n. f. Manie des médecins qui voient dans toute maladie les effets de la syphilis. Manie des malades qui se voient à tout propos atteints de la syphilis.
Syphilis [liss] n. f. (mot d'étymol. inconn., créé par Fracastor). Maladie contagieuse, ne récidivant pas, et qui se transmet par un virus. (On l'appelle aussi vérole, maladie vénérienne, mai.
FRANÇAIS, MAL DU SAINT HOMME JOD, MAL ALLEMAND, MAL NAPOLITAIN, MAL AMÉRICAIN.)
— Encycl. Longtemps confondue avec les autres maladies dites vénériennes, bien qu'elle puisse se contracter en dehors de tout rapport sexuel, la syphilis a une origine inconnue et sans doute très ancienne. Mais c'est surtout à partir de la fin du xv= siècle qu'elle commence a être nettement observée et décrite par les médecins, sans que ceux-ci se trouvent d'accord pour en fixer le lieu d'origine. Les uns la considèrent comme d'importation américaine : elle aurait été propagée en Europe par les marins de Christophe Colomb, d'où le nom qu'on lui donne de mal américain. Mais, précisément à la même date (K92), elle reçoit des Français le nom de mal napolitain. Les Italiens, d'ailleurs au même moment, la nomment mal français. La syphilis, étudiée méthodiquement au xvni" siècle par Tode et par Bell, et plus tard par Hernandez, a été nettement séparée, au point de vue de son étiologie et de ses manifestations, de la blennorragie, par Ricord. Son agent spécifique a été découvert en 1905, par un savant allemand Schaudinn. C'est un spirochete très petit, nommé, d'ajirès l'aspect pâle de ses cultures, spirochxte ou spironema pallida. Il cultive sur sérum animal; on l'a trouvé dans toutes les lésions syphilitiques, et il existerait à l'état permanent dans le liquide rachidien de tous les syphilitiques, d'où un moyen de diagnostic dans les cas douteux.
Les manifestations de la syphilis, qui sont multiples, peuvent atteindre toutes les parties de l'organisme en trois étapes : les deux premières fatales et rapprochées (accidents primitifs et secondaires), la troisième (accidents tertiaires) non constante, et pouvant se prolonger au delà de trente ans.
La syphilis se transmet : 1» directement, par le virus de la lésion primitive ou des lésions humides secondaires, rarement par les lésions tertiaires, enfin par le sang et par le sperme; 2» indirectement, par un objet ayant eu contact avec les mêmes lésions, par conception et par hérédité. La pénétration du virus se fait très facilement par la moindre érosion de l'épidémie ou d'un épithélium.
L'accident primitif, le chancre infectant, n'apparaît qu'après quinze à trente jours d'incubation. C'est une petite ulcération en godet, lisse, peu douloureuse, non suppurante, à fond rouge sombre ou grisâtre, à base indurée, dont les bords ne sont ni taillés à pic, ni décollés, se cicatrisant spontanément en six semaines environ.
Les ganglions lymphatiques de la région avoisinante sont engorgés (adénite syphilitique) et forment une pléiade de noyaux durs, perceptibles pendant plusieurs mois. Environ six semaines après le chancre, apparaissent les accidents secondaires : 1° la fièvre syphilitique (abattement, céphalée) ; 2" les éruptions ou syphilides. Les principales sont : la roséole, qui dure trois à cinq mois ; les plaques muqueuses, dépressions humides, rosées ou blanchâtres, siégeant à la gorge, aux lèvres, à la langue, à la vulve; les taches brunâtres ou collier de Vénusi l'acné, le psoriasis, les tubercules, les bulles, l'orchite, l'iritis ; les cheveux se raréfient. Dans la syphilis par conception, la femme n'a que les accidents secondaires : l'enfant meurt avant terme ou est atteint de syphilis héréditaire. Les accidents tertiaires semblent d'autant moins à craindre que le chancre est plus ancien et que le traitement a été fait plus sérieusement. Les principaux sont Ventérite syphilitique et les gommes. Certaines affections, comme la paralysie générale et le tabès, reconnaissent pour cause principale, sinon unique, la syphilis. Le traitement repose sur l'emploi de deux substances, le mercure et l'iodure de potassium. Le mercure est administré par ingestion par la peau ou par piqûres hypodermiques (protoiodure de mercure, liqueur de Van Swieten, onctions mercurielles.. onguent napolitain et injections intramusculaires d'huile grise, de sels mercuriques, auxquels plus tard on associe l'iodure de potassium et les eaux sulfureuses).
Rèyles prophylactiques. Eviter avec le plus grand soin les rapports avec les sujets contaminés. Le mariage n'est permis aux syphilitiques que quatre ans après le chancre et traitement spécifique et lorsque, depuis deux ans, il n'y a eu aucun accident. Si le mariage a eu lieu, s'astreindre soi-même et, en cas de conception, astreindre la femme au traitement.
Syphilis héréditaire. L'enfant né d'un individu en puissance de syphilis (surtout les trois premières années depuis le chancre) présente notamment des plaques muqueuses à la bouche, aux plis des cuisses, des taches rousses au visage ; la peau des mains et des pieds est rugueuse : il est atteint de pemphygus, d'écoulement nasal, de lésions osseuses. S'il survit, son développement est tardif ; il souffre d'iritis, de kératite, d'otite; ses incisives présentent des encoches. Le traitement se fait par la nourrice (qui doit être la mère, sinon elle sera contagionnée] : liqueur de Van Swieten, onctions mercu rielles directes.
Syphilisation [za-si-on] n. f. Inoculation du virus d'une syphilis faible à un individu sain pour le préserver d'une syphilis grave, et qui doit êtreabsolument prescrit.
Syphiliser [zé] v. a. Communiquer la syphilis à. Syphilismè [tis-me] n. m. Etat d'un malade atteint de syphilis.
syphilitique adj. Qui est de la nature de la
syphilis ; qui appartient, qui a rapport à la syphilis. N. et adj. Qui est atteint de la syphilis.
SYP
syphilOÏde adj. Se dit des affections qui ont quelque ressemblance avec la syphilis.
Syphon n. m. Autre forme du mot siphon.
Syra, île de la Grèce insulaire (mer Egée), dans le groupe des Cycladcs; 32.000 h. Ch.-l. Syra ou Êermopolis. V. Hermopolis-
Syracuse [ku-sé],v.Ae Sicile; 23.800 h. {Syrat u saint) ; port sur laoôtcestde l'île ; «Milices remarquables ; patrie d'Archimède.de Théocrite et de Mosclius. Commerce important de vins et de céréales. Les Homains, commandés par Marcellus, s'emparèreni de Syracuse, malgré la géniale défense d'Archimede (212 av. J.-C). V. Archimêde. — La prov. de Syracuse a 444.000 h.
Syracuse, v. des Etats-Unis (New -York); 100.000 h. Métallurgie, verrerie, machines.
Syr-Daria, Sir-Daria ou Sihoun rie),
anc. laxartes, fi. de l'Asie (Turkestan), qui prend sa source dans le Khokand, au pied des monts Bolor, passe a Perovski, Kazalinsk, et se déverse dans le lac d'Aral ; 1.B00 fui. Eaux très appauvries par l'irrigation.
syriacisme [sis-me] n. m, Façon de parler propre à la langue syrienne.
syriaque adj. et n. m. Se dit de la langue araméenne, parlée autrefois dans la Syrie.
Syrie, l'irai» de la Bible, région de la Turquie d'Asie, entre l'Euphrate, l'Arabie et la Méditerranée ; 159.000 kil. carr. ; 2 millions d'h. (Syriens). V. principales : Beyrouth, Ja/fa, Saint-Jean d'Acre et Tripoli. Région montagneuse, traversée par le Liban et l'Anti-Liban, entre lesquels s'étend la Cœlésyrie. Côtes découpées; climat sec et chaud. Culture du mûrier, tabac, coton, oranger; fabrication d'étoffe. — La Syrie a joué un grand rôle dans l'histoire ancienne. Conquise successivement par les Egyptiens, les Perses, les Grecs, les Romains, elle tomba enfin entre les mains des Turcs, qui l'ont gardée. Les croisés la prirent et la reperdirent. En 1799, Bonaparte y fit une expédition. En 1860, les massacres des Maronites par les Druses amenèrent l'intervention d'un corps de troupes françaises, mais, depuis, les conflits entre Druses et Maronites ont souvent ensanglanté le pays.
Syrien, enne [ri-in, è-ne], habitant ou originaire de la Syrie : les Syriens. Adj. : population syrienne.
Syringa n. m. Bot. Nom scientifique du genre lilas. Nom donné par les anciens auteurs et appliqué encore aujourd'hui quelquefois au serinoa.
syringe ou syrinx [rinks] n. f. (gr. su-
rigx). Flûte de Pan. Nom donné par les Grecs aux sépultures souterraines des rois égyptiens, à Thébes.
syringomyélie [lî] n. f. (du gr. surigx, roseau, et muelos, moelle). Maladie de la moelle épinière, caractérisée par la formation de cavités dans la substance grise ou dans le voisinage du canal de l'épendyme.
— Encycl. La syringomyélie débute vers l'âge de vingt ans; elle se rencontre surtout chez les hommes. On observe tout d'abord divers troubles trophiques de la peau, des os et des articulations. En même temps l'atrophie musculaire apparaît. La mort est presque toujours la terminaison ; cependant, le traitement par les rayons X semble donner quel ques espoirs.
syringomyélique adj. Qui concerne la syringomyélie. Substantiv. Qui est atteint de syringomyélie.
Syringotome n. m. Chir. Instrument utilisé pour le syringotomie.
SyringOtomie [mi] n. f. (du gr. surigx, fistule, et tome, section). Chir. Opération de la fistule a l'anus.
Syrinx [rinks] n. f. (gr. surigx). Flûte de roseaux, appelée aussi flûte de Pan.
Syrinx, nymphe d'Arcadie, fille du fleuve Ladon, une des compagnes d'Artémis. Poursuivie par Pan, elle se jeta dans le Ladon et fut changée en roseaux. Pan se consola en fabricant avec ces roseaux la flûte champêtre appelée syrinx ou flûte de Pan.
Syrma n. m. (gr. surma; de surein, traîner). Antiq. gr. Robe traînante. Grand manteau de théâtre.
Syrmatique n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, de la famille des phasianidés, renfermant de ma-
Syrmatîque vénéré.
gnifiques faisans (faisan vénéré), originaires de la Chine et acclimatés aujourd'hui en France comme gibier.
syrnie [ni] n. f. ou syrnium [ni-om'] n. m.
Genre de rapaces nocturnes répandus sur tout le globe, et dont l'espèce type est une chouette vulgairement nommée hulotte.
syro-arabe adj. Qui appartient à la Syrie et à l'Arabie.
syro-chaldaïque adj. Qui appartient à la Syrie et à la Chaldée.
Syro-macédonien adj. Qui a rapport à la dynastie macédonienne de Syrie ou à l'empire grec de Syrie.
SyrOS ou Syra, ile de la Grèce (Cycladesj ; 32.000 h. Ch.-l. Syra ou Bermopolis.
syrphe n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, noirs, tachés de blanc, longs de 15 millimètres, et très communs dans les jardins de Paris.
Syrrhapte n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, famille des ptéroclididés , répandus de l'Europe orientale au Tibet : le syrrhapte est vulgairement connu sous le nom de poule des steppes.
Syrrnize [si-ri-zé] adj. (du gr. sun, avec, et rhiza, racine). Bot. Se dit de l'embryon, lorsque la radicule est un peu soudée avec le périsperme.
Syrtes, nom de deux golfes : la Grande Syrte (auj. golfe de la Sidre), sur la côte de Tripoli; — et la Petite Syrte (auj. golfe de Gabès), sur la côte de Tunis.
Syrtique adj. Qui appartient aux Syrtes.
Sysseele, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges); 2.310 h.
syssitie [si-si-ti] n. f. (gr. sussitia; de sun, avec, et silos, aliment). Antiq. gr. Nom de repas communs, auxquels participaient tous les citoyens en Crète et à Sparte, où ils prenaient le nom de pheiditia.
systaltique [sis-tal] adj. Qui a rapport à la systole.
systase [sis-ta-ze] n. f. (gr- sustasis). Antiq. milit. Subdivision de la milice grecque. Bhétor. Arrangement des mots dans la phrase. Exposition méthodique des faits.
systématique [sis-té] adj. (gr. sustèmatikos). Qui appartient à un système ; qui est combiné d'après un système : la science est une connaissance ■ systématique. Erigé en système ; voulu dans une intention définie : doute systématique. Homme, esprit systématique, dont les actions sont réglées, décidées d'avance avec précision. (Se prend en mauv. part.) N. f. Partie de l'histoire naturelle, qui traite de la classification des êtres, et qui comprend leur description.
systématiquement [sis-té, ke-man] adv.
D'une manière systématique.
systématisation [sis-té, za-si-on] n. f. Action de systématiser.
Systématiser [sis-té, zé] v. a. Réduire en système : systématiser ses idées.
Systématiseur [sis-té, zeur] n. m. Celui qui dispose en forme de système.
systématologië [sis-té, ji] n. f. Science ou histoire des systèmes.
szo
SyStèmatolOgique [sis-té] adj. Relatif à la systématologië.
Système [sis-tè-rne] n. m. (gr. susléma; de sun, avec, et istêmi, je place). Assemblage de principes' vrais ou faux liés ensemble, de manière à former un corps de doctrine : le système de Descartes. Combinaison de parties assemblées pour concourir à un résultat ou de manière à former un ensemble : systinu nerveux; système planétaire. Par système, de parti pris. Esprit de système, penchant à tout réduire en système, à agir de parti pris. Géol. Se dit des périodes qui divisent les ères : système d'Iranien. Bitt. nat. Méthode de classification fondée sur l'emploi d'un seul ou d'un petit nombre de caractères : le système de Linné. Polit. Mode de gouvernement : le système féodal. Métriq. anc. Sorte de long vers composé d'un nombre indéterminé de parties, deux au moins. Système métrique, v. métrique. Physiq. Système C. G. S., voyez C. G. S. Pop Un ensemble quelconque.
Système de la Nature (le), par le baron d'Holbach. V. NATURE.
Système social (le) ou Principes naturels de la morale et de la politique, par d'Holbach (1772), où il développe une doctrine nettement utilitaire, qui requiert l'intervention des gouvernements pour sanctionner par des institutions politiques les préceptes de la morale rationnelle. Ce livre, d'inspiration antireligieuse, fut brûlé par ordre du Parlement.
systolaire [sis-to-lè-re] adj. Relatif â la systole.
Systole [sis-to-le] n. f. (du gr. sustolé, contraction^ Mouvement de contraction du cœur et des artères, qui donne le mouvement du sang : systole cardiaque ; systole artérielle. Ant. Diastole.
Systolique [sis-to] adj. Qui a l'apport à la systole.
systolisme [$is-to-lis-me]n. m. Etat de systole du cœur et des artères.
Systyle [sis-li-le] adj. (du gr. sun, avec, et stulos, colonne). Archit. Se dit d'une ordonnance où l'entre-colonnement était de deux diamètres ou quatre modules. N. m. : un systyle.
Syzétète n. m. (du gr. sun, avec, et z'tètès, chercheur). Nom donné à des docteurs juifs, qui cherchent le sens allégorique et le sens mythique de l'Ecriture.
Syzran ou Sizerane, v. de Russie (gouv.
de Simbirsk), sur le Volga; 29.000 h. Asphaltes.
Syzygie [jî] n. f. (du gr. sun, avec, et zugos, lien). Conjonction ou opposition d'une planète avec le soleil.
Szabadka ou Maria-Théresiopol, v.
d'Austro-Hongrie, non loin du lac Pâlies ; 82.000 h. Etoffes, tanneries, vins.
Szalay (Ladislas de), historien hongrois, né à Bude, m. à Salzbourg (1813-1864). On lui doit un livre capital sur l'Histoire de la Hongrie.
SzarvaS, v. de Hongrie, sur le Koros ; 25.800 h. Sources alcalines.
Szatmar-Nemeti, v. d'Austro-Hongrie (Hongrie), sur la Szamos ; 26.700 h.
Szecnenyi (Etienne), homme politique hongrois, né à Vienne (1792-1860). Membre du parti libéral, il essaya longtemps, mais en vain, de réaliser l'union entre son pays et l'Autriche. Atteint d'aliénation mentale, il se brûla la cervelle.
Szeged ou Szegdin, v. de l'empire austrohongrois, ravagée en 1878 par une inondation de la Tisza ; 102.000 h. Vignobles, draps.
SzegSZard, v. d'Austro-Hongrie (comitat de Tolna); 14.500 h. Vignobles.
Szekes-Fejervar ou Szekes-Fehervar
(autref. Albe royale), v. d'Austro-Hongrie (Hongrie), ch.-l. de comitat; 29.000 h. Lainages, vins.
Szell (Coloman), homme politique hongrois, né à Ratot en 1845. Ministre des finances de 1875 à 1878, et rappelé aux affaires en 1899, il suivit une politique de conciliation entre les Allemands et les Hongrois.
Szentes, v. de Hongrie (comitat de Csongrad), sur la Tisza; 31. 000 h. Vignobles, soieries.
Szigligeti (Edouard Szatmart, dit), dramaturge hongrois, né à Nagy-Varad, m. à Pest (1814 1878). Il a écrit des tragédies, des comédies, des vaudevilles et a fondé le genre de pièces populaires.
Szolnok, v. d'Austro-Hongrie (comitat de Jasz- Nagy-Kun-Szolnok), sur la Tisza; 21.000 h.
Szombatnely, v. d'Austro-Hongrie (comitat de Vas); 17.000 h.
n. m. {té ou te). Vingtième lettre de l'alphabet et seizième des consonnes : tracer un grand T. des petits t .
Objet ayant la forme d'un T majuscule. En T, qui a la forme de la lettre T. (On écrit aussi en té.) Sur les monnaies de France, T indiquait celles qui étaient frappées à Nantes. En terme de turf, T est l'abréviation de toque. En musique, T est l'abréviation de tutti; en épigraphie, l'abréviation de titre ou de tome; en mathématiques, l'abréviation de tonne. ta adj. poss. fém. V. ton.
Ta, symbole chimique du tantale.
ta, ta, ta ! loc. interj. S'emploie pour interrompre, désapprouver ou railler.
Taaffe (Edouard), homme d'Etat autrichien, né à Vienne, m. à Ellischau (Bohême) (1833-1895). Il fit de louables efforts pour rétablir, par une politique fédéraliste, l'harmonie entre les éléments tchèques et germaniques de l'Empire.
tabac [ba, et devant une voyelle, bak'] n. m. (espagn. tabaco |d'orig. améric.]). Genre de solanacées originaire de l'île de Tabago, dont les feuilles, diversement préparées, se fument, se prisent ou se mâchent : le tabac tire son varfum et ses qualités d'un alcaloïde dangereux, la nicotine.
Adjectiv.Sedit d'une couleur brun roux, rappelant celle du tabac: une étoffe tabac. Tabac dEspa- ?»e, se dit d'une coueur roux clair.
Arg. Passer à tabac, battre , brutaliser . Passage à tabac, action de rouer de coups. N. m. pi. Administration des tabacs de la régie : entrer dans les tabacs.
— Enctcl. Le tabac (nicotiana tabacum) est une plante qui peut atteindre 2 mètres de haut et qui possède des feuilles sessiles ou pédonculées, mesurant jusqu'à 70 centimètres de long; les fleurs, disposées en grappes ou en panicules, sont rouges, jaunes ou blanches. Quelques espèces sont cultivées comme ornementales ; mais l'importance du tabac est surtout commerciale. Introduit en Europe par les Espagnols, le tabac fut d'abord en usage comme remède et, sous les noms de : herbe sainte, herbe à tous les maux, panacée antarctique, herbe à la reine, médicée, herbe à l'ambassadeur, nicotiane, devint l'objet d'un engouement excessif; mais l'usage d'en fumer les feuilles comme Colomb l'avait, avec étonnement, vu faire aux Indiens, se propagea peu à peu, malgré d'assez nombreuses interdictions, et le petun (nom que lui donnaient les Américains) eut droit de cité. Les gou-
Tabac : a, fleur ; b, fruit.
vernements, comprenant d'ailleurs qu'ils n'en pourraient empêcher l'usage, prirent le parti de s'en créer une source de revenus. En France, le monopole de la préparation et de la vente du tabac est affermé par l'Etat dès 1674 et a toujours subsisté.
La culture de la plante, dans les départements où elle est autorisée, se pratique sous la surveillance de l'administration des contributions indirectes, qui fournit la graine aux cultivateurs, choisissant ellemême les variétés et déterminant le nombre de pieds à l'hectare (10.000 à 40.000) et le nombre de feuilles à laisser sur chaque pied (8 à 15). On sème en pépinière en avril et en mai-juin on repique les jeunes plants en place définitive.
Les feuilles sont récoltées avec des précautions particulières, puis triées par qualités et grandeurs, enfilées par la base sur des ficelles et mises au séchoir. Une fois sèches , on les réunit en paquets (manoques), qui sont expédiés aux manufactures.
Les manufactures de l'Etat fabriquent du tabac à priser, des rôles et carottes (tabacs à chiquer), des tabacs à fumer, des cigarettes et des cigares.
Les divers tabacs subissent, pour être amenés à l'état où le consommateur les utilise, des préparations nombreuses ayant pour effet d'y développer certaines qualités ou d'y faire naître certains produits (mouillage, hachage, fermentation en masse, ràpage, etc., pour le tabac à priser ; mouillage, écôtage, filage, etc., pour les tabacs à chiquer ; mouillage, hachage, dissiccation, etc., pour les tabacs à fumer). La fabrication des cigarettes et des cigares nécessite elle aussi des manipulations particulières. En France on utilise non seulement les tabacs indigènes, mais encore des tabacs étrangers (américains, turcs, asiatiques, etc.).
Le tabac est aujourd'hui cultivé dans presque tous les pays; la France en produit annuellement plus de 25 millions de kilogrammes.
Il ne faut user du tabac que très modérément, afin d'éviter les accidents assez dangereux du tabagisme ou nicotinisme (haleine fétide, pharyngite, dyspepsie, troubles de la vue ou de la mémoire).
— Dr. L'Etat français se réserve le monopole de l'achat, de la fabrication et de la vente des tabacs. Les approvisionnements et la fabrication sont assurés par la Direction générale des manufactures de l'Etat (ministère des finances) : la vente dan-; les entrepôts et les bureaux de tabac, par l'administration des contributions indirectes.
La culture du tabac est autorisée dans 25 départements, mais les cultivateurs sont tenus de vendre leur récolte à l'Etat ou de l'exporter.
Tout particulier qui veut cultiver du tabac est tenu d'en faire la déclaration à l'administration des contributions indirectes. En sont dispensés les particuliers dont la culture ne s'élèverait pas à plus de vingt pieds de tabac.
Les entreposeurs des tabacs reçoivent directement les produits des manufactures, et c'est chez eux que les débitants de tabac viennent s'approvisionner pour la vente au détail.
Les débits de tabac sont concédés, par le gouvernement, particulièrement aux veuves des fonctionnaires morts sans avoir encore droit à une pension de retraite, à leurs enfants, etc. Souvent le débit de tabac est joint à une recette buraliste des contributions indirectes. En ce cas, il est réservé à des candidats du sexe masculin, notamment à d'anciens
militaires, mais le ministre des finances est seul juge des titres des candidats à une recette buraliste, ou même à un entrepôt de tabac. Les enfants peuvent demander la survivance d'un débit de tabac concédé à leurs parents.
Selon que le montant des remises est supérieur ou inférieur à 1.000 francs, la concession du débit appartient au ministre des finances ou au préfet . La demande (sur papier timbré à 0 fr. 60) adressée au ministre des finances, indique l'âge, le domicile, les titres du candidat et doit être appuyée d'un certain nombre de pièces, savoir :
Etat authentique, ou copie certifiée des services militaires ou civils, indiquant leur durée et leur importance et le chiffre des derniers traitements civils ; — déclaration des ressources et charges du pétitionnaire, et certificat délivré par l'autorité municipale du lieu où il est domicilié attestant sa moralité, sa situation de famille, et faisant connaître quels sont ses moyens d'existence ; — bulletin de naissance du pétitionnaire ; — bulletin de mariage du pétitionnaire, ou celui des père et mère du pétitionnaire, suivant que les services invoqués sont ■ •eux du mari ou ceux du père ; — bulletins de décès du mari et des père et mère ; — certificat du receveur de l'enregistrement faisant connaître, autant que possible, le montant du loyer d'habitation paye par le pétitionnaire et les renseignements qui auraient pu être recueillis lors de l'ouverture et de la liquidation des successions échues audit pétitionnaire ; — bordereau des hypothèques et justification des dettes non hypothécaires (il est inutile de produire un bordereau négatif) ; — extrait des rôles des contributions payées par le postulant ou certificat de non-inscription sur les rôles.
Il est procédé, par les soins de l'administration des contributions indirectes, à une enquête. Les résultats en sont transmis, avec avis favorable ou défavorable, à une commission siégeant au ministère des finances, et chargée de « classer » ou ' d'écarter les demandes. C'est seulement après que la commission a statué que le ministre peut concéder un débit.
Les débitants sont rémunérés au moyen de remises sur les produits vendus.
En principe, les débits de tabac doivent être gérés par les titulaires eux-mêmes ; mais ceux-ci peuvent être autorisés, pour des motifs sérieux, par l'administration des contributions indirectes, à les faire exploiter par un gérant. Le gérant doit être agréé par l'administration-
L'importation des tabacs étrangers, de quelque pavs qu'ils proviennent, est prohibée, à moins qu'ils ne soient achetés pour le compte du monopole. Le tarif des douanes admet néanmoins quelques tolérances : 10 cigares, 20 cigarettes ou 40 gr. de tabac au choix. Les femmes et les enfants ne bénéficient pas de cette franchise-
tabacal, e, aux adj. De tabac; qui provient du tabac : fumée tabacate.
tabacique adj. Chim. Se dit d'un acide extrait du tabac.
tabacologie [jt] n. f. (de tabac, et du gr. logos, discours). Traité sur le tabac.
tabacomane n. f. lron. Grand amateur de tabac.
tabacomanie [ni 1 n. f. (de tabac, et manie). Passion de l'usage du tabac.
TAB
TAB
Tabards