TAP
Tanis [nies], v. de l'anc. Egypte, dans le Delta, ace des rois pasteurs et berceau de la 21° dynastie ; auj. San.
tanisage ou tannisage \ia-ni-za-je] n. m. Action de tanlser. (On dit aussi tanisation a. f.)
tanissr ou tanniser [ta-nl-ii] v. a. Ajouter
du tas a une poudre ou à un liquide. Ajouter du tanin à un vin ou à un uioût.
tanisiptère n. m. Ornith. V. tanysipte&e.
tanistry [ni's-rWJ n. f (m.angl. ; du celt. tan, territoire). Coutume écossaise et irlandaise, d'après laquelle le droit de succession appartenait, non à l'individu, mais à la famille, qui choisissait dans son sein l'ainé des maies pour lui transmettre une terre ou un office, préférabiement au fils aîné du dernier occupant.
Tanit [nW], ancienne déesse phénicienne, une des formes d'Astirté, qui était adorée à Carthage. ■ était une divinité sidérale, associée à Baal.
tailjèleS n. m. pi. Ancien nom de toutes sortes de mousselines unies ou brodées provenant du Bengale.
tanka n. m. Court poème japonais, qui comprend cinq vers. (C'est la forme poétique la plus usitée au Japon )
tannage [ta-na-jc] n. m. Action de tanner les cuirs. Résultat de cette action.
— Encycl. Le- peaux des animaux sont utilisées pour faire des cuirs forts, des cuirs fins ou des pelleteries, et doivent auparavant subir des manipulations diverses.
Les gros cuirs sont fournis par le tannage proprement dit, qui a pour but de transformer la peau, tissu fibreux, en un composé imputrescible et serré, qui est le cuir. On emploie à cet effet le tanin ou acide tannique contenu dans quantité de plantes et en particulier dans l'éeorce de chêne.
La tannerie travaille des peaux fraîches (vertes) ou dps peaux sèches ou salées (celles-ci venant de l'étranger), qu'il faut amener au même degré de ramollissement que les premières par immersion dans divers bains (reverdissage) et par des étirages en tous sens (foulage). Nettoyées et étirées au couteau (eraminage), puis épilées (débourrage), après qu'un commencement de fermentation les a amenées à l'état voulu, les peaux sont mises à gonfler dans des bains de jusée fbainsdetan ayant déjà servi) de plus en plus concentrés et enfin sont disposées en lits alternatifs avec du tan frais dans des fosses élanches, où l'on fait arriver de l'eau et où elles séjournent de quelques mois à deux ans.
On traite ainsi les peaux de buffles, bœufs, vaches, chevaux, veaux ; au sortir des fosses les cuirs sont brossés, battus et séchés avant d'être livrés au commerce, qui en fait des semelles de chaussures, des courroies de transmission, des harnais grossiers, etc. On a expérimenté d'autres modes de tannage (tannage mécanique, tannage électrique), mais il part le tannage au chrome, aucun ne parait appelé à un très brillant avenir.
Les cuirs souples (cuirs mous) font l'objet de manipulations spéciales, différant un peu du tannage proprement dit, et qui constituent la mollettene. On foule les peaux entre les divers bains et lorsque le tannage est terminé, le corroyage achève, d'assouplir les cuirs, qui servent à la cordonnerie, bourrellerie, sellerie, reliure, etc.
Dans la mégisserie, c'est l'alun qui rend les peaux imputrescibles ; après le bain d'alunage, on met les peaux en pâte, c'est-à-dire qu'on les enduit d'une mixture de jaunes d'œufs et de farine de froment ; on obtient ainsi des peaux douces et blanches utilisées par la ganterie, la cordonnerie de luxe, la reliure, etc.
Le i liamoisaqe est un tannage à l'huile ; les peaux sont foulonnées énergiquement en présence d'un corps gras, puis séchées, remises au foulonnage et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elles soient bien imprégnées de gras, puis on les entasse pour leur faire subir un commencement de fermentation et enfin on les dégraisse et on les pare. La maroquinerie traite d'une façon plus spéciale les peaux de mouton, chèvre, etc. , et fournit le chagrin, le maroquin, le galuchat, utilisés par la reliure, la gainerie, etc.
Enfin, le tannage des peaux en poils constitue la pelleterie, qui fournit les fourrures. Les peaux sont imprégnées d'un corps gras ihuile de colza, d'olive ou beurre), foulonnées pour faire pénétrer complètement le gras, mouillées, puis écharnées, dégraissées par remuage en présence de sciure de Bois, argile, plaire, etc., et enfin soumises au lustrage, qui a pour effet de masquer ou de supprimer les défauts de toute sorte, de donner aux poils du brillant, d'en régulariser la couleur et la longueur, etc.
tannant [ta-nan], e adj. Propre au tannage des cuirs: écorces tannantes. Pop. Qui importune ; qui ennuie.
tannate [ta-na-te] n. m. Combinaison de tanin (appelé aussi acide tannique) avec un corps.
Tannay [ne], ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 13 kil. de Clamecy ; 1.1S0 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins, tanneries.— Le cant. a 20 comm.et 6.720 h.
tanne [fa-ne] n. f. (de tanner). Marque brune sur une peau préparée. Petite tumeur grisâtre, qui se forme dans les pores de la peau, par accumulation de dépôts graisseux et épithéliaux. (Le traitement consiste à pratiquer d'abord l'expression pour faire sortir les comédons, puis à appliquer des poudres au camphre et au soufre, et enfin à laver la place des tannes avec des solutions alcalines.)
tanné [ta-né], e adj. Préparé par le tannage : peau tannée. Qui est de couleur à peu près semblable à celle du tan. N. m. Couleur du tan.
tannée [ta-nê] n. f. (de tanner). Vieux tan qui a servi à la préparation des cuirs, et qui est dépourvu de son tanin. Pop. Volée, raclée.
— Encycl. La tannée est le tan épuisé du tanin qu'il contenait par macération dans de l'eau, qui constituera la jusée. On l'emploie moulée en mottes séchées pour le chauffage domestique ; réduite en poudre grossière, elle sert à recouvrir le sol des salles de gymnastique, à assécher les allées d'un jardin, former le fond d'une couche de jardinage, etc. C'est, en définitive, une matière végétale à peu près inerte.
tanner [ta-né] v. a. (de tan) Préparer les cuirs avec du tan : tanner des peaux. Fig. et pop. Ennuyer, molester. Battre, rosser.
tannerie [ta-ne-rt] n. f. Lieu où l'on tanne les
cuirs.
Tannery (Paul), savant français, né à Manies,
rn. à Pantin (1843-1904), auteur de belles études sur l'histoire des sciences : Pour l'histoire de la science hellène; la Géométrie grecque; éditeur des œuvres de Fermât, et avec Adam, de Descartes. — Son frère, Jules, né a Mantes en 1848, a publié de nombreux mémoires de mathématiques : Eléments de la théorie 'ii fonctions elliptique!, etc.
tanneur [ta-neur] n. et adj. m. Celui qui tanne et vend les cuirs.
Tannhauser, opéra en trois actes et quatre tableaux, paroles et musique de Wagner (1845) ; drame musical écrit sur une célèbre légende germanique. Tannhauser, chevalier allemand, est partagé entre l'amour profane, où le tient Vénus, déesse du Venusberg, et l'amour divin, représenté par Elisabeth de Hongrie, qu'il aima jadis, et qui a conservé pour lui une profonde tendresse. Pardonné par Elisabeth, il commet le sacrilège d'exalter devant elle, au cours d'un tournoi de chant, les joies sensuelles du Venusberg. Il doit s'enfuir, et comprenant sa faute, il prend le chemin de Rome. Mais le pape lui refuse son pardon, et à son retour, il est sauvé du péché par la grâce d'Elisabeth, morte de douleur. Œuvre inégale, mais renfermant, à côté de quelques longueurs, des pages de premier ordre.
tannin n. m. Syn. de tanin.
tannique [ta-ni-ke] adj. Qui contient du tanin Acide tannique, nom donné parfois au tanin.
tannisage, tanniser. v. tanisage, etc.
tannogélatine [ta-no] n. f. Substance qui se formepar l'action du tanin sur lagélatine,etqui forme la base des cuirs tannés.
tannoïde [ta-no] n. m. Pharm. Produit de la nature des tanins.
tanqueur n. m. Syn. anc. de tanoueux.
tanrec [rèk\ ou tenrec [tan-rêk] n. m. Genre de mammifères insectivores propres à Madagascar, qui comprend de petits animaux épineux, terrestres, nocturnes, ayant les mœurs des hérissons.
TansillO (Luigi), poète italien, né à Venosa vers 1510, m. à Teano en 1568. Ses poèmes : le Vendangeur, les Larmes de Saint-Pierre (imité par Malherbe), la Nourrice, se distinguent par la grâce du style, l'harmonie des vers, le choix des expressions.
tant [tan] adv (lat. lantum ; de tantus, si grand). Une si grande quantité, un si grand nombre : il a tant d'amis que... Un si grand, une si grande : le ridicule a tant de force qu'il tue. Telle quantité': il y aura tant pour vous. A tel point : {2 a tant mangé que... Si longtemps : j'ai tant marché. Aussi longtemps : tant que je vivrai. Si fréquemment: ils vont tant au théâtre, qu'ils sont blasés. Aussi loin : tant que la vue peut s'étendre. La même valeur que : tant vaut l'homme, tant valent ses idées. Aussi bien : la paresse est un défaut commun, tant chez les jeunes garçons que chez les jeunes filles. A tant, à ce moment. (Vx.) Faire tant, faire si bien. Faire tant que de, se résoudre, se décider à. Comme il y en a tant, vulgaire, banal. Tant soit peu, un tant soit peu, un peu, si peu que ce soit, Tant s'en faut, il s'en faut de beaucoup. Tant s'en faut que, bien loin que. Tant y a que, quoi qu'il en soit, enfin, bref. Loc. adv. Tant mieux, marque que l'on est satisfait d'une chose. Tant pis, que l'on est fâché. Si tant est que, supposé que. Tous tant que, tous en aussi grand nombre que. Tant à tant (en terme de jeu), au même nombre Se points. Tant et plus, cela et encore davantage. Tant bien que mal, bien ou mal, péniblement- En tant que, dans la mesure où. Tant seulement, seulement. (Vx.) Prov. : Tant vaut l'homme, tant vaut la terre, l'effort de l'homme est plus important que la qualité du sol. Tant vaut l'eau, tant vaut la terre, le rendement d'une terre est proportionné à la quantité d'eau qu'on peut lui fournir. Allus.