HIST- V. TAXTJ.NE ANIMIS
Tanta ou Tantah, v. d'Egypte , sur une branche du Nil ; 57.000 h- Grand centre religieux et commercial.
tantae molis erat romanam condere gen.
tem! mots lat. signif. : Tant il était difficile de fonder la nation romaine! Expression de Virgile i Enéide, I, 33), qui caractérise les difficultés que la nation romaine rencontra à se constituer, et qui, dans l'application, désigne la difficulté d'une entreprise.
tantœne animis caelestibus ir<e ! mots lat. signif. : Tant de ressentiment peut-il entrer dans l'âme des dieux. Epiphoncme de Virgile (Enéide, I, 11) où le poète s étonne du ressentiment de Junon contre les Troyens. Boileau a imité Virgile dans ce vers du Lutrin :
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots ?
tantalate n. m. Sel de l'acide tantalique.
tantale n. m. Métal découvert en 1802 par Ekeberg.
— Encycl. Chim. Le tantale, qui a pour formule chimique Ta, est obtenu sous forme de poudre noire, de densité 10,18, brûlant à l'air quand il est préalablement chauffé. Son poids atomique est 182. Il n'est attaqué que par l'acide fluorhydrique. On connaît d'assez nombreux composés, les oxydes, chlorure, etc. Il est fourni par des niobotantaiates de fer ou de manganèse plus ou moins purs (tantalite, colombite, hielmite. tapiolite, etc.) que l'on trouve aux Etats-Unis, en Suède et en Laponie. La poudre noire est du tantale impur, que l'on fond au four électrique dans le vide pour obtenir le métal pur. Celui-ci est utilisé pour la fabrication de lampes à incandescence, de plumes à écrire, etc.
tantale n. m. Genre d'oiseaux échassiers, ri nfermant de grandes cigognes, à livrée blanche parfois rosée et tachée de noir, qui sont propres à l'Amérique centrale.
Tantale, roi de Lydie. Ayant reçu la visite des dieux, il leur fit servir les membres de son
ntale.
par un sup-
propre fils Pélops, pour éprouver leur divinité. Jupiter le précipita dans le Tartare et le condamna à être sans cesse en proie à une soif et à uni dévorantes. On le représente au milieu d'un fi dont l'eau échappe à ses lèvres sitôt qu'il i porter, e( sous des arbres fruitiers dont les branches se soulèvent quand il veut en détacher le» fruits. Le supplice de Tantale est la souffrance d'une personne réduite à se passer de ce qui quelque sorte sous sa main ou à former des qui, toujours prêts à se réaliser, sont t-, trompés.
tantaleUX, eUSe leu, eu-ze) adj. Se dit d'un oxyde de tantale.
tantalique adj. Qui appartient au tantale. Acide tantalique, peroxyde de tantale.
tantaliser [se] v. a. Tourmenter plice analogue à celui de Tantale.
tantalite n. f. Minerai de tantale, qui est un tantaloniobale de fer.
tante n. f. pour ante, du lat. amita). Sœur du père, de la mère, ou femme de l'oncle. Tanh mode de Bretagne, cousine germaine du père ou de la mère. Arg. Giton. Ma tante, le raont-de-pii
tantet [tè] n. m. Tantinet, une petite quantité. Tant soit peu.
tantième adj. Qui est représenté par le nombre tant : soit à trouver la tantième parti' tout. N. m. Nombre de tant sur un tout déterminé : percevoir un tantième sur une redevance.
tantinet [ne] n. m. (dimin. de tantet). Très petite quantité : un tantinet de pain.
tantôt [ta] adv. fdc tant, et tôt . Peu après 'dans la journée par rapport -tu malin) : j'irai tantôt, l'eu avant clans la journée par rapport au soir : <
venu tantôt. Dans peu de temps, bientôt. Vx. Tantôt... tantôt... Une fois, une autre fois : tantôt il i avis, tantôt d'un autre. A tantôt, au revoir bientôt. Sur le tantôt, dans l'après-midi, vers le soir.
tantouillé '// mil., é] n. m. (du vx fr. tantouiller, souiller). En Saintonge, résidu de sang de porc cuit, dont on fait des tartines.
Tantra (règle, rituel), nom d'un groupe de livres sacrés des Hindous, qui donnent la prééminence à l'énergie active, personnifiée sous la forme féminine des çaktis, sur la nature contemplative des dieux.
tantrisme [tris-me] n. m. Secte de l'hini me, basée sur le Tantra et adonnée surtout au culte ces çâktis.
tantum ergo, les deux premiers mots d'un chant religieux que l'on exécute, dans la liturgie catholique, toutes les fois qu'on va donner la bénédiction du Saint-Sacrement. Ce chant est composé des deux dernières strophes de l'hymne Pange lingua.
TanUCCi (Bernardo, marquis), jurisconsulte et homme d'Etat italien, né à Stia (Toscane , m. à Naples (1098-1783), ministre habile et libéral du roi de Naples Ferdinand IV. Il s'attacha surtout à diminuer les privilèges du clergé.
tanygnathen.m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des psittacidés, propres à la région malaise et papoue : les tanygnathes sont des perruches vertes, comptant parmi les loris du commerce.
tanysiptère ou tanisiptère n. m. Genre
d'oiseaux passereaux Iévirostres, de la famille des alcédinidés, renfermant de jolis oiseaux des Moi luques et de l'Australie : les lanysiptères, vulgoirement nommés martins-pèeheurs à raquettes, ont la queue terminée par de longues pennes finissant en raquettes. (V. la planche des oiseaux.)
tanystomes [nis-to-me] n. m. pi. Groupe d'insectes diptères bracbycères. comprenant ceux qui, comme les taons, ont une trompe en général longueet des mâchoires en stylets. S. un tanystome.
tanzimat [ma] n. m. (pi. du mot arabe tanzin. ordre, organisation). Ensemble des réformes qui, depuis le sultan Mahmoud II et le hatti-chérif de Gulhâné en 1839, ont modifié le droit public de l'empire ottoman.
taô n. m. Dans le taôisme, l'absolu, la raison d'être de toutes choses.
Taodeni on Taoudeni, oasis du Sahara occidental, non loin de l'oued Teli; 300 h. environ. Sel gemme.
taôisme [is-mé] n. m. Religion populaire de la Chine.
— Encycl. Le taôisme. qu'on nomme aussi quelquefois taosséisme ou simplement taôssé , est un amalgame étrange d'adoration des esprits de la nature et des morts, de sabéisme, de fétichisme, de démonolâtrie, de superstitions grossières, de sorcellerie et de magie, avec les doctrines philosophiques de Lao-Tseu dénaturées. Le panthéon du taôisme est d'une richesse prodigieuse, car aux anciens dieux de la Chine il en a ajouté et il en ajoute encore de nouveaux. Les cérémonies taoïstes consistent surtout en processions.
taÔiSte [is te) n. Qui pratique le taôisme. Adjectiv. : secte taôiste.
taon [tan] n. m. (du lat, pop. tabo, pour tabanus). Genre d'insectes tanystomes. type de la famille des tabanidés, et renfermant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe.
— Encycl. Les taons sont de grosses mouches, pourvues d'une trompe robuste, à l'aide de laquelle ils percent la peau des grands mammifères i chevaux, bœufs), pour sucer le sang. Le taon des bœufs (tabanus bovinus) est commun en France de juin à septembre.
taonné [ta-né], e et tonné
[to-né], e adj. Piqué par les taons.
Taormina (anc. Tauromenium), ville de Sicile, au pied de l'Etna, sur la baie du même nom ; 3.200 h. 1
taô-taï n. m. Fonctionnaire chinois, placé dans la hiérarchie immédiatement après le gouverneur provincial.
tap n. m. Mai: Pièce de bois qui sert à soutenir un pierrier.
tapable adj. Pop. Facile à taper.
A, ù bords rnbai- , à bords droits.
TÂP
tapabor, tapabord ou tapebord [bor]
n. m- Coiffure dont les bords peuvent se rabattre, pour
garantir de la pluie et du
vent.
tapage n. m. Bruit
produit en tapant : faire du tapage. Bruit tumultueux quelconque : tapage nocturne. Eclat bruyant : cette nouvelle fera du tapage.
Exagération outrée des mouvements ou des couleurs dans une œuvre d'art:
il y a trop de tapage dans ce tableau. Pop. Emprunt, demande d'argent : pratiquer le tapage.
— Encycl. Tapage nocturne. Tendant le jour, le tapage n'est punissable que s'il est injurieux. Fait pendant la nuit, il est toujours punissable. Le tapage injurieux et le tapage nocturne sont punis d'une amende de 11 fr. a lo francs et facultativement d'un emprisonnement de cinq jours au maximum. L'emprisonnement est de droit en cas de récidive.
tapager [je] v. n. (Prend un e après le g devant « et o : il tapagea, nous tapageons). Faire du tapage.
tapageur, eUSe [cu-ze] n. et adj. Qui fait, qui a l'habitude de faire du tapage : un enfant tapageur. Qui dénote le goût du tapage : un air tapageur. Fig. Qui aime 1 éclat : vanité tapageuse. Qui offre des contrastes exagérés : toilette tapageuse. Ant. Silencieux.
tapageusement [jeu-ze-man] adv. D'une manière tapageuse.
Tapajbs [joss] (le) ou rio Preto, riv. du
Brésil, aftl. dr. de l'Amazone; 1.500 kil. Nombreux rapides.
tape n. f. (subst. verb. de taper). Coup de la main. Nom donné à diverses sortes de bouchons. Bouchon de linge obturant l'ouverture à la pointe d'une forme à sucre. Bâton servant au brasseur a fermer le trou de la cuve matière. Mar. Bouchon pour fermer un écubier, la bouche d'un canon, etc. Arg. Insuccès théâtral. Uamasser une tape, n'avoir aucun succès.
tapé, e adj. Poire, pomme tapée, aplatie et séchée au four. Tableau lapé, tableau peint avec une grande liberté d'exécution. Vernis tapé, en gravure, vernis étendu bien également sur les planches. Pop. Bien fait, bien dit, bien beau en son genre : une réponse lapée ; la Marseillaise,
tape-à-l'œil adj. Pop. Frappant, de couleur voyante, qui attire l'attention.
tapecu, tapecul ou tape-cul [Au] n. m.
Pièce de bois soutenuevers son milieu par un point d'appui, et sur laquelle deux personnes assises aux extrémités s'amusent à se balancer.
Bascule à contrepoids fermant u n passage. Troisième voile d'un canot, disposée a
l'arrière. Voiture mal suspendue. Petit tilbury à deux places. Puche que les capucins portent par derrière sous leur robe.
tapée [pé] n. f. Pop. Grande quantité, ribambelle : une lapée d'enfants.
tapement [mon] n. m. Action de taper. (Peu us.
tapène n. f. Nom vulgaire des câpres dans le midi de la France.
tapéllier [ni-é] n. ta. Nom vulgaire du câprier dans le Midi.
taper [pèr'] n. m. (m. angl.). Electr. Clef de court-circuit installée entre les bornes d'un galvanomètre pour empêcher le passage accidentel d'un courant trop puissant.
taper [pé] v. a. orig. germ.). Donner des tapes à : ;aper un enfant. Frapper, battre : taper deux coups à la porte. Introduire à petits coups de brosse la peinture dans les creux. Boucher avec une tape. Exécuter prestement et librement : un artiste </>."■ taures. Pop. Emprunter de l'argent : taper quelqu'un il une pièce de cent sous. V. n. Taper du, frapper avec : taper du pied. Au fig. Médire, critiquer : l'envieux tape sur ses meilleurs amis. User largement de : taper sur le vin. Taper sur le ventre à quelqu'un, le traiter très familièrement. Pop.
de l'oeil, avoir envie de dormir, dormir. dans l'œil, plaire, séduire. Se taper v. pr. Se frapper mutuellement, être frappé, etc. Pop. Tu peux le taper! c'est inutile, n'y compte pas.
taper [pé] v. a. [du néerl. tap, bouchon). Mar. et teehn. Boucher :
taper les écuhiers.
tapes [pèss] n. m. Genre de mollusques' lamellibranches, répandus dans toutes les mers du globe, et que l'on appelle communément clovisses.
tapette [pi -te] n. f. Petite tape.
tapette [pè-te] n. f. Petite masse ou bâton court, pour enfoncer les bouchons, etc. Manière de jouer aux billes en les tapant contre le mur. Tampon de graveur. Pop. Langue : avoir une fière tapette. Bavard.
tapeur, eUSe [eu-ze] n. Personne qui donne, qui aime à donner des tapes. Fam. Personne qui emprunte souvent de l'argent. Télégr. Instrument monté en dérivation sur le relais du morse, permettant de décohérer le radio-conducteur cohéreur, chaque fois qu'il a été influencé par une onde.
Tapecu.
Tap. lie
Taper
Tapir.
taphéphobie ou taphophobie [6t] n. f.
(du gr. taphos, tombeau, et phobos. crainte!. Peur morbide il être enterre vivant, que l'on observe dan» un grand nombre d'états psychasthéniques.
tapin n. m. Tambour. Pop. Mauvais tambour.
tapinois, e [noi, oi-ze] n. (m. orig. que se tapir). Personne qui agit en cachette. Fam. En tapinois, loc. adv., en cachette, à la dérobée, sournoisement : partir en tajiinois.
tapioca ou tapioka n. m. (m. àroério.).
Fécule que l'on retire de la racine de manioc, et dont on fait un excellent potage. Potage ainsi préparé : tapioca au gras.
tapiolite n. f. Tantaloniobate naturel de fer d'où l'on tire du tantale.
tapion n. m. Nom donné à des taches blanches qu'on voit sur certains rochers, et qui servent aux marins comme signe de reconnaissance. Espace de mer moins agité et de couleur plus mate que les eaux environnantes.
tapir n. m. Genre de mammifères périssodactyles, qui habitent les forêts humides de l'Amérique et de l'Asie tropicale.
— Encycl . Lourds, épais, bas sur pattes, le nez prolongé en trompe préhensile , les tapirs (tapirus) ont la peau couverte de poils ras. Ce sont des animaux nocturnes, qui vivent en petites troupes et se nourrissent de racines et de jeunes plantes. Leur chair, comestible, rappelle celle du bœuf.
tapir (se) v. pr. (orig. germ.). Se cacher en se tenant courbé, ramassé : Tes perdrix se tapissent dans la neige.
tapirage n. m. Action de tapirer.
tapirer [ré] v. a. (du galibi tapiré, rouge). Donner artificiellement la couleur rouge ou jaune à ; tapirer des plumes de perroquet.
tapiridés n. m. pl.Famille de mammifères périssodactyles, renfermant les genres tapir et voisins. S. un tapiridé.
tapis [pi] n. m. (du lat. tapes, étoffe de laine à longs poils). Pièce d'étoffe, tissu quelconque dont on couvre un meuble, un parquet: tapis en poil de chèvre. Par ext. Objet dont le sol est couvert : tapis de verdure. Anat. Tapis de selle, sorte de petite couverture que l'on place sur le dos du cheval et à nu, avant de le seller. Fig. Etre sur le tapis, occuper le tapis, faire le sujet de l'entretien ou de l'examen. Mettre une affaire sur le tapis, la proposer pour l'examiner. Tenir quelqu'un sur le tapis, en taire le sujet de la conversation. Amuser le tapis, entretenir la société de choses plaisantes et frivoles. Tapis vert, table de jeu, recouverte d'un tapis vert. Tapis de gazon, étendue de gazon vert taillé régulièrement.
— Encycl. Techn. Les tapis furent en usage dès la plus haute antiquité. L'Inde et l'Egypte en fabriquaient de précieux à une époque reculée.
On divise les tapis en : 1» tapis veloutés ou de la Savonnerie (en haute lice et d'une seule pièce) : 2» tapis d'Aubusson ou ras (en basse lice d'une seule pièce); 3° les moquettes, qui se fabriquent sur le métier à la tire; 4° les tapis chenille ou à chaîne mobile, employés surtout pour les descentes de lit ; 5° les tapis jaspés ; 6° tapis écossais, fabriqués sur le métier Jacquard. Les tapis orientaux, dits de Turquie, appartiennent à la série des tapis veloutés.
tapis-franc [pi-fran] n. m. Cabaret mal famé. PI. des tapis-francs.
tapissendis \pi-san-di] n. m. Cotonnade indienne peinte sur les deux faces, qu'on importait en France au xvme siècle.
tapisser [pi-sé] v. a. (de tapis). Revêtir, orner de tapisseries ou de papier de tenture les murailles d'une chambre, d'une salle, etc. Par ext., se dit de ce qui couvre et revêt une surface : mur que tapisse le lierre. V. n. Faire de la tapisserie. (Vx.)
tapisserie [pi-se-rt] n. f. (de tapisser). Ouvrage fait au métier ou à l'aiguille, sur des canevas, avec de la laine ou de la soie, etc. : chaise de tapisserie. Grand ouvrage fait au métier avec de la laine, de la soie et de l'or, et servant à couvrir ou parer les murs: tapisserie des Gobelins. Art de tapisser. Tissu, cuir ou papier dont on tapisse les murs. Métier de tapissier. Fig. Faire tapisserie, se dit des personnes qui assistent à un bal, à une réunion, etc., sans prendre part à ce qui s'y fait. Etre derrière la tapisserie, suivre une chose secrètement, sans paraître.
— Encycl. Bx-arts. Dès la plus haute antiquité on savait, par la combinaison de fils de différentes couleurs, produire des tissus imitant la peinture. Les Chaldéens, les Assyriens, les Mèdes, les Perses, les Phéniciens étaient célèbres par leur habileté à fabriquer des tapisseries que recherchèrent longtemps la Grèce et Rome. Dès les premiers siècles du moyen âge, on voit les tapisseries employées à la décoration de quelques églises, notamment à l'abbaye de Saint- Denis. Au xie siècle, les tisseurs anglais ne le cédaient à personne pour l'adresse et le gotlt. Au xme siècle, après le retour des croisades, l'usage des tapisseries se propagea et s'introduisit dans les châteaux. Au xivc siècle, les manufactures de tapisseries des Flandres, déjà renommées au xne siècle, prirent un très grand développement. Elles arrivèrent à la perfection au xve siècle, ù tel point, que l'on nomma en Italie arazzi (ouvrages d'Arras) toutes les productions des fabriques flamandes. A Florence, à Mantoue, furent créées des fabriques à'arazzi. François I" fit venir de Flandre et d'Italie quelques maîtres tapissiers et établit à Fontainebleau une fabrique de tapisseries de haute lice. Kn l.'/J", des tapisseries furent établies par Henri IV dans la maison occupée aujourd'hui par le lycée C'harle; magne; Louis XIII fonda a Chailiot la manufacturé de la Savonnerie. Louis XIV réorganisa l'ancienne fabrique d'Aubusson et fonda les célèbres établissements de Beauvais M664) et des Gobelins (1667).
— Techn. On distingue trois genres de tapisseries bien différents : la tapisserie de haute licéj celle de basse lice et la tapisserie à l'aiguille. V. lice (haute et ba
La tapisserie à l'aiguille se fait sur canevas uni, tissé à fil simple, ou sur canevas Pénélope, où les
TAQ
fils sont réunis deux à deux. Elle comporte un grand nombre de points : point de croix ou point de marque; demi-point de croix; point de diable; petit
ÉMaSe
apissiere.
Points de tapisserie : 1. Point de marque: 2. Demi-pnini d.: croix: 3, 9. Point de diable; *. Petit point ; 5, Point des Gobelins; 6. Point de pavé; 7. Point de Hongrie; 8. Point de pyramide; 10. Canevas uni ; 11. Canevas de Pénélope; 12. Aiguille à tapisserie.
point; point des Gobelins; points de fantaisie {point de Hongrie, point de pavé, point de fougère, point de pyramide).
Les ouvrages de tapisserie s'exécutent tendus sur un métier, ou à la main sans métier. La tapisserie se fait surtout avec de la laine. On emploie aussi la soie et le coton mouliné.
tapissier [pi-si-i], ère n. Qui fait ou vend toutes sortes de meubles, et en général tout ce qui sert à la décoration des appartements. Tapissier de Notre-Dame, surnom donné au maréchal de Luxembourg après la bataille de Fleurus (1690), à cause du grand nombre de drapeaux pris à l'ennemi et exposés dans l'église Notre-Dame de Paris.
tapissière [pi-
si] n. t. Voiture légère couverte d'un toit, mais ouverte sur les côtés, servant au transport des meubles, des tapis, etc. Grand omnibus d'excursion.
tapon n. m. (de taper). Linge, étoffe qui se met en tas et forme une sorte de bouchon.
taponnage [po-na-je]n. m. Action de taponner les cheveux.
taponner [po-né] v. a. Mettre en tapons, en bouchons : taponner les cheveux.
tapoter [té] v. a. (de tape). Donner de petits coups : tapoter la joue d'un enfant. Exécuter négligemment ou maladroitement sur un instrument à touches : tapoter un air. Absolum- Jouer sans art d'un instrument à touches.
tapoteur, eUSe [eu-ze] n. Personne qui tapote. Peintre qui procède par petits coups de brosse. N. f. Machine servant à égaliser dans les moules la pâte à. chocolat, au moyen de petits chocs répétés.
tapouille [//mil., e] n.f. Petit navire, employé au cabotage entre l'embouchure de l'Amazone et la Guyane. Barque a voile, en usage à la Guyane.
tapsel [sel] n. m. Cotonnade de provenance indienne, qui s'importait en Europe aux xvii« et xvme siècles.
tapure n. f. Frisure produite en tapant les cheveux.
taque [ta-ke] n. f. Plaque de fer fondu.
taquer [ké] v. a. (m. orig. que attacher). Impr. Egaliser les lettres d'une forme au moyen dutaquoir.
taqueret [ke-re] n. m. Plaque de fonte d'un fourneau de forge.
taquerie [ke-rî] n. f. Ouverture d'un four à réverbère, par laquelle on fait pénétrer le minerai dans le four.
taquet [kè] n. m. (de même rac. que taquer). Petit morceau de bois taillé, qui sert à tenir provisoirement en place un objet. L'encoignure d'un meuble, d'une armoire. Piquet de bois qu'on enfonce en terre, et qui sert de témoin pour l'évaluation des terres enlevées. Nom de chacune des pièces de bois mobiles, servant à lancer les navettes à travers la chaîne. Mai: Pièce de bois ou de fer, servant à amarrer les cordages et les manœuvres. Faucon. Planche sur laquelle on frappe pour rappeler l'oiseau.
taqueté [Ae] n. m. Sorte de pas de danse.
taquier [ki-é] a. m. Cloutier.
taquin [Ain], e adj. et n. (ital. taceagno): Qui aime à taquiner : un enfant taquin.
taquin [kin] n.m. Jeu de combinaisons.:, l'aide de chiffres inscrits sur des cubes, qu'il s'agit de disposer dans une boîte de manière a former en tous sons certains nombres proposi
taquinage [Ail n. m. Action de taquiner. (Peu us.)
TAQ
taquinement [ki-ne-man] adv. D'une façon taquine.
taquiner [ki-né\ v. a. et n. 'de taguiti Harceler légèrement pour Impatienter : taquiner un enfant, inquiéter légèrement : il totuse, cela m guine. Taquiner ta Muée, faire des vers. Taquiner Vivoire, Jouer au billard, jouer du piano. Taquin< te goujon, pêcher à la ligne.
taquinerie [W-ne-rf] n. f. Caractère de taquin. Action de celui qui taquine
taquoir [koir] n. m. (de taquer). Impr. Morceau de bois très uni, dont on se sert pour égaliser les caractères qui entrent dans la composition d'une forme. Petit morceau de bois qu'emploient les ouvriers télégraphistes pour redresser les fils. Arg. typogr. Page ou colonne de texte sans alinéa-
tàquon, taquonner. v. tacon, taconner.
târ n. m. Tambour de basque des pays musulmans, dont le cercle est percé de cinq ouvertures, dans lesquelles se trouvent autant de paires de petits disques de cuivre.
tarabiSCOt [bis-ko] n. m. Petite cavité ménagée entre deux moulures. Outil servant à creuser cette cavité.
tarabiSCOtage [bis-ko] n. m. Action de tarabiscoter ; résultat de cette action.
tarabiscoté [bis-ko-té], e adj. Où l'on a fait des ornements appelés tarabiscots.
tarabiSCOter [bis-ko-té] v. a. Tailler des tarabiscots dans. Fiij. Orner à l'excès : tarabiscoter son style.
tarabite n. f. Gros câble que les Indiens d'Amérique fabriquent avec des cordes ou des lianes.
tarabuster [bus-té] v. a. (prov. tarabustar). Fam. Troubler; fatiguer, importuner.
Tarafa (Amr ibn-al-Abd-al-Bakri), poète antéislamique, m. vers 570, auteur d'un des sept Moallakat et de poésies où il célèbre le vin et l'amour.
tarage n. m. Action de tarer.
tarakumare n. m. Langue américaine du groupe sonorien.
Tarahumares ou Tarumares, indiens
du Tarahumara (Mexique), dont les mœurs, encore très primitives, comportent une sorte de communisme de la terre et de ses produits.
taraison [ta-rè-zon] n. f. Tuile avec laquelle on obture en partie la bouche d'un fourneau de verrerie.
taranebe n. f. Grosse cheville de fer, dont on se sert pour tourner la vis d'un pressoir.
Taranschis, population agricole et sédentaire, d'origine ouralo-altaïque, de Kouldja et du Turkestan oriental.
tarantaSS n. m. Sorte de voiture rustique à quatre roues, employée en Russie.
Tarare cribleur.
tarare interj. Fam. S'emploie pour marquer qu'on se moque de ce qu'on entend dire ; qu'on n'y croit point. (On dit aussi tarare-pon-pon.)
tarare n. m. Instrument qui sert à vanner le blé et a nettoyer le grain.
Espèce de toile qui se fabriquait anciennement à Tarare.
— Encycl. Le tarare, basé sur la différence de poids et de volume des bons grains et des corps ' étrangers qui s'y trouvent mélangés, se compose d'un ventilateur à ailettes, qui envoie un courant d'air sur les produits du battage tombant à travers des cribles. Les menues pailles, baies, poussières, etc., sont entrainées au dehors par le courant d'air, tandis que le criblage sépare le grain des pierres, grains cassés, etc.
Tarare, ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 32 kil. de Villefranche ; 12.200 h. (Tarariens). Ch. de f. P.-L.-M. Mousselines, velours, draps et chaudronnerie. — Le cant. a 16 comm et 24.180 h.
tararer [ré] v. a. Nettoyer avec le tarare.
Tarasoon, ch.-i. de c. (Bou-
ches-du-Rhône), arr. et à 15 kil.
d'Arles, sur le Rhône; 8.970 h.
(Tarasconnais). Ch. de f. P.-L-M.
Saucissons, chapellerie, fromages. Arme» de Tarascon.
— Le cant a 4 comm. et 10.360 h.
Tarascon ou Tarascon-sur-Ariège,
ch.-l. de c. (Ariège), arr. et à 15 kil. de Foix ; 1.680 h. (Tarasconnais). Ch. de f. M. Métallurgie. — Le cant. a 22 comm. et 11.880 h.
Tarasios, patriarche de Constantinople (784- 806). Protégé de l'impératrice Irène, il prépara la restauration du culte des images, qu'accomplit, en 787, le concile de Nicée.
taraspic [ras-pik] n. m. Nom vulgaire du thlaspic et des ibèrides.
Tarasque [ras-ke] n. f. (de Tarascon. n. pr. de ville). Sorte de mannequin représentant un animal monstrueux, que l'on promenait, à la Pentecôte et le jour de la fête de sainte Marthe, dans quelques villes du midi de la France, et particulièrement à Tarascon.
Tarasques lras-ke], indigènes du Mexique, vaincus par les Aztèques, et dont la littérature est, après le nahuatl, celle qui possède le plus grand nombre de documents littéraires.
taratata, onomatopée familière, qui s'emploie pour dire : ne m'en faites pas accroire.
taraud [r<J n, m. [m. orig. que tarière). Morceau d'acier taillé en vis, dont on se sert Dour tarauder. Morceau dé bol* pour tendre le autour de la perche des arçonrieur
taraudage
[/vijn. m. Action de tarauder.
— Encycl. Le taraudage a pour but d'imprimer un filet ou pas de vis dans un tour cylindrique ou conique. On commence par percer
le trou d'un diamètre égal à celui du boulon qu'il doit recevoir, moins une demi-profondeur de filet; puis, à l'aide de tarauds, auxquels on donne un mouvement de rotation à droite et à gauche, on imprime dans le trou le filet correspondant au taraud employé.
tarauder [rù-dé] v. a. Creuser en spirale une pièce qui doit recevoir une vis. Pop. Tourmenter; battre.
taraudeuse [rô-deu-zé] n. f. Machine-outil, au moyen de laquelle on peut tarauder toutes les pièces mécaniquement.
Taraval (Hugues), peintre et graveur français, né et m. à Paris (1728-178.)) ; auteur de peintures froides et correctes: le Triomphe d'Amphitrile, de Bacchus (Louvre).
taravelle [vè-lé] n. f. Sorte de plantoir utilisé dans le Bordelais et les Charentes par les viticulteurs. (La taravelle ou haque est une sorte de pal, dont la pointe est continuée par deux montants à poignée formant étrier, et entre lesquels l'ouvrier place le pied pour enfoncer l'instrument dans le sol.)
taraxacum [rak-sa-kom'] n. m. Nom scientifique du genre pissenlit.
taraxis [rak-siss] n m. Pathol. Trouble de la vision.
Tarbais, e [6e, è-ie], originaire ou habitant de Tarbes : les Tarbais . Adj. Race tarbaise, nom donné à une population chevaline dont l'élevage est prospère dans la Celle, plaine de Tarbes. (Ces chevaux, issus d'anglo-arabes, sont des animaux élégants, de constitution robuste et d'une endurance remarquable. Ils sont achetés pour la plupart par l'Etat et destinés a la cavalerie légère.)
Tarbes [4e], ch.-l. du dép. des Hautes-Pyrénées, sur l'Adour ; ch. de f. M. ; à 829 kil. S.-O. de Paris; 25.870 h. (Tarbais).
Evêché. Ancien ch.-l. du Bigorre.
Ecole d'artillerie et fonderie de canons. Commerce de chevaux et mulets. Belle cathédrale romane.
Patrie de Barrère, Th. Gautier.
— L'arr. a 11 cant., 195 comm -, 100.340 h. Le cant- Nord a 16 comm.
et 20.560 h. ; lecaût. Sud, 19 comm.
et 22.400 h.
tarbouch [bouch'] ou tarbouche n. m. Coiffure des Turcs et des Grecs : le tarbouch est une rouoe, qui porte un gland de soie bleue.
tare [tark] n. m. Un des noms vulgaires du goudron de pin.
tard [tar] adv. (lat. tarde). Après un jffl temps long ou relativement éloigné: se \S lever tard. Vers la fin de la journée : nous arriverons tard chez nous. Tôt ou tard, un jour inévitablement. N. m. A la nuit, à une heure avancée de la soirée : il ne viendra que sur le lard. Au plus l'hypothèse où la chose se ferait aussi tardivement que possible. V. jamais. Ant. Tôt.
Tarde (Gabriel), sociologue et criminologiste français, né à Sarlat, m. à Paris (1843-1904). Esprit ingénieux et curieux, il s'est attaché à dégager, dans l'évolution sociale et dans la criminalité, l'influence de l'imitation. Citons de lui : la Criminalité professionnelle, les Lois de l'imitation, Philosophie pénale, etc.
Tardenois [noï], petit
pays de l'ancienne France, compris dans le départ, de l'Aisne, autour de Fère-en- Tardenois.
tarder [dé] v. n. (du lat.
tardare, retarder). Différer : G- Tarde.
ne tardez pas un moment-
V. a. Retarder.- '(Vx.) V. impers. : il me tarde de..., c'est avec impatience que j'attends de...
Tardets-Sorholus [de, iuss\ ch.-i. de c.
(Basses-Pyrénées), arr. et à 37 kil. de Mauléoa ; 1.100 h. — Le canton a 16 comm. et 8.030 h.
tarde venientibus ossa..., mots lat signif. : Ceux qui viennent tard à table ne trouvent plus que des os. S'emploie au propre et au figuré. (Dans ce dernier cas, ces mots s'appliquent à tous ceux qui, par négligence ou par oubli, manquent une bonne affaire.)
Tardière (La), comm. de la Vendée, arr. et à 25 kil. de Fontenay-le-Comte; 1.240 h. Flanelles.
Tardieu, lieutenant criminel de Paris , fameux par son avarice. Il fut assassiné avec sa femme, non moins avare que lui, par des voleurs, en 1665. Boileau a peint le couple Tardieu dans sa î' satire.
Tardieu, famille de graveurs français distingués, dont les principaux membres furent Nicolas- Henri (1674-1749); Jacques-Nicolas (1716-1791); Charles-Jean (1765- 1830) ; Pierre-François (1711- 1774); Pierre-Alexanure (1756-1814); Antoine- François (1757-1822); Ambroise (1788-1841).
Armes de Tarbes.
espèce de bonnet
TAR
Tardieu (Auguste-Ambroise), médecin légiste français, né et ni. Paris (1818-1879). On lui doit, entre autres ouvrages, un Dictionnaire d'hygièiw jiubtiqueetdesalubrité.
tardif, ive adj. Lent ; pas tardif. Qui vient tard : regrets tardifs. Ant. Hâtif.
tardiflore adj. Qui fleurit
tard. [Peu '
tardigrade adj. Mu lat.
lus, lent, etgradt, marcher .
Qui marche lentement. N. m. pi.
Sfamm. Grande division des mammifères édentés. renfermant les paresseux et formes voisines £?irom.Grouped'arachnides, renfermant les formes qui se meuvent avec une extrême lenteur, leurs pattes étant rudimentaires. S. un tardigrade. lardieu.
tardillon [Il mil] ou tardon n. m. (de tard). Petit agneau, poulet, canard, etc., né plus tard que les autres. Fig. Enfant dernier né d'une famille nombreuse.
tardivement [man] adv. D'une manière tardive : se décider tardivement. Ant. Hâtivement.
tardiveté n. f. Etat de ce qui est tardif. Jard. Croissance tardive : la tardiveté d'une plante.
tardon n. m. V. tardillon.
tard-Venus n. m. pi. Bandes d'aventuriers qui dévastèrent la France après le traité de Brétigny, et défirent à Brignais fl361) les troupes royales. V. Compagnies (grandes). S. un tard-venu.
tare n. f. ital. tara, dérivé de l'ar. tarha,. Perte de valeur que subit une marchandise, par suite d'une diminution dans la quantité ou d'une avarie dans la qualité. Poids des divers objets caisses, sacs, etc.] pesés avec la marchandise, et qui se trouve à défalquer pour obtenir le poids net. Poids non marqué, avec lequel on fait équilibre à un poids qu'on ne veut pas compter dans le poids total. Fig- Défectuosité physique ou morale.
— Encycl. Poids et mesures. On distingue la tare réelle et la tare d'usage. La première résulte du pesage de l'emballage ; la seconde est déterminée par l'usage et connue d'avance. A l'importation des marchandises, les agents des douanes appliquent une tare d'usage. La tare réelle pour certaines marchandises est fixée par la loi (tare légale).
taré, e adj. Vicié, corrompu : homme taré- Dlas. Tourné, posé : casque taré de profil.
tarentaise [ran-te-ze] adj. f. Variété tarentaise, population bovine, dont l'élevage se fait dans les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie 'arrondissements de Moûtiers. d'Albertville et de Saint-Jean-dc-Maurienne particulièrement;, et qui est issue de la race des Alpes.
Tarentaise [ran-ttse], pays de France, formé par la vallée supérieure de l'Isère: nombreuses richesses minérales; élevage. V. pr. Moûtiers.
tarente [ran-te] n. f. Nom vulgaire des geckos dans le midi de la France.
Tarente [ran-te]. v. du sud de l'Italie, sur le golfe du même nom, formé par la mer Ionienne, dans la terre d'Otrante; 34.000 h. (Tarenlins). Ville prise par les Romains sur Pyrrhus, en 272 av. J.-C. Archevêché. Huileries, vins, étoffes.
tarentelle [ran-tè-le] n. f. (ital. tarcntella). Danse vive du midi de l'Italie : la tarentelle est la danse nationale des Napolitains. Air sur lequel on la danse.
Tarentin, e [ran], originaire ou habitant de Tarente : les Tarentins. Adjectiv. : population tarentine.
tarentisme [ran-tis-me] ou tarentulisme
[ran-tu-lis-me] n. m. Prétendue maladie causée par la piqûre de la tarentule.
— Encycl. Les accidents causés par la morsure de la tarentule sont peu graves et disparaissent assez rapidement, ils consistent simplement en une douleur assez vive avec œdème. Le traitement est celui des morsures ou piqûres d'insectes (teinture d'iode, etc.). Le tarentisme qui régna en Italie au xvn« siècle n'était qu'une forme de la chorée hystérique.
tarentule Iran] n. f. (ital. tarentola; de Tarente). Nom vulgaire d'une grosse araignée du genre lyeose , très commune aux environs de Tarente. (Sa piqûre passait autrefois pour causer un grand assoupissement ou une profonde mélancolie, qu'on ne pouvait dissiper
qu'en s'agitant beaucoup. De là cette locution : être piqué de la tarentule, être violemment excité.) V. tarentisme.
tarentule, e [ran] adj. Piqué par une tarentule.
tarer [ré] v.a. (de tare). Gâter, avarier : l'humidité a taré ces marchandises. Fig. Altérer, souiller. Comm. Peser le contenant , l'enveloppe d'une marchandise emballée, et en défalquer le poids du poids total pour obtenir le poids net.
taret [rè] n. m. (m.
étymol. que tarière).
Genre de mollusques lamellibranches répandus dans toutes les mers , renfermant desanimaux allongés, vermiformes, à toute petite coquille, qui perforent tous les bois immergés : en 1734, les digues de la Hollande furent détruites en partie par les tarets.
targe n. f. (orig.
germ.). Petit bouclier en usage au moyen âge. (V. la planche armures.)
targé, e adj. Protégé par une targe, un bouclier.
Tardes : 1. De joute (xv's.); S. Allemande (XV* e.); 3. Hongroise (xvl1 s.).
TAR
TAR
targer [ji] n. m. Valet d'armée qui était chargé de porter une targ et de la planter devant un archer. ' disait aussi targier, takgetier.)
Target r/è] (Guy-Jean-Baptiste), avocat français, né à Paris, m. à Molières (1733-1807), un d.
du Code civil.
targette [/*-««;
Petit verrou plat, porté sur une plaque- Archéol. Petite targe.
Targon,ch. i.
de c. (Gironde), arr.
et à 31 kil. de La Réole; 1.190 h. - Lecant.a 19 comm.
et 6.310 b.
targuer [gh£]
(Se) v. pr. (de l'Haï, targar [si], se couvrir d une targe). Se glorifier, se vanter -. se targuer d'un petit avantage-
targum [ghoni] n. m. (m. hébr.
signif. interprétation). Traduction ou paraphrase chaldalque de l'Ancien Testament.
targumique adj. Relatif targums.
targumiste [mis-te] n. m. Traducteur de la Bible en langue chaldalque.
tarhah n. m. Pièce d'étoffe dont, en Egypte, les femmes de qualité s'enveloppent la tête et le cou.
tari n. m. Vin de palmier et de cocotier, employé autrefois en médecine comme tonique.
tarieheute [keu-te] n. m. (gr.
tarikheutés). Membre d'un des trois groupes d'embaumeurs égyptiens.
taride n. f. Bâtiment ponté du genre des galères, en usage au moyen âge, et qui servait surtout au transport.
tarière n. f. (orig. celt.). Grande vrille de charpeniier, de charron, qui sert à faire des trous dans le bois.
Organe
sert
qui
aux insectes femelles à percerles substances dures pour y déposer leurs œufs.Syn.