‹ Le Larousse pour tousChapitre 83 sur 979 · LU M · texte numérisé non relu

LU M

Ludus pro patria, d'après Puvis de Chavano.es (musée d'Amiens).

LuCUllUS [luss\ (Lucius Licinius), général romain, qui dirigea avant Pompée la guerre contre Mithridate et, à son retour, se rendit célèbre par son luxe, surtout par sa table restée proverbiale. Un jour qu'il était seul à souper et que son intendant ne lui servait pas, comme à l'ordinaire, un repas somptueux, il lui dit orgueilleusement : Ne savais-tu pas que Lucullus soupait ce soir citez Lucullus ? Ce fut d'ailleurs un général habile et sévère, un lettré et un artiste du meilleur aloi. C'est à Lucullus qu' ;st due l'introduction du cerisier en Europe.

lUCUmon n. m. Chef héréditaire d'une tribu, dans l'ancienne Etrurie.

lUCUIUOnie [ni] n. f. Dignité de lucumon. Pays placé sous l'administration d'un lucumon.

Lucie (Le), ch.-l. de c. (Sarthe), arr. et à 20 kil. de La Flèche, sur le Loir; 3.040 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 9 comm., et 11.100 h.

Ludei'itZ (François -Adolphe -Edouard), commerçant allemand, né à Brème, mort dans l'Afrique australe (1834-1886); fondateur véritable de la colonie actuelle As Y Afrique sud-occidentale allemande.

Ludger (saint), prélat allemand, évêque de Munster (744-809) ; il prêcha l'évangile chez les Frisons et les Saxons. Fête le 26 mars.

ludiOIl n. m. (du lat. ludio, histrion). Appareil de physique, destiné à étudier les différents cas que peut présenter un corps plongé dans l'eau.

LudlOW [dlû] (Edmond), républicain anglais, chef des Indépendants, né vers 1G17, m. à Vevey (Suisse), où il s'était réfugié, en 1692. Il fut l'un des juges de Charles I". Il a laissé des Mémoires intéressants.

Ludmile (sainte), patronne populaire de la Bohême, morte en 927. Fête le 16 décembre.

Ludolf (Job), orientaliste allemand, néàErfurt, m. à Francfort- Lud.on.

sur-le-Mein (1624-1704). Il s'appliqua particulièrement à l'étude de l'éthiopien.

Ludon, comm. de la Gironde, arr. et à 18 kil. de Bordeaux, près de la Garonne; 1.410 h. Ch. de f, Médoc. Bons vins.

Ludovic le More, duc de Milan. V. Sforza.

Ludus pro patria. mots lat. signif. : le Jeu pour la patrie). Peinture décorative de Puvis de Chavannes (escalier d'honneur du musée d'Amiens [1882]). Des jeunes gens s'exercent aux jeux guerriers en prévision des services que la patrie pourra leur demander, d'où le titre de l'œuvre, dont l'unité harmonieuse est parfaite, si différents que soient les groupes nombreux dont se compose cette page décorative.

Ludwigsburg [loud'-vigs-bourg h]ouI,OXLiS- DOUrg, v. du Wurtemberg, sur le Neckar; 22.650h. Filatures.

Ludwigshafen rioud'-vigs-ha-fèn],

vière, sur le Rhin, en face de Mannheim; Métallurgie.

luette [lu-è-te] n. f. (du lat. uvetta, dimin. de «ua, raisin). Appendice charnu, mobile et contractile, en forme de grain de raisin, qui pend à l'extrémité du palais, à 1 entrée .lu gosier. V. bouche.

— Encycl. La luette joue un rôle précieux dans la déglutition ; dans certaines angines, elle peut être le siège d un œdème intense, gênant la phonation et la déglutition.

lueur n. f. (lat. pop. lucor; de lucere, briller). Lumière faible ou éphémère, fugitive : les premières lueurs de l'aube; à la lueur des éclairs; creuser à la lueur des torches. Fig. Légère apparence : une lueur de raison.

, LllgariO, v. de Suisse (cant. du Tessin), sur le lac de Lugano (ou Ceresio) ; 6.200 h. Ferronnerie, fabrique de chocolat et pâtes alimentaires , meubles, etc. Séjour de printemps et d'auto m n e très fréquenté.

Lugdu-

num[nom' nom latin dé Lyon.

luge n.f.

Petit traîneau dont on "e"' se sert en Suisse et dont l'usage est devenu, grâce à. la mode, un sport d'hiver très en faveur.

luger [je] v. n. (Prend un e après le g devant a et 0 : îllugea, nous lugeons.) Selivrerau sport de la luge

lugete, ô Vénères Cupidinesque , vers lat. signif. : Versez des pleurs, les Vénus, les Amours. Premier vers du petit poème de Catulle (3) sur la mort du moineau de Lesbie, qu'on rappelle pour déplorer la perte d'un être gracieux et joli.

v. de Ba-

lugeur, euse [eu-ze] n. Personne qui se livre au sport de la luge.

lugnotte [gno-tei n. f. Nom vulgaire d'une espèce d'ablette, le spirlin, appelé aussi lurette, louvotte, lignotte.

Lugny, ch.-l. de c. (Saône-et-Loirc), arr. et à 23 kil. de Màcon, près de la Bourbonne ; 1.070 h. Vins.— Le cant. a 16 comm., et 9.390 h.

LugO, v. d'Espagne, dans la Galice, non loin du Minho ; 28.000 h. Tannerie, chapellerie, eaux thermales. — La prov. a 465.000 h.

LugO, v. d'Italie (prov. de Ravenne), près du Senio ; 29.000 h. Vins, eau-de-vie de riz.

LugOS, v. d'Austro-Hongrie, sur le Ternes ; 16.000 h. Vignobles.

Lugrin, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 14 kil. de Thonon, sur le lac de Genève ; 1.570 h.

lugubre adj. (lat. lugubris). Qui exprime ou inspire une sombre tristesse : mine lugubre ; lugubre nouvelle. N. m. Ce qui a le caractère de la tristesse : le lugubre d'une fonction.

lugubrement hnan] adv. D'une manière lugubre : le chacal hurle lugubrement dans la nuit.

lui pron. pers. de la 3» pers. du sing., des deux genres. S'emploie, aux deux genres, comme complément indirect d'un verbe, et, au masculin, comme complément direct d'un verbe actif, ou comme complément régi par une préposition, et comme sujet et comme pronom réfléchi de la 3e personne. S'emploie quelquefois pour le :

Tu lui verras subir la mort la plus terrible (Rac.)

Lui-même, la personne ou la chose même. Pour désigner une personne indéterminée, on emploie soi et non lui : chacun doit rester chez soi. En parlant des choses, on emploie le pronom en pour de lai et le pronom ;/ pour à lui.

Luingne, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai); 2.260 h. Tissus.

Luini (Bernardino), peintre de l'école milanaise, né à Luino entre 1473 et 1480, m. à Milan après 1533, élève de Léonard de Vinci, d'un talent personnel et charmant. Il excella surtout dans la fresque (le Couronnement d'épines; les fresques de Saronno ; la Passion de Lugano).

luire v. n. (lat. lucere. — Je luis, nous luisons. Je luisais, nous luisions. Pas de pass. déC.Je luirai, nous luirons. Pas d'impér. Je luirais, nous luirions] Que je luise, que nous luisions. Pas d'imparf. du subj. Luisant, lui (pas de fém.). Briller de sa lumière propre : les lampyres luisent dans l'obscurité. Eclairer : le soleil luit. Réfléchir la lumière : arme qui luit dans l'ombre. Fig. Se manifester avec éclat : l'espérance luit après le désespoir. Un nouveau jour va luire, la chance va changer.

luisamment [za-man] adv. D'une manière luisante.

luisance [zan-se] n. f. Qualité de ce qui luit ; éclat : la luisance des yeux d'un chat.

luisant [zan], e adj. Qui luit. Ver luisant, le lampyre. N. m. Etat, qualité de ce qui luit: le luisant d'une étoffe. Arg. Le soleil, le jour. Pop. Elégant, prétentieux. N. m. pi. Souliers vernis.

luisante [zan-te] n.f. Etoile qui brille plusqueles autres dans une constellation : la luisante de la Lyre.

luisard [zar] n. m. Fer oligiste micacé.

luisette [zè-te] n. f. Maladie des vers à soie, qui leur donne une couleur d'un bleu mat.

luiteSn.f. pi. Testicules dusanglier. Syn.desuiTES.

luiton n. m. Autre forme de lutin.

Luitpold (Charles-Joseph-William , prince) , régent de Bavière, né à Wurtzbourg en 1821, frère du roi Maximilien II et oncle du roi Louis II, à la déchéance duquel il fut proclamé régent (188G). Il conservales fonctions après l'avènement d'Othon I", atteint d'aliénation mentale.

Luitré, comm. d'Ille-et- Vilaine, arr. et à 10 kil de Fougères ; 1.640 h. Ch. de f. O.

Lulea (le), fleuve de la Suède septentrionale, tributaire du golfe de Botnie ; cours 350 kil.

Lulle (Raymond), théologien mystique et alchimiste espagnol, né à Palma, surnommé le Docteur illuminé (1235-1315). Son Ars magna, ou Grand art est un des livres les plus curieux de lascolastique.

L'idée principale est celle d'un mécanisme logique, tenant lieu de jugement et de raisonnement effectif.

Lulli (Jean-Baptiste), musicien du siècle de Louis XIV, né à Florence, m. à Paris (1633-1687). Il vint en France vers l'âge de treize ans et entra au service de M"» de Montpensier, d'abord dans les

cuisines, puis dans la troupe de ses musiciens. Protégé par Louis XIV, dont il fut l'un des violons,

ë^fà-

il écrivit la musique des ballets du roi, celle des comédies-ballets de Molière, devint directeur de l'Opéra, auquel il donna un éclat singulier, réglant lui-même la musique, le chant, la danse, les décors et la mise en scène. Citons, parmi ses œuvres : Psyché, Proserpine, Armide, etc. Aujourd'hui encore, certaines pages de ses opéras restent, les unes touchantes et mélancoliques, les autres émouvantes et superbes.

lullisme [lulis-me] n. m. Système de Raimond Lulle.

Iullist3 [lu-lis-te] n. Partisan du lullisme.

lulu n. m. Espèce d'alouette à plumage brunâtre en dessus, qui habite la plus grande partie de l'Europe : les lulus vivent par petits groupes et se nourrissent de graines et d'insectes.

lumachelle [chè-ie]

n. f. (ital. lumachella; de lumaca, limace). Espèce de marbre où se trouvent des débris de coquilles.

lumbago [Ion] n. m.

(m. lat.) Douleur de la région lombaire, ordinairement sans rougeur ni gonflement, mais qui s'exaspère par les mouvements d'extension. Luiu.

— Encycl. M éd. On désigne sous le nom de lumbago : 1» les douleurs des lombes nées des affections abdominales, du rhumatisme et des névralgies des nerfs musculaires et cutanés; 2» l'affection douloureuse survenant brusquement à la suite d'un effort. C'est le lumbago vrai, qui est bénin, force le malade à marcher courbé en avant et dure une dizaine de jours. Le traitement consiste en repos, révulsifs légers, anesthésiques locaux et généraux; enfin, dans les formes chroniques, en électrothérapie.

— Art vélèr. Le lumbago est causé par des efforts une chute ou une glissade sur le train postérieur. Il est caractérisé par la raideur et la difficulté des mouvements. On traite l'affection par l'application sur les reins d'un sac à demi plein de son chaud et par des frictions à l'essence de térébenthine.

Lumbres [lun-bre], ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 12 kil. de Saint-Omer ; 1.570 h. Ch. de f. N. Distillerie. — Le cant. a 31 comm., et 17.210 h.

lumie (mi) n. f. Variété d'oranger, dont le fruit n'est jamais acide.

lumière n. f. (lat. luminaria; de lumen). Ce qui éclaire les objets et les rend visibles : la lumière du soleil. Flambeau, bougie, chandelle, lampe allumée: apportez de la lumière! Jour, clarté du soleil. Ouverture par laquelle on met le feu à un canon, à un fusil. Ouverture par où le vent entre dans un tuyau d'orgue. Dans les instruments de mathématiques àpinnules, petit trou par lequel on voit l'objet observé. Dans les machines à vapeur, orifice des tiroirs par lesquels s'effectuent l'arrivée et la sortie de la vapeur. Ouverture dans le corps d'une pompe par où s'écoule l'eau dans la manche. Orifice ménagé dans le fût d'un rabot. Blas. Yeux des animaux figurés d'un autre émail que celui du corps. Peint. Effets de la lumière imités dans un tableau : l'opposition des ombres et des lumières produit le clairobscur. Aux lumières, quand les bougies, flambeaux, etc., sont allumés. Fig. Commencer d voir la lumière, naître. Perdre la lumière, mourir ou devenir aveugle. Mettre en lumière, publier, signaler, manifester. Se dit de tout ce qui éclaire l'esprit : la lumière de la foi. Intelligence, savoir : siècle de lumières. Par ext. Homme de grand mérite, d'un savoir éminent : c'est la lumière de son siècle. Eclaircissements, publicité : les fripons redoutent la lumière. Source de vérité : Dieu, lumière éternelle. Allus. littér. :

C'est du Nord aujourd'hui que oous vient la lumière,

vers de Voltaire dans son épître à Catherine II (1771). C'est la contre-partie du vieil adage latin : Ex Oriente lux. (V. fiât lux.) Allus. hist. : De la lumière I Au moment d'expirer, Goethe demanda que l'on ouvrit les rideaux de sa fenêtre, en s'écriant : De la lumière!... On a donné à ces dernières paroles du grand poète un sens symbolique qu'elles n'avaient sans doute pas.

— Encycl. Physiq. C'est grâce à la lumière que nous pouvons percevoir les objets. Tous les corps, à une température plus ou moins élevée, peuvent devenir lumineux; certains, comme le phosphore, les sulfures alcalins, sont, à la température ordinaire, lumineux dans l'obscurité ; on les appelle phosphorescents. D'autres, comme le pétrole, les solutions de sulfate de quinine, s'illuminent quand on dirige sur eux un faisceau lumineux; on les appelle fluorescents.

La théorie de la propagation de la lumière généralement adoptée aujourd'hui est celle deHuyghens, d'après laquelle les molécules des corps lumineux sont animées de mouvements vibratoires très rapides ; ces mouvements se transmettent par des vibrations ondulatoires, se propageant dans tous les

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