LUN
sens grâce à un fluide impondérable, Yéther, qui serait répandu partout. L'ether serait par rapport aux ondes lumineuses ce que l'air est par rapport aux ondes sonores ; c'est là la théorie des ondulations, qui a remplacé la théorie de l'émission, dans laquelle on supposait que les corps lumineux émettent dans toutes les directions des particules lumineuses impondérables se mouvant , en ligne droite.
La lumière donne naissance à un grand nom bre de phénomènes : réflexion , réfraction , diffusion, etc.
La vitesse avec laquelle se propage la lumière a été déterminée pour la première fois par Rœiner en 1676, à l'aide d'observations astronomiques. Cette mesure fut reprise depuis par des procédés différents; on a trouvé pour cette vitesse environ 300.000 kilomètres à la seconde.
Lumière froide. On nomme ainsi la lumière n'engendrant aucune chaleur; ainsi, la phosphorescence, la fluorescence de certaines substances. Les lampes à vapeur de mercure donneut de la lumière froide.
Lumière noire. C'est le nom donné au mode particulier d'énergie se manifestant à la surface des corps par des effluves invisibles, sous l'influence do certaines actions (rayons solaires, courants de haute fréquence, etc.).
— Thérap. La lumière agit sur tous les êtres vivants ; elle favorise l'éclosion des spores des végétaux, des œufs d'animaux, assainit les habitations, favorise certaines réactions chimiques, détruit les microbes, empêche la naissance des champignons, des moisissures, etc. La thérapeutique l'utilise en faisant promener au soleil certains ralentis de la nutrition. Les radiations colorées agissent sur diverses dermatoses ; c'est ainsi que Finsen a guéri le lupus et que l'on traite les anémiques par des bains de lumière rouge, les neurasthéniques par de la lumière bleue. On a cherché aussi à utiliser les bains de lumière blanche pour faire maigrir, mais les résultats ne sont pas constants.
lumignon n. m. Bout de la mèche d'une bougie, d'une chandelle, d'une lampe allumée. Petit bout de chandelle ou de bougie.
luminade n. f. (du lat. lumen, inis, lumière). Pèche à ta luminade, pêche aux flambeaux.
luminaire [né-ré] n. m. (lat. eccl. luminare). Ensemble des cierges, torches dont on se sert à l'église pour le service divin ou pour éclairr une édiflee, une cérémonie quelconque : payer des frais élevés de luminaire. Eclairage en général. Fig. Astre, flambeau, lumière.
Luminais [ne] (Evariste-Vital), peintre français, né à Nantes, m. à Paris (1821-1896). 11 a traité des sujets bretons ou d'histoire : Pilleurs de mer, les Enervés de Jumiiges, Brunehaut, etc. Un dessin juste, un ton vrai, une pâte solide, de l'observation et de l'humour caractérisent ses œuvres.
1 u minaris t e [ ris- te ] n. m. Peintre qui répand la lumière dans ses tableaux.
luminescence [nes-
san-se] n. f. Action, pouvoir d'émettre des rayons lumineux : le radium est un corps doué de luminescence.
luminescent [nè$-
san], e adj. Qui a le pouvoir d'émettre des rayons lumineux.
lumineusement [ze-man] adv. D'une manière lumineuse ; avec une grande clarté ; exposer lumineusement une affaire.
lumineux, euse [ne», eu-ze] adj. (lat. luminosus). Qui a, qui jette de la lumière : corps lumineux. Fig. Qui saisit promptement la vérité: esprit lumineux. Clair, d'une vérité frappante et qui se révèle tout à coup : idée lumineuse. Fontaine lumineuse, V. FONTAINE.
luminier [ni-é] n. m. Celui qui prenait soin du luminaire dans une église.
luminifère adj. Qui porte la lumière : l'élher, qui transmet la lumière par ses ondulations, est luminifère.
luminosité [ai] n. f. Qualité de ce qui est lumineux : la luminosité du ciel italien.
lumme ou lumne n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, comprenant des guillemots de grande taille. à plumage épais, brun foncé en dessus, blanc en dessous, dont on connaît cinq espèces des régions boréales : en hiver les lummes descendent parfois jusque dans la Méditerranée.
Lummen, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Hasselt); 3.360 h.
lump (lonp') n. m- Nom vulgaire du cycloptère, poisson dit aussi gros 7nollet et lièvre de mer.
lumps [lonpss] n. m. fm. angl.). Sucre de qualité inférieure, mai cristallisé, et en morceaux au lieu d'être en pain.
luna n. m. Marbre blanc d'Italie dit aussi carrare.
Luna Alvaro de), connétable de Castille, ministre et favori du roi de Castille Jean II, né vers la fin du xive siècle, m. en ti.">3. Il vainquit les Maures à Higuera (1431), combattit la vieille féodalité, mais, s'étant attiré le ressentiment de Jean II, il fut arrêté à Burgos, enfermé dans une cage , et amené à Valladohd pour y être décapité. Dans le Romancero espagnol, un grand nombre de romances, relatives surtout à sa chute et à sa mort, lui sont consacrées.
lunaire [nè-re] adj. Qui appartient à la lune : le disque lunaire. Qui a la forme d'un croissant. Mois lunaire, durée d'une révolution de la lune autour de la terre. Année lunaire, durée de douze mois lunaires.
lunaire [nè-ré] n. f. Genre de plantes de la famille des crucifères.
— E.ncycl. Les lunaires tirent leur nom de l'aspect de leur fruit, plat et large, d'un brillant argenté
et de la forme de croissant que possèdent leurs graines. On en connaît deux espèces, de l'Europe et de l'Asie. On cultive la lunaire bisannuelle pour l'ornement des vases de fleurs ; elle est plus connue sous les noms de satin blanc, médaille, monnaie du pape.
lunaison |»è-30ii] n. f. Espace de temps compris entre deux nouvelles lunes consécutives.
Lunas [nass], ch.-l. de c.
(Hérault), arr. et à 12 kil. de Lodève , non loin de l'Orb ; 1.130 h. Ch. de f. M. — Le cant.
a 13 comm., et 6.660 h.
lunatique adj. et n. Fantasque, capricieux, dont l'esprit est. supposé changer suivant les phases de la lune : caractère lunatique. Art vétér. Se dit d'un cheval atteint d'ophtalmie périodique, affection qu'on attribuait autrefois aux influences de la lune.
Lllliay, comm. de Loir-et- Cher, arr et à 14 kil. de Ven- Lunaire,. dôme;; 1.570 h. (Ltmotie7's). Chaux.
lunch [leunch ou lunch] n. m. (m. angl.). En Angleterre, repas léger, sans cérémonie, mais qui se compose cependant à l'ordinaire de deux services chauds ou froids et d'un dessert. (En France, le mot lunch se prend souvent dans le sens de « goûter ». Quelquefois, aussi, le lunch remplace un déjeuner; ainsi à l'issue d'un mariage, on convie les assistants à venir prendre une collation, où l'on sert des mets froids, des friandises, etc., qui se mangent debout.) Syn. LUNCHEON.
luncher [lun-ché] v. n. Faire un lunch.
Lund, v. de la Suède méridionale, sur le Hœje; 19.000 h. Université célèbre. Tanneries, raffineries, draps.
lundi n. m. (du lat. luna, lune, et dies, jour). Le jour de la semaine qui suit le dimanche. Lundi
?ras, dernier lundi du carnaval, celui qui précède e commencement du carême. Lundi saint, lundi de la semaine sainte. Pop. Faire le lundi, ne pas travailler le lundi.
lundists [dis-té] n. m. Ecrivain qui fait un article de critique, chaque lundi, dans un journal.
lune n. f. (lat. luna). Satellite de la terre, autour de laquelle elle tourne. Clarté que la lune envoie à la terre ; se promener au clair de lune. Lunaison, mois lunaire. Satellite d'une planète quelconque. Fig. Disposition d'esprit, caprice, à cause de l'influence que l'on attribuait autrefois à la lune. Etre dans la lune, n'avoir pas l'esprit présent à ce qui se dit ou se fait. Pop. Visage rond, joufflu. Derrière. Dans les jeux de paume, trou placé au haut de la muraille du côté du toit où l'on sert. Phases de lu lune, changements d'aspect qui se produisent pour nous dans la partie éclairée de la lune. Nouvelle lune, phase de la lune, dans laquelle elle se trouve placée entre le soleil et la terre et nous offre sa face obscure. Pleine lune, phase de la lune, dans laquelle la terre se trouve placée entre le soleil et la lune, et où celle-ci nous montre sa face éclairée tout entière. Lune rousse, qui commence au mois d'avril, et, le plus souvent, est accompagnée de gelées ou de vents froids et secs, qui font du tort aux fruits et aux vignes. Lune pascale, qui sert à la fixation des fêtes religieuses. (C'est la pleine lune du jour de l'équinoxe, ou qui suit ce jour.) Lune de miel, premier mois de mariage. Lune d'eau, nénufar blanc Crachat de la lune, nom vulgaire du nostoc. Fig. Vouloir prendre la lune avec les dents, vouloir une chose impossible. Demander la lune, demander l'impossible. Faire voir, montrer la lune en plein midi, abuser de la crédulité de quelqu'un. Faire un trou à la lune, s'en aller furtivement, sans payer ses créanciers.
— Encycl. La lune est un satellite de la terre. Les observations astronomiques permettent d'établir que la lune décrit autour de la terre une ellipse dont la terre occupe un des foyers, dans un mouvement réglé par la loi des aires, c'est-à-dire que les aires balayées par le rayon vecteur joignant le centre de la terre au centre de la lune sont proportionnelles aux temps employés à les décrire; cependant, les écarts ou inégalités sont assez considérables.
Dans les observations que l'on fait de la lune, on observe simplement l'un des bords circulaires et, connaissant le diamètre apparent, on en déduit la . position du centre. Ce diamètre apparent est d'ailleurs variable; sa valeur moyenne 31' 8" est sensiblement égale à celle du soleil. Il faut encore avoir soin, dans les observations, de faire les corrections de réfraction et surtout celles de parallaxe, qui sont considérables.
L'orbite de la lune est incliné sur le plan de l'écliptique d'un angle variant de 5» 0' 1 1" à 5» 17' 35" en 173 jours ; la ligne des nœuds (intersection de l'orbite lunaire avec le plan de l'écliptique) a un mouvement rétrograde uniforme et accomplit une révolution en 18 ans 2/3 environ.
La révolution sidérale de la lune est le temps nécessaire pour que la longitude moyenne augmente de 360», ou encore le temps compris entre deux conjonctions successives de la lune avec une même étoile; elle est égale à27j. 7 h. *S'11",6.
La révolution synodique est le temps nécessaire pour que la différence des longitudes moyennes du soleil et de la lune, rapportée à un même équinoxe, augmente de 360», ou encore le temps qui s'écoule entre deux phases (v. plus loin) consécutives de même nom. Le soleil, la terre et la lune se retrouvent alors dans les mêmes positions relatives. Elle est égale à 29 j. 12h. 41' 2", 9. On l'appelle encore lunaison ou mois lunaire.
Il y a syzygie lorsque les longitudes du soleil et de la lune sont égales [conjonction) ou diffèrent de 180» (opposition). Quand les longitudes diffèrent de 90», le soleil et la lune sont en quadrature. Pendant le jour astronomique qui suit une conjonction, on compte 1 pour l'âge île la lune, puis 2, 3, etc., les jours suivants ; cet âge peut arriver à 29 ou 30.
La parallaxe horizontale de la lune varie de 53' 55" à 61' 30". On en déduit que sa disance à la terre varie entre 64 et 56 rayons terrestres. En chif-
fres ronds, cette distance est de 60 rayons terrestres, environ 384.000 kil. Le rayon de la Lune est les 3/11» de celui de la terre et, par suite, sou volume le cinquantième environ de celui do la terre.
La lune est visible parce qu'elle nous réfléchit les rayons du soleil, et on conçoit que, suivant la position respective du soleil et de la lune par rapport à nous, celle-ci présente des aspects mi phases différents. La figure ci-dessous donne l'explication de ces phases. Nous avons représenté dans chaque position de la lune son cercle d'illumination //, qui sépare la par-
Pleine Oernier IA I lune quartier) IA C^P\ Cnjadrature^^^
Conjonction Soleil
tie éclairée de celle qui est dans l'ombre et son cercle de contour apparent C'A, qui limite l'hémisphère vu de la terre.
La nouvelle lune dure 7 j. 1/2, de la conjonction à la quadrature. La lune passe alors au méridien entre midi et 6 h. du soir. Le premier quartier va jusqu'à l'opposition ; il dure 14 j. 1/4 ; la lune passe alors au méridien de 6 h. du soir à minuit. C'est ensuite la pleine lune, qui va jusqu'à la nouvelle quadrature : elle dure 7 j. 3/4. La surface visible diminue tous les jours; la lune passe au méridien de minuit à 6 h. du matin. Enfin, le dernier quartier va de la quadrature à la conjonction, et la lune passe au méridien de 6 h. du matin à midi. Aux environs du dernier quartier, la partie de la lune qui théoriquement doit être dans l'ombre peut être aperçue la nuit. Elle possède une légère teinte grise violacée ; c'est la lumière cendrée. Cet éclairement est dû à une réflexion diffuse, provenant de la partie de la terre qui se trouve alors éclairée.
Le cycle lunaire comprend 19 années juliennes, soit 235 lunaisons + 1 h. 28' 38" 5. Après un tel cycle, les nouvelles lunes reviennent aux mêmes dates- Certaines lunaisons ont reçu des noms particuliers. A l'équinoxe d'automne, la lune se lève pendant plusieurs jours presque à la même heure : c'est la lune de moisson; la pleine lune suivante est la lune du chasseur. A l'équinoxe de printemps, le retard dans le lever est maximum ; la lune qui, commençant en avril, devient pleine à la fin de ce mois ou plus généralement dans le courant de mai, est la lune rousse. (V. plus loin.) La lune pascale est la pleine lune du jour de l'équinoxe, ou qui suit ce jour; elle sert à déterminer l'échéance de la fête de Pâques. V. Pâques.
On remarque sur la surface lunaire des taches permanentes, qui proviennent de l'ombre portée par de hautes montagnes ; on a pu évaluer la hauteur de certaines d'entre elles en mesurant ces ombres portées ; de hauts pics peuvent atteindre 8.000 mètres, et on distingue à leurs sommets des cratères circulaires avec pitons centraux : ce sont des cirques de dimensions très variables, dont certains peuvent atteindre 250 kil. de diamètre. Depuis longtemps, on a dressé des cartes orthographiques de la lune et donné des noms à toutes les singularités qu'on aperçoit sur sa surface.
De plus, ces taches, ombres portées, nous apparaissent toujours à la même place par rapport au centre, ce qui prouve que la lune nous présente toujours la même face ; on en peut conclure que la lune tourne sur elle-même pendant le même temps qu'elle met à tourner autour de la terre; en réalité, l'axe de rotation n'étant pas rigoureusement perpendiculaire au plan de l'orbite lunaire, il en résulte que, périodiquement, se trouve découverte ou cachée autour des pôles une région de 6" 30' : c'est le libration en latitude- Il y a également une libration en longitude, due à sa translation non constante, qui fait apparaître ou se cacher un fuseau latéral. En somme, le mouvement de la lune, comme on le voit, est assez complexe : elle tourne sur elle-même dans le même temps qu'elle tourne autour de la terre, mais celle-ci l'entraîne dans son mouvement autour du soleil, de sorte que la trajectoire de la lune n'est pas fermée : elle passe successivement de part et d'autre de la trajectoire de la terre. Enfin, le soleil luimême, on le sait, est entraîné par un mouvement de translation dans l'espace.
La lune est un corps opaque; elle nous réfléchit la lumière du soleil et nous apparaît sans symptôme de vie, sans manifestation mécanique, ni géologique ; il n'y a pas d'atmosphère, car la réfraction des rayons tangents à sa surface et issus d'une étoile n'est pas appréciable ; dans ces conditions, il n'y a pas d'eau à sa surface, qui, comme nous l'avons dit, est très accidentée ; certains pics très élevés peuvent apparaître comme des points brillants isolés au delà du terminateur, c'est-à-dire de la ligne de séparation des parties éclairées et obscures du disque lunaire.
— Bortic. Lune rousse. Suivant les jardiniers, le lune rousse gèle et roussit les jeunes bourgeons ex posés à sa lumière. Cet effet s'explique, sans l'intervention de la lune, par le rapide rayonnement qui refroidit et qui gèle les végétaux sous un ciel serein quand la lune est brillante. Lorsqu'il y a des nuages au ciel et que, par conséquent, la lune est e l'échange de calorique s'établit entre lis plantes et les nuages, et le refroidissement est moins considérable que lorsqu'il a lieu avec les espaces célestes. Ainsi, la lune n'est que l'indice et nullement la cause, et la prétendue influence de la lune rou aujourd'hui reléguée parmi les préjugés populaires.
Lune (monts nE la) ou djebel el-Kamar ou Koumr, chaîne hypothétii les géographes, jusqu'au milieu dû xix' siècle, plaçaient dans