‹ Le Larousse pour tousChapitre 838 sur 979 · M* MMM MM · texte numérisé non relu

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graphique fut posée en France en 1844; elle reliait Paris et Rouen.

Installation. Appareils. Une installation télégraphique comprend essentiellement:

1» Une source électrique (piles ou accumulateurs];

2" Un transmetteur ou manipulateur, qui permet de mettre la source électrique en relation avec un fil conducteur {ligne) réunissant les deux postes, de sorte qu'on peut à volonté faire passer ou interrompre le courant dans le fil de ligne ;

3» Un récepteur, dont les organes, commandés par le courant qui passe dans le fil de ligne, produisent les signaux.

TEL

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TEL

Ainsi, le manipulateur m du poste A étant place au contact p d'une pile, le courant passe dans le fil de ligne, car le circuit se trouve fermé et l'électroaimant R' du poste B attire une armature a'. Cette attraction cessera si le manipulateur m du poste A est détaché du contact p pour être placé au contact c (position de réception). Réciproquement, le poste B pourra transmettre des signaux au poste A en manœuvrant le manipulateur m' (m étant dans la position de réception) ; l'armature a sera commandée par l'électro-aimant R. C'est dans les perfectionnements des générateurs d'électricité, des manipulateurs des lignes et des récepteurs que consistent les progrès accomplis jusqu'ici.

Les lignes télégraphiques sont aériennes, souterraines, sous-tluviales ou sous marines ; les lignes aériennes relient les postes au moyen d'un fil métallique nu, fixé sur des appuis par un isolateur; pour les lignes souterraines, sous-tluviales, ou sousmarines, les conducteurs doivent être isolés et protégés contre les détériorations possibles.

Appareil Morse. 1» Manipulateur. Il comprend un levier L, mobile autour d'un axe O, et maintenu à l'aide d'un ressort I ;. une butée A communique avec

Telôki (Ladislas), écrivain et homme d'Etat hongrois (1811-1861). Il fut l'un des plus ardents défenseurs de l'indépendance hongroise en 18*8.

Ligne

Manipulateur (Gg. schématique).

la pile; l'axe O communique avec le fil de ligne, lequel, au poste d'arrivée, communique avec la terre à sa sortie du récepteur ; de sorte qu'en appuyant sur le levier L, celui-ci prend contact avec la butée A et le courant passe dans le fil de ligne ; en maintenant le contact du levier et de la tjutée pendant un temps plus ou moins long, on obtient des émissions longues ou brèves, dont les combinaisons permettent de former les divers signaux.

2» Bécepteur. il comprend un électro-aimant A, devant lequel est placé un levier B en fer doux, mobile autour du point O; le fil de l'électro-aimant communique d'une part avec le fil de ligne, d'autre part avec la terre ; l'extrémité C du levier peut

la

Récepteur (Gg. schématique).

s'appuyer sur un ruban de papier DEFG, qui se déroule d'une façon continue ; en face de C se trouve une molette I, garnie d'encre d'imprimerie. Quand le courant ne passe pas, le levier est maintenu à distance de la bande de papier par le ressort R ; quand le courant passe, l'extrémité B du levier est attirée, l'extrémité C appuie sur la bande de papier et fait imprimer sur cette bande un trait ou un point, suivant que le courant passe dans le fil pendant un temps plus ou moins long.

Dans le télégraphe de Hughes, les signaux sont transmis à l'aide d'un clavier, dont chaque touche correspond à une lettre de l'alphabet ou à un signe ou à un chiffre, et ils sont reçus par un appareil identique, synchrone du transmetteur.

Dans l'appareil de Baudot (ingénieur français), un seul et même fil trouve son emploi à alternances rapides pour plusieurs jeux d'appareils. Les alternances sont si fréquentes que, dans le système dit quadrupler, chaque appareil transmetteur et récepteur dispose du fil trois fois en une seconde.

Télégraphie pneumatique. Elle consiste dans le transport à l'aide de l'air comprimé ou raréfié de boîtes cylindriques qui renferment des télégrammes.

Télégraphie sans fil. Les courants induits se propagent à de grandes distances, comme la lumière, le son, etc., par des ondes concentriques. Ces ondes sont lancées dans l'espace au poste transmetteur, au moyen d'un conducteur métallique (radiateur), formé d'un câble en fil de cuivre supporté par un mât de grande hauteur (antenne). Au poste récepteur, une disposition analogue (fil de cuivre porté par une antenne) amène les ondes à un récepteur (cohéreur ou radiocondueteur), capable de traduire leur action en effets utilisables. La télégraphie sans fil a été rendue possible par l'invention du radiocondueteur, due au physicien français Branly.

télégraphier [fi-é] v. n. (Se conj. comme prier.) Se servir du télégraphe. V. a. Faire parvenir au moyen du télégraphe : télégraphier une nouvelle. télégraphique adj. Qui a rapport au télégraphe : signes télégraphiques. Expédié par le télégraphe : dépêche télégraphique.

télégraphiquement [ke-man] adv. Par le télégraphe: transmettre télégraphiquement un ordre . télégraphiste [fis-té] n. Employé au télégraphe. Adjectiv. : officier télégraphiste. télègue n. f. Syn. de téléga.

téléianthe adj. (du gr. teleios, parfait, et anthos, fleur). Bot. Pourvu de fleurs complètes.

téléiconographe n. m. (du gr. tèle, loin, eik&n, image, et graphein, écrire) Appareil servant à reproduire un dessin à distance, au moyen d'un courant télégraphique.

télékal n. m. (du gr. tèle, loin). Appareil téléphonique, servant à transmettre a de grandes distances des phonogrammes ou télégrammes phonétiques, au moyen de signes phonétiques correspondant aux signes du vocabulaire Morse.

télékie [if] n. f. ou telekia [tt-lt] n. m. Genre de composées astérées, renfermant des herbes de l'Europe centrale et orientale, qui fleurissent de juin à août, et que l'on cultive souvent dans les jardins pour leurs grands capitules jaunes.

télékinèse [ni-se] n. f. (du gr. tèle, loin, et hinèsis, mouvement). Nom sous lequel certains auteurs ont désigné les mouvements du noyau qui s'exécutent à la fin de la caryokinèse.

Télémaque, fils d'Ulysse et de Pénélope. Encore enfant quand son père partit pour Troie, il alla plus tard à sa recherche, guidé par Minerve sous les traits de Mentor. De retour à Ithaque, il y trouva Ulysse et l'aida à vaincre les prétendants de Pénélope.

Télémaque (les Aventures de), épopée romanesque en prose, de Fénelon (1699), divisée en 18, puis en 2V livres par les éditeurs ; agréable imitation des poèmes antiques, écrite pour l'éducation du duc de Bourgogne. On y trouve un grand fonds d'allusion aux choses et aux personnes du temps de Fénelon et une censure détournée des actes de Louis XIV.

télémécanique n. f. (du gr. tilt, loin, et de mécanique). Art de commander à distance une action mécanique à l'aide des ondes électriques.

télémétacarpien, enne [pi-in, è-ne] adj.

(du gr. tèle, loin, et de métacarpien). Qui a les os du carpe éloignés des phalanges, en parlant de certains mammifères. Ant. Plésiométacarpien.

télémétèorographe n. m. (du gr. tèle, loin, etdemétéorographe). Appareil destiné à transmettre au loin les indications météorologiques.

télémètre n. m. (du gr. télé, loin, et metron. mesure). Instrument servant d'ordinaire à mesurer la distance qui sépare un observateur d'un point inaccessible.

télémétrie [tri] n. f. Art de mesurer les distances au télémètre. (Peu us.)

télémétrique adj. Qui se rapporte au télémètre : procédés télèmétriques.

télémétrographe n. m. (du gr. tèle, loin, metron. mesure, et graphein, écrire). Appareil permettant d'exécuter sur le terrain des tracés de perspectives à la chambre claire.

télémétrographie [fi] n. f. Art d'exécuter sur le terrain des perspectives a la chambre claire.

téleneéphale [lan] n. m. (du gr. tèle, loin, et de encéphale). Cerveau terminal antérieur, qui correspond au sixième anneau nerveux, dont on constate la formation au cours du développement embryonnaire.

téîéneurone n. m. (du gr. tèle, loin, et de neurone). Nom donné au neurone dont, dans un système moteur ou sensitif, le corps cellulaire est le plus près de la périphérie.

téléobjectif [jèk] n. m. (du gr. tèle, loin, et de objectif). Objectif pour la téléphotographie.

téléologie [jt] n. f. (du gr. telos, eos, fin, et logos, discours). Ensemble des spéculations qui s'appliquent à la notion de finalité, de cause finale.

téléologique adj. Qui a rapport à la téléologie : argument téléologique.

téléOSaure [sô-re] n. m. Genre de crocodiles, fossiles dans les terrains secondaires.

télèOStéen, enne [os-té-in, è-ne] adj. (du gr. teleios, complet, et osteon, os). Se dit des poissons dont le tissu osseux est parfait. N. m. pi. Sousclasse de poissons, à squelette osseux complet. S. un télèostéen. (On divise les téléostéens en cinq ordres : lophobranches, plectognathes, physostomes, anacanthines, acanthoptéres.)

Téléoutes, Télengoutes ou Téleutes,

peuple de la région de Tomsk (Sibérie), de race ouralo-altaïque, sujets de la Russie depuis la chute du royaume kalmouk des Oïrads au xvne siècle ; C.000 individus, divisés en clans agricoles.

télépathie [ti] n. f. (du gr. tèle, loin, et pathos, affection). Sensation éprouvée par un sujet, se rapportant à un événement réel accompli au même moment, mais à une distance ou dans des circonstances qui font que sa connaissance, par le sujet, semble matériellement impossible.

télépathique adj. Qui concerne la télépathie.

T élephe, roi de Mysie, qu'Achille blessa de sa lance, et qui fut ensuite guéri avec un emplâtre composé de la rouille de cette même lance. Les écrivains font de fréquentes allusions à cette circonstance mythologique pour caractériser une chose qui porte avec elle le remède au mal qu'elle peut causer. On dit indifféremment la lance de Télèphe ou la lance d'Achille.

téléphone n. m. (du gr. tèle, loin, et phdnê, voix). Instrument qui permet de reproduire à distance la parole ou tout autre son.

— Enoycl. Le premier téléphone employé est le téléphone acoustique, inventé en 1782 par un jeune moine, dom Gauthey. Celui-ci proposait de correspondre au loin, de station en station, au moyen de longs tubes métalliques, h. l'intérieur desquels la voix se propîseait sans perdre trop de son intensité. Ce téléphone est encore employé aujourd'hui pour réunir les différentes parties d'un appartement.

Le téléphone électrique, dont le principe fut donné en 1 854 par Froment, ne fut véritablement réalisé qu'en 1876 par Graham Bell. Son appareil était très simple : en arrière d'une membrane de fer doux, très mince, encastrée dans l'extrémité évasée d'un étui de bois, était un barreau aimanté, enveloppé d'un fil en hélice ; ce fil, recouvert de soie, aboutissait à deux bornes métalliques fixées à l'au-

tre bout de l'étui. De ces bornes partaient deux fils constituant la ligne et aboutissant aux deux bornes d'un deuxième appareil identique. Si l'on produit un son quelconque devant la membrane, celle-ci vibre et fait varier, par ses oscillations, le champ magnétique de l'aimant ; il en résulte, dans le fil conducteur, des courants induits, qui sont transmis par la ligne à l'autre appareil (appareil récepteur), où les phénomènes inverses se produisent. Dans ces conditions, la plaque du récepteur reproduit exactement les vibrations de la plaque du transmetteur. Le microphone de Hughes et de nombreux types\le récepteurs et de transmetteurs de plus en plus perfectionnés ont permis l'installation pratique des téléphones. Paris est la première ville d'Europe qui ait été dotée d'un réseau urbain.

— Téléphonie sans fil. De nombreuses expériences ont, été faites pour réaliser un dispositif permettant de téléphoner sans fil. comme l'on télégraphie en mettant à profit la transmission des ondes hertziennes ; les meilleurs résultats obtenus l'ont été en utilisant la terre et l'eau comme conducteurs.

— Admin. Aucun système ou réseau téléphonique ne peut être exploité que par l'Etat. Le monopole est exercé par l'administration des postes et des télégraphes.

Dans les réseaux des villes dont la population est supérieure à 80.000 habitants, les postes téléphoniques sont concédés exclusivement sous le régime de l'abonnement forfaitaire.

Dans les autres réseaux, les postes téléphoniques sont concédés, au choix des abonnés, sous le régime de l'abonnement forfaitaire ou sous le régime de l'abonnement à conversations taxées.

Dans les réseaux où le régime des abonnements forfaitaires est seul admis, il est concédé des postes téléphoniques principaux exclusivement destinés à permettre l'échange de communications interurbaines. La concession de ces postes est subordonnée au payement d'un abonnement.

Tout abonné peut expédier et recevoir des télégrammes par la ligne qui rattache son poste d'abonnement au réseau, parfois en acquittant une taxe spéciale de 0 fr. 10 par télégramme. Pour garantir le prix des télégrammes qu'il expédie, il constitue, au préalable, une provision. Les télégrammes à transmettre par une ligne d'abonnement doivent être rédigés en français, en langage clair, et ne pas excéder cinquante mots. L'adresse des dépêches qui empruntent à Varrivée la voie téléphonique doit être précédée du mot téléphone.

Le message téléphoné est transmis par l'expéditeur lui-même, ce qui le distingue du télégramme téléphoné. La taxe du message téléphoné est de 0 fr. 50 par trois minutes de communication. La durée des communications pour messages téléphonés ne peut excéder deux unités consécutives de conversation (six minutes) lorsque d'autres demandes de communication sont en instance sur les lignes à utiliser.

L'unité de durée des conversations de jour et de nuit dans le service téléphonique local et interurbain est fixée à trois minutes.

La taxe de l'unité de conversation locale de jour et de nuit est fixée à : 1° 15 centimes dans le réseau de Paris ; 2» 10 centimes dans tous les autres réseaux.

La taxe de l'unité de conversation interurbaine de jour est fixée ainsi qu'il suit :

1» Entre réseaux d'un même département, 40 centimes ;

2n Entre réseaux de départements différents, 25 centimes par 75 kilomètres ou fraction de 75 kilomètres de distance mesurée à vol d'oiseau, de cheflieu de département à chef lieu de département, sans que cette taxe puisse être inférieure à40 centimes, ni supérieure à 3 francs par unité de conversation ;

3<" Les taxes visées aux paragraphes 1° et 2» cidessus sont réduites à 25 centimes pour les conversations échangées par des lignes téléphoniques dont la longueur totale ne dépasse pas 25 kilomètres et pour conversations échangées entre les réseaux des localités faisant partie d'un même canton. Cette taxe réduite est également applicable aux conversations échangées entre le réseau d'une ville siège de plusieurs chefs-lieux de canton et les réseaux des localités situées dans l'un quelconque de ces cantons.

téléphoner [né] v. n. Se servir du téléphone. V. a. Transmettre par le téléphone : téléphoner une importante nouvelle.

téléphonie [ni] n. f. (de téléphone). Art de communiquer, au moyen du son, à de grandes distances.

téléphonique adj. Qui a rapport au téléphone : appel téléphonique. Communication téléphonique, communication par téléphone.

téléphoniquement [ke-man] adv. Par l'intermédiaire du téléphone.

téléphoniste [nis-te] n. Personne chargée du service d'un téléphone public.

téléphore n. m. Genre d'insectes coléoptères nialacodermes, répandus sur tout le globe, et dont deux espèces sont communes en France.

téléphoridéS n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères nialacodermes. dont le genre téléphore est le type. S. un tèléphoridé.

téléphote n. m. (du gr. tèle, loin, et phôs, photos, lumière). Appareil photographique pour la prise des vues à grande distance sans téléobjectif. (On écrit aussi téléphot.)

téléphotique adj. Qui a rapport au téléphote.

téléphotographie [fl] n. f. (du gr. tèle, loin, et de photographie). Art de photographier les lointains. Nom que l'on a donné â la transmission à distance et par la voie électrique d'images photographiques.

téléphotographique adj. Qui concerne la téléphotographie.

téléplastie [plas-ti) n. f. (du gr. tèle, loin, et plastfs, qui forme). Spirit. Phénomène d'apparition du périsprit matérialisé d'une personne qui se trouve corporellement éloignée de l'endroit où elle se trouve et prouve sa présence par des phénomènes matériels.

téléplastique [plas-ti-ke] adj. Qui concerne la téléplastie.

téleradiophonie [ni] n. f. (du gr. u-ic, loin,

du lat. radius, rayon, et du ^r. phûnè, son). Système de télégraphie électrique, inventé par Mercadier, et permettant de transmettre sur un conducteur quelconque plusieurs signaux simultanés à volonté dans un sens ou dans l'autre.

télescopage f/ès-/co] n. m. Action de se télescoper : le télescopage de deur trains.

TEL

TEM

télescope [let-ko-pé] n. m. (du gr. tite, loin, et skopein, examiner). Instrument d'optique qui sert à observer les objets éloignés : te télescope a permis de découvrir une infinité d'étoiles. Flg, Moyen puissant d'observation.

— Encycl. C'est Newton (1671) qui semble avoir construit le premier télescope.

L'idée de cet instrument est | d'ailleurs plus ancienne, et plusieurs savants avaient, avant lui, proposé de remplacer dans la lunette i ;ii nomique la lentille de 1 objectif par un miroir. Malheureusement, ils ne purent trouver d'opticien assez lia- Télescope bile pour réaliser cette con- H ception. Les télescopes que l'on emploie aujourd'hui ne diffèrent du télescope primitif que par des détails de construction. Une des plus utiles améliorations apportées à l'instrument a été faite par Foucault, qui a substitué aux miroirs métalliques employés un miroir parabolique en verre argenté.

télescoper [lès-ko-pé] (Se) v. pr. Se dit d'objets qu'un choc violent, etc., force à s'emboîter les uns dans les autres comme les tubes d'un télescope : train qui en télescope un mitre.

téleSCOpie [lès-ko-pl] n. f. Science fondée sur les observations astronomiques faites au moyen du télescope.

télescopiforme [lès-ko-pi] adj. Qui a la forme d'un télescope.

télescopique [les-ko] adj. Fait à l'aide du télescope : observations télescopique». Qu'on ne voit qu'à l'aide du télescope : planète télescopique.

télésemie [mt] n. f. (du gr. tèle, loin, et sema, signe). Transmission de signaux au loin.

télésie [zt] n. f. Variété de corindon.

Telesilla, femme poète et héroïne grecque, née à Argos (vie s. av. J.-C). Le roi des Spartiates, Cléomène, vainqueur des Argiens, marcha sur Argos. La ville était sans défenseurs. Telesilla arma les esclaves, les vieillards, les femmes, les jeunes gens et les rangea en bataille devant les portes de la ville. A la vue de pareils adversaires, les Spartiates rougirent et se retirèrent.

TeleSÎO (Bernardino), philosophe italien, né et m. à Cosenza (1509-1588). Sa philosophie naturaliste, dont les principes sont exposés dans son De natura rerum juxta propria principia, lui attira les persécutions du clergé-

Telesphore (saint), pape de 127 à 139, martyr sous Hadrien. C'est lui qui institua, dit-on, la messe de minuit.

tèléstéréOgraphe n. m. (du gr. têle, loin, stéréos, solide, et gaphein, écrire). Appareil permettant de transmettre ù distance toutes sortes de documents graphiques, tels que photographies, dessins, écritures, etc.

— Encycl. Inventé par E. Belin en 1907, cet appareil est basé sur l'utilisation des reliefs que présente, après développement et séchage, une pellicule de gélatine bichromatée exposée â la lumière.

téléStéréOgraphie [lés-té, fi] n. f. Transmission à distance de documents graphiques par le moyen du téléstéréographe.

téléstéréographique [lés-té] adj. Qui concerne la téléstéréographie.

téléstéréoscope [ lés-té-ré-os-ko-pe ] n. m. (du gr. têle, loin, et de stéréoscope). Appareil destiné à la téléstéréoscopie.

téléstéréoSCOpie [lés-té-ré-os-ko-pi] n. f. (du gr. tèle, loin, et de stéréoscope). Procédé de photographie stéréoscopique, appliqué à la représentation d'objets ou de paysages très éloignés.

téléSteréOSCOpique [lés-té-ré-os-ko] adj. Qui concerne la téléstéréoscopie.

télète n. f. tgr. telet/tj. Jintiq . gr. Cérémonie d'initiation, célébration de mystère. Rites de l'initiation.

téléthermographe [ter] n. m. (du gr. tèle, loin, et de thermographe). Système de thermomètre, qui enregistre les températures en un point éloigné du lieu où se produisent les variations.

télétique adj. (de télète). Antiq. gr. Qui a rapport à l'initiation, aux mystères.

télétypographe n. m. fdu gr. tèle, loin, et de typographe). Sorte de machine à composer, permettant la transmission à longue distance des signes mis en action par le compositeur.

— Encycl. Le télétypographe tient k la fois de la linotype et de la monotype ; il est complété par un perforateur mécanique agissant sous l'impulsion des touches que manœuvre l'ouvrier ; ce perforateur donne une bande perforée, qui peut servir soit sur la machine à fondre, pour la coulée des caractères soit à la même manutention à distance sur une machine similaire.

téleutOSpore [tos-po-re] n- f. Nom donné aux spores des urédinées.

telfairie [fé-ri] n. f. Bot. Genre de cucurbitacées, dont l'espèce type est un arbrisseau cultivé à la Réunion pour ses graines comestibles, d'où l'on extrait une huile.

TelgTUC, comm. du Finistère, arr. et à 24 Ml. de Chàteaulin ; 2.190 h.

télïamfoe n. m. Métriq. Syn. de miure.

téliforme adj. (du lat. telum, trait, et de forme). Qui a la forme d'une flèche. (Peu us.)

Téligny (Charles de), né à Téligny, dans le Rouergue, m. à Pans en 1572. Lieutenant de Coligny, dont il épousa la tille Louise, il fut massacré lors de la Saint-Barthélémy.

tell n. m. Archéol. orient. Nom de tertres ou monticules factices, dressés pour supporter des ensembles d'édifices sacrés ou de constructions royales des monarchies antiques de l'Asie.

Tell (Guillaume), héros légendaire, qui contribua à affranchir la Suisse du joug de l'Autriche au commencement du xiv» siècle. Gessler, bailli d'Albert 1". empereur, avait fait arborer le chapeau ducal au haut d'une perche, sur la place publique d'Altdorf, et prétendait obliger tous les Suisses à le saluer en passant. Guillaume Tell ayant refusé de

Slalue de Guillaume Tell et (le »on Bis. a AlUloil'.

se soumettre à cette humiliation, le gouverneur le fit arrêter et, !<■ sachant très habile archer, le condamna h traverser dune flèche une pomme placée sur la tête de son jeune fils, épreuve terrible dont Guillaume Tell sortit victorieux ; mais ayant avoué qu'en ras d'insuccès, il aurait tué le bailli, celui-ci le fit conduire enchaîné sur on bateau pour l'enfermer dans la forteresse de KOssnacht. Tell réussit à s'échapper du bateau pendant une tempête et tua d'une flèche Gessler.

Ce fut le signal du soulèvement des Suisses contre la maison d'Autriche. Tell périt plus tard dans une ri- 1 vière, après avoir sauvé un enfant des flots.

La légende de Tell est tirée des légendes islandaises, et a été transplantée en Suisse au xve siècle. Elle a été développée surtout par l'historien Tschudi.

Les exploits du héros suisse ont inspiré les poètes et les musiciens. V. Guillaume Tell.

Tell (le), région montagneuse, mais fertile, de l'Algérie et du Maroc, entre l'Atlas et la Méditerranée. Il domine la merde ses cultures, de ses belles forêts de chénes-lièges et de hêtres, et est apte à la culture de l'oranger, de la vigne, etc. C'est la région par excellence de la colonisation.

tellement [té-le-man] adv. De telle sorte ; à tel point. Tellement que, à tel point que. Tellement quellement, plutôt mal que bien.

tellette [tè-lè-te] n. f. Toile de crins ou de fils métalliques dont on garnit les châssis du sas. Sorte de tamis en crin au moyen duquel on puise la pâte dans les fabriques de papier à la main.

tellière [tè-li] n. m. (du chancelier Le Tellier, qui fit fabriquer ce papier pour les actes officiels). Format de papier, dit aussi papier ministre (env. 0™,44 sur 0m<34). Adjectiv. : papier tellière.

telline [tel-li-ne] n. f. Genre de tellinidés, renfermant des mollusques de taille médiocre, à coquille ovale, allongée, aplatie, dont on connaît plus de trois cents espèces, quelques-unes comestibles, qui vivent dans le sable au fond de la mer.

tellinidés [tel-U] n. m. pi. Famille de mollusques lamellibranches siphonés, dont le type est le genre telline. S. un tellinidé.

tellis [fèt-iïss] n. m. Genre de couvertures que fabriquent les femmes indigènes en Algérie- Sac dont les Algériens nomades se servent pour transporter leurs effets, leurs provisions, etc.

TellO, nom actuel des ruines célèbres de l'antique ville de Lagash. Une mission française permanente y a été installée.

tellurate [tel-lu] n. m. Sel de l'acide tellurique.

tellure [tU-lu-re] n. m. (du lat. tellus, uris, terre). Métal d'un blanc bleuâtre lamelleux et fragile, découvert en 1782 par Muller de Richenstein.

— Encycl. Chim. Le tellure, Te, est de la famille de l'oxygène. On le rencontre à l'état natif et on le retire aussi des tellurures de plomb, de bismuth, d'or et d'argent. Il possède un éclat métallique mais conduit très médiocrement la chaleur et l'électricité. Il se présente, à l'état natif, en cristaux rhomboédriques ; sa densité est 6,25; il fond aux environs de '500°. Le tellure fortement chauffé s'enflamme à l'air en donnant de l'anhydride tellureux. Avec l'hydrogène il forme un composé gazeux, l'acide tellurhydrique, H* Te; avec l'oxygène, plusieurs composés, anhydrides et acides tellureux et telluriques.

tellure, e [tèl-lu]] adj. Qui contient du tellure.

tellureux, euse [tèl-lu-reu, eu-ze] adj.

Combinaison oxygénée de tellure : anhydride tellureux.

tellurhydrique [tel-lu-ri] adj. m. Se dit d'un acide qui résulte de la combinaison du tellure et de l'hydrogène.

tellurien, enne [M-lu-ri-in, è-ne] adj. (du lat. tellus, uris, terre). Qui vient de la terre : courant tellurien.

tellurifère [tel] adj. (du lat. tellus, uris, terre, et de ferre, porter). Qui contient du tellure.

tellurique [tU-lu] adj. (du lat. tellus, uris, terre). Chim. Se dit d'un acide produit par l'oxygénation du tellure.

tellurisme [tèl-lu-ris-me] n. m. (du lat. tellus, uris, terre). Magnétisme animal. (Inus.) Influence du sol d'une contrée sur les habitants, sur leurs moeurs, leur caractère.

tellurite [tiUlu] n. m. Sel dérivant de l'anhydride tellureux.

tellurure [tèl-lu] n. m. Sel de l'acide tellurhydrique.

Telmessus, Telmissus ou Telmesse,

anc. ville de la confédération Lycienne, près de la frontière de Carie et sur la côte occidentale de Lycie, dans la Caramanie actuelle. Ruines autour du bourg de Makri.

téloblaste [Idas-te] n. m. (du gr. telos, fin, et blastos, germe). Ensemble de cellules par le bourgeonnement desquelles s'accroît le blastoderme de certains animaux (crustacés, annélides).

TelOChé, comm. de la Sarthe, arr. et à 15 kil. du Mans, sur le Rhonne ; 1 .700 h.

télolécithe n. m. (du gr. telos, fin, et de léeithe). Se dit de l'ovule à segmentation partielle (oiseaux, reptiles, etc.), dans lequel le vitellus formatif est séparé et distinct du vitellus nutritif.

télodynamique adj. (du gr. tèle, loin, et de dynamique). Qui exerce une puissance à grande distance ou qui sert à transmettre une force à distance : câble télodynamique.

télométrie n. f. télométrique adj . Syn. de

TÉLÉMÉTRIE, TÉLÉMÉTRIQUE,

télopée [pé] n. f. Genre de protéacées, comprenant d'élégant arbrisseaux d'Australie, qui sont cultives en serre tempérée.

télophase [fa-ze] n. f. (du gr. telos, fin, et de phase), liiol. Phase terminale de la caryokinèse.

télOS [loss] n. m. (mot grec signif. an). Antiq. gr. Taxe, impôt direct ou indirect, dont la perception était affermée à des particuliers et la gestion assurée par les apodectes (receveurs généraux , les polètes (administrateurs chargés de la signature des contrats avec les fermiers), les practores (receveurs dis amendes;, etc. Dans l'armée grecque ou macédonienne, unité militaire.

télOtroque adj. (du gr. teii, s. fin, et trokhos, roue). Qui possède un cercle de cils â chacune des extrémités du corps, en parlant d'annélides polychètes.

telphérage [tel] n. m. (du gr. tèle, loin, et pherein, porter). Nom donné par Fleeming Jenkin au transport à distance de véhicules par l'électricité sur des câbles aériens servant de rails.

telphUSe [tèl-fu-ze] n. m. Genre de crustacés, comprenant des crabes propres aux eaux douces des pays chauds.

telson [tel] n. m. Dernier anneau de l'abdomen, chez les crustacés.

telum imbelle sine ictu, mots lat. signif. : Trait impuissant et sans force. Hémistiche de Virgile [Enéide. II, 544) en parlant du trait lancé par le vieux Priam à Pyrrhus. Se dit d'une attaque impuissante.

téménOS [noss] n. m. (m. gr. signif. champ sacré). Antiq. gr. Enceinte sacrée renfermant un temple ou un autel. Dans les temps héroïques, apanage concédé aux grands chefs.

téméraire [rè-re] adj. (lat. temerarius). Hardi avec imprudence : homme téméraire. Inspiré par la témérité : action téméraire. Jugement téméraire, jugement désavantageux à quelqu'un et porté sans preuves suffisantes. N. : un jeune téméraire-

témérairement [rè-re-man] adv. Avec témérité : s'engager témérairement dans une aventure. Légèrement, sans preuve: ne jugez pas témérairement.

témérité n f. (lat. temeritai). Hardiesse imprudente et présomptueuse : la témérité diffère essentiellement du vrai courage. Discours, action téméraire : les témérités réussissent parfois. Hommes téméraires : le monde, jusqu'à un certain point, appartient à la témérité. Effet peu usité, risqué par un écrivain, un artiste : Bossuet a eu de belles témérités.

Temesvar, v. de Hongrie, ch-I. du comitat de son nom ; 6O.UO0 h. Sur le canal de la Béja, tributaire de la Tisza. Vignobles, sériciculture. Cette ville fut enlevée par Soliman II en 1551 et resta possession turque j usqu'à sa prise par le prince Eugène, en 1716.

temnospondylien, enne [tèm-nos-pon-di-

li-in, è-ne] adj. (du gr. temnein, couper, et de spondyle). Se dit des animaux ayant les vertèbres composées de plusieurs pièces osseuses séparées. N. m. pi. Sous-ordre d'amphibiens ou batraciens stégocéphales, comprenant ceux qui possèdent ces caractères. S. un temnospondylien.

témoignage n. m. (de témoigner). Action de témoigner : être appelé en témoignage. Rapport d'un ou de plusieurs témoins : recueillir des témoignages. Fig. Marque extérieure, preuve : témoignage d'amitié. Action de certains objets qui nous conduit à la connaissance de certaines vérités : témoignage de la conscience, des sens. Bendre témoignage àe, déclarer qu'une chose est. Bendre témoignage d, rendre hommage à. Faux témoignage, témoignage mensonger.

témoignant [yuan], e adj. Fam. Expansif, affectueux.

témoigner [gné] v. a. (de témoin). Faire paraître par ses paroles ou ses actions : témoigner de la joie. Marquer, être le signe de : gestes qui témoignent une vive surprise. V. n. Servir de témoin, porter témoignage : témoigner contre quelqu'un en justice. Etre une preuve nos actions témoignent pour nous. Témoigner de, attester, affirmer, prouver.

témoin n. m. (lat. testimonium). Qui rend témoignage : récuser un témoin gênant. Qui témoigne en justice: les témoins prêtent serment de dire la vérité. Personne qui en assiste une autre dans l'accomplissement d'un acte : être témoin à un mariage. Qui a vu ou entendu quelque chose : être témoin d'une scène touchante. Preuve, attestation quelconque d'un fait : cette cathédrale est un témoin de la pitié de nos aïeux. Témoin oculaire, qui a vu de ses propres yeux. Témoin auriculaire, qui a entendu de ses propres oreilles. Témoin à charge, celui dont le témoignage est invoqué contre l'accusé. Témoin à décharge, celui dont le témoignage est invoqué en faveur de l'accusé. Faux témoin, celui qui témoigne en justice contre la vérité. Prendre quelqu'un à témoin, invoquer son témoignage. Les témoins d'un duel, ceux qui en règlent les conditions. Butte qu'on laisse dans un terrain déblayé pour évaluer la quantité de matériaux enlevés. Débris d'objets qu'on enterre sous les bornes d'une propriété pour en marquer la place dans le cas où l'on viendrait à les déplacer. Arbre réservé dans une vente. Bout de torons qu'on laisse effilé pour faire juger de la qualité du chanvre employé. Empreinte que laisse, sur le papier, le biseau de la planche de cuivre ou d'acier, quand on tire une épreuve. Feuillet laissé entier par le relieur, pour montrer qu'il a rogné le moins de marge possible. — Employé sans déterminatif, ce mot n'est variable que dans ces deux cas: leur entrevue aura lieu sans témoins. Vous m'êtes tous témoins que. Est invariable dans la locution prendre d témoin et quand il est employé sans déterminatif au commencement d'une phase elliptique : témoin les blessures qu'il a reçues. Témoins passent lettres, adage de l'ancien droit français, daprès lequel de sérieux témoignages oraux pouvaient parfois l'emporter sur les pièces écrites.

— Encycl. Dr. Les témoins qui figurent à la rédaction d'un acte sont dits témoins instrumentaires ; ceux qui déposent en justice, sont dits témoins judiciaires.

Les actes notariés sont reçus par deux notaires, ou par un notaire assisté de deux témoins.

Les témoins instrumentaires, tenant la place d'un second notaire, doivent assister le notaire rédacteur dans la rédaction de certains actes. Ils doivent être

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