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Français, majeurs, jouir de leurs droits civils, savoir signer et être domiciliés dans l'arrondissement communal où l'acte est passé. Sont incapables d'être ins instrumentales tous ceux qui ne sont pas absolument sains d'esprit, les aveugles et les sourds, mais non les muets, les clercs du notaire rédacteur, ses domestiques ou ceux des parties ; la femme dans le même acte que son mari et réciproquement; les parents et alliés du notaire ou des parties en ligne directe et jusqu'au 3« degré en ligne collatérale, etc.
Outre les témoins instrumentaires, il y a une autre sorte de témoins qu'on nomme honoraires : ce sont les parents ou amis des futurs qui, par honneur ou politesse, apposent leurs signatures au bas d'un contrat de mariage. Ceux-ci ne l'ont que signer le contrat sans assister a sa passation, sans même en connaître tout le contenu et sans parapher ni les renvois ni les mots rayés comme nuls.
Lorsque le nom, l'état et la demeure des parties ne sont pas connus du notaire, ils doivent lui être attestés dans l'acte par deux personnes majeures connues de lui, sachant signer, ayant les mêmes qualités que celles requises des témoins instrumentaires : ce sont les témoins certificateurs.
Les femmes sont admises comme témoins au même titre que les hommes dans les actes de l'état civil et les actes notariés en général.
Les témoins produits aux actes de l'état civil doivent être âgés de vingt et un ans au moins, parents ou autres, sans distinction de sexe.
Les témoins judiciaires doivent déposer oralement, et tout témoignage qui n'est pas oral doit être rejeté. Toutefois cette règle comporte des exceptions ; 1° en ce qui concerne certaines personnes haut placées en dignité (ministre, conseiller d'Etat, ambassadeur, etc.), dont l'audition comme témoins est soumise a des formalités particulières ; 2° à l'égard de ceux qu'une infirmité a privés de l'usage de la parole. Les témoins doivent déposer respectueusement, nu-tête et sans armes. Avant d'être entendus, ils sont tenus de déclarer s'ils sont parents, alliés ou serviteurs de l'une des parties, et de prêter serment de dire la vérité.
Nul ne peut se soustraire, devant les juridictions ordinaires, à l'obligation de fournir son témoignage, à moins qu'il ne se trouve dans un cas d'excuse ou que, dépositaire des secrets d'autrui, il ne soit tenu du secret professionnel.
Pour être admis à déposer sous serment, les témoins doivent être âgés de plus de quinze ans révolus.
En matière civile, peuvent être reprochés et par conséquent réeusés : les parents ou alliés de l'une ou de l'autre des parties jusqu'au degré issu de germain inclusivement ; les parents et alliés des conjoints au degré ci -dessus, si le conjoint est vivant, ou si la partie ou le témoin en a des entants vivants. Dans le cas où le conjoint serait décédé, et n'aurait pas laissé de descendants, peuvent être reprochés les parents et alliés en ligne directe, les frères, beaux-frères, sœurs et bellessœurs. Peuvent aussi être reprochés : le témoin héritier présomptif ou donataire ; celui qui a bu ou mangé avec la partie, et à ses frais, depuis la prononciation du jugement qui a ordonné l'enquête; celui qui aura donné des certificats relatifs au procès; les serviteurs et domestiques ; le témoin en état d'accusation ; celui qui a été condamné à une peine afflictive ou infamante, ou même à une peine correctionnelle pour cause de vol.
Le faux témoignage est puni de peines rigoureuses par les articles 361 à 366 du Code pénal.
Preuvepar témoins. Preuve testimoniale. x. preuve.
tempail [tan-pa-i, II mil.] n. m. Sorte de couverture en bois, servant de toit à la sentinelle de la trompe dans un haut fourneau.
tempe tan-pe] n. f. (du lat. tempora, tempes). Partie latérale de la tète comprise entre l'œil, le front, l'oreille et la joue. Région latérale de la tête des insectes, comprise entre les yeux et le cou.
tempe [tan-pe] n. f. Partie du métier à tisser, appelée aussi tempia. Morceau de bois qui sert au boucher pour tenir écartés les deux côtés du ventre d'un animal ouvert.
Tempe [tin], vallée de la Grèce (Thessalie), entre l'Olympe et l'Ossa, arrosée par le Pénée (anj. Salemvria). Virgile en a célébré la beauté.
tempérament [tan-pè-ra-man] n. m. (du 'at. temperamentum . juste mesure). Etat physiologique, constitution particulière du corps : tempérament sanguin, lymphatique. Parert. Constitution morale, ensemble des penchants : tempérament violent. Absol. Aptitude au plaisir de l'amour: une femme qui a du tempérament. Fig. Justes proportions, équilibre : trouver un juste tempérament. Adoucissement, expédients, moyens de conciliation : ne garder aucun tempérament. Vente à tempérament, dans laquelle l'acheteur peut se libérer par petites sommes. Musiq. Légère altération qu'on fait subir, dans les instruments à sons fixes, à ceux de ces sons qui doivent rendre à la fois une note diésée et une note bémolisée supérieure d'un degré, comme ré dièse et mi bémol, afin d'atténuer l'effet désagréable que produirait cette substitution.
— Encycl. Le tempérament est la caractéristique d'un individu. Il est constitué par les variations spécifiques du métabolisme général, à la fois nutritif et fonctionnel. La médecine classait jadis les tempéraments en sanguin, lymphatique, bilieux, nerveux, etc. Actuellement, on ne doit tenir compte que des tempérami-nts morbides (v. DXATBÈSB), dont les deux formes principales sont l'arthritisme et le lymphatisme (v. ces mots).
tempérance [tan] n. f. (lat temperantia ; de temperare, tempérer). Vertu qui modère"les désirs, les passions. Sobriété dans l'usage des aliments, des boissons : la tempérance est la garantie d'une longue vie. Société de tempérance, association pour combattre l'usage des spiritueux. Ant. Intempérance
— Encycl. Les sociétés de. tempérance que l'Angleterre a, la première, instituées ont pour règle l'abstention de tous spiritueux et même, pour certaines, de vin et de bière. Ces sociétés, aidées parfois des dispositions législatives de l'autorité laïque, ont réussi dans certains pays, tels que la Norvège, la Suède, le Danemark, à extirper presque complètement l'alcoolisme. En France, les sociétés de tempérance ne se sont point acclimatées. Il existe à Paris deux sociétés de tempérance : la •■ Société française de tempérance » fondée en 1872, par Cheysson, et 1' ■ Union antialcoolique ■>, fondée en 1900.
tempérant [tan-pé-ran], 6 adj. Qui a la vertu de la tempérance ; sobre : être tempérant dans les plaisirs. Mal. Se dit des médicaments auxquels on attribue des propriétés lénitives et calmantes. Suli- Stantiv. Personne tempérante : le tempérant s'observe. Ant. Intempérant.
tempérantisme [tan, tis-me] n. m. Règle morale prescrivant non l'abstention complète des boissons alcooliques, mais une grande modération dans leur usage.
température [tan] n. f. (du lat. temperatum. climat). Etat atmosphérique de l'air, au point de vue de son action sur nos organes : température douce, froide. Degré do chaleur : la température d'un bain. Tempérament, constitution physique. (Vx.)
— Encycl. La sensation de froid ou de chaud que nous éprouvons au contact des corps nous permet de distinguer, d'une façon grossière seulement, quand un corps est plus chaud qu'un autre, c'est-àdire a une température plus élevée que lui. A cette sensation, on substitue un phénomène mesurable, qui varie constamment dans le même sens que la température; les instruments qui permettent cette mesure sont les thermomètres.
— Météor. La température en un même lieu, en outre des variations accidentelles, présente des variations régulières : variations journalières, variations annuelles. D'ailleurs, la température varie pour une même époque, d'un lieu à un autre : elle diminue, en principe, lorsque la latitude augmente ; elle diminue aussi quand on s'élève en altitude. En réunissant par une ligne tous les points de la terre ayant même température moyenne, on obtient des lignes isothermes. Cette température moyenne est insuffisante pour se faire une idée exacte d'un climat. Il est plus important de considérer à la fois les deux températures moyennes de l'été et de l'hiver, et surtout la durée relative des températures chaudes et froidi s.
— Pathol. Chez l'homme, la température moyenne à l'état de santé est de 37», 1 à 37°,2. En règle générale, elle s'accroît a mesure que l'on pénètre de la peau dans l'intérieur du c orps.
L'augmentation de température (hypertherniie) ou son abaissement (hypothermie) sont des indices précieux du diagnostic de certaines maladies.
L'abaissement peut aller dans certains
cas chez des nouveau-nés à 21" ; l'hypothermie, au contraire, qui se produit dans les cas de fièvre, dépasse rarement 41°, 42°.
Il est utile de prendre deux fois par jour et toujours aux mêmes heures la température des malades. Température des êtres vivants, v. chaleur.
tempéré, e [tan] adj. Où la température n'est jamais ni très basse ni très élevée: climat tempéré. Zones tempérées, zones situées entre l'une des zones glaciales, et la zone torride. (V. zone.) Fig. Style tempéré,' entre le simple et le sublime. Musiq. Gamme tempérée, gamme dans laquelle la note bémolisée et la note diésée consécutives sont remplacées par un ton intermédiaire. N- m. Température intermédiaire entre la glace et les grandes chaleurs. Style, genre tempéré.
tempérément [tan, m an] adv. D'une manière tempérée. (Peu us.)
tempérer [tan-pé-ré] v. a. (du lat. temperare, mélanger convenablement. — Se conj. comme accélérer.) Modérer, diminuer l'excès d'une chose : tempérer la chaleur. Calmer : l'âge tempère les passions.
tempestif, ive [tan-pès] adj. Opportun. (Vx.) Ant. Intempestif.
tempête [tan] n. f. (lat. tempestas; de tempus, temps). Violente perturbation de l'atmosphère, surtout en mer ; bourrasque, orage, ouragan : les tempêtes sont fréquentes sous les tropiques. Explosion subite et violente : une tempête d'injures. Fig. Trouble de l'âme : les tempêtes des passions. Discussions violentes : tempête gui s'élève entre deux amis. Troubles civils dans un Etat : les tempêtes de la Révolution. Fam. Doubler le cap des tempêtes, sortir d'une crise, d'une série de dangers; sortir de l'âge des passions. Une tempête dans un verre d'eau, une grande agitation pour une cause insignifiante.
Tempête (la), comédie-féerie de Shakspeare. en cinq actes et en vers mêlés de prose. Prospero, duc de Milan, chassé de ses Etats par son frère Antonio, aide d'Alonzo, roi de Naples, aborde avec sa fille Miranda, dans une île déserte, où, grâce à sa science magique, il set'fait servir par les esprits, particulièrement par Ariel. esprit de l'air, léger, gracieux et bon, et par Caliban, esprit de la terre, lourd, difforme et méchant. Une tempête, soulevée par Ariel sur l'ordre de Prospéra, jette Alonzo et sa suite dans l'île. Son fils Ferdinand et Miranda s'aiment : finalement Prospero est rétabli dans ses Etats. La perfection du style, l'art de la composition, le charme d'une fantaisie exquise, en font un des chefs-d'œuvre de Shakspeare.
tempêtement [tan, man] n. m. Action de tempêter.
tempêter [tan-pè-té] v. n. Faire un grand bruit par mécontentement : tempêter contre des enfants.
Tempêtes (cap nés), nom donné au cap de Bonne-Espérance avant qu'il fût doublé par Vasco de Gama.
tempêteur, euse [tan, eu-ze] n. Personne qui tempête, qui a l'habitude de tempêter.
tempétueusement [tan, ze-man] adv. Violemment, en tempête.
tempétueux, euse [tan-pé-tu-eu, eu-ze] adj. Sujet aux tempêtes : qui cause les tempêtes : mer, vent tempétueux. Fig. et fam. Grondeur, querelleur. Ant. Calme.
tempia [tan] n. m. Partie du métier à tisser, consistant dans une espèce de règle articulée. (Syu.
de TEMPE, TEMPLE.)
Tempio-Pausania [tin-pi-o-pô-za], v. d'Italie (Sardaignc) ; 11.2110 h. Vins.
temple [tan-ple] n. m. (lat. templum). Monument élevé en l'honneur d'une divinité : les temples grecs. Dans le style soutenu, église catholique : le* temples du Seigneur. Eglise des protestants : la décoration des temples est généralement sévère. Lieu de réunion d'une loge maçonnique. Fig. Lieu où se passent des choses que l'on compare à un culte : la Bourse est le temple de la spéculation. Poét. Temple de Thémis, tribunal. Temple de Vénus, lieu de plaisir, de prostitution. Avec une majuscule, édifice religieux élevé à Jérusalem par Salomon. Ordre des templiers : Philipjie le Bel fut jaloux de l'omnipotence du Temple- V. tempi.ier s.
temple [tan-ple] n. m. Pêch. Nom que l'on donne aux perches qui soutiennent les bourdigues. Techn. Sorte de règle en bois, pouvant tourner autour d'une cheville, et qui sert aux charrons pour marquer la place des mortaises dans les jantes. Tiss. Syn. de tempia.
Temple de Jérusalem, construit sous le roi Salomon par des artistes phéniciens de 1013 à 1006 av. J.-C. 11 fut anéanti lors de la prise de Jérusalem par Titus en 70 de notre ère. Par son plan, il
Temple de Jérusalem, d'après la reconstitution de Chipiez.
rappelait les temples égyptiens ou phéniciens ; il était décoré avec un luxe extraordinaire ; l'or, l'argent, l'ivoire, les tapisseries, les bois précieux, etc., y étaient à profusion.
Temple (le), ancien monastère fortifié des templiers, à Paris, construit dans la seconde moitié du xu« siècle. Aux Templiers succédèrent les hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem, dont la maison devint le grand prieuré de France et en resta le siège jusqu'à la Révolution. Le vaste enclos du temple jouissait du droitd'asileet abri ta i t un grandnombre de débiteurs insolvables- Louis XVI et la fa m i 1 1 e royale furent détenus dans la Tour du Temple (1792).
Elle fut démolie en 1811.
En 1809, fut Tour du Templ..
construit le
marché du Temple, qui fut démoli en 190k Les deux rues qui y conduisaient ont conservé le nom de rue du Temple et de rue Vieille-du-Temple.
Temple (le), k Londres (Fleet-street). Ancienne maison des templiers, qui passa ensuite à la Couronne (1313) , puis successivement au comte de Pembroke, aux chevaliers de Saint-Jean. Le Temple appartient depuis 1346 aux jurisconsultes et étudiants en droit. Il renferme deux des quatre écoles de droit (Inns of Court) de Londres : le Temple intérieur et le Temple moyen; les deux autres. Lin- Cûln's Inn et Gray's lnn, sont dans le voisinage, ainsi que les Courts of Justice ou Palais de Justice.
Temple du goût ((e). poème en prose et en vers, par Voltaire, un des meilleurs et des plus fins ouvrages de critique du xvmc siècle. L'auteur suppose qu'il est conduit au séjour, gardé par la critique, des écrivains fiançais morts depuis un demi-siècle Racine, Molière, etc., y sont au premier rang (1733).
Temple de Gnide [le], poème en prose, en sept livres, par Montesquieu (17211). Il s'agit de l'amour de deux jeunes gens pour deux jeunes filles, de leur séparation momentanée, de leurs jalousies et de leur réconciliation finale. L'auteur y a tenté des tableaux voluptueux; le style en est fleuri, mais froid.
Temple (sii William), homme d'Etat anglais, né et m. à Londres (1628-1699). Il négocia les traités d'Aix-la-Chapelle et de Nimègue, puis se consacra à la littérature. On lui doit des Essais remarquables.
TEM
TEN
Templiers : 1. Costume militaire; 2. Costume religieux.
templette [tan -pli -le] n. f. Archéol. Oreillette du chaperon porte par les femmes du xiv« au xvi.i» siècle.
Templeuve, comm. du Nord, arr. et à 18 tilde Lille ; 2.960 h. Ch. de f. N. Tissus.
Templeuve, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai); 3.280 h. Passementerie, tannerie.
templier [fan-pli-é] n. m. Chevalier de l'ordre du Temple.
— Encycl. L'ordre des templiers ou chevaliers du Temple, ordre militaire et religieux, fut fondé en 1118, par Hugues de Payns et huit autres chevaliers français compagnons de Godefroi de Bouillon. Il comprenait quatre classes : les chevaliers, les écuyers, les frères lais et les chapelains et prêtres (chefs militaires, sergents, soldats, clergé).
Les templiers formèrent en Orient l'avantgarde des armées chrétiennes ; ils en furent récompensés par de nombreuse s donations etdevinrentenOccident de grands propriétaires terriens ; ils furent même les banquiers du pape, des rois, des princes et des particuliers. Leurs temvies, véritables forteresses, dont il subsiste de nombreux spécimens, constituaient d'inviolables coffres-forts. Des préjugés violents s'élevèrent contre eux ; des légendes se formaient sur leur avidité, leur immoralité, qui faisaient naitre les proverbes : Boire comme un templier, Jurer comme un templier sur le mystère de leurs chapitres, qui passèrent pour être des scènes d'idolâtrie et de débauche. Philippe le Bel désirant s'emparer de leurs immenses richesses et détruire leur puissance, profita de toutes les légendes qui s'étaient accumulées contre eux, fit arrêter Jacques Molay, grand maître de l'ordre, et tous les chevaliers qui se trouvaient en France, et, à la suite d'un procès inique, les fit périr sur le bûcher, où la torture put seule leur arracher des aveux, et saisit leurs biens. Dès 1312 le pape Clément V avait, à l'instigation du roi de Fiance, supprimé l'ordre.
Templiers {les), tragédie de Raynouard, en cinq actes et en vers (1805), bien conçue, mais sèche et froide. Le récit de la mort des templiers est un morceau très remarquable. On en a retenu le vers :
Mais il n'était plus temps : les chants avaient cessé.
tempo [ténï] n. m. (m. ital.). Mot employé en musique pour noter les différents mouvements dans lesquels est écrit un morceau : tempo di marcia (mouvement de marche). A tempo, reprendre le mouvement normal un moment ralenti ou précipité. Tempo primo et par abréviat., temp. prim., reprendre le mouvement.
temporaire [tan-po-rê-re] adj. (lat. temporarius ; de tempics, oris, temps). Momentané, qui ne dure qu'un certain temps : pouvoir temporaire. Qui appartient au temps, à la durée : la valeur temporaire des notes de musique.
temporairement [tan-po-ré-re-man] adv.
Pour un temps : s'éloigner temporairement d'un lieu.
temporal, e, aux [tan] adj. (lat. temporalis). Qui a rapport aux tempes : os temporal, 'artère temporale, trou temporal. N. m. pi. Temporaux, os du crâne situés dans la région des tempes.
— Encycl. Os temporal. C'est un os pair, non symétrique, qui occupe la partie latérale et inférieure du crâne au-dessous du pariétal et au-devant de l'occipital. 11 est percé de nombreux canaux par où passent les nerfs et les vaisseaux se rendant à l'oreille interne ou s'en éloignant.
temporalité [tan] n. f. (lat. temporalitas). Autrefois, juridiction du pouvoir temporel d'un èvèché, d'un chapitre, etc. Puissance temporelle.
tempora si iuerint nubila. V.donec eris feux. Vers d'Ovide (Tristes, I, 1, 40).
temporel, elle [tan-po-rèl, è-le] adj. (lat. temporalis; de tempics, oris, temps). Qui a lieu dans le temps, par opposition à éternel : l'existence temporelle de l'homme. Qui concerne les choses matérielles, par opposition à spirituel : les biens temporels ; puisssance temporelle. Pouvoir temporel, pouvoir des papes en tant que souverains territoriaux au temps où existait un pouvoir pontifical. V. papauté. Qui concerne le temps d'un verbe, qui marque le temps : augment temporel. N. m. Pouvoir temporel : le temporel et le spirituel. Revenu qu'un ecclésiastique tire de son bénéfice.
temporellement [tan-po-rè-le-man] adv.
Durant un temps. D'une façon matérielle.
temporisant [tan, son], e adj. Qui a pour cacaractère la temporisation.
temporisateur, trice [tan, za] adj. et n.
Qui temporise : général temporisateur. Traduction du surnom du général romain Fabius Citnctator.
temporisation [tan, za-si-on] n. f. Action di- temporiser: les temporisations du dictateur Fabius sauvèrent Rome d'Annibal.
temporisement [tan, ze-man] n. m. Syn.
vieilli de temporisation.
temporiser [tan. zr) v. n. (du lat. tempus, oris, temps;. Retarder, différer avec espoir d'un meilleur temps.
tsmporiseur Itan, zcur] adj. et n. Syn. de