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TEMPORISATEUR

temporo-auriculaire adj. et n. m. Se dit

du muscle supérieur de l'oreille externe.

temporo-eonchinien adj. et n. m. Nom

donné au muscle inférieur de l'oreille externe.

temporo-mastoïdien adj. et n. m. Nom .donné à un os formé de l'apophyse mastoîde et de

Le Temps

la partie écaillcusc du temporal, qui, chez le crocodile, est distinct du rocher.

temporo-maxillaire [tan] adj. Qui appartient a fa tempe et a la mâchoire.

— Encycl. Articulation temporo-maxillaire. Cette articulation, qui rend possibles tous les mouvements de la mâchoire inférieure, est formée. par le temporal et le condyle du maxillaire inférieur. Les os de l'articulation sont maintenus en place par de solides ligaments latéraux.

temporo-occipital. e, aux adj. Qui a

rapport au temporal et à l'occipital.

temporo-pariétal , e, aux adj. Qui a

rapport au temporal et au pariétal.

temporo-squammeux, euse adj. Qui a

rapport à l'écaillé du temporal.

temporO-SUperflciel adj. m. Nom donné quelquefois au nerf auriculo-temporal.

temp. prim. Mus. Abréviation des mots ital. tempo primo. V. tempo.

temps [ta»] n. m. (lat. tempus). Durée limitée : 6ten employer son temps. Durée, succession des choses personnifiées : les illusions s'envolent sur les ailes du temps. Age, époque, siècle : au temps de César. Epoque actuelle : les niodes du temps. Moment, occasion : faire chaque chose en son temps.

Moment fixé : le temps approche. Remise, délai : accordez-moi du temps.

Loisir : je n'ai pas le temps. Saison : le temps des vendanges.

Moment d'arrêt, * pause précédant un changement d'action: mouvementqui •■ s'exécute en quatre temps. Etat de l'atmosphère: tempshumide.Quelquetemps, pendant unecertaine durée. Au temps jadis, dans le temps, autrefois. Le bon vieux temps, époque où vivaient nos ancêtres, et qui passe pour se distinguer par la simplicité des mœurs. En son temps, au moment convenable, à l'instant propice. Dans le cours, dans la suite des temps, dans l'avenir. Par le temps qui court, dans les conjonctures actuelles. Couleur du temps, couleur bleue. Signe des temps, signe caractéristique des mœurs d'une époque. Berceau, source des temps, origine du monde. Dans la nuit des temps, à une époque très reculée, incertaine. Etrede sontemps, avoir les mœurs, les idées de l'époque où l'on vit. Les quatre-temps, v. à son ordre alph. Gros temps, temps d'orage en mer. Temps haut, grande élévation des nuages. Tuer le temps, s'occuper à certaines choses uniquement pouréchapper à l'ennui. Perdre sontemps, nerien faire. Sans perdre de temps, sans retard, promptement. Passer le temps à, l'employer à. Gagner du temps, temporiser. Avoir le temps, n'être pas pressé. Prendre son temps, faire une chose sans se presser. Prendre bien (ou mal) son temps, agir dans un moment bien (ou mal) choisi. Profiterdu temps, en faire bon usage. Réparer le temps perdu, compenser la perte du temps par un redoublement de travail; sedédommager des plaisirs dont on a été privé. Prendre, se donner du bon temps, se divertir. Prendre le temps comme il vient, ne s'inquiéter de rien. Avoir fait son temps, être arrivé au temps marqué par ses fonctions ; être arrivé à l'expiration de sa peine ; avoir joui de la vie; n'être plus en état de faire ce que l'on faisait; n'être plus de saison. Il est temps de, c'est le moment de. Il est temps que, il est maintenant nécessaire que. Il s'en va temps, il n'est que temps, il est grand temps que, il est nécessaire de se décider sans tarder à. Astr. Temps vrai, mesuré par le mouvement réel de la terre. Temps moyen, mesuré par la vitesse moyenne de la terre. Temps moyen civil de Paris, temps dans lequel le jour commence à minuit moyen et se compte sans interruption de 0 heure à 24 heures. Equation du temps, différence entre l'heure moyenne et l'heure vraie. Chorégr. Chacun des mouvements qui sont séparés par des poses. Musiq. Division de la mesure : mesure à trois, à quatre temps- Temps fort, temps de la mesure sur lequel on renforce le son. Temps faible, temps de la mesure sur lequel on affaiblit le son. Prosod. Temps marqué, partie d'un pied ou d'un mètre sur laquelle était battue la mesure et partait l'accent métrique. Escr. Moment précis, dans lequel il faut faire certains mouvements. Manèg. Mouvement exécuté par le cheval, à quelque allure qu'il soit, aidé du cavalier : un temps de jambe. Gramm. Modifications du verbe qui servent à exprimer le présent, le passé et le futur. Temps primitifs, ceux qui servent à la formation des autres. Temps secondaires ou dérivés, temps formés des temps primitifs. Temps simples, ceux qui se conjuguent sans l'auxiliaire être ou avoir. Temps composés, ceux qui sont formés du participe passé et de l'auxiliaire avoir ou être. Loc. adv. : A temps, assez tôt : vous arrivez à temps ; pour une période déterminée : bannissement à temps. De (ou en) tout temps, toujours. En même temps, ensemble. De tenips en temps ou de temps à auire, quelquefois. En temps et heu, au moment et dans le lieu convenables. La plupart du temps, presque toujours. Avant le temps, prématurément Avec le temps, par la progression du temps. Entre temps, dans l'intervalle. Dans le temps que, dans le temps où, au moment, dans l'instant où, pendant que. En même temps que, simultanément avec. Prov. : Le temps est un grand maître, l'expérience instruit beaucoup. Le temps perdu ne revient pas, on ne peut suppléer d'aucune façon à ce qu'on a omis de faire quand il le fallait. Le temps, c'est de l'argent, v. time is money. Il viendra un temps où les chiens auront besoin de leur queue, les personnes ou les choses qui paraissent maintenant inutiles deviendront, à un moment donné, nécessaires. Qui a temps fou terme), ne doit rien, un créancier n'a le droit de rien exiger avant le terme convenu. Qui a temps a vie, avec un délai suffisant, on se tire toujours d'affaire. Tout vient à temps à qui sait attendre, ceux qui savent attendre l'occasion arrivent toujours à leurs fins. Allus. litt. : Le temps ne fait rien à l'affaire, dans le Misanthrope (I, 2), réponse d'Al-

ceste à Orontc, annonçant qu'il n'a mis qu'un quart d'heure à composer le sonnet qu'il va due.

Le temps n'épargne pas ce que /'on fait sans lui,

vers éloquent du poète Fayolle (1801), dans le recueil intitulé : les Quatre Se ver, 1806).

: Saisons du Parnasse <Hi-

— Encycl. Les anciens avaient divinisé et personnifié le Temps sous la figure d'un vieillard ayant deux ailes, pour marquer sa rapidité, tenant une faux, symbole de sa puissance destructive, et quelquefois un sablier, emblème de l'écoulement continuel des années.

Temps Ile), journal républicain modéré, fondé à Paris par Jacques Coste (1829). Disparu en 1842. le titre fut repris par Nefftzer (1861), qui, en 1871, en abandonna la direction politique à Adrien Hébrard.

tempus edax rerum, mots lat. signif. : Le tempt qui détruit tout, Epxression d'Ovide (Métamorphoses, XV, 234).

témulence Uan-se] n. f. (du lat. temulentus, ivre). Etat morbide, semblable à l'ivresse.

témulentisme [lan-tis-me] n. m. Ensemble des accidents toxiques produits par l'ingestion d'une espèce d'ivraie. V. aussi eruotisme.

ten. Musiq. Abréviation du mol tenuto.

tenable adj. Où l'on peut tenir contre l'ennemi : abandonner un poste qui n'est plus tenable. (S'emploie presque toujours avec la négation.; OU l'on peut se tenir, rester : certains logements ne sont pas tenables. Ant. Intenable.

tenace adj. (lat. tenax; de tenere, tenir). Qui adhère fortement : la poix est tenace. Qui rompt difficilement: le chanvre est plus tenace que la laine. Fig. Difficile à extirper, à détruire : les préjugés sont tenaces. Opiniâtre : solliciteur tenace. Qui donne difficilement, avare : Harpagon est fort tenace. Mémoire tenace, mémoire qui retient bien et longtemps. Bot. Se dit des plantes qui s'accrochent et s'attachent aux corps voisins.

tenacement [man] adv. D'une façon tenace.

ténacité n. f. (lat. tenacitas). Etat de ce qui est tenace. Fig. Attachement opiniâtre à une idée, a un projet.

tenaCUlum [té, lom'] n. m. Aiguille courbe, adaptée à un manche, servant à isoler et à soulever les vaisseaux que le médecin veut lier.

tenaille n. f. ou tenailles [na, u mil., e] n. f.

pi. (lat. pop. tenacula; de tenere, tenir). Instrument de fer. composé de deux pièces croisées, mobiles

Tenailles : 1. Ue charpentier et de menuisier ; 2. A chanfrein ; 3. De treillageur : t. A rails ; 5. 6. Lie forgeron.

autour d'une vis ou d'un boulon, pour tenir ou arracher quelque chose. Sorte de pinces à mors arrondis, servant à soulever les rails pour les mettre en place. Etau à main, en usage chez les serruriers et qu'ils appellent tenaille à vis. Sorte de mordache, qu'emploient les forgerons. Fortif. Partie d'un front bastionné, formant un angle rentrant vers la campagne. Fig. Ce qui étreint.

tenaillé, e [na, Il mil.] adj. Fortif. Ligne te naillée, ligne de fortification présentant alternativement des angles saillants et rentrants.

tenaillée [na, U mil, é] n. f. Quantité de tronçons d'épingles pris par l'empointeur pour les porter sur la meule.

tenaillement [na, Il mil., e-man] n. m Supplice qui consistait à tirer et à déchirer la peau, la chair du patient avec des tenailles, le plus sou' vent rougies au feu.

tenailler [na. II mil., é] v. a. Torturer un criminel avec des tenailles brûlantes. Fig. Tourmenter moralement.

tenaillon [na, Il mil., on] n. m. Fortif. Ouvrage en forme d'angle saillant, employé pour couvrir une face ou la pointe d'une demi-lune.

ténalgie [jt] n. f. (du lat. tenon, tendon, et algos, douleur). Douleur des tendons. Ténalgie crépitante, syn. de aï.

tenancë n. f. (de tenir). Dr féod. Condition du tenancier. Tenure. Droit de tenance ou de ramajage, dorit de mutation après décès, perçu parle seigneur dans la région de Ham.

tenancier [nan-si-é], ère n. (de tenance). Qui tenait une terre en roture dépendante d'un fief. Fermier d'une métairie dépendant d'une ferme plus considérable. Personne qui gère un établissement : le tenancier d'une maison de jeu (souvent avec une idée défavorable).

tenant [nan], ©adj. (de tenir). Qui tient, quidure dans l'expression. Séance tenante, dans le cours même de la séance; sans désemparer. N. m. Chevalier qui, dans un tournoi, appelait en lice quiconque voulait se mesurer avec lui. Fig. Celui qui se fait le défenseur d'une personne, d'une idée. Celui qui soutient une thèse en public. Cavalier servant d'une dame. Blas. Nom donné aux figures humaines (sauvages, télamons, anges, etc.) qui soutiennent un écu. Archit. Motif décoratif représentant le plus souvent un personnage qui soutient un tableau, un ornement architectural. Tout d'un tenant, tout en un tenant, sans solution de continuité. N. m. pi. Les tenants et les aboutissants d'une terre, les lieux contigus à cette terre, tes tenants et aboutissants d'une question, rapports, choses relatives.

Ténare (auj. Matapan), cap et caverne de la Laconie, que les anciens regardaient comme l'entrée des Enfers.

TénasSerim, fleuve d'Indo-Chine, tributaire de l'océan Indien; 580 kil.

TEN

Tenay, comm. de l'Ain, arr et à 28 kil. de Bellay, sur l'Albarine; 3.830 h. Ch.de t. P.-L.-M. Carrières, tissus.

Tence [tan-se], ch.-l. de c. (Haute-Loire), arr. et à 18 kil. d'Yssingcaux ; 4.920 h. Sur le Lignon. Fabrique de dentelles et de blondes. — Le cant. a 6 comm. et 14.560 h.

TeilCin [tan] Pierre GoÉRIN de', cardinal, archevêque d'Embrun, puis de Lyon et homme d'Etat français, né à Grenoble, m. n Lyon (1079-1758). Il dut aux intrigues de sa sœur un rapide avancement . Ses négociations à Rome contribuèrent à faire donner à Dubois le chapeau de cardinal; il prit une part active a la lutte contre les jansénistes. Protégé du cardinal Fleury, il devint ministre d'Etat. — Sa sœur, Alexandrine Guérin de Ten- Cin, née à Grenoble, m. a Paris ^IGSo-1749), ancienne religieuse défroquée, de mœurs scandaleuses, mais énergique 'I i et douée d'un véritable génie Alexandrine Guérin pour l'intrigue, consacra tous Je T<snom'

ses efforts à l'avancement de son frère. Son esprit vif, qui parait peu dans ses romans : le Siège de Calais, les Mémoires du comte de Comminges, brilla dans son salon, un des plus recherchés du temps, où fréquentèrent Montesquieu, Fontenelle', Marivaux, Piron, etc. D'un de ses amants. Destouches, surnommé Destouches-Canon, elle eut un fils, qu'elle abandonna : le célèbre d'Alembert.

tendable [tan] adj. Qui peut être tendu.

tendage [ta7i] n. m. Action de tendre une corde, un fil métallique.

tendance [tan] n. f. (de tendre). Action, force par laquelle un corps tend à se mouvoir vers quelque chose : tendance des corps vers la terre. Fig- Inclination à, propension pour : tendance à la vertu. Procès de tendance, poursuite dirigée contre un écrivain à cause, non de ce qu'il a dit, mais des intentions qu'on lui attribue.

tendanciel, elle [tan-dan-si-èl, è-le] adj. Qui marque une tendance, une intention secrète : information tendancielle.

tendancieux, eilS9 [tan-dan-si-eu, eu-ze] adj. Qui tend à incriminer les intentions de : insinuation tendancieuse.

tendant [tan-dan], 6 adj. Qui tend à, qui a pour but : requête tendante à...

tende [tan-de] n. f. Tende de tranche, morceau de bœuf placé sous le gite à la noix. Syn. quasi.

Tende [tan-de] (col de), défilé des Alpes Maritimes , traversé par la route de Nice à Turin.

Appartient à l'Italie; ait.

tendelet [tan-de-lè] n. m. (ital. tendaletto). Tente de l'arrière d'une embarcation.

tendelin [tan] n. m.

Hotte de sapin qui sert à transporter la vendange.

tendelle [tan-dè-le] n. f. Piège pour prendre les grives. Tenddl..

tend.er[(anaè/''"ln.m.

(m. angl.). Wagon "qui suit la locomotive, et qui contient l'eau et le charbon.

— Encycl. Le tender se compose d'une caisse à eau et d'un châssis porté sur deux ou trois paires de roues. La caisse à eau. reliée par des tuyaux de prise d'eau à la machine, affecte en général la forme d'un fer à cheval, afin que la charge soit répartie sur tous les essieux; dans le creux formé par le fer à cheval, on place les briquettes destinées au chauffage du foyer. Dans certaines machines, destinées à de faibles trajets, les provisions d'eau et de charbon se trouvent sur un prolongement du châssis de la locomotive, qui est alors appelée locotnotive-tender.

tenderie [tan-de-ri] n. f. Chasse où l'on tend des pièges. Etendue de terrain garnie de ces pièges. Droit qu'on payait autrefois pour avoir la permission de chasser avec des pièges.

tenderolle [tan-de-ro-le] n. f. Mar. Double tente, mise en place dans les pays tropicaux. Syn.

de MARQUISE.

tendeur [tan] n. m. Celui qui tend quelque chose : tendeur de pièges. N. m. Braconnier qui prend le gibier avec des pièges. Celui qui capture les oiseaux de proie pour le bas vol ou le haut vol, au moyen de filets. Appareil servant à tendre une courroie, une corde, un Bimétallique.

— Encycl.- Mécan. Le tendeur d'une courroie de transmission est généralement une petite poulie, une sorte de galet, qui tourne autour d'un axe et appuie sur la courroie par sa jante. Dans les tendeurs de fils de fer, le fil s'enroule autour d'un petit cylindre muni, à l'extérieur du cadre qui , ,

., • , - * . Terme

le porte, d une roue a cliquet,

ou bien se trouve tiré par des

crochets filetés en sens contraire, engagés dans les

*crous d'une monture dont la rotation rapproche

les crochets.

tendido [tin] n. m. (m. esp.). Tente dont on se sert en Espagne pour se-protéger contre le soleil.

tendine {tan' n. t. Pièce quelconque d'étoffe, que l'on tend devant une fenêtre pour servir de rideaux.

tendineux, euse [tan-di-neu, eu-ze] adj. (lat. tendinosus). De la nature des tendons : membrane tendineuse. Viande tendineuse, qui contient des fibres dures, coriaces.

tendoiT [tan] n. m. Perche ou corde sur laquelle on fait sécher du linge. Pièce d'un métier de tisserand, qui empêche la poitrinière de se dérouler.

rieur: 1. Articulé ; 2. l' our lil de fer.

tendon [tan] n.m. ,'de tendre). Cordon ou faisceau fibreux, blanchâtre, situé à l'extrémité des muscles et servant à les relier aux os et à d'autres parties.

— Encycl. Anut. Les tendons sont plus ou moins longs, quelquefois ronds, mais généralement aplatis, d'un blanc luisant. Ils sont constitués par des fibres conjonctives légèrement ondulées.

Tendon d'Achille. On appelle ainsi, en souvenir de la blessure du héros grec, un gros tendon aplati, formé, à la partie postérieure et inférieure de la jambe, par la réunion des tendons des muscles jumeaux et soléaires et «'attachant au calcanéum.

— Art vétèr. Le tendon porte le nom du muscle dont il dépend ; mais, quand on parle de tendon sans épithète, on entend un fort cordon dur tendu entre le pli du genou et le boulet du membre antérieur et entre la pointe du jarret et le boulet dans le membre postérieur. Ce tendon est la réunion des tendons des deux fléchisseurs superficiel et profond des phalanges.

tendre [tan-dre] adj. (lat. tener). Qui peut être facilement entamé, coupé, divisé, mâché : bois, pierre, gigot tendre. Fin, délicat : peau tendre. Facilement impressionnable aux agents extérieurs ; tendre vue. Sensible, accessible : être tendre à la tentation. Jeune , peu avancé : dès l'âge le plus tendre. Pain tendre, nouvellement cuit. fig. Porté à l'amitié ou à l'amour : un cœur tendre. Affectueux : paroles tendres. Délicat, peu accentué : rose tendre. Doux, langoureux, touchant : un air tendre. Tendre à Téperon, se dit d'un cheval très sensible à l'action des éperons. N. m. Tendresse, amour : le poète a toujours un tendre pour ses vers. (Vx.) Pays de Tendre, pays allégorique, où l'on ne s'occupait que d'amour, imaginé par M"« de Scudéry (Clèlie) et d'autres romanciers du xvii' siècle. Ant. Dur, sec.

tendre [tan-dre] v. a. (lat. tendere). Tirer et tenir dans un état d'allongement ; bander : tendre un arc. Fig. Appliquer avec effort : tendre son esprit. Rendre difficile, désagréable, une situation : l'intérêt tend souvent les rapports entre parents. Disposer pour prendre une proie : tendre un piège. Avancer, porter en avant : tendre la main. Elever, dresser : tendre une tente- Tapisser, garnir de tentures ; tendre une chambre de papier bleu. Tendre la main, offrir son assistance ; demander l'aumône. Tendre le dos, se préparer à être battu. Tendre l'oreille, faire un effort pour entendre, écouter attentivement. Tendre la gorge, se préparer à recevoir le coup mortel. V. n. Se diriger, aller vers ; la ville où tendent )ios pas. Contribuer : l'ivrognerie tend à démoraliser l'homme. Ant. Détendre.

tendrelet, ette [tan-dre-lè, t-te] adj. Un peu tendre ; petit et tendre : viande tendrelette.

tendrement [tan-dre-man] adv. Avec tendresse : embrasser tendrement. A.nt. Durement.

tendresse [tan-drê-se] n. f. (de tendre). Caractère de ce qui est tendre ; sentiment d'amour, d'amitié: la tendresse d'une mère. PI. Caresses, témoignages d'affection : il m'a comblé de tendresses. Ant. Dureté.

tendreté [tan] n. f. Qualité de ce qui est tendre, en parlant des viandes, etc.

tendret, ette [tan-dré, è-te] adj. Un peu tendre.

tendrette [tan-dré- te] n. f. Nom vulgaire du radis long ou rave.

tendrille [tan-dri, Il mil., e] n. f. Petit rejeton de certaines plantes.

tendron [tan] n. m. Petite pousse, rejeton tendre et menu d'un arbre ou d'une plante. Fam. Très jeune fille. PI. Cartilages à l'extrémité de la poitrine de quelques animaux : des tendrons de veau.

tendu [tan-du], 6 adj. Gonflé : ventre tendu. A bras tendu, le bras allongé dans la position horizontale. Esprit teitdu,(urtementai>pliqué. Style tendu, qui sent l'application, l'effort. Rapports tendus, rendus difficiles à force de mettre la patience à bout.

tendue [tan-dû] n.f. Action de tendre des filets. Lieu où sont disposés des pièges à prendre des oiseaux : cette tendue est mal organisée. Pièges tendus.

ténèbres [bre] n. f. pi. (lat. lenebrœ). Obscurité profonde : marcher dans les ténèbres. Fig. Ignorance, incertitude : les ténèbres de l'ignorance. L'Ange, le prince, l'esprit des ténèbres, le démon. L'empire des ténèbres, l'enfer. Œuvre de ténèbres, œuvre diabolique. Liturg. (av. une majuscule). Dans l'Eglise catholique, offices de matines et laudes des mercredi, jeudi et vendredi de la semaine sainte, parce qu'a la fin de cet office on éteint toutes les lumières dans le chœur : aller à Ténèbres.

ténébreusement [ze-man] adv. D'une manière ténébreuse, secrète et perfide : intriguer ténébreusement.

ténébreux, euse [breu, eu-ze] adj. (lat. tenebrosus). Plongé dans les ténèbres : prison ténébreuse. Sombre, noir : les sapins ténébreux. Secret et perfide : des projets ténébreux. Qui machine en secret : conspirateur ténébreux. Difficile à comprendre : style ténébreux. Qui s'exprime en termes obscurs ; philosophe ténébreux. Poél. Ténébreux séjour, séjour des morts. Ange ténébreux, le démon. LUI. Le Beau ténébreux, nom que prit Amadis de Gaule quand, repoussé par Oriane, il se retira à l'ermitage de la Roche- Pauvre. Fam. Amoureux taciturne et mélancolique.

Ténébreuse Affaire {une), roman, par II. de Balzac (1841). Il fait partie des Scènes de la vie politique. C'est un drame policier, sous la Révolution. Les frères de Simeuse sont impliqués dans une conspiration, et leur régisseur Michu se joue d'abord des agents Peyrade et Corentin; mais. ils finissent par l'envoyer à l'échafaud.

ténebrion n. m. (lat. tenebrio). Ami des ténèbres. (Vx.) Lutin. (Vx.)

ténebrion n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères , répandus dans les régions tempérées.

— Encycl. Les ténébrions sont des insectes de taille moyenne, à livrée brune ou noire, qui vivent dans le terreaudesvieuxarbres.ou se développent aussi leurs larves: certaines formes pénètrent dans les maisons, comme le ténébrion-meunier, commun dans les boulangeries parisiennes, et dont la larve, appelée ver de farine, est utilisée comme appât pour la pêche. Ténebrion.

ténébrionides [dé] n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères hétéromères, renfermant les ténébrions et genres voisins. S. un ténébrionidé.

TEN

TénédOS [doss], île de l'Archipel, sur la ci">te d'Asie Mineure ; 4.200 h. (Ténédiens). Ch.-l. Ténédos. Vignobles. Les Russes y incendièrent une flotte turque en 1820.

ténellillore [nèl-ll] adj. (du lat. tenellus, tendre, et ftos, floris, fleur). Bot- Qui a de petites fleurs délicates.

tellement [man] n. m. (de tenir). Féod. Terre tenue moyennant redevance. (Vx.)

tenere lupum auribus, mots lat. signif. : Tenir le loup par les oreilles. Signifie, par extension, se trouver dans l'embarras, ou bien enèure : La difficulté est surmontée.

Ténériffe, la plus grande des îles Canaries ; 80.000 h. Ch.-l. Santa-Cruz. Sol montagneux très fertile. Vignobles, orangers.

Ténériffe (pw de), ou pic de Teyde, sommet montagneux des Canaries (île de Ténériffe). C'est un magnifique cratère, haut de 3.710 m. Il est célèbre par l'étagement merveilleusement régulier de sa végétation.

TénèS [iièss], v. d'Algérie (dép. d'Alger), arr. d'Orléansville ; 5.000 h. Vins. Petit port.

Ténès, fils de Cycnus. Il repoussâtes avances de Phisonomé, seconde femme de son père et fut alors accusé par elle d'avoir voulu la violer. Cycnus le lit enfermer dans un coffre avec sa sœur Hémitée, et jeter dans les flots. Ténès aborda dans l'ile de Leucophys, y devint roi et fonda Ténédos. Cycnus ayant reconnu l'innocence de son fils, s'embarqua pour Ténédos. Au moment où il allait débarquer, Ténès coupa la corde qui retenait le vaisseau de Cycnus et celui-ci périt dans les flots. Les Grecs disaient : • Il a la hache de Ténès » d'une personne qui avait une rancune implacable.

ténesme [nès-me] n. m. (gr. tenesmos). Besoin continuel d'aller à la selle, accompagné de tensions douloureuses.

tenette [nt-te] n. f. ou tenettes [nt-te] n. f.

pi. (de tenir). Sorte de pince qui sert à extraire les calculs de la vessie. Petites tenailles d'étameur.

teneur n. f. (lat. ténor). Texte littéral d'un acte, d'un arrêt, d'un écrit quelconque : la teneur d'un traité. Ce qu'un corps contient d'une matière déterminée : teneur en eau. Musiq. La dominante, dans le plain-chant.

teneur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui tient. Teneur de livres, celui qui tient les livres d'un négociant.

N- m. Fauconn. Oiseau qu'on lance en dernier lieu pour achever le combat.

ténevière n. f. Monticule de pierres.

ténia ou tasnia n m (lat. taenia; du gr. tainia, bandelette). Méd. Nom scientifique du ver solitaire, qui vit dans le tube digestif des vertébrés.

Archit. Ornement en forme de filet, qui se trouve placé sous les glyphes, et qui sépare la frise dorique de l'architrave.

— Encycl. Belminth. Les ténias sont ces vers rubanés, atteignant parfois plusieurs mètres de longueur, et qui portent vulgairement le nom de vers solitaires. Chaque ténia représente une véritable colonie animale, dont chaque anneau est un individu sexué, qui, dé- b, embryon"; "c"<£ taché de la niasse, reproduira de nou- cysticerque* s e, veaux ténias par génération alter- "ocheu : f. tète nante. Tout ténia est issu d'un œuf, °e {J2*d. î*^« d'où sort un embryon muni de crochets saginat». au moyen desquels il circule dans son

hôte. Cet embryon perd ses crochets, s'enkyste et constitue un ver cystique, qui devient un cysticerque. Sous cette forme, le cysticerque séjourné dans son hôte et attend que celui-ci soit mangé par un autre animal. Si cette condition est remplie, le cysticerque devient une longue chaîne d'anneaux aplatis, qui, se détachant de l'ensemble, sont expulsés du tube digestif et mettent en liberté des œufs. Ces œufs sont avalés tôt ou tard, et le cysticerque réapparaît.

Les ténias qui attaquent l'homme appartiennent à différentes espèces ; la plus répandue en Europe»est le ténia armé ou ténia solium, qui atteint jusqu'à 3 mètres de long.

— Méd. et thérap. Les symptômes déterminés par le ténia sont très légers ; jamais l'appétit n'est exagéré.

Le diagnostic s'affirme par la présence des anneaux dans les selles. Pour se débarrasser de ces hôtes, on emploie les ténifuges, dont les plus usités sont : la fougère mâle, le cousso, Yécorce de grenadier, les semences de courges, la peltiérine, etc.

L'administration d'un ténifuge ne doit étreeffectuée'que dans certaines conditions :

1» Attendre que le ténia soit mûr, ce que l'on reconnaît a l'expulsion spontanée d'anneaux adultes ; 2» soumettre le patient pendant 24 heures à la diète lactée : 3» donner le remède ; 4» administrer une potion éthérée ou chloroformée i 5» administrer un purgatif (calomelou huile de ricin) ; 6» éviter de tirer sur le ver et effectuer les selles dans un seau rempli d'eau tiède. Si la médication n'a pas réussi, il ne faudra recommencer souvent qu'après deux ou troisiinois.

téniadés ou taeniadés [dé] n. m. pi. Famille de vers cestodes, dont le ténia est le type. S. un téniadé ou tseniadé.

Teniers [ni-é] (David), peintre flamand, dit le Vieux, né et m. à Anvers (1582-16i9). Il a excellé dans la peinture de scènes populaires flamandes, intérieurs de cabarets, ker-

Teniera le Jeune.

TEN

TEN

messes, etc., «l'un réalisme intense et puissant. — Son lils, DAVID, dit te Jeune, né à Anvers, m. à Bruxelles (1610-1694), s'est distingué aussi dans la représentation des scènes populaires, qu'il a traitées avec un grand sens d'observation et une étonnante habileté technique (l'Enfant prodigue, la Tentation de saint Antoine, Kermesses, Fêtes villageoises, Tabagies, Bambochadei, etc.).

Teniet-el-Hâd, ch.-l. de c. d'Algérie (Alger, arr. de Miliana) ; 4.000 h. Commerce de bestiaux.

ténifuge adj. (de ténia, et du iat. fugare, mettre en fuite). Se dit des médicaments qui provoquent l'expulsion des ténias. N. m. : iécorce de grenadier est un ténifuge.

ténioglosses [glo-se] n. m. pi. Groupe de

mollusques gastéropodes prosobrauches , pectini-

,ns. renfermant ceux qui ont la mâchoire for-

de deux plaques triangulaires. S. un ténio-

glosse.

ténioïdés ou taenioïdes n. m. pi. Famille

de poissons acanthoptères, dont le corps est allongé en ruban ; tel le trachyptère. S. un ténioldé ou tseniotde.

ténioptéryX [riks] n. f. Genre d'insectes orthoptères pseudonévroptères, répandus dans toute l'Europe.

tenir v. a. (Iat. tenere. — Je tiens, nous tenons. Je tenais, nous tenions- Je tins, nous tînmes. Je tiendrai, nous tiendrons. Je tiendrais, nous tiendrions. Tiens, tenons, tenez. Que je tienne, que nous tenions. Que je tinsse, que nous tinssions. Tenant. Teuu.e.) Avoir à la main : tenir une épée. Empêcher de se déplacer : cette poutre tient le plafond. Empêcher de s'enfuir : je le tiens, il ne m'échappera pas. Garder par une sorte d'effort : tenir les yeux baissés. S'emparer de : la colère le tient. Faire rester : le froid »ie tient à la chambre. Entretenir : tenir en bon état. Mettre pour être conservé : tenir son argent sous clef. Ne pas laisser échapper : tonneau qui tient bien le vin. Garder dans son esprit : tenir rancune. Avoir appris : c'est4 de lui que je tiens celte recelte. Occuper, jouir de : tenir un emploi. Diriger, administrer : tenir une école. Etre chargé du fonctionnement de : tenir la caisse. Entretenir dans un certain état : ménagère qui lient bien sa maison. Posséder par transmission : tenir toute sa fortune de ses parents. Avoir une contenance, une capacité : cette cruche tient un litre. Célébrer ensemble : tenir une audience. S'engager dans, soutenir : tenir un pari. Exécuter fidèlement ; tenir sa promesse. Dire, avancer: tenir des propos déplacés. Regarder comme : je tiens l'affaire comme faite. Tenir son rang, ne pas déroger de sa position. Tenir note, tenir registre de, consigner par écrit. Tenir quelqu'un, l'avoir amené au point où l'on voulait. Tenir secret, ne pas divulguer- Tenir table ouverte, recevoir beaucoup de monde à satable. Tenir garnison, être en garnison. Tenir la mer, rester à la mer à croiser. Tenir compte d'une chose, y avoir égard. Tenir tête, résister. Tenir la main à une chose, y veiller. Tenir en haleine, entretenir les dispositions. Tenir conseil, délibérer. Tenir la vie de, la naissance de. 2'ent'r l'accord, rester accordé (en parlant d'un piano, etc.). rentra, considérer comme : je tiendrais à injure tin pareil compliment. Faire tenir, faire remettre. Absolum. Tiens, prends, écoute, vois. Exprime la surprise : tiens! que c'est drôle. V. n. Etre contigu : ma maison tient à la sienne. Etre attaché : la branche tient à tarbre. Etre difficile à ébranler, à détruire : ces pierres tiennent bien. Suivre son cours : notre marché lient toujours. Etre compris dans un certain espace : on tient huit à celle table. Siéger : les tribunaux tiennent toute l'année. Tenir à, désirer, être attaché : tenir à l'argent. Résulter, provenir de : cela lient à plusieurs raisons. Tenir de, avoir hérité des qualités de, ressembler à : il tient de son père. Participer : Je mulet tient de l'âne et du cheval. Avoir de qui tenir, avoir des parents possédant des qualités remarquables, en bien et en mal. N g pas tenir, ne pouvoir se contenir, se maîtriser. C'est à n'y pas tenir, c'est une situation intolérable. Tenir bon, ferme, ou absolum. tenir, résister : garnison quittent jusqu'à l'arrivée des renforts. Cela ne tient qu'à un fil : cela est peu solide. Tenir pour, être partisan de. En tenir pour, être amoureux de. Se tenir V. pr. Demeurer, rester en un certain lieu : tenez-vous là. Rester dans une certaine situation : tenez-vous droit. Avoir lieu, se trouver : la fête se tient sur la plac:. Se considérer, se croire : se tenir pour battu. Se tenir en repos, rester tranquille; ne pas s'inquiéter. S'en tenir à une chose, ne vouloir rien de plus.«ve femV à peu de chose, être près de s'accorder. Savoir à quoi s'en tenir, être fixé, renseigné. Se tenir les bras croisés, ne pas agir. Tenez-vous, soyez sur vos gardes. Tenez-vous bien, formule d'avertissement ou menace. V. impers. Qxi'à cela ne tienne, peu importe. Il ne tient qu'à moi, cela dépend de moi. Il n'y a... qui tienne, nonobstant, malgré. Il ne tient pas ri... que. Ce n'est pas... qui empêche. Prov. : Il vaut mieux tenir que courir, la possession vaut mieux que l'espérance. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, posséder peu, mais sûrement, vaut mieux qu'espérer beaucoup sans certitude.

ténite n. f. Matière ferrugineuse en minces bandelettes.

Tennessee, un des Etats de 1 Union américaine, arrosé par le Tennessee, alti. de l'Ohio (1.300 kil.); 2.172.000 h. Capit. Nashville-

Tennie, comm. de la Sarthe, arr. et à 27 kil. du Mans, sur la Vègre; 1.590 h.

ïennyson [son'] (Alfred;, poète anglais, né à Soinerby, m. à Aldworth (1809-1892). Auteur de lu înemoriam, des Idylles du roi, d'Enoch Arden; grand poète et surtout poète national. Son talent aristocratique vaut par l'harmonie du rythme et la recherche de la forme. C'est un artiste amoureux de la perfection. Ami de Gladstone, il fut nommé poète-lauréat en 1850. En 1875 pairie.au titre de baron Tennyson d'Eyncourt d'Aldworth.

Tennyson.

il fut élevé à la

ténOgraPûie 'fi\ ri. f. 'du gr. tenon, t.-nd'.r,, et graphe, description). Anat. Description des tendons.

tenon n. m. (de tenir). Bout d'une pièce de bois, de métal, etc., qui entre dans une mortaise pratiquée dans une autre pièce. (V. mortaise). [On distingue les tenons croisés, passants, en queue d'aronde, et à renfort}. Vrille de la vigne et d'autres plantes. (Vx.)

Tenon (Jacques-René), chirurgien français, né à Sépeaux (Yonne), m. à Paris (1724-1810). Il réorganisa le service des hôpitaux à partir de 1788 et rut administrateur de l'Assistance publique. Son nom a été donné à un hôpital de Paris en 1874.

tenonner [no-né] v. a. Pratiquer des tenons sur une pièce de charpente, de menuiserie.

tenonneUSe [no-neu-ze] n. f. Machine-outil servant à faire les tenons pour les ouvrages de menuiserie.

ténopathie [ti] n. f. (du gr. tenon, tendon, et pathos, alfection). Patltol. Affection des tendons.

ténor n. m. (ital. tenore). Voix d'homme la plus élevée : partie de ténor. V. voix. Chanteur qui possède ce genre de voix. PI. des ténors. Fort ténor ou ténor de grand opéra, celui qui a la voix assez aiguë et assez forte pour ne se servir jamais que de la voix de poitrine. Ténor léger ou d'opéra comique, celui dont la voix est moins forte, et qui, dans les notes élevées, est contraint de recourir à la voix de tête.

tenorino [té] n. m. (m. ital.). Ténor très léger, chantant en fausset.

ténorisant [zan], e adj. Qui se rapproche du ténor : baryton ténorisant.

ténoriser [zé] v. n. Chanter à la manière d'un ténor ; transposer dans le registre du ténor.

ténorraphie [no-ra-fi] n. f. (du gr. tenon, tendon, et rhaphê, suture). Chir. Suture des tendons.

ténosite [zi-le] n. f. (du gr. tenon, tendon). Inflammation des tendons.

Ténot (Pierre- Paul -Eugène), publiciste et homme politique français, né à Larreules, m. à Bordeaux (1839-1890), auteur de livres de mérite sur le second Empire : la Province en décembre 1851, Paris en décembre 1851, Sur la frontière, etc.

ténotome n. m. Instrument employé pour sectionner les tendons.

ténotomie [mi] n. f. (du gr. tenon, tendon, et tom^, section). Chir. Section d'un ou de plusieurs tendons.

tenrec n. m. v. tanrec. i

tensement [tan-se-man] n. m. Dr. fèod- Redevance en argent ou en nature payée par le tenancier au seigneur domanial, en échange de la protection que celui-ci garantissait aux récoltes.

tenseur [tan] adj. et n. m. (Iat. tensor). Se dit des muscles destinés a produire une tension : tenseur du fasria lata. Mécan., syn. de tendeur.

tensif, ive [tan] adj. il éd. Qui est accompagné de tension des parties.

tension [tan] n. f. (Iat. tensio ; de tendere, tendre). Etat de ce qui est tendu : la tension des muscles. Fig. Etat violent, exagération d'effort : les râpe ports de ces deux Etats sont dans une grandtension. Tension d'esprit, préoccupation forte et soutenue. Défaut du style consistant dans une recherche trop continue. Etat de raideur qui se manifeste dans certaines parties du corps : la tension des muscles. Phys. Tension d'une vapeur, force d'expansion de la pression qu'elle exerce sur tous les points de l'enveloppe qui la contient. Tension électrique, employé quelquefois pour différence de potentiel. Méd. Tension artérielle ou vasculaire. V. pression.

tenson [tan] n. f. (du bas Iat. tensio, dispute, querelle). Dans la poésie du moyen âge, française et provençale, genre de dialogue où les interlocuteurs échangent des invectives.

tentaculaire [tan, lè-re] adj. Qui se rapporte aux tentacules : appendices teutaculaires.

tentacule [tan] n. m. (Iat. tentaculum). Appendice mobile dont beaucoup d'animaux (mollusques, infusoires) sont pourvus, et qui leur sert d'organe du tact ou de la préhension : les tentacules des pieuvres sont très développés.

tentacule, e [tan] adj. Qui possède des tentacules.

tentaculifère [tati] adj. (de tentacule.el du Iat. ferre, porter). Syn. de tentacule. N. m. pi. Ordre d'infusoires comprenant ceux qui possède-nt des suçoirs tentaculiformes. S. un tentaculifère.

tentaCUliforme [tan] adj. Qui est en forme de tentaeule.

tentant [tan-tan], e adj. Propre à tenter: proposition tentante.

tentateur, trice [fan] adj. et n.

Qui tente, sollicite au mal : inspirations tentatrices. L'esprit tentateur, le tentateur, le démon.

tentatif, ive [tan] adj. Qui procède par essais. Syn. de expérimental, e.

tentation [tan-ta-si-on] n. f. (Iat.

tentalio). Mouvement intérieur qui porte à faire une chose et particulièrement a faire le mal : résister à une tentation.

Tentation de saint Antoine. Saint Antoine est resté le personnage le plus populaire du martyrologe chrétien, et les tentations dont parle la légende ont souvent égayé la verve des peintres et des littérateurs. Callot nous a laissé sur ce sujet deux toiles d'un comique achevé. On connaît sous ce titre un tableau de Jérôme Bosch, au musée de Vienne; — de Toniers, au Louvre; — de Tassaert (1 toine (saint).

Tentation du Christ dans le désert. L'Evangile raconte que Jésus fut transporté par le démon sur une haute montagne et qu'il résista à ses tentations. Parmi les représentations les plus connues d.- cet épisode, citons celles du Tintoret, du Titien, d'Ary Scheffer, etc.

Tentation de saint Antoine 'la), par Gustave Flaubert (1874). Une suite de visions se présentent

Tentation de saint Antoine, d'après Teniers.

pour tenter saint Antoine pendant son sommeil : tentations de la chair et surtout tentations de l'esprit. Son disci-

pie Hilarion lui apparaît et lui fait passer en revue les hérésies et les erreurs de l'esprit humain et les découvertes de la science; il conclut que peut-être il n'y a rien. Mais le saint se réveille et chasse les doutes et les mauvais désirs.

tentative

[tan] n. f. (de tenter). Action ayant pour but de faire réussir un projet : tentative à'assassinat. Théol. Thèse constituant le premier essai de celui qui voulait être reçu bachelier en théologie. — Encycl. Dr. En matière de contraventions de simple police, la tentative n'est jamais punissable ; mais la tentative de crime est, sauf exception, considérée comme le crime même, et, par suite, punie de la même peine. La tentative de délit n'est considérée comme délit que dans les cas déterminés par une disposition spéciale de la loi; par exemple, au cas de tentative de vol, de tentative d'escroquerie.

tente [tan-te] n. f. (Iat. tenta; de tendere, tendre). Pavillon de grosse toile, que l'on dresse pour se mettre à l'abri des injures du temps. Toile ou autre étoffe tendue pour servir d'abri. Fig. Se retirer sous sa tente, abandonner par dépit un parti, une cause (allusion à la colère d'Achille abandonnant la cause des Grecs, dans l'Iliade). Filet dont on se

d'après Ary

1. Tente romaine (tabernaculum) ; 2. Tente du xvi< siècle; 3. Grande tente txvi* s.): t. Tente conique lactuelte) : 5. Tente-baraque ; 6. Tente pour ambulance ; 7. Tente pour officier, dite « tente de marche u. V. h\pii ation.

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