TES
tesselle [te-sè-le] n. f. (du lat. tessella, carreau). Morceau de marbre carré, qui entre dans la composition d'un pavage mosaïque.
tessellé [tè-li-lé], 6 adj. Disposé en damier.
Tessenderloo, comm. de Belgique
bourg, arr. de Hassclt) ; 4.500 h. Brosses; moulins.
teSSéraire [të-sé-rc-rc] n. m. (lat. tesserarius). Antiq. rom. Soldat qui recevait du tribun le mot d'ordre écrit sur une tablette ou tessére.
teSSéral, e, aux [tè-li] adj. Se dit quelquefois pour cubique.
tessère [(e-sè-re] n. f. (lat. tetsera). Antiq. rom. Tablette de métal ou d'ivoire, servant de billet d'entrée dans un théâtre, de bulletin de vote, de jeton de distribution, de signe de ralliement.
TeSSin (le), riv. de Suisse et d'Italie. Elle nait au versant des Alpes , traverse le lac Majeur , passe à Pavie, et se jette dans le Pô (r. g.); 2G0 kil. Annibal battit P. Scipion sur ses bords.
TeSSin. cant. de Suisse; 138.700 h. (Tessinois). Ch.-l. Bellinzona.
tessiture [tè-si] n. f. (Haï.
tessilura, texture, trame). Ensemble des sons qui conviennent le mieux à une voix : tessiture grave, aiguë. Ensemble des notes qui reviennent le plus souvent dans un morceau, constituant pour ainsi dire la texture, l'étendue moyenne dans laquelle il est écrit.
teSSOn [tè-son] n. m. (de têt). Débris d'un vase, d'une bouteille.
TeSSOUale (La), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 7 kil. de Cholet ; 1.230 h.
teSSUlaire [tê-su-lê-re] adj. Qui se rapporte au cube.
teSSUre [tc-su-re] n. f. Pcch. Sorte de ligne de fond.
TeSSy-SUr-Vire, ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 18 kil. de Saint-Lô ; 1.310 h. — Le cant. a 14 comm. et 7. 450 h.
test [test'] n. m. (du lat. testa, vase en terre). Enveloppe calcaire qui protège le corps des testacés et des crustacés : le test des oursins est garni de piquants. Enveloppe ou tégument des grains. V. têt.
Test Act (serment du test), établi en 1673 par Shaftesbury, et par lequel tous les fonctionnaires anglais devaient déclarer qu'ils ne croyaient point au dogme catholique de la transsubstantiation ; aboli en 1828.
testacé [tès-ta-sé], e adj. (lat. testaceus; de testa, coquille). Couvert d'une écaille dure et forte.
testacéiforme [tês-ta] adj. (de testacé, et forme). Qui ressemble à une coquille.
testacelle [lés-ta-sé-le] n. f. Genre de mollusques gastéropodes pulmonés, voisins des limaces et possédant une petite coquille placée tout à fait à l'arriére du corps : les testacelles habitent la région méditerranéenne.
testacéographe ou testacéologue [tèsta-sé] n. m. (de testacé, et du gr. graphein, décrire). Naturaliste qui s'occupe spécialement des testacés ; qui a écrit sur cette matière.
testacéOgraphie [tts-ta, fi] n. f. Description des testacés.
testacéographique [tès-ta] adj. Qui appartient à la testacéographie.
testament [tès-ta-man] n. m. (lat. testamentum;de testari, attester). Acte authentique par lequel on déclare ses dernières volontés et dispose de ses biens pour le temps qui suivra sa mort. Il peut faire son testament, il n'a pas longtemps à vivre. Faites votre testament, se dit pour menacer quelqu'un de mort.
— Encycl. Dr. Celui qui fait un testament s'appelle testateur, celui qui est gratifié s'appelle légataire, et les donations contenues dans le testament portent le nom de legs. Pour avoir le droit de tester, il faut être sain d'esprit, majeur, et n'avoir pas été condamné à une peine afflictive perpétuelle. Le mineur qui n'a pas seize ans accomplis ne peut faire un testament, mais, passé cet âge, il peut uisposer par testament de la moitié des biens dont il disposerait s'il était majeur. La femme mariée n'a besoin ni du consentement de son mari ni de l'autorisation de la justice pour disposer par testament.
Un testateur peut nommer un ou plusieurs exécuteurs testamentaires, ayant pour mission de faire exécuter le testament.
Il existe trois formes de testaments : l" le testament olographe; 2» le testament par acte public; 3"> le testament mystique.
Le testament olographe n'est pas valable s'il n'est écrit en entier, daté et signé de la main du testateur ; il n'est assujetti à aucune autre forme.
Le testament par acte public est reçu par deux notaires, en présence de deux témoins, ou par un notaire et signé en présence de quatre témoins. Il est dicté par le testateur et signé par celui-ci et par les témoins.
Le testament mystique ou secret est présenté clos et scellé à un notaire assisté de six témoins, qui dresse séance tenante l'acte de suscription.
Comme pour les déclarations à l'état civil, les témoins peuvent être du sexe féminin.
On appelle codicille une disposition ajoutée à un testament pour le modifier ou le compléter. Le codicille n'a pas d'existence à part, en ce sens qu'il est soumis aux mêmes règles que le testament modifié ou complété.
Le testament par acte public doit être conservé dans les minutes du notaire, qui ne peut en remettre l'original au testateur, même contre décharge que lui donnerait ce dernier. Le testament mystique doit aussi être Conservé par le notaire, qui toutefois devrait le rendre au testateur qui le réclamerait. Quant au testament olographe, le testateur le conserve ou le remet à telle personne qu'il juge convenable.
Les testaments par acte public sont exécutoires par eux-mêmes et toute personne intéressée peut eu demander une expédition après le décès du testateur. Les testaments olographes ou mystiques doivent, au contraire, avant d'être mis à exécution, être présentés au président du tribunal de première instance de l'arrondissement dans lequel la succès-
sion est ouverte. Le président dresse procès-verbal de la présentation, de l'ouverture et de l'état du testament, dont il ordonne le dépôt entre les mains d'un notaire par lui commis. S'il s'agit d'un testament mystique, l'ouverture n'en peut être faite qu'en présence du notaire et de ceux des témoins signataires de l'acte de suscription qui se trouveront sur les lieux ou eux appelés. Lorsque le legs est universel et que le testateur ne laisse pas d'héritier à réserve, une demande d'envoi en possession doit être adressée par le légataire universel au président du tribunal. Mais, lorsque le testament est authentique, le légataire universel est saisi de droit de la succession.
Les testaments ne peuvent être révoqués, en tout ou en partie, que par un testament postérieur, ou par un acte devant notaire, portant déclaration du changement de volonté.
Les testaments postérieurs qui ne révoquent pas d'une manière expresse les précédents n'annulent, dans ceux-ci, que les dispositions incompatibles avec les nouvelles ou qui leur sont contraires. La révocation conserve son effet, même si le second testament n'est pas exécuté par suite de l'incapacité ou du refus de 1 héritier institué ou du légataire.
Les révocations de testaments peuvent être faites et expédiées sur la même feuille que ces actes.
Le code civil met pour conditions de la validité du testament la sanité d'esprit du testateur : toute manœuvre de nature à vicier sa volonté est par cela même proscrite.
La captation et la suggestion n'entraînent pas par elles-mêmes la nullité du testament; des prières, des soins constants, quoiqu'ils aient eu pour effet d'amener le testateur à une disposition en faveur de certaines personnes, n'ont rien de répréhensible ; il faut des manœuvres frauduleuses, des actes de nature à tromper le testateur et à troubler les lumières de son esprit. La preuve incombe à l'héritier qui se prétend lésé.
Les testaments déposés chez les notaires ou par eux reçus doivent être enregistrés (au droit fixe de 9 fr. 38) dans les trois mois du décès du testateur, à la diligence des légataires ; passé ce délai, ils sont passibles du double droit. Les testaments olographes et mystiques doivent être écrits sur papier timbré, à peine d'une amende de 62 fr. 50. Tout testament public rédigé sur papier non timbré rend le notaire rédacteur passible d'une amende de 25 francs.
Les conditions de capacité de disposer et de recevoir sont les mêmes pour les donations et pour les testaments. Les règles communes aux donations entre vifs et aux testaments ont été exposées à l'article donation.
— Ecrit, sainte. Le mot « testament ». en latin testamentum, traduit le grec diathêké, et signifie dans le sens religieux : alliance (de Dieu avec son peuple et l'Eglise). \JAncien Testament comprend les livres saints antérieurs à Jésus-Christ (Pentateuque, Prophètes, Bagiographes); le Nouveau Testament, les livres saints postérieurs à Jésus-Christ (Evangiles, Actes des Apôtres, Epitres, Apocalypse). V. Bible.
Testament (le Petit), recueil poétique où François Villon, sur le point d'entreprendre un voyage, feint de vouloir disposer de ses biens, et, empruntant les lourdes formules juridiques, fait toutes sortes de legs plaisants et satiriques (1456).
Testament (le Grand), de François Villon (1461) où le poète s'est mis tout entier, avec son repentir de sa vie de honte et de misère (ballades des Dames du temps jadis, des Pendus, etc.). C'est le premier spécimen d'une poésie profondément et absolument personnelle.
Testament politique d'Auguste, longue inscription où Auguste, à 76 ans, a résumé l'histoire de sa vie dont une version intégrale a été retrouvée à Ancyre. Cette apologie de l'empereur par lui-même était répandue dans tout l'empire.
Testament politique de Richelieu, ouvrage qui, suivant La Bruyère, donne la clef des actions de Richelieu et des événements qui ont signalé son administration; œuvre probablement authentique (1687).
Testament politique de Pierre le Grand, recueil d'instructions, où Pierre le Grand est supposé tracer le plan d'agrandissement de son empire, plan qui doit amener la conquête de Constantinople. Ce plan, s'il n'a pas été écrit de la main même du tsar, a été sans doute composé au moyen de documents originaux. Les successeurs de Pierre le Grand, en tout cas, s'en sont inspirés (1725).
Testament de César Girodot (le), comédie en trois actes et en prose, d'Ad. Belot et Villetard (1859). Girodot a laissé à ses nombreux héritiers le soin d'élire celui d'entre eux auquel va échoir sa fortune. De là des intrigues variées, où se distingue l'avare et comique Isidore. Finalement, de par un second testament, l'héritage va aux deux parents les plus désintéressés, Lucien et Pauline, qui s'épousent.
testamentaire [tès-ta-man-te-re] adj. Qui concerne le testament : dispositions testamentaires. Exécuteur testamentaire, chargé de l'exécution d'un testament.
testamenter v. n. Syn. inusité de tester.
testateur, trice [tès-ta] n. (lat. testator, trix). Qui a fait un testament.
Teste (François -Antoine, baron), général et homme politique français, né à Bagnols (Gard), m. a Angoulême (1775-1862). Il se distingua en Italie sous Masséna, en Russie, à Waterloo.
Teste (Jean-Baptiste), homme politique français, né à Bagnols (Gard), m. à Paris (1780-1852). Directeur de la police à Lyon, au retour de l'île d'Elbe, proscrit par Louis XVIII, il fut ministre sous Louis-Philippe, nommé président à la Cour de cassation et condamné pour concussion.
Teste (La), ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 53 kil. de Bordeaux ; 7.080 h. Sur le bassin d'Arcachon ; ch. def. M. Bains de mer.— Le cant. a 3 comm. et 12.770 h.
Testelin (Louis) VAtné, peintre et graveur français, né et m. à Paris (1615-1655), auteur de tableaux religieux ou allégoriques, un des douze fondateurs de l'Académie de peinture avec son frère Henri Testelin le Jeune, né à Paris, m. à La Haye (1616-1695), peintre d'histoire.
Testelt, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 1.530 A.
TÉT
tester [tês-t(\ v. n. (du lat. testari, attester). Faire son testament : tester en faveur de quelqu'un.
tester [tés-té] v. a. Munir de nouvelles dents, en parlant d'un peigne de tisserand.
testérin [te^-té] n. m. Sorcier qui jette un sort. Adjccliv. : sorcier teste i in
teStiCUlaire [tès-ti-lat-lè-re] adj. Qui appartient aux testicules.
testicule [tés-tï\ n. m. (lat. testiculus). Anal. Glande génitale mâle qui produit les spermatozoïdes. Bot. 'Testicule d>: chien, nom vulgaire de 1 orchis mâle.
— Encycl. Anat. Les testicules sont normalement au nombre de deux, situés dans les bourses scrotum); ils ont la forme d'un ovoïde aplati, du volume d'un œuf de pigeon. Chaque testicule est enveloppé de deux membranes, l'une fibreuse, adhérente, appelée albuginée; l'autre mobile, la tunique vaginale.
Quelquefois, les testicules, formés au cours de la vie embryonnaire, descendent seulement après la naissance ou ne descendent pas (v. cryptobciiime), ou un seul descend (v. monorchime .
L'absence ( v. anorchidie ), l'atrophie avec ou sans cryptorchidie, l'ablation (v. castration) des testicules entraînent la stérilité.
Les principales maladies dont le testicule peut être le siège sont : la tuberculose, les gommes syphilitiques, les cancers, le fongus, le sarcocèle, les orchites et épididymites. L'hydrocèle, l'hématocèle, la hernie scrotale siègent dans les enveloppes.
testicule, 6 [tès-ti] adj. Muni de testicules.
testif [tès-tif\ n m. Poil de chameau.
testimonial, e, aux [tes-ti] adj. (du lat. <«-
timonium, témoignage) Qui résulte d'un témoignage : preuve testimoniale.
testimonialement [tès-ti, man adv. Par témoins. (Peu us.)
testis unus, testis nullus, mots lat. signif. Témoin seul, témoin nul. Adage de jurisprudence, qui s'emploie pour faire entendre que le témoignage d'un seul ne suffit pas pour établir en justice la vérité d'un fait.
test-Objet n. m. (de l'angl. test object, objet témoin). Phys. Préparation microscopique, servant à apprécier la puissance des microscopes.
teston [tés-ton] n. m. (ital. testone; de testa, tête). Ancienne monnaie d'argent frappée sous Louis XII, valant de 10 à 12 sous. Nepas valoir un teston, être de très mince valeur.
testonner [tès-to-né] v. a. (de l'anc. fr. teste). Friser, arranger la tête. (Vx.)
testonneur [tis-to-neur] n. m. Coiffeur. (Vx.)
testorium [tès-to-ri-om'] n. m. Sorte de vitrage obtenu en plongeant à plusieurs reprises une toile métallique à fils très fins dans de l'huile de lin cuite.
Testry ou mieux Tertry, sur lumignon,
village à 13 kil. S. de Péronne (Somme). En Ml. victoire de Pépin d'Héristal sur Thierry III, et qui marqua la fin du royaume de Neustrie.
TeStU (Jacques), abbé de Belval. littérateur français, né et m. à Paris (1626-1706% Membre de l'Académie française. C'était un incorrigible bavard, de mœurs assez libres, poète médiocre, qui eut de vifs démêlés avec Racine.
testudinaire [tès-tu-di-nè-re] n. f. Bot. Genre de dioscoréacées du Cap, dont l'espèce la plus remarquable, la testudinaire pied d'éléphant (testudinaria elephantipes), possède un rhizome renflé, qui s'élève au-dessus du sol et peut atteindre parfois un mètre de diamètre.
testudinidéS [tés-tu, dé] n. m. pi. Famille de reptiles chéloniens. comprenant les tortues (testudo) et genres voisins. S. un testudinidé.
testudo [tés-tu] n. m. Zool. Nom scientifique des tortues. Chir. Tumeur enkystée, ayant la forme d'une écaille de tortue.
testule [tes-tu-le] n. m. (de test). Bot. Membrane extérieure de l'ovule.
Testut (Léo), anatomiste français, né à Beaumont (Dordogne) en 1849. Il a fait de nombreux travaux anatomiques, et son Traité d'anatomie humaine est particulièrement estimé.
têt ou test [(e] n. m. (du lat. testa, vase en terre). Tesson. Chim. Vaisseau de terre dont on se sert pour faire en grand l'opération de la coupellation. Crâne. (Vx.) Vener. Partie de l'os frontal d'où partent les pivots de la tête d'un animal muni d'un bois.
Têt (la), petit fleuve de France, né au pie de Prigue, traversant le département des Pyrénées- Orientales, et débouchant dans la Méditerranée; il arrose Prades et Perpignan; 120 kil. Eaux très irrégulières.
tétanie [ni] n. f. (de tétanos). Accès de contracture des muscles des extrémités.
— Encycl. La tétanie apparaît généralement sous l'influence d'infections diverses (fièvre typhoïde), d'auto-mtoxication, de lésions profondes, d'ablation du corps thyroïde, etc.; on la constate dans l'hystérie.
La tétanie est indolore, bénigne, mais récidive facilement. On la traite par les antispasmodiques, les hypnotiques, ou l'extrait thyroïdien s'il y a lieu.
tétaniforme ou tétanoïde adj. Qui a les
apparences du tétanos.
tétanine n. f. Toxalbumine découverte dans les cultures de bacille tétanique.
tétanique adj. De la nature du tétanos : convulsions tétaniques.
té t ani sation [za-si-on] n. f . A ction de tétaniser.
tétaniser [zé] v. a. Provoquer des accidents tétaniques.
tétanisme [nis-»ie] n. m. Etat tétanique.
tétanomoteur adj. m. Qui détermine des mouvements tétaniques.
tétanos [noss] n. m. (du gr. tétanos, rigidité ; de teinein, tendre). Maladie infectieuse, caractérisée par la tension convulsive et douloureuse des muscles.
— Encycl. Le tétanos est ordinairement consécutif aux plaies mâchées anfractueuses ; il apparaît surtout chez les individus qui sont en contact avec les chevaux. Le bacille spécifique (v. algues) a été découvert en 1884 par Nicolaïev ; il se trouve dans un grand nombre de sols et s'inocule par les plaies. La pratique de l'asepsie a du reste beaucoup diminué la fréquence du tétanos. La maladie a des caractères très tranchés; la fièvre, les spasmes musculaires