‹ Le Larousse pour tousChapitre 847 sur 979 · TÊT · texte numérisé non relu

TÊT

sont intenses ; la mort est presque toujours fatale. Cependant, l'injection préventive de sérum antitétanique, le chloral à hautes doses, donnent souvent des juérisons.

tètanotOXine [loksi-ne] n. f. Toxine sécrétée par le bacille du tétanos ou bacille de Nicolaïev.

tétar n. m. Mar. Chauniard volant, terminé par une queue dans laquelle pénétre la clef qui sert à la lix.i à son poste.

têtard [lar] n. m. (de tête). Première forme de la grenouille, du crapaud et de la salamandre. (V. earHACIENS.) Nom vulgaire de certains poissons (chabot, chevesne, etc.). Arbre taillé de manière a former une touffe au sommet du tronc.

Arbre réservé dans une coupe comme tête de limite. Extrémité postérieure du timon d'une voilure qui s'engage dans la fourchette.

— Encycl. Zool. Ainsi appelées à cause du développement Têurds de la partie antérieure de leur

corps, ces larves sont exclusivement aquatiques et respirent par des branchies ; par une série di mues, leur taille augmente, les membres postérieurs apparaissent d'abord, puis les membres antérieurs; les Poumons se développent, eniiu la queue disparaît et animal est adulte (grenouilles, crapauds).

tétartoèdre adj. Qui présente le plié îomène de tétartoédrie.

tétartoédrie [dri] n. f. (du gr. telarto.; quatrième, et edra, base). Etat d'un cristal en pyramide carrée.

tétartoédrique adj. Qui a rapport à la tétartoédrie. m

tétasse [ta-se] n. f. (de tette). Pop. Grosse mamelle de femme, flasque et pendante. (L'Acad. ne donne que le plur. et écrit tétasses.)

tête n. f. (du lat. testa, pot de terre). Extrémi.» supérieure du corps de l'homme, et antérieure de celui de l'animal, contenant le cerveau et les organe ; de plusieurs sens : lever la tète. (V. planche homme. Crâne : fendre la tète à quelqu'un. Chevelure : une tite pommadée. Fig. Esprit, imagination, mémoire : avoir une chose en tète. Raison, sang-froid : perdre la tète. Volonté, obstination : avoir une tête de fer. Individu : payer tant par tète. Vie : il lui en coûta la tête. Représentation d'une tète : une tête d'étude. Côté d'une monnaie qui porte une figure. Sommité, extrémité renflée d'un objet : tête d'un arbre, d'une épingle, etc. Principale direction : être à la tète des affaires. Premier rang : marcher à la tête d'une armée, d'un cortège. Commencement d'un écrit, d'un livre, etc. : «ne tête de chapitre. Tête pelée ou chauve, crâne dénudé. Tête dure, intelligence lente, peu développée. Mauvaise tête, esprit léger ou indiscipliné. Tête carrée, homme obstiné. TYte sans cervelle, éventée, à l'évent, de linotte, esprit léger, inconsidéré. Bonne tête, jugement sain ; par ironie : visage ou personnage ridicule, grotesque. Forte tète, caractère insubordonné, principal meneur. Tête couronnée, souverain. Tète de Turc, sorte de dynamomètre sur lequel on essaye sa force musculaire en frappant avec le poing fermé sur une tête souvent coiffée d'un turban; fig. Personne qui est le but ordinaire de certaines attaques, critiques ou lazzis. Pop. Se payer la tète de quelqu'un, le mystifier, lui conter sérieusement les plus grosses bourdes. Mal de t'te, douleur intérieure que l'on éprouve surtout vers la partie antérieure du crâne. A ir de tête, manière dont la tête est posée sur le cou. Coup de tête, étourderie, hardiesse. La tête la première, la tête en bas, dans une chute. A la tête, en présence de, en qualité de, chef de. De la tête au pied, sur tout le corps. Sur la tête de, à la charge de, sous le nom de. en vouant aux vengeances célestes en cas de parjure. Lever la tête, se montrer, révéler son influence. Télé levée, sans crainte et sans honte. Baisser la tfite, avoir honte. Courier la tète, se soumettre. Trie baissée, sans réfléchir, sans regarder le danger. Piquer une tête, se jeter dans l'eau la tête la première. Faire sa tète, se donner des airs importants. Pop. Faire la tête, faire mauvaise mine, bouder. Foire une tête, être ahuri ou furieux. Avoir quelque chose en tète, y penser souvent. En avoir par-dessus la tête, être rassasié, excédé de. A'e savoir où donner de la tête, ne savoir de quoi s'occuper d'abord. Laver la tète à quelqu'un, le réprimander fortement. Tenir tête, résister. Tourner la tête, rendre fou, faire ado.pter ses opinions. Crier à tue-tête, de toute sa force. Rompre, casser la tète, importuner. Porter, donner, monter à la tête, causer une sorte de trouble. Jeter à la tête, rappeler pour blâmer, outrager. Mettre en tête, donner la pensée de. Se mettre en tète, concevoir le projet de. Avoir toute sa tête, jouir de 80n bon sens. Porter sa tête sur l'échafaud, être décapité. Rompre la tête à quelqu'un, l'importuner. J'y mettrais ma tète à couper, j'en suis tellement sûr que j'y engagerais ma vie. De tête, de mémoire, d'ima-

fination. Tête de mort, squelette d'une tète humaine. 'ête de clou, écriture mal formée ; caractère d'imprimerie usé. Tète de ligne, station où commence une ligne de chemin de fer, de tramway, etc. Tête de mur. partie plus épaisse d'un mur, à son extrémité. Milit. Partie la plus avancée d'un ouvrage ou d'une colonne. Arboric. Ensemble des branches d'un arbre ou d'un arbuste taillé en boule. Bx-arts. Lon-

fueur d'une face humaine, servant d'unité pour évauer les dimensions du corps. Jeux. La première flèche du jeu de jacquet. Mar. Partie supérieure ou extrémité d'une pièce de membrure ou de mâture. Musiq. Partie d'un instrument à cordes où sont flxé»s les clefs. Turf. Mesure pour apprécier l'ordre d'arrivée des chevaux au poteau : gagner d'une tête. Typog. Ligne de tête, première ligne de la page qui porte ordinairement le numéro de pagination et le titre courant, s'il y en a un. Arg. milit. Tête de veau, soldat des compagnies de discipline, envoyé comme punition dans les atetiers de travaux publics. Arg. théât. Têteàl'huile, se dit d'un figurant de théâtre engagé pour une seule représentation. Bios. Tète de Maure, tète de nègre couronnée d'un tortil blanc. En tête à tête loc. adv. Seul à seul. Prov. : Tête de fou ne blanchit pas, les fous sont exempts des soucis qui font blanchir les cheveux des autres personnes. Ai.i >s. littér. : Je voudrais que le peuple romain n'eut qu'une tête, pour l'abattre d'un seul coup, mot atroce de Caligula. féroce amateur de supplices. Belle tête, mais de cervelle point. C'est ainsi que La Fontaine, dans sa fable le Renard et le Buste

vlV, 14), a traduit an vers de Phèdre et une phrase d'Esope. On applique ces mots aux personnes chez qui l'esprit est loin de répondre aux apparences.

Têtes rondes, surnom des soldats de Cromwell, qui avaient les cheveux coupés courts, tandis que les cavaliers, partisans de Charles 1", les portaient longs et bouclés.

tête-à-tête n. m. invar. Entretien particulier de deux personnes. Canapé à deux places et à deux dossiers. Service à thé pour deux personnes seulement. En tête à tète, v. tète.

têteau [M] n- m. Extrémité d'une maîtresse branche coupée près du pied.

tète-bêche loc. adv. (de tiïe, et du vx fr. béchevet, tête à rebours). Se dit quand deux objets de même nature sont placés à côté l'un de l'autre dans un sens inverse, la tête de l'un aux pieds de l'autre.

têtebleu ou tête-bleue interj. (de tête, et bleu, mis pour Dieu). Sorte de jurement.

tête-bœuf, tète-Christ, tête-Dieu interj. Sorte de jurement.

tête-chèvre ou tette-chèvre n. m. Nom

vulgaire de l'engoulevent : PI. des lète-ehècres ou tette-chèvres.

tête-de-ClOU n. f. Motif ornemental des archivoltes et des bandeaux dans l'architecture romane. PI. des têtes-de-clou.

tête-de-moineau n. f. Désignation d'une catégorie de petits morceaux de houille. PI. des tètes-de-moineaux.

tête-de-More ou tète-de-Maure n. f.

Vaisseau de cuivre étamé qui sert aux distillateurs. PI. des tètes-de-More ou tètes-de-Maure.

tétée ou tetée [té] n. f. Quantité de lait qu'un enfant tète en une fois.

Téteghem, comm. du Nord, arr. et à 5 kil. de Dunkerque ; 1.700 h. Distilleries, filatures.

téter [té] v. a. (de tette. — Se conj. comme accélérer), ou téter (té. Prend deux ( devant une syllabe muette : je tette). Sucer le lait de la mamelle d'une femme ou de la femelle d'un animal.

téterelle [rê-Ze] n. f. (de téter). Petit appareil en verre, qui se place sur le bout du sein d'une nourrice, et dans lequel on aspire le lait par l'intermédiaire d'un tube de caoutchouc. (On l'emploie pour tirer le lait des nourrices, lorsqu'on veut analyser la sécrétion lactée ou dégorger un sein enflammé.)

téthys [tiss] n. f. Genre de mollusques gastéropodes opisthobranches, propres à la Méditerranée, et qu'on appelle aussi lièvres marins. (Ce sont de graids animaux nus, plats, dont la tête est munie d'un disque frangé, aussi grand que le corps.)

Téthys [tiss], divinité marine, personnification de l'eau dans sa force fécondante, fille d'Ouranos et de Ga?a, femme d'Okeanos, mère de Nérée et des Océanides. (Ne pas confondre avec sa petite-fille Thétis, épouse de Pelée et mère d'Achille.)

têtier [ti-é] n. m. Mar. Rameur de l'avant, dans une embarcation.

têtière n. f. (de tète). Petite coiffe de toile, qu'on met aux enfants nouveau-nés. Capuchon qui recouvre la tête des chartreux. Chevet, côté de la tête dans un lit. Coussin ou pièce de dentelles, de broderie, etc., que l'on fixe au dossier d'un fauteuil et sur quoi vient s'appuyer la tête. Bois dans lequel on ajuste la tête des plis d'un soufflet d'orgue. Partie supérieure de la bride d'un cheval, qui passe derrière les oreilles et soutient le mors. (V. harnais). Mar. Partie supérieure d'une voile carrée.

tétigué [g hé], tétiguenne [ghè-ne], juron campagnard, dans les comédies du xvne siècle.

tétin ou tetin n. m. (de tette). Bout de la mamelle. Mamelle. (Vx.)

tétine ou tétine n. f. Mamelle d'un mammifère. Mamelle d'animal, considérée comme aliment : tétine de vache. Petite membrane en caoutchouc, percée d'un trou, et que l'on met sur les bouteilles ou biberons pour faire téter les enfants. Bosse que produit une balle sur une cuirasse qu'elle ne traverse pas.

Tetmajer (Casimir), poète polonais, né à Ludzmierz (Galicie) en 1863. Ses poésies sont d'une inspiration panthéiste et pessimiste.

têtoire n. m. Machine à frapper les têtes d'épingles.

téton ou teton n. m. Mamelle de la femme. Abusiv. Sein d'homme. Téton borgne, téton dépourvu de bout. Téton de Vénus, grosse variété de pêche molle, qui porte un appendice semblable à un bout de sein.

tétonnière ou tetonnière [to-ni] n. f. Femme

quia de gros tétons. Bande d'étoffe dont on se sert pour soutenir les tétons.

TétOUan, v. et port du Maroc, sur la Méditerranée; 26.000 h. Armes. Commerce important. Beaux jardins.

tétra (du gr. tettara, quatre), préf. qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots.

tétrabranche ou tétrabranchial adj.

Qui a quatre branchies. N. m. pi Ordre de mollusques céphalopodes qui, comme les nautiles, sont pourvus de quatre branchies disposées par paires symétriques et de quatre veines branchiales. S. un tétrabranche ou tétrabranchial .

tétracentigrade

[san] adj. Physiq. Se dit de l'échelle thermométrique, comprenant 400 divisions et s'étendant de la température de — 40o (congélation du mercure) à -f 360 (ébullition du mercure).

tétracère n. m. Zool.

Genre de mammifères ru- Tétracère.

minants, renfermant de petites antilopes indiennes, qui possèdent deux paires de cornes. Bot. Genre de dilléniacées, renfermant des plantes grimpantes des régions tropicales.

tétrachlorure [Wo] n. m. Combinaison du chlore avec un autre corps simple et contenant quatre équivalents de chlore.

tétracoque adj. Bot. Qui se compose de quatre coques : fruil* tétraedq

tétracordal, e, aux adj. Qui a rarport au tétracorde.

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tétracorde n. m.(gr.*ciraA7ioi'doji;du préf. tétra, et de corde). Sorte de lyre des anciens, à quatre cordes. Gamme des anciens, fondée sur une échelle de quatre sons, dont le premier et le dernier formaient un intervalle. V. gamme.

tétractinellides [nèl] a. m. pi. Ordre d'épongés, renfermant celles dont le squelette est composé de spicules siliceuses à quatre pointes, disposées suivant des plans réguliers. S. un tétractinellide.

tétradactyle adj. Qui a quatre doigts au pied.

tétradite n. m. (du gr. telra, quatre). Uist. relig. Nom donné à divers hérétiques qui affichaient leur respect superstitieux pour le nombre quatre.

tétradrachme [dragh-me\ n. f. (du préf. tetra,

et de drachme). Monnaie d'argent grecque, valant quatre drachmes.

tétradyname ou tétradynamique [Ace]

adj. (du préf. tétra, et du gr. dunamis, force). Se dit des étamines au nombre de six, dont quatre sont plus longues.

tétradynamie [mi] n. f. Etat des fleurs tétradynames.

tétraédral, e, aux adj. Relatif au tétraèdre.

tétraèdre n. m. (du préf. tetra, et du gr. edra, face). Solide dont la surface est formée de quatre triangles. Tétraèdre régulier, tétraèdre dans lequel les quatre faces sont des triangle séquilatéraux égaux : le volume d'un tétraèdre est égal au tiers du produit des mesures de sa base et de sa hauteur. Adj. Qui a quatre faces planes :

une pyramide tétraèdre.

tetraédrique adj. Coordonnées tétraédriques, système de coordonnées dans lequel un point est déterminé par des nombres proportionnels aux distances de ce point aux quatre faces d'un tétraèdre.

tétragène ou tétracoque n.m. Microcoque

qui se produit par division suivant deux directions de l'espace, et dont les quatre éléments ainsi produits restent plus ou moins accolés.

tétragnathe n. f. Genre d'arachnides, répandus sur tout le globe et renfermant des araignées allongées dont une espèce est commune en France.

tétragone adj. (du préf. tetra, et du gr. gônia, angle). Géom. Qui a quatre angles et quatre côtés. N. m. : un tétragone. Boi. Syn. de tétraoonié.

tétragonie [ni] n.f. Genre de mésembryanthémacées, renfermant des plantes herbacées, dont on connaît une vingtaine d'espèces des régions maritimes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Océanie. (La tétragonie étalée est appelée aussi épinard de la Nouvelle-Zélande ou épinard d'été, et se consomme comme l'épinard.)

tétragonure n. m. Genre de poissons acanthoptères, propres à la Méditerranée.

tétragramme [gra-me] adj. (du préf. tétra, et du gr. gramma, lettre). Se dit d'un mot eomposé de quatre lettres. N. m. Quatre lettres mystiques, qu'on inscrit dans un triangle pour y figurer le nom secret et mystérieux de Dieu. Se. occ. Signe cabalistique du quaternaire, figuré par le tau ou par une croix.

tétragyne ou tétragynique adj. (du préf.

tètra, et du gr. gunê, femelle). Se dit des fleurs qui ont quatre pistils.

tétragynie [ni] n. f. (de tétragyne). Etat des fleurs qui ont quatre pistils. Ordre qui se retrouve dans plusieurs classes du système sexuel de Linné, et qui comprend les genres dont les fleurs sont munies de quatre pistils ou de quatre styles.

tétrakène n. m. (du préf. tétra, et de akène). Fruit composé de quatre akènes.

tétralogie [jî] n. f. (du préf. tétra, et du gr. logos, discours). Ensemble de quatre pièces que présentaient aux concours dramatiques les poètes tragiques de l'ancienne Grèce : une tétralogie comprenait trois tragédies et un drame satyrique. Musiq- Ensemble de quatre opéras : la tétralogie de Richard Wagner est intitulée l'Anneau du Nibelung.

tétralOgiqUOadj.Qui a rapport à la tétralogie.

tétramère adj. (du préf. tétra, et du gr. meros, partie). Qui est divisé en quatre parties.

tétramètre adj- (du préf. tétra, et de mitre, groupe de syllabes comprenant deux temps marqués). Se dit d'un vers composé de quatre mètres. N. m. Vers composé de quatre mètres : un tétramètre anapestique.

tétramétrique adj. Se dit des cristaux à quatre axes.

tétrandre adj. (du préf. tétra, et du gr. anêr, andros, mâle). Qui a quatre étamines.

tétrandrie [dri] n. f. (de tétrandre). Etat des fleurs tétrandres. Quatrième classe du système de Linné, comprenant les genres à fleurs hermaphrodites qui ont quatre étamines égales.

tétrandnque adj. Qui appartient à la tétrandrie.

tétranème n. m. Genre de scrofulariacées, renfermant des herbes mexicaines, que l'on cultive dans les serres d'Europe pour leur floraison presque continue.

tétraonidés [dé]

n. f. pi. Famille d'oiseaux gallinacés dont les principaux genres sont : tétras (tétrao), gélinote, lagopède, etc. S. tTÂ un tétraonidé.

tétraophase n. TéiraoPha8e.

m. Genre d'oiseaux gallinacés, famille des phasianidés, comprenant deux espèces du Tibet, voisines des perdrix rouges.

tétrapode adj. (du préf. tétra, et du gr. pous, podos, pied). Qui a quatre pieds. Ancienne division des papillons diurnes.

tétrapétale adj. (du préf. tétra, et de pétale). Se dit des plantes dont les corolles ont quatre pétales.

tétraplégie [jî] n. t. (du préf. tétra, et du gr. plessein, frapper). Paralysie qui frappe les quatre memiircs.

tétrapole n.f. (du préf. (t'/ra.etdiigr.;ioZ!'s, ville). Dans l'antiquité, confédération de quatre villes : contrée où étaient situées quatre villes remarquables, telle que la Cyrénaïque, l'île de Céphalonie.

TËT

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tétraptère adj. (du préf. tetra, ctdugv.pteron, aile). Qui possède deux paires d'ailes.

tétraptérure n. m. Jous-genre de poissoos-

l ■ . <■■ -m ]]. nant deux espèces des mersd'Kurope. (On les rencontre fréquemment dans la Méditerranée et le golfe de Gascogne.)

tétraptéryX[> iAs] n. m. Genre d'oiseaux échassiers, renfermant de jolies grues de l'Afrique australe, vulgairement appelées gruet de Paradis.

tétraptote adj. [gr tétrapUtos; du préf. tétra. et du gr. plnsis, chute). Grani. Se dit des noms grecs ou latins qui n'ont, au singulier ou au pluriel, que quatre formes différentes.

tétrarchat [/■'«] n. m. Dignité de tétrarque. Exercice des fonctions de tétrarque,

tétrarchie [chi] n. f. (de tétrarque). Subdivision de la phalange grecque. Fonction d un tétrarque. Gouvernement de l'empire romain, sous Dioclétien, qui divisa l'empire entre quatre empereurs : Dioclétien, Maximilicn Hercule, Galère, Constance Chlore : la tétrarchie fut instituée surtout pour permettre à l'empire de se défendre contre les Barbares.

tétrarque n. m. (gr. titrarkhès; du préf. letra, et de urkhem, commander). Chef, gouverneur d'une tétrarchie.

tétras [trass] n. m. (du lat. et gr. tetrax). Genre d'oiseauxgallinacés, type de la famille des tétraonidés, répandus de l'Europe au nord de l'Asie.

— Encycl. Les tétras ou coqs de bruyère sont de grands et forts' oiseaux à bec court et robuste, qui habitent surtout les régions montagneuses (forêts de conifères); on les chasse pour leur chair très estimée; les mâles ont un brillant plumage.

En France vit le Tétras,

grand tétras (tetrao

urogallus), qui atteint 0°>,80 de long et 1>»,30 d'envergure, et que l'on rencontre dans les Ardennes, les Vosges, les Alpes, les Pyrénées. Le lyrure ou tétras lyre préfère aux grandes forêts les taillis buissonneux.

tétrasépale adj. (du préf. tétra, et sépale). Dot. Qui a quatre sépales.

tétraspermé [tras-pèr-mi], e adj. (du préf. tétra, et du gr. sperma, germe). Bot. Dont le fruit contient quatre graines.

tétrasporacées [tras-po-ra-sè] n. f. pi. Famille d'algues chlorophycées unicellulaires. S. une tètrasporacèe.

tétrasporange [tras-po] n. m. Sporange qui se rencontre chez les algues floridées, et dans lequel les spores se forment au nombre de quatre.

tétraspore [lras-po-re] n. m. (du préf. tétra, et du gr. sporos, graine). Nom donné aux spores des algues de l'ordre des floridées, parce qu'elles se*forment au nombre de quatre dans chaque sporange.

tétraStémone [tras-té] n. m. (du préf. tétra, et du gr. stèiuon, étamine). Qui a quatre étamines.

tétrastique [tras-ti-ke] adj. (du préf. tétra, et du gr. stikhos, rang). Archit. anc. Qui a quatre rangs de colonnes. Métr. Qui est composé de quatre vers.

tétrastyle[ji'a.s-<i-te]adj.(dupréf.te<ra,etdugr. stulos, colonne). Quia quatre colonnes de front: temple tétrastyle. N. m. Temple à quatre colonnes de front.

tétrasyllabe [sil-ia-be] ou tétrasyllabi-

que [sil-Ia] adj. (du préf. tétra, et de syllabe). Qui a quatre syllabes.

tétr atomicité n. f. Caractère tétratomique.

tétratomique adj. ( du préf. tétra, et de atome). Chim. Se dit des corps qui peuvent se substituer ou se combiner à quatre atomes d'hydrogène ou d'un corps monovalent.

tétravaleilt [toi], e adj. Chim. V. valence.

TetriCUS (C. Pius Esuvius), un des empereurs romains de la série des Trente tyrans. Il prit la pourpre en -2(18 ; détrôné par Aurélien en 273, mort vers 276.

tétrix [«n'As] n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, renfermant de petites sauterelles grises ou brunes, répandues sur tout le globe.

tétrobole n. f. (gr. tetrôbolos). Métrol. anc. Monnaie grecque, qui valait quatre oboles, c'est-àdire 0 fr. 60 environ. Poids grec valant quatre oboles, soit 2 gr. 880.

tétrodOIl n. m. Genre de poissons plectognathes gymnodontes, renfermant des formes renflées qui vivent principalement dans les mers chaudes.

tette [tè-te] n. f. ' »&ÉCï=S'

(orig. german.). Bout de la mamelle chez les animaux.

tettigie [tè-ti-ji] Tétrode,

n. f. Sous-genre de cigales, dont l'espèce type est la cigale de l'orme et du frêne.

tettigone [tè-ti] n. f. Genre d'insectes hémiptères, répandus sur tout le globe.

tettin [lè-tin] n. m. Ouverture du four à potier.

têtu, 6 n. et adj. (de tète). Obstiné, opiniâtre. N. m. trros marteau pour abattre la pierre près des arêtes. Ant. Obéissant, docile.

tètuer [tu-é] v. a. Ebaucher avec le têtu : lêtuer des pierres.

Tetzel (Jean Diez, dit), dominicain allemand, né à Pirna, m. à Leipzig (1 470-1519). Léon X le nomma inquisiteur de la foi et le chargea de prêcher les indulgences pour obtenirles fonds nécessaires à l'achèvement de la basilique de Saint-Pierre. Son zèle motiva l'indignation de Luther et l'explosion delà Réforme.

Teucer [sèr] ou TeUCrOS, frère d'Ajax, fondateur de Salamine en Chypre.

teucriette [è-te] n. f. Nom vulgaire de la véronique des prés.

des

teucrium [o»t'J n. m. Bot. Nom scientifique s germandrées.

Teufeil, oomm. de Suisse (cant. d'Appenz ;ll. Rhodes-Extérieures) ; 4.600 h.cn de nombreux h:*i- de bétail; Industrie laitière; broderie

Teuffel (Wilhelm). philologue allemand, né à Ladwigsburg, m. à Tubingue f 1820-1878) ; auteur d'une excellente Histoire de la littérature romaine.

teuf-teuf n. m. Onomatopée figurant le bruit 1 L'explosion motrice, dans les automobiles à pétrole. Pur exl. Automobile.

teugue [teu-ghe] n. f. /lat. teyula). Petite dunette de l'avant ou de l'arrière du navire, pour abriter les hommes.

TeUtatèS [tèss], un des dieux de quelques peuples germaniques et gaulois, mentionné par Lucain dans la Pharsalc.

Teutberg [bérgh] (forêt de), Teutoburger

"Wald, chaine de collines boisées de l'Allemagne (Hanovre et Westphaliej; 468 m. Elle porte, près

de Minden, une statue colossale d'Arminius.

teutomane n. Personne possédée de la teutonianie.

teutomanie n. f. (de teuton, et manie,. Manie, admiration excessive des Allemands.

teuton, onne [o-ne] adj. et n. Qui concerne les anciens Teutons. Habitant de l'ancienne Germanie et, aujourd'h., en mauv. paît. Allemand, Allemande.

teutonique adj. Qui appartient aux Teutons : langue teutonique.

Teutonique (ordre) ou de Notre-Damedes-Allemands, l'un des plus anciens ordres hospitaliers et militaires, fondé vers 1128 à Jérusalem par les croisés allemands sous le nom de frères de l'hôpital de Sainte-Marie-des-Teutons. Approuvé par le pape Célestin III en 1190, il comprenait des chevaliers recrutés parmi la noblesse, faisant vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, des prêtres, ou chapelains, et des frères servants ou oblats. Il rendit en Orient les mêmes services que les ordres du Temple et de Saint-Jean-de-Jérusalem. Après la perte d'Acre, le siège de l'ordre fut transféré à Venise, puis n-j— ,« .i™,.,.

„ . , T, . ! r Urdre teutonique.

a Marienbourg, Kcemgsberg. ^

Napoléon I" l'abolit en 1809 dans les pays de la con fédération du Rhin. Rétabli en 1834, réorganisé en 1840, 1803, 1871, il existe encore aujourd'hui en Autriche et dans les Pays-Bas (bailliage d'Utrecht) comme ordre religieux de chevalerie indépendant. Accessible aux personnes des deux sexes nobles et catholiques ; les titulaires ont un costume spécial et portent en sautoir une croix d'or émaillée de noir et bordée de blanc; une seule classe en Autriche, trois dans les Pays-Bas ; ruban noir.

Aujourd'hui, l'ordre Teutonique existe en Autriche comme institut religieux de chevalerie indépendante. Ruban noir.

Teutons [ton], peuple de l'ancienne Germanie ; ils envahirent la Gaule avec les Cimbres et furent taillés en pièces par Marius, près d'Aix en Provence. Leur chef, Teutobochus, d'une prodigieuse force physique, orna le triomphe du vainqueur (102 av. J.-C).

Teverone (anc. Anio), riv. d'Italie, affl. du Tibre; cours 118 kil. Il forme les célèbres cascatelles de Tivoli.

Tewfik (Mohammed), khédive d'Egypte, né en 1852, m. près du Caire (1852-1892). Il monta sur le trône en 1879, mais dut subir à partir de 1882 le contrôle britannique.

Texas [tdk-sass], un des Etats de l'Union américaine ; 3.336.000 h. Capit. Austin. Coton, tabac, sucre.

TexCOCO, v. du Mexique (Mexico), sur le lac homonyme; 16.000 h. Chapellerie.

Texel ou Tessel, île hollandaise au N. du Zuyderzée ; 5.000 h. Vastes pâturages. Le 20 janvier 1795, les hussards français capturèrent une flotte anglaise prise par les glaces sur les côtes du Texel.

Texien, enne [ïéA-si'-m,é-»ie],habitantou originaire du Texas: les Texiens. Adj.: population texienne.

Texier (Charles-Félix-Marie), architecte et archéologue français, né & Versailles, m. à Paris (1802-1871). Il explora les antiquités d'Asie Mineure.

texte [tèks-te] n. m. (lat. texlus). Propres termes qu'on lit dans un auteur, un acte, par opposition aux commentaires, aux traductions, etc. : citer un ttxle de Cicéron. Passage de l'Ecriture sainte, qui fait le sujet d'un sermon. Fig. Matière. Sujet d'interprétation, de réflexion, de développement. Destituer un texte, rétablir l'ordre, les mots, la ponctuation de l'auteur. Devenir à son texte, revenir au sujet dont il est question. Gros texte, petit texte, caractères d'imprimerie de quatorze points et de sept points et demi.

textiforme [téks-ti] adj. (du lat. textus, tissé, et de forme). Qui a la forme d'un tissu, d'un réseau.

textile [tèks-ti-le] adj. (lat. textilis ; de texere, tisser). Qui peut être divisé en fils propres à faire un tissu : le lin, le chanvre sont des plantes textiles. (On dit aussi substantiv. et au masc. des textiles.) Qui se rapporte au tissage : industrie textile. Miner. Qui est formé de filets déliés.

textilité [tèks-ti] n. f. Qualité des matières textiles. (Peu us.).

textuaire [tèks-tu-è-re] adj. Qui concerne le texte : notes textuaires. N. m. Livre où il n'y a que le texte sans commentaires.

textuel, elle [teks-tu-èl, è-le] adj. (de texte). Conforme au texte : citation textuelle.

textuellement [tèks-tu-i-le-man] adv. Conformément au texte ; citer textuellement un passage.

textulaire [tèks-tu-lt-re] adj. (du lat. textus. tissé). Qui concerne la texture : forme textulaire des organes.

texture [tèks-tu-re] n. f. (lat. textura; de texere, tisser). Etat d'une chose tissue. Disposition des parties d un corps : texture de la peau. Liaison, arrangement des parties d'un ouvrage : la texture d'un drame-

Th, symbole chimique du thorium.

Thabor. v. Tabor.

Thaekeray \rè] (William Makepeace), romancier anglais, né à Calcutta, m. à Londres (1811-1863) :

auteur du Livre des Snobs, recueil d'esquisses humoristiques, de la Foire aux Vanités, roman d'une observation aiguë, sarcastique, où sont cruellement raillés les abus et les vices de la société contemporaine ; de Henry Esmond, roman historique.

Thaïngen ou Thaeyn-

gen, comm. de Suisse (cant.

de Shaffhouse), prés de la frontière allemande; 1.510 h.

Agriculture; horticulture.

Tuilerie ; fours à chaux.

thaïs [ta-iss] n. m. Genre d'insectes lépidoptères renaît d'élégants papillons qui vivent dans la région méditerranéenne : les chenilles des thaïs vivent sur les aristoloehes.

Thaïs (sainte), pénitente qui vi' ait en Egypte au iv« siècle. D'après la tradition, elle se livrait au désordre ; mais, convertie par un anachorète de la Thébaïde (Paphnuce, SéraploB ou Bes.-arion), elle vécut pendant trois ans dans la pénitence ei mourut en paix. — Fête le 8 octobre.

Tha'.s, roman, par A. France '1890/, où sont racontées la conversion de la comédienne Thaïs par l'anachorète Paphnuce, et la damnation de ce dernier, avec de jolies descriptions, de spirituels dialogue» philo ophiques et un style d'un art tout classique.

Thaïs, drame lyrique en trois actes et sept taille? ux, livret tiré par L. Gallet du roman d Anatole France, musique de Masscnct (1894); partition remarquable par la grâce et la couleur.

Thaï, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall', près du Rhin; 3.550 h. Broderies; tissage de blul';aux, soieries; fonderies.

thalame n. m. (du gr. thalamos, lit nuptial). Bot. Evasement du pédoncule, chez les synantherées. Fructification des lichens.

thalamiflore adj. (de thalame, et du lat. flos, floris, fleur). Se dit des plantes dicotylédones ayant une double enveloppe florale, à pétioles distincts insérés sur le réceptacle.

thalamite n. m. (gr. thalamitès). Ant, Rameur du banc inférieur, le plus rapproché de l'eau dans un vaisseau de guerre.

thalassa! thalassa! mots gr. signif. : La mer! la mer! Exclamation de joie que firent entendre les dix mille Grecs conduits par Xénophon (Anabase, IV, 8), quand, accablés de fatigue après une retraite de seize mois, ils aperçurent les rivages du Pont-Euxin.

thalaSSiCOle adj. (du gr. thalassa, mer, et du lat- colère, culture). Se dit des organismes 'animaux ou végétaux) qui vivent dans la mer, loin des côtes.

thalaSSiCOle [la-si] n. f. Genre de radiolaires géants, répandus dans toutes les mers : les thalassicoles atteignent jusqu'à quatre mètres de diamètre.

thalassidrome [la-si] n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, vulgairement appelés oiseaux des tempêtes, répandus sur toutes les mers européennes. (Leur nom vulgaire leur vient de ce qu'ils se tiennent cachés le jour et ne sortent que le soir ou à l'approche de la tempête.)

thalaSSine [la-si-ne] n. f. Poison azoté cristallisable, extrait des tentacules d'actinine.

thalassique [la-si-ke] adj. (du gr. thalassa, mer). Qui a rapport à la mer.

thalassite [la-si-te] n. f. Chlorure hydraté naturel de cuivre-

thalassocratie [la-so-kra-sî] n. f. (du gr. thalassa, mer, et kratos, puissance). Empire des mers.

thalassomètre [la-so] n. m. (du gr. thalassa, mer, et metron, mesure). Sonde marine.

thalaSSOmétrie [la-so-mé-trt] n. f. Ensemble des procédés de sondage en mer.

thalassomètrique [la-so] adj. Qui concerne la thalassométrie.

thalaSSOphobie [la-so-fo-bi] n. f. /du thalassa, mer, et phobos, crainte). Peur morbide que certaines personnes éprouvent en face de la mer, et qui se complique parfois de vertiges.

thalassothérapie [la-so, pi] n. f. (du gr.

thalassa, mer, et therapeia, traitement)- Emploi méthodique, dans un but thérapeutique, des bains de mer et des climats maritimes.

Thalberg (Sigismond), pianiste allemand, né àGenève,m.àNaples (1812-1871); virtuose très habile.

thaler [1er] n. m. Monnaie allemande d'ar gent : les anciens thalers valaient environ S marks

ThalèS [tos], philosophe grec, né probablement à Milet (640-548 av. J.-C); fondateur de l'école ionienne, auteur d'une doctrine cosmologique, ot l'eau jouait le rôle principal.

C'est le plus ancien et le plus illustre des Sept sages.

thalétique adj. Qui appartient à l'école ou à la doctrine de Thaïes de Milet.

thaliacés [sé]n. m. pi.

Sous-classe de tuniciers, renfermant les salpes et formes voisines. S. un thaliacé.

thalibot [bo] n. m. Nom vulgaire du souci des prés et du salsifis sauvage.

thalie [H] n. f. Genre de zingibéracées , renfermant de grandes plantes herbacées originaires des pays chauds, et que l'on cultive en Europe pour la décoration des pièces d'eau.

Thalie [lt], Muse de la comédie et de l'idylle, représenté avec un masque et une guirlande de lierrethalle [ta-le] n. m. (du gr.

thallos, rameau). Bot. Appareil végétatif rudimen taire (algues, champignons).

thallieUX, euse [ta-li-eu, eu-ze] adj. Se di des sels qui renferment le thallium au minimum di combinaison.!

thallique [tat-li-ke] adj. Se dit de la série de composés thallieux.

THA

thallite n. m. Miner. Syn. de épidote.

thallium [tal-li-om'\ n. ni. (du gr. thallos, rav.eau. parce que le thallium donne dans le spectre me raie verte). Cliim. Métal blanc, découvert en 801, et qui existe dans les pyrites-

— Encycl- Le thallium peut s'extraire des boues les chambres de plomb obtenues dans la fabrication le l'acide sulfurique.

C'est un métal qui se rapproche beaucoup du plomb par ses propriétés physiques ; il a à peu prés même couleur et même dureté. Il fond à 290"; sa densité tst 11,85. Le thallium est très oxydable et s'altère rapidement dans l'air et dans l'eau. Ses sels et en général toutes ses combinaisons sont vénéneuses.

thallophore [tal-lo] n. m. (gr. thallophoros ; il thallos, branche, et phoros, qui porte). Antiq. gr. Vieillard qui portait des branches d'olivier à la procession des panathénées.

thallophytes [Uil-lo] n. m. pi. Le plus inférieur des quatre embranchements du régime végétal, renfermant tous les végétaux (algues, champignons) dont l'appareil végétatif est réduit à un thalle. S. un thallophyte.

thalweg [vegh] n. m. (ail. thaï, vallée, et weg, chemin). Ligne de plus grande pente d'une vallée, suivant laquelle se dirigent les eaux courantes.

Thalwil, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur le lac; 6.790 h. Tissus de coton, soiries, teintureries, constructions de machines.

thalysies [zî] n. f. pi. (gr. thalusia; de thalos, rameau). Antiq. gr. Fêtes de la moisson, où l'on offrait aux dieux les prémices de la récolte.

Thamar, Chananéenne, femme de lier, puis d'Onan. Déguisée en femme de mauvaise vie, elle Béduisit Juda et eut de lui Phares et Zara.

Thamar, fille de David et de Mâcha. Elle fut déshonorée par son demi-frère Amnon, qu'Absalon fit mettre à mort.

Thamar, reine de Géorgie, née vers 11C0, m. vers 1212. Son règne fut une glorieuse époque pour la Géorgie.

Thamyris ou Thamyras, poète et musicien légendaire de la Thrace. 11 osa défier les Muses ; vaincu par elles, il perdit la vue.

thanatogenèse [nè-ze] n. f. (du gr. thanatos, mort, et genesis, formation). Recherche de l'origine et des causes de la mort.

thanatologie n. f. (du gr. thanatos. mort, et iogos, discours). Etude des signes, des conditions, des causes et de la nature de la mort.

thaiiatologique adj. Qui appartient à la thanatologie.

thanatophobie n. f. (du gr. thanatos, mort, et phobos, crainte). Peur morbide de la mort.

ThaiiatOS, dieu de la mort, chez les Grecs.

thaneouthegn [tèghn'] n. m. (de l'anglo-saxon thegen). Titre d'honneur attribué, aux origines de la monarchie anglaise, à certains hauts dignitaires.

Thann, ville d' Alsace-Lorraine (Haute-Alsace), ch.-l. de c. et de cercle, sur la Thur; 7.880 h.

Thaon-leS-VOSgeS, comm. des Vosges, arr.

et à 9 kil. d'Epinal, près de la Moselle; 6.120 h.

Thapsaque. Géogr. anc. Ville de la Syrie ancienne, sur l'Euphrate.

thapsla n. m. Emplâtre vésicant, fait avec la résine des thapsies, plantes ombellifères qui croissent sur les bords de la Méditerranée.

thapsie [psf] n. f. ou tliapsia n. m. Genre d'ombellifères à fleurs blanches, jaunes ou rouges, qui croissent sur les bords de la Méditerranée, et dont les racines renferment une résine très irritante, que l'on a utilisée à la préparation d'emplâtres révulsifs.

ThapSUS [psuss], anc. ville d'Afrique, près de laquelle César anéantit les restes du parti de Pompée (46 av. J.-C). Auj. Ed-Dimas.

thargélies [lî] n. f. pi. (gr. thargèlia). Fête athénienne en l'honneur d'Apollon, pour appeler suites récoltes la protection des dieux.

tharopS [ropss] n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes. de la famille des euenémidés, qui sont répandus sur l'hémisphère boréal, et vivent sur les vieux arbres, où leurs larves creusent des galeries.

Thasien, enne [zi-in. t-ne], habitant de 1 île de Thasos : les Thasiens. Adj. : population thasienne.

ThaSOS [zoss], île du nord de la mer Egée ; à la Turquie ; v. pr. Pyrgo. Sol très fertile. Vignobles, oliviers.

that is the question [zat is ze kouess-tcheun] Cela est la question, expression de Shakspeare au premier vers du fameux monologue d'Hamlet: Etre oit ne pas être, voilà la question. S'emploie pour exprimer un cas douteux.

Thau (étang de), lagune du dép. de l'Hérault, communiquant par le canal de Cette avec la Méditerranée. (20 kilom. de long, sur 7 à 8 de large.)

ThaUlOW (Fritz), peintre paysagiste norvégien, né à Christiania, m. à Valandam (1847-190G). Il a peint son pays natal (l'Hiver en Norvège, etc.), puis la Normandie, l'Artois, les environs de Paris, la Bretagne.

thaumalée [W-ma-lé] n. m. Genre d'oiseaux gallinacés de la famille des phasianidés, propres à

Thaumalées : t. D'Amherst : 2. Doré.

la région chinoise. (Les thaumalées sont de superbes faisans, remarquables par la richesse et l'élégance de leur plumage ; les principales espèces sont le faisan d'Amherst et le faisan doré.)

thaUmaStOChélèS [to-tnas-to-ké-lèss] n. m. Genre de crustacés décapodes hrachyures, renfermant des animaux qui vivent dans les profondeurs de l'Océan et présentent cette curieuse particularité qu'une des pattes-maehoires est beaucoup plus longue que l'autre. (V. la planche océan.)

thaumaturge [tô] n. m. (gr. thauma, atos,

prodige, et ergon, œuvre). Qui fait ou prétend faire des miracles : saint Grégoire le Thaumaturge.

thaumaturgie [tô, ji] n. f. Pouvoir, action de thaumaturge.

thaumaturgique [tô] adj. Qui a rapport a la thaumaturgie.

thaume [to-mc] n. m. Sorte de petite faux à long manche.

thé n. ni. (du chinois te). Genre de plantes dicotylédones, de la famille des ternstrœmiacées, renfermant plusieurs espèces originaires d'extrême Orient : le thé est originaire d'Annam ou de Chine. Feuille cueillie et desséchée de ces plantes. Infusion que l'on en fait. Collation ou réunion dans laquelle on sert du thé : inviter quelqu'un à un thé. Thé suisse, v. la partie encycl. The de viande, infusion pour les malades, préparée avec de la viande hachée.

— Encycl. Le thé ne dépasse pas 2 mètres de haut, car on le taille fréquemment pour en développer le feuillage ; les feuilles de la plante sont alternes, brièvement pétiolées, coriaces, lancéolées, denticulées sur tout le pourtour; les fleurs, axillaires, sont blanches ou légèrement jaunes et peu odorantes. Les diverses espèces de ce genre, au nombre d'une quinzaine , font l'objet d'une culture importante en Chine, au Japon, en Indo-Chine, dans l'Inde, Ceylan , les îles de la Sonde, l'Amérique du Sud.

On détache de la plante, une à une, les feuilles terminales des rameaux : le thé noir est constitué par ces feuilles fraîches cueillies et exposées quelques heures au soleil, où elles subissent une légère fermentation, qui détruit les principes acres qu'elles contiennent; puis on les torréfie pendant moins d'une minute et on les roule en boules ; ces opérations sont répétées plusieurs fois. Le thé vert est torréfié immédiatement après la cueillette.

C'est dans le monde entier que l'on consomme aujourd'hui le thé en infusions, qui constituent une boisson légèrement excitante facilitant la digestion. En Angleterre, le thé est consommé souvent comme boisson de table et cette habitude a également d'assez nombreux partisans en France.

On nomme communément thé suisse un mélange de plantes aromatiques (arnica, bétoine, hysope, thym, véronique, sauge, romarin, etc.) utilisé en infusions vulnéraires et stomachiques.

théacé, 6 adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte au thé.

Théagéne et Chariclée ou les Ethiopiqucs, roman grecd'Héliodore; ouvrage auquel Amyot, en le traduisant, a prêté les grâces de son style. C'est un tissu d'aventures invraisemblables, mais habilement composées, avec des descriptions pittoresques.

ThéaM ouThiaki, anc. Ithaque, l'une des îles Ioniennes; 11.000 h. Ch.-l. Vaty. Huiles, vins, raisins secs.

théandrique adj. (du gr. theos, dieu, et anêr. andros, homme). Théol. Qui est à la fois divin et humain, qui est homme et dieu. Qui appartient à l'homme-Dieu.

Théano, prétresse d'Athènes, à Troie, femme d'Anténor. Elle aurait livré le palladion aux Grecs. Femme ou fille de Pythagore, qui cultiva la poésie avec succès. Prêtresse athénienne, qui refusa de prononcer contre Alcibiade des imprécations terribles, en disant : • Je suis ministre des dieux peur prier et bénir, non pour détester et maudire. ■■

théatin n. m. Membre d'un ordre religieux fondé au xvie siècle, par Gaétan de Tiene et Pierre Caraffa, évêque de Théato (auj.

Chieti).

— Encycl. Les fondateurs de cet ordre se proposaient la réforme des mœurs du clergé et de toute la chrétienté. Les théatins furent appelés, en 10V2, à Paris ; Mazarin leur donna une maison, rue Malaquais. Ils n'eurent jamais en France que cet établissement, qui disparut en 1790. Les théatins portent l'habit des ecclésiastiques séculiers, dont ils ne se distinguent que par les bas blancs.

theatine n. f. Membre d'un ordre religieux de femmes sous la direction des théatins.

théâtral, e, aux adj. (de

théâtre). Qui concerne le théâtre :

action théâtrale. Amplifié et exagéré, comme ce qui se fait au théâtre : attitude théâtrale. Année théâtrale, temps de l'année pendant lequel un théâtre est ouvert au public.

théâtralement [man] adv. D'une façon théâtrale.

théâtre n. m. (gr. theatron). Lieu où l'on représente des ouvrages dramatiques, où l'on donne des spectacles : bâtir un théâtre. La scène où jouent les acteurs : paraître sur le théâtre. Art, profession de comédien : se destiner au théâtre- Art de composer des ouvrages dramatiques : les régies du théâtre. Recueil des pièces d'un pays ou d'un auteur : le théâtre français ; le théâtre de Corneille. Pièce de théâtre, ouvrage destiné à être joué sur la scène. Mettre une pièce au théâtre, la faire représenter. Le théâtre change, se dit, lorsque, dans un même acte, la décoration d'un théâtre est changée subitement. Fig. Situation où l'on est en vue. Lieu physique ou moral, où se passent des actions remarquables : le théâtre de la guerre. Roi de théâtre, roi faible, sans

THÉ

autorité. Coup de théâtre, effet scénique inattendu Fig. Changement brusque inattendu.

— Encycl. Grèce. Ce ne fut, en Grèce, qu'au iv« siècle avant notre ère que l'on commença à bâtir des théâtres en pierre. On en retrouve partout des ruines assez bien conservées. Ils présentent tous les mêmes dispositions générales et comprennent trois parties : le theatron proprement dit, enceinte circulaire en gradins adossée à une colline, réservée aux spectateurs et comprenant environ les trois quarts d'un cercle ; en face du theatron est la scène ou proscenion; entre le theatron et le proscenion , l'orchestra , espace circulaire où évoluaient les chœurs. \

Home. Les Romains construisirent des théâtres a l'imitation des Grecs, mais ce ne fut qu'en 55 av. J.-C. que Pompée fit bâtir le premier théâtre en pierre. Le théâtre romain se distingue du théâtre grec par trois points : 1» il n'est pas adossé il une colline; 2° il n'y a pas d'orchestra; 3» l'enceinte réservée aux spectateurs a la forme d'un demicercle. Les ruines de théâtres romains sont innombrables.

Moyen âge. Au moyen âge, la scène, image du monde, représente tous les points où doit se jouer le drame ; les différentes localités, le ciel, l'enfer, etc., sont figurées d'une façon sommaire les unes à côté des autres et les décors, au lieu d'apparaître successivement devant le spectateur, s'offrent simultanément à son regard. La machinerie était très compliquée, les « trucs « nombreux et certains mystères étaient de vraies féeries.

Théâtre classique. Pendant la période classique, le décor unique réclamé par l'unité du lieu était une salle quelconque, un n palais à volonté «. Des spectateurs, gens de qualité, assistaient au spectacle sur la scène même et gênaient souvent l'action par leurs mouvements et leurs éclats de voix.

Théâtre moderne. Entre la face, ou rideau d'avantscène, et le lointain (mur de fond) s'étend le théâtre proprement dit. l^' avant-scène est l'espace qui s'étend entre le manteau d'arlequin et la rampe. Le milieu du théâtre, directement en face du public et là où se déroule l'action, s'appelle la scène. De chaque côté de la scène se trouvent les coulisses. Le côté droit de la scène, par rapport aux spectateurs, s'appelle cour, le côté gauche jardin. Considéré dans sa hauteur, le théâtre comprend trois parties : les dessous (trois, quatre ou cinq étages), la scène, et les dessus ou cintre. Le décor proprement dit comprend toute surface peinte. La décoration est tout le reste de l'aménagement scénique en vue de la représentation. Les décors se divisent en rideaux, qui sont roulés dans le cintre et se déploient en se déroulant, et en châssis. Les châssis de coulisses sont guindés, c'est-à-dire fixés sur des mâts de chaque côté de la scène. Les autre6 châssis, qui montent des dessous pour constituer, par exemple, un fond de palais, ou une maisonnette, un arbre, un réverbère, etc., sont appelés fermes. Un praticable est un fragment de décor en charpente, très solide, et qui doit supporter, sur un autre plan que celui de la scène, des personnages mêlés à l'action. Ainsi, un escalier réel par ou descendent des acteurs, le pont du premier acte de Guillaume Tell, etc., sont des praticables.

L'éclairage est compliqué. La rampe est la rangée de becs de gaz ou d'ampoules électriques qui sépare la scène de l'orchestre. Les herses, composées de la même façon, éclairent les décors. Les portants sont des sortes de grands réverbères, qui portent jusqu'à dix becs ou ampoules. Les traînées sont des appareils d'éclairage mobiles , que l'on transporte à volonté là où ils sont nécessaires. Enfin les projecteurs électriques donnent à l'éclairage de la scène sa variété et son aspect souvent féerique. Toutes les opérations relatives aux décors sont exécutées par des machinistes, dont le nombre est quelquefois considérable (soixante à quatre-vingts, à l'Opéra et au Chàtelet).

— Admin. Quiconque veut ouvrir un théâtre le peut, sous la réserve d'une déclaration au ministère des beaux-arts et à la préfecture du département. L'autorité, représentée par le maire, n'a" d'autres pouvoirs que ceux de prescrire les mesures propres à assurer la sécurité des spectateurs et le bon ordre. Elle peut, en cas de contravention, fermer la salle.

Ces dispositions ne sont pas applicables aux cafés-concerts, qui sont placés sous le régime de l'autorisation administrative en tant que concerts.

Particulièrement, le Théâtre-Français est régi par le décret du 15 octobre 1812, dit décret de Moscou.

Le fait de prendre un billet au bureau constitue un contrat entre le directeur et le public, qui a le. droit, sauf indication contraire publiée au dehors.de voir la pièce annoncée sur l'affiche avec les acteurs mentionnés, ou d'exiger le remboursement du prix de la place. Il a été jugé autrement pour les abonnements et les billets pris en location.

Théâtre d'agriculture et mesnage des champs (/e), ouvrage d'Olivier de Serres, exposition vive et nette d'une science toute pratique. C'est le premier grand traité d'agriculture qui ait été écrit en France (1600).

Théâtre {la Pratique du), ouvrage publié par l'abbé d'Aubignac en 1057. Il y est traité : 1» de l'étude des modèles et des maîtres; 2» du sujet du poème dramatique; 3» de la division et de la versification du poème dramatique; 4» des personnages et du spectacle. Cet ouvrage a eu une influence considérable sur l'histoire du poème dramatique en France.

Théâtre-Français (le). V. Comédie-Française

Théâtre-Français (Histoire du), par les frères Parfaict 1 1734-1749), inachevée, très précieuse pour les renseignements qu'elle renferme.

Théâtre en liberté (le), œuvre posthume de Victor Hugo (1886), composée de pièces et de saynètes d'une agréable fantaisie.

Théâtre français (les Epoques du) de 1636 à 1810, série de quinze conférences faites par F. Brunctière â l'Odéon en 1891-1892 sur l'évolution du théâtre français, de Corneille à Scribe.

Théâtre Antoine, v. théâtre libre.

Théâtre-rtalien (Paris). La comédie italienne date, en France, des derniers Valois; elle fut favorisée par Mazarin. Suus Louis XV, les représentations données à l'Opéra provoquèrent entre les partisans de la musique italienne et ceux de la musique

Thcâtrophooe.

THÉ

française un conflit dit guerre de bouffons (1782). Jusqu'en 1801, il n'y eut pas à Paris de troupe italienne permanente, mais à cette époque un vrai théâtre s installa rue de la Victoire sous la direction de la Montansier et « les Italiens », établis en dernier lieu salle Ventadour, ne disparurent qu'en

Théâtre-Libre, théâtre fondé par l'acteur français Antoine, en 188!i, dam le dessein de renouveler l'art dramatique par U îé.Iismc des ouvrages représentés et par une mise en scène devant aussi peu que possibli ù la convention, On y joua des pièces de Zola, Hennique, Goncourt, Curel, etc., et des (i. Hauptmann, etc. Le théâtre libre, maigri ses outrances, rendit des services réels, s'adressa en 1896 ù un public plus étendu, en prenant le nom de Théâtre Antoine-

théâtreuse \treu-xs\n. f. Fam. Demi-mondaine qui s'exhibe sur les planches d'un théâtre, d'un casino, d'un café-concert.

théàtriCUle n. m, Très petit théâtre.

théâtrophone n. m. (du gr. tkeatron, théâtre, et phùiir, voix).

Appareil destiné à transmettre, au moyen d'un téléphone et d'un microphone, une audition théâtrale de chant, de musique, etc.

Thé aulon

{lè-6] (Marie-Emmanuel-Guillaume), auteur dramatique français, né à A igues- Mortes, m. à Paris (1787-1841). On lui doit un grand nombre de vaudevilles, généralement fort gais, et de nombreux livrets d'opéra - comique.

théba n. f. (m.

hébr.). Autel sur lequel on lit les livres saints dans les synagogues.

thébaïde [ba-i-de] n. f. Désert où l'on vit dans une solitude profonde : se retirer dans une thébaïde.

Thébaïde, une des trois divisions de l'Egypte ancienne, appelée aussi Haute-Egypte. Capit. Thèbes. Les premiers ermites chrétiens se retirèrent dans les déserts qui se trouvent à l'O. de cette région.

Thébaïde [la), poème historique plutôt qu'épique, de Stace. C'est la guerre de Polynice et d'Etéocle , œuvre d'érudition mythologique, où il y a plus d'imagination et d'esprit que de grandeur (88 av. J.-C).

Thébaïde (la) ou les Frères ennemis, tragédie de Racine l ÎOGV , < oup d'essai hésitant d'un grand poète. Le sujet est la querelle fratricide d'Etéocle et de Polynice. Les caractères sont encore faiblement dessinés ; mais le style est d'une grande pureté, et les beaux vers ne sont pas rares.

Thébain, e [bin, è-nej, habitant ou originaire de Thèbes : Epuminondas fut le plus illustre des Thébains. Adj. : population thébaine.

Thébaine ou Thébéenne (légion), légion ou plutôt cohorte auxiliaire, recrutée en Thébaïde et commandée par saint Maurice ; composée de soldats chrétiens, elle refusa de sacrifier aux idoles et fut massacrée sous Maximien Hercule (fin du ni" siècle), dans le Valais, à Agaunum, appelé depuis Saint- Maurice. Beaucoup de critiques ont contesté l'authenticité de cette tradition.

thébaine [ba-i-ne] n. f. Un des alcaloïdes de l'opium.

thébaïque [ba-i-ké] adj. Qui appartient à l'opium. Extrait thébaïque, extrait d'opium.

thébaïsme [ba-is-me] n. m. (de thébaïque). Intoxication par l'opium.

Thèbes, v. de l'Egypte ancienne, une des cités les plus célèbres de l'antiquité; on la surnommait Thèbes aux cent portes. Elle fut la capitale de neuf dynasties, dont quelques-unes comptent parmi les plus glorieuses de l'Egypte. Les villages de Médinet- Abou, Karnak et Louqsor s'étendent sur ses ruines, imposantes et fécondes en découvertes.

Thèbes, ancienne capit.de la Béotie. Fondée, par Cadmus, patrie d'Œdipe, théâtre des tragiques démêlés d'Etéocle et de Polynice, puis de l'expédition malheureuse des sept chefs, elle fut à l'époque historique une rivale d'Athènes, en haine de qui elle s'allia aux Perses. Elle disputa un moment, au temps d'Epaminondas, l'hégémonie à Sparte. Auj. Thiva; 3.550 h. ('Thébains).

Thebesius (valvule de), valvule de la veine coronaire gauche du cœur.

thècle ou thecla [té] n. f. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, renfermant de nombreux lycénidés, répandus dans toutes les régions du globe.

Thècle (sainte), vierge et martyre, née à Icône (i" s. de notre ère). Convertie par la prédication de saint Paul, elle se fit chrétienne. Elle échappa à divers supplices. — Fête le 23 septembre.

Thédenat (Henri), oratorien français, membre de l'Institut, né à La Rochelle en 1844 ; auteur du remarquable ouvrage : le Forum rotnain et de travaux d épigraphie romaine.

thee thé] n. m. Bois de pin très sec, dont on se sert, dans le midi de la France, pour pécher aux flambeaux.

théorie [lé-rt] n. f. Etablissement où l'on produit le thé. Terre consacrée à la culture du thé.

Théétète, dialogue de Platon, sur la science et son fondement. La science ne doit être cherchée ni dans la sensation, ni dans le raisonnement, ni dans ia définition ou l'analyse, mais dans la région des idées.

Thegan, chroniqueur franc du ix« siècle, coadjuteur de l'évêque de Trêves, auteur d'un ouvrage sur la vie et les actes de Louis le Débonnaire.

Théière : t. En porcelaine ; 2. En mêlai (à réchaud).

Le canton a

théier ti-i-i ■ ère adj. Oui a rapport au thé. théière n. f.

pour faire infuser du thé.

théiforme

adj. Bot. Qui r .

semble au Ihé . In fusion théiforme, préparé â la manière du thé.

The il (Le),

ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 38 kil de Mortagne, sur l'Huisne;990 h. — Ch. de f. Ouest.

10 comm. et 8.7JÛ h.

Theillay, cornm. de Loir-et-Cher, arr. et à 27 kil. de Romorantin; 1.830 h. Ch. de f. Orl.

théine n. f. Variété de caféine extraite du thé.

théisme [té-is-me] n. m. (du gr. theos, dieu;. Doctrine qui admet l'existence personnelle d'un Dieu et (à la différence du déisme) son action providentielle dans le monde.

théisme [té-is-me] n. m. (de thé). Ensemble des accidents produits par l'abus des infusions de thé.

TheiSS (la Tisza des Hongrois), riv. de Hongrie, affl. du Danube (r. g.). Née dans les Karpathes, elle arrose Tokai, Szeged, et atteint le Danube en amont de Belgrade ; 930 kil. Son principal affluent est le Maros.

théiste [té-is-tc] n. Théol. Partisan du théisme. Adjectiv. : doctrine théiste.

TheiX, comm. du Morbihan, arr. et à 9 kil. de Vannes ; 2.580 h.

thélalgie [ji] n. f. (du gr. thêlè, mamelon, et algos, douleur). Douleur du mamelon.

thélalgique adj. Qui se rapporte à la thélalgie.

Thélème (abbaye de), une des plus charmantes créations de Rabelais ; fondation aristocratique, où des êtres d'élite mènent une vie raffinée, affranchie des obligations sociales. Mot passé dans la langue pour désigner un endroit où tout se trouve en abondance, principalement les jouissances matérielles.

thélémite n. m. Habitant de l'abbaye de Thélème.

thélite n. f. (du gr. th'lè, mamelon). Path. Inflammation du mamelon.

thélodermite n. f. (du gr. thèlê, mamelon, et derma, peau). Inflammation des papilles de la peau.

thélotisme [tis-me] n. m. (du gr. th'lè, mamelon). Se dit de l'érection du mamelon, pour la distinguer de l'érection des organes véritablement érectiles.

thélygone n. m. Genre de phvtolaccacées, renfermant des plantes herbacées, à feuilles ovales, un peu obtuses, rudes sur les bords, qui croissent communément sur le littoral français de la Méditerranée.

tbélymitre n. f. Genre d'orchidées, dont on connaît une vingtaine d'espèces de l'Océanie.

thélytokie [lit] n. f. (du gr. tluHus, féminin, et tokos, enfantement). Biol. Propriété que possèdent certaines espèces d'être indéfiniment parthénogénétiques.

themagg [té-maglf] n. m. Botte en cuir rouge, fendue latéralement. Chaussure des cavaliers indigènes des régiments de spahis.

thématique adj. (de thème). Gramm. Qui a rapport au thème des mots : suffixe thématique. Musiq. Qui a rapport aux thèmes musicaux : thème thématique. Catalogue, table thématique, catalogue d'oeuvres musicales, table des morceaux d'un opéra, où l'on indique la première phrase musicale des œuvres ou des morceaux.

thème n. m. (du gr. thema, sujet posé). Sujet, matière : traiter un thème ingrat. Ce qu'un écolier doit traduire de la langue qu'il parle dans celle qu'il apprend : thème latin, allemand. Musiq. Motif sur lequel on compose un morceau de contrepoint ou des variations. Fig. Fort en thème, se dit d'un jeune homme qui réussit dans les exercices d'école, mais manque d'imagination et de caractère. Gram. Mot dépouillé de sa désinence de flexion. Byzant. Nom des circonscriptions administratives entre lesquelles l'empire byzantin se partagea à partir du vu' siècle. Astrol.

Position où se trouvent les astres au moment de la naissance de quelqu'un, et qui sert a tirer son horoscope.

Thémines (Pons de

Lauzier.es, marquis de), maréchal de France, m. à Auray (1552-1627), undes lieutenants les plus fidèles de Henri III, puis de Henri IV. Il fit, en 1626, le blocus de La Rochelle; brave soldat, mais médiocre général.

TbemiS [miss], déesse grecque de la justice, fille d'Ouranos et de Gœa, femme de Zeus, mère des Heures, présidant à l'ordre de l'univers, représentée avec des balances.

Thémistius [mis-ti-uss], philosophe et rhéteur grec, né entre 310 et 320 de notre ère, m. à Constantinople vers 395. Rhéteur célèbre, il fut l'orateur officiel de Constantinople. Lié avec Julien et Théodose, précepteur d'Arcadius, c'était un noble caractère, qui savait parler aux empereurs avec indépendance, et qui osa réclamer la liberté religieuse. Ses discours sont pleins d'intérêt pour les historiens.

ThémistO, femme d'Athamas, qui tua ses propres enfants, croyant tuer ceux de sa rivale Ino- Leucothée. (Myth.)

ThémistOCle, général athénien, né vers 525 av. J.-C. Esprit inquiet, violent, il fut à Athènes, après la première guerre médique. le chef du parti démocratique ; il fit frapper Aristide d'ostracisme (485), devint archonte en 480, et, lors de l'invasion de Xerxès en Grèce, fut l'âme de la résistance d'Athènes, dont il commandait la flotte à Salamine ; c'est lui qui engagea les Grecs à livrer bataille. Le Spartiate Eurybiade, généralissime de toutes les

THÉ

Thimialocla.

forces confédérées, étant dans le conseil d'un avis opposé au sien, leva son bâton de commandement, sa scytale, comme pour l'en frapper. Calme au milieu des clameurs et maître de lui-même, Themistocle arrêta l'impérieux Spartiate par ce mot fameux :

« Frappe, mais écoute », qui est devenu d'une fréquente application. — On cite encore cette autre réponse de Thémistoclc â ceux de ses amis qui, le voyant tout pensif depuis la grande journée de Marathon, l'interrogeaient sur la cause de cette mélancolie : • C'est que les lauriers de Miltiade m'empêchent de dormir. .. Dans l'application, ces mots sont restés la devise d'une noble émulation, mais plus souvent encore de l'envie. A la fin de la guerre, Tliéinistocle fit relever les mur s d'Athènes, malgré les Spartiates ; mais il se rendit odieux par ses exactions dans les îles de la mer Egée. En 471, accusé de péculat, il fut banni par l'ostracisme et se retira plus tard chez les Perses, où il mourut vers 460 av. J.-C.

thénar n. m. (m. grec). Saillie du côté externe de la paume de la main. (V. planche homme.)

Thénard [nar] (Louis-Jacques, baron), savant chimiste français, collaborateur de Gay-Lussac, né à La Louptière (Aube), m. â Paris (1777-1857). On lui doit la découverte de l'eau oxygénée, du bore, etc.

thençon \lan] n.m.Archéol. Sorte de masse d'armes.

Theneuille, comm. de

l'Allier, arr. et à 21 kil. de Montluçon ; 1.200 h.

Thénezay [zè], ch.-l.

de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 22 kil. de Parthenay; 2.170 h.

Elevage. — Lecant.aOcomm.

et 6.890 h.

Thenon, ch.-l. de c.

(Dordogne), arr. et à 30 kil.

de Périgueux ; i.580 h. Ch. de f. Orl. Vins, plâtre. —

Le cant. a 11 comm. et 7.350 h.

théobaldinelle [nè-le] n. f. Genre d'insectes diptères némocères, de la famille des culicidés. renfermant des moustiques, dont une espèce (theobaldinella spathipalpis) propage par ses piqûres la fièvre de Malte.

théobrome n. m. Genre de malvaeées des régions chaudes, dont plusieurs espèces fournissent; du cacao.

théobromine n. f. Base purique extraite des graines de cacao et employée comme médicament d'épargne et comme diurétique.

théocrate n. m. Membre d'une théocratie. Partisan de ce gouvernement.

théocratie [si] n. f. (gr. theohralia; de theos. dieu, et kratos, force). Société où l'autorité, regardée comme émanant de Dieu, est exercée par ses ministres : chez les Hébreux, le gouvernement des Juges était une théocratie.

— Encycl. Les gouvernements primitifs sont presque tous théocratiques. Le cumul des pouvoirs temporels et spirituels leur confère une omnipotence absolue ; ils réglementent la vie privée au même titre que la vie publique. Actuellement, la plupart des Etats civilisés proclament l'autonomie du pouvoir civil et garantissent la liberté de conscience. De véritables théocraties existent encore : empire du Maroc, gouvernement bouddhique du Grand Lama, au Thibet. Condamné par les politiques modernes, le principe théocratique n'en eut pas moins au xixe siècle d'éminents défenseurs, notamment Joseph de Maistre (théocratie catholique) et A. Comte (théocratie positive).

théocratique adj. Qui appartient à la théocratie : pouvoir théocratique.

théocratiquemeilt [ke-man] adv. D une manière théocratique.

théocratiser [zé] v. a. Soumettre à un gouvernement théocratique. (Peu us.)

ThéOCrite, poète grec, né à Syracuse vers 310 ou 300 av. J.-C. Il se fixa à Alexandrie sous Ptolémée Philadelphe. Son recueil d'Idylles renferme des pièces appartenant aux genres les plus divers : poèmes rustiques, monologues, mimes dialogues, récits épiques, hymnes, épigrammes . Les "plus fameuses sont : Cyniska, les Syracusai7ies, la Magicienne, le Cher rier, Èéraklès enfant, la Quenouille, etc. Il fut le créateur du genre bucolique ou pastoral; la sensibilité, l'imagination, l'observation réaliste, l'instinct dramatique font de lui, dans un genre secondaire, un poète de premier ordre. Il montra, dans la versification et le style, la sûreté de main d'un grand artiste.

Théodat [da], roi des Ostrogoths d'Italie, neveu de Théodoric le Grand et époux d'Amalasonthe, m. en 536. Instruit, mais faible, il vit la plus grande partie de ses Etats conquise par les Byzantins, et fut pris et tué dans Ravenne par un de ses généraux révoltés.

Théodebald, roi d'Austrasie de 547 à 553, né en 533, fils de Théodebert I". Après sa mort, l'Austrasie fut réunie aux Etats de Clotaire.

Théodebert Ier [bèr], fils de Thierry I". roi d'Austrasie de 53V à 547. né en 50*, père de Théodebald. Il conquit Marseille, la Provence, et fit dans le Midi un immense butin. Le premier des rois francs, il prétendit marquer son indépendance à l'égard de Constantinople. — Théodebert II, fils de Childebert II, roi d'Austrasie de 596 à 612, né en 580. Vaincu et fait prisonnier par son frère Thierry II, il fut tonsuré et mis à mort avec son fils Mérovée.

Théodelillde, reine des Lombards, m. en 626. Elle convertit au catholicisme les Lombards ariens, et épousa le duc de Milan Agilulphe.

théodicée[se']n.f.(dr. gr. theos, dieu.etdikr, justice). Doctrine, traité sur la justice de Dieu : théodicée

THÉ

Théodolite.

Je Leibniz. Partie de la métaphysique qui traite de DiGU, de son existence, de ses attributs.

Théodicée, ouvrage de Leibniz, où l'auteur développe sa théorie de l'optimisme en enseignant que Dieu n'a pas pu ne pas choisir pour le créer le monde le moins impartait possible (17 10). C'est là que se trouve formulé le célèbre axiome philosophique : " Tout est pour le mieux dans le meilleur les mondes possibles. » Selon Leibniz, le mal moral est une conséquence de la liberté humaine.

Théodisèle, roi des Wisigoths, avide et débauché. Il fut assassiné en 549, à Séville, par un de ses officiers, au milieu d'un festin.

théodolite n. m. Instrument dont on se sert en géodésie, soit pour mesurer les angles, soit pour évaluer les distances zénithales (angles que font avec l'horizon les rayons visuels allant de l'œil del'observateuràdes points quelconques).

Théodora,

impératrice d'Orient.

née à Constantinople (527-5.8), femme de Justinien. Fille d'un eardeur d'ours à fHippodrome, elle fut actrice, et scandalisa Byzance par ses débauches avant de devenir la maîtresse, puis la femme de Justinien. Ambitieuse et avide, mais d'une intelligence supérieure et d'une grande énergie, elle fut lame du gouvernement de Justinien. Très dévouée aux monophysites, elle a été fort maltraitée par les écrivains catholiques.

Théodora, drame en cinq actes, de V. Sardou [1884 ; intéressant par le mouvement et la variété de l'intrigue et la fidélité de la mise en scène. Théodora aime Andréas, qui ne la connaît que sous le nom de Myrta. Or Andréas est affilié à une conspiration qui a pour objet de renverser Justinien. Un jour, à l'hippodrome, il reconnaît sa maîtresse dans l'impératrice. Il provoque une formidable insurrection. Mais l'empereur est vainqueur et fait étrangler Théodora, qui a empoisonné Andréas en croyant lui donner un philtre d'amour.

Théodora, impératrice, femme de Théophile. Très pieuse, mais énergique, elle contint les Bulgares et les Arabes, et rétablit le culte des images.

Ttléodora, dame romaine du x* siècle. Maîtresse d'Alberic, duc de Toscane, elle gouverna Rome avec autorité et habileté de 890 à 920, et alla jusqu'à disposer de la tiare.

Théodore (sainte), vierge et martyre, décapitée à Alexandrie sous Dioclétien, vers 801. — Fête le 28 avril.

Théodore d'Amasee (saint), martyrisé a Amasée, dans le Pont, sous Galère, en 406. — Fête le 9 novembre.

Théodore saint), archevêque de Cantorbéry, né à Tarse en 602, m. en G9Û, primat de la Grande- Bretagne : il présida le concile d'Hetfield, qui fixa la doctrine de l'Eglise d'Angleterre. — Fête le 9 septembre.

Théodore I", né à Jérusalem, pape de 642 à 649. Il fit déposer Paul, patriarche de Constantinople, qui protégeait les monophysites. — Théodore II, né à Rome, pape en 898, ne régna que vingt jours.

Théodore Ier, Lascaris, fondateur de l'empire de Nicée de 1204 à 1222. Il établit son autorité sur la plus grande partie de l'Asie Mineure. — Théodore II Lascaris, empereur de Nicée de 1254 à 1258. Il battit à plusieurs reprises les Bulgares.

Théodore Studite ou de Stoudion,

moine et écrivain byzantin (759-826). Fermement attaché au culte des images, il fut mêlé de très près à la vie politique de son temps. Il institua une règle monastique très intéressante.

Théodore Ange, despote d'Epire (1214 1223) et empereur grec de Thessalonique. Il fut battu et mis à mort sur l'ordre du tsar de Bulgarie, Aven.

Théodore, baron de Neuhof, roi de Corse, né à Metz, m. à Londres (1690-1756). I.a défaite des Français à Borgo le força à quitter l'île.

Théodoret [ré] de Cyr, historien et écrivain grec ecclésiastique, né à Antioclie. Il a laissé des sermons et des lettres d'un grand intérêt pour l'histoire de son temps (vers 396-458).

ThéodoriC [rik] le Grand, roi des Ostrogoths et fondateur de leur monarchie en Italie. Prince intelligent et énergique, aidé par deux ministres de valeur, Cassiodore < t Boèce, il essaya sans succès de reconstituer l'empire d'Occident par la fusion des Romains et des Goths. Il conquit l'Italie sur Odoacre, qu'il assassina dans un festin, mais protégea l'arianisme. Son tombeau est un des monuments les plus intéressants de Ravenne (454-526).

ThéodoriC I", roi des Wisigoths d'Espagne de 419 à 451. Il combattit avec succès contre les Huns, joignit ses forces à celles d'Aétius et de Mérovée, et fut tué à la bataille des champs Catalauniques ; — Théodoric II, roi des Wisigoths d'Espagne de 453 à 4>,ii. Elève d'Avitus, sage et modéré, il conquit la Galice et le Roussillon.

Théodoricien, enne [si-in, è-ne], habitant

ou originaire de Château-Thierry : les Théodoriciens. Adj. : la population théodoricienne.

Théodoros [rots], négus d'Abyssinie, prince énergique et despotique ; vaincu par l'armée anglaise, il se donna la mort dans sa forteresse de Magdalé (1818-1868).

Théodose I" (Flavius) le Grand, empereur romain de 379 à 395, né en 346. Il remporta de grands succès contre les Goths, mais leur accorda ensuite de vastes terres. Il hâta le triomphe du christianisme sur le paganisme, et se soumit à la pénitence que lui imposa saint Ambroise à l'occasion du massacre des révoltés de Thessalonique ; mais il battit plusieurs fois les Barbares et sut retarder la chute de l'empire romain. C'était un législateur

Médaille

de Théodose 1".

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