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Fête le

éminent, et ses lois sont empreintes d'un réel esprit d'humanité. Il laissa l'empire aux mains trop jeunes de ses deux fils Arcadius et Honorius;. — Tuéodose II le Jeune, fils d'Arcadius et petit-fils du précèdent, empereur d'Orient de 408 à 450, auteur du code Théodosien ; — Théodose III, empereur grec de 715 à 717. Il fut détrôné par Léon l'Isaurien, et se retira au monastère d'Ephèsc.

Théodose (saint) le Cénabiarque, supérieur des cénobites de la Palestine, né à Marisse 11 janvier.

Théodose, comte et général romain, père de l'empereur Théodose le Grand, m. en 376; il soumit les Pietés et les Scots, puis la Mauritanie. L'empereur Valens le soupçonna de vouloir se rendre indépendant et le fit mettre à mort.

ThéodOSia, impératrice byzantine, femme de Léon l'Arménien, qui régna de 813 à 809.

théodosien, enne [zi-in, è-ne] adj. Code théodosien. V. ci-dessous.

Théodosien (Code). Rédigé par ordre de Théodose II le Jeune, il contenait les constitutions des empereurs chrétiens de l'an 312 à 438. Il fut rendu applicable dans la Gaule romaine.

Théodote, précepteur, puis ministre du roi d'Egypte Ptolémée Dionysos. C'est lui qui l'engagea à faire périr Pompée. César, auquel il porta la tête de son rival, le fit mettre à mort.

théodotien [ti-in] n. m. Sectateur de Théodote de Byzance, hérélique du ne siècle.

Théognis [ogh-niss] de Mégare. poète grec, auteur d'élégies et de poésies gnomiques. Ses vers, d'un style très énergique, sont d'une inspiration mélancolique et pessimiste. Il appartenait au parti aristocratique et fut exilé par le parti démocratique. (vie s. av. J.-C.t.

théogonie [ni] n. f. (du gr. theos, dieu, et gonos, génération). Généalogie et filiation des dieux. Ensemble des divinités dont le culte forme le système religieux d'un peuple polythéiste : la théogonie des Indiens.

Théogonie, poème attribué, sans doute à tort, à Hésiode, sur la généalogie des dieux (ix« s. av. J.-C). C'est la principale source de la mythologie grecque. La Théogonie n'est pas dépourvue d'intérêt littéraire, à cause de la beauté des descriptions et des épisodes qu'elle contient.

théogonique adj. Qui a rapport à la théogonie : les légendes théogonigues d'ilésiode.

théOgoniste [nis-te] n. m. Celui qui s'occupe de théogonie.

théologal, 6, aux adj. (du lat. theologus, théologien). Qui a rapport à la théologie. Vertus théologales, les trois vertus qui ont principalement Dieu pour objet : foi, espérance et charité. N. m. Chanoine institué dans le chapitre d'une cathédrale pour enseigner la théologie. N. f. Charge, dignité de théologal.

théologalement [man] adv. Avec la gravité du théologal.

théologastre [ghas-tre] n. m. Mauvais théologien.

théolOgiCO-politique adj. Qui a rapport à la fois à la religion et à la politique.

théologie fjï] n. f.(du gr. theos, dieu, et logos, discours). Science de la religion des choses divines : la théologie catholique. Doctrine théologique : la théologie de Bossuet. Ouvrage, traité théologique : la Théologie de Dellarmin. Cours d'études théologiques : faire sa théologie. Théologie naturelle, science de Dieu sans le secours de la Révélation.

Syn. THÉODICÉE.

— Encycl. La théologie comprend plusieurs branches : dogmatique, elle définit et démontre les vérités à croire; wtora/e, elle enseigne les choses à pratiquer; ascétique, elle décrit les passions, les vertus et les vices et les moyens de conformer sa vie avec les préceptes évangéliques; mystique, elle étudie les voies par lesquelles l'âme s'unit intimement à Dieu; scolaslique, elle applique la raison philosophique aux données de la toi. Il faut distinguer dans la théologie deux éléments principaux dont l'autorité est différente : les vérités dogmatiques qu'elle expose et les explications qu'elle en donne.

théologien [ji-in] n. m. Qui sait la théologie ou qui écrit sur cette scipnee : saint Thomas reste le plus grand des théologiens catholiques du moyen âge. Elevé de théologie.

théologique adj. Qui concerne la théologie, Péché théologique, transgression libre d une loi divine et connue comme telle. (S'oppose à péché philosophique ou moral.)

théologiquement [ke-man] adv. Selon les

principes théologiques.

théologiser [zé] v. n. Raisonner de matières théologiques. Apprendre la théologie.

théologisme [jis-me] n. m. Abus de la théologie, des discussions théologiques.

théologoumène n. m. Notion ou principe théologique. (Rare.)

théomancie [si] n. f. (du er. theos, dieu, et manteia, divination). Art divinatoire dans lequel le prophète est inspiré par la divinité.

théomancien, enne [si-in, ène] n. Personne qui pratique la théomancie.

théomaniaque n. Personne atteinte de théomanie.

théomanie n. f. du gr. theos, dieu, et mania,

manie). Folie qui consiste a se croire dieu.

théomythie Ut] n. f. (du gr. theos, dieu, et muthos, mythe). Système des mythes antiques conservés par tradition.

théomythique adj. Qui appartient à la théomythie.

théomythologie n. f. Science ou traité des mythes païens.

théomythologique adj. Relatif à la théomythologie.

Théon d'Alexandrie, mathématicien et astronome grec du iv« siècle, un des continuateurs de Ptolémée.

THÉ

théopaschite [pas-ki-te] n. m. (du gr. theos, dieu, et paskhem, souffrir). Membre d'une secte qui affirmait que Jésus avait souffert comme Dieu. -<

théopée [pi] n. f. (gr. theopoiia, de theos, Sieu, et poiein, faire). Science spéciale qui avait pour objet d'obliger les dieux à venir habiter leurs statues, lorsqu'elles étaient consacrées par les cérémonies du rit.

théophage n. (du gr. theos. dieu, et phagein, manger). Personne qui mange Dieu. Surnom donné par les protestants aux catholiques a cause de la communion.

théophanie [ni] n. f. (du gr. theos, dieu,, et phainein, apparaître). Apparition, révélation d'une divinité chez les Grecs. Ancien nom de l'Epiphanie chez les chrétiens.

Théophano, impératrice byzantine (x« s.). Fille d'un cabaretier, elle sut se faire épouser par Romain et monta sur le trône avec lui (959). Veuve, elle se remaria avec Nicéphore Thocas, mais aida son amant Jean Tzimiscès à l'assassiner (969). Elle ne pul se faire épouser par le nouvel empereur et fut exilée.

Théophano, impératrice d'Allemagne (958- 991), nièce de Jean Tzimiscès ou fille du basileus Romain II. Elle épousa Otton II, qui devint empereur d'Allemagne et, après la mort de son mari, fut régente pour son fils Otton 111. Elle conserva Rome à l'autorité impériale.

théophilanthrope n. m. Partisan ou adepte de la philanthropie.

— Encycl. Imbus de la philosophie du xvmc siècle, du déisme de Voltaire et des idées de J.-J. Rousseau sur le rôle nécessaire de la religion dans l'Etat, les théophilanthropes pensaient que la croyance en Dieu est indispensable au maintien de la morale privée comme de l'ordre public. Le Directoire leur accorda la plupart des églises de Paris, dont l'usage leur fut enlevé en 1801.

théophilanthropie [pfl n. f. (du gr. theos,

dieu, pliuein, aimer, et anthrôpos, homme). Sous le Directoire, doctrine philosophique fondée sur la croyance en Dieu sans culte.

théophilanthropique adj. Qui a rapport à la thèophilanthropie.

théophilanthropisme n. m. Syn. de théophilanthropie.

Théophile (saint), évêque d'Antioche et l'un des Pères de l'Eglise, auteur d'une Apologie, mort en 190. Fête le 29 décembre.

Théophile, jurisconsulte grec, m. à Constantinople en 536. Il fut l'un des rédacteurs des Institutes de Justinien.

Théophile, personnage fameux des légendes du moyen âge, économe de l'église d'Adana en Cilicie vers 5a8. Privé de ses dignités, il signa une cédule par laquelle il donnait son âme au démon. Mais, plein de remords, il implora la Vierge qui lui rendit sa cédule. Cette histoire a été mise à la scène par Rutebœuf dans un Miracle, et représentée sur de nombreux vitraux.

Théophile, empereur byzantin (829-812), fils de Michel II. Son administration intérieure fut remarquable et il signa une paix honorable avec les khalifes.

Théophile de Viau. v. Viau.

théophobe n et adj. Se dit d'une personne atteinte de théophobie.

théophobie n. f. (du gr. theos, dieu, et phobos, crainte). Horreur de Dieu, de l'idée de Dieu.

théophobique adj. Relatif à la théophobie.

Théophraste (de son vrai nom Tyrtamos, surnommé Thèophraslos (le divin parleur"]), philosophe grec, né à Eresos, dans l'île de Lesbos , m. à Athènes (vers 372-287). Il succéda à Aristote dans la direction du Lycée ; auteur des Caractères, d'une observation un peu superficielle, mais spirituelle et pittoresque.

Il a également écrit de grands ouvrages scientifiques sur les plantes.

Théophylacte Simo-

catta , historien byzantin du vu siècle : il a laissé des Lettres et une Histoire du règne de l'empereur Maurice.

théopneustie [pneus-ti]

n. f. (dugr- theos, dieu, et pneustos, inspiré). Théol. Inspiration divine des Ecritures. Plus souvent, théorie étroite suivant laquelle Dieu aurait inspiré aux auteurs bibliques tous les mots comme toutes les idées.

Théopompe, roi de Sparte (vm« s. av. J.-C), à qui serait due l'institution des éphores. Il fut pris et tué au cours des guerres contre la Messénie.

Théopompe, orateur et historien grec, né h Chio, auteur d'une Histoire hellénique et d'une Histoire philippique (ive s. av. J.-C), dont il ne reste que des fragments. On reconnaît à Théopompe une grande érudition, un style énergique et une certaine indépendance d'esprit.

théorbe n. m. V. téorbe.

théore n. m. (du gr. théoros, spectateur). Antiq. gr. Spectateur des jeux publics. Député qui représentait un Etat grec aux grands jeux d'Olympie, de Delphes, de Corinthe, d'Athènes, de Délos. Député d'un Etat, chargé de consulter un oracle ou de présenter des offrandes. Ambassadeur, magistrats de certaines cités grecques.

théorème n. m. (gr. théôrCma; de theorein, examiner). Proposition qui doit être démontrée : la géométrie s'enseigne sous forme de théorèmes.

théorétique adj. Syn. de théorique.

théoricien, enne [si-in. è-ne] n. Qui connaît les principes, la théorie d'un art : les théoriciens de la musique ne sont pas forcément de grands compositeurs.

théoricon n. m. (m. gr. dérivé de théôros, spectateur). Antig. gr. Indemnité accordée aux citoyens pauvres pour leur permettre d'assister aux spectacles ou aux fêtes. Fonds publics affectés à ces dispenses.

;'meWant#j

Théuphr

THE

théorie [rt] n. f. (gr. tkeârla; de theôrein, considérer). Connaissance spéculative, puremenl rationnelle. (S'oppose à pratique et à spéculation.) Opinions systématisées : théories politiques. Ensemble de connaissances, donnant l'explication cou d'un certain ordre de faits : théorie de la chaleur. 1/7 milit. Développement des principes de la mam. nvre : apprendre sa théorie. Livre qui contient irs principes : égarer sa théorie.

théorie [r{] n. f. (du gr. thedria, procession). Antiq. Ambassade sacrée, envoyée par un Etat grec peur le représenter dans de grands jeux, consulter un oracle, porter des offrandes, etc. Par eitens. signif. auj. Ensemble de personnes s 'avançant proecssionncllemcnt.

théorique adj. Qui appartient à la théorie : celte discussion n'o/fre qu'un intérêt théorique. Antiq. gr. Impôt théorique, Impôt dont le produit était versé dans la cais.se des théâtres.

théoriquement [Ite-man] adv. D'une mauii'i'f théorique.

théoriser [se] v. a. Mettre en théorie. V. n. Créer des théories.

théoriste [ris-te] n. Personne qui fait des théories.

théosophe [o-so-fc] n. m. Partisan de la théosophie, sorte d'illuminé.

théOSOphie [o-SO-fC] n. f. (gr. theos, dieu, et sophia, sagesse). Illuminisme ; doctrine religieuse, qui a pour objet la connaissance de Dieu révélée par la nature et l'élévation de l'esprit jusqu'à l'union avec la Divinité.

— Encycl La thésophie est distincte de la théologie et du mysticisme. La théologie se définit : science de Dieu ; la théosophie se donne comme une doctrine inspirée par Dieu. De même que le mysticisme, la théosophie a pour principe l'intuition directe et 1' « illumination », mais la théosophie se distingue du mysticisme par un appel assez incohérent à diverses sources de connaissances (alchimie, visions, etc.) ; d'où le discrédit jeté sur la théosophie et les théosophes. Les théosophes les plus illlustres furent Jacques Bcehme, Valentin, Weigel, Swedenborg, Œtinger, Saint-Martin, Baader.

théOSOphique [so] adj. Qui a rapport à la théosophie et aux théosophes.

théOSOphisme [/is-r»e] n. m. Doctrine théosophique. Nom donné par Kant au système des philosophes qui croient voir tout en Dieu.

ThéOt [té-o] (Catherine), visionnaire française, née à Barenton (Manche), m. à Paris (1116-1794). Elle joua un certain rôle sous la Révolution. Elle avait salué Robespierre comme le « vrai Messie », ce qui contribua à compromettre le tyran démagogue aux yeux de la foule.

théotisme [tis-me] n. m. Doctrine de la visionnaire Catherine Théot.

théotisque [tis-ke] adj. (lat. theotiscus). Se dit du tudesque ou ancien allemand : la langue théotisque. N. m. Le théotisque, l'ancien allemand.

TheotOCOpuli (Domenico), dit el Greco, peintre d'origine grecque, né probablement dans l'île de Crète vers 1548, m. en 1G25. 11 se forma à Venise, mais vécut et travailla surtout en Espagne. Son coloris est austère, chargé de blanc et de noir, son dessin émacié (Partage de la sainte tunique, le Martyr de saint Maurice, l'Enterrement du comte d Orgaz).

ThéOtokiS (Georges-Nicolas), homme d'Etat grec, né à Corfou en 1847, un des plus remarquables lieutenants de Tricoupis, qu'il remplaça à la tête du parti lors de la mort de ce ministre (1896). Sa politique de conciliation, pendant la crise gréco-turque ( 1897 ) s'opposa à la politique belliqueuse de Delyanni. Il s'entendit avec la Turquie contre les Bulgares en Macédoine. Son administration intérieure fut active et sage.

thèque n. f. (du gr. thèkè, coffre). Cellule à l'intérieur de laquelle se forment les spores des champignons ascomycètes.

thèque n. f. Jeu de balle désigné plus spécialement sous le nom de « balle au camp ».

Thera, v. de l'archipel de Santorin, sur le rivage ouest de la principale ile ; 4.300 h. Vins.

Thérain [ rin] (le), riv. de France, qui naît dans le pays de Bray, arrose Beauvais et se réunit à l'Oise (r. dr.), près de Creil ; 86 kii.

Théramène, homme d'Etat athénien, orateur éloquent et instruit mais caractère versatile, né à Céos. Il contribua, en 411, à renverser le régime démocratique à Athènes, et fut au nombre des Trente tyrans ; mais, accusé de trahison par Critias, il fut condamné à boire la ciguë, en 403.

Théramène, gouverneurd'Hippolyte, personnage de Phèdre, tragédie de Racine, resté proverbial pour son récit trop ingénieux de la mort d'Hippolyte.

thérapeute n. m. (gr. thérapeutes; de therapeuein, soigner). Nom donné à des moines juifs répandus en Egypte et qui se rattachaient vraisemblablement à la secte des esséniens. N. Celui, celle qui applique rationnellement les données de la thérapeutique.

thérapeutique adj. (du gr. therapeucin. soigner). Relatif au traitement des maladies : agent thérapeutique. N. f. Partie de la médecine qui enseigne la manière de traiter les maladies.

thérapeutiquement [ke-man] adv. Au point de vue de la guérison du malade.

thérapeutisme [tis-me] n. m. Doctrine qui donne à la thérapeutique une importance supérieure à celle de l'hygiène.

thérapeutiSte [tis-te] n. m. Celui qui se livre spécialement à la thérapeutique.

Thérésa (Emma Valadon, dite) , chanteuse française, née à La Bazoche-Gouet (Eure-et-Loir) en 1837. Elle obtint un vif succès à l'Alcazar dans le répertoire des chansons burlesques.

thérèse [rè-ze] n. f. Sorte d'ancienne coiffure de femme.

Thérèse (sainte), de la famille de Cepeda, réformatrice du Carmel, née à Avila (Espagne), m. au couvent d'Albe (1515-1582), célèbre par ses visions, ses extases, son mysticisme et aussi par son intelligence organisatrice. La réforme qu'elle introduisit dans les Carmels d'Espagne fut adoptée par la

plupart des carmélites du monde entier. On lui doit une intéressante Vie, écrite par elle-même, des Constitutions, et des écrits remplis d'effusions lyriques : I' ' hemin de la perfection, le Château de L'âme. Elle est regardée comme un des meilleurs écrivains de l'Espagne. L'Eglise l'a surnommée la Vierge siraphique. Fête le 15 octobre.

Thérèse (ordre de), ordre bavarois, institué en 1827 par la reine Thérèse de Bavière , en faveur des dames de la noblesse. Ruban blanc à liséré bleu clair.

Thérèse Raquin, roman d'Emile Zola (1867). Thérèse Raquin a épousé son cousin Camille, fils de sa tante Raquin. Avec son amant Laurent, elle noie son mari. Les deux complices s'épousent. Le remords les poursuit. Ils s'accusent réciproquement devant la tante Raquin, para- r lysée et muette. Enfin ils s'empoi- re "" ""■•*'■

sonnent De ce roman, d'un réalisme vigoureux, souvent brutal, l'auteur a tiré une pièce représentée en

thériacal, e, aux adj. De la nature de la thériaque.

thériaque n. f. (gr. thèriakè; de thêr. bête sauvage, la thériaque passant jadis pour guérir la morsure des bêtes sauvages). Médicament opiacé, très compliqué, dont on attribue l'invention à Mithridate, et qui a subi de nombreuses modifications dans le cours des âges et dans lei diverses pharmacopées.

— Encycl. Des soixante substances que doit renfermer la thériaque, d'après le Codex, elle n'en contient que 20,10 et même trois ou quatre dans les divers pharmacopées qui l'ont maintenue. La thériaque française contient une soixantaine de produits mis en pâte à l'aide de miel et de vin de grenache. Elle doit son action à l'extrait d'opium, dont elle contient environ 25 milligrammes par 4 grammes.

théridion n- m. Genre d'arachnides, renfermant des araignées de taille médiocre, qui font leur toile dans les trous des vieux murs ou sur les plantes, dans toutes les parties du monde.

the right man in the right place [ze ra-W man' in' ze ra-it' pth-se] loc. angl. signif : [homme qu'il faut dans la place qu'il faut, et qu'on applique à tout homme qui convient tout à fait à l'emploi auquel on le destine.

Thermaïque (golfe), anc. nom du golfe de Salonique.

thermal, e, aux [ter] adj. (de thermes). Se dit des eaux minérales chaudes : les eaux thermales sont surtout employées dans le traitement des maladies chroniques.

thermalisme [tèr-ma-lis-me] n. m. Etat de thermalité des sources.

thermalité [ter] n. f. Nature, qualité des eaux thermales.

thermantique [ter] adj. (du gr. thermainein,

échauffer). Méd. Se dit parfois des substances échauffantes.

thermes [ter-me] n. m. pi. (lat. thermie; du gr. thermos, chaud). Bains publics des anciens Romains: les thermes de Pompéi. Etablissement où l'on prend des eaux médicinales chaudes : te thermes de Luchon.

— Encycl. Dans la Grèce ancienne, les bains étaient joints aux gymnases. A Rome, les bains turent d'abord privés et d'une grande simplicité. Puis furent créés pour le peuple des bains publics, qui devinrent bientôt des établissements permanents et somptueux. Bâtis sur un plan à peu près uniforme, ils ne différaient guère que par le luxe et les dimensions. Les principales salles des thermes anciens étaient le frigidarium, le tepidarium, le laconicum.

Thermes (palais des), dont les ruines subsistent encore à Paris, boulevard Saint-Michel. C'était un sompteux établissement de bains publics, fondé probablement par l'empereur Constance Chlore. La magnifique salle voûtée était, croit-on, le frigidarium. Il fut habité par l'empereur Julien et les rois de France de la I" et de la II» dynastie. V. Cluny.

Thermes (Paul de La Barthe, seigneur de), maréchal de France, né dans le Couserans, m. à Paris. Il défendit en 1550 Parme contre les Impériaux, mais perdit en 1358 la bataille de Gravelines (1482- 1532).

thermesthésie [tèr-mès-té-zî] ou thermo-

esthesie n. f. (du gr. thermos, chaud, etaislhésis, sensation). Sensibilité aux variations de la température, dont la recherche est importante dans certaines affections nerveuses.

thermesthésique [ter, zi-ké] adj. Se dit des régions du corps particulièrement sensibles aux écarts de température ou, plus exactement, aux variations du rayonnement calorifique.

thermiatne [ter, tri] n. f. (du gr. thermos. chaud, et iatreia, médecine). Partie de la thérapeutique qui a pour objet les eaux thermales.

thermidor [ter] n. m. (du gr. thermê, chaleur, et dôron, don). Onzième mois de l'année républicaine, en France (du 20 juillet au 18 août).

Thermidor (Notre-Dame de), nom donné à Mme Tallien, à cause de son rôle dans les derniers mois de la dictature de Robespierre.

Thermidor (journée du 9) [27 juillet 1794], jour où Robespierre, malgré l'appui des sections et de la Commune de Paris, fut renversé par la Convention, à l'instigation de Tallien, Billaud-Varennes et Legendre : ce fut la"fin de la Terreur. Robespierre et ses amis (Couthon, Saint-Just, etc.), mis hors la loi, furent exécutés le lendemain.

thermidorien, ennne[«èr, ri-in, è-ne]adj.

Qui a rapport aux événements du 9 thermidor an II. N. m. Nom donné aux instigateurs et aux auteurs des événements du 9-Thermidor.

thermique [ter] adj. Qui a rapport à la chaleur : variations thermiques.

thermite [ter] n. f. Mélange métallique à base d'aluminium employé à la soudure des métaux.

thermo [ter] (du gr. thermos, chaud), préfixe qui indique la chaleur.

thermo-anesthésie n. f. Abolition du sens thermique.

Thermocautère : 1. Appareil monté; 2. Lampe chauffante.

THE

thermo oaromètre n. m. Instrument donnant à la fois des indications barométriques et thermomélriquc8.

thermobarométrique adj. Qui concerne le thermobaromètre : indications thermobai triques.

thermocautère . ko a. m. Cautère de

platine, maintenu incandescent par un courant d'air carburé.

— Encycl. Le thermocautère fut créé en 1873, par le Dr Paquelin et perfectionné en 1891. 11 est fjndé sur la propriété qu'a le Dlatine de s'échauffer en condensan t certains gaz ou vapeurs, en particulier les carbures volatils de l'essence minérale.

lise compose :

1» du cautère ou foyer, qui estun manchon de platine fermé à un bout et ouvert à l'autre, où pénètre un tube métallique qui se fixe sur un manchon creux; 2» du carburateur, récipient où l'on met l'essence; 3» d'une soufflerie formée d'une double poire en caoutchouc ; les trois parties sont reliées par des tubes en caoutchouc.

Après avoir préalablement chauffé le manchon, on actionne la soufflerie pour entretenir un courant d'air carburé, qui maintient le manchon à l'incandescence.

Le thermocautère se prête à une multitude d'usages; il sert à cautériser les plaies, à assurer l'hémotase, à pratiquer des pointes de feu, etc.

thermochimie [ter, mî] n. f. (préf. thermo, et chimie). Partie de la science chimique qui s'occupe des quantités de chaleur mises en jeu par les combinaisons.

— Encycl. C'est à Berthelot que l'on doit les principes fondamentaux relatifs à la thermochimie. Les corps sont, en général, formés avec émission de chaleur (formation exothermique) ; leurs décompositions nécessitent l'absorption d'une quantité de chaleur égale à celle dégagée lors de la formation, pourvu que les états initiaux et finals soient identiques (décomposition endothermique). Pour certains composés, c'est le contraire, c'est-à-dire que leur formation se fait avec absorption de chaleur et leur décomposition avec dégagement de chaleur ; ce sont des corps très instables, presque tous des explosifs.

thermochimique [ter] adj. Qui se rapporte à la thermochimie.

thermochroïque [lir-mo-kro-i-ke] adj. Se dit de certains rayons calorifiques, qui sont absorbés comme les rayons colorés.

thermOChrose [tir-mo-krô-ze] n. f. (préf. thermo, et gr. khrôsis. coloration). Propriété d'un rayon coloré plus ou moins transmissible à travers une substance diathermane.

thermodiffusif, ive [ter-mo-di-fu-zif\ adj.

Qui produit la diffusion par la chaleur.

thermodiffusion [tèr-mo-di-fu-zi-on] n. f.

Diffusion par la chaleur.

Thermodon (le), riv. du Pont, sur les bords de laquelle la tradition fait vivre les Amazones.

thermodynamique [ter] n. f. (préf. thermo,

et dynamique:. Partie de la physique qui traite des relations existant entre les phénomènes mécaniques et calorifiques.

— Encycl. La thermodynamique repose entièrement sur deux principes : 1° Le principe de l'équivalence, qui s'énonce ainsi : quel que soit le système employé pour transformer le travail en chaleur ou la chaleur en travail, il existe un rapport constant entre la quantité de travail et la quantité de chaleur qui interviennent dans une série quelconque de transformations si l'état final du système est identique à l'état initial. Ce rapport constant est l'équivalent mécanique de la chaleur ; 2» le principe de Carnet, que l'on peut énoncer ainsi : une machine thermique ne peut fonctionner sans chute de température, c'est-à-dire sans qu'il passe de la chaleur d'une source chaude sur une source froide.

thermo-électricité n. f Electricité dont le développement est produit par la chaleur.

thermo-électrique adj. De la nature de la thermo-électricité. Pince thermo-électrique, thermomètre particulier, basé sur la production d'un courant lorsque dans un circuit se trouvent deux soudures portées à des températures différentes.

thermo - galvanomètre n. m. Appareil

destiné à mesurer la chaleur rayonnante.

thermogène [ter] adj. (préf. thermo, et gr. gennân, engendrer). Qui engendre la chaleur. N. m. Appareil destiné à produire de la chaleur.

thermogénèse [fèr-»io, nè-ze] n. f. Production de la chaleur physiologique.

thermogénie [1er, ni] n. f. Production de la chaleur.

thermogénose [ter, nô-ze] n. f. Maladie caractérisée par une brusque élévation de température, et qui est due en général à une auto-intoxication d'origine alimentaire.

thermographe [ter] n. m. (préf. thermo, et gr. graphein, écrire). Instrument qui sert à mesurer les variations de la température et la durée de ces variations, en un point quelconque du corps.

thermographie [ter, fi] n. f. Emploi du thermographe.

thermographique [tir] adj. Qui concerna la thermographie ou le thermographe.

thermolampe [tèr-mo-lan-pe] n. m. (préf.

thermo, et lampe). Phys. Appareil inventé par Philippe Lebon, et qui permettait d'utiliser pour produire la lumière et la chaleur le gaz obtenu par distillation sèche de bûches de bois.

THE

thermologie [ter, f(\ n. t. (préf. thermo, et gr. iogos, discours). Partie de la physique relative à la chaleur.

thermologique [ter] adj. Qui a rapport à la thermologie.

thermomagnétique (<?/•] adj. Qui se rapporte au thermoniagnétisme.

thermomagriétisme [ter, tis-me] n. m. Magnétisme développé par la chaleur.

thermonianomètre [ter] n. m. Appareil qui

a été employé pour mesurer la tension de la vapeur dans les chaudières des machines à vapeur.

thermomécanique [ter] adj. (préf. thermo. et mécanique)- Qui a rapport à la mécauiqne du calorique. N. f. Mécanique du calorique.

thermomètre [ter] n. m. (préf. thermo, et tnetron, mesure). Instrument qui sert à marquer les changements de température. Thermomètre centigrade, celui qui comprend 100 divisions entre la division 0 correspondant à la température de la glace fondante et la division 100, qui correspond à la température de la vapeur d'eau bouillante. Thermomètre Réaumur, celui qui comprend 80 divisions entre celles qui correspondent aux températures de

Thermomètre : 1. D'appartement : 2. De baiu ; 3. DilTérenliel ; 4> A maxima et mmima ; o. Piquet, pour la culture.

la glace fondante et de la vapeur d'eau bouillante. Thermomètre Fahrenheit, celui qui comprend 180 divisions entre la division 32, qui correspond à la température de la glace fondante et la division 212, qui correspond à la température de la vapeur d'eau bouillante. Thermomètre enregistreur, appareil qui marque sur une feuille de papier les variations thermométriques. Thermomètre a maxima, celui qui indique la température maximum à laquelle il se trouve porté pendant un temps déterminé. Thermomètre à minima, celui qui indique la température minimum à laquelle il se trouve porté.

— Enctcl. Toute variation d'une propriété des corps sous l'influence de la chaleur peut donner lieu à une méthode de mesure des températures, par suite à un thermomètre. Les thermomètres employés couramment sont basés sur la dilatation des liquides sous l'action de la chaleur ; le plus précis est le thermomètre à mercure. Tous ces thermomètres se composent d'un réservoir de verre, auquel est soudé un tube capillaire. Ce dernier, avant l'introduction du mercure, était soudé à une ampoule de verre servant au remplissage. Après le remplissage, l'ampoule a été détachée à la lampe et le tube fermé. Le thermomètre est généralement fixé sur une tablette de bois ou de métal, où se trouve indiquée la graduation ; cette graduation peut d'ailleurs être gravée directement sur le tube.

Pour établir l'échelle de graduation, on plonge le thermomètre dans la glace fondante et au point où s'arrête dans le tube la colonne de mercure, on marque J ; le thermomètre est ensuite placé dans la vapeur d'eau bouillante à la pression de 760mm et au point où s'arrête dans le tube la colonne du mercure, on marque 100; on divise l'intervalle de 0 à 100 en cent parties égales, et on prolonge la division de part et d'autre. Chaque division correspond à un degré, et les divisions au-dessous de zéro sont comptées négativement. Cette échelle ost dite centigrade. On fabrique aussi quelquefois des échelles dites Réaumur, où le zéro correspond aussi à la températur: de la glace fondante, mais où l'on a marqué 80° pour la température de la vapeur d'eau bouillante. Enfin, en Angleterre, on emploie l'échelle Fahrenheit, dans laquelle la division 32 correspond au 3 centigrade, et la division 212 a 100» centigrade.

Parmi les liquides employés pour les thermomètres, le meilleur, avons-nous dit, est le mercure ; parmi les avantages qu'il présente sur les autres, citons sa dilatation très régulière, la facilité avec laquelle, étant bon conducteur, il se met en équilibre de température avec le milieu ambiant. Il a cependant l'inconvénient de ne pas pouvoir servir au-dessous d- — 38°8, qui est sa température de solilication ; si l'on a à mesurer de telles températures, on se sert d'un autre liquide, alcool, toluène, éthers de pétrole.

Lorsqu'on veut avoir des températures d'une façon plus précise, on utilise des thermomètres à gaz; dans ces instruments, la dilatation de l'enveloppe est très faible, par rapport à celle du gaz, de sorte que les irrégularités de sa dilatation sont négligeables. Mais ces thermomètres sont d'une manipulation délicate et nécessitent des mains expérimentées ; aussi ne les emploie-t-on presque exclusivement que dans les cabinets de physique.

Parmi les thermomètres à maxima et minima, citons celui de Lix et Belloni : il se compose d'un réservoir à alcool communiquant avec un tube en Ll fin, contenant une colonne de mercure ; lorsque l'alcool se dilate, le mercure pousse un index d'émail jusqu'au point correspondant à la température maximum; l'alcool, au contraire, se contractant, le mercure pousse un index jusqu'au point correspondant à la température minimum. Ces index contiennent un morceau de fer doux, qui, au moyen d'un aimant, permet de les ramener au contact du mercure.

On utilise aussi la dilatation des solides, mais pour la mesure des hautes températures seulement, et les appareils employés sont désignés plus généralement sous le nom de pyromitres.

thermométrie -ter, tri] n. f. Mesure de la chaleur.

Thermoscope.

thermométrique [ter] adj. Qui a rapport au thermomètre ; échelle thermométrique.

thermomètrographe [ter] n. m. Thermomètre enregistreur.

thermomultiplicateur [ter] n. m. Appareil employé en physique pour étudier la chaleur rayonnante.

thermopalpatiOll [ter, si-on] n. f. Méthode de palpation Dasée sur la différence des sensations thermiques.

thermophile [ter] adj. (préf. thermo, et gr. pliilos, ami). Se dit des micro-organismes, qui sont capables de vivre et de se développer à une température supérieure à celle que peuvent supporter les autres êtres vivants.

thermophobie [tir, bi] n. f. (préf. thermo, et

gr. phobos, crainte;. Peur morbide (le la chaleur.

thermophoilique [tir] adj. (préf. thernw, et gr. phônê, son). Se dit des appareils produisant des sons par l'action de la chaleur.

thermophysiologie [ter, zi-o, ji] n. f. Partie de la physiologie, qui s'occupe des causes ctd<-s conditions de production de chaleur par les organismes vivants et des influences que peuvent exercer les modifications de la température ambiante.

Thermopyles (les) ou les Portes-Chaudrs, célèbre défilé de la Thessalie, entre le mont Anopée et le golfe Maliaque, où Léonidas, avec trois cents Spartiates, essaya d'arrêter l'armée entière de Xerxès. Celui-ci, ne pouvant s'imaginer que cette poignée d'hommes eût la prétention de lui disputer le passage, écrivit à Léonidas une lettre qui ne contenait que ces mots : « Rends tes armes. » Le Spartiate écrivit au-dessous : « Viens les prendre. » Mais un traître, Ephialte, indiqua aux Perses un sentier qui permettait de contourner le mont Anopée. Léonidas, voyant qu'il était impossible d'échapper à la mort, invita ses compagnons à un repas frugal, en ajoutant : « Ce soir nous souperons chez Pluton. »

thermorégulateur [ter] n. m. Appareil au moyen duquel on règle la chaleur ou tout au moins ses effets dans les fourneaux sécheurs. Régulateur de chaleur, en général.

thermorégulation [ter, si-on] n. f. Ensemble des moyens synergiques dont disposent les organismes homothermes pour lutter contre les écarts de température.

thermorhéostat [lèr-mo-ré-os-ta] n. m. Sorte de thermorégulateur.

thermoscope [tèr-mos-ko-i>e] n. m. (préf. thermo, et gr. skopein, observer). Sorte de thermomètre à air, servant à étudier les différences de température entre deux milieux.

— Encycl. Divers appareils ont reçu le nom de thermoscopes. Celui dont on se sert pour étudier la chaleur rayonnante se compose d'un tube de verre terminé par deux boules remplies d'air. Le tube renferme une goutte de liqueur colorée servant d'index, et qui se déplace si l'eau des boules est plus chaude que l'autre. L'instrument est très sensible.

thermoSCOpie [tbr-mo&-ho-pf] n. f. (de thermoscope). Mesure de la chaleur.

thermoSCOpiquC [tér-mos-ko] adj. Qui a rapport à la thermoscopie,

thermOSe [tèr-mô-ze] n. f. (du gr. thermos, chaud). Modification quantitative d'un réflexe non nerveux déterminée par la chaleur.

thermosiphon [ter] n. m. Appareil destiné au chauffage par la circulation d'eau chaude. (Le récipient A est placé sur un fourneau ; l'eau échauffée s'élève dans le tube B, poussant devant elle l'eau contenue dans les tuyaux C, D. E. Un mouvement circulatoire s'établit : l'eau chaude sort de la chaudière et l'eau froide y revient.)

thermOSta- Thermosiphon.

bile tèr-mos-ta] adj. Se dit des substances sensibilisatrice», des sérums antimicrobiens, qui résistent à la chaleur.

thermosy Stallisme c tèr-mo-sis-ta-lis-me ] n. m. Propriété que possèdent les muscles de se contracter sous l'influence d'une variation de température.

thermotaxie [tèr-mo-tak-si] n. f. (préf. thermo, et gr. taxis, arrangement). Déplacement réactionnel, qu'exécute le protoplasme sous l'influence de la chaleur.

thermothérapie [tir-mo, pi] n. f. ,Préf.

thermo, etgr. therapeia, traitement). Traitement des maladies par la chaleur.

thermotropisme (tèr-mo-tro-pis-mej n. m.

(prêt, thermo, et gr. tropos, action de tourner). Influence que la chaleur exerce sur le protoplasme des éléments tissulaires et spécialement sur la direction ou le sens de la croissance des tissus en développement.

Théroigne de Méricourt (Anne -Joseph

Terwaone, dite), héroïne de la Révolution, née à Marcour (Luxembourg belge), m. à Paris (1762-1817). Elle participa aux premières journées révolutionnaires, à la prise de la Bastille et à la journée du 10-Août, où elle fit assassiner le journaliste royaliste Suleau, qui avait raillé son enthousiasme. On l'avait surnommée l'Amazone de la liberté. Mais bientôt elle fut dépassée en violence par les poissardes, qui, un jour, la fouettèrent sur la terrasse des Feuillants- Elle mourut folle a la Salpêtrière. Elle a inspiré à Paul Hervieu un drame en six actes 1 1902).

Thérouanne, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 11 kil.de Saint-Omer, sur la Lys; 1.030 h. Autrefois placeforte, prise et détruitepar Charles-Quinten t.iS:j.

Théroulde, personnage du xu' siècle, auteur présumé et, du reste, totalement inconnu, de la Chanson de Roland-

Thersite, personnage de V Iliade, type de la lâcheté insolente. Il était louche et boiteux ; il eut l'im-

THÉ

prudence de railler Achille pleurant la mort de l'amazone Penthésilée : le héros le tua d'un coup de poing.

thésaurisation [zô-ri-xa-ai-on] n. f. Action de thésauriser.

thésauriser [zô-ri-zé] v. n.(lat. thesaurisare; du gr. thesauros, trésor). Amasser de l'argent : l'avare thésaurise pour ses héritiers. Activ. ; thésauriser des capitaux.

thésauriseur, euse [zô-ri-zeur, eu-zc] n. et adj. Qui thésaurise.

thésaurus [xi-rws] n. m. (mot lat. signif. trésor; en gr. thesauros). Nom donné souvent comme litre à des recueils ou lexiques de philologie ou d'archéologie.

thèse [lè-zé] n. f. (dugr. thesis, action de poser). Proposition que l'on avance, que l'on soutient: thèse très avancée. Proposition ou ensemble de propositions que l'on soutient publiquement dans les écoles publiques, dans les universités : thèse de philosophie . Discussion publique de ces propositions : présidera une thèse. Feuille de papier, de satin, sur laquelle on imprimait autrefois les thèses. Auj. brochure, volume Imprimé servant au même usage. En thèse générale, d une façon générale. Changer de thèse, passer a un autre sujet, déplacer la question, changer d'opinion . Changer la thèse, modifier la question, l'état des choses . Philos .

Dans le système de Hegel, premier moment de la pensée qui se pose dans la thèse, s'oppose dans l'antithèse et s'absorbe dans la synthèse.

Thésée

[ lè-zé ], héros grec, fils d'Egée

Tliëste

vainqueur du Minotaure, d'après Kamey.

et roi d'Athènes, personnage à demi historique et à demi légendaire. Ses travaux ont quelque rapport avec ceux d'Hercule. Guidé dans le labyrinthe de Crète par le fil que lui avait remis Ariane, fille de Minos, il combattit et tua le Minotaure, monstre qui se nourrissait de chair humaine. Il abandonna ensuite Ariane dans l'île de Naxos et mourut après une vie extraordinairement agitée. Comme il avait offensé gravement Pluton, il fut condamné dans les Enfers à rester éternellement assis. Les historiens grecs attribuaient à Thésée la première organisation de l'Attique et la législation primitive d'Athènes.

Thésée, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Lulli (1675). Un vers en est resté fameux qu'on cite souvent par plaisanterie :

C'est ainsi qu'en partant je vous fais

[mes adieux. , .

Théséion (le), temple de Thésée, sanctuaire athénien consacré, vers 470, à Thésée, le héros national de l'Attique.

thesis [ziss] n. f. (m. gr.). Métriq. anc. Partie faible du pied. Musiq. anc. Temps faible de la mesure, qui s indiquait parle frappé, lequel indique ausourd'hui le temps fort. V. arsis.

Thesmophoriazousai.v. fêtes de cérès.

thesmophories [tès-mo -fo-rî] n. f. pi. (gr. thesmophoros, de thesmos, loi, et phoros, qui porte;. Fêtes que les femmes d'Athènes et d'autres villes grecques célébraient en l'honneur de Cérès ou Dénièter et de sa fille Proserpine ou Cora.

thesmophylace n. m. (gr. thesmophulax ; de thesmos, loi, etphulax, gardien). Antiq. gr. Titre que portaient à Elis les membres d'un co'llèse de magistrats, et qui signifie gardien des luis et des institutions.

thesmothète [tès-mo] n. m. (gr. thesmothetès, de thesmos, loi, et tithèmi, je pose). Titre donné, â Athènes, aux magistrats gardiens des lois.

Thespiades, les cinquante filles de Thespios. Leurs enfants.

Thespies [tis-pt] v. de l'anc. Béotie, au pied de l'Hélicon. (Hab. Thespiens.) Elle fut brûlée par les Perses au temps des guerres médiques. Auj. Tremo.

ThespiOS ou Thestios, héros éponyme de Thespies, fils d'Erechtée. 11 avait cinquante filles, qu'il livra toutes à Héraklès, son ami.

Thespis,[/ès-wtss], poète grec, considéré comme le créateur de la tragédie chez les Grecs. Il fut en faveur auprès de Solon et de Pisistrate (vi« s.).

Thessalie [té-sa-li], contrée de 1 anc. Grèce, entre le Pinde,la Phocide et la mer, avec Larisse, l'harsale et Lamia pour v. principales; appartient à la Grèce, moins quelques portions qui ont été rétrocédées à la Turquie en 1897. C'est la région aujourd'hui la plus riche et la plus fertile de toute la Grèce. (Hab. Thessaliem.)

Thessalien, enne [tésa-U-in, é-ne], originaire ou habitant de Thessalie : les Thessaliens. Adjeetiv. : la plaine thessalienne.

Thessalonicien, enne [si-in, è-ne], originaire ou habitant de Thessalonique. Adject. : histoire thcssalonicienne .

Thessalonique, anc. v. de la Macédoine, prise par les Athéniens et rebâtie en 315 par Cassandre; auj. Salunique.

thêta n. m. Huitième lettre de l'alphabet grec, équivalent à th.

thète n. m. /gr. thés). Antiq. gr. Mercenaire, ouvrier à gage. A Athènes, depuis Solon. ouvrier de la quatrième et dernière classe, qui avaient des droits civils et politiques, mais ne pouvaient être élus à la plupart des fonctions publiques.

ThétlS [tiss], divinité manne, fille de Nérée, femme de Pelée, mère d'Achille. Elle plongea Sun fils dans le Styx, pour le rendre invulnérable

Theuriet.

THÉ

Thétis et Pelée, célèbre épithalame de Catulle, œuvre pleine d'émotion et de charme

théurge n. m. Celui qui accomplit des œuvres théurgique

théurgie [jf] n. f. (du gr. theos, dieu, et trgon, e), Espèce de magie fondée sur le commerce avec les esprits célestes.

théurgique adj. Qui a rapport a la théurgie

théurgiste [/£« te] a. m. Celui qui pratique la théurgie.

Theuriet f;-i-i''] 'Claude Adhémar-Antfrfl, poète it romancier français, né à Marly-le-Roi, m. à Bourg-la-Iteine ( 1833- 1907); , auteur de : le Chemin des bois 1,1 liaison des Deux Barbeaua , les Maugars, Bay mande, Sauvageonne, etc i écrivain d'un goût délicat, à la langue saine et franche, avec un goût très vif de la nature, peintre et porte des bois et des campagnes.

TheuX, comm. de Belgique (Liège, arr. deVerviers), près de la lloigne; 5.610 1).

Filatures ; tanneries. Plomb, zinr ; pierres,

Thévenin (Charles), peintre français, membre de l'Institut, né et m. à Paris (1764-1838). Il a peint un certain nombre d'épisodes des guerres de la Révolution et de l'Empire.

Thévenot \no] (Melchissédec), voyageur français, né à Paris", m. à Issy (1620-1692). Les savants qui se réunirent chez lui formèrent le noyau de l'Acaib mie des sciences. — Son neveu (1633-1667), Jean, visita l'Asie et introduisit, dit-on, le café en France.

Theys, comm. de l'Isère, arr. et à 32 lui. de Grenoble; 1.620 h.

Thezan-Ies-Béziers, comm. de l'Hérault, arr. et à 10 kil. de Béziers ; 1.CV0 h. Vins.

Thèze, eh.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 22 kil. de Pau, sur le Luy de France; 300 h. — Le c:int. a 19 comm. et 5.870 h.

Thézée, comm. du Loir-et-Cher , arr. et à 36 kil. de Blois; 1.400 h.

ThiaiS, comm. de la Seine, arr. et à 8 kil. de Sceaux; 3.480 h. Vifs combats entre Français et Prussiens le 30 septembre 1870.

Thian-Chan ou monts Célestes, montagnes de l'Asie, entre le massif du Pamir et les monts Sayansk. Altitudes considérables, atteignant 7.340 m. au Khan-Tengri. Grands glaciers.

Thiange (Gabrielle de Rocheciiotiart, marquise de), fille du due de Mortemart, sœur de M^e de Montespan. m. à Paris en 1693, réputée pour son esprit et sa beauté.

Thiant, comm. du Nord, arr. et à 12 kil. de Valenciennes ; 2.120 h. Ch. de f. N. Ferronnerie, caoutchouc.

Thiard ou Tyard \ti-ar] (Pontus de), poète

français, né à Bissy (Saône-et-Loirej, m. à Bragnysur-Saône (Saône-et-Loire) (1521-1005). Un des poètes de la Pléiade- On lui doit : tes Erreurs amoureuses, le Livre des vers lyriques, etc. Evêque de Chalonsur-Saône, chassé par les Ligueurs de son siège, qu'il résigna entre les mains de son neveu, il mena une vie assez épicurienne.

thiasOS [zoss] n. m. (m. gr.). Antiq.gr. Confrérie religieuse placée sous le patronage d'un dieu. Fête accompagnée de banquets ou de danses. Danse en l'honneur de Dionysos.

thiaSOte [zp-té] n. m. (gr. thiasôtès). Antiq. gr. Membre d'un thiasos.

ThiaUCOUrt [ti-ô-kour], ch.-l. de c. (Meurtheet-Moselle), arr. et à 38 kil. de Toul, sur un affluent de la Moselle; 1.210 h. Ch. de f. E. Vins. — Le cant. a 23 comm. et 7.040 h.

thibaude [bo-de] n. f. (de Thibaud, nom donné aux bergers dans les anciennes pastorales). Tissu grossier de poil de vache, servant à doubler les tapis de pied.

Thibaudeau [bô-dâ] (Antoine-Clair, comte), conventionnel, né à Poitiers, m. à Paris (1765-1854). Il prit une part active à la rédaction des codes ; auteur de Mémoires intéressants.

Thibaut [bô] ou Thibault (saint), en latin Theobaldus, archevêque de Vienne en Dauphiné (xi» s.). Fête le 21 mai. — Thibai'lti saint), son neveu, né à Provins (1017-1066), mena la vie érémitique en Allemagne et en Italie. Fête le 1" juillet. — Un autre saint Thibaut, m. en 1217, fut abbé cistercien dans le diocèse de Paris. Fêtes le 8 juillet et le 8 décembre.

Thibaut, nom de plusieurs comtes de Champagne, dont le plus célèbre est Thibaut IV, né à Troyes (1201-1253), ennemi puis allié de Blanche de Castille, un des plus agréables trouvères lyriques du xiii* siècle, auteur de Jeux partis et de Chansons d'une remarquable élégance de forme.

Thiberville, ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 14 kil. de Bernav: 1.230 h. Cotonnades. — Le cant. a 22 comm. 8.080 h-

thibet [bè] n. m. Tissu de laine pour vêtements de femme surtout.

Thibet ou Tibet [ièj, région de l'Asie centrale, tributaire de l'empire chinois. C'est un plateau d'apparence souvent désertique, d'altitude considérable (3.000 m.), encadré par de hautes chaînes de montagnes ; le Thibet septentrional est parsemé de lacs salés. Arrosé par le Yarou-Dzangbo. Ce pays, soumis au gouvernement théocratique du dalaï-lama, est aujourd'hui le centre principal du bouddhisme; 2 millions d'h. (Thibétains). Capit. Lhassa.

Thibétain, 6 [tin, è-ne], originaire ou habitant du Thibet: les Thibétains. Adjectiv. : population thibétaine.

ThibOUSt [bousf] (Lambert), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1826-1867). On lui doit une foule de vaudevilles, où le gros sel tient plus de place que le style : L'homme n est pas parfait, La consigne est de ronfler.

thie [(<] n. f. Petit instrument de métal qu'on ajoute quelquefois à la partie supérieure du fuseau à îilet, pour faciliter l'enroulement du fil.

Sceau de Thierry II.

Sceau UeThierrylII.

Thiébault (l'aul -Charles -François -Adrien- Henri DieudonNÉ, baron), général et écrivain français, Dé s Berlin, m. à Paris (I769-1846J, auteur de Mémoires d'un certain intérêt, mais à consull< i précaution ; ils constituent une violente diatribe contre les hommes et les choses de la Révolution,

Thiéblemont-Farémont mon], ch.-l. de

o, (Mai et à 11 kil. de Vitry; 310 h. — Le

cant. n 33 comm. et 10.850 h.

Thiel, comm. de l'Allier, arr. et à 21 kil. de

Moulin ! : I .760 h,

Thielrode, comm. de Belgique Flandre-Orientale, arr. de Saint-Nicolas), sur l'Escaut; 2.160 h.

Thielt, v. de Belgique, ch.-l. d'arr. delà Fia Occidentale; n.550 h. Etoffes, chapeaux, dent

Thielt-Notre-Dame, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 2.490 h.

Thiérache, anc. pays de France, dans le dép. de l'Aisne; ch.-l. Guise. Climat froid et pluvieux; grandes forêts.

thierne [ti-tr-né] n. f. Galerie inclinée, faite diagonalement à la direction d'un gite. d'une couche, d'un filon.

Thierry (saint), disciple de saint Rémi, vers 483, m. en 538. Fête le 1" juillet.

Thierry I", roi d'Austrasie de 511 à 534, fils aîné de Clovis qui l'avait eu d'une de ses concubines. Il apporta de notables améliorations à la loi salique et aux lois des Ripuaires , et repoussa une invasion de pirates danois. Il avait fixé i sarésidenceaMetz.

— Thierry II, roi de Bourgogne et d'Orléans de 59G à 613, d'Austrasie de Gll à 613 , fils de Childebert II. Son règne fut presque tout entier consacré à des luttes contre son frère aîné Théodebert, dont il s'empara et qu'il fit mettre à mort. — Thierry III (652- 691), fils de Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne en 670, détrôné par Childéric II, remonté sur le trône en 673, vaincu à Testry par les Austrasiens en 687. Il eut pour maire du palais 1 énergique Ebroïn. — Thierry IV (713-737), roi de Neustrie en 720 sous Charles-Martel, fils deDagobert III.

Thierry ( Jacques - Nicolas - Augustin), historien français, ne à Blois, m. à Paris (1795-1856), auteur de : Lettres sur l'histoire de France, Récits des temps mérovingiens, Essai sur le Tiers Etat, la Conquête de l'Angleterre par les Normands, etc. L'histoire garde chez lui trop exclusivement le caractère narratif; il exagère souvent l'importance des races , mais il a été le promoteur en France des études historiques fondées sur l'étude des chroniques et des documents originaux. Il aie sens des traditions populaires et de la couleur locale, et par là il appartient au romantisme. — Son frère, Amédée-Simon-Dominique , historien français, néàBlois, m. àParis (1797-1873). On lui doit, entre autres travaux, une Histoire des Gaulois, excellente pourle temps.

thiers [«i-èrl n.m. Article /v de coutellerie fabriqué dans la ' ' ville de Thiers.

Thiers [ti-èr], ch.-l. d'arr.

(Puy-de-Dôme), sur la Durolle, at'fl. de la Dore; ch. de f. P.-L.-M.; à Clermont-Ferrand; 17.420 h. [Thiernois).

rie, coutellerie renommée, quincaillerie. — L'arr. a 6 cant., 41 comm. , 73.220 h. Le cant. a 3 comm.

et 19.700 h.

Thiers Ui-èr] (Adolphe), homme d'Etat et historien français, né à Marseille en 1797, m. à Saint-Germain-en-Laye en 1877, auteur de l'Histoire de la Révolution française (1824-1827) et de l'Histoire du Consulat et de l'Empire (1845-1862). Avocat à Aix (1819), il vint à Paris, débuta dans le journalisme, fonda le National (1830), contribua à l'établissement de la monarchie de Juillet, devint ministre en 1832, président du conseil en 1836 et en 1840. Il montra une énergie remarquable dans la défense des intérêts français en Orient, notamment en Egypte. Sa rivalité avec Guizot, plus pacifique, amena sa chute. Il ne put empêcher ni la révolution de 1848, ni l'avènement de Napoléon III. Elu député en 1863 et en 1869, il s'opposa vainement à la déclaration de guerre de 1870; pendant la guerre, il fut chargé d'une mission diplomatique en Europe, mais ne put provoquer d'intervention utile à la F'rance. Nommé chef du pouvoir exécutif, puis président de la République par l'Assemblée nationale (1871), il attacha son nom à la libération du territoire et à une politique de reconstitution du budget et de l'armée. Renversé du pouvoir par une coalition des partis monarchiques et conservateurs (24 mai 1873), il mourut au moment de voir se réaliser la consolidation de la République qu'il avait contribué à fonder.

Thiers (fondation), institution fondée en 1891 par MUs Dosne, sœur de Mme Thiers, pour per-

Augustia Thierry.

40 kil. de Tablette-

Armes de Thiers.

Thien

THO

mettre à 15 jeunes gens pourvus de leurs titres universitaires de se consacrer à trois années de libre travail. Les pensionnaires sont en général choisis parmi les agrégés âgés de moins de 26 ans. Logés et nourris, ils ont en outre une rente mensuelle de 100 francs, et 600 francs sont accordés chaque année a ceux qui désirent entreprendre des voyages d'étude*.

Thieu, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Soignies, ; 1.729 h. Charbonnages.

Thiézac, comm. du Cantal, arr. et à 26 kil. d'Aurillac; 1.410 h.

thigmomorphose fo-ze] n. f. (du gr. thigmos, contact, et morphfi, forme). Action morphogène, que peut exercer le contact.

thigmotaxie [tah-tt] a. f. du gr. <v

contact, et laits, arrangement). Influence que peut exercer un contact plus ou moins fort sur le déplacement du protoplasma.

thigmotropisme [pis me] n. m. du gr. thignws, contact, et iroyoi, action de tourner ;. Influence exercée par le contact sur la direction que prennent les tissus en croissance.

Thil, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 3t kil. de Briey ; 2.860 h.

Thilay, comm. des Ardennes, arr. et à 21 kiL de Mézières; 1 540 h. Schiste, fer.

Thildonck, comm. de Belgique 'Brabant, arr de Louvain); 1.600 h. Chaux; scieries.

Thillot Le), ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 23 kil. de Remiremont ; 3.020 h. (Thillolins). Sur la Moselle. Ch. de f. Est. — Le cant. a 8 comm. et 20.380 h.

Thiméon, comm. de Belgique (Hainaut, arr de Charleroi ; 1.730 h.

ThimeraiS, ancien pays de France, dans le Perche. Ch.-l. Châteauneuf 'Eure-et-Loir).

Thimister, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 2.200 h. Fabriques d'armes, tissus, filatures, charbonnages.

Thimonnier 'Barthélémy), inventeur de la machine à coudre, né à L'Arbresle, m. à Amplcpuis (1793-1859).

thing n. m. Assemblée du peuple chez les anciens Germains et les anciens Scandinaves.

thinocore n. f. Genre d'échassiers de l'Amérique méridionale, qui vivent au bord des eaux.

thinocoridés n. m. pi. Famille d'oiseaux échassiers, dont le genre thinocore est le type. S. un thinocoridé.

Thiois [ti-oi], e n. et adj. ;lat. theotiseus, et vieil allem. diutisc). Allemand, Allemande. N. m. L'ancienne langue allemande.

thionine n. f. Matière colorante bleue, dérivée du gaïacol, éther extrait de la résine de gaïac, et préconisée contre la phtisie.

thionique adj m. . êrie thionique, se dit d'uue série d'acides oxygénés du soufre.

— Encycl. Le principal acide de la série est l'acide dithionique ou hyposulfurique S2OsH'; les autres sont : l'acide trithionique ou hyposulfurique sulfuré S»0*H" ; l'acide tétra thionique ou acide hyposulfurique bisulfure S'06II' ; l'acide pentathionique S°OsHs. Tous res acides donnent des sels en général solubles dans l'eau.

Thionville (en allem. Diedenhofen), ch.-l. de cercle d'Alsace-Lorraine (Lorraine,, à 25 kil. de Metz, sur la Moselle; 11.930 h. Ville forte. Métallurgie, brasseries.

Thirion (Eugène-Romain), peintre français, né à Paris en 1839, auteur de tableaux religieux et historiques ; Saint Sylvain, le Lévite d'Lphralm, Saint Siverin, etc.

Thiron (Charles-Joseph-Jeanl, comédien français, né A Paris, m. au Parc Saint-Maur (1830-1891); il suivit brillamment, à la Comédie Française, l'emploi des financiers et des manteaux.

Thiron, ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à 14 kil. de Nogent-le-Rotrou, sur un étang d'où sort la Thironne; 560 h. (Thironais). Ch. de f. Et. — Le cant. a 12 comm. et 7.720 h.

Thisues, comm. de Belgique (Liège, arr. de Wareiume) ; 1.530 h. Instruments aratoires, sucre.

ThiSSelt, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Marines); 2.210 h. Cordages.

ThivierS [vi-é], ch.-l. de c. (Dordogne), arr. de Nontron; 3.250 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 10 comm. et 10 200 h.

Thizy, ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 32 kil. de Villefranche ; 4.860 h. Ch. de f. Cotonnades, soieries. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 9 comm. et 20.760 h.

tlllaspi [tlas] n- m. (m. gr.). Genre Je crucifères herbacées annuelles, que l'on rencontre en abondance au milieu des champs sablonneux.

ThoaS. Myth. gr. Roi légendaire de Lemnos, qui épousa Myrina, appelée aussi Callicopis. Dionysos, amant de Myrina, apaisa son courroux en lui faisant goûter du vin et en lui apprenant à cultiver la vigne.

ThoiSSey [se], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 25 kil. de Trévoux; 1.320 h. Sur la Saône. Vêtements en peau. — Le cant. a 13 comm. et 10.310 h.

tholia n. m. (m. gr.). Antiq. gr. Chapeau de femme, rond, à larges bords, de forme conique.

Thollembeek, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.480 h.

tholOS [loss] n. f. (m. gr.). Antiq. gr. Edifice voûté. Coupole. Edifice circulaire.

Tbolozan (Joseph-Désiré), médecin français, né à l'île Maurice, m. à Téhéran (1820-1897). II fit ses études à Paris et se rendit en Perse comme médecin du chah ; on lui doit un certain nombre de mémoires sur la peste.

Tholy (Le), comm. des Vosges, arr. et à 2b kil. de Remiremont; 1.330 h. Tissages, fromageries.

thomaS [ma] n. m. Arg. Pot de chambre. Baquet de salubrité des locaux disciplinaires militaires. (On le nomme aussi jules.) Passer la jambe (ou tirer l'oreille) à Thomas, faire la corvée qui consiste à vider et à nettoyer le baquet.

Thomas [ma] (saint), surnommé Didyme (en gr. jumeau), l'un des douze apôtres, célèbre par l'incrédulité qu'il montra lors de la résurrection de son maître. Il ne fut convaincu que lorsque le

THO

THO

Christ, apparaissant une seconde l'ois dans l'assemblée de ses disciples, lui montra dans ses mains la marque des clous, et lui fit mettre le doigt dans la plaie de son rtanc. 11 alla prêcher l'Evangile aux Parthes et .jusque dans l'Inde, et subit le martyre à Calamine. 11 est resté le type de ceux qui ne croient une chose qu'à bon escient, après l'avoir en quelque sorte touchée du doigt, comme saint Thomas toucha les plaies du Christ. Fête le 21 décembre.

Thomas de Cantorbéry (saint). V. Becket.

Thomas d'Aquin (saint), surnommé le docteur Angélique, le plus grand théologien de l'Eglise d'Occident, né i» Rocca-Secca, dans le royaume de Naplcs, m. à Fossa-Xuova ( 1220-1274), auteur, entre autres ouvrages apologétiques, de la Somme contre les Gentils, de la Somme ligue, etc., qui sont l'expression la plus parfaite de l'orthodoxie catholique.

Ennemi des questions oiseuses et des subtilités, saint Thomas représente la scolastique dans toute sa pureté. Il enseigna longtemps la théologie a Paris. Saint Louis l'invitait à sa table. Il mourut en se rendant, par ordre du pape, de Paris au concile de Lyon. Fête le 7 mars et le 18 juillet. V. thomisme.

Thomas a Kempis. v. Kempis.

Thomas (.in'oine-Léonard), littérateur français, né à Clermont-Ferrand, m. à Oullins (1732- 1783), auteur i'Eloges assez pompeux, qui obtinrent un grand succès, et d'un Essai sur les éloges, qui ne manque pas de qualités critiques.

Thomas iJacques-Léonard-C/émenfl, homme politique français, né à Libourne, fusillé a Paris (1809-1871). Député de la Gironde à la Constituante (1848), adversaire de l'Empire et obligé de s'exiler après le 2-Décembre, il commanda un bataillon de la Garde nationale pendant le siège de Paris. Lors de l'insurrection du 18 mars 1871, il fut fusillé par la Commune en compagnie du général Lecomte.

Thomas (Cbarles-Louis-AmSrof»e), compositeur français, né à Metz, m.

à Paris '1811-1890), auteur des opéras : le Caïd, le Songe d'une nuit d'été, Hamlet, Françoise de Rimini, la Tempête, Mignon, son œuvre la plus populaire, etc. ; musicien gracieux, aimable, à la forme pure et correcte. A ses oeuvres scéniques, il faut ajouter des cantates, des messes, des romances, etc. Ambroise Thomas fut depuis 1881 directeur du Conservatoire.

Thomas (André-.4/iroi'ne), philologue français, membre de l'Institut, né à Saint-Yrieixla-Montagne en 1837, auteur A.Thomas.

de savants travaux de littérature et de philologie romanes.

Thomas (Gabriel-Jules), sculpteur français, né et m. à Paris (1824-1903), auteur d'Orphée, Eve, Virgile, œuvre d'un sentiment exquis, jlue 31ars, etc.

Thomassin (Philippe), graveur français, né à Troyes vers 1330. m. à Rome en 1049 ; auteur de portraits de souverains et de capitaines illustres. — Son neveu, Simon, né à Troyes, m. à Paris (1032-1732) et son petit-neveu, Henri-Simon, né et m. à Paris (1087-1741) furent aussi des graveurs de mérite.

Thomé (François-Luc-Joseph, dit Francis), pianiste et compositeur français, né à Port-Louis (Ile Maurice) en 1830 ; auteur de mélodies et de morceaux pour piano d'une forme élégante et d'une heureuse inspiration.

Thomery, comm. de Seine et-Marne, pies de Fontainebleau; 1.280 h. Sur la Seine. Culture de chasselas renommé.

thomiSÔ [»u'-;e] n. m. Genre d'arachnides aranéides, renfermant des araignées de taille médiocre, dont une espèce se trouve dans le midi de la France.

thomisme [mis-rne] n.m. (de Thomas). Ensemble de doctrines théologiques et philosophiques, particulières à saint Thomas d'Aquin.

— Excïcl. Pendant quelque temps, la Somme théologique servit de thème presque exclusif a l'enseignement catholique. Peu à peu cependant des écoles rivales se fondèrent, dont les principales furent le scotisme et le molinisme. Parmi les doctrines les plus importantes du thomisme, nous citerons la théorie de la matière et de la forme, l'union substantielle de l'âme et du corps, l'origine des idées par les sens, enfin et surtout la nature du concours naturel ou surnaturel donné par Dieu aux actes libres des créatures. On appelle néo- thomisme une renaissance des opinions thomistes dans l'enseignement. Cette renaissance fut imposée par Léon XIII (bulle tâterni Patris).

thomiste [mis-te] adj. Qui a rapport au thomisme. N. m. Partisan du thomisme.

thomiStique [mis-ti-ke] adj. Relatif à saint Thomas d'Aquin ou à sa doctrine.

Thomson- [&n' (James), poète écossais, né à Ednam, m. à Kew (1700-1748), auteur des Saisons, de la Liberté, etc., et d'œuvres dramatiques : Agarnemnon, Alfred (où se trouve le Rule, tirilannia). (est un écrivain aux sentiments élevés, mais au style un peu froid.

ThomSOIl sir William), lord Kelvin, physicien anglais, né à Belfast, m. à Londres (1824-190"). On lui doit de belles recherches sur l'énergie solaire; il a fait faire un pas considérable à la construction des instruments destinés à l'étude et à l'exploitation du magnétisme et de l'électricité.

Thomson (G«.s<on-Arnold-Marie), homme politique français, né à Oran en 1848. Il appuya la politique coloniale de Jules Ferry et fut ministre de la marine de 1903 à 1908.

ThomyriS [rUn], reine des Scythes. Son fils, pris par Cyrus, ayant été mis à mort, elle livra bataille au roi des Perses, qui fut pris à son tour. Alors ThomyriS lui fit couper la tète et ordonna de

faisant plonger dans le sang la tète de Cyrus, d'après Rubens.

la plonger dans une outre pleine de sang, épisode dont s'est inspiré Rubens (Louvre). V. Cyrus.

thon n. m. (gr. thunnon). Genre de poissons acanthoptères, de la famille des scombéridés, répandus dans les mers chaudes et tempérées.

— Encycl. Les thons [tlujmnus) sont des poissons fus if o rmes, de grande taille; ils peuvent atteindre jusqu'à 5 mètres de long et peser jusqu'à900kilogr.

Les diverses

espèces (thon Tho„.

commun, thon

blanc, thonite, thonine, etc.) sont assez communes dans la Méditerranée. On pêche le thon soit à l'aide de longues lignes, soit à l'aide de filets (madragues). La chair du thon se consomme fraîche, salée et surtout conservée à l'huile, à la manière des sardines.

thonaire ou thonnaire [to-nè-re] n. m.

Grand filet employé pour la pêche du thon.

Thônes, ch.-l. de c. (Haute-Savoie, arr. et à 20 kil. d'Annecy; 2.830 h. IThônois). Ch. de f. P.-L.-M. Fer. — Le caut. a 10 comm. et 10.370 h.

thonier [ni-i] n. m. (de thon). Bateau affecté à la pêche du thon.

thonilaud [16] n.m. Péch. Grand filet employé dans le golfe de Gascogne pour la pêche de l'esturgeon. (On dit aussi thonil et créac.)

thonine n . f. Espèce de thon de la Méditerranée.

Thonon-leS-BainS, anc. ch.-l. du Chablais, ch.-l. d'arr. de la Haute-Savoie, sur le lac de Genève. Ch. de f. P.-L.-M. ; à 00 kil.

N.-E. d'Annecy ; 7.040 h. Commerce de fromages, poteries, plâtres. A quelque distance, sources alcalinocalcaires, bicarbonatées magnésiennes. — L'arr. a G cant., 71 comm., G1.7G0 h. Le cant. a 17 comm. et 20.400 h.

thOOlSChe n. m. Bateau plat de l'île de Zélande (Hollande), dont l'avant est carré.

Thor, dieu de la guerre chez lespeuplesgermaniques.filsd'Odin.

Thor (Le), comm. de Vaucluse, arr. et à 10 kild'Avignon, près de la Sorgue ; 2.650 h. Ch. de f- P.-L.-M. Plâtre.

thora n. f. (de l'hébr. thorah, loi). Nom donné par les Juifs à la loi mosaïque et au Pentateuque, qui la contient.

thoracanthe n. m. Genre d'insectes hyménoptères, comprenant de petits chalcidiens remarquables par les longues épines postérieures de leur corselet. (Ils sont répandus sur tout le globe.)

thoracentèse [san-tè-ze] n. f. (du gr. thorax. poitrine, et hentein, percer). Chlr. Opération qui consiste à pratiquer une ouverture à travers les parois du thorax, pour donner issue à un épanchement pleural. (Syn. moins usité mais plus régulier :

THORACOCENTÈSE.)

— Encycl. La thoracentèse , opération assez sérieuse lorsqu'on la faisait au trocart, est devenue bénigne et d'un emploi courant grâce aux appareils aspirateurs de Potain et de Dieulafoy, qui permettent d'employer des aiguilles creuses de petit calibre. La thoracentèse doit être faite avec certaines précautions, et il ne faat pas évacuer en une fois une trop grande quantité de liquide.

— Art vétér. La thoracentèse est fréquemment pratiquée en médecine vétérinaire, surtout chez le cheval, qui est assez sujet à la pleurésie.

thoracique adj. Qui a rapport à la poitrine ; région thoracique.

thoracocentèse n. f. v. thoracentèse.

thoraCOplastie n. f. (du gr. thorax, poitrine, et plastês, qui forme). Opération imaginée par Estlander pour traiter les fistules consécutives aux pleurésies purulentes chroniques.

thoraCOStracéS [koi-tra-8é\ n. m. pi. Division des crustacés, renfermant ceux qui, comme les écrevisses, ont les anneaux du thorax réunis avec la tète en un bouclier dorsal ou céphalothorax. S. un thoracostracé-

thoraCOtomie [mt] n. f. (du gr. thorax, poitrine, et tome, section). Ouverture de la paroi thoracique pour aborder les organes sous-jacents.

thorax [raki] n. m. (gr. thorax). Anal. Chez les vertébrés, cavité protégée par des parois osseuses et contenant les principaux organes de la circulation et de la respiration. Chez les insectes, région qui vient immédiatement après la tèle.

Armes de Thonon.-

— Encycl. Anat. Le thorax, chez l'homme, est une cavité conoïde, à base inférieure. Elle est circonscrite en arrière par les vertèbres, latéralement par les douze paires de côtes, en avant par le sternum. Le thorax est séparé en bas de l'abdomen par le diaphragme ; il se continue en haut avec le cou. (V. les planches homme).

Chez les mammifères, sur les premières côtes, prend point d'appui, de chaque côté, la ceinture seapulaire ou thoracique, constituée par les clavii vies et les omoplates. Cette ceinture rattache au thorax les membres thoraciques ou supérieurs. Dans le thorax se trouvent les deux poumons séparés par Le médiastin.

— Zool. Chez les insectes, tels que les mottehes, le thorax est ce qu'on appelle vulgairement le corselet. La plupart des crustacés ont la tête soudée avec le thorax, et cet ensemble constitue le céphalothorax. C'est au thorax que s'articulent tous les organes de la locomotion, pattes et ailes, etc.

Thorbecke (Jean-Rodolphe), homme d'Etat hollandais, né a Zwolle, m. à La Haye (1790-1872) ; l'un des chefs du parti libéral dès 1850 et jusqu'à sa mort.

Thorda ou Torda, v. d'Austro- Hongrie (Hongrie), ch -1. de comitat, sur l'Aranyos ; 9.000 h. Célèbres gisements de sel gemme.

Thoré (Etienne-Joseph-Théophilc), connu sous le pseudonyme de W. Burger, littérateur français, né à La Flèche, m. à Paris (1807-1809), auteur d'intéressants ouvrages de critique d'art.

Thoré (Guillaume, seigneur de), colonel des ehevau-lêgers, l'un des frères de Henri 1er, comte de Damville puis duc de Montmorency, qui se ligua contre la cour avec les Politiques et les Huguenots. Il commandait les reitres à la bataille de Dormans où il fut battu par le Balafré (1575).

Thoreau (Henry), écrivain américain, né et m. à Concord (Massachusetts) [1817-1802], auteur de Waldcn ou la vie dans les bois, et d'autres livres, où il déploie un style imagé, coloré, de hardis paradoxes, un humour violent, un âpre mysticisme, où il est bien près d'être un grand poète. C'est un disciple d'Emerson.

Thorens \rinss], ch.-I. de c. (Haute-Savoie), arr. et à 19 kil. d'Annecy, sur la Fillière; 2.200 h. Fromageries. — Le cant. a G comm. et 6.540 h. •

Thorigné, comm. de la Sarthe, arr. et à 9 kil. de Saint-Calais ; 1.430 h.

Thorigny, comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 22 kil. de Meaux: 1.640 h. Ch. de f. E.

Thorigny, comm. de 16 kil. de La Koche-sur-Yon ;

Thorwaldsen.

la Vendée, arr. et à 1.540 h.

Thorild (Thomas-Thoren), poète et publiciste suédois, né à Svarteborg, m. à Greifswald (1759-1808;.

Thorismond, roi des Wisigoths, m. à Toulouse en 453, proclamé à la place de son père, Théodoric 1", mort aux Champs catalauniques. Il assiégea Arles, mais se retira à prix d'or. Assassiné par ses frères.

thorite n. f. Silicate hydraté de thorium, qui constitue le minerai de ce métal.

thorium [ri-om'] n. m. Métal rare, extrait de la thorite. (Il est blanc, s'enflamme à l'air vers 500" ; on l'emploie dans l'alliage de terres rares servant à la confection des manchons à incandescence pour l'éclairage.)

Thom, v. de Prusse, sur la Vistule; 32.000 h. Place forte importante. Métallurgie, étoffes.

Thornhill (sir James), peintre anglais, né à Melcombe, m. à Tornhill (1676.

1734). C'était un talent très souple, à qui l'on doit notamment les Travaux d'Hercule, et les peintures allégoriques de l'hôpital de Greenwich.

Thorwaldsen [dstn]

(Bertel), sculpteur danois, néprés de Copenhague, m. à Copenhague (1779-1844); auteur de magnifiques travaux de sculpture décorative, dont les plus fameux sont : VEntrée d'Alexandre le Grand à Dabylone, le Lion de Lucerne.

Thot ou Thoth ou

ZahOUÏti, dieu égyptien, qui paraît provenir de la contusion de deux divinités lunaires : un dieu ibis et un dieu cynocéphale. Les Grecs l'identifièrent avec Hermès.

ThOU (Christophe de), magistrat; français, né et m.

à Paris (1508-1582); il était pi'ésident du parlement lors de la Saint- Barthélémy. Il n'est pas sûr qu'il ait fait du massacre et de la fourberie l'éloge qu'on lui prête généralement.

ThOU (Jacques- Auguste de), magistrat et historien français, fils du précédent, né et m. à Paris (1553-1617); auteur d'une Histoire de mon temps, en latin, œuvre consciencieuse et encore utile, et de poésies latines. Il avait contribué, en 1588, à la réconciliation de Henri III et du roi de Navarre, et eut plus tard une part de la succession politique de Sully; — François-Auouste, son fils, né à Paris, décapité à Lyon avec son ami Cinq-Mars, dont il n'avait pas révélé le complot 1607-1642).

Thouarcé, ch.-l. de c.

(Maine-et-Loire), arr. e( à

30 kil. d'Angers; 1.BB0 h. Ch.

de f. Et. Dolmen. Vins blancs. Anthracite

cant. a 20 comm. et 10.410 b.

Jacques de Thou.

Le

THO

Thouars [tou-ar], ch.-l. de c. (Deux-S. bit. de Bressuire, au-dessus du Thouet; 6.270 h. (Thouarsais). Cli. de f. Et. — Le cant. a 23 comm. et l'J.270 h.

tllOUgll n. m. Etendard turc formé d'une queue de cheval fixée au sommet d'une lance surmontée d'une boule d'or, et que l'on porte devant les gouverneurs et les généraux pour marquer leur rang.

Thoumas (Charles -Antoine), gin

il publiciste français, né h Lauriere. m. a Parts (1820-1893), auteur d'articles militaires (les Capitulations, Autour du Drapeau).

ThOUlie ou Thun, v. de Suisse (cant. de Berne), près du beau lac de Thoune, formé par l'Aar; 0.000 h. Ecole militaire fédérale; ateliers militaires. Château du XVe siècle. Tissages; métallurgie, minoterie, ébénisteric.

Thouret [ré] (Jacqucs;-Guillaume), homme politique français, né à l'ont- "| l'Evêque, m. à Paris (1746-1794), président Thou h. d • la Constituante. C'est lui qui proposa de diviser la France en départements; m. sur l'échafaud comme dantoniste.

ThOUrOUt [rouf], v. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Bruges); 10.560 h. Dentelles, drapeaux, lapis, tissus, tabacs, poteries.

tllOUS [touss] n. m. Espèce de chien sauvage propre à l'Amérique du Sud : tes thous, voisins des renards, ont la queue très fournie.

Thoutmès [miss] ou Thoutmosis [ziss],

nom de quatre rois d'Egypte de la xviii* dynastie. Thoutmès Ier fit des expéditions en Syrie; — Thoutmès II éleva des constructions à Karnak; — Thoutmès III fit la guerre aux peuples de Syrie, aux Héthéens et aux peuplades du haut Nil; — Thoutmès IV lutta contre les Nubiens.

ThOUVenel (Edouard -Antoine), diplomate français, né à Verdun, m. à Paris (1818-1N00). Ministre des affaires étrangères en 1852 et de 1800 à 1862, son ministère fut signalé par l'expédition de Syrie, l'annexion de Nice et de la Savoie, la conclusion des traités de commerce. Ses papiers ont fourni à son fils, Louis, la matière d'ouvrages intéressants.

Thrace. De la Thrace : les Thraces. Adjectiv. : guerrier thrace. N. m. Antiq. rom. Gladiateur armé d'une parma et d'un glaive recourbé, qui combattait contre le mirmillon.

Thrace, ancienne contrée de la Grèce, habitée par des populations de race pelasgique, forme aujourd'hui la Bulgarie. (Hab. Thraces.)

Thracien, enne. syn. de Thrace.

tliran n. m. (m. allem.). Huile de poisson, et principalement de baleine.

tliranite n. m. (gr. thranit's ; de thranos, banc). Nom donné aux rameurs qui occupaient le banc supérieur dans les navires de guerre.

ThraséaS \zé-ass] (Lucius Paetus), sénateur romain, stoïcien convaincu, qui conspira contre Néron, fut condamné à mort et s'ouviit les veines en 66. Il était l'époux d'Arria. V. ce nom.

ThrasybUle, général athénien, qui, à la tète de l'armée de Samos et avec l'aide des Thébains, chassa, en 40V, les Trente tyrans et restaura le régime démocratique à Athènes. Rentré dans Athènes. il ne souilla sa victoire par aucune vengeance. Il entraîna sa patrie dans l'alliance de Thèbes contre Sparte, et fut tué au siège d'Aspendos en Cilicie (390 av. J.-C).

Thrasymaque de Chalcédoine, rhéteur et sophiste grec, qui professait a Athènes à la fin du v s. av. J.-C. Il passe pour avoir inventé la diction moyenne ou style tempéré.

thrêne n. m. (gr. thrênos, lamentation). Antiq. gr. Lamentation funèbre, chant funèbre.

thrénétique adj. Se dit de vers anapestiques lyriques employés par les poètes grecs.

thridace n. f. (du gr. thridax, laituel. Extrait de suc de laitue, préconisé comme calmant.

thrill n. m. (m. angl.l. Pathol. Frémissement particulier, que l'on constate dans certains vaisseaux artériels, soit au niveau d'un anévrisme, soit au niveau du cou, surtout quand il y a insuffisance aortique.

tlirips [fripas] n. m. Genre d'orthoptères pseudonéyroptères, renfermant de petits insectes allongés, d'un noir brillant, qui vivent sur les feuilles de toutes sortes de végétaux, et que l'on rencontre sur tout le globe : les thrips des céréales rongent Us grains à peine formés du blé, du seigle, etc.

thrombocyte \tron] n. m. (du gr. thrombos, caillot, et kutos, cellule). Eléments du sang que l'on a observés chez beaucoup de vertébrés, et qui serait identique aux hémotoblastes.

thrombose [tron-bo-ze] n. f. (gr. thrombâsis, de thrombos, caillot). Formation de caillots dans les vaisseaux sanguins d'un animal vivant.

— Encycl. La thrombose reconnaît pour cause immédiate la coagulation anormale du sang, laquelle est à son tour provoquée soit par des altérations du vaisseau, soit par un ralentissement ou un arrêt de la circulation, soit par une modification dans la composition du sang. Le caillot formé prend le nom de thrombus; quand il apparaît dans les artères terminales, il donne lieu à l'infarctus; enfin, son morcellement peut produire des embolies. Pour le traitement, v. phlébite.

thrombUS [ti-on-bus] n. m. (du gr. thrombos, caillot). Pathol. Petite tumeur dure, arrondie, violacée, qui se forme quelquefois autour de l'ouverture d'une veine, sur laquelle on a pratiqué la saignée, par suite de l'infiltration du sang dans le tissu cellulaire. Thrombus scrotal, syn. de hématocèle. Thrombus de la vulve et du vagin, tumeur constituée par une infiltration du sang dans le tissu des lèvres ou même du vagin.

Thucydide, le plus grand des historiens grecs (vers 460-vers 395 av. J.-C), auteur de l'Histoire de la guerre du Péloponese. C'est l'œuvre d'un témoin impartial et indépendant, épris d'exacti-

tude. Composition habile et serrer, récit rapide et plein, magnifiques discours. (V. Pli.owinlse.) Thucydide joua d'ailleurs un certain rùle dans la guerre. Stratège et commandant d'une escadre, il arriva trop tard pour sauver Amphipolls, et dut s'exiler à la Buite de cet échec.

Thueyts [tu-Us], ch.-l. de e. (Ardèche), arr. et a 27 kil. d«' I.argcntière: 2.540 h. Sources alcalines. — Le cant. a il comm.

et 14.520 h.

thug n. m. Membre d'une ' ociatlon religieuse d'Hindous, qui pratiquaient des sacriflees humains en étranglant les étrangers.

thuggisme [tu-ghis-me] n. m. Confédération des thugs de l'Inde. Ensemble des doctrines de cette secte.

ThUgUt [ghu] (Jean de), homme d'Etat et diplomate autrichien, né à Linz, m. à Presbourg (1736-1818) promoteur des deux premières coalitions contre la France.

Thuillies, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Tliuin), sur la Biesme; 2.000 h.

ThUin, v. de Belgique, ch.-l. d'arr. du Hainaut ; 6.130 h. Métallurgie.

Thuir, ch.-l. de c. (Pyrénées-Orientales), arr. et à 13 kil. de Perpignan, sur la Basse; 3230 h. Vins. Papeterie. — Le cant. a 20 comm. et 14.110 h.

Thulé, île découverte au delà des îles Britanniques par le navigateur marseillais Pythéas ; probablement une des Shetland.

Thulé (le Roi de), célèbre ballade de Goethe, chantée par Marguerite, dans Faust. Elle a été popularisée en France par les airs de Gounod (Faust. et de Berlioz [Damnation de Faust). Gérard de Nerval en a donné une traduction en vers.

Thulin, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 2.720 h.

thunbergie [bèr-jt] n. f. Genre d'acanthacées, renfermant des arbrisseaux volubiles, originaires de l'Inde et du Cap et souvent cultivés pour l'ornement des jardins.

thune n. f. Arg. Pièce de cinq francs en argent.

Thuré, comm. de la Vienne, arr. et à 7 kil. de Châtellerault; 1.800 h.

Thureau-Dangin [rô] (Paul), historien français, né à Paris en 1837 ; membre et secrétaire perpétuel de l'Académie française , auteur d'une Histoire de la monarchie de Juillet et d'une Histoire de la renaissance catholique en Angleterre au xix« siècle, remarquables par la belle ordonnance du plan, la netteté du style.

Thurgovie [en ail. Ti.urgau], cant. de la Suisse, sur le lac de Constance; 113.200 h.

(Thurgoviens). Ch.-l. Frauenfeld. Agriculture, vignobles; industrie importante.

thuriféraire [rè-re] n. m.

(du lat. thus, thuris, encens, et

ferre, porter). Clerc qui, dans

les cérémonies de l'Eglise, porte l'encensoir. Fig.

Flatteur : les thuriféraires du pouvoir.

thurifère adj. Qui produit de l'encens.

Thuringe, région de l'Allemagne centrale, sur le versant nord-est de la forêt de Thuringe, et qui comprend les vallées supérieures de la Saale. de l'Cnstrutt et de l'Elme. Ce fut, au moyen âge, un important landgraviaf. (Hab. Thuringiens.)

Thuringe (forêt de) ou Thuringer-

wald, chaîne de montagnes boisées de l' Allemagne (Saxe); 800 à 1.000 m. d'alt. moyenne.

Thuringien, enne [ji-in, ê-ne], habitant ou

originaire de la Thuringe : les Thuringiens. Adj. : foret thuringienne.

Thurins, comm. du Rhône, arr. et à 21 kil. de Lyon; 1.750 h.

Thurium [ri-om'] ou Thurii, v. d'Italie

ancienne (Lucanie), colonie d'Athènes, près des ruines de Sybaris.

Thurloe (John), homme d'Etat anglais, né dans le comté d'Essex, m. à Londres (1616-1668). Il contribua à l'élévation de Cromwell, dont il fut un des plus actifs collaborateurs. Il servit aussi Richard Cromwell.

Thurot [ro] (François-Charles-Kujèîîel, philologue français, né et m. à Paris (1823-1882), auteur de travaux excellents sur Aristote et De la prononciation française depuis le commencement du xvi« siècle.

Thury-HarCOUrt [kour], ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 23 kil. de Falaise; 1.110 h. Sur 1 Orne. Ch. de f. O. — Le cant. a 27 comm. et 10.780 h.

ThUSiS, comm. de Suisse (cant. des Grisons), sur un plateau de la r. g. du Rhin; 1.280 h.

thuya [tu-i-a] n. m. (du gr. thuia). Genre de conifères, renfermant des arbres à tige droite, toujours verts, que l'on rencontre sur tout l'hémisphère <SL boréal, et dont certaines espè- W v)J ces atteignent 50 mètres de hau- ^&A$,, « teur : la sandaraque est fournie ^^\j(sUv^i par un thuya. (On écrit aussi ^3\;«t|>f 'î' thuia.)

thyade n. f. (gr. thuas).

Bacchante.

Thyeste, frère d'Atrée.

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