Pliant ; 3. A vis et à écrou ; 5. A le
vier ; 6. Levier pour le 5.
tiraude [rô-de] n. f. (de tirer). Corde au moyen de laquelle on élève le mouton d'une sonnette pour le laisser retomber sur les pieux qu'on enfonce.
Tircis, un des bergers de Virgile (VII» églogue), dont les citants alternent avec ceux de Corydon.
tiren.f.(de tirer). Action de tirer. A lire, de tire, tout droit. D'une tire, tout d'une tire, sans arrêt, sans discontinuer. Rlas. Chacune des rangées horizontales du vair et de l'échiqueté. Sylvie. A tire et aire, se dit d'une coupe faite toute de venue, à la file de la coupe précédente. Techn. Métier à la tire ou simplein. tire, métier qui servait à la fabrication des étoffes façonnées, et où l'on tirait des ficelles ou lacs pour communiquer aux mailles les mouvements nécessaires. 2oo/.Nom vulgaire de la raie grise (Syn. tirot). Arq. Vola la (ire, genre de vol qui consiste à dévaliser les poches dé ceux que l'on vole.
tiré, 6 adj. (de tirer). Fatigué et amaigri : figure tirée. Etre tiréà quatre épingles, être mis avec recherche. Tiré par les cheveux, peu naturel, mal amené. Prov. : Le vin est tiré, il faut le boire, l'affaire est engagée, il n'y a plus a reculer. N. m. Comm. Celui sur lequel une lettre de change a été tirée. (On dit aussi accepteur.) Gibier que 1 on chasse au fusil. Taillis maintenu à hauteur d'homme pour faciliter la chasse au fusil : les tirés de la forêt de Rambouillet.
tire-à-barrer n. m. invar. Syn. de traitoir.
tireau [»'d] n. m. Sorte d'allégés.
tire-balle n. m. Instrument en forme de double tire-bouchon, qui servait à extraire les balles des fusils. Instrument de chirurgie pour extraire les balles d'une blessure. PI. des tire-balles.
Tireboli. V. Tripoli h'Anatolie.
tire-bonde n. m. Outil dont on se sert pour enlever la bonde d'un tonneau. PI. destirebondes.
tire-bordn.m.
Instrument en bois composé d'une vis et d'un écrou et servant à rappeler à sa place un cordage égaré.
PI. des tire-bords.
tire-botte [bote] n. m. Planchette de bois à entaille dans laquelle on engage le pied pour ôter la botte. Crochets en fer qu'on passe dans les tirants d'une botte pour la chausser.
Gros galon de fii des tapissiers (auj. anglaise). PI. des tire-bottes.
tire-bouchon n. m. Sorte de vis en métal, pour tirer le bouchon d'une bouteille. Cheveux frisés en spirale. En tire-bouchon, en forme do spirale. PI. des tire-bouchons.
tire-bouchonnant, e adj. offrant l'aspect
d'un tire-bouchon : pantalons tire-bouchonnants.
tire-bOUChonné, e adj. Disposé en tirebouchon : cheveux tire-bouchonnés.
tire-bOUCles n.m. invar. Outil dont les charpentiers se servent pour dégauchir l'intérieur des mortaises.
tire-bourre n. m. Crochet en hélice, pour retirer la bourre d'un fusil. Ressort fixé au bout d'un manche et qui servait à extraire les gar-
fousses des pièces. PI. des tireourres.
tire-bOUton n. m. Crochet qui sert à boutonner des souliers, des gants, etc. PI. des tire-boutons.
tire-braise n. m. invar. Ringard à extrémité aplatie et recourbée, dont les boulangers se servent pour retirer la braise du four.
tire-Cale n. m. Outil en forme de fer de lance, pour enlever les cales de pierres de taille à mesure qu'on les fixe en place. PI. des tire-cales.
tire-CartOUChe n. m. Instrument pour retirer les débris de cartouche d'un canon de fusil. PI. des tire-cartouches.
tire-cendre n. m. invar. Nom vulgaire de la tourmaline, qui, devenant électrique par la chaleur, attire la cendre.
tire-ClOU n. m. Outil de couvreur, en forme de tige plate et dentée, et qui sert à l'extraction des clous. PI. des tire-clous.
tire-crins n. m. invar. Outil de tapissier, en forme de poinçon, et qui sert à répartir les crins dans le meuble.
tire-d'aile n. m. invar. Vol rapide, avec des battements d'ailes précipités. A tire- d'aile loc. adv. Se dit du battement d'aile prompt et vigoureux d'un oiseau quand il vole : canard qui s'enfuit à tire-d'aile. (On trouve quelquefois à tire-d'ailes.)
tire-dent n. m. Sorte de pince pour arracher les dents. Pince plate servante rechanger les dents de peigne. PI. des tire-dents.
tirée [ré] n. f. Quantité d'étoffe qu'on enroule en une seule fois pendant le tissage.
tire-en-brèche n. f. invar. Partie avancée ■d'une fortification.
tire-fausset n. m. Pince dont on se sert pour tirer les faussets enfoncés dans les douves d'un tonneau. PI. des tire-faussets.
tire-feu n. m. invar. Instrument pour mettre ■le feu à la charge d'un canon en déterminant l'inflammation d'une étoupille.
tire-filet n. m. Outil pour tracer des filets sur le bois, le métal. PI. des tire-filets.
tire-fond n. m. invar. Grosse vis employée pour fixer un coussinet ou un rail à patin sur la traverse. Anneau qu'on fixe à un plafond pour y suspendre un lustre ou un ciel de lit. Outil de tonnelier, qui sert à placer la dernière douve d'un tonneau. Grosse vis à bois et à tête carrée qu'emploient les menuisiers. Instrument servant à ex-
Tire-boutons.
traire la fusée d'un projectile Bphérique. Instrument employé dans l'ancienne chirurgie pour extraire des plaies les corps étrangers.
tirefonner [fo-né] n. a. Fixer au moyen d'un tire-fond : tirefonner un rail sur la traverse.
tire-fusée n. m. Instrument servant à enlever l,i fusée en bois d'un projectile creux. Pi. des tirefusées.
tire-gargOUSSe n. m. invar. Instrument servant a retirer après chaque coup, la douille des gargousses métalliques dans certaines bouches à feu se chargeant par la culasse.
tire-goret n. m. inv. Nom vulgaire de la renouée, dite aussi herbe à cochons.
Tireh ou Thyra, v. de la Turquie d'Asie !Anatolie) ; 30.000h. Commerce de raisins, céréales, tapis.
tire-joint n. m. Tige de fer recourbée, employée pour marquer les joints de pierre dans le mortier. PI. des tire-joints.
tire-jUS n. m. invar. Arg. Mouchoir.
tire-laine ou tireur de laine
n. m. invar. Autrefois, rôdeur de nuit qui volait les manteaux : le Pont-Neuf, d Paris, était le rendez-vous des tire-lame. tire-laiSSe n. m. invar. Déconvenue, déception. (Vx.)
tire-larigot (à) loc. adv. v. larigot.
tire-liard n. m. Avare, homme qui lésine sur des sommes insignifiantes.
PI. des tire-liards.
tire-ligne n. m. Petit instrument d'acier à deux branches, qu'on peut rapprocher au moyen d'une vis, pour tirer Tlre-1'isn«des lignes. Outil de plombier pour tracer des lignes sur le plomb. PI. des tire-lignes.
tire-lire n.m.(onomatop.). Chant de l'alouette.
tirelire n f. (de l'ital. tira-lira, tire-franc). Petit vase, le plus souvent de terre cuite, qui n'a qu'une fente en haut, et par laquelle on introduit l'argent qu'on veut économiser.
tire-lirer v. n. Chanter à la façon de l'alouette.
tire-liSSe n. f. Nom donné aux leviers qui servent à mouvoir les lisses du métier à tisser. PI. des tire-lisses.
tirelle [rk-le] n. f. (de tirer).
Chacune de petites cordes que l'on emploie p!our le montage de la chaîne, dans un métier à tisser la soie.
tire-l'œil n. m. invar. Fam. Objet qui attire l'attention.
tire-lopin n. m. Parasite. (Vx).
tire-moelle n. m. invar. Petit instrument dont on se sert à table pour tirer la moelle d'un os.
tire-paille n. m. Nom ancien de l'ambre jaune. PI. des tire-pailles.
tire-pavé n. m. Sorte de jouet consistant en une rondelle de cuir suspendue à une ficelle, et qui, mouillée, forme une ventouse, laquelle, adhérant aux objets, permet de les soulever. PI. des tire-pavés.
tire-pièce n. m. Ecumoire de raf fineur de sucre.
tire-pied n. m. Grande lanière de cuir dont se servent les cordonniers pour maintenir leur ouvrage sur le genou. PI. des lire-pieds.
tire-plomb n. m. invar. Rouet pour tirer le plomb en petites lames.
tire-point n. m. Instrument pointu dont on se sert pour piquer. PI. =__=__
aussi tire-pointe.)
tire-pOUSSe n. m. Tire-point,
invar. Outil du tisseur au métier Jacquard, consistant en un crochet disposé de manière à pouvoir redresser les aiguilles courbées, sans qu'il soit nécessaire de les dé-placer.
tirer [ré] v. a. (orig. inc). Amener vers soi, ou après soi: tirer un chevalparla bride. Oter de dessus le corps. Oter d'un endroit : tirer des pâtés du four. Extraire d'un récipient : tirer de l'eau. Faire venir : les Romains tiraient leur blé de la Sicile. Emprunter : tirer une citation d'un auteur. Obtenir, faire résulter: tirer des sons d'un instrument. Obtenir avec des efforts : tirer de l'argent de quelqu'un. Délivrer : tirer un ami d'embarras. Inférer, déduire : tirer une conséquence. Prendre au sort: tirer des billets de loterie; tirer des numéros; tirer un bon numéro. Absorber, pomper : souliers qui tirent l'eau. Extraire en suçant: les sangsues tirent le sang. Extraire par trituration, distillation : on tire le tafia de la canne d sucre. Etendre, allonger : tirer une courroie. Réduire par traction en fils déliés : tirer l'or. Tendre, faire disparaître les plis de : tirer ses bas. Imprimer : tirer une estampe. Faire le portrait de (en photographie) : se faire tirer en pied. Faire partir, produire une explosion à l'aide de : tirer le canon. Lancer : tirer une flèche, une bombe. Tirer du sang à, saigner. Tirer la langue, la sortir de la bouche. Tirer du feu d'un caillou, en faire jaillir. Tirer l'épée, prendre les armes, faire des armes. Tirer le cordon, être concierge. Tirer so?i chapeau, ôter son chapeau pour saluer. Tirer les larmes des yeux, faire pleurer. Tirer les yeux, fatiguer la vue. Tirer sa révérence, saluer. 'Tirer de l'argent d quelqu'un, en obtenir. Tirer des marchandises d'un pays, en faire venir. Navire qui tire quatorze pirds d'eau, qui s'enfonce dans 1 eau de cette quantité. Tirer une lettre de change sur quelqu'un, désigner quelqu'un comme devant la solder. Tirer sa source, son origine, provenir, être issu. Tirer son épingle du jeu, sortir adroitement d'une mauvaise affaire. Tirer les vers du nez, questionner habilement pour savoir une chose. Tirer une épingle du pied, délivrer d'un grand embarras. Tirer de la boue, de la poussière, faire sortir d'un état misérable. Tirer satisfaction d'une injure, en obtenir réparation. Tirer vengeance, se venger. Tirer parti, utiliser. Tirer avantage de, faire tourner à son avantage. Tirer vanité d'une chose, s'en vanter Tirer l'horoscope, les caries, prédire la destinée. Tirer une affaire au clair, féclaircir. Loc.prov. : Il tirerait de l'huile d'un mur, se dit d'un homme avide, qui sait tirer profit de tout. On tirerait plutôt de l'huile d'un mur, un pet d'un âne mort, la chose est extrêmement difficile, ou impossible. V. échelle, épingle, marron, etc. V. n.
Exercer une traction : tirer sur une corde. Avoir du tirage : cheminée qui ne tire pas. Faire des armes. Partir, détoner en parlant d'une arme à feu. Viser: tirer très juste. S'en aller, se retirer : tirez à droite, je lire à gauche. Tirer à, diriger des coups de feu sui aux moineaux. Tirer de, s'exercer au tir avec: tirer de l'arbalète. Tirer sur, tendre avec effort : tirer sur un câble. Tirer sur, avoir de l'analogie, en parlant des couleurs : cet habit lire sur le bleu. En tirant vers ou sur, dans la direction de. Tirer à ~a fin, être prés définir. Tirer au large, tirer de long, tirer 'le large, s'enfuir. Tirer au sort, s'en remettre à la décision du sort. Tirer en longueur, se prolonger. Tirer i conséquence, avoir des suites graves. ' Tirer sur quelqu'un, lui adresser une lettre de change. Arg. tnilil. Tirer au grenadier, tirerait chercher des prétextes pour se faire exempter du service. Se tirer v. pr. Se dégager: se tirer ,1'on bourbier, et fig. : se tirer d'un mauvais pas. Se tirer d'affaire, sortir avec succès d'une situation difficile. S'en tirer, s'en bien tirer, sortir heureusement d'une maladie, d'une difficulté. Pop. Se tirer, s'en aller-
tire-racine n. m. Davier étroit et allongé dont les dentistes se servent pour arracher les chicots. PI. des tire-racines.
tirerie n. f. Fusillade mal réglée et mal dirigée.
tire-Sac n. m. Treuil à manivelle pour monter les sacs dans un moulin PI. des tire-scu
tire-Sève n. m. invar. Hort. Branche garnie de boutons.
TirésiaS [ré-zi-ass], devin de Thèbes. Il était aveugle et d'un âge très avancé f8 ou 9 âges d'hommesj. 11 joue un rôle très important dans la légende d'Œdipe. Les habitants de Thèbes l'honorêtent comme un dieu. II avait près d'Orchomène un oracle célèbre.
tire-SOU n. m. Pop. Receveur d'impôts. Emprunteur. Homme avide de gains mesquins. Usurier. Jeu de cartes où l'on convient que celui qui gagnera le coup, tirera une pièce de monnaie de la masse. Jeu quelconque, où le joueur perd le plus souvent. PI. des tire-sous.
tiret [ri] n. m. (de tirer). Morceau de parchemin coupé en long et destiné à attacher des papiers- Pièce de bois qui sert d'arc-boutant dans un étai. Petit trait horizontal qui dans un dialogue, indique le changement d'interlocuteur, ou qui sert de parenthèse dans un texte.
tiretaine [lé-ne] n. f. Nom de plusieurs étoffes anciennes en laine pure ou mélangée.
tire-terre n. m. invar. Sorte de pioche à manche court et à large pointe, dont le carrier se sert pour enlever la terre qui gêne son travail.
tiretoire n. f. ou tiretoir n. m. outil de
tonnelier. (Syn. traitoir). Instrument de dentiste pour extraire les dents de la mâchoire inférieure.
tirette [rè-té] n. f. (de tirer). Système de cordons fixés à l'envers d'une jupe de femme pour la relever. Cordons au moyen desquels on ouvre ou ferme des rideaux de fenêtre. Lacet de gants.
tireur, euse [eu-ze] n. (de tirer). Personne qui tire une arme à feu: les Suisses sont presque tous de bons tireurs. Personne qui sait tirer les armes : uti habile tireur d'épée. Celui qui tire une lettre de change. (V. change.) Ouvrier qui tire les métaux, les ficelles du métier à tisser, les trains de bois, etc. Tireur, tireuse de cartes, personne qui prétend prédire l'avenir d'après certaines combinaisons de cartes à jouer.
Tireur d'épine [le), charmante statue antique de jeune homme, occupé à s'arracher du pied une épine (musée du Vatican).
tire-verge n. m.
Outil de fabricant de bas.
PI. des lire-verges.
tire-vieille n. m.
inv. Mar. Cordage servant de point d'appui pour monter aux échelles. Cordages pour manoeuvrer un gouvernail. (On écrit aussi tire-veille.) tirez-làchez n. m.
Jeu de fillettes, qui consiste à faire le contrairede ce que commande la conductrice du jeu, laquelle tient réunis dans sa main des bouts de plusieurs rubans dont les joueuses tiennent l'autre extrémité.
Tiridate I", roi d'Arménie , frère de Vologèse Ier, roi des Parthes ; il fut vaincu par Corbulon et devint tributaire des Romains ; — Tiridate II, roi d'Arménie ; m. en 314 de notre ère. Il reçut le baptême des mains de saint Grégoire l'Illuminateur.
Tirlemont [tnoii], v. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), sur la Grande Geete: 18.650 h. Tabacs, filatures, distilleries, carderies, fonderies.
Tirman (Louis), administrateur et homme politique français, né à Mézières, m. au château des Taboureaux [Yonne! (1837-1899) ; sénateur, gouverneur général de l'Algérie de 1881 à 1891.
TimOVa ou TimoWO, v. de Bulgarie, dont c'estla capitale traditionnelle, sur la Iantra; 12.000 h.
Tiro (Marcus f ullius), écrivain romain, né vers 93 av. J. C, m. vers l'an 5 de notre ère. Affranchi et secrétaire de Cicéron, dont il publia les discours, les lettres familières, etc. Il inventa ou perfectionna un système de tachygraphie qui porte son nom (notes tironiennes).
tiroir n. m. (de tirer). Petite caisse emboîtée dans une armoire, une table, etc., et qui se tire à volonté. Pièce d'une machine à vapeur, destinée à distribuer alternativement la vapeur des deux côtes du piston. Nom donné aux lanières qu'on attacliait autrefois au fermoir des livres. Paire d'ailes de chapon ou de poulet ajustée sur un petit morceau d'étoffe rouge que l'on présente à l'oiseau Tir0,r (=>euble)pour le faire revenir sur le poing. Roman à tiroirs. que l'on peut sans inconvénients allonger ou abréger par l'addition ou la suppression de hors-d'eeuvre.
TIR
Pièi e à tiroirs, pi^ce comique dont les scènes n'ont presque aucune relation entre elles.
— Encycl. Mican. Les tiroirs sont des régulateurs d'admission qui servent a ouvrir ou à fermer le passage de la vapeur de la chaudière aux cylindres. On distingue les tiroirs pour machines à basse pression [tiroirs de Watt) ; ceux pour machines à moyenne pression [tiroirs ronds ou cylindriques) ; enfin ceux employés avec les machines à haute pression (tiroirs à coquille). Un tiroir est générale ment constitué par une tige le reliant aux manivelles, excentriques, leviers et coulisse, qui, elle, . . , .. ' . n
i ■ A ~„ « « 1a Tiroir do machine a vapeur : 1. Double;
lui donne le S. A pialon (P.pieton).
mouvement de
va-et-vient; il comprend encore deux plaques frottantes ou barrettes, qu'une distance égale à celle qui sépare les orifices du cylindre, éloigne l'une de l'autre. Ces barrettes ouvrent et ferment alternativement ces orifices.
Le tiroir de Watt, appelé aussi (iVot'r à garnitures, est formé par un cylindre dont la section est celle d'un D, et qui se meut à l'intérieur d'une boîte à vapeur entre deux garnitures d'étoupe et une plateforme. Les tiroirs ronds ou cylindriques, ou encore tiroirs à pistons, se composent de deux pistons montés sur une tige unique ; ils découvrent ou couvrent les orifices du cylindre pendant leur mouvement de va-et-vient. Le tiroir en coquille est une boîte rectangulaire renversée, dont les bords convenablement dressés s'appuient sur le cylindre et s'opposent à toute déperdition de vapeur. C'est la pression même de la vapeur qui applique la boîte sur la table à frictions.
tirole n. f. ou tirolet [/è]n.m. Pêch. Sorte de tramait à petites mailles, monté sur une longue perche.
tironieil, enne [ni-in, t-ne] adj. Notes tironiennes, système tachygraphique en usage chez les Romains, et inventé par Tiro, affranchi deCicéron.
tirot n. m. P'eh. Nom vulgaire de la raie grise.
TirSO de Molina (Fray Gabriel Teli.ez. plus connu sous le pseudonyme de), auteur dramatique espagnol, né à Madrid, m. à Soria (1571-16'»8). Il est, après Lope de Véga, le plus varié, le plus fécond des dramaturges espagnols. Ses personnages sont originaux; son style, élégant et aisé.
tirth.amk.ara n. m. Nom donné à de saints personnages hindous, restaurateurs successifs de la religion diaïne, qui tiennent dans le djaïnisme la place des bouddhas dans le bouddhisme.
Tirynth,e, anc. v. de l'Argolide, patrie légendaire d'Hercule. Elle sucoomba dans sa lutte contre Mycènes et Argos. Ruines d'une acropole explorée par Schliemann.
tiS [tiss] n. m. Pëch. Filet en forme de tramai! ou à nappe simple, employé par les pêcheurs de la Méditerranée. (On dit aussi tics.)
tiSage [za-je] n. m. Chauffage du four dans une verrerie.
tisane [za-ne] n. f. (du lat. ptisana, décoction d'orge, gr. ptisane). Liquide aqueux peu chargé en principes médicamenteux et servant de boisson aux malades : tes tisanes se font jiar macération, solution, infusion, digestion ou décoction. Tisane de Champagne, Champagne plus léger que le Champagne ordinaire.
tisanerie [za-ne-ri] n. f. Endroit d'un hôpital où se font les tisanes.
tisard ou tisart [zar] n. m. Trou carré pratiqué vers le milieu de la fausse claie des fours de fusion dans les verreries, pour l'introduction du combustible.
TiSChbein les), famille de peintres allemands, du xvm« siècle, qui n'a pas compté mains de vingtquatre peintres dans le cours de trois générations ; les plus connus sont : Jean-Henri, dit l'Ancien, né à Haina, m. à Cassel (1722-1789), excellent portraitiste, et Jean-Henri-Guillaume, dit le Jeiaie, né à Haina, m. à Eutin (1751-1829;, paysagiste, portraitiste et peintre d'histoire.
TiSChendorf [ti-ehin] (Frédéric-Constantin de , érudit allemand, né à Lengenfeld, m. à Leipzig (1815-1874 . Il publia de nombreuses éditions de l'Ancien Testament.
tiser [zé] v. a. Forme ancienne du mot attiser.
tiseur [zeur] n. m. Ouvrier chargé de la conduite du feu dans le four d'une verrerie.
Tisi (Benvenuto , dit le Garofalo, peintre italien, né à Garofalo, m. à Ferrare (1481-1559), Ses œuvres, dont les principales sont à Ferrare, se distinguent par la grâce et la douceur Ile Massacre des Innocents, l'Adoration des Mages, etc.). Elles sont en général signées d'un œillet (garofalo).
Tisias, rhéteur sicilien (v« s.), élève de Corax et maître de Gorgias, un des fondateurs de la rhétorique.
Tisiphone, une des trois Erynies grecques ou des Furies latines, chargée de punir les coupables au moment où ils pénètrent dans les Enfers (Myth.).
tisoir [zoir] n. m. Sorte de ringard dont on se sert pour attiser le feu d'un four de fusion du verre.
tiSOIl [zon n m. lat. titio). Morceau de bois brûlé en partie : éteindre un tison. I-'io. Reste d'une passion presque éteinte. Tison d'enfer, personne très méchante. Tisonde discorde, personne ou chose qui est une cause de trouble. Prertdre U tison par un il brûle, prendre, pour la réussite d'une affaire, la voie la plus dangereuse.
tisonné [so-né . e adj. Seditdu poil d'un cheval parsemé de taches noires, comme si elles avaient été faites avec un tison.
tisonner [zo-né] v. n. S'occuper à remuer les tisons du foyer. Activcm. : tisonner le feu.
tisonneur, euse [zo-neur,eu-ze]n. Personne qui aime il tisonner.
tisonnier [zo-ni-é] n. m. Verge de fer pour attiser le feu.
tissage [ti-sa-je] n. m. Action de tisser : le tissage de la toile. Usine où l'on tisse : les tissages de lloubaix.
— Encycl. Les tissus ordinaires ou unis sont invariablement composés de fils entrecroisés dans deux directions perpendiculaires: fils longitudinaux, parallèles, tenant toute la longueur de l'étoffe (chatne), et llls transversaux (trame) entrelacés avec les premiers de façon h passer au-dessus de tous les fils pairs et au-dessous de t"iis les fils impairs ou inversement. Cet entrelacement est obtenu sur le métier il tisser. On peut combiner diversement la disposition de la chaîne et de la trame ; le mode d'entrelacement des (ils prend le nom d'armure. On peut diviser les armures en simples, composées et factices. Les premières comprennent la toile, le sergé, le croisé, le satin et la mousseline. Les armures composées sont celles où les duites successives forment avec la chaîne des rapports variables. Elles peuvent donner lieu à une infinité de combinaisons. Les armures factices servent à la production de figures et de dessins sur un fond uni ou croisé. La mise en carte permet de reproduire par le métier les dessins les plus compliqués ; son but est de guider le tisserand dans la direction des contours et des couleurs. Le velours et toutes les étoffes pelucheuses sont formés par un fond uni ou croisé, sur lequel se dressent en aigrettes les tronçons d'une chaîne ou d'une trame supplémentaire.
Tissandier [di-é] (Gaston), savant et aéronaute français, né et m. à Paris (1843-1899). Il créa le premier modèle d'un aérostat dirigeable à moteur électrique ; fondateur de la revue la Nature. — Son frère Albert, né à Anglure (Marne) en 1S39, m. à Jurançon (Basses-Pyrénées) en 1906, fut d'abord architecte, puis se consacra également à l'aéronautique.
Tissapherne, satrape perse, gouverneur de l'Asie Mineure en 414- av. J.-C. Il commandait l'armée d'Artaxerxès Mnémon à Cunaxa. Artaxerxès lui donna la main de sa fille et le gouvernement des provinces d'Asie Mineure. Il n'en fut pas moins mis à mort par ordre de ce prince en 395 av. J.-C.
tisser [ti-sé] v. a- (lat. texere). Entrelacer régulièrement les fils de : tisser de la laine, du coton, du lin, de la soie.
tisserand [li-se-ran] n. et adj. m. Ouvrier qui fait de la toile.
Tisserands (les), drame de Gérard Hauptmann (1891) dont le sujet repose sur un fait historique : l'émeute des tisserands silésiens en 1844; peinture vigoureuse des milieux ouvriers.
Tisserand [ra7i] (François-Félix), astronome français, né à Nuits, m. à Paris (1845-1890). Ses travaux de mécanique céleste sont de premier ordre.
Tisserand ( Louis -Eugène) , administrateur français, né à Flavigny (Meurthe) en 1830, directeur de l'agriculture de 1879 à 1896 ; l'un des hommes qui contribuèrent le plus à développer en France l'enseignement agricole et à propager les méthodes rationnelles en agronomie.
tisseranderie [ti-se, ri] n. f. Profession de tisserand ou de vendeur d'ouvrages de tisserand.
tisserin [ti-se] n. m. (de tisser). Genre d'oiseaux passereaux des régions chaudes.
— Encycl. Les tisserins sont ainsi appelés à cause de leur habileté a tisser des nids au moyen de fibres végétales.
Ces nids, en forme de bourse ou de bouteille, sont parfois groupés en grand nombre sous un abri commun au sommet de quelque arbre élevé, comme on l'observe pour les républicains de l'Afrique tropicale.
tisseur [ti-seur] n. et adj.
m. Celui qui tisse.
TiSSOt [ti-so] (André-Simon) , médecin suisse, né à Grancy, m. à Lausanne (1728-1797). Il contribua à répandre la pratique de la vaccine.
TiSSOt (Pierre-François), littérateur français, né à Versailles, m. à Paris (1768-1854), membre de l'Académie française, auteur d'excellentes Eludes sur Virgile.
TiSSOt (James-Joseph-Jacques), peintre, graveur et émailleur français, né à Nantes, m. a Buillon (Doubs) [1836-1902], auquel on doit une célèbre illustration de l'Ecriture sainte.
TiSSOt (Victor), littérateur suisse, né à Fribourg en 1845, auteur de récits de voyages : Voyage au pays des milliards, la Suisse inconnue, Vienne et la Vie viennoise, etc.
TiSSOt (Jules-ErnesO. littérateur français, né à Genève en 1867, auteur d'ouvrages de critique, de romans : l'Ennui, etc.
tiSSU [ti-su] n. m. (subst. particip. de tistre ou titre). Tout ouvrage de fils entrelacés : un tissu de soie. Manière dont les fils d'une étoffe sont assemblés: étoffe d'un tissu serré. Poét. Réunion d'objets enlacés : un vert tissu de lierre et de ronces. Fit/. Enchaînement, enchevêtrement : tissu de meitsonget, Anat. Combinaison définie d'éléments anatomiques.
— Encycl. Sous la désignation générale de tissu, on comprend toute surface obtenue par l'assemblage régulier des fils, que ceux-ci soient enchevêtrés par mailles (tricot) ou disposées en deux séries de fils parallèles, croisées à angles droits. (V. TISSAOE.) Les tissus peuvent être écrus, tissés de fils teints, ou teints en pièce ; les dessins de couleur s'obtiennent soit par impression, soit par brochage. Toute substance susceptible de former un fil peut donner un tissu : laine {drap), poil de chèvre {cachemire), soie (tissus serres et tissus légers), lin (toile), chanvre
coutil véritable, toile rf 'emballage . Jute, phormium, coton (tissus épais serrés: calicot; tissus légers: mousselines ; tissus imprimés : indiennes). Les velours comprennent les velours de soie et les velours de coton, la peluche, etc. Les tissus par mailles
Tisserin.
comprennent le tulle (soie ou coton) et le tricot (bonneterie en laine, soie ou coton). Mentionnons enfin les galons en soie ou métaux précieux, les élastiques (tissus contenant des llls de caoutchouc), etc.
Pour imperméabiliser les tissus, deux méthodes sont suivies : l'une consiste à former dans le tissu lui-même un savon métallique (biches;, dans l'autre les surfaces sont recouvertes de matières imperméables les empêchant de s'imbiber (caoutchouc appliqué soit en feuilles, soit en dissolution). Malheureusement ces vêtements sont aussi imperméables à l'air ; un meilleur résultat s'obtient en enduisant l'étoffe de lanoline (10 à 20 grammes dans un litre de pétrole). Aux tissus enduits se rattachent le pégamotd, les toiles cirées, les mollesquines, les linoléums. tiSSU, e part. pass. du v. tistre. Tissé : une étoffe bien tissue. Poétiq. Des jours tissus d'or et de soie, une vie opulente.
tiSSU-éponge n. m. Etoffe qui présente sur chacune de ses faces des boucles qui la rendent spongieuse. PI. des lissus-éponges.
tissulaire [ti-su-lè-re] adj. Qui a rapport aux tissus organiques.
tissure [ti-su-re] n. f. (de (issu). Liaison de ce qui est tissu : tissure lâche, serrée. Liaison entre les fils de chaîne et les fils de trame, résultant de l'opération du tissage.
tiSSUterie [ti-su-te-rt] n. f. Art du passementier et du rubanier.
tiSSUtier [ti-su-li-é] n. et adj. m. Ouvrier qui
fait des tissus pour la passementerie et larubanerie.
tistre [tis-tre]v. a. (lat. texere). Ancien synonyme
de tisser. (N'est plus usité qu'au part. pass. tissu
[un nid tissu de mousse] et aux temps composés.)
TiSZa de BorOSJenÔ (Coloman de), homme d'Etat hongrois, né à Geszt, m. à Budapest (1830- 1902). Il contribua à la restauration des finances du pays et organisa l'enseignement public.
titan n. m. (n. mythol.). Personne ou objet qui a un caractère de grandeur gigantesque : un vrai titan. De titan, démesuré : un travail de titan. Adjectiv. : un siècle titan.
Titan, fils du Ciel et de la Terre, l'ancêtre ou le père des Titans. (V. ce mot.)
titan n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant les plus grandes formes du groupe, qui atteignent 15 centimètres de long et vivent dans les vieux arbres de la Guj-ane : (e* titans sont très rares.
titanate n. m. Sel de l'acide titanique. titane n. m. Corps simple et métallique, de couleur noire, de densité 4, 8, qui, par ses propriétés, se rapproche du silicium et de l'étain.
— Encycl. Le titane se trouve dans de nombreuses roches, argiles, minerais de fer ; on le trouve à l'état d'oxyde (rutile, anatase, etc.), de titanate ou silieotitanate (sphène), ou combiné au fer (fers titanes), etc. Le titane s'obtient par réduction de l'anhydride titanique par le charbon dans le four électrique de Moissan, C'est un métal très dur, rayant l'acier, de densité 4, 8 ; il fond et se volatilise à haute température ; son poids atomique est 50.
On connaît de nombreux composés : chlorures, fluorures, oxydes (l'anhydride titanique que l'on extrait du rutile sert à le préparer), sulfure, etc. 11 donne un alliage léger et résistant avec l'aluminium, avec le fer et le carbone des aciers particuliers. L'anhydride titanique peut servir de matière réfractaire.
titane, e adj. Qui contient du titane.
titanesque [nès-ké] adj. Qui est propre aux Titans: digne des Titans : un travail titanesque. titanifère adj. Qui contient du titane.
titanique adj. Syn. de titanesque.
titanique adj. Se ditdes composés du maximum de saturation du titane : anhydride titanique.
titanisme [nis-me] n. m. Esprit de révolte et d'usurpation. (Rare.) titanite n. f. Silicate naturel de titane. titanium [om'] n. m. Syn. de titane.
titanomachie n. f. (de titan, et du gr. mahhè, combat) .Combat des Titans contre les dieux. Combat de géants.
Titans [tan], fils d'Uranus (le Ciel) et de Ga?a (la Terre). Révoltés contre les dieux, ils tentèrent d'escalader le ciel en entassant montagne sur montagne ; mais ils furent foudroyés par Jupiter. (Myth.) En littérature, on compare à la tentative infructueuse de ces géants les efforts de ceux qui échouent dans la réalisation de projets plus ou moins impossibles.
Tite et Bérénice, tragédie de Corneille, en cinq actes et en vers (1670), sur le même sujet que la Bérénice de Racine, inférieure à celle-ci, mais non sans mérite.
Tite ou TitUS (saint), disciple de saint Paul, converti au christianisme par saint Paul, qui le chargea de porter une épitre aux Corinthiens. Fête le 4 janvier.
Tite-Live (Titus Livius), historien latin, né à Padoue (59 av. J.-C.-19 ap. J.-C). Il vécut dans l'intimité d'Auguste, sans aliéner son indépendance, et fut précepteur de Claude. Il a laissé, sous le titre de Décades, une histoire romaine, en partie perdue, plus remarquable par le style que par l'authenticité des faits, surtout pour les débuts de l'histoire de le cité. Admirateur du passé, patriote ardent, il célèbre partout la grandeur de Home, et cherche dans l'histoire un enseignement et des thèmes à de beaux développements et de beaux discours. Son style est uni, abondant, très classique, mais les contemporains lui reprochaient une certaine patavinité.
Tithon, lils de Laomédon, frère de Priam et époux de l'Aurore. Zens lui accorda l'immortalité mais comme il eut à subir tous les maux de la décrépitude, il fut change en cigale. (Myth.]
tithymale n. m. Dot. Ancien mua du genre euphorbe.
titi n. m. Pop. Gamin de Paris, Joyeux, gai compagnon. Sorte de déguisement de carnaval, titianesque [ti-ei-a-nèi-ke] adj. Qui rappelle
la manière du Titien.
Titicaca ou ChUCUitO, grand lac des Andes, entre la Bolivie et le Pérou; il 3.915 m. d'altitude.