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ii ouverains incas y avaient construit un temple magnifique, dont les murs étaient couverts d'or.
titien, enne [si-in, e-ne] n. Antiq. rom. Membre d'une des trois tribus primitives de 1 ancienne Rome. . i" < tiv. Se dit de certains prêtres qui accomplissaient des rites rappelant ceux ,
des anciens Sabins.
Titien [si-in] (Tiziano Vecellio, dit le), peintre italien, le premier des coloristes et le chef de l'école vénitienne, né à Piève-di-Cadore, m. de la peste à Venise (1*77-1676).
Il a eu, dit Taine, "le talent d'imiter les choses d'assez «c2| près pour que l'illusion nous saisisse et de transformer les choses assez profondément pour que le rêve s'éveille en nous ». Son pinceau est plein de franchise et de puissance.
et sans rival pour la vérité et l'harmonie du coloris. Ses principaux tableaux, au Louvre, sont : François I". les Pèlerins d'Eminoùs, la Mise au Tombeau, l'Homme au Gant, Jupiter et Antiope.
titillant, e [til-lan] radj. Qui cause ou qui éprouve une impression de titillation.
titillation [til-la-si-on] n. f. (lat. titillatio). Légère agitation qui se remarque dans certains corps. Chatouillement.
titiller [til-lè] v. a. (lat. titillant). Chatouiller légèrement : ce vin titille agréablement le palais. V. n. Eprouver un sentiment de titillation.
TitliS, mont de la Suisse centrale (3.239 m.) entre les cantons de Berne, Uri et Unterwalden, et du sommet duquel on découvre un grandiose panorama.
Titon du Tillet (Evrard), littérateur français, né à Paris (1677-1762), qui fit exécuter en bronze, à la gloire du roi et des grands écrivains, le Parnasse français.
titrage n. m. Détermination des quantités de certaines matières contenues dans certains composés : le titrage des alcools.
titre n. m. (orig. seandin.). Chasse. Endroit, relais, où l'on poste les chiens pour courir la bête quand elle viendra à passer. Mettre les chiens à bon titre, les bien poster
titre n. m. (lat. titulus). Inscription mise en tête d'un livre, d'un chapitre, etc., pour en faire connaître le sujet. Page du livre qui porte cette inscription. Subdivision employée dans les recueils de lois : le titre IV du Code civil. Dénomination sous laquelle est connue une œuvre d'art : le titre d'un tableau. Qualification de dignité donnée à certaines personnes : le litre de duc. Dénomination donnée à un cardinal et empruntée à l'une des églises de Rome : cardinal du titre de Saint-Pierreaux-Liens. Propriété d'une charge, d'un oflice : recevoir son titre de notaire. Qualification exprimant une relation sociale : le litre de père. Acte, pièce authentique établissant un droit : un titre de propriété, de rente; titres de noblesse. En titre, comme titulaire. A juste titre, avec raison, justice. Monn. Degré de fin des matières monnayées ou des matières d'or et d'argent : monnaies au titre légal; vaisselle au titre. Comm. Epaisseur ou longueur comparative des fils, exprimée par un chiffre. (Syn. numéro.) Chim. Titre d'une solution, poids de matière dissoute dans un volume déterminé de dissolvant. Typog. Faux titre, titre abrégé, imprimé sur le feuillet qui précède le grand titre. Titre courant, ligne en capitales, qui se place au haut des pages d'un livre pour indiquer les matières qui y sont traitées. A titre de loc. prép. En qualité de : à titre d'ami. A titre d'office, en vertu de sa charge.
— Encycl. Dr. On distingue : le titre authentique, passé devant un officier public ; le titre exécutoire ou paré, qui emporte l'exécution parée contre l'obligé; le titre adiré, c'est-à-dire perdu ou égaré; le titre confirmatif, qui ratifie et valide un titre antérieur entaché de nullité ; le titre ancien, qui remonte au delà de trente ans ; le titre primordial, c'est-à-dire l'acte primitif qui a donné naissance au droit; le titre récognitif, destiné à reconnaître une obligation préexistante, et qui prend le nom de titre nouvel lorsque l'objet de la reconnaissance est une rente perpétuelle ou viagère. (Après vingt-huit ans de la date du dernier titre, le débiteur d'une rente peut être contraint à fournir à ses frais un titre nouvel à son créancier ou à ses ayants cause ; le crédi-rentier est ainsi prémuni contre la prescription de trente ans.)
Les modes d'acquisition ont lieu : 1» à titre onéreux, lorsque la transmission est faite à prix d'argent, comme dans la vente, ou contre la remise d'un équivalent, comme dans l'échange ; 2» à titre gratuit ou lucratif, quand celui à qui le droit est transféré n'a aucune prestation à fournir (donation, succession); 3» à titre universel, quand la mutation embrasse l'universalité des biens composant le patrimoine d'une personne ; 4° à litre particulier, lorsqu'elle ne porte que sur certains objets déterminés. V. VALEURS MOBILIÈRES.
Titres nobiliaires. Les titres nobiliaires actuellement en usage en France sont, dans l'ordre ascendant, ceux de chevalier, baron, vicomte, marquis et duc. Ils tirent leur origine de qualifications ou appellations qui correspondaient autrefois à des dignités féodales, c'est-à-dire qui supposaient la possession d'un fief sur lequel s'exerçaient les privilèges de la souveraineté dont le titre était le signe.
A part ceux dont l'existence est antérieure à 1789, on distingue deux autres catégories de titres nobiliaires : 1» les titres modernes, spécialement ceux se rattachant à la nouvelle noblesse transmissible créée par Napoléon 1" ; 2» les titres étrangers, c'est-à-dire conférés par les souverains étrangers ; ceux-ci ne peuvent être portés en France par des Français qu'en vertu d'une autorisation gouvernementale.
La Révolution avait aboli les titres de noblesse, et le gouvernement provisoire les abolit à nouveau en 1848; mais ils furent rétablis par un décret du 24 janvier 1832, toujours en vigueur, mais, en fait, le relèvement des titres de noblesse n'est plus autorisé par les tribunaux; ceux-ci accordent les modifica-
tions aux actes de l'état civil qui comportent la reprise de la particule de, parce que la particule de rappi Ile le lieu de l'origine ou tout autre signe distinctif, mais ne constitue pas un titre de noblesse-
Titres perdus ou volés. V. valeurs mobilières.
— Monn. Le titre d'un alliage est le rapport entre le poids du métal fin contenu dans l'alliage et le poids total. Le titre des objets d'or et d'argent est déterminé par la loi, et l'Etat appose sur chacun de ces objets une marque ou poinçon de contrôle, qui garantit le titre. Les monnaies sont au titre suivant : or, 900 millièmes; argent, 900 millièmes pour la pièce de 5 francs, 835 millièmes pour les pièces divisionnaires. Le titre des bijoux est variable : or, 900 millièmes (médailles); 920 millièmes fi"- titre), 8V0 millièmes (2« titre), 750 millièmes (S« titre) [bijoux] ; argent, 950 millièmes (médailles) ; 800 millièmes (bijoux).
titre v. a. v. tistre.
titré, e adj. Qui possède un titre nobiliaire ou honorifique : personnage titré. Chim. Se dit d'une solution dont le titre est connu.
titre-planche n. m. Titre obtenu au moyen d'une planche gravée ou lithographiée.
titrer [tré] v. a. (de titre) Donner un titre : titrer un homme. Chim. Déterminer le titre d'une solution. Teehn. Titrer les fils, en faire le titrage, en déterminer le titre.
titrier [tri-é] n. m. Religieux autrefois chargé de la garde des titres, dans un monastère. Fabricateur, falsificateur de titres.
titti, titty ou tytty n. m. Cérémonie funèbre qui se célèbre chez les Hindous non musulmans, le jour anniversaire de la mort d'un parent.
titubant [ban], e adj. Chancelant : la démarche titubante d'un irrogne.
titubation [si-on] n. f. (lat. titubatio). Action de vaciller sur ses jambes.
tituber [bé] v. n. (lat. tilubare). Chanceler, vaciller sur ses jambes : ivrogne qui titube.
titulaire [lè-re] n. et adj. (du lat. titularis; de titulus, titre). Personne qui possède un emploi, une dignité en vertu d'un titre : évèque titulaire; professeur titulaire. Substantiv. : en l'absence du titulaire, le cours est fait par le suppléant. Patron titulaire d'une église, saint dont cette église porte le nom. Diplom. Ecriture titulaire, écriture qui servait à écrire les titres des ouvrages ou des chapitres.
titulariat [ri-a] n. m. Possession en titre d'une fonction. (Peu us.)
titulariser [se] v. a. Nommer titulaire d'un emploi : titulariser un suppléant.
titulature n. f. Ensemble des titres que porte une personne ou une maison.
titUlUS [luss] n. m. (mot lat. signif. titre, inscription). Antiq. rom. Ecriteau que portaient les esclaves à vendre, et, dans les triomphes, les soldats pour indiquer les noms des peuples et des villes vaincus, le nombre des prisonniers, etc. Inscription d'un tombeau.
TitUS [tuss] (Titus Flavius Sabinus Vespasianus), fils de Vespasien, empereur romain de 79 à 81, surnommé les Délices du genre humain. Son règne, trop court, fut la continuation de celui de Vespasien. Il est un des souverains qui cherchèrent le plus sincèrement à soulager les souffrances de son peuple : Diem perdidi « J'ai perdu ma journée », avait coutume de dire cet empereur philosophe et d'une admirable générosité, quand il avait passé un jour sans trouver l'occasion de faire du bien, d'accorder une grâce. II prit et ruina Jérusalem (70). Eloquent, poète, musicien, son règne trop court ne lui laissa pas le temps de donner toute sa mesure. Il fut emporté par une fièvre pernicieuse après 27 mois de règne. Sous son règne eut lieu la célèbre éruption du Vésuve (79), où furent ensevelies Herculanum et Pompéi.
TitUS [tuss] (à la) loc. adv.
Se dit d'une manière de couper les cheveux aussi court devant que derrière, comme on les voit dans les statues antiques de l'empereur Titus.
Titus Andronicus, tragédie attribuée à Shakspeare (vers 1588), mais qu'il se borna sans doute à remanier. Ce drame est un tissu de crimes épouvantables.
TityOS ou Titye, géant, fils de Ga>a. Il voulut faire violence à Latone, mais il fut tué par Apollon et Artémis,et précipité dans les Enfers, où deux vautours lui déchiraient le foie.
tityre n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, renfermant des cotingas de taille médiocre, répandus dans l'Amérique tropicale.
Tityre, berger dans les églogues de Théocrite, un des deux bergers de la I" églogue de Virgile.
Tivoli, anc. Tibur, v. d'Italie (prov. de Rome) ; 10.120 h. Environs charmants ; célèbres cascatelles, formées par le Taverone.
tizi, mot berbère, signifiant col, passage, et qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots géographiques.
Tizi-OuZOU,ch.l.d'arr.(dép. d'Alger); 29. 130h. Ch. de f. (Alger-Constantine), à 100 kil. E. d'Alger. Cette ville fut enlevée en 1851 aux Kabyles. Elevage prospère. — L'arr. a 13 comm. de plein exercice, 6 communes mixtes, et une popul. totale de 416. 150 h.
tjotter [tjo-tèr] n. m. Yacht du Zuyderzée, à dérives latérales, à très long mât.
Tl. symbole chimique du thallium.
tla n. m. Coup frappé sur le tambour avec les deux baguettes, presque simultanément, mais faiblement avec l'une et vivement avec l'autre.
Tlaxcala, v. du Mexique, ch.-l. de l'Etat homonyme; 3.000 h. Filatures, chapellerie. — L'Etat a 172 000 h.
Coiffure à la Titus.
Tlemcen [tltm-tén], ch.-l. d'air, fdép. d'Oran)- 37.;oy b. (Tleineénieiu). A 130 kil. S.-O. d'Oran. Ch.-l. de subdivision militaire. Prise par le maréchal Clauzel en 1836. Collèges arabe et français. Céréales, liège, bétail. — L'arr. a G comm. de plein exercice, 3 communes mixtes et une population totale de% 146.120 h.
tmèse [tmè-ze] n. f. (gr. tmèsis). Gramm. Séparation de deux éléments d'un mot par l'intercalation d'un ou de plusieurs autres mots. Par ex. : lors même que cela serait vrai.
Tmolos [loss], montagne et ville de l'anc. Lydie (Asie Mineure); auj. Éoz-Ijagh. Les flancs de grès rouge de la montagne ont été curieusement découpés par l'érosion.
to n. rn. Mesure japonaise de capacité, équivalant à 18 1 039. Reliquaire ou châsse des Japonais.
toarcien, enne [si-in, è-ne] adj. Se dit de la partie supérieure du lias, très développée aux environs de Thouars. N. m. : le toarcien.
toast [tôsf] n. m. (m. angl.). Proposition de boire à la santé de quelqu'un , au succès d'une entreprise : porter un toast. (On écrit quelquef. toste.) Rôtie de pain beurré. PI. des toasts.
toaster [tùs-té] v. n. Porter des toasts. (On, écrit quelquef. toster.)
to be or not to be [tou bi or not' tou bi], mot» angl. signif. être ou ne pas être, commencement du premier vers du célèbre monologue d'Hamlet, de Shakspeare. Caractérise une situation où l'existence même d'un individu, d'une nation, est en jeu.
Tobie, Juif de la tribu de Nephtali, célèbre par sa piété et sa charité envers ses coreligionnaires pendant la captivité de Ninive. Devenu aveugle dans sa vieillesse, il fut guéri par son fils sur les conseils de l'ange Raphaël. Le Livre de Tobie fait partie de l'Ancien Testament. (Bible.)
Tobler (Adolfj, romaniste suisse, né à Hirzel en 1835, auteur de : la Versification française ancienne, Mélanges de grammaire française, etc.
toboggan [bo-ghan] n. m. (m. canadien dérivé de l'amér. odabagan, traîneau). Sorte de traîneau
Toboggan : l. Montée; 2. Descente; 3. Toboggan à plusieurs places dit a bobsleigh u.
bas, qui repose sur deux patins, et que recouvre une planche rembourrée : le toboggan est très e>i usage aux Etats-Unis , au Canada et en Suisse. Glissière en bois rectiligne ou contournée qui est un amusement.
toboggatining [bo-gha-nin'gh'] n. m. Action de glisser avec le toboggan.
tobogganniste [bo-gha-nis-te] n. Celui, celle qui glisse avec le toboggan.
Tobol, grande riv. de Sibérie, née dans l'Oural; elle baigne Tobolsk et se jette dans l' Irtych ; 1.291 kil.
TobolSk, v. de la Sibérie, ch.-l. de gouv., sur le Tobol; 23.000 h. — Le gouv. a 1.438.000 h.
TobOSO(El), bourg d'Espagne (prov. de Tolède), près d'un petit sous-affluent du Guadiana; patrie de Dulcinée, dans Don Quichotte.
tOC [foft']interj.(onomat.) S'emploie, souvent avecrépétition, pour exprimer un choc, un bruit sec. N. m. Sorte de sonnerie sourde d'une montre k répétition sans timbre :
une montre à toc. (Vx.)Arg.
Faux or, imitation d'objets anciens : des bijoux en toc.
Jeux- Sorte de trictrac,
Toc -. 1. Ordinaire ; 2. A coussinets.
que l'on joue avec quinze dames de chaque couleur.
Mar. Courir à toc de voiles, faire force de voiles autant que possible. Adjectiv. Arg. Sot, fou, laid:
une femme toc.
tOC [tok] n. m. Organe d'un tour qui permet de serrer et de maintenir en place la pièce que l'on tourne.
tOCade n. f. V. toquade.
tOCage [ka-je] n. m. Action de jeter le combustible par la toquerie.
tOCan n.m. Péch. Jeune saumon qui n'a pas un an.
tOCandin, e n. Fam. Vieux libertin; vieille coquette et galante. (Peu us.)
tOCane n. f. Vin de Champagne nouveau, fait, avec la mère goutte.
Tocane-Saint-Apre, comm. de la Dordogne, arr. et à 14 kil. de Ribérac, près de la Dronne -. 1.790 h.
tocante n. f. Arg. Montre : laver sa tocante.
TOCantinS [ tin ] (le), fl. du Brésil, qui se jette dans l'Atlantique; 2.700 kil. Difficilement navigable.
tocard [kar], e adj. Arg. Vieux, usé, laid, mauvais, stupide : un mélo tocard.
tocasson [ka-son] n. m. Arg. Personne laide, stupide : quel tocasson !