TOL
toccata [fo-Art] n. f. (m. ital- signif. touchée). Ancienne pièce de musique, écrite pour le clavecin, le piano ou l'orgue, et ne différant de la sonate qu'en ce qu'elle n'était composée le plus ordinairement que d'un seul morceau. PI. des toccate.
tOC-feU ou toque-feu n. f. invar. Grand réchaud que l'on descend dans les mines pour eu faciliter l'aérage.
Toché (Raoul), journaliste et auteur dramatique français, né à Bougival, m. à Chantilly (1850- 18951 II composa un grand nombre de pièces, en collaboration surtout avec E. lflum.
tOCOgonie [nt] n. f. (du gr. tokos. enfantement, et goné, génération). Nom donné par Haeckcl à tous les modes de reproduction avec parents.
tOCOgraphe n. m. (du gr. tokos, enfantement, et graphein, écrire). Auteur d'un traité sur l'art des accouchements.
tOCOgraphie [fi] n. f. Traité sur l'art des accouchements.
tOCOgraphique adj. Qui appartient à la tocographie.
tOCOlOgie [ji] n. f. (du gr. tokos, enfantement, et logos, discours). Science des accouchements.
tOCOlOgique adj. Qui a rapport à la tocologie.
tOCOnomie [mf] n. f. (du gr. tokos, enfantement, et nomos, lois). Ensemble des règles sur l'art des accouchements.
toconomique ;ulj Qui concerne la toconomie.
tOCOtechnie [ tèk-ni] n. f. (du gr. tokos, enfantement, et tèchnè, métier). Manœuvre des accouchements.
tOCOteChnique [têk] adj. Qui appartient à la tocotechnie.
Tocqué (Louis), peintre français, né et m. à Paris (1666-1772), habile portraitiste (Marie Leczin>ka, M™' de Graffigny).
TOCqueville (.4/<\r<'s-Charles-Henride), publiciste et homme politique français, membre de l'Académie française, né à Verneuil, m. a Cannes (1805-1859); auteur de la Démocratie en Amérique et l'Ancien régime et la Révolution. Il fut député en 1848 à la Constituante, puis à la Législative, et ministre des affaires étrangères dans le cabinet Odilon Barrot. La noblesse de son caractère, la hauteur de ses vues politiques lui concilièrent l'estime de tous les partis.
tOCSin [tok-sin] n. m. (du provenç. toca senh, de tocar, frapper, et sen h, cloche). Bruit Tocqueville.
d'uneclochequ ontinteàcoups redoublés pour donner l'alarme : sonner le tocsin.
toddy [to-di] n. m. Boisson fermentée que les Indiens obtiennent de la sève d'un palmier. Boisson forte, mélange d'eau chaude et de liqueurs, en usage en Angleterre.
todier [di-é] n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, des Antilles.
Todleben ou Todt-
leben [lè-bèn'] (François- Edouard), ingénieur et général russe, né à Mittau, Todier.
m. à Soden (1808-1884). Il
se distingua dans la défense de Sébastopol'et, 1877. investit Plevna.
TœdL massif des Alpes centrales, au N.-E. Saint-Gothard. Point culminant, 3.628 m.
Tceplitz ou Teplitz, v. d'Autriche (Bohême),
sur le Saubach; 20.000 h. Eaux thermales.
TœSS, comm. de Suisse (cant. de Zurich) sur /a Tœss, affl. du Rhin ; 4.920 h. Filatures de coton ; fabrique de machines.
toffo [to-fo] n. m. Sorte de briquette, formée de matière fécale pétrie avec de la terre glaise.
tOfleldie [to-fi-èï-dt] n. f. Genre de liliacées renfermant des herbes vivaces, à fleur en épis, dont on connaît une dizaine d'espèces des régions montagneuses de l'hémisphère nord.
tOgata n. f. (m. lat.). Antiq. rom. Comédie dont les personnages étaient romains et par suite revêtus de la toge. (S'oppose à palliata.)
toge n. f. (lat. toga). Manteau de laine ample et long, qui formait le vêtement particulier des Romains. Robe de magistrat, d'avocat, de professeur.
— Encycl. La toge était le vêtement national des Romains. C'était une vaste pièce d'étoffe, qui enveloppait le corps de telle sorte que le bras gauche était caché et que le bras droit sortait par le haut .
D'étoffe naturellement blanche, elle était en outre blanchie (candida) à la craie
Sourlescandiats aux fonctions publiques. Les garçons jusqu'à l'âge de dixsept ans, âge où ils prenaient la togevirilc.etles filles jusqu'à leur mariage, portaient la toge prétexte, ornée d'une bande de pourpre. Les Romaines, sauf les femmes de mauvaise vie, abandonnèrent peu à peu l'usage de la toge.
Togo Heihatchiro), amiral japonais, né à Kagosima en 18-î7. Il fut vainqueur des Russes devant Port-Arthur et à Tsoushima.
du
Tope:1. Etroite des premiers siècles; 2. Ample, du siècle d'Auguste ; 3. Prétexte.
Togo, colonie allemande de l'Afrique occidentale, sur la côte des Esclaves ; 900.000 h. Huile de palme. Cap. Lomé.
TollOgUe, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Marche) ; 1.480 h.
tob.U-bohU n. m. (m. hébreu). Le chaos primitif, dans la Genèse. Fig. Mélange d'opinions, de systèmes; grand désordre : le tohu-bohu d'une réunion publique.
toi pr. pers. V. tu.
toilage n. m. (de toile). Fond sur lequel se détache le dessin d'une dentelle.
toile n. f. (lat. tela). Tissu de lin ou de chanvre : la toile est plus froide, mais plus solide que le coton. Tissu de fils d'une matière quelconque : toile de crin. Grand rideau peint, qui sépare la scène d'un théâtre de la salle, ou qui en forme le fond. Toile préparée et tendue, sur laquelle on peint un tableau : tableau peint sur une toile; des toiles de maître. Tente des soldats : coucher sou* la toile. Voile de navire : ramasser une toile. Voilure : augmenter de toile. Faire de la toile ou charrier de la toile, avoir beaucoup de voiles en haut. A sec de toile, avoir toutes ses voiles serrées par le mauvais temps. Bien porter la toile, se dit d'un navire qui peut avoir beaucoup de voiles hautes sans prendre une inclinaison sensible. Voile dont on garnit chaque aile de moulin à vent. Toile cirée, toile enduite d'une composition qui la rend imperméable. Toile d'araignée, tissu que forme l'araignée avec des fils tirés de son corps pour prendre des insectes. Fig. Chose inconsistante, peu solide. Bot. Maladie due à un champignon, et qui, dans les serres humides, forme des toiles grisâtres à la surface des plantes. Milit. Déchirer la toile, faire un feu de salve dont le crépitement rappelle le bruit d'une toile qu'on déchire. PI. Pièces de toile avec lesquelles on forme une enceinte pour prendre les sangliers.
— Encycl. Techn- On désigne spécialement sous le nom de toiles les tissus de lin et de chanvre produits par l'armure uni ou taffetas, mais, joint à un nom de matière ou de destination, le mot désigne souvent une catégorie spéciale de tissus de coton ou autres fibres végétales ayant pour type l'armure toile. C'est ainsi que l'on distingue la toile à bâches, la toile à matelas, la toile de Vichy, les toiles d'emballage, à sacs, a serpillière, la toile anglaise, la toile âvoiles; la toile à calquer, la toile à peindre, etc. La toile cirée est un tissu de lin, de chanvre, de jute ou de coton, recouvert d'un enduit d'huile siccative. La moleskine est une toile cirée souple, enduite d'un seul côté. Les toiles métalliques, qui sont le plus souvent en fer ou en cuivre, sont tissées comme les toiles de fibres végétales. On emploie les toiles métalliques pour couvrir les garde-manger, pour la confection des tamis, mais surtout pour la protection des lampes de sûreté.
toile n. m. Fond de dentelle dont le tissu a quelque ressemblance avec une toile claire. Blonde d'un point très serré.
toilerie [ri] n. f. Tissu de toile. Fabrique, commerce, tissu de toile : la toilerie est prospère en Bretagne.
toilette [lé-té] n. f. (dimin. de toile). Petite toile, toile fine. Ensemble des ustensiles dont on se sert pour se nettoyer, se parer, etc. Meuble garni de
Toilette : t. Commode à glace et à étagères; 2. A coiffer, dite « coiffeuse ».
tous les objets destinés aux soins de la coiffure et de la propreté : une toilette de marbre. Action de se coiffer, de s'habiller : faire sa toilette. Ajustement recherché, élégant : aimer la toilette. [Ajustement plus recherché que d'habitude : être en toilette. Col de femme avec les manchettes pareilles (syn. parure). Action de nettoyer, de parer un objet : faire la toilette d'une embarcation. Morceau de toile dans lequel les couturières, les tailleurs, etc., enveloppent les objets qu'ils vont livrer. Caissette d'emballage, faite de roseau fendu et servant au transport des fruits, légumes, fleurs de primeur. Membrane graisseuse dont les bouchers et les charcutiers enveloppent certaines pièces- Cabinet de toilette, cabinet réservé aux soins journaliers de propreté. Garniture de toilette, tous les ustensiles qui garnissent une toilette. Marchande à la toilette, femme qui achète et revend toutes sortes d'objets de toilette.
toilier [u-é], ère adj. et
n. Qui vend ou fabrique de la toile. Qui a rapport à la fabrication de la toile : l'industrie toiliére.
Toiras [rass] (Jean du Cayi.ar de Saint-Bonnet, maréchal de), maréchal de France, ne à Saint-Jean-de- Gardonnenque (Gard), m. à Fontanella (Piémont) [1585- 10361. Il défendit l'île de Ré contre Buckingham en 1627, et, en 1631, négocia la paix de Chérasco. C'était un officier aussi brave que spirituel.
toiSO [toi-ze] n. f. vdu lat. lensa, ss.-ent. brachia, les bras tendus). Ancienne mesure de longueur valant la>,949. Instrument pour mesurer la tailleries
M0' de Toiras.
Conscrit, sous la toise.
Ordre de la Toison d'or (Espagne].
conscrits. Fig. Mesure, terme de comparaison, moyen d'appréciation. Long d'une toise, très long. Mesurer à sa toise, juger par comparaison avec soi. A la toise, en jugeant sur la quantité, sans tenir compte de la qualité.
Prov. : On ne mesure pas les hommes à la toise, c'est par leur mérite et leurs qualités seulement qu'il faut apprécier les hommes.
toisé [zé] n. m. Mesurage à là toise. Evaluation des travaux dans tout ce qui concerne le bâtiment.
(Syn. de métré.) Art de mesurer les surfaces solides.
Toisé (édit du), édit interdisant d'élever des constructions dans Paris au delà d'un certain rayon (1548).
Particelli d'Emeri ayant voulu, en 1G44, percevoir une taxe sur ceux qui avaient violé l'édit, en fut empêché par une émeute.
toiser [zé] v. a. (de toise). Mesurer à la toise ou autrement : toiser une construction. Fig. Toiser quelqu'un, le regarder avec attention ou avec dédain.
toiseur [zeur] n. m. Dont le métier est de toiser des travaux. Syn. métreur.
toiSOU [zon] n. f- (du lat. lonsio, action de tondre). Poil, lainage d'un mouton ou de certains autres animaux. Fam. Chevelure épaisse, abondante.
Toison d'or (la), toison du bélier qui emporta dans les airs Phrixos et H elle. Arrivé en Colchide.Phrixos immola le bélier a Zeus, et fit cadeau de la toison à »-Eétès, roi du pays, qui la suspendit à un chêne et la fit garder par un dragon. Cette toison devint célèbre dans le monde grec, et Pélias, roi d'Iolcos, ordonna à son neveu Jason d'aller s'en emparer ; Jason organisa l'expédition des Argonautes. (Myth.)
Toison d'or (ordre de là), créé à Bruges, le 10 janvier 1429, par le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Philippe se déclara grand maître de l'ordre et lui donna des statuts qui forment un véritable code des vertus chevaleresques. De vingt-quatre, le nombre des chevaliers fut porté à trente en 1433. En 1477, par suite du mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec l'archiduc Maximilien, l'ordre passa dans la maison de Habsbourg. Quand la maison de Bourbon arriva au trône d'Espagne, l'ordre exista simultanément en Espagne et en Autriche. Les insignes consistent en un collier d'or auquel est suspendu un bélier d'or ; le collier peut être remplacé par un ruban rouge.
Les chevaliers, dans les fêtes solennelles, revêtent un costume spécial.
Toison d'or (la Conquête de la), tragédie de Corneille, en cinq actes et en vers (1660), participant de l'opéra par ses machines et ses divertissements musicaux.
Toisons d'or (ordre impérial des Trois), ordre militaire institué le 15 août 1809 par Napoléon, mais dans lequel aucune nomination ne fut faite et qui, finalement, fut aboli en 1813.
toit [toi] n. m. (lat. tectum). Couverture d'un bâtiment : toit de chaume. Fig. Maison, habitation : le toit paternel. Poétiq. Abri: un toit de feuillage. Publier, crier sur les toits, annoncer partout. Ais en forme de toit couvrant la galerie d'un jeu de paume.
toiture n. f. Ce qui compose le toit.
tokai ou tokay [Aèl n. m. Vin de liqueur, jaune doré, récolté en Hongrie, dans le comitat de Zemplin. Cépage cultivé surtout en Alsace.
Tokay [kè] ou Tokaï, bourg de Hongrie ; 7.000 h. Excellents vins de liqueur. Salines.
TokiO, naguère Yedo, cap- du Japon (Nippon), sur la baie de Tokio, à l'embouchure du Soumida-Gava; 1.820.000 h. Ville industrielle et commerciale. Soieries, laque, faïence, construction de machines.
Tokougawa, famille japonaise, branche des Minamoto, qui conserva le shogounat depuis le xvn« s. jusqu'en 1868.
Tokoushima, v. du Japon, dans l'île de Sikok ; 63.000 h.
Tolain(Henri-Louis), homme politique français, né et m. à Paris (1828-1897); un des organisateurs de la Société internationale des travailleurs, mais adversaire du collectivisme ; sénateur.
Toland (John), philosophe irlandais, né à Redcastle, près de Londonderry, m- à Putney(1870- 1722), auteur du Christianisme sans mystère, traité de philosophie déiste.
Tolbiac [ak], v. de l'anc. Gaule, près de Cologne (auj. Zulpich). On appelle victoire de Tolbiac celle que Clovis remporta sur les Alamans en 496, svir un point non détermine du cours moyen du Rhin.
tôle n. f. (vx fr. taule; du lat. tabula, planche, tablette). Feuille de fer ou d'acier, plus ou moins mince, obtenue par le laminage. Plaque de fer battu percée de trous dont se servent les émailleurs pour faire chauffer les pièces à émailler. Arg. Chambre, logis.
— Entycl. Techn. La fabrication de la tôle a et, lieu longtemps au moyen de marteaux et principalement de martinets. Ce procédé est actuellement remplacé par celui des laminoirs à chaud. Les tôles fortes servent à faire les chaudières à vapeur, les réservoirs, etc. Les tôles minces sont employées après avoir été étamées, zinguées, plombées. Les tôles zinguées ou plombées, qui sont d'un bon emploi pour les toitures, surtout lorsqu'elles sont ondulées, se fabriquent au moyen de laminoirs spéciaux.
Tolède, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de Tolède, sur le Tage i 20-000 h. LTolidans , ânes).
Ordre de la Toison d'or (Autriche).