Grosses bronches
TRA
TRA
Chez l'homme, elle est composée de dix-huit à vingt cerceaux cartilagineux, formant les trois quarts d'un anneau qui est interrompu en arrière par une gaine fibreuse dite portion membraneuse.
Chez les animaux supérieurs, la trachée a la même constitution que chez l'homme, niais les anneaux sont au nombre d'une cinquantaine. L'inflammation de la trachée est dite trachéite-
trachéen, enne [ké-in, è-ne] adj. Qui appartient à la trachée, aux trachées : la respiration trachéenne des insectes.
trachéite [ké-i-te] n. f. (de trachée). Inflammation de la trachée-artère.
— Encycl. La trachéite est rarement isolée; elle est presque toujours liée à un état pathologique du larynx ou des bronches. Elle se traduit par un sentiment de gêne et de tension, par des picotements et une douleur sourde à la partie supérieure du sternum. Elle s'accompagne de toux, de crachats ; la respiration est difficile.
Le traitement consiste en opiacés, en expectorants et en fumigations.
trachélie [ké-li] n. f. Genre de campanulacées à fleurs d'un bleu violacé, groupées en cymes terminales, dont la réunion forme un vaste corymbe, qui sont originaires du nord de l'Afrique, et que l'on cultive dans les jardins d'Europe-
trachélien, enne [ké-li-in, è-ne] adj. Qui appartient à la partie postérieure du cou.
trachélisme [ké-lis-me] n. m. (du gr. trakhèlos, cou). Contraction spasmodique des muscles du cou, que l'on observe pendant 1 attaque, dans l'épilepsie.
trachélorraphie [ké-io-ra-fi] n. f. (du gr.
trakhèlos, col, et rhaphè, suture). Opération qui a pour but de réparer les déchirures du col de l'utérus, consécutives à l'accouchement.
trachéOCèle [Aé] n. m. (de trachée, et du gr. kêlè, tumeur). Tumeur gazeuse du cou, en communication avec la trachée.
trachéorrhagie [ké-o-ra-jî] n. f. (de trachée, et du gr. rhage, rupture). Ecoulement de sang parla trachée.
trachéOSténOSe [ ké-os-té-nô-ze ] n. f. (de trachée, et du gr. sténos, étroit). Rétrécissement de la trachée.
trachéotomie [chè, ml] n. f. (de trachée, et du gr. tome, section). Chir. et vétér. Opération qui a pour but d'ouvrir la trachée, soit pour extraire les corps étrangers, soit pour rétablir, au moyen d'une canule, l'entrée de l'air dans l'appareil respiratoire, dans les cas d'asphyxie par obstacle laryngé.
— Encycl. Chir. La trachéotomie est le plus souvent indiquée au cours des maladies graves du larynx : œdème de la glotte, croup, etc. C'est une opération d'urgence, très délicate.
— Art vétér. La trachéotomie ne se pratique guère que chez le cheval. Elle peut être provisoire ou permanente. Elle est provisoire dans le cas d'angine parce que la maladie est curable et que le résultat de la trachéotomie devient inutile une fois la maladie guérie-
trachéotomique adj. Qui a rapport à la trachéotomie.
Trachiniennes (tes), tragédie de Sophocle, qui a pour sujet la mort d'Héraklès, tué par la tunique empoisonnée que lui a envoyée sa femme Déjanire, jalouse de la princesse captive Iole. Le chœur se compose de jeunes filles de la ville de Trachine, où se passe la scène (440 av. J.-C).
trachode [ko-de] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, renfermant quelques espèces de petits charançons d'Europe et des régions voisines : les trachodes vivent dans les fagots de bois.
trachure [ku-re] n. m. Genre de poissons acanthoptères, répandus dans les mers chaudes et tempérées et que l'on appelle vulgairement maquereaux bâtards, chinchards, gascons, etc., sur les marchés de Paris.
trachycarpe [kî] adj. (du gr. trakhus, rude, et karpos, fruit). Qui a des fruits rudes au toucher.
trachymène [ki] n. f. Genre d'ombellifères d'Australie et de Bornéo, à fleurs groupées en ombelles, et que l'on cultive dans les serres d'Europe.
trachyptère [Ai] n. m. Genre de poissons acanthoptères des mers chaudes et tempérées, et dont une espèce est appelée communément gros-argentin.
trachysaure [ki-sô-re] n. m. Genre de reptiles sauriens d'Australie.
trachyte [ki-te] n. m. Roche du type porphyroïde : les trachytes sont des roches éruptives anciennes.
trachy tique [ki] adj. De la nature du trachyte.
trachytOlde adj. Se dit de ce qui a l'aspect ou la structure du trachyte.
tracière n. f. Endroit d'où l'on extrait le gravier.
traçoir n. m. Outil dont on se sert pour tracer. Syn. de tracelet. Outil qu'emploie le boutonnier. Outil de jardinier.
traçons [son] n. m. pi. Maître des traçons, ouvrier qui, dans les marais salants, tire le sel des bosses et le transporte à dos de bètes desomme.
tract [trakt] n. m. (mot angl.). Petit traité, brochure, opuscule sur une question politique ou religieuse ; faire une campagne de tracts.
tractabilité [trak] n. f. (lat. tractabilitas). Qualité de ce qui est traitable, de ce qu'on peut manier, mettre en œuvres.
tractarianisme [trak, ni»-mé] n. m. Doctrine des tractariens.
tractarien [trak-ta-ri-in] n. m. 'angl. tractarian; de tract, traité, à cause des opuscules connus sous le nom de: tracts for présent finie, dans lesquels étaient exposées les doctrines des tractariens). Syn. de pdseyiste.
tractation [trak-ta-si-on] n. f. (lat. tractatio). Manière de tracter une affaire, un marché.
tracteur [trak] n. m. Mécanisme produisant une traction. Petite machine routière, à vapeur ou à pétrole.
tractif, ive[trak] adj. Qui exerce une traction.
traction [trak-si-on] n. f. (lat. traclio ; de trahere, tirer). Action d'une force qui tire un mobile : traction d'une locomotive Dans les chemins de fer,
partie de l'exploitation qui consiste dans les transports de tous genres. Traction rythmique de la langue, manœuvre employée pour exciter la respiration chez les noyés ou asphyxiés.
— Encycl. 7'hérap. La traction rythmique de la langue, se fait en saisissant la langue avec un mouchoir, qui l'empêche de glisser entre les doigts, et dans une manœuvre bien cadencée de tractions et de relâchements n'excédant pas soixante à la minute. Ce procédé est employé dans tous les cas où un arrêt de la fonction respiratoire s'est produit.
— Mécan. A la traction animale sont venues s'ajouter de nombreux systèmes de traction mécanique. En premier lieu vient la traction à vapeur. dans laquelle les roues motrices sont mises en mouvement par des pistons actionnés par la vapeur d'eau de la chaudière. Le second mode de traction mécanique est celui qui s'opère par l'air comprimé. Cet air est contenu dans un réservoir spécial installé sur le véhicule même. A côté du réservoir, dans le but de compenser le froid produit par l'échappement de l'air comprimé, se trouve le réchau/feur. Ces systèmes de traction trouvent leur emploi dans les chemins de fer, les tramways, etc.
La traction par moteurs d gaz, à pétrole, à essence ou d alcool est plus récente ; elle a permis d'avoir des moteurs légers, mais plus puissants et peu encombrants ; avec eux on a pu obtenir des vitesses de plus de 100 kilomètres à l'heure. Cette traction est utilisée surtout par les automobiles.
Enfin, la traction électrique, compte quatre systèmes différents: par accumulateurs, par fil aérien, avec trolley, par caniveau souterrain et par rail saillant. C'est à Heilmann, ingénieur français, qu'on doit la première application de l'électricité à la traction des convois de chemins de fer.
tractoire [trak] adj. (du lat. tractorius) Relatif à la traction : machine tractoire. Géom. Courbe décrite par une corde sur laquelle on exerce un effort de traction.
tractrice [trak] n. f. Géom. Courbe telle que les tangentes en ses différents points, limitées à une droite, sont égales.
tractUS [trak-tuss] n. m. (m. lat. signif. action de tirer). Histol. Formation d'origine conjonctive que l'on observe à la surface ou dans l'épaisseur des organes.
Tracy-le-Mont, comm. de l'Oise, air. et à 8 kil. de Compiègne ; 1.880 h.
trade-mark [trèd] n. m. Mots angl. signif. marque de fabrique.
tradescantie [dis-kan-tî] n. f. Genre de plantes herbacées vivaces, répandues dans les régions chaudes des deux mondes, et dont une espèce, tradescantie de Virginie ou éphémère de Virginie, est cultivée dans les jardins d'Europe.
trade-union (pron. angl. trèd-iou-ni-eun') n. f. (angl. trade, industrie, et union, union). Association de travailleurs organisées pour la protection de leurs intérêts et jouissant de la personnalité civile. PI. des trade-unions ou trades-unions.
tradidit mundum disputationibus eorum (Il [Dieu] a livré le monde à leurs disputes). Paroles de V Ecclésiaste (III, 11), qui s'appliquent aux disputes éternelles des philosophes, des savants, des hommes d'Etat, etc.
traditeur n. et adj. m. (du lat. traditor, qui livre). Nom donné aux chrétiens qui, pendant les persécutions de Dioclétien, avaient livré les livres sacrés aux païens pour échapper a la mort.
traditif, ive adj. Qui transmet, sert à transmettre. (Peu us.)
tradition [si-on] n. f. (du lat. traditio, action de transmettre). Transmission orale de récits vrais ou faux, faite de bouche en bouche et pendant un long espace de temps : la tradition lie le passé au présent. Façon d'agir, de parler, de penser, qui se transmet durant un long espace de temps, de génération en génération. Spécialem . Transmission orale ou écrite des faits ou des doctrines qui concernent la religion. Les choses mêmes transmises par cette voie : l'allaitement de Romulus par une louve est une tradition. Théol. Règle de foi, dans l'Eglise catholique. Législ. Action par laquelle s'effectue la livraison d'une chose faisant l'objet d'un contrat. Liturg. Action de remettre les insignes d'une dignité, d'une charge, à celui à qui on la confère.
— Encycl. Théol. La théologie et l'histoire religieuse désignent par le mot tradition les vérités ou les institutions transmises dès l'origine à l'Eglise autrement que par les livres canoniques. Par rapport à son origine, elle peut être divine, apostolique ou ecclésiastique. La tradition est une source <le croyance catholique II faut, pour qu'elle ait la même certitude et la même force obligatoire que les Evangiles, qu'elle soit universelle, unanime, constante et qu'elle se rapporte directement à la foi ou à la morale.
— Dr. La tradition ou livraison de la chose qui fait l'objet d'un contrat est la conséquence nécessaire d'une série de contrats, comme la vente, l'échange, la donation : la convention n'est exécutée que lorsqu'un des cocontractants a fait à l'autre tradition de l'objet, et l'un des principaux effets de la convention est précisément de faire naître l'obligation de livrer. En matière de vente, l'acheteur n'est tenu de payer le prix, sauf stipulation contraire, qu'au moment où la tradition lui est faite. Le vendeur, de son côté, n'est obligé de livrer que contre payement du prix, à moins qu'il n'ait accordé un délai. Dans le cas où le vendeur n'effectue pas la tradition, en dehors de la force majeure, l'acheteur a le droit de l'y contraindre ou de demander la résiliation, après mise en demeure préalable pour laquelle une simple lettre suffit dans le commerce. Si la vente porte sur des objets de consommation, tels que blé, vin, etc., l'acheteur peut, à défaut de la livraison promise, se les procurer aux frais du vendeur.
traditionalisme [si-o-na-lis-mc] n. m. Système de croyance fondé sur la tradition. Attachement aux coutumes transmises à l'état social par la tradition. Opinion philosophique qui diminue la part de la raison dans la connaissance de la vérité au profit de la révélation.
traditionaliste [si-o-na-lis-te] n. et adj. Partisan du traditionalisme.
traditionnaire [si-o-nè-re] n. et adj. Nom donné aux juifs qui font appel à la tradition talmudique pour interpréter la Bible.
traditionnel, elle [si-o-nil, è-le] adj. Fondé sur la tradition : les lois traditionnelles, Fam. Qui est passé dans les habitudes : qu'on reproduit toujours : le traditionnel habit noir.
traditionnellement [si-onè-le-man] adv.
D'après la tradition.
traditionnisme ou traditionisme [si-o-
nis-me] n. m. Syn. de traditionalisme.
traducianisme [nis-me] n. m. (du iat. tra-
ducere, transmettre). Système d'après lequel l'âme de l'enfant serait engendrée par l'âme des parents, comme son corps l'est par leur corps.
— Encycl. Tertullien enseignait cette doctrine et y trouvait une explication commode de la transmission du péché originel depuis Adam. La doctrine opposée est le créationisme, d'après lequel Dieu crée lui-même les âmes à mesure que sont formes de nouveaux corps. Quoique l'Eglise catholique ne se soit pas prononcée et que certains théologiens catholiques préfèrent encore le traducianisme, c'est le créationisme qui a prévalu, dans les écoles catholiques.
traducianiste [nis-te] ou traducien [si-in]
n. m. Partisan du traducianisme.
traducteur [duk-teur] n. m. Qui traduit un ouvrage d'une langue dans une autre. N. m. Télég. électr. Traducteur Baudul, organe de l'appareil télégraphique Baudot, qui, entraînant dans son mouvement une sorte de bras imprimeur, appuie la bande de papier contre le type du signal conventionnel.
traduction [duk-si-on] n. f. (lat. traductio). Action de transposer dans une autre langue : faire une traduction d' Horace. Ouvrage traduit : acheter une traduction d'Homère. Par ext. Interprétation : la parole est une traduction de la pensée.
traductionyme [duk-si-o-ni-me] n. m. (de traduction, et du gr. onuma, nom). Traduction du nom véritable d'un auteur dans une langue étrangère : par ex. Mélanchthon, traduction grecque de l'allemand Schwarzerd (terre noire).
traduire v. a. (lat. traducere). Citer, renvoyer pour être jugé : traduire en justice. Faire passer un ouvrage d'une langue dans une autre : traduire du latin. Faire passer dans une autre langue les œuvres de : traduire Dante. Représenter, exprimer, interpréter : traduire ses sentiments sur le papier. Se traduire v. pr. Etre exprimé : sa douleur se traduisait par des cris.
traduisiblerii'-{i/e] adj Qui peut être traduit : Pindare est difficilement traduisible.
traduttore, traditore (traducteur, traître). Aohorisme italien, qui signifie que toute traduction est fatalement infidèle et trahit par conséquent la pensée de l'auteur original.
Traetta (Tommaso), compositeur dramatique italien, né à Bitonto, m. à Venise (1727-1779). Ses opéras se distinguent par la puissance dramatique et le pathétique (Phamace, Ezio, lphigénie en Aulide).
traëz n. m. Nom local de certains dépôts que l'on rencontre sur le rivage breton, et qui sont très riches en coquilles brisées.
Trafalgar, cap d'Espagne, au N.-O . du détroit de Gibraltar. Victoire de Nelson, sur les flottes réunies de la France et de l'Espagne commandées par Villeneuve et Gravina (21 octobre 1805).
trafic [fik] n. m. (ital. traffico). Négoce, com^ merce de marchandises : le trafic des cuirs. Fig. Commerce qu'on fait de choses qui ne sont pas vénales : faire trafic de son honneur. Ch. de f. Mouvement général d'une ligne. Importance et fréquence des trains. Mode'du mouvement.
trafiquant [kan] n. m. Commerçant.
trafiquer [Aé] v. n. Faire trafic. Fig. Trafiquer de, faire abus de ce qui est honnête, moral, etc., pour gagner de l'argent : trafiquer de son honneur. V. a. Fam. Adultérer : on trafique à peu près toutes les denrées.
trafiqueur, euse [keur, eu-ze] n. et adj. Fam. Personne qui fait un trafic peu honnête.
trafusage [za-je] n. m. Opération préparatoire du dévidage de la soie au moyen du trarusoir.
trafusoir [soir] n. m. ou trafusoire n. f.
Pilier vertical, muni d'une longue et forte cheville de bois transversale, de manière à séparer les écheveaux de soie dans l'opération du trafusage.
tragacanthe n. m. Section du genre astragale comprenant des espèces épineuses qui produisent une gomme dite gomme adragante (par corruption du mot tragacanthe).
tragédie (dî] n. f. (lat. tragœdia). Poème dramatique, représentant une action importante qui se passe entre des personnages illustres, et propre à exciter la terreur ou la pitié : les tragédies dn Corneille. Le genre tragique : la tragédie n'est plus cultivée. Muse tragique : la tragédie en pleurs. Fig. Evénement funeste : sanglante tragédie. Fig. et fam. Jouer la tragédie, user de feintes propres à exciter la pitié ou un autre sentiment tragique.
— Encycl. Tragédie grecque. La tragédie grecque est sortie du culte de Dionysos. Aux fêtes dionysiaques, des chœurs donnaient la réplique à un chanteur (le coryphée). L'Athénien Thespis créa définitivement la tragédie en remplaçant le coryphéepar un acteur véritable. Le sujet des tragédies était presque toujours emprunté à quelque légende, souvent à une épopée. Le chœur chantait la parodos (au début), les stasima (dans l'intervalle des actes) et l'exodos (à la fin). La pièce proprement dite (le dialogue) comprenait le prologos (prologue, avant la parodos) et les épisodes (correspondant à nos « actes >i). Les trois grands tragiques grecs sont : Eschyle, Sophocle et Euripide. Le premier porta sur la scène de hautes conceptions religieuses ; le second mit au premier plan l'intérêt humain et l'analyse des caractères ; Euripide chercha à renouveler la conception du drame par la variété des sujets, par l'emploi du pathétique et des sentences philosophiques.
Tragédie romaine. On ne connaît la vraie tragédie romaine que par le témoignage des anciens et des fragments rapportés par Cicéron et par les grammairiens. Créé par Livius Andronicus, la tragédie romaine a eu pour principaux représentants- Ennius, Pacuvius et Attius. Les tragédies de Sénèque, qui sont conservées, n'ont rien de scénique et ne sont que des œuvres de lettré et de philosophe.
Tragédie française. La tragédie française débuta, dans les collèges, par des traductions des œuvres de Sénèque. Mais le vrai promoteur du genre est
TRA
Alexandre Hardy, autour de sept OU huit cents Sun théâtre, confus et inorganique, conveii :. 1 1 peu au génie français. Après les tentatives de Théophile de Viau, de Jean de Schélandre et surtout de Mairet (Sopkonisbe), la tragédie trouve enfin sa forme avec Corneille et le Cid (1030) ; elle se dépouille de l'excès de lyrisme ou de romanesque qui la gâtait et revêt un beau style oratoire, stoîque et chevaleresque; elle est une véritable école de grandeur d'âme. A cette tragédie héroïque et hautaine, succède, avec Racine, la tragédie psychologique, œuvre d'un art exquis et d'une profonde observation, La i ire die ainsi conçue représente une peinture d'Ame, met en .jeu des passions fatales et souvent sanglantes. Après Racine il faut citer Crébillon, qui « exploite » la terreur quelquefois jusqu'à l'excès, et Voltaire. qui élargit les vieilles règles et ouvre la tragédie aux idées philosophiques et religieuses. A partir de la préface de Cromwell (1827). ce qu'il y a de meilleur dans la tragédie s'amalgame à la force vigoureuse et triviale du mélodrame : la tragédie est devenue le drame romantique.
Tragédie italienne. Le grand tragique italien est Alfleri, qui chercha à conformer ses plans à la simplicité antique la plus sévère. Après Alfleri, il faut citer Manzoni, Niccolini et Monti.
Tragédie allemande. Lcssing s'efforça de libérer l'Allemagne de l'imitation française et y réussit pour un temps. Goethe, après avoir écrit des drames shakspeariens, se rapprocha sensiblement de l'idéal français dans son lphigènie en Tauride et dans son Tusse.
Tragédie anglaise. La tragédie, comme manifestation'originale du génie littéraire anglais, n'existe pas. Ce génie a eu sa floraison magnifique dans le drame et dans la comédie romanesque (Shahspeare). La tragédie grecque a été imitée par Ben Johnson, Chapman. Au xvme siècle l'influence française se fait sentir (Dryden, Southern, Crowne, Rowe, Lee, Otway). Ajoutons à ces noms ceux d'Addison, Young et Thomson.
tragédien, enne [di-in, è-ne] n. Acteur, actrice tragique : Talma fut un grand tragédien.
tragélaphe n. m. Genre d'antilopes africaines, à robe fauve tachée de blanc, et dont les cornes divergentes, jaunes ou brunes, atteignent souvent 1 mètre de long.
tragi-comédie n. f. Tragédie mêlée d'incidents comiques. En France au xvn« siècle, tragédie adoucie, dont le dénouement n'est pas tragique : le Cid est une tragi-comédie. Fig. Mélange de choses sérieuses et de choses comiques. PI. des tragi-comédies.
tragi-COmique adj. Qui tient du tragique et du comique : le genre tragi-comique. N. m. Genre de la tragi-comédie.
tragien, enne \ji-in, è-ne] adj. Anat. Qui a rapport au tragus.
tragique adj. (gr. tragikos). Qui appartient à la tragédie : auteur tragique. Fig. Sanglant et terrible : fin tragique. N. m. Le genre tragique : 7'éusjtr mieux dans le tragique que dans le comique. Auteur de tragédies : les tragiques grecs. Acteur qui joue les tragédies. Caractère de ce qui est terrible : le tragique de certaines situations. Prendre une chose au tragique, s'en alarmer. Tourner au tragique, prendre une tournure menaçante, terrible.
Tragiques (les), poème de satire religieuse et politique, en sept chants, par Agrippa d'Aubigné. C'est un tableau, d'une énergie enflammée, de l'état de la France sous les derniers Valois, pendant les guerres de religion (1610).
Tragiques grecs (Etudes sur les), par Patin (18*1-1843) ; série de consciencieuses monographies.
tragiquement [ke-man] adv. D'une manière tragique : aventure qui finira tragiquement.
tragopan n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, renfermant de magnifiques faisans des forêts lumalayennes, remarquables par leur livrée rousse et brune, ocellée de blanc et de gris, et les caroncules en forme de cornes qui leur font une sorte de masque bleu, tranchant sur le rouge du cou.
tragOSOme n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant des formes propres aux régions montagneuses de l'hémisphère nord.
tragule n. m. Genre de mammifères ruminants de la région indo-malaise. (Ce sont de gracieux animaux de la taille d'un lièvre, qui font le passage entre les chevreuils et les cerfs ; ils vivent dans les forêts humides, et sont dépourvus de cornes.)
tragulidés n. m. pi. Famille des mammifères ruminants, dont le genre tragule est le type. S. un traqulidé.
tragUS [ghuss] n. m. (du gr. tragos, boue). Petite saillie triangulaire de l'orifice externe du conduit auditif. V. oreille.
trahir v. a. (du lat. tradere, livrer). Tromper perfidement, violer par un acte criminel, les droits ou les intérêts de : Judas trahit son maitre. Manquer de fidélité à : trahir son mari. Manquer honteusement à : trahir ses serments. Révéler : trahir un secret. Faire connaître par imprudence : trahir sa pensée. Ne pas seconder : ses forces trahirent son courage. Ne pas répondre à : trahir la confiance d'un maitre. Ne pas exprimer : l'expression a trahi sa pensée. Se trahir v. pr. Se faire découvrir : l'hypocrite s'est trahi.
trahison [zon] n. f. (lat. traditio). Action de celui qui trahit : commettre une trahison. Intelligence coupable avec les ennemis de l'Etat : militaire accusé de trahison. Fam. Indiscrétion ou tromperie. En trahison, par trahison, traîtreusement.
— Encycl. Crimes de haute trahison. Ce sont ceux que le code pénal qualifie de « crimes contre la sûreté de l'Etat ». Est puni de mort : tout Français qui a porté les armes contre la France ; qui a entretenu des intelligences avec des puissances étrangères pour les engager à commettre des hostilités contre la France ; qui a pratiqué des manœuvres avec l'ennemi pour lui faciliter l'entrée du territoire, ou lui livrer une ville, une forteresse, un vaisseau, ou seconder les progrès de ses armes ; tout fonctionnaire qui livre les secrets d'une négociation, les plans de fortifications, etc. Les codes de justice militaire et maritime prononcent en outre contre le coupable la dégradation militaire. Les crimes contre la sûreté intérieure de l'Etat consistent en attentats contre la personne du chef de l'Etat, ou en crimes tendant à troubler l'Etat par la guerre civile, l'illégal emploi de la force armée, la dévas-
tation et le pillage publics. Ils entraînent, dans maints cas, la peine capitale. Les crimes contre la sûreté Intérieure ou extérieure de l'Etat sont poursuivis devant les tribunaux ordinaires. Ils peuvent l'être également devant le Sénat constitué en haute cour de justice et seul compétent pour connaître des faits de haute trahison imputés au président de la République ; la mise en accusation est prononcée par la Chambre des députés.
trahit sua quemque voluptas, mots lat. sij;iiif. : Chacun a son penchant gui l'entraîne. Maxime empruntée à Virgile (Egl., II, 05), équivalent des adages français : Tous les goûts sont dans la nature, ou Chacun prend son plaisir où il le trouve.
traie [trè] n. f. Nom vulgaire d'une variété de grive, la draine. (On écrit aussi traye.)
traille [Ira, Il mil., e] n. f . (lat. tragula). Sorte de bac qui est porté d'un bord à l'autre d'une rivière par l'impulsion seule du courant qui frappe obliquement ses parois. Corde qui sert à guider un pont volant d'une rive à l'autre d'un cours d'eau. Péeh. Chalut.
trailler [Ira, Il mil., éjv. a. Péch. Secouer brusquement une ligne en la tirant à soi afin de rapprocher l'esche de la surface de l'eau.
traillet [tra, Il mil., è] n. m. Péch. Dévidoir servante enrouler les lignes et les cordes du libouret.
traillon [tra, Il mil.] n. m. Petite traille.
train [trin] n. m. (de traîner). Allure d'une bête de somme ou de trait : le mulet a le train plus rude que le cheval. Allure en général, vitesse de la marche ou du mouvement : marcher grand train. Cours, allure que prennent les choses : au train dont vont les choses. Mode d'existence, genre de vie : mener un train de vie réglé. Bruit, tapage : faire du train. Vitesse, dans une course de chevaux : course où il n'y a aucun train. Peloton de chevaux : prendre la tête du train. Suite des bêtes qu'on fait voyager ensemble : un train de bœufs. Charronnage sur lequel porte le corps d'un véhicule quelconque^ Suite d'objets à confectionner par série, sans interruption. Nombre de presses en activité dans une imprimerie. Suite de wagons traînés par la même locomotive. Train omnibus, qui s'arrête a toutes les stations. 'J'en in express, direct, qui ne s'arrête qu'aux principales stations. Train rapide, v. rapide. Train déplaisir, à prix réduit. Train mixte, train composé en partie de voitures de voyageurs et en partie de voitures de marchandises. Train routier, train destiné à fonctionner sur route et constitué par un tracteur remorquant plusieurs voitures. Train de bois, long radeau de bois flotté. Train d'engrenage, ensemble des roues 'd'engrenage qui, par des mouvements de rotation qu'elles transmettent ou reçoivent, concourent au même travail. Train d'artillerie, attirail nécessaire pour le service des canons. Train des équipages, corps spécial muni du matériel nécessaire pour assurer les approvisionnements et évacuations d'une armée. Train de devant, de derrière, partie antérieure ou postérieure du cheval. Fig- Train de vie, manière de vivre. Train de maison, ensemble des services d'une maison. A fond de tram, à toute vitesse. Train de sénateur, démarche lente et grave. Aller son train, continuer comme on a commencé. Etre en train, être bien disposé, en verve ; être en voie d'exécution. Etre en train de, être actuellement
Train des équipages.
occupé à. Mettre une affaire en train, la commencer. Mettre une personne en train, l'exciter, la mettre en humeur d'agir, de faire quelque chose. Mise en train, se dit, dans l'imprimerie, des opérations qui s'effectuent avant le tirage en vue de donner à celui-ci toute la régularité désirable. Mener quelqu'un bon train, ne pas le ménager. Fam. Etre dans le train, être dans le mouvement de son temps.
— Encycl. Mécan. Les trains de roue dentée ont pour but la transformation d'un mouvement uniforme de rotation, de vitesse déterminée, en un autre mouvement de rotation de vitesse différente. Il existe divers systèmes de train d'engrenage : le train d'engrenage cylindrique, dont les dents agissent les unes contre les autres, perpendiculairement à l'axe qui supporte chacune de ces roues; le train êpicycloldal, formé d'une suite de roues dentées, dont la première est montée sur un axe fixe et les autres sur des axes mobiles entraînés par un bras ou châssis, lequel tourne autour de l'axe fixe. Ce train s'emploie surtout pour obtenir des vitesses d'une régularité absolue, notamment en horlogerie.
traînage [trè] n. m. Action de trainer. Transport en traîneau sur la glace.
traînant [trè-nan], 6 adj. Qui traîne à terre : robe traînante. Fig. Languissant, monotone : style traînant.
traînard [trê-nar] n. m. (de traîner). Qui reste en arrière. Soldat qui, dans une colonne en marche, reste en arrière. Par ext. Homme lent. Corde traînant dans l'eau derrière un bateau pour rendre le sillage visible.
traînasse [trè-na-se] n. f. Nom vulgaire de plusieurs plantes à racines et à tiges traînantes. Rejet ou stolon de certaines plantes. Long filet qu'on traîne pour prendre des oiseaux et en particulier les perdrix.
traînasser [trè-na-sé] v. a. Fam. Trainer en longueur: traînasser une affaire. Traîner inutilement, avec ennui : traînasser tine vie monotone. V. n. Vaguer çà et là sans but : traînasser dans les rues.
traîne [trè-ne] n. f. Action de traîner. La queue traînante d'une robe : la traîne d'une robe de céré-
TRA
monie. Filet appelé aussi senne. Gros fagot de branchages qu'on porte en le traînant. Chariot roulant des cordiers. Broussailles et menus bois qui forment la lisière d'une forêt. Petite vallée resserrée entre des bois. A la traîne, derrière soi I .m être traîné ; à l'abandon. Bateau a la traîne, qui est traîné par un autre.
traîneau [frê-nfij n. m. (de traîner Sorte de voiture sans roues, qu'on fait glisser sur la glace et sur la neige, et qui constitue le principal véhicule
Traîneaux : î. Du xvm* eiècle ; 2. Norvégien : 3. Sibérien.
dans les pays froids. Sorte de voiture sans roue servant au transport des fardeaux pesants. Cadre de bois qu'on traîne sur les terres Labourées pour les aplanir. Chariot métallique destiné à supporter soit une herse, soit une charrue brabant double, pour les empêcher de traîner sur le sol. Grand filet que l'on traîne dans les champs pour prendre des oiseaux, ou dans les rivières pour prendre du poisson.
traîneau-barque n. m. Sorte de voiture sans roues, qui glisse sur la neige ou la glace et flotte sur l'eau. PI. des traîneaux-barques.
traîne-buisson n. m. Nom vulgaire de la fauvette d hiver. PI. des traîne-buissons.
traîne-charrue n. m. Nom vulgaire du traquet motteux. PI. des traîne-charrues.
traînée trè-né] n. f. Petite quantité de choses répandues en longueur : traînée de poudre, de sang. Longue trace marquée sur une surface ou dans l'espace. Pop. Fille des rues. Aiguillée de laine ou de soie, qu'on tend au canevas, et qu'on recouvre ensuite avec des points ordinaires. Trait de compas fait sur le bois. Pèch. Ligne de fond.
traînelle [né-le] n. f. Sac que l'on traîne sur le sable des rivières pour prendre des lançons.
traîne-malheur ou traîne-misère n.
m. invar. Fam. Celui qui vit dans la misère
traînement [trê-ne-man] n. m. Action de traîner. Eraflure longitudinale dans rame d'une bouche à feu.
traîne-potence n. m. invar. Vaurien, garnement, qui ne peut finir que par la corde.
traîner [trè-né\ v. a. (d'une forme lat. pop. Iraqinare). Tirer après soi : trainer un filet sur le sable. Déplacer péniblement : traîner les pieds. Emettre lentement et sans vigueur : trainer la voix. Mener sans énergie, sans dignité: trainer une misérable existence. Charrier, emporter : les égouls traînent des immondices. Se faire suivre : traîner avec soi une foule de valets. Entraîner, causer : les victoires traînent bien des calamités après elles. Retarder, faire durer : trainer un procès. Trainer les pieds, n'avancer que difficilement. Traîner la jambe, marcher en tirant une de ses jambes avec peine. Traîner ses guêtres, aller, se commettre ou l'on n'avait que faire. Fig. Traîner une affaire en longueur, en différer la conclusion. Trainer ses paroles, parler lentement. Traîner à la barre, appeler devant la justice. Trainer quelqu'un dans la boue, salir sa réputation. V. n. Pendre jusqu'à terre : son manteau traîne. Mener une existence languissante, vivre péniblement : il trame depuis longtemps. Etre éparpillé, hors de sa place : tout traîne dans cette maison. Se trouver partout, être rebattu: des nouvelles qui ont traîné partout . Etre tiré en longueur : la plupart des procès traînent longtemps. Etre froid, languissant : il ne faut pas qu'un dialogue traîne. Se trainer v. pr. Ramper à terre : les enfants se traînent. Marcher avec difficulté: se traîner pesamment .
traîne-rapière n. m. invar. Querelleur. (Vx.)
traînereSSe [trè-ne-rè-se] n. f. Bonnette basse qui traînait jusqu'à la mer.
traînerie [trè-ne-ri] n. f. Action de traîner; retard, longueur.
traîneur, euse [rrè, eu-ze] n. Personne qui traîne. N. m. Celui qui conduit un traineau. Mineur qui traîne la benne à patins. Traîneur de sabre, militaire qui affecte des airs tapageurs. Traînard, retardataire.
trainglot [trin-glo] n. m. (de train). Fam. Soldat du train. (On écrit aussi tringlot.
traînière [fréj n. f. (de traîner). Embarcation du golfe de Gascogne dont les formes rappellent celles de la péniche et qui grée deux voiles au tiers.
traînoir [Ire] n. m. Châssis qu'on traîne sur les terres labourées pour écraser les mottes. (Syn.
TRAINEAU.)
train-poste n. m. Train à marche rapide, spécialement consacré au service de la poste, mais auquel on ajoute généralement des voitures de voyageurs. PI. des trains-poste.
traintrain [trin-trin] n. m. (de train). Fam. Cours de certaines affaires, routine qu'on y suit : le traintrain quotidien de la Bourse.
traire [trè-re] v. a. (lat. trahere. — Je trais, nous trayons. Je trayais, nous trayions. Point de passé déf. Je trairai, nous trairons. Je trairais, nous trairions. Trais, trayons, trayez. Que je traie, que nous trayions. Point d'imp. du subj. Trayant. Trait, e.) Tirer le lait des mamelles de : traire les Bâches, les chèvres, etc. Tirer des mamelles : traire le lait.
trait [trè] n. m. (lat. tractus; de trahere, tirer). Arme de jet à pointe aiguë : percer son ennemi d'un trait. Longe de corde ou de cuir, avec laquelle les chevaux tirent. (V. harnais.) Quantité de liquide qu'on boit sans reprendre haleine : avaler d'un
TRA
TRA
trait. Ligne qu'on trace d'un coup avec le crayon. la plume. Ligne d'un dessin qui n'est pas ombré : dessiner au trait. Chacune des lignes du visage : traits fins, grossiers. Manière d'exprimer, de rendre : ■jeindre l'amitié en traits touchants. Ce qui fait une jlessure morale : les traits de l'amour. Ce qui pique l'amour- propre, nuit à la réputation : trait de satire, de médisance, de calomnie. Action considérée au point de vue de son caractère moral : trait île vertu. Caractère d'un style vif, piquant : écrivain qui a du trait. Passage saillant ; pensée vive : trait d'esprit. Musiq. Succession rapide de notes. Blas. Rangée de carrés dans l'cchiqueté. Comm. Ce qu'il faut ajouter à l'un des plateaux d'une balance en équilibre pour la faire basculer. Jeux. Droit donné par le sort de jouer le premier, aux échecs et aux dames. Liturg. Versets que l'on chante à la messe, entre le graduel et l'Evangile. Yéner. Lanière qui sert à tenir en laisse le limier qu'on mène au bois. Avoir trait à, avoir du rapport avec : cela a trait à ce qu'on vient de dire. Armes de trait, armes aiguës qu'on lançait sur l'ennemi. Gens de Irait, soldats qui lançaient ces traits. Cheval de trait, celui qui est propre au tirage des voitures. Trait de scie, chaque coupe faite avec la scie. Trait de force, trait de crayon qu'on ajoute à un autre pour le renforcer. Trait de lumière, rayon qui perce soudainement l'obscurité; fig., idée subite, pensée soudaine. Trait de flamme, parole ardente. A longs traits, longuement. A grands traits, en traits larges et libres; d'une façon rapide et sommaire. D'un trait, tout d'un trait, très vite et sans s'arrêter; d'une seule gorgée. L'un trait de plume, rien qu'en écrivant un mot. Partir comme un trait, très vite. Copier trait pour trait, exactement. Fam. Faire des traits à quelqu'un, ne pas lui être fidèle. Gram. Trait d'union petite ligne horizontale qui sert à lier les diverses parties d'un mot composé. Fig. Ce qui sert à joindre, à unir.
ALLUS. V. TELUM IMBELLE.
trait [trè], 6 adj. Tiré à la filière : de l'or trait. Substantiv. : des boutons de trait-
traitable [trè-ta-ble] adj. Qu'on peut traiter, développer : sujet difficilement traitable. Doux, facile : caractère traitable. Ant. Intraitable.
travailler [trè-ta, Il mil., é] v. n. Faire sans cesse de nouveaux traités sans importance et peu durables.
traitant [trè-tan] n. m. (de traiter). Celui qui se chargeait à forfait du recouvrement des impôts : les traitants volaient indignement le Trésor public. Adjectiv. : Médecin traitant, médecin qui visite les malades. (S'oppose à médecin consultant.)
traite [trè-te] n.f. (de traire). Etendue de chemin que l'on fait d'une seule haleine, sans s'arrêter : longue traite. Tout d'une traite, sans s'arrêter en chemin, sans s'interrompre. Lettre de change, que l'on tire sur un correspondant : faire traite sur quelqu'un. Trafic, échange des marchandises que font ' les bâtiments de commerce sur les côtes d'Afrique : la traite de l'ivoire. Traite des noirs ou des nègres. trafic d'esclaves sur la côte d'Afrique. Traite des blanches, exploitation des jeunes filles, des femmes, par les racoleurs de la prostitution. Action de traire les vaches. Hist. Sous l'ancien régime, droit de douane prélevé sur les marchandises à l'entrée et à la sortie du royaume et des provinces.
— Encycl. Le monopole de la traite des nègres, d'abord entre les mains de l'Espagne, passa aux Portugais de 1380 à 1640. Puis la traite des noirs fut faite par l'Angleterre, pendant plus de deux siècles, sous le patronage du gouvernement. En 1792, le Danemark défendit l'importation des esclaves dans ses colonies. En 1794, les Etats-Unis interdirent la traite aux citoyens américains. Le congrès de Vienne la condamna. Des conventions permettant le droit de visite réciproque des navires dans certains parages (1831-1833), auxquelles succédèrent d'autres conventions sur la vérification du pavillon (1843), furent conclues pour prohiber la traite des noirs sur mer. Des conférences postérieures (Berlin, 1883) s'occupèrent de l'entraver sur le continent africain.
traite [trè-te] n. f. (de traire). Lettre de change considérée relativement à celui qui la tire. V. chanje.
traité [trè] n. m. (de traiter). Ouvrage spécial où l'on traite d'un art, d'une science : traité de mathématiques. Convention écrite entre deux gouvernements : conclure un traité de commerce. Convention entre particuliers , compagnies , administrations : passer un traité avec une compagnie.
— Encycl. Dr. intern. Les traités ont des objets très divers ; tantôt ils ne lient que deux Etats, tantôt ils sont faits entre de nombreux contractants. Les premiers sont dits particuliers, les seconds collectifs ; parmi ces derniers, il faut signaler les .. unions internationales », dont l'objet est surtout économique.
Pour qu'un traité ait force obligatoire, il faut qu'il soit ratifié, c'est-à-dire accepté formellement par le chef de l'Etat, représenté par un plénipotentiaire seul ou avec l'assentiment des Chambres, suivant la loi constitutionnelle du pays. La ratification donnée, les instruments diplomatiques sont échangés dans le délai fixé par le traité. La ratification peut être refusée.
traitement [trè-le-man] n. m. (de traiter). Accueil, réception, manière d'agir envers quelqu'un : subir de mauvais traitements. Appointements d'un fonctionnaire. Manière de combattre une maladie. Manière d'opérer sur certaines matières qu'on veut transformer : le traitement des matières premières. Mode d'exploitation d'une forêt.
traiter [trk-té] v. a. (lat. tractare). Exposer verbalement ou par écrit : traiter une question. Exécuter, représenter: peintre qui traite les épisodes de la Révolution. Agir bien ou mal avec quelqu'un : on doit traiter les prisonniers ennemis avec humanité Recevoir, accueillir: il m'a fort bien traité. Régaler, donner à manger : il nous a traités splen didement. Donner à manger pour de l'argent : restaurateur qui traite bien ses clients. Travailler a conclure, négocier: traiter la pair. Soigner : traiter un malade. Combattre par une médication spéciale: traiter le typhus. Modifier au moyen de tel ou tel agent : traiter un minerai par le mercure. Aménager, exploiter une forêt: traiter un boisen futaie. Traiter de, qualifier : traiter quelquun de voleur. Traiter de haut en bas, se comporter d'une façon méprisante avec. Traiter comme un chien, accueillir très mal. V. n. Faire un traité, une convention ;
/tHfrtr:': ,■■<
Tramways
1. A chevaux ; 2. Electrique, à accumulateurs et trolley : 3. Electrique, à flotteur souterrain ; 4. Voiture dite « baladeuse » destinée à être remorquée par la voiture motrice.
négocier pour conclure : traiter de la paix. Discourir, faire un traité sur : traiter de la métallurgie.
traiteur [trè] n. m. (de traiter). Celui qui donne à manger pour de l'argent : dîner chez le traiteur.
traiteur [tri] n. m. (de traite). Celui qui fait la traite avec les sauvages.
traitoir n. m. ou traitoire [trè] n. f. (lat.
tractorius). Outil de tonnelier, servant à faire entrer les derniers cercles d'un tonneau et à écarter le bout des douves pour placer la dernière pièce de la fonçaille- (On dit aussi tiretoir n. m., tiretoire n.f.)
traître, esse [trè, è-se] adj. (du lat. traditor, traître). Qui trahit; capable de trahison : âme traîtresse. Perfide, qui a pour but une trahison : paroles traîtresses. Farouche, sournois ; qui fait du mal à l'improviste : les chats sont traîtres. Qui peut causer un mal grave et soudain : certains maux sont traîtres. Ne pas dire un traître mot, garder un silence absolu. Substantiv. Personne traîtresse, perfide : les perfidies d'un traître. Quelquefois, terme d'injure qui n'implique aucune idée de trahison. Personne infidèle en amour : adieu, traîtresse! Traître de mélodrame, acteur qui, dans les mélodrames, joue les rôles de traîtres, de scélérats. Fig. et fam. Homme qui affecte des airs sombres, tragiques. En traître loc. adv. Par trahison.
traîtreusement [trè-treu-ze-man] adv. En traître : attaquer traîtreusement un passant.
traîtreux, euse [treu, eu-ze] adj. Qui présente un caractère de trahison. (Vx.)
traîtrise [trè-tri-ze] n. f. Caractère de traître. Action de trahir.
Trajan (Marcus Ulpius Trajanus Trinitus), empereur romain de 98 à 117, né à Italica (Espagne) en 82, m. à Sélinonte de Cilicie ; vainqueur des Daces et des Parthes ; excellent organisateur. Il fit creuser les ports de Civita Vecchia et d'Ancône, élever la colonne Trajane, réprima la délation et créa l'Institution alimentaire ou service d'assistance pour les enfants pauvres. Mais il laissa persécuter les chrétiens. Il mourut en Cilicie, au retour d'une expédition victorieuse contre les Parthes.
Trajan (Panégyrique de), par Pline le Jeune, prononcé l'an 100 àpr. J.-C; le premier modèle d'un genre qui dura autant que l'empire. Trajan mérite les éloges que Pline lui décerna, mais le tour en est trop hyperbolique. Le style est élégant jusqu'à la recherche.
Trajane (colonne), élevée à Romeenl'honneurde Trajan, en 112 ; monument archéologique de premier ordre. V. colonne.
trajectile [jèk\ adj. (du
lat. trajectus , traversé ). Bot.
Se dit du connectif, quand il sépare en deux, dans toute leur épaisseur, les logesde l'anthère.
trajectoire [jèit] n. f. (du
lat. trajectus, traversé). Géom.
Ligne que décrit un projectile lancé par une arme de jet, depuis le moment où il quitte cette arme jusqu'à celui où il frappe le but ou le sol : la trajectoire est une parabole. (V. tir.) Adjectiv. : ligne trajectoire.
trajet [je] n. m. (même étymol. qu'à l'art, précéd.). Espace à parcourir d un lieu à un autre Havre à Paris. Action de traverser cet espace noire trajet fut difficile. Méd. Parcours d'une production normale ou morbide.
tralala n. m. (onomatopée). Fam. Tapage, appareil tumultueux et somptueux : faire du tralala; un dîner à grand tralala.
Tralles, ville de l'ancienne Phrygie. Auj. Aldin. Ruines.
tram n. m. Fam. Abréviation du mot tramway.
tramage n- m. Confection des canettes, trames ou bobines destinées à constituer la trame proprement dite pour le tissage.
tramagnini n. m. pi. (de Tramaonini, nom do quatre frères bolonais qui fondèrent vers 1870 une société de chorégraphes). Chorégraphes qui, possédant des notions de gymnastique et un physique agréable, purent s'élever au-dessus des comparses et jouer des bouts de rôle.
Trajan.
le trajet du
tramail ou trémail [ma, l mil.] n. m. (du lat. tremaculum, de très, trois, et macula, maille). Filet de pêche formé de trois rets superposés. Filet de chasse analogue au précédent.
— Encycl. Pêch. Les tramails sont constitués par trois rangs de
mailles ; celui 'SS î>j~ ^r-rfMÀis^Zï!
du milieu, le W^ plus fin, est ap- ,§a pelé aunèe, les m deux autres || nappes , toiles ,g| ou flucs. On 'H tend le tramail en travers d'une rivière à courant u n peu fort, et le poisson s'y prend par les ouïes. En mer, on s'en sert pour la capture des poissons plats ; la partie inférieure du filet est lestée et la partie supérieure garnie de flottes de liège.
tramaillé [ma, Il mil., é], e adj. Fait en forme de tramail : filet tramaillé.
tramaSSeUSe [ma-seu-ze] n. f. Ouvrière qui ôte les bavures des pipes de terre et leur donne la forme définitive qu'elles doivent avoir.
Tramayes [ma-i], ch.-l. de c.(Saône-et-Loire), arr. et à 23 kil. de Mâcon; 1.650 h. Carrières. — Le
trambe n. f. Nom ancien de la marjolaine.
trame n. f. (lat. trama). Ensemble des fils que les tisserands font passer transversalement, au moyen de la navette, entre les fils formant la chaîne. Variété de soie moulinée- Fig. Complot, intrigue : ourdir une trame odieuse. Poétiq. La trame de nos jours, la durée de la vie. Photograv. Quadrillage très fin (30 à 80 traits au millimètre), gravé ou photographié sur verre, et que l'on interpose entre l'original et la plaque sensifile dans le procédé industriel de reproduction appelé photogravure en relief ou simili-gravure. V. photogravure.
tramer [mé] v. a. Entrelacer les fils de la trame avec ceux de la chaîne. Machiner, comploter : framer une conspiration.
trameur, euse [eu-ze] n. Personne qui dispose sur des canettes les fils devant servir à la trame. N. f. Appareil mécanique pour faire les fils de la trame.
tramière n. f. Sorte d'étoffe de laine foulée.
tramontane n f. (de l'ital. tramontana, d'au delà des monts, des Alpes). Côté du nord ; étoile polaire. Vent du nord, dans la Méditerranée- Fig. Perdre la tramontane, ne pas savoir s'orienter ; ne plus savoir où l'on en est devant une difficulté imprévue.
tramway [tra-mou-é] n. m. (angl. tram, rail plat, et way, voie). Voie ferrée établie sur une route ordinaire, dans une rue, au moyen de rails sans saillie, sur lesquels circulent des voitures à traction animale ou mécanique : tramway électrique- Voiture qui circule sur ces rails. PI. des tramways.
— Encycl. C'est un Français, Loubat, qui le premier, en 1842, installa une ligne de tramways à New- York (Etats-Unis). L'Américain Train construisit, vers 1860, en Angleterre, d'autres lignes de tramways. Ceux-ci existaient déjà en France depuis 1854, et étaient dus à Loubat. revenu d'Amérique. C'est à Paris, sur le quai de Billy, que cet ingénieur, sous l'appellation de chemin de fer américain, inaugura sa ligne. En 1836, la Compagnie des omnibus prit possession de ce tramway, dont l'établissement fut poussé jusqu'à la place de la Concorde.
La voie du chemin de fer américain était constituée par une barre de fer, posée sur longuerine, et dont le profil en ornière permettait au boudin des roues d'y rouler. Si les tramways ont progressé rapidement à l'étranger, il n'en a pas été de même en France, où leur adoption a été très lente. Il faut atteindre 1873 pour voir ce nouveau mode de locomotion adopté à Paris et à Lille. Depuis cette époque leur installation s'est étendue dans toutes les villes de quelque importance. La substitution de la traction mécanique à la traction animale a exigé de nombreux perfectionnements dans les formes de rails et la constitution de la voie.
— Dr. Il peut être établi, sur les voies dépendant du domaine public de l'Etat, des départements ou des communes, des tramways ou voies ferrées à traction de chevaux ou de moteurs mécaniques.
TRA
La concession est accordée par l'Etat lorsque la ligne doit être établie, en tout ou en partie, sur une voie dépendant du domaine public de l'Etat. Elle peut être faite aux villes ou aux départements Intéressés, avec facilité de rétrocession. Elle est ac cordée par le conseil général, au nom du département, lorsque la voie ferrée, sans emprunter une route nationale, doit être établie, en tout ou en partie, soit sur une route départementale, soit sur un chemin de grande communication ou d'intérêt commun, OU doit s'étendre sur le territoire de plusieurs départements. Si la ligne doit s'étendre sur plu leurs communes, tous les conseils généraux intéressés doivent se mettre d'accord. La Ci sion est accordée par le conseil municipal, lorsque la voie ferrée est établie entièrement sur le territoire de la commune et sur un chemin vicinal ordinaire ou sur un chemin rural.
Le département peut accorder la concession a l'Etat ou à une commune, avec faculté de rétrocession ; une commune peut agir de même à l'égard de l'Etat ou du département.
La loi du 18 juillet 1845, sur la police des chemins de fer, est, en principe, applicable aux tramways.
tranaine [ne ne] a. f. L'un des noms vulgaires •du trèfle.
trancade n, f. Nom donné dans les campagnes à de gros blocs de pierre émergeant du sol.
trancanage n. m. Opération qui consiste à transformer, au moyen d'un dévidoir spécial, les grosses bobines de soie en bobines de moindre volume, ou, encore, à faire des écheveauxdcs bobines.
trance n. m L'un des noms vulgaires du trèfle.
tranchage n. m. Action de trancher en plaques minces les bois destinés, en ébénisterie, à faire des placages.
tranchant [chan], e adj. Qui coupe : épée tranchante. Qui produit une opposition brusque, non ménagée : couleur tranchante. Absolum. Non mitigé : des opinions tranchantes. Qui se prononce har diment : la jeunesse est tranchante ; un ton tranchant. Ecuyer tranchant, v. écuyer.
tranchant [chan] n. m. (detrancher). Côté affilé d'un couteau, d'une épée, etc. Fig. Epée a deux tranchants, moyen pouvant avoir deux effets opposés. Instrument dont on se sert pour détacher les rayons des parois de la ruche. Sorte de couteau à simple ou double tranchant, muni de deux poignées, et qui sert aux tanneurs à parer les cuirs et les peaux.
tranche n. f. (de trancher). Morceau coupé un peu mince avec un instrument tranchant : couper une tranche de jambon. Corps dur, peu épais, ayant deux surfaces pianes parallèles : une tranche de marbre. Bord mince, faible épaisseur : la tranche d'une planche. Surface unie, que présente l'épaisseur d'un livre rogné : volume doré sur tranche. Partie moyenne de la cuisse du boeuf et du veau. Terre que la charrue soulève du sillon. Sorte de pioche ou de houe. Série de chiffres consécutifs dans un même nombre : pour la numération, on divise les nombres en tranches de trois chiffres. Dans un canon, partie plane constituant un sillon perpendiculaire h l'axe d'un élément cylindrique. Epaisseur des monnaies, qui porte la légende et le cordonnet. Ligne qui, dans une coupe, sépare les exploitations les unes des autres. Sorte de ciseau d'acier trempé, muni d'un manche et sur la tête duquel on frappe pour couper le fer à chaud ou à froid.
Tranche (La), comm. de la Vendée, arr. et à 43 kil. des Sables-d'Olonne; i.B.50 h.
tranché, e adj. Bien marqué, net et distinct ; deux couleurs bien tranchées. Blas. Se dit d'une pièce ou de l'écu partagé par une ligne oblique allant de l'angle dextre du chef à l'angle sénestre de la pointe. (V. la planche blason.) N. m. : le tranché est une des quatre partitions principales de l'écu.
tranchée [ché] n. i. (subst. particip. de trancher). Excavation longitudinale à ciel ouvert : ouvrir, creuser une tranchée. Fouille faite dans le sol, pour poser les fondations d'un mur, planter des arbres, etc. Fortif. Fossé creusé dans le sol et protégé par un parapet constitué au moyen des terres qu'on retire. Sylvie. Sentier ou chemin que l'on ouvre à travers une forêt etenlignedroite.il/erf.Coliques très aiguës. Art vétér. Tranchées rouges, coliques violentes des chevaux.
— Encycl. Trav. publ. La pente des tranchées varie de la verticale, dans les rochers, à 3 de base pour 2 de hauteur, dans les terres. L'ouverture d'une tranchée peut détruire l'équilibre du sol, surtout lorsqu'elle coupe des bancs d'argile. Ces passages sur des bancs d'argile sont en général évités par les ingénieurs ; lorsqu'ils ne peuvent l'être, ils sont « assainis », afin de capter les eaux et d'en empêcher l'infiltration sur les bancs d'argile.
tranchée-abri n. f. Tranchée, retranchement creusés pour servir d'abri à des soldats en campagne. PI. des tranchées-abris.
tranchefll [fil] n. m . Petite chaîne que l'on met autour du mors. Instrument qui sert à former les veloutés des tapis.
tranchefile n. f. Petit rouleau de papier recouvert de soie ou de fil, que les relieurs mettent aux deux extrémités du dos d'un livre. Couture en forme de bordure que font les cordonniers dans l'intérieur des chaussures, le long des oreilles et des quartiers, pour donner au cuir plus de solidité. Fil de laiton qui garnit le bord d'une forme à fabriquer le papier.
tranchefller [lé] v. a. Garnir d'une tranche-file.
tranchefllure n. f. Opération consistant à faire la tranchefile d'un livre.
tranche-gazon n.m. invar. Instrument armé d'un disque de fer à tranchant circulaire, qui sert à détacher le gazon par plaques uniformes et à ébarber les bords des gazons dans les jardins. Charrue dont le soc est large et tranchant, le centre très coupant.
tranchelard [lar] n. m. Couteau de cuisine, à lame longue et mince.
tranchement [man] n. m Action de trancher.
tranche-montagne n. m. Fanfaron. Personnage de comédie. PI. des tranche-montagnes.
tranche-papier n. m. invar. Syn. de coupe-