PAP1ER
tranche-peigne n. f. Tranche de livre marbrée au peigne. PI. des tranches-peigne.
tranche -plume ou tranche -plumes
n. m. invar. Canif pour tailler les plumes à écrire. trancher [i hé] v. a. flat. truncare). Séparer en coupant : trancher la tète d'un homme. Diviser en tranches minces : trancher du marbre. Fig. Mettre brusquement fin à: trancher la destinée de quelqu'un. Résoudre brusquement : trancher la difficulté. Tran-
.;>i. ".! iqUeluellt. V . Il . Dec id(.T liai'
diment : il tranche fur tout. Ressortir par vive opposition -. ce* couleurs ne tranchent pas assez; leurs caractère» tranchent. Trancher du grand seigneur, du bel esprit, etc., se donner des airs de grand seigneur, de bel esprit, etc.
tranchet reftè] «afllffflfe: ■ ■ ' ">
n. m (de trancher) Tr.nch.i.
Outil d acier plat et
effilé, dont les cordonniers se servent pour couper le cuir. Outil pour couper le plomb, le fer, etc.
tranche-tête n.m. invar. Bourreau chargé de la décapitation. (Vx.)
trancheur n. m. Celui qui ouvre la morue. Ouvrier qui, dans une carrière, attaque la masse en ouvrant des tranchées verticales.
tranchis [chi] n. m.
Tuile que, dans un comble à arêtier, on échanere pour lui faire suivre exactement une ligne de construction avec laquelle elle doit faire angle.
tranchoirn. m. (de trancher). Plateau de bois, sur lequel on découpe la viande.
Planchette ronde et plate, ou petite natte de jonc, grossièrement tressée, sur laquelle on coupe le fromage. Pa- Trancher.
lette de bois, contenant une poignée de chaux ou de cendre gravelée qu'on met dans la cuve avec le pastel. Poisson du genre zancle.
tranci n. m. Bach. Sorte de benne, employée sur l'Adour.
trangle n. f. Blas. Fasce réduite de largeur.
Trani, v. d'Italie (prov. de Bari), petit port sur l'Adriatique; 2C.G10 h. Coton.
tranler [lél v. a. Chass. Quêter au hasard.
Tran-Ninh, prov. du Laos (Indo-Chine française) ; 40.000 h. Capit. Xieng-Kouang.
tranquille [ki-le] adj. (lat. tranqùiltus). Sans agitation : eau tranquille ; rue tranquille. Qui n'est pas bruyant : enfant tranquille. Sans inquiétude : avoir l'âme tranquille. Fam. Tranquille comme Baptiste, fort tranquille (allusion à l'air calme du mime Baptiste Debureau). Ant. Inquiet, troublé.
tranquillement [kl-le-man] adv. D'une manière tranquille. Sans s'émouvoir : répondre tranquillement à un insolent.
tranquillisant [ki-li-zan], e adj. Qui tranquillise : nouvelle tranquillisante. Ant. Troublant, alarmant.
tranquilliser [ki-li-zé] v. a. Calmer, rendre tranquille : tranquilliser l'esprit. Se tranquilliser v. pr. N'être plus inquiet, ne plus se troubler. Ant. Troubler, alarmer.
tranquillité [ki-li-té] n. f. (lat. tranquilUtas). Etat de ce qui est sans mouvement, sans agitation : tranquillité de la mer. Absence de désordre, d'agitation dans les esprits : la tranquillité publique. Calme, sérénité: la tranquillité de lame. Ant. Trouble.
Tranquillité de l'âme [De la), traité de Sénèque, composé probablement après son retour de Corse, où il avait été exilé.
trans prép. lat. qui signifie au delà, à travers, entre, etc., et qui entre comme préfixe dans la composition d'un certain nombre de mots français.
transaction [tran-zak-si-on] n. f. (lat. transactio). Contrat par lequel les parties terminent ou préviennent une contestation, moyennant un prix ou des concessions réciproques : une médiocre transaction est toujours préférable d un bon procès. Ensemble des conventions qui peuvent intervenir entre des commerçants : transactions commerciales.
— Encycl. Dr. La transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation née ou préviennent une contestation à naître moyennant un prix ou des concessions réciproques.
On peut, en général, transiger sur toute espèce de droits certains et licites. Toutefois la transaction est nulle si elle a pour objet une question d'Etat, une pension alimentaire constituée à titre d'aliments, un divorce, une séparation de biens ou de corps. La transaction a, entre les parties, l'autorité de la chose jugée.
Pour transiger, il faut avoir la capacité de disposer des biens compris dans la transaction. Le tuteur ne peut transiger au nom du mineur qu'après y avoir été autorisé par le conseil de famille, et la transaction doit être homologuée par le tribunal de première instance, le procureur de la République entendu. Le tuteur ne peut transiger avec le mineur devenu majeur qu'après qu'il a rendu le compte de tutelle.
La preuve de l'existence d'une transaction doit résulter d'un écrit, c'est-à-dire d'un acte sous seing privé ou devant notaire. V. arbitrage.
transactionnel , elle [tran-zak-si-o-nèi, t-ie\
adj. Qui a le caractère d'une transaction: accord transactionnel.
transactionnellement [tran-zak-sio-nè-ie-
man] adv. Sous forme de transaction. (Peu us.)
transafricain, e , transa-fri-Mn, ène] adj.
Qui traverse l'Afrique.
transalpin, e [tran-zal] adj. Qui est au delà des Alpes. Gaule transalpine (ou substantiv. la Transalpine), nom donné par les Romains à la Gaule proprement dite, située pour eux au delà des Alpes.
transaméricain, e [tran-za, kin, è-ne] adj. Chemin de fer transamericain, voie transcontinentale qui, dans la pensée des panaméricanistes, partirait de Buenos-Ayres, passerait à l'E. des Andes et, par l'isthme de Panama et le Mexique, aboutirait à New-York.
transandin [tran-zan] adj. Qui traverse les Andes : ligne télégraphique transandine.
transatlantique [tran-zat] adj. Qui est au deladel'océanAtlantique: les pays transatlantiques,
TRA
Qui fait la traversée de l'Atlantique : paquebot» transatlantiques. N. m. Paquebot qui fait le service entre l'ancien et le nouveau monde, en traversant l'Atlantique. V. les planches marine, navire.
Transbaïkalie, prov. de la Russie d'Asie, à l'E. du lac Baïkal; 072.000 h. Ch.-l. Tchila.
transbaïkalien, enne [trans-ba-i-ka-a-in,
è-ne] adj. Qui est au delà du lac Baïkal.
transbordement [trans, man\ n. m. Action de transborder.
transborder [t rans-bor-dé] v. a. (du préf. trans, et bord). Transporter d'un bâtiment dans un autre transborder des marchandises, des voyageurs. Y. n. Passer d'un navire sur un autre.
transbordeur [trans] n. et adj. m. Appareil servant à transborder. Chariot qui sert à fane passer les wagons et les locomotives d'une voie sur une
l'ont transbordeur de NanteB.
autre. Bateau qui sert au transbordement des voyageurs et des marchandises. Pont transbordeur, sorte de wagon suspendu à des câbles et à l'aide duquel on fait franchir un Meuve dans sa largeur à des voyageurs ou des marchandises.
transcaspien, enne [trans-kas-jii-in, év/wq
adj. Qui est (ou qui va) au delà de la mer Caspienne.
Transcaspienne (province), province de la Russie d'Asie, a l'E. de la mer Caspienne ; 382.:X>0 h.
transcaucasien, enne [trans-ko-ka-zi-in,
è-ne] adj. Qui est au delà du Caucase.
transcendance [trans-san] n. f. Qualité de ce qui est transcendant.
transcendant [tran-san-dan], 6 adj. lat.
transcendens ; préf. trans, et lat. ascendere, monter). Supérieur, sublime; qui excelle en son genre : génie transcendant. Géométrie transcendante, qui se sert du calcul différentiel et du calcul intégral. Philos. Philosophie transcendante, système philosophique qui consiste à étudier nos facultés sous les rapports les plus élevés de la métaphysique.
transcendantal [tran-san-dan-tai], e, aux
adj. Philos. Qui appartient à la raison pure à priori, antérieurement à toute expérience : d'après Kant, l'espace et le temps sont deux concepts transcendan taux. (S'emploie quelquef. pour transcendant.)
transcendantalement [trans-san, many
adv. D'une manière transcendantale.
transcendantalisme [trans-san, lis-me] n.
m. Philosophie de la raison pure.
transcendantaliste [tram-san, Hs-te] adj.
Qui a rapport au transcendantalisme. N. m. Partisan du transcendantalisme.
transcendantisme [ trans-san-dan-tis-me ] n.m. Goût prononcé pourlesnotions transcendantes.
transcontinental [trans-kon-ti-non-tal]
e, aux adj. Qui traverse un continent: route transcontinentale.
transcorporation [trans-kor, si-on] n. i. (du préf. trans, et du lat. corpus, cris, corps). îlilit. Passage d'un militaire d'un corps de troupe dans un autre.
transcréation [trans, sl-onj n. f. (de trans, et création). Sorte de création proprement dite, qui n'est qu'une transformation radicale.
transcripteur [trans-krip-teur] n. m. Celtu qui transcrit.
transcription [trans-krip-si-on] n. f. (lat. transcriptio) Action de transcrire ; son résultat. Action d'écrire pour un instrument un air de musique noté pour un autre instrument- Dr. et fin. Formalité qui consiste dans la copie littérale d'un acte translatif de propriété immoblière, sur un registre spécial tenu à la conservation des hypothèques, de la situation des biens.
— Encycl. Dr. et fin. La transcription a pour but de rendre public et de consolider à l'égard des tiers le droit de propriété de l'acquéreur. Elle est, en outre, le préliminaire indispensable de la purge des privilèges et hypothèques régulièrement inscrits sur les immeubles acquis et a pour effet d'éteindre de plein droit les hypothèques qui n'auraient pas été inscrites antérieurement.
La formalité a lieu au bureau des hypothèques dans l'arrondissement duquel sont situés les biens aliénés : elle peut être requise par toute personne intéressée (vendeur, acquéreur, créancier, etc.) et s'applique à tous les actes visés par la loi de 1855 (actes entre vifs translatifs de propriété immobilière ou de droits réels susceptibles d'hypothèques; actes portant renonciation à ces mêmes droits ; jugements déclarant l'existence d'une convention verbale de la nature ci-dessus exprimée; jugement d'adjudication autre que celui rendu sur licitation au profit d'un cohéritier ou d'un copartageant ; baux de plus de dix-huit ans, etc.)
A partir de la transcription, les créanciers privilégiés ou ayant hypothèque ne peuvent prendre utilement inscription pour le précédent propriétaire. Cependant le privilège du vendeur ou du copartageant peut être utilement inscrit dans les quarantecinq jours de l'acte de vente ou de partage.
La transcription est soumise au droit proportionnel de 1 fr. 'i0 pour 100 (plus 2 décimes 1/8) sur le prix des mutations immobilières, généralement perçu en même temps que le droit d'enregistrement, et, en outre, les transcriptions, sauf de saisie, a une taxe de 0 fr. 25 pour 100 (sans décimes), liquidée sur le prix ou la valeur des immeubles ou des droits faisant l'objet de la transcription.
transcrire [trans-kn i-re]-. a.flat. transcribere). Copier un écrit : transcrire une lettre. Ecrire pour un autre instrument : transcrire un air de musique.
TRA
tranSClirrent [trans-ku-ran], 6 adj. (du lat. transcurrere, courir à travers). Vhir. Se dit d'une cautérisation faite de manière à ne pas désorganiser toute l'épaisseur du derme. Pathol. Se dit des accidents ou des complications qui peuvent survenir au cours de l'évolution d'une maladie.
transdanubien, enne [trans-da-nu-bi-in,
e-ne] adj. et n. Qui est au delà du Danube.
transe [transe] n. f. (de transir). Frayeur, grande appréhension d'un mal qu'on croit prochain (surtout au pluriel) : vivre dans les transes. Spirit. Etat d'un médium qui cède son enveloppe matérielle a l'esprit d'une personne décédée dès que celui-ci commence à se manifester.
transélémentation[/ran-3é-fe'-»!a»i-ra-si-oM]
n. f. Syn. de transsubstantiation dans la langue des écrivains calvinistes.
transenne [ze-ne] n. f. (du lat. transmina,
corde tendue). Sorte de grille, qui ferme certaines chapelles funéraires dans les catacombes de Rome. transept [transept"] n. m. (angl. transept; du préf. trans, et lat. septum, clôture). Galerie transversale qui, dans une église, sépare le chœur de la nef, et forme les bras de la croix dans les églises qui affectent cette disposition. (V. église.)
transéquatorial, e, aux [ tran-zé-kou-a ]
adj. Qui est situé au delà de l'équateur.
transférable [trans -fi] adj. Qui peut être transféré : valeur transférable.
transfèrement [trans-fè-re-man] n. m. Action de transférer : le transfèrement d'une créance. Translation d'un inculpé ou d'un condamné d'un lieu à un autre.
— Enctcl. Dr. pin. En ce qui concerne les prévenus et les accuses, le principe est qu'ils doivent être transférés à pied; mais on a recours à leur translation par chemin de fer ou par voiture dans certains cas exceptionnels : trajet considérable à effectuer, évasions à craindre, etc. En ce qui concerne les condamnés, c'est toujours par chemin de fer ou par voiture qu'ils sont transférés au lieu fixé par l'administration pour l'exécution de leur peine.
transférer [trans-fé-ré] v. a. (lat. transferre; du préf. trans, et ferre, porter. — Se conj. comme accélérer.) Faire passer d'un lieu dans un autre : transférer un prisonnier, une ■oréfecture d'une ville dans une autre. Transmettre d'une personne à une autre, en observant les formalités requises : transférer une inscription de rente. Transporter d'un temps dans un autre : transférer une fête de l'hiver à l'été. Faire passer une ou plusieurs sommes d'un compte à un autre au moyen d'une écriture de virement.
transfert [trans-fèr] n. m. (de transférer). Acte par lequel on déclare transporter à un autre la propriété d'une rente, d'une action, etc. : opérer le transfert d'une actionnominative. lied. Transposition d'un côté à l'autre du corps d'un malade, ou d'un malade à un sujet sensible d'accidents sous la dépendance de troubles du système nerveux central, grâce à l'influence d'agents esthésiogènes et, spécialement, de l'aimant. (Le transfert, dont le mécanisme est inconnu, paraît avoir produit des guérisons, mais il est de moins en moins employé en thérapeutique.)
— Enctcl. Dr. Le transfert réel est celui qui s'effectue à la suite d'une négociation à titre onéreux, et qui a pour but de transférer la propriété d'une valeur nominative à l'acquéreur.
Le transfert à titre de garantie n'emporte pas transmission de propriété ; il constitue une forme particulière de mise en gage, un mode de nantissement pour les valeurs nominatives.
Le transfert de forme a lieu en cas de modifications à apporter dans l'indication des noms ou qualité du titulaire.
Le transfert d'ordre ou gratuit est celui qui est effectué à la suite d'une transmission à titre gratuit (succession ou donation), et qui, procédant d'une mutation déjà assujettie à l'impôt, est affranchi du droit de Ofr. 50 p. 100.
La déclaration de transfert est signée par le cédant et le cessionnaire.
Les transferts et mutations des inscriptions de rente donnent lieu à des opérations spéciales. Le ministère des agents de change est obligatoire pour les transferts.
transfert-payement n. m. Opération par laquelle une caisse d'épargne annule le compte d'un déposant et le transmet à une autre caisse.
transfert-recette n. m. Opération
par laquelle une caisse d'épargne charge ses livres d'un compte de déposant qui lui est transmis par une autre caisse.
transfiguration [trans, si-on] n. f. (lat. transfiguratio). Changement soudain d'une figure en une autre. Relig. Etat glorieux dans lequel Jésus-Christ se montra à trois de ses disciples sur le mont Thabor (en ce sens et les suivants, prend une majuscule). Tableau représentant cette scène. Fête catholique, le 6 août.
Transfiguration (la), tableau de Raphaël (Vatican). Cette admirable peinture fut commandée à Raphaël par le cardinal Jules de Médicis (depuis Clément VII) pour son église épiscopalc de Narbonne. Laissée inachevée, elle fut terminée par Jules Romain.
transfigurer [trans, ré] v. a. (lat. transfigurare). Changer la figure, la forme, le caractère, etc. Se transfigurer v. pr. : J.-C. se trans/i/jura sur le mont Thabor.
transfil n. m. Syn. de tranciiefil.
transfilage [trans-ft] n. m. Action de transfiler. Manière d'eriverguer une voile, un foc par exemple, en passant un filin dans les œils-dc-pic de la voile et autour de la draille qui la supporte.
transfiler [trans-fi-lé] v. a. Mar. Joindre deux choses bord à bord, au moyen d'une ligne : trans- /iler les tentes. Filer à la demande, en parlant d'un cordage : trans/iler l'amarre. Techn. Syn. de trancuefiler.
transflxion [trans-fîksi-un] n. f. (lat. transfixio). Procédé opératoire, employé dans certaines amputations.
transformable [trans-for] adj. Qui peut être transformé.
transformateur, trice [trans-for] adj . Qui
transforme. N. m. Appareil qui. recevant de l'énergie électrique d'une espèce donnée, en modifie la tension.
transformatif, ive [trans-for] adj. Qui a la puissance de transformer.
transformation [trans-for-masi-on] n. f. (lat. trans formatio). Passage d'une forme à une autre ; métamorphose : les transformations des insectes. Changement complet de caractère, de manière d'être : les transformations politiques.
transformer [trans-for-mé] v. a. (lat. transformare). Faire changer de forme à : Circé transforma les compagnons d'Ulysse en pourceaux. Math. Transformer une équation, la changer en une autre d'une forme différente. Se transformer v. pr. Fig. Se déguiser, prendre plusieurs caractères selon ses vues et ses intérêts.
transformisme [trans-for-mis-me] n. m. (de transformer). Doctrine biologique, suivant laquelle les espèces animales et végétales se transforment et donnent naissance à de nouvelles espèces sous l'influence de l'adaptation, de telle sorte que tous les êtres vivants actuels dérivent, par transitions insensibles et d'une manière ininterrompue, d'un ou de plusieurs types primitifs.
— Encycl. Le transformisme, qui n'est que l'application aux êtres vivants du principe de l'évolution, et dont le lamarckisme et le darwinisme ne sont que des théories particulières, est de fort lointaine origine. Tous les esprits logiques, ayant quelque notion de l'ordre et de la continuité qui régnent dans la nature, crurent à la mutabilité et à la sériation des êtres ; aussi cette idée ne fut-elle étrangère ni à l'antiquité, ni au moyen âge. Mais les naturalistes, comme Linné, n'admettaient que l'idée de parenté idéale. Pour lui, les espèces sont fixes, mais elles sont sériées en une échelle continue de complication progressive.
L'idée de la parenté réelle, de la descendance, résulta de cette constatation, faite par Descartes, que les conditions extérieures influent sur les individus. Buffon précisa nettement cette influence et pressentit, en outre, très clairement l'idée darwinienne de la survivance des mieux adaptés et de la sélection naturelle.
Le véritable fondateur du transformisme fut Lamarck, qui montra le mécanisme suivant lequel agissent les conditions d'existence et remarqua que la réaction de l'organisme au milieu cosmique est aussi une cause de variation. Il signala, en outre, l'influence de l'usage et de la désuétude sur les organes, établit que l'organe ne fait point la fonction, mais la fonction l'organe ; constata l'hérédité
Trans6guration, d'après Raphaël.
des modifications ainsi acquises, et expliqua les organes rudimentaires en disant qu'ils ne sont que les restes de parties ayant eu autrefois un usage chez les ancêtres, mais qui se sont atrophiées lorsque cet usage a disparu ou s'est modifié. De là les deux lois fondamentales des effets de l'usage et de la désuétude, et de l'hérédité des caractères acquis.
Le système de Lamarck passa presque inaperçu. Ce ne fut qu'en 1828 qu'Etienne Geoffroy Saint- Hilaire s'y rallia. Deux ans plus tard, il soutint contre Cuvier, à l'Académie des sciences, la mutabilité des types. On sait avec quelle ardeur passionnée Gœthe, transformiste éininent lui-même, suivit cette mémorable discussion. Geoffroy Saint-Hilaire trouvait, dans la non-fixité des espèces, l'explication de ce fait, que les phases transitoires du développement embryonnaire d'un animal reproduisent souvent des états étrangers aujourd'hui à son espèce, mais demeurés permanents chez des animaux placés plus bas dans la série (loi de Serres : Peut-
TRA
bryogénie est la répétition de l'anatomie comparée). Il n'en fut pas moins vaincu par les arguments de Cuvier, et son hypothèse sombra momentanément ; d'autant plus que, même après l'abandon de la théorie des révolutions du globe et l'établissement de la théorie des causes actuelles en géologie, il subsistait toujours une question embarrassante, celle de la disparition des êtres fossiles.
C'est Charles Darwin qui, cinquante ans après Lamarck, entreprit de démontrer qu'il s'établit, entre les espèces animales et végétales et entre les individus de ces espèces, une lutte pour la possession des subsistances. Cette lutte, Darwin l'appelle struggle for li/e [lutte pour la vie ou concurrence vitale). Mais, dans cette bataille de tous contre tous, quels sont ceux qui l'emportent ? Ce sont les mieux adaptés, les mieux armés, les plus forts. Il s'ensuit un triage, une sélection naturelle des individus et des espèces, en vertu de laquelle les plus vigoureux résistent seuls et peuvent se reproduire, tandis que les faibles disparaissent. Ainsi s'explique la disparition d'espèces dont nous ne retrouvons plus les représentants actuels.
En somme, la théorie darwinienne attribue à l'effet de la sélection naturelle la transformation des espèces. Les modifications sontconservéespai'1'hérédité, de telle sorte que chaque individu renferme à l'état latent les caractères successifs de ses ancêtres depuis les temps les plus reculés, caractères qui, parfois, peuvent devenir manifestes (atavisme) ; le plus souvent, cependant, les caractères acquis en dernier lieu étant les plus énergiques, c'est à ses parents immédiats que l'enfant ressemble. L'hérédité, si heureusement appelée par Carpenter la mémoire ancestralc , explique ainsi le développement embryonnaire. Aussi Fritz Muller, généralisant et étendant la loi de Geoffroy Saint-Hilaire et de Serres, a-t-il
u formuler le principe qui est devenu la grande loi
iogénétique : « L'ontogenèse est la répétitition brève et rapide de la phytogénèse, c'est-à-dire que les phases embryonnaires d'un individu représentent les diverses formes progressives que l'espèce à laquelle il appartient a successivement revêtues au cours des âges antérieurs. » De là résulte que la classification naturelle des êtres est la restitution, basée sur l'embryologie, l'anatomie comparée et la paléontologie, de leur arbre généalogique.
A mesure que les recherches s'étendaient et se précisaient, la fragilité des bases sur lesquelles était fondée la théorie darwinienne devenait frappante, et l'on voyait naître de nouvelles écoles transformistes rivales. Les néo-lamarckiens, avec Cope, montraient que la sélection est impuissante à créer une variation et ne peut que la conserver quand elle est nettement acquise ; ils en concluaient que la seule cause de la mutabilité des espèces doit être cherchée dans l'exercice (cinétogénèse), revenant ainsi aux idées de Lamarck sur les effets de l'usage et de la désuétude. Les néo-darwiniens, avec Weismann, soutenaient que les modifications acquises ne sont pas héréditaires et que, par suite, la formation des espèces ne peut résulter du facteur lamarckien ; C. Vogt, à la suite de ses recherches sur la convergence, conclut à l'inexactitude de la loi biogénétique, puisque, en vertu des conditions imposéees à l'œuf et de la nouvelle adaptation conséquente, aucune des phases embryonnaires ne répond complètement à l'existence d'une espèce ancestrale réelle. Le Dantec, enfin, s'est efforcé de concilier les écoles rivales, en démontrant que le principe de Lamarck n'est qu'un cas du principe de Darwin.
En somme, la théorie transformiste actuelle tend à admettre que les organismes sont soumis à deux influences: l'hérédité, qui s'efforce de fixer et d'immobiliser leurs caractères dans un milieu constant; l'adaptation, qui les fait varier. Toute sa valeur philosophique est, comme le dit Ed. Perrier, tirée de la considération suivante : puisqu'il n'y a pas de création d'espèces et que la vie ne peut être engendrée que par la vie, les êtres actuels doivent nécessairement descendre des êtres différents qui vivaient aux époques géologiques antérieures.
transformiste [trans-for-mis-té] n. m. Partisan du transformisme. Adjectiv. Qui a rapport au transformisme : théorie transformiste.
transfuge [trans] n. (lat. transfuga; préf. trans, et lat. fugere, fuir). Personne qui abandonne son parti pour passer dans le parti adverse. : un transfuge; une transfuge. Par ext. Personne qui abandonne une situation, des habitudes, pour en adopter d'autres tout opposées.
transfuser [trane-fu-zi] v. a. (lat. transfusus, partie, de transfundere). Faire passer un liquide d'un récipient dans un autre. Opérer la transfusion du sang. Fig. Faire passer : transfuser ses qualités à un disciple.
transfuseur [trans-fUrSeur] n. m. Partisan de la transfusion du sang ; celui qui la pratique.
transfusion [trans] n. f. (lat. <ransfusio).Méa. Injection dans les veines d'un animal ou d'un homme de sang pris à un individu de la même espèce ou d'une espèce différente. Injection intraveineuse de sérum physiologique.
— Encycl. La transfusion sanguine d'homme à homme a été pratiquée, depuis le xvne siècle, avec des résultats peu concluants dans les cas d'anémie graves, d'hémorragies traumatiques, dans les infections adynamiques, etc. Aujourd'hui, la transfusion est complètement abandonnée et remplacée par la sérothérapie.
transgangétique [trans] adj. Situé au delà du Gange : l'Inde transgangétique.
transgresser [trans-gri-s'é] v. a. (lat. transgressum, sup. de transgreili). Enfreindre, violer : transgresser la loi, des ordres.
trànsgresseur [trans-grè-eeur] n. et adj. m. (lat. transgressor). Celui qui transgresse. (Peu us.)
transgressif [trans- grk-sif], ive adj. Qui transgresse, qui enfreint. Géol. Stratification transgressive, se dit des cas de transgression dans les couches géologiques.
transgression [trans-grê-stonT) n. f. fut.
trangressio). Action de transgresser. Géol. Envahissement de la mer.
transhistorique [tran-zis-to] adj. Qui dépasse l'histoire.
transhumance [tran-zu] n. f. (de transhumer). Emigration périodique des troupeaux démontons de la plaine, qui vont habiter les hautes mon-
TRA
tngnes pendant les chaleurs et en descendent aux approches de l'hiver : ta transhumance a turtoul ii, h iians les Aljics et les Pyrini transhumant [tran-zu-man], e adj. (de trans-
humer). Se dit des troupeaux qui sont soumis au de la transhumance : les troupeaux transhumants sont nombreux en Espagne
transhumer [tran-zu-mé] v.a. [esp. transhumar; préf. trans, et fat. humus, terre). Mener paître drs bestiaux, des troupeaux de moutons dans les montagnes. V. n. Aller paître dans les montagnes.
transi [tran-SÏÏ, e adj. Me transir). Saisi : transi île froid, de peur. Fam. Amoureux transi, amant que l'excès de sa passion interdit et rend tremblant auprès de sa maîtresse.
transiger [tran-zi-ji] v. n. (lat. transigere; du prèf. trans, et lat. agerè, agir. — Prend un e muet après le ;/ devant a et o : il transigea, nous transi- Àccommoder un différend par des concessions réciproques : mieux vaut transiger que plaider. Fig. Esquiver par une certaine souplesse : transiger arec l'erreur.
transigible [tran-zi] adj. Qui peut être l'objet d'une transaction.
transir [transir] v. a. (du lat. transire, aller au delà). Pénétrer et engourdir de froid : le vent du nord nous transit. Fig. Faire frissonner de crainte ou autrement : la pensée de la mort nous transit- V. n. Etre pénétré et engourdi de froid. Fig. Frissonner : transir de peur.
transissement [tran-si-se-man] n. m. (de transir). Etat d'un homme transi. Frisson causé par la peur ou par quelque autre sentiment.
transit [tran-zit"] n. m. (ital. transito; du lat. transitus, passage). Situation douanière des marchandises qui traversent un Etat sans acquitter les droits d'entrée : marchandises en transit.
— Encyci.. Fin. Ne sont exclues du transit que les contrefaçons en librairie et les marchandises qui portent de fausses marques de fabrique française. Le transit est admis de frontière à frontière, ou d'une frontière à un entrepôt, et inversement. 11 s'effectue par les bureaux qu'indique la loi de douanes, et selon deux modes : 1» Transit ordinaire. Ce transit peut emprunter toutes les voies, sauf la mer. Pour en bénéficier, il faut en faire déclaration à la douane, qui vérifie les marchandises, délivre une expédition et, s'il y a lieu, exige l'engagement de réexporter. Le bureau de destination ou de sortie procède à la reconnaissance des marchandises et donne, s'il y a lieu, le certificat de décharge ou de sortie. 2» Transit international. Ce régime a été institué pour favoriser l'extension en transit par chemin de fer. Il ne s'applique qu'au transport par voie ferrée. Il consiste en l'exemption de toutes vérifications, reconnaissances, etc., pour les marchandises placées dans des wagons spéciaux fermés au moyen du plomb de la douane.
transitaire [tran-zi-te-ré] adj. Relatif au transit : commerce transitaire. Traversé par des denrées en transit : pays transitaire. N. m. Commissionnaire en marchandises, qui s'occupe du transit.
transiter [tran-zi-lé] v. a. (de transit). Passer en transit : transiter des marchandises. V. n. Etre passé en transit : les marchandises qui transitent en France.
transitif, ive [tran-zi] adj. (du lat. transitivus; de transire, aller au delà). Se dit d'un verbe qui marque une action passant directement du sujet à un complément. Syn. actif. Se dit de certaines conjonctions qui marquent un passage ou une transition d'une chose à une autre : comme or, cependant, etc. Philos. Cause transitive, cause dont l'action se transmet du sujet à un objet distinct de celui-ci. Ant. Intransitif.
transition [zi-si-on] n. f. (du lat. transitio ; de transire, aller au delà). Fig. Passage d'un état à un autre : de l'anarchie au despotisme, la transition est inévitable. Intermédiaire, moyen terme : le mulâtre est une transition entre le blanc et le nègre. Astrol. Passage d'une planète. Géol. Passage d'un terrain à un autre. Manière de passer d'un raisonnement à un autre, de lier les parties d'un discours : habile transition.
transitionnel , elle [tran-zi-si-o-nèi , è-le]
adj. Qui forme une transition, qui en a le caractère.
transitivement [zi, man] adv. D'une manière transitive : certains verbes neutres peuvent être employés transitivement.
transitoire [zi] adj. (du lat. transitorius). Passager, qui ne dure pas : loi transitoire. Intérimaire, qui sert de transition entre le régime abrogé et le régime nouvellement mis en vigueur : un régime transitoire.
transitoirement [zi, man] adv. D'une manière transitoire.
transjuran, e [lrans-ju] adj. Qui est au delà du Jura : régions transjuranes.
translàtage [trans-la\ n. m. (de translater). Seconde mise en carte, reproduisant couleur par couleur et ligne par ligne tous les lots ou duites confondus dans une première mise en carte.
translater [trans-la-té] v. a. (du lat translatai, supin de transferre, transporter). Traduire d'une langue dans une autre langue. (Vx.) Faire le translàtage de la mise en carte d'un dessin.
translateur [tram-la] n. m. (lat. translàtor). Traducteur. (Vx.) Télégr. éiectr. Appareil intermédiaire qu'on place entre deux postes télégraphiques trop éloignés.
translatif, ive [trans-la] adj. Par lequel on transfère une chose à un autre : acte translatif de •propriété.
translation [trans-la-si-on\ n. f, (lat. translata). Action de transférer : la translation d'un prisonnier. Mouvement d'un solide dont tous les points décrivent des segments égaux et parallèles : mouvement de translation. Traduction. (Vx.) Déplacement d'un évêque, qu'on fait passer d'un évêché dans un autre.
transleithan, e [trans-lt] adj. Qui est au delà de la Leitha, rivière qui sépare l'Autriche proprement dite de la Hongrie.
Transleithanie. Syn. de Hongrie. V. Cis-
LEITHANIE.
translimitation [trans, si-on] n. f. Dr. intern. Occupation militaire d'un territoire dans le but d'en conserver la possession à un allié. (Peu usj
Transloy (Le), comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 20 kil. d'Arrat ; 1.200 h.
translucide [trans] adj. (lat. translucidus). Se dit des corps qui laissent passer la lumière, mais au travers desquels on n'aperçoit pas les objel : Ut verra dépolis sont translucides. Ant. Opaque.
translucidité [trans-lu] n. f. Etat de ce qui est translucide. Ant. Opacité.
transluire [trans] v. n. Etre translucide. (Peu us.)
transmandchourien, enne [trans, ri-in,
è-w] adj. Qui est situé au delà de la Mandchourie. Qui traverse la Mandchourie.
transmarchement [trans, man^ n. m. Action de faire passer des voitures, des troupes d'un lieu à un autre. (Peu us.)
transmarin, e [trans] adj. Situé au delà des mers : contrées transmarines. Qui vient d'au delà des mers : marchandises transmarines.
transmèditerranéen, enne [trans, né-in,
è-ne] adj. Qui est situé au delà de la Méditerranée. Qui se fait à travers la Méditerranée : commerce transmèditerranéen.
transmetteur [trans-mè-teur] n. et adj. m. Appareil qui sert à transmettre les signaux télégraphiques. V. la planche télégraphe.
transmettre [trans-mé-tre] v. a. (lat. transmittere- — Se conj. comme mettre.) Faire parvenir : transmettre un ordre. Faire passer par mutation : transmettre une propriété. Fig. Faire passer par succession : transmettre ses vertus à son fils. Se transmettre v. pr. Se propager d'un endroit à un autre : le son se transmet par ondulation.
transmigrant [trans-mi-gran], e adj. Qui transmigre.
transmigration [trans, si-on] n. f. (lat. transmigrutio). Action d'un peuple qui passed'un pays dans un autre. Transmigration des âmes, métempsycose.
transmigrer [lrans-mi-gré] v. n. (lat. transmigrare). Passer d'un lieu, d'un pays dans un autre.
transmiSSibilité [trans-mi-si] n. f. Qualité de ce qui est transmissible.
transmissible [trans-mi-si-ble] adj. Qui peut être transmis : beaucoup de tares physiques sont transmissibles par hérédité.
transmission [trans-mi-si-on] n. f. (lat. transmissio). Action de transmettre. Son effet : transmission d'un droit. Propagation d'un milieu dans un autre : la transmission du son. Communication du mouvement d'un organe mécanique à un autre au moyen d'engrenages, de courroies, etc. Organe servant à transmettre le mouvement. Passage à la descendance de certains caractères transmissibles des parents. Passage par communication d'une maladie d'un individu à un autre. Droit de transmission, taxe dont l'exigibilité se fonde sur le fait juridique de la transmission des actions et obligations, et qui a pour but d'assurer l'application du droit de mutation à toutes les cessions de titres négociables.
— Encycl. Le plus ancien mode de transmission du mouvement consistait à faire usage d'une simple corde sans lin, passant dans les gorges de deux poulies, l'une conductrice, c'est-à-dire en relation directe avec le moteur, l'autre conduite, c'est-à-dire recevant le mouvement du moteur par l'intermédiaire de la corde. A cette transmission par corde a succédé celle par courroie de cuir, de caoutchouc, de coton, etc. La transmission par engrenage est surtout usitée dans les usinesmétallurgiques , où l'on est obligé d'avoir un développement considérable de forces que ne sauraient donner des
courroies, à cause du glissement. Un troisième mode, très employé aujourd'hui, est la transmission flexible. Cette transmission est constituée par une sorte de câble, composé de cinq cylindres creux emboîtés les uns dans les autres et faits en fils métalliques présentant un enroulement en hélice. Les pas des hélices sont contraires l'un à l'autre, alternativement. Cette disposition donne au système ainsi composé la flexibilité requise.
transmontain, e [trans-mon-tin, è-ne] adj. Qui est situé au delà des monts.
transmuable ou transmutable [trans-
■mu] adj. Qui peut être transmué.
transmuer [trans-mu-é]v. a. (lat. transmutare). Changer, transformer, en parlant des métaux : les alchimistes prétendaient transmuer lesmétaux en or.
transmutabilité ytrans-mu] n. f. Propriété de ce qui est transmuable.
transmutateur [trans-mu] n. m. Celui qui transmue ou cherche à transmuer les métaux.
transmutation [trans-mu-ta-si-on] n. f. (lat. transmutatio ) . Changement l'une chose en une autre : transmutation dès métaux en or.
transmutatoire [trans-mu] adj. Qui opère la transmutation : procédé transmutatoire.
transmuter \trans-mu-te] v. a. Se trouve quelquefois pour TRANSMUER.
transnomination n. f. Syn. de métonymie.
Transnonain {llassacres de la rue), le 14 avril 1834, au cours de l'insurrection qui éclata a Paris dans le quartier Saint-Merry. Les troupes venaient d'enlever la barricade de la rue Transnonain quand un coup de feu tiré du n" iz de cette rue blessa un officier. Les soldats exaspérés envahirent la maison et en massacrèrent tous les habitants.
transocéanien, enne [trans, ni-in, è-ne]
adj. Qui est situé au delà de l'Océan: qui se fait à travers l'Océan.
Transmission : 1. Par engrenage : 2. Par courroie.
TRA
• transpadan, e [trans] adj. (préf. trans, et
Padus, n. lat. du Pô). Qui est situé au delà du PS.
transparaître Urans-pa-re-tre] v. n. (Se conj. comme paraître.) Paraître à travers un voile. Fig. : aventures qui transparaissent au travers de claires allusions.
transparence [trans-pa-ran-se] n. f. 'de transparent). Qualité de ce qui est transparent : transparence eiuverrc.Seditsouvent.parexagér., pour translucidité : la transparence de la peau. Ant. Opacité.
— Encycl. Un corps est plus ou moins transparent suivant que les rayons de lumière passent plus ou moins librement à travers sa masse. Lorsque ce corps est interposé entre un objet lumineux quelconque et notre œil, nous voyons l'objet dune manière d'autant plus nette que la transparence est plus parfaite. Un corps peut être transparent et n'être pas ou n'être que faiblement diathermane, c'est-à-dire ne laisser passer qu'une faible partie des rayons calorifiques; tel est l'alun. Il y a d ailleurs des corps qui sont diathermanes sans être transparents, par exemple, la solution d'iode dans le chloroforme. De même, un corps très transparent, l'eau, par exemple, peut arrêter presque totalement les rayons ultra-violets, et, inversement, un corps opaque aux radiations lumineuses peut laisser passer les radiations obscures; c'est ainsi que l'on peut photographier le soleil à travers une feuille d'argent collée sur du verre.
transparent [trans-pa-ran], 6 adj. (préf. trans. et lat. parère, paraître). Se dit des corps qui se laissent traverser par la lumière et permettent de distinguer nettement les objets à travers leur épaisseur : onde transparente. Se dit, par exagér., d'un corps simplement translucide : la porcelaine est transparente. Se dit d'une couleur qui, étendue sur une autre, laisse paraître plus ou moins celle-ci. Fig. Dont le sens caché se laisse pénétrer aisément : allusion transparente. Qui laisse pénétrer sa pensée : le vin rend l'homme transparent. S. m. Feuille où sont tracées plusieurs lignes noires et qui doit être vue à travers le papier pour guider celui qui écrit. Papier huilé derrière lequel on place des lumières pour la décoration. Sorte de tableau sur toile, sur gaze, sur papier huilé ou verni, derrière lequel on met des lumières pour faire paraître ce qu'il représente. Etoffe très fine que l'on met par-dessus une étoffe d'une autre couleur dont elle laisse voir la nuance. Bande d'étoffe fine, généralement blanche, cousue sous les bords d'un gilet de cérémonie. Préparation que l'on applique sur des couleurs pour leur donner de l'éclat. Ant. Opaque.
transpercement [trans-pèr-se-man] n. m. Action de transpercer.
transpercer [trans-prr-sé] v. a. (du préf. trans, et de percer. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il transperça, nous transperçons.) Percer de part en part : un tunnel transpercé le mont Cenis. Passer au travers : la pluie ne peut transpercer un vêtement imperméable.
transpirable [trans-pi] adj. Méd. Qui peut être éliminé par la transpiration.
transpiration [trans-pi-ra-si-on] n. f. (de transpire?'). Sortie rapide de la sueur par les pores de la peau : être en transpiration. Méd. et pathol. V. sudation. Bot. Exhalation d'eau liquide ou à l'état de vapeur qui a lieu à la surface des plantes par suite de leurs fonctions.
— Encycl. Biol. végét. La transpiration chez les végétaux est un phénomène lié à la respiration. Elle a lieu par toute la surface de la plante, mais principalement par les stomates des feuilles. C'est la transpiration qui permet le mouvement d'ascension de la sève brute. La lumière a une grande influence sur la rapidité de la transpiration. Pour montrer la transpiration chez les végétaux, on prend une plante et on la met sous cloche, et bientôt l'eau ruisselie sur les parois. L'intensité se mesure au moyen d'une balance; c'est ainsi que l'on arrive à montrer qu'un chou ordinaire perd, par transpiration, puis par évaporation, 1 kilogramme d'eau par vingt-quatre heures.
transpirer [trans-pi-ré] v. n. (b. lat. transpirare; préf. trans, et lat. spirare, exhaler). S'exhaler du corps par les pores : les humeurs qui transpirent au travers de la peau. Exhaler des liquides : cet homme transpire beaucoup. Fig. Commencer à être connu : ses projets transpirent. V. a. Exhaler par transpiration. (Vx.)
transplantable [trans-plan] adj. Qui peut être transplanté.
transplantation [trans-plan-ta-si-on] n. f. Action de transplanter. (On dit aussi transplante ment n. m.) Fig. Action d'établir dans un autre lieu.
Transplantation : 1. Chariot à transporter les arbres (vuearrière): 2. Chariot chargé ; 3. Arbres sur le chariot traîneau.
— Encycl. La transplantation des jeunes plantes herbacée: est plus souvent appelée repiquage, et le mot transplantation est réservé à peu près unique»
TRA
TRA
ment au déplacement îles végétaux ayant atteint déjà un grand développement.
Pour transplanter des arbres, on creuse autour des racines une tranchée assez profonde, puis on détache le dessous de la motte; on l'entoure de planches, branchages, etc., serrés avec des cordes, et l'on glisse dessous des pièces de bois, puis des chaînes ou des cordes, sur lesquelles on fait effort par le moyen de treuils d'un chariot spécial utilisé pour le transport. Pour les jeunes arbres ou les arbustes, on pratique de la même manière, mais l'on se contente d'entourer la motte de terre d'une tontine de paille, d'osier, etc.
transplanter [trans-plan-té] v. a. (lat, transplantare). Planter en un autre endroit : transplanter des arbres. Fig. Transférer, transporter : transplanter ses pénates à l'étranger.
transplanteur [tram-plan] n. et adj. m. Celui qui transplante. (On dit aussi transplantateuk.) Adjectiv. : matériel transplanteur.
transplantoir [trans-plan] n. m. Outil employé pour la transplantation. Sorte de chariot qu'emploient les arboriculteurs pour transporter un arbre, avec la terre qui entoure les racines, d'un endroit à un autre.
transpontin, e [trans-pon] adj. (du
prêt', trans, et du lat. pons, pontis, pont). Qui habite au delà des ponts, de l'autre côté de la rivière.
transport [trans-por] n. m. (de transporter). Action de transporter d'un lieu dans un autre : le transport îles voyageurs, des marchandises. Virement d'un compte à un autre ; contre-passement d'une écriture. Acte par lequel on fait la cession de choses incorporelles : faire le tra7isport d'une rente. (V. cession.) Action d'une per- Tranj sonne qui. par autorité de justice, se trans- pianl0lr. porte sur les lieux où sont les choses sujettes à un examen. Navire propre à transporter des troupes ou des munitions. Fig. Sentiment vif, violent : transport de joie. Enthousiasme : transport poétique. Méd. Délire, congestion : transport au cerveau. Jeux. Action de jouer, au trictrac, toutes les dames abattues des piles, et d'en faire des cases et des demi-cases.
— Encycl. Contrat de transport. C'est une convention par laquelle un voiturier se charge, moyennant un prix convenu et suivant un mode de traction déterminé, de porter d'un lieu dans un autre une personne ou une chose.
La lettre de voiture est l'écrit destiné à constater les conditions du contrat de transport.
Pour les transports en grande et petite vitesse effectués par les compagnies de chemins de fer, les lettres de voiture sont remplacées par. des récépissés extraits d'un registre à souche : le récépissé est remis à l'expéditeur et un double accompagne l'expédition pour être présenté au destinataire avec la marchandise.
Les recouvrements effectués par les agents de ransport. à titre de remboursement, du prix des objets transportés, sont assujettis à la délivrance d'un récépissé spécial et distinct de celui applicable au transport des objets eux-mêmes.
Pour les transports de colis postaux, les récépissés sont délivrés sous le nom de bulletins d'expédition.
L'écrit destiné à constater les conventions relatives aux transports par mer est le connaissement.
Transport de créance. La vente d'une créance ou autre chose incorporelle est appelée indifféremment cession, transport, transport-cession. Le vendeur est dit cédant; l'acheteur, cessionnaire ; le débiteur de la créance vendue, cédé.
Le transport constitue une véritable vente, soumise en principe à toutes les règles qui régissent ce contrat.
Entre le cédant et le cessionnaire, le transport est parfait et la propriété est transmise des qu'il y a accord sur la chose et sur le prix.
Mais pour que le cessionnaire soit propriétaire du droit de créance à l'égard des tiers, il faut que la cession soit suivie de l'accomplissement de certaines conditions, qui varient selon la nature du titre.
Tant que la cession n'est pas signifiée, le payement fait par le cédé au cédant, et les saisies-arrêts formées par les créanciers de celui-ci sont valables à l'égard du cessionnaire.
Les effets de la signification sont de rendre le débiteur obligé personnellement envers le cessionnaire.
Le transport régulièrement signifié sur des salaires ou sur un petit traitement doit être exécuté jusqu'à concurrence du dixième que la loi réserve au cessionnaire, nonobstant toutes saisies-arrêts antérieures ou postérieures.
On peut céder toutes créances dont l'objet est dans le commerce, sauf les créances d'aliments, les créances saisies-arrêtées, etc.
transportable [trans-por] adj. Qui peut être transporté : malade traivportable.
transportant [trans-por-tan], 6 adj. Qui excite des transports, de l'enthousiasme.
transportation [trans-por-ta-si-on] n. f. (de transporter). Action de transporter d'un pays dans un autre. Action de transporter un condamné dans un lieu situé hors de son pays et de le contraindre à y séjourner jusqu'à l'expiration de sa peine.
— Encycl. br. Les travaux forces peuvent être prononcés soit à perpétuité, soit à temps (pour une durée de cinq à vingt ans, avec faculté, en cas de récidive, de les élever à quarante ans). Jusqu'en 185'», ils ont été subis dans des établissements pénitentiaires spéciaux, les bagnes.
Les colonies pénitentiaires sont aujourd'hui la Guyane française et la Nouvelle-Calédonie.
Pour les sexagénaires, les travaux forcés sont remplacés par la réclusion, perpétuelle -m temporaire.
Les libérés tenus de résider dans les colonies pénitentiaires sont astreints, pendant la durée de cette résidence, à répondre à deux appels annuels, à l'effet de constater leur présence.
La colonisation des lieux de transportation a été tentée par les concessions de terrains aux transportés et libérés: les concessions, d'abord provisoires, peuvent devenir définitives au bout de cinq ans.
transporté, e trans-por] -a. Personne qui subit la peine de la transportation.
transporter [trans-por-ti] v. a. (du préf. trans, et du lat. portare, porter). Porter d'un lieu dans un autre : transporter <les voyageurs. Faire passer d'un milieu à un autre : transporter sur la scè)ie un fait historique. Conduire, porter en imagination : Jean l'Evangéliste transporte son lecteur dans le ciel. Fig. Exciter, mettre hors de soi : la fureur le transport''. Comptât. Effectuer le transport d'un compte a un autre, au moyen d'un virement par écritures. Ih\ Céder, transmettre par un acte : transporter une créance. Appliquer la mesure de la transportation aux forçats. Se transporter v. pr. Se rendre en un lieu. Se porter par l'imagination ou par la pensée : transportez- vous dans le passé.
transporteur [trans-por] n. m. Celui qui opère un transport. Machine qui transporte un objet d'un endroit dans un autre.
transposable [trans-po-za-ble] adj. Qu'on peut transposer : un membre de phrase transposable. Musiq. Qui peut être mis d'un ton dans un autre : ce morceau n'est pas transposable.
transposer [trans-po-zé] v. a. (du préf. trans, et de poser). Mettre une chose à une place autre que celle qu'elle occupe ou qu'elle doit occuper : transposer îles mots.Musiq. Changer le ton sur lequel un air est noté. Jeux. Transporter son argent d'une carte sur une autre, à la bossette, au pharaon, etc.
transpositeur [trans-po-zi-teur], trice n. et
adj. Se dit d'un piano, d'un orgue, qui opère la transposition d'un ton dans un autre, par un moyen mécanique.
transpositif [trans-po-zi-tif], ive adj. Se dit des langues ou les terminaisons des mots en déterminent les rapports grammaticaux, ce qui dispense de les placer dans l'ordre logique, comme dans le latin, le grec, etc.
transposition [trans-po-zi-si-on] n. f. (du lat. transpositum , supin de transponere). Action de transposer; son résultat. Renversement de l'ordre habituel des mots : la poésie souffre plus les transpositions que la prose. Algébr. Opération consistant à faire passer dans une équation ou une inégalité un terme d'un membre à l'autre. Méd. Déplacement de certains organes. Mtisiq. Changement de tonalité d'un morceau. Techn. Reproduction totale ou partielle, mais toujours exacte et points par points, des effets d'une mise en carte, en terme de tisserand. Ti/pog. Interversion de deux signes, lettres, lignes, paquets, pages, etc.
transrhenan, e [lrans-rè] adj. Qui est au delà du Rhin ; province transrhénane.
trans saharien, enne [tran-sa-a-ri-in, é-né]
adj. Qui traverse le Sahara ; on a émis différents projets de chemins de fer transsahariens. N. m. Chemin de fer à travers le Sahara : le Transsaharien.
transséquanien, enne [trans-sé-iwu-a-ni-
in, è-ne] adj. Qui est situé au delà de la Seine.
transsibérien, enne [trans-si-bé-ri-in, è-ne] adj. Qui est situé au delà de la Sibérie; qui traverse la Sibérie. Chemin de fer transsibérien ou Transsibérien (le), grande route ferrée, qui relie la Russie d'Europe à ses débouchés sur le Pacifique.
tranSSUbstantiateur [trans-subs-tan-si] n.
m. Nom que les luthériens donnaient aux catholiques et à tous ceux qui étaient partisans de la transsubstantiation dans l'eucharistie.
transsubstantiation [trans- subs-tan-si-asi-on] n. f. (du lat. trans, au delà, et substantia, substance). Changement d'une substance en une autre. Changement de la substance du pain et du vin en celle du corps et du sang de Jésus-Christ, dans l'eucharistie.
tranSSUbStantier [trans-subs-tati-si-c] v. a. (Se conj. comme prier.) Changer en une autre substance. (Peu us.) Opérer la transsubstantiation eucharistique.
transsudation [trans-su-da-si-onj n. f. Action de transsuder.
transsuder [trans-su-dé] v. n. (préf. trans, et lat. sudare, suer). Se dit d'un liquide qui passe, qui sue à travers le vase ou l'enveloppe qui le recèle. V. a. Emettre par transsudation.
Transtamare. v. Henri h de castille.
transté Vérin, e [trans-té] adj. Situé au delà du Tibre.
transtravat [ trans -tra- va] n. m. Manèg. Cheval qui présente deux balzanes a l'un des bipèdes diagonaux.
Transvaal (anc. république Sud -Africaine), ancien Etat de l'Afrique méridionale, colonisé au xixe siècle par des Hollandais émigrés du Cap (Boers), et annexé depuis 1900 à l'Angleterre (colonie du Cap), après une guerre longue et glorieuse pour les vaincus, qui ont obtenu depuis lors la plus large autonomie, un gouvernement et un parlement; 700.000 h. (Transvaaliens). Capit. Pretoria. V. prine. Johannesburg. Mines d'or, de diamant. Elevage actif sur les hauts plateaux de l'intérieur.
transvasation [trans-va-za-si-on] n.f. Action de transvaser. (Vx.)
transvasement [trans-va-ze-man] n. m. Action de transvaser.
transvaser [trans-va-zé] v. a. (préf. trans, et lat. vas, vaisseau). Verser d'un vase dans un autre; transvaser du vin.
transvaseur [trans-va-zeur] n. m. Celui qui opère le transvasement des liquides. Appareil que l'on emploie pour le transvasement des denrées diverses.
transversaire [trans-vèr-sè-re] adj. (de transverse). Qui appartient aux apophyses transverses. N. m. Nom donné à divers muscles : transversaire du cou.
transversal [trans-vér-sal], 6, aux adj. [lat. transversus). Qui est disposé en travers : ligne transversale. Anat. Se dit de certaines parties qui sont placées obliquement : muscle transversal du nez. N. m. Nom de plusieurs muscles qui coupent transversalement une partie du corps. N. f. Droite coupant deux côtés d'un triangle.
transversalement (trans-vèr, man] adv.
D'une manière transversale.
transverse [trans-vèr-sel adj. (du lat. transversus, placé en travers). Oblique. Se dit en anatomie d'un certain nombre d'organes dont la direc-
tion est à peu près transversale par rapport à l'axe du oorps : artère transversc. Géom. Axe trunsverse; celui des deux axes d'une hyperbole qui rencontre les deux foyers do la courbe. N. m. Désignation de divers muscles : le transverse du wz vient du maxillaire supérieur. Bot. Se dit de l'embryon lorsqu'il s'allonge dans une direction à peu près parallèle au plan du style.
— Encyci.. Anat. En anatomie, on donne le nom de transverse à un grand nombre d'organes divers, dont la direction est à peu près transversale par rapport à l'axe du corps. On désigne ainsi : 1» les apophyses transverses, éminences osseuses apophysaires, qui appartiennent aux vertèbres; 2» l'artère transverse de la face, qui se porte en avant parallèlement à l'arcade zygomatique et distribue ses rameaux aux muscles et aux téguments delà face; 3» le sinus transverse, sinus veineux de la duremère, situé transversalement sur la gouttière basilaire, recevant des rameaux veineux du bulbe et des os voisins, communiquant avec les sinus caverneux et pétreux inférieur et supérieur et avec les plexus veineux rachidiens.
On désigne encore, sous le nom de transverses, plusieurs muscles, savoir: 1» le transverse du nez, qui vient du maxillaire supérieur et se porte transversalement sur le nez ; 2» le transverse de l'abdomen ou muscle lombo-abdominal ; 3« le transverse de la mâchoire supérieure, plus connu sous le nom de muscle mylo-hyoïdien ; 4° le transverse du menton, faisceau du triangulaire des lèvres ; 5» le muscle transverse du périnée, qui confond une partie de ses fibres avec le bulbo-caverneux, le sphincter et le transverse périnéal du côté opposé ; 6° le transverse profond du périnée, plus communément appelé muscle releveur de l'anus.
transvider [trans-vi-dé] v. a. Verser d'un vase incomplètement plein dans un autre.
transylvain, e [sil-vin, è-ne] ou transylvanien, enne [sil-va-ni-in, Ç-ne] adj. et n. De Transylvanie : les montagnes transylvaines.
Transylvanie (on écrit quelquefois Transilvanie), région de l'empire d'Autriche, encadrée par les Karpathes etles Alpesde Transylvanie ; 2.250. OOOh. (Transylvaniens). Sol accidenté, arrosé par le Maros, la Theiss, etc. Céréales, vins. Elevage actif. Grandes richesses minières faiblement exploitées.
Transylvanie (race de), race de gallinacés très rustiques, mais que leur cou déplumé fait éloigner des basses-cours, malgré de véritables qualités.
trantran n. m. v. traintrain.
trapan n. m. Haut d'un escalier, endroit où finit la rampe. Nom donné à des planches de différentes dimensions percées de trous, et qui servent à faire égoutter les feuilles de papier.
Trapani, anc. brévane, v. et port de la Sicile : 39.200 h. Corail, soufre.
traper [pé] v. n. Se dit des melons qui se nouent et grossissent.
trapette n. f. Syn. de trapette.
trapèze n. m. (du gr. trapeza, table). Géom. Quadrilatère dont deux côtés sont inégaux et parallèles. (Les deux côtés parallèles sont les bases du trapèze, leur distance est la hauteur.) Trapèze isocèle, celui dans lequel les deux côtés non parallèles sont égaux. Trapèze rectangle, celui dont un des
Trapèz.
Trapèze isocèle. Trapèze rectangle.
Trapèze de seconde espèce (concave).
côtés non parallèle est perpendiculaire sur les bases : l'aire d'un trapèze s'obtient en multipliant la demisomme des deux bases par la hauteur, ou encore en multipliant par la hauteur la longueur de la droite qui joint les milieux des côtés non parallèles. Trapèze de seconde espèce ou trapézolde, quadrilatère concave qui a deux côtés parallèles appelés bases. Appareil de gymnastique formé de deux cordes verticales réunies à leur base par une barre ronde. (V. la planche gymnastique.) Anat. Muscle de la région dorsale : le trapèze (ou adjectiv. muscle trapèze) rapproche l'omoplate de la colonne vertébrale. Adjectiv. : os trapèze, petit os de la seconde rangée du carpe.
trapézien, enne [zi-in, é-ne] adj. Qui appartient au trapèze. Qui a la forme d'un trapèze.
trapézifolié, e adj. (du gr. travezia. trapèze, et du lat. folium, feuille). Dont les feuilles ont la forme d'un trapèze.
trapéziforme adj. Syn. de trapézoïdal.
trapézoèdre n. m. (du gr. trapeza, trapèze, et cdra, base). Solide dont les faces sont des trapèzes. Solide composé de vingt-quatre faces quadrilatères symétriques.
trapézoïdal, e, aux [zo-i] adj. En forme de trapèze.
trapéZOÏde adj. Syn. de trapézoïdal.
trapézo-métacarpien, enne adj. Anat.
Qui appartient au trapèze et au métacarpe.
trapiche n. m. Moulin à concasser le minerai, dans l'Amérique du Sud.
trapillon (Il mil.] n. m. Agencement particulier qui permet de tenir une trappe ouverte ou fermée.
trapp n. m. Roche basique, du groupe des porphyrètes.
trappe [tra-pe] n.f. (b. lat. trappa, d'orig. germ.). Porte posée horizontalement sur une ouverture au niveau du plancher : lever baisser la trappe. Cette ouverture même. Espèce de porte, de fenêtre à coulisse. Piège à bascule au-dessus d'une fosse. Fig. Piège, ruse. Plaque de tôle posée horizontalement au-dessus du tuyau d'une cheminée et servant à intercepter l'air froid qui descend de cette cheminée. Rideau (ou tablier) en tôle d'une cheminée. Théât. Ouverture horizontale ou verticale, plus ou moins dissimulée aux yeux des spectateurs par une fermeture automatique.
Trappe (Notre-Dame-de-la-Trappe ou simplem. la), abbaye de l'ordre de Citeaux, fondée en 1140, près de Mortagne (Orne, comm. de Soligny-la-Trappe), par le sire de Rotrou, réformée par l'abbé de Rancé (1662), dont les religieux (trappistes) observent une règle particulièrement sévère : priva-
TRA
tion de viande, de poisson, de vin, silence, travail manuel, chant de l'office et isolement complet du monde.
trappéeri, enne [tra-pé-in, è-ne] adj. Qui a les caractères du trapp. Qui est formé de trapp.
trappelle [tra-pè-le] n. f. Sorte de petite souricière à trappe.
trapper [tra-pé] v. n. Chasser, dans la langue des chasseurs de 1 Amérique du Nord.
trappette [tra-yè-Je] n. f. Baguette établie entre les lisses et servant à Caire retomber les fils qui demeurent suspendus en l'air, lorsque les navettes sont passées.
trappeur [ira-peur] n. m. (angl. trapper). Chasseur de rAmérique du Nord, qui se sert ordinairement de trappes.
trappillcm [Irapi, II mil.] n. m. (de trappe). Ce qui sert à tenir une trappe fermée . Théâtr. Ouverture pratiquée dans le plancher de la scène pour livrer passage aux décorations appelées fer mes, et qui montent des dessous.
trappisson [tra-
pi-sonl n. m. (de trappe). Planche qui sert à combler le vide d'une caussetière.
trappiste [tra-
pis-te] n. m. Religieux de la Trappe.
trappistine
[ tra-pis-ti-ne] n. f.
Religieuse appartenant â l'ordre de la Trappe et suivant la règle cistercienne réformée par l'abbé de Rancé. Sorte de liqueur fabriquée par les trappistes.
trappite [tra-pi-te] n. f. Roche à base de trapp.
trappon [tra-pon] n. m. (de trappe). Trappe à fleur de terre, servant à fermer les caves où l'on entre par la rue, par une boutique.
trapu, 6 adj. Gros et court : un homme trapu.
traque n. f. (de traquer). Action de traquer, de chasser le gibier vers la ligne des chasseurs.
Mar. Groupement des avirons par trois.
traquenard
[ke-nar] n. m. Piège pour prendre les animaux nuisibles. Fig.
Piège tendu à quelqu'un : les traquenards de la finance, de la politique.
Manèg. Allure de certains chevaux fatij
Trappistes.
Traquenard.
gués, qui participe du trot et de l'amble. Cheval qui a cette allure.
traquenard [ke-nar], e adj. Manèq. Qui a rapport au traquenard : cheval qui a l'amble traquenard.
traquenarder [ke-nar-dé] v. n. Se dit d'un cheval qui marche au traquenard.
traquer [hé] v. a. (de trac). Pratiquer une enceinte dans un bois, de manière qu'en la resserrant toujours on oblige les bêtes que l'on chasse d'entrer dans les toiles ou de passer sous le coup du chasseur: traquer un bois. Enfermer dans un cercle de chasseurs qui se resserre de plus en plus : traquer un cerf. Fig. Poursuivre, serrer de près : traquer des voleurs.
traquet [kè] n. m. (de traquer). Morceau de bois qui passe a travers la trémie, afin de faire tomber le blé sous la meule du moulin. Piège que l'on tend aux bêtes puantes.
traquet [kè] n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, renfermant une soixantaine d'espèces répandues sur tout le globe. (On appelle aussi ces oiseaux clignots, culs-blancs, motteux, tariers, vitrées.)
— Encycl. Les traquets (saxicola) sont des oiseaux communs en France ; ils vivent de petits insectes et de baies et nichent dans les bosquets. Leur livrée est brune variée de gris, de noir et de blanc.
traqueur [keur] n. m. Celui qui traque à la chasse.
traqueur, euse [keur, eu-ze] adj. Qui est sujet à avoir le trac, à s'effrayer facilement.
Trarieux \Jacques-Ludovic), avocat et homme politique français, né à Aubeterre (Charente), m. à Paris (1840-1904). Ministre de la justice dans le cabinet Ribot (1895), il fut de ceux qui firent campagne en faveur de la revision du procès Dreyfus et il fonda la Ligue des droits de l'homme.
Trarzas, nom générique donné aux populations de race maure qui habitent, le long de l'Atlantique, des bords du Sénégal à Agadir; 80.000 environ.
trasi [zi] n. m. Nom vulgaire du souchet comestible.
Trasimène, au], lac de Pérouse, lac de l'ancienne Etrurie ; victoire d'Annibal (217 av. J.-C.) sur le consul romain Flaminius.
Trasimène (département nu), département français sous le Premier Empire. Ch.-l. Spolète.
trasS n. m. Sorte de tuf volcanique compact et empâtant des fragments de roche de même origine.
traSSOÏte [tra-so] n. f. Sorte de roche volcanique.
tratte [tra-te] n. f. Pièce de support de la cage d'un moulin à vent.
traul [trôï] n. m. Bateau chalutier anglais. N. f. Nom ancien de la basse voile d'un navire à trait carré.
traulet [trô-le] n. m. Pointe d'acier montée sur un manche, dont on se sert pour piquer un dessin d'architecture.
trauma [trff] n m. (m. grec signif. blessure). Toute lésion locale produite par un agent extérieur agissant mécaniquement.
traumaticine [trô] n. f. Nom donné a une solution de gutta-percha dans le chloroforme, qu'on emploie pour soigner les plaies.
traumatique [trô] adj. (du gr. trauma, atos, blessure;. Chlr. Qui concerne les plaies, les blessures.
traumatiquement [trô, ke-man] adv. Dune manière traumatique.
traumatisme [trô-ma-lis-me] n. m. (du gr. trauma, blessure). Ensemble des troubles occasionnés par le trauma ou blessure.
traumatologie [trô, jl] n. f. (du gr. trauma. atos, blessure, et logos, discours). Science qui traite des blessures, des plaies.
traumatolOgique [trô] adj. Qui appartient à la traumatologie.
traumatopnée [ira. pni] n. f. (du gr. trauma,
atos, blessure, et pnein, respirer). Se dit de bruits respiratoires qui se font entendre, à la sortis et à l'entrée de l'air, quand une plaie thoracique met en communication la plèvre avec l'atmosphère extérieure.
traumatropisme [trô, vis-mé] n. m. (du gr.
trauma, blessure, et tropos, action de tourner;. Ensemble des mouvements qu'exécutent le cytoplasma et le noyau des cellules situées au voisinage d'une lésion traumatique.
travade ou traverte [ver-te] n. f. (portug.
travado). Mar. Sorte d'ouragan assez court des côtes de Guinée, pendant lequel le vent souffle dans toutes les directions.
travail [va, l mil.] n. m. (de travailler) ; fait au pi. travaux. Application des forces qui produit la fatigue ; peine qu'on se donne pour faire quelque chose : les travauxde l'esprit usent l'homme plus que le travail du corps. Occupation rétribuée : vivre de son travail. Ouvrage fait ou à faire : travail délicat ; distribuer le travail aux ouvriers. Manière dont un objet est exécuté : bijou d'un beau travail. Manière dont on travaille : avoir le travail facile. Phénomènes qui se produisent dans une substance et en changent la nature : le travail de la fermentation. Mouvement qui se produit dans les matériaux industriels : le travail des bois produit souvent des fentes. Etude écrite sur une question : publier un travail sur le paupérisme. Autref., rapport d'un ministre au souverain ou d'un commis au ministre (en ce sens faisait au plur. travails). Discussion, délibération préparant des résolutions : les travaux d'une commission. Douleurs et phénomènes qui accompagnent l'accouchement : une femme en travail; fig. phénomènes qui accompagnent la production laborieuse d'un fait : la société en travail pour enfanter la vérité. Mécan. Travail élémentaire d'une force, produit de l'intensité de cette force par la projection, sur la direction de la force, du chemin que parcourt son point d'application. Travail de cheval, travail très pénible. Homme de travail, celui qui gagne sa vie par un métier pénible. Maison de travail, maison où l'on fait travailler des détenus, des condamnés avec sursis, des délinquants repentants, des réfugiés, etc. Manèg. Exercice de cheval. Techn. Mise en œuvre du verre fondu en une seule fois. Véner. Endroit où le sanglier a remué la terre. Travaux forcés, peine afflictive et infamante qui a remplacé les galères. (V. Transportation.)
— Encycl. La somme de tous les travaux élémentaires d'une force pendant une période déterminée donne le travail total de la force pendant ce temps. Si la force est exprimée en kilogrammes et la longueur en mètres, le travail est exprimé en kilogrammètres.
Comme cas particulier, si la direction de la force est confondue avec la trajectoire du point d'application, le travail d'une force pendant un temps déterminé est le produit de cette force par le chemin parcouru par son point d'application.
L'unité C. G. S. de travail est l'erg. C'est le travail effectué par une force d'une dyne dont le point d'application se déplace d'un centimètre. Le kilogrammètre vaut 981 x 105 ergs. Pratiquement on emploie comme unité de travail le joule, qui vaut ÎO' ergs et, par suite, 0,1019 kilogrammétre.
— Dr. Le contrat de travail a pour but de régler les rapports juridiques entre le patron et l'ouvrier. Il est en principe soumis aux règles du droit commun et peut être constaté dans les formes qu'il convient aux parties contractantes d'adopter. Entre chefs d'industrie et ouvriers, l'écrit qui le constate est exempt de timbre et d'enregistrement. Sa rupture ne peut être motivée par un appel sous les drapeaux pour une période d'instruction militaire.
Des dispositions spéciales régissent les privilèges et garanties de la créance de salaire et les retenues sur les salaires et petits traitements.
Le contrat d'apprentissage est d'ordinaire fait par acte public ou par acte sous seing privé. Il peut aussi être fait verbalement, mais la preuve testimoniale n'en est reçue que conformément aux dispositions générales du Code civil. Nul ne peut recevoir des apprentis mineurs s'il n'est âgé de vingt et un an au moins. Aucun maître, s'il est célibataire ou en état de veuvage, ne peut loger, comme apprenties, des jeunes filles mineures. Sont incapables de recevoir des apprentis les individus qui ont subi une condamnation pour crime, attentat aux moeurs, etc. Cette incapacité peut être levée par le préfet (le préfet de police à Paris), sur l'avis du maire, quand le condamné, après l'expiration de sa peine, a résidé pendant trois ans dans la commune.
Les dispositions légales qui réglementent le travail s'appliquent aux usines, manufactures, fabriques, mines, minières et carrières, chantiers, ateliers et leurs dépendances, de quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même lorsque ces établissements ont un caractère d'enseignement professionnel ou de bienfaisance. En sont exceptés les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l'autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur. Ces dispositions concernent le travail des femmes et des enfants, l'hygiène et la sécurité des travailleurs, les accidents du travail (v. accidents), et le repos hebdomadaire.
Le repos hebdomadaire est réglementé par la loi du 3 juillet 1900. En principe, il doit être collectif
TRA
et dominical et avoir une durée minimum de vingtquatre heures consécutives. Lorsqu'il est établi que le repos simultané, le dimanche, de tout le personnel d'un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement, le repos peut être donné, soit constamment, soit à certaines époques de l'année m en t, ou bien : ajun autre jour que le dimanche à tout le personnel de l'établissement; b) du dimanche midi au lundi midi; c) le dimanche après midi avec un repos compensateur d'une journée par roulement et par quinzaine; d) par roulement à tout ou partie du personnel. Les établissements soumis au régime du repos collectif ne peuvent occuper aucun employé d'extra pendant la durée de ce repos. La loi sur le repos hebdomadaire n'est pas applicable à la femme du patron, ni à ses enfants, ni à ses parents à un titre quelconque qui peuvent être considérés comme ses associés. En cas de travaux urgents , dont l'exécution immédiate s'impose, le repos hebdomadaire peut être suspendu pour le personnel nécessaire à l'exécution de ces travaux. Les industries de plein air et celles qui ne travaillent qu'à certaines époques de l'année peuvent suspendre le repos hebdomadaire quinze fois par an. Il en est de même dans les établissements soumis au contrôle de l'Etat, ainsi que dans ceux où sont exécutés des travaux pour le compte de l'Etat et dans l'intérêt de la défense nationale. Lorsqu'un établissement quelconque veut bénéficier de l'une des exceptions prévues par la loi, il est tenu d'adresser une demande au préfet du département. Les inspecteurs et inspectrices du travail sont chargés, concurremment avec tous officiers de police judiciaire, de constater les infractions à la loi. Celle-ci n'est pas applicable aux employés et ouvriers des entreprises de transports par eau, non plus qu'à ceux des chemins de fer, dont les repos sont réglés par des dispositions spéciales. Elle ne s'applique pas non plus aux clercs de notaires, d'avoués, d'huissiers, etc., la jurisprudence ne reconnaissant pas le caractère commercial aux officiers publics.
L'observation des lois et règlements sur le travail est assurée par le corps des inspecteurs du travail, nommé par le ministre du travail et de la prévoyance sociale, et, en ce qui concerne les mines, par les délégués mineurs.
Les groupements professionnels sont désignés par le nom de syndicats (v. ce mot).
Les contestations d'ordre individuel relatives au contrat du travail relèvent, en principe, de deux tribunaux, investis, à ce point de vue, d'une juridiction exceptionnelle : les conseils de prud'hommes (v. prud'hommes) et les juges de paix.
Quant aux contestations d'ordre collectif entre le capital et le travail, qui généralement se traduisent sous la forme comminatoire de coalitions et de grèves, la loi offre aux parties, par la conciliation et l'arbitrage facultatifs, les moyens de les terminer pacifiquement d'un commun accord.
— Ministère du travail et de la prévoyance sociale. Le ministère du travail et de la prévoyance sociale groupe tout ce qui concerne la réglementation du travail, les relations entre employeurs et employés (contratdetravail.associationsprol'essionnelles.etc.); les conditions d'existence des travailleurs en cas de maladie, d'accidents du travail, de chômage, d'invalidité, de vieillesse, et en général les institutions d'épargne et de prévoyance qui les intéressent plus particulièrement.
— Ministère des travaux publics. L'administration centrale des travaux publics comprend trois directions, indépendamment du cabinet du ministre: direction du personnel et de la comptabilité, direction des routes (ponts et chaussées), de la navigation et des mines ; direction des chemins de fer (concessions, travaux, exploitation).
Le ministère comprend, en outre, des comités ou commissions chargés de donner leur avis au ministre (conseils généraux des ponts et chaussées et des mines, comité consultatif des chemins de fer, etc.) et des services extérieurs, parmi lesquels la direction des chemins de fer de l'Etat.
Les principales attributions du ministère des travaux publics sont les suivantes : construction et entretien des routes nationales et ponts ; entretien et amélioration des cours d'eau navigables et flottables et des canaux de navigation ; établissement, amélioration et entretien des ports ; construction des digues de défense et d'ouvrages à la mer ; éclairage et balisage des côtes ; établissement et entretien des phares, fanaux, balises et amers ; construction et exploitation de chemins de fer ; vérification des comptes des compagnies concessionnaires des lignes ; exploitation du réseau de l'Etat ; recherches et concessions de mines, minières, tourbières, carrières ; surveillance des appareils à vapeur; carte géologique et topographie souterraine ; nivellement général.
— Admin. Les travaux publics sont ceux qu'exécutent dans un but d'intérêt public l'Etat, le département, la commune, les établissements publics ou les concessionnaires qu'ils se sont substitués. Ils visent principalement les moyens de communication : chemins de fer. routes, canaux, ou leurs accessoires, tels que les ports maritimes ou fluviaux. Ils peuvent également intéresser la défense du pays.
Le législateur les a soumis à une série de formalités protectrices à la fois de l'intérêt général et de l'intérêt privé. La plus essentielle de ces formalités est la déclaration d'utilité publique, sans laquelle le travail, à moins de n'avoir que le caractère de simple entretien, ne peut être effectué, et qui, en principe et suivant l'importance de l'ouvrage, résulte tantôt d'une loi , tantôt d'un décret en conseil d'Etat, intervenant après une instruction au cours de laquelle les intéressés ont eu le loisir de produire leurs observations.
Au point de vue contentieux, les marchés de travaux publics sont du ressort du conseil de préfecture (appel devant le Conseil d'Etat). Les marchés de fournitures sont de la compétence du ministre (sauf recours au Conseil d'Etat) quant aux marchés de travaux publics ; de la compétence des tribunaux judiciaires quant aux marchés passés par les départements, les communes, les établissements publics.
L'occupation temporaire des propriétés privées nécessaires à l'exécution des travaux publics, entraînant des dommages, ouvre droit à une indemnité. A défaut d'accord amiable le conseil de préfecture en assure le règlement.
TRA
Par contre, une indemnité dite plus-value peut Etre due par les propriétaires à qui des travaux publics ont procuré à leurs propriétés une augmentation de valeur appréciable ; elle ne peut s'élever au lelà de la moitié de la plus-value. Elle est fixée palme commission dont les décisions peuvent être portées en appel devant le conseil d'Etat.
— Milil. 'travaux publics militaires. Les mili- ;aires condamnés à la peine dos travaux publics ;ont employés à des travaux d'utilité publique dans in certain nombre d'établissements spéciaux, dits Ueliers de travaux publics (Orléansville, Bougie, Sône, Mers-el-Kébir en Algérie ; Téboursouk en Eunisie). Les condamnés ne doivent pas travailler ■olément, mais réunis par sections ou divisions.
Travail [médaille du), instituée par décret du IG juillet 188ti, eu faveur des ourriers et employés français comptant >lus de trente années de services Ensécutifs dans le même établissenent ou dans des établissements afférents si le changement a été notivè pour cause de force maeure : elles sont délivrées par le ninistére du commerce et de l'inlustrie, du travail, de la guerre, de a marine, de l'agriculture. La mélaille est, suivant le cas, en bronze, irgent, vermeil ou or et se porte mspendue à un ruban à trois bandes lonzontales égales, rouge, blanc, lieu (le rouge immédiatement aulessus de l'anneau de suspension.)
Travaux publics (niéilaille d'honneur du Minisère des), distinction honorifique instituée en 1897 et lestinée à récompenser les agents imployés depuis plus de trente ans làns les services ressortissant au ninistére des travaux publics (canonniers, garde-pêche, etc.). Ruban i sept bandes verticales alternativement bleu, blanc, rouge, blanc, >leu, blanc, rouge.
Travail, par E. Zola (1901). Seiond volume de la tétralogie désignée sous le nom de : les Quatre Svangiles. Travail est à la cité ce rue Fécondité est à la famille, le ta- )leau symbolique de l'avenir se dégageant des misères du temps pré- Médaille d'honneur ient. parla bonté du cœur et l'amour <iu Ministère des le l'humanité. Œuvre touffue et Tr«*«u» public», rerbeuse, mais d'une grande puissance descriptive.
Travaux et les Jours (les), poème d'Hésiode, >ù l'on distingue divers éléments de nature diffé- ■ente : une partie satirique contre la violence et la nauvaise foi; une partie didactique sur les traraux des champs ; et un appendice sur la navigajon. Mal composée, l'œuvre est intéressante par 'exactitude des descriptions, l'amour de la campa- [ne, la vigueur du style.
Travail {chevaliers du) [Knights of labour], aslociation ouvrière fondée en 1869, à Philadelphie, >ar l'ouvrier tailleur Uriah S. Stephens, organisée in 1878, et qui comprend près de 2 millions de nembres.
Travail [Confédération générale du), et par abréviation C. G. T., formée au congrès de Limoges, en .895, de l'union des bourses du travail et des fédé- •ations de métiers. Elle a tourné l'esprit des synlicats vers l'action révolutionnaire, la grève générale, l'action directe et l'antimilitarisme.
travail [va, l mil.] n. m. (lat. pop. tripalium, le très, trois, et palus, pieu) ; fait au pi. travails. appareil pour assujettir de grands animaux donestiques dans différentes attitudes, pendant qu'on es ferre ou qu'on les panse.
— Encvcl. Vétér. Les travails ordinaires conlistent en une lorte de cage r|u A luadrangulaire formée par quatre poteaux veriicaux assemblés au sommet par des traverses; un système le treuils et de langles permet l'im m o b il i s e r .'animalquel'on^
peut ferrer ou
n»i Iravail.
existe
iês travails-bascules pour les chevaux ; l'animal y sst entravé, soutenu par des sangles et, grâce à la mobilité de l'appareil, peut être placé facilement ians le décubitus gauche ou droit. Le travail-bas- Bule de Vinsot est le type du genre.
travaillant [va, Il mil., an], e adj. Qui traraille. qui a l'habitude de travailler ; qui exécute un travail.
travaillé, e [va. Il mil.] adj. Où l'on remarque la peine, le soin, le travail : ouvrage iracaillé ; style travaillé. Obsédé : travaillé par une idée- Tourmenté: travailié par la maladie.
travailler [va, H mil., é] v. n. (lat. pop. tripaliare; de tripalium). Se donner de la peine, pour exécuter une chose : travail 1er pour gagner son pain. Avoir de l'ouvrage, une opération lucrative : ne pas travailler pendant l'hiver. Fonctionner activement : maginalionqui travaille sani cesse. Produire un intérêt : faire travailler son argent. Supporter an poids, un effort, une pression, Fig- Se déjeter : le buis vert travaille. Changer de nature : le vin nouveau travaille. Se dit des couleurs qui s'altèrent avec le temps. Travailler à, faire des travaux pour l'exécution de ; s'efforcer de réaliser, préparer par ■es actes : travailler à un costume, à sa fortune, à la rune. Travailler pour (ou contre), servir (oudesquelqu'un. V. a. Façonner: travailler le fer. S'appliquer à : travailler ses vers, son style. Fig. Chercher à gagner, solliciter : travailler les témoins. Exciter au mécontement, à la révolte : travailler les esprit*. Tourmenter : la fièvre le travaille. Manège, lier un cheval, le fatiguer. Pop. Travailler '■ à quelqu'un, le battre-
travailleur, euse [va, Il mil., eur. eu-ze] adj. Qui aime le travail : écolier très travailleur. V Personne qui travaille : le travail devrait toujours faire vivre le travailleur. Ant. Paresseux, fainéant.
Travée (xne s.).
Travailleurs de la mer (les), roman de V. Hugo (1886). Le pécheur Gilliat, afin d'obtenir la main de Déruchette, nièce de Lethierry, accomplit l'œuvre surhumaine de sauver le bateau de Lethierry, la /Jurande; qui a sombré. Au moment de recevoir sa récompense, il apprend que Déruchette en aime un autre ; et, pour qu'elle soit heureuse, il se laisse noyer par le Ilot montant. Œuvre remplie d'éblouissantes descriptions.
travailliste [va. Il mil., l's-îe] n. Se dit des membres du parti socialiste à la Douma russe.
travaiSOn [vi-zon] n.f. Ensemble de toutes les travées d'un plancher.
travanais [ne] n. m. (du n. d'un joueur). Jeux. Case qui précède le coin de repos.
TravailCOre, Etat indigène de l'IIindoustan; 2.558.000 h. Grandes forêts, gisements do fer, etc.
travat [va] n. et adj. Cheval qui a des balzanes aux deux pieds de chaque côté.
trave n. f. (du lat. trabs, poutre). Jonction oblique ou à angle droit de deux pièces de bois qui se croisent et dont les niveaux n'affleurent pas.
Trave (la), petit H. de l'Allemagne du Nord, passe à Lubeck, et se jette dans la Baltique ; 112 kil.
traveau [vô] a. m. ou travette [vè-te] n. f.
Soliveau.
travée [ré] n. f. (du lat. trabs, poutre). Espace entre deux poutres, et qui est garni par un certain nombre de solives. Partie d'un édifice comprise entre deux points d'appui principaux (pilastres, arcs-doubleaux, etc.). Partie de la charpente d'un pont de bois située entre les files de pieux et qui forme l'arche.
Mesure d'un travail de couverture calculé d'après chaque espace compris entre deux fermes.
travellage [vU-ia-je] ou travelage n. m. Défaut ou
rupture du fil de soie au mou- Un du deuxième apprêt.
travers [ver] n. m- (du lat . transversus , oblique) Etendue d'un corps dans le sens qui coupe la longueur, la largeur, la profondeur :
un travers de doigt. Biais, irrégularité d'un lieu, d'un bâtiment, etc. Fig. Irrégularité d'esprit et d'humeur ; défaut: la jalousie est un vilain travers. Cordage qui sert à lier des canons sur leurs chariots. Maniement qui correspond au bord des dernières côtes du bœuf. Bûche que l'on jette sur une voie de bois quand elle est cordée. Flanc, côté d'un navire. Filet d'or qui se trouve le long du côté du dos du livre relié. Corde transversale d'une raquette. Bande de marbre que supportent les montants d'une cheminée, et qui se place sous la tablette. Loc. adv. : En travers, d'un côté à l'autre suivant la largeur. A tort et à travers, inconsidérément. De travers, obliquement. Regarder de travers, avec colère. Esprit de travers, mal fait, mal tourné. Entendre de travers, mal. Loc. prép. : A travers, au milieu : à travers les champs. Au travers de, par le milieu, lorsqu'il y a obstacle : au traversde l'ennemi. Entravers de, en opposition avec.
Travers (val de), vallée du Jura suisse (cant. de Neuchâtel), qui tire son nom du petit village de Travers; c'est proprement la vallée de I'Areuse, tributaire du lac de Neuchâtel, empruntée par le chemin de fer de Pontarlier à Neuchâtel.
traver Sable [vèr] adj. Qui peut être traversé : rivière traversable.
traversage [vèr-sa-je] n. m. Façon donnée à une étoffe de laine quand on la tend par l'envers.
traversai, e, aux [vèr] adj. Qui est de traverse d'embranchement.
traversant [ver-san\ e adj. Se dit des parties de certaines roches feuilletées qui en percent et traversent les feuillets. N. m. Pêch. Filet placé dans le sable à marée basse, et qui est garni de lignes de distance en distance.
travers-banc n. m. Galerie qui se dirige transversalement au filon, au gîte.
traverse [vèr-se] n. f. (de traverser). Pièce de bois horizontale, faisant partie d'un châssis ou d'un bâti, et qui est assemblée à l'extrémité des montants. Chemin étroit, plus direct que la grande route : prendre la traverse. Fig. Se mettre d la traverse, apporter des obstacles. Chacune des pièces de bois placées sur le sol perpendiculairement à la voie, et sur lesquelles les rails sont établis. Barre transversale, servant à maintenir les barreaux d'une grille. Mar. Barre obstruant l'entrée d'un port. Fortif. Massif rectangulaire de terre, établi sur le terre-plein d'un ouvrage perpendiculairement au parapet. Dlas. Barre rétrécie. PI. Obstacles, revers : essuyer bien des traverses.
traversé [ver-sé], e adj. Manège. Cheval bien traversé, cheval fort du dessous et large du poitrail.
traversée [vèr-sé] n. f. (de traverser). Trajet, voyage par mer : faire la traversée de Calais à Douvres. Voyage à travers un pays : faire la traversée
Traversée de voie.
de la France. Ch. de f. Traversée de voie, point où deux voies se coupent. Comm. Sorte de toile fine, mais commune.
traversement [ver-se-man] n. m. Action de traverser.
traverser [vèr-sé] v. a. (de travers). Passer à travers, d'un côté a l'autre : traverser une forêt, la rue, la rivière. Couper : des allées traversent le jardin. Percer de part en part : la pluie a traversé mes habits. Traverser l'esprit, se présenter fugitivement à la pensée. Fia. Susciter des obstacles : traverser quelqu'un, les desseins de quelqu'un. Mar. Aborder par le travers. Techn. Travailler en travers, dans la largeur. Se traverser v. pr. Manège. Se traverser
TRÈ
des épaules, des hanches, porter les épaules, les hanches de travers, en parlant du cheval.
traverseur, euse [vèr, eu-ze] n. et adj. Fam. Qui traverse, qui a traversé un pays.
traver Si er [i)èr-s/-é], ère adj. Dirigé de travers : une rue traversière. Flûte traversière, qu'on place presque horizontalement sur les lèvres. Vent traversiez, vent qui permet d aller d'un point à un autre et d'en revenir. Barque traversière, barque faisant le va-et-vient entre deux points peu éloignés. N. in. Verge qui forme la croix du haut d'une bannière. Sorte de chasse-marée, à trois mâts. N. f. Nom donné à des bâtons qui soutiennent plusieurs cordes, et qui opèrent la communication des marches avec les lames, dans les métiers à tisser.
traversin [vir-ain] n. m. (de travers). Sorte d'oreiller long, qui oc-
T, traversi
de bois qui forment le fond d'un tonneau. Fléau d'une balance. Pièce de bois disposée a la tète et à la queue d'un train flottant. Faux traversin, oreiller long que l'on met au pied du lit pour faire symétrie avec celui qui est â la tète.
traversine [vèr) n. f. (de traverse). Pièce de bois horizontale, reliant des pilotis. Planche pour passer d'un bateau dans un autre. Traverse d'un gril lage. Pièce de bois qui forme le radier d'une écluse.
traversiner [vir-si-nè] v. a. Disposer les tra versins en tète et en queue d'un train de bois flotté.
travertin [vér-tin] n. m. (de l'ital. travertino). Ensemble de dépôts, le plus souvent calcaires, précipités par les eaux de certaines sources.
travesti, e [»ès-{i] adj. (de travestir). Qui s'est déguisé sons l'habit d'un autre sexe, d'une antre condition. Bal travesti, bal où les danseurs sont travestis. i?o/e travesti ou substantiv. travesti, rôle d'un acteur qui prend les travestissements. N. ni. Costume de travestissement : un piquant travesti.
travestir [vès-tir] v. a. (ital. travestire). Déguiser sous l'habit d'un autre sexe, d'une autre condition : travestir un homme en femme. Fig. Traduire un ouvrage sérieux en style burlesque : Scarron a travesti /'Enéide. Donner une fausse interprétation : travestir une pensée.
travestissement [vès-ti-se-man] n. m. (de
travestir). Action de travestir ou de se travestir. Fig. Action de dénaturer : travestissement d'une opinion.
traveStiSSeur, euse [ves-ti-seur, eu-ze] n. et adj. Se dit d'une personne qui travestit les œuvres littéraires. Par ext. Mauvais traducteur.
traveteau [tô] n. m. Nom forestier du soliveau. On dit aussi travette.
Traviata (la), opéra en quatre actes, de Verdi, d'une inspiration généreuse et pathétique (1853). Le livret, de Piave, est une adaptation de la Lame aux Camélias, d'Alexandre Dumas fils. V. Dame aux Camélias.
TravièS de VillerS (Charles-Joseph), peintre et caricaturiste français, né à Winterthur, m. à Paris (1804-1859); inventeur du célèbre type de Mayeux ; un des fondateurs du Charivari, de la Caricature.
traVOn n. m. Charpente qui couronne la file des pieux d'une paléc de pont, et qui porte les poutrelles de la travée. (Syn. sommier.)
TraVOt [vo] (Pierre), général français, né a Poligny (Jura) en 1767, m. en 1836. Il fut chargé par Napoléon, en 1815, de réprimer les mouvements royalistes de Vendée, ce qui lui valut d'être condamné à mort par la deuxième Restauration. Mais l'opinion publique se souleva en sa faveur, et sa peine fut commuée.
travouil [vou, l mil:} ou travoul n. m.
Dévidoir pour mettre le fil en écheveaux. Pêch. Morceau de bois plat et denté, ou petit cadre en bois sur lequel on plie les lignes.
traVOUiller [vou, Il mil., é] v. a. Mettre le fil en écheveaux au moyen du travouil.
traVOUillette [vou, II mil., è-te] n. f. Petit morceau de bois qui soutient les fusées du travouil.
travure n. f. Petit réduit où l'on fait la cuisine à la poupe d'un bateau foncet.
trayeur, euse [trt-i-ew, eu-ze] n. (de traire). Personne qui trait les vaches. Adj. Qui sert à traire : tubes trayeurs.
trayon [trè-i-on] n. m. (de traire). Chacun dos bouts du pis d'une vache, d'une chèvre, etc., qu'on prend dans la main pour traire.
trayonotome [trè-io] n. m. (de trayon, et du gr. tome, section). Appareil destiné à ouvrir les trayons des vaches dont l'orifice n'est pas suffisant pour la traite.
Trazegnies, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi); 6.850 h. Tanneries; fabrique de chaises.
TraZ-OS-MonteS [tèss], anc. prov. du Portugal, formant aujourd'hui les deux districts de Bragance et de Villa-Real. Ch.-l. Bragance.
tread-mill [trèd] n. m. (m. angl. de tread. piétinement, et mill, moulin]. Moulin de discipline mis en action par les pieds des condamnés au hard labour.
tréaz ou trez [trèt] n. m. Sable marin mêlé de débris de coquilles et servant d'engrais.
trébac [baie] n. m. Chasse-marée employé pour le cabotage entre Venise et Trieste.
TrebatiUS (Caïus), surnommé Testa, jurisconsulte romain du i« siècle avant notre ère, ami de Cicéron et d'Horace.
Trebatti (Paolo Ponce), sculpteur italien, connu aussi sous le nom de Paul Ponce, né à Florence, peu après 1500, m. vers 1570. Il travailla surtout en France, en particulier au château des Tuileries; auteur d'un Christ mort et des statues de la Prudence et de la Tempérance, pour le mausolée de Henri II à Saint-Denis.
trebbiano [tré-bi] n. m. Cépage blanc, que l'on cultive dans les serres a raisins (wineries) en Angleterre, et qui fournit de très grosses grappes.
TrèbeS, comm. de l'Aude, arr. et a 8 kil. de Carcassonne, entre l'Aude et le canal du Midi; 2.010 h. Ch. de f. M.
TRE
Trebeurden, conim. des Côtes-du-Nord, arr. et & 10 kil. de Lannion, près de la Manche. lîelle
plage; 2.160 h.
Trébie (la) {Trebbia), riv. de l'Italie, affl. du Pô (r. dr.); arrose Bobbio; 110 kil. Victoire d'Annibal sur le consul romain Scmpronius(:;l8av. J.-C), et de Souvarov sur Macdonald (1799j.
Trébizonde, v. de la Turquie d'Asie, ch.-l. de vilayet, sur la mer Noire; 35.000 h- Bonne rade, exportation de noisettes, tabac. Ce fut au moyen âge la capitale de l'empire grec de Trél/izonde, fondé par Alexis Comnènc, et qui subsista jusqu'en 12C1.
TreboniUS (Cat'us), général romain, m. en 43 av. J.-C. Il trempa dans l'assassinat de César.
TrébOUl, oomm. du Finistère, arr. et à 24 kil. de guimper; S. 130 h. Petit port. Bains de mer.
Trébrivan, comm. des Côtes-du-Nord, arr.
et à 44 kil. de Guingamp ; 1.400 h.
Trébry, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 26 kil. de Saint-Brieuc ; 1.520 h.
trébuehage n. m. (de trébuchet). Vérification du poids des monnaies au moyen du trébuchet.
trébuchant [ehan], e adj. (de trébucher). Se dit d?s monnaies d'or et d'argent qui sont de poids, qui trébuchent à la balance : espèces sonnantes et trébuchantes- N. m. Excès de poids qu'on donnait aux espèces monnayées pour que l'usure ne les rendît pas trop légères.
trébuché, 6 adj. Tombé en trébuchant, au pr. et au fig. : un ambitieux trébuché de haut.
trébUChement [man] n. m. Action de trébucher. (Peu us.)
trébucher [ché] v. n. (du lat. trans, au delà, et de l'anc. fr. bue, tronc, d'orig. german.). Faire un faux pas. Perdre l'équilibre : trébucher sur une pierre. Pencher d'un côté : balance qui trébuche.
Faire pencher la balance:
q uand onpèse une monnaie d'or, il faut qu'elle trébuche. Fig. Avoir des défaillances : la raison humaine trébuche souvent. V. a. Peser au trébuchet : trébucher des pièces d'or.
trébuchet[eW] n. m.
(de trébucher). Piège pour
les petits oiseaux et les
animaux nuisibles. Fig. Piège. Petite balance très
sensible, pour peser les monnaies. Machine de jet,
Trébuchet.
Trébuchet (xu' siècle}.
de la famille des mangonneaux, usitée au moyen âge pour abattre les murailles.
Trébutien [si-in] ( Guillaume -Stanislas), orientaliste et littérateur français, né à Fresney-le- Puceux, m. à Caen (1800-1870). Il traduisit des contes persans, mit au jour d'anciens ouvrages français, et publia les œuvres de Maurice et d'Eugénie de Guérin.
trecentesimo [Irè-sin-té-zi] adv. (m. lat.). Trois-centièmement.
tréceiltiste [san-tis-té] n. m. (ital. trecentista; de trecento, trois cents ; abréviation par laquelle on désignait le xive siècle, parce que toutes les années île ce siècle, sauf la dernière, étaient désignées par un nom de nombre contenant trois centaines). Nom sous lequel on désigne les écrivains italiens du xiv« siècle : Dante, Pétrarque, etc.
trèche n. f. Ancienne danse vive et rapide.
trécorien, enne [ri-in, è-né] adj. et n. De Tréguier.
TréCUl (Auguste-Adolphe-Lucien), botaniste français, né à Mondoubleau, m. à Paris (1818-1896). Il aborda les problèmes les plus importants de la morphologie générale et de l'organogénie.
tredame interj. Sorte de jurement, abréviation de Notre-Dame, que l'ancienne comédie place dans la bouche des femmes.
Trédarzec, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 23 kil. de Lannion ; 1.390 h.
TrédiakoVSky (Vassili Kirilovitch), poète et grammairien russe, né à Astrakan, m. à Saint- Pétersbourg (1703-1769); secrétaire perpétuel des sciences, traducteur de Boileau.
Trédrez, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 10 kil. de Lannion; 1.320 h.
treffau, tréfau, tréfoir, tréfouel n. m.
Nom donné, dans quelques provinces, à la bûche de Noël.
Tréffiagat, comm. du Finistère, arr. et à 26 kil. de Quimper; 2.040 h.
TreffOTt [for], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 16 kil. de Bourg ; 1.530 h. Vignobles, carrières. — Le canton a 12 comm. et 7.560 h.
tréfilage n. m. Action de tréfiler.
filum,
iMV""
tréfiler [lé] v. a. (lat. trahere, tirer, et fil). Passer du 111 ou du laiton par la filière.
tréfilerie [ri, n. f. Art de tréfiler les métaux. Machine a tréfiler. Atelier de tréfileur.
— Encycl. On tréfile un métal ductile en le soumettant à l'action d'une filière, dans laquelle on le fait passer après l'avoir aminci le plus possible, :,.,it an marteau, soit à la lime. La filière qui, le plus souvent, est en acier fondu est munie d'un certain nombre de trous de dimensions allant toujours en décroissant, mais que la barre métallique suffisamment chauffée traverse successivement, tirée qu'elle est, de l'autre côté au moyen d'une pince appelée chien. Une mesure toute conventionnelle, appelée jauqe de Paris, s'emploie pour mesurer les diamètres des fils tréfilés qui vont jusqu'à 0m,004. Une autre jauge, dite carcasse, est utilisée pour les fils en cuivre, argent ou or, employés en passementerie.
tréfileur n. et adj. m. Ouvrier qui tréfile.
trèfle n. m. (lat. trifoliurn ; de 1res, trois, et folium, feuille). Plante herbacée, utilisée comme fourrage : un trèfle à quatre feuilles. Tout ce qui a la forme de la feuille du trèfle. Ornement architectural géométrique, formé par trois cercles qui se coupent et ont leurs centres respectifs à chacun des sommets d'un triangle équilatéral. Arg. Tabac. Argent.
Une des deux couleurs noires aux cartes françaises, en forme de trèfle. Une carte de ce'te couleur.
Fig. : Insolent comme un valet de trèfle Trèfle (jeux) ( qui est maitre dans certains jeux ). Ornement que portent en guise d'épaulettes , les hommes de troupe de la gendarmerie et de la garde républicaine . Vétér. Partie libre dune dent de chien présentant trois tubercules.
— Encycl. Bol. Les trèfles (trifoliurn) sont des herbes annuelles, bisannuelles ou vivaces, à feuilles composées de trois folioles (d'où leur nom) ; les fleurs, blanches, roses, rouges, purpurines ou violacées sont groupées en capitules ou ^*^y««s»-j5'*v en épis. On en connaît environ Trèfl^ (archil , cent cinquante espèces, parmi lesquelles les plus répandues sont le trèfle des prés, le trèfle incarnat, le trèfle blanc, etc.
Le trèfle des prés (trifoliurn pratense) est cultivé pour former des prairies artificielles dans toutes les régions septentrionales, en terres franches, profondes, exemptes d'humidité. On l'associe parfois au ray-grass quand on veut le faire consommer en vert. On sème le trèfle en mars-avril (23 kilog. à l'hectare) et la première coupe se fait lorsque les fleurs sont bien épanouies; les bestiaux le consomment soit en vert, soit sec. Les trèflières ne doivent durer qu'un an et demi ou deux ans et demi ; on les détruit à la troisième pousse, car la plante épuise le sol. Le trèfle incarnat (trifoliurn incarnation), trèfle de Roussillon , trèfle anglais ou farouc h a donné naissance à diverses varié té s u tilisé es aussi comme fourrage vert ou sec ; il s'accommode des sols sableux et se sème en août-septembre; il n'est pas vivace. Les diverses espèces de trèfle entrent aussi dans la composition des prairies naturelles.
tréflé, 6 adj. Qui a la forme d'un trèfle : croisée tréflée. Blas- Qui est terminé en feuille de trèfle. Bot. Qui est composé de trois folioles disposées en trèfle.
tréfler [fié] v. a. (Seconj. comme accélérer.) Mal rengrener une monnaie ou médaille, en sorte que l'effigie parait double.
trèflerie n. f. Syn. peu us. de tréflière.
Tréflez, comm. du Finistère, arr. et à 43 kil. de Morlaix ; 1.310 h.
tréfiler [fli-é] n. m. Nom vulgaire du chardonneret.
tréflière n. f. Champ de trèfle.
tréfoncer [sê]v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et 0 : il tréfonça, nous tréfonçons.) Coût, anc. Transformer une gagerie en acquisition pure et simple.
tréfoncier [*i-e], ère adj. Qui se rapporte au tréfonds : redevance tréfoncière.
tréfondre v. n. Fondre de part en part en soudant.
tréfonds [fon] n. m. (de très, et fonds). Fonds qui est sous le sol et qu'on possède comme le sol lui-même. Fig. Ce qu'il y a de plus secret : savoir le fonds et le tréfonds d'une affaire.
TrégaStel, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 12 kil. de Lannion ; 1.360 h. Bains de mer (plage de sable).
TréglamUS, comm. des Côtes-du-Nord, arr.
et à U kil. de Guingamp; 1.330 h.
TrégOUreZ, comm. du Finistère, arr. et à 28 kil. de Châteaulin; 1.470 h.
Trégrom, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 21 kil. de Lannion; 1.220 h.
Trégueux, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 4 kil. de Saint-Brieuc ; 1.200 h.
TrégUier [ghi-é] ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord).arr. et à 20 kil. de Lannion, non loin de la mer ; 3.030 h. (Tregorois). Patrie de Renan. Cobotage, parcs à huîtres. — Le cant. a 10 comm. et 15.610 h.
Trèfle : A, blanc (a, fleur}; B, rose (c, fleur: b, coupe de la fleur}.
TRE
TrégUïlC, comm. du Finistère, arr. et à 20 kil. de Quimper ; 4.850 h.
tréhala n. m. Sorte de coque creuse, produite par la piqûre d'un coléoptèrt sur une composte du genre échinops.
tréhalaze n. f. Ferment soluble hydrolysant, qui existe dans certains champignons et dans l'intestin grêle du lapin.
tréhalose [lô-ze] n. f. Sucre qui existe dans certains champignons.
TréhOUart [ar] (François-Thomas), amiral français, né eh Vienviel (Ille-et-Vilaine;, m. à Arcachon (1798-1873). Il remporta en 1843 la victoire navale d'Obligado.
Treignac [trè-gnak], ch.-l. de c. (Corrèze ,. arr et à 40 kil. de Tulle, sur la Vézère ; 2.870 h. (Treignacoit). — Le cant. a 12 comm. et 14.320 h.
Treigliy, comm. de l'Yonne, arr. et à 45 kil. d'Auxerre ; 2.110 h.
Treilhard [trè, II mil., ar] (Jean-Baptiste . juriconsulte et homme d'Etat français, né à Brive (Corrèze), m. à Paris (1742-1810), un des rédacteurs du Code civil ; il représenta la France au congres de Itastadt.
treillage [trè, II mil.] n. m. (de treille;. / Assemblage de lattes ou d'échalas, posés parallèlement ou croisés en divers sens pour former des ber-
r-Tr—
Mf=fL=TL
iH
Treillage : 1. En losange ; 2. En carré; 3. Eu échalas.
oeaux, des palissades ou des espaliers et assujetti! par des fils de fer : on emploie pour faire les treillages des jets refendus de châtaignier, frfne, chêne, etc. Vitic. Nom donné aux supports de la vigne constitués par des fils de fer tendus sur des piquet! de bois ou de fer.
treillager [trè, II mil., a-jé] v. a. (Prend un muet après le g devant a et o : il treillagea, nom treillageons.) Garnir de treillage : treillager un mur. Peindre un mur avec du vert de treillage.
treillageur ou treillagiste [trè, u mil.,
a-jis-te] n. et adj. m. Qui fait des treillages.
treillard [trè, u mil., ar.] ou treillon [trè,
Il mil.] n. m. Treille basse, sur latis ou palissage.
treille [trè, II mil., e] n.f. (du lat. trich ila, ber ceau de verdure). Ceps de vigne élevés contre un mur ou un treillage : treille de muscat. Berceai formé par des ceps de vigne que soutient un treil lage : « l'ombre d'une treille. Le jus de la treille, le vin. Le Dieu de la treille, Bacchus. P'ch. Espèce d( filet monté sur deux portions de cercle qui se croi sent et que l'on suspend à un long manche.
— Encycl. Vitic. La treille est un mode de conduit* de la vigne qui convient plutôt aux régions septen trionales, et permet en effet d'exposer le plus complè tement possible les raisins aux rayons du soleil. Oi adosse les treilles à des murs et la taille (cordons verticaux, horizontaux, obliques, palmettes, treilles à la Thomery) donne à la vigne la forme jugée 11 plus propice à son entier développement. C'est ce mode de culture qui est adopté à Thomery, Con flans-Sainte-Honorine, et même en Belgique et dam les wineries anglaises, où l'on a en vue la produo tion des raisins de table. On oriente les espalier; au sud-est ou au sud ; les murs ont de 1 à 3 mètre; de haut et sont protégés par un petit chaperon (au vent) en verre ou en oois. Les vignes conduites ei berceaux constituent également des treilles, mail des treilles de pays chauds, car les berceaux for ment un écran épais, qui assure la fraîcheur au pampres ; de même les vignes sur palissages ou su hautins sont appelées treilles, mais on réserve ei général l'appellation de treilles aux vignes conduitei sur des murs.
treillis [trè, Il mil.. !'] n. m. (lat. trilix). Ou vrage de bois, de fer, qui imite les mailles d'un file et sert de clôture : garde-manger de treillis. Ouvrag de fer ou d'acier, formé de poutres entre-croisées qui constituent un ensemble rigide : pont en treil lis. Châssis divisé en plusieurs compartiments ot carreaux, et qui sert à copier des tableaux dans d certaines dimensions. Toile de chanvre écru, trè grosse, pour faire des sacs, des vêtements de tra vail, etc. -.pantalon de treillis. Blas. Ensemble de frettes lorsque les croisements sont cloués.
treilliSSé, e [trè, Il mil., i-sé] adj. Recouver d'un treillis.
treillisser [trè, Il mil., i-sé] v. a. Garnir d treillis : treillisser une fenftre.
treillon [trè, Il mil. on] n. m. Petite treille.
TreitSChke (Henri-Gothard de), historien e publiciste allemand , né à Dresde , m. à Berlii (1834-1896); auteur d'une Histoire d'Allemagne ax xixe siècle.
treizain ou treisaintfrê-jm]n.m. (defreiie) Monnaie du moyen âge équivalant à peu près à î sou d'argent.
treizaine [trè-zè-ne] n. f. Treize ou environ.
treize [trè-ze] adj. num. (lat. tredecim). Dix e trois ; treize est un nombre réputé malheureux. Trei zième : Grégoire treize. N. m. Nombre composé d dix et trois : treize est un nombre premier. Trei zième jour du mois : le treize avril. Treize à la dou zaine ou treize-douze, action de donner treizi exemplaires d'un ouvrage au lieu de douze achetés Variété de jeu de cartes.
— Encycl. Jeux. Un jeu de cartes complet, un ban guier, un nombre indéterminé de pontes. On tiri au soit la banque. Chaque ponte dépose devant lui l'enjeu qui lui plaît. Le banquier tire du jeu el retourne treize cartes en même temps qu'il annoncj respectivement pour chaque carte tirée ; as (1", deux (2»), trois (3e), valet (lie), dame (12«) roi (13e Si, par exemple, au moment où il annonce quatre-
TRÉ
TRÉ
~~~^ - 'i;,H^!,:',ii'i:î!;l!V,;,|:i:!:i|!<rly[aiiii'!i|i:::i,';wi|i; :^i:!t1;iJii;i^^",iiiilii-::!!i!'!::.ii;ti:!::^iL,i;!l.;,Hll!lÉ
toimm
1. Treille de Thomery ; 2. Treilles de palmettes à ceps alternés. (V. taille. J
le banquier retourne effectivement un quatre, il ramasse toutes les mises. Si aucune des treize cartes tirées ne coïncide avec la carte annoncée, il paie à chaque ponte sa mise.
Treize (Procès des I, célèbre procès intenté à treize membres de l'opposition par le gouvernement impérial (5 août 1864) : Carnot, Clamageran, Ferry, Floquet, Garnier-Pagès, Ilérold, etc. Ils furent éloqueinment défendus par Jules Favre, mais cependant condamnés à l'amende.
Treize-Septiers, comm. de la Vendée, arr. et à 44 kil. de La Roche-sur-Yon ; 1.280 h.
treizième [trè-zi] adj. num. ord. Qui suit le douzième : le treizième siècle. Qui est contenu treize fois dans un tout : la treizième partie de 91 est 7. N. : être le treizième. N. m. La treizième partie d'un tout- Treizième jour du mois : le treizième d'avril.
treizièmement [trè-zi, man] adv. En treizième lieu.
tréjetage n.m.(de tréjeter). Transvasement du verre en fusion destiné à la fabrication des glaces, des pots où il a été fondu dans des cuvettes qui servent à le verser sur la table de coulée.
tréjeter [té] v. a.(depréf. trans; au-delà, et de jeter. Se conj. comme jeter). Soumettre au tréjetage.
Trélat (Ulysse), médecin et homme politique français, né à "Montargis, m. à Menton (1795-1879).
Trelawney (Edward John), littérateur anglais, né à Londres, m. à Sompting (1792-1881), ami de Byron et de Shelley. Sa vie aventureuse est contée dans son livre : thc Adventures of a Younger Son.
trelingage n. m. (ital. strelingagio). Mar. Gros filin ou bridure qui attache les bas haubans de bâbord avec ceux de tribord.
trélinguer [ghé] v. a. Consolider, raidir par un trelingage.
TréliSSac, comm. de la Dordogne, arr. et à 5 kil. de Périgueux, sur l'Isle; 1.330 h.
Trélon ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 10 kil. d'A- Tesnes ; 3.950 h. (Trélonais). Ch. de f. N. Aciéries. — Le cant. a 13 comm. et 33.150 h.
tréluclier [ché] v. a. En Méditerranée, trélucher «ne t'oiZe à antenne, la changer pendant un virement de bord.
tréma n. m. (gr. tréma). Double point qu'on met horizontalement sur les voyelles e, i, u, pour indiquer qu'on doit prononcer séparément la voyelle qui les précède : Ex. : na-lf, ciguë.
trémail n. m. Pèck. Syn. de tramail.
trémaillade [ma, II mil.] n. f. Pèch. Très grand tramail, employé dans la Méditerranée.
trémaillë, e adj. Syn. de tramaillé, e.
trémat [ma] n. m. ou trémate n. f. Nom donné à des bancs de sable qui se forment dans les tournants de la basse Seine.
trématage n. m. Action de trémater.
trémater [té] v. a. Doubler les bancs de sable appelés trimais. Passer avant un autre bateau ou un train qui avait l'avance.
trématiser [se] v. a. Marquer d'un tréma.
trématodes n. m. pi. Ordre de vers plats, renfermant les douves et genres voisins, qui, tous, vivent en parasites dans le corps des vertébrés. Adjectiv. : vers trématodes.
tremblade [tran] n. f. (de trembler). Pop. Tremblement : avoir la tremblade.
Tremblade [tran] (La), ch.-l. de c. (Charente- Inférieure), arr. et à 7 kil. de Marennes ; 3.430 h. {Treinbladais). Ch. de f. Et. Marais salants. Parcs à huîtres. — Le cant. a G comm. et 9.350 h.
tremblaie [tran-blè] n. f. (de tremble). Lieu planté de tremblestremblant [tran-blan , e adj. Qui tremble, agité de petits mouvements saccadés : main, voix tremblante. Fig. Agité, frémissant de pour, de colère ou de quelque autre sentiment : il était tout tremblant. Chevrotant : voix tremblante. Variant d'intensité par oscillation : lumière tremblante.
tremblant [tran-blan] n. m. Modifications de jeux de l'orgue, qui les fait trembler à volonté.
Tremble.
tremblante [tran] n. f. Maladie dos moutons, .caractérisée par un tremblement musculaire.
Tremblay, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 24 kil. de Fougères ; 2.290 h. Ch. de f. Et.
Tremblay (François Le Clerc du), dit le Père Joseph. V. Joseph.
tremble [tran-ble] n. m. (lat. tremulus). Espèce de peuplier.
— Encycl. Le tremble ou peuplier tremble (populus tremula) est un arhre à écorce lisse, à tige droite, qui peut atteindre 15 à 20 mètres de haut. Ses feuilles, glabres sur les deux faces, frissonnent au moindre vent (d'où le nom de l'espèce). Le bois, mauvais pour le chauffage, est employé comme celui du peuplier blanc, mais il est moins durable ; on l'utilise à la fabrication du papier, et il donne par combustion en vase clos un charbon à poudre ; l'écorce du tremble est fébrifuge.
tremblé, e [tran]
adj. Qui est ou semble être exécuté d'une main tremblante, peu assurée, peu ferme : ligne, écriture tremblée ; dessin tremblé. Sons tremblés, sons qui varient rapidement d'intensité. Typogr. Filet tremblé ou substantiv. un tremblé, filet ondulé.
tremblement \tran-ble-man] n. m. (de trembler). Agitation de ce qui tremble : tremblement de main. Musiq. Cadonce précipitée en chantant ou en jouant d'un instrument. Tremblement de terre, secousse qui ébranle le sol sur une plus ou moins grande étendue. Paléogr. Se dit des sinuosités qui, à partir du vin» siècle, caractérisent l'écriture allongée. Pop- Tout le tremblement, ensemble nombreux de personnes ou de choses. Méd. Agitation involontaire, continue ou intermittente, du corps ou de certaines parties du corps, dont l'amplitude reste compatible avec l'exécution de mouvements volontaires, qui deviennent alors moins précis.
— Encycl. Méd. Le tremblement diffère suivant sa cause et a, par conséquent, une grande importance au point de vue diagnostique. Le tremblement toxique (alcool, tabac, mercure, plomb, ergotine, café) est peu marqué au début et n'intéresse généralement que le muscle antérieur ou même la main et les doigts ; il ne devient général que dans les intoxications très avancées. Dans la paralysie générale, il est, au début, localisé dans les muscles de la face, de la langue, des lèvres ; dans la paralysie agitante, il ne gagne pas la tête.
Le tremblement sénile débute par la tête ; il est constant, ce qui le distingue de celui de la sclérose en plaques, qui n'a lieu qu'à l'occasion d'un mouvement intentionnel. Le traitement est celui de la cause.
— Géol. Les tremblements de terre ou séismes sont une dos conséquences de la contraction progressive de l'écorce terrestre, sous l'influence du refroidissement. Aussi se produisent-ils en général dans les zones déjà plissées, et aux abords surtout des chaînes de montagnes les plus récemment formées. En Europe, les Apennins, la- Calabre, la Sicile, le pourtour du bassin méditerranéen; en Asie, le Japon et les îles de la Sonde ; en Amérique, le revers occidental des montagnes Rocheuses et des Andes sont le plus fréquent théâtre de ces soubresauts de l'écorce, dont quelques-uns ont amené de terrifiantes catastrophes (Calabre. 1783 ; Lisbonne, 1756; Quito, 1797; La Pointe-à-Pitre, 1843; San Francisco, Valparaiso, 1900; Messine, 1908, etc.).
Los vibrations de l'écorce se produisent en général le long des failles déjà existantes, au point de contact entre les terrains anciens et les terrains sédimentaires. Elles sont accompagnées de phénomènes électriques, d' orages, auxquels les animaux sont souvent particulièrement sensibles. Les secousses peuvent être sussultoircs, ondulatoires ou eyclonalet, selon les régions et l'éloignement de l'origine du séisme, qui prend le nom A'épicentre.
Elles se transmettent à la vitesse d'environ 3 kilomètres à la seconde, et peuvent être enregistrées à d'énormes distances par les sismographes. Afin de prévenir les catastrophes et les destructions do villes, il est devenu nécessaire d'adopter une architecture particulière pour les édifices, dans les régions traditionnellement menacées.
trembler [tran-blé] v. n. (lat. pop. tremularc, de tremere, trembler). Etre agité par de petits mouvements saccadés : le plancher trouble. Eprouver de petits mouvements musculaires convulsifs : liraibhr de froid. Fig. Avoir peur : je tremble qu'îtn'apprenne trop vite cette malheureuse nouvelle. Chevroter : la voix des vieillards tremble. Trembler comme la feuille, trembler beaucoup. Faire trembler, inspirer une extrême frayeur à. Fam. A faire trembler, d'une manière surprenante. V. a. Trembler la fièvre, être dans le frisson de la fièvre.
trembleur, euse [tran, eu-ze] n. et adj. Qui tremble. Fig. Personne craintive, circonspecte à l'excès : ce fonctionnaire est un trembleur. Nom sous lequel on désigne quelquefois certains sectaires anglais et américains [shakers, quakers). N. m. Appareil qui sert à interrompre automatiquement un courant électrique et à le rétablir de même. Syn. interrupteur. N. f. Tasse qui est retenue dans sa soucoupe par une sorte de galerie.
— Encycl. Hist. relig'. La secte des trembleurs ou shakers prit naissance en Angleterre en 1747. fondée par Anna Lee, James Wittacker, Joseph Meacham. Elle, se répandit dans l'Amérique du Nord, particulièrement dans l'Etat de New-York. Les principales doctrines des trembleurs sont la communauté des biens, la séparation des sexes, le célibat et les travaux agricoles. Afin de se recruter, la secte attire les veuves chargées d'enfants. Leur nom de trembleurs vient de ce qu'ils croient entrer en communication avec les esprits en exécutant une sorte de danse pendant laquelle le corps entier tremble.
Trembleur, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 2.220 h. Armurerie, charbonnages.
Trembley [tran-blé] (Abraham), naturaliste suisse, né et m. à Genève (1710-1784).
tremblotant [tran-blo-tan\ e adj." Qui tremblote. Chevrotant : voix tremblotante. Qui vacille : lumière tremblotante. .
tremblote [tran] n.t.Pop. Tremblement causé par le froid ou la peur : avoir la tremblote.
trembloté, e [tran] adj. Fait, dit avec tremblement.
tremblotement [tran, man] n. m. Action de trembloter.
trembloter [tranbln-té] v. n. '(de trembler). Trembler un peu : trembloter de froid. S'agiter doucement, vaciller : te étoiles tremblotent dans le ciel. V. a. Dire ou chanter d'une voix tremblotante : trembloter une romance.
trémellacées [mêl-la-sé] n. f. pi. Famille de champignons basidiomycètes, de consistance molle, comprenant les genres trémelle et voisins. S. une trémellacée.
trémelle [mê-le] n. f. Genre de champignons de la famille des trémellacées, à réceptacle gélatineux et contourné irrégulièrement, de couleur jaune ou violacée, qui croissent sur les brindilles tombées à terre : la trémelle mèsentérique renferme une substance amère dite trémelline.
TremelOO, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 2.300 h.
TrémentineS, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 14 kil. de Cholet; 1.870 h.
trémeur n. f. (lat. tremor). Frayeur, grande crainte. (Vx.)
trémex [mèks] n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants phytopages, renfermant une douzaine d'espèces répandues sur le globe :
les larves des trémex sillonnent de leurs galeries les peupliers et les hêtres.
trémie [ml] n. f.
(du lat. trim.od.ia, mesure de trois muids).
Sorte d'auge en forme de pyramide renversée, qui se place audessus de tout appareil destiné à couper, à trier, cribler, broyer ou moudre des substances quelconques, et dans laquelle on déverse ces substances pour les diriger vers les parties actives de l'appareil : te moulins à grains, les broyeurs de pommes, lesfouloirs, hségrappoirs, concasseui-s, etc., sont pourvus d'une trémie. Espace réservé dans un plancher pour porter l'âtre d'une cheminée.
Mangeoire pour la volaille.
Assemblage de planches en forme de pyramide renversée ; servant à faire couler dans des fouilles du mortier ou du béton.
trémière n. f. Nom vulgaire des alcées ou passe-roses (on dit aussi trémier, n. m.). Rose trémière, v. rose.
trémillon m mil.] n. m. Pièce qui soutient la trémie d'un moulin.
trémion n. m. Barre de fer qui soutient la hotte d'une cheminée.
trémoiS ou traimoiS [trè-moi] n. m. (lat. trimensis ; de très, trois, et mensis, mois). Blé de mars qui pousse en trois mois. Mélange de froment, de seigle, d'avoine et de vesces, qu'on sème en vue de produire des fourrages verts destinés aux bestiaux.
tremolando adv. (mot ital.). Mus. Avec trémolo, en tremblant.
trémolite n. f. Mo Tremola, ville du Piémont). Minéral. Silicate naturel de magnésie, chaux et fer.
trémolo [f ré] n. m. invar, (m. its\.) Musiq. Tremblement, roulement sur une note. Musicien gui uluisc des trémolo. Fig. Tremblement artificiel de la voix : orateur pleurard qui fait des effets de trémolo.
Trémorel, comm. des Côtcs-du-Nord, arr.
à 38 kil. de Loudéac ; 1.740 h.
Trémie.
l plâtre.
et
TRÉ
trémoussant [mou-san], e adj. Qui se trémousse.
trémoussement [tnou-se-man] n. m. Action de se trémousser.
trémOUSSer [mOU-si] V. 8. Donner ilu raonvc ment à. (Vx.) V. n. Remuer, s'agiter surtout en parlant des oiseaux. Se trémousser v. pr. S'agiter d'un mouvement vif et irrégulier : se trémousser U impatience. Fig. Se donner beaucoup de peine.
trémoussoir [mouvoir] n. m. Fauteuil permettant de se donner du mouvement sans sortir de >a chambre (inventé par l'abbé de Saint-Pierre).
trempage [tran] n. m. (de tremper). Immersion dans l'eau froide, liujir. Action d humecter d'eau le papier avant l'impression.
trempant [tran-pnn], 6 adj. Qui plonge dans un liquide. Acier trempant, acier qui peut recevoir la trempe. Usine qui marche à vanne trempante, usine qui fonctionne, alors que la vanne trempe dans l'eau, au lieu d'être levée dans toute sa hauteur.
trempe [tran-ve] n. f. (de tremper). Action de tremper le fer ou l'aeier en les refroidissant brusquement après les avoir portés à une température assez élevée. Dureté et élasticité qu'ils acquièrent par cette opération : recevoir une solide trempe. Eau propre à faire fermenter le grain destiné à la fabrication de la bière. Fig. Constitution du corps, cjualitc de l'âme, du caractère : esprit, âme, caractère d'une bonne trempe. Pop. Volée de coups : donner, recevoir une trempe. Premier jet de cire qu'on donne à la mèche des bougies. Opération qui consiste à appliquer une couche de colle sur le dos d'un volume.
— Encycl. On trempe l'acier, le verre ou le bronze, en refroidissant plus ou moins brusquement ces matières, après qu'elles ont été, au préalable, portées à une température assez élevée. On trempe l'acier en le plongeant dans l'eau, l'huile, la graisse ou le plomb fondu.
Avec l'eau, on obtient une trempe forte et dure, ce qui oblige, avant de faire usage de lames de rasoirs, ainsi traités, à les recuire, à une température variable suivant l'emploi qu'on en veut faire.
L'huile, la graisse, le plomb fondu donnent une trempe plus douce. On utilise ces matières pour tremper les tubes de canon, les plaques de blindage, etc.
La trempe du bronze, au lieu de donner à ce métal la dureté, le rend plus malléable.
Pour la trempe du verre, v. verre.
trempée [tran-pé] n. f. Façon donnée à une chose en la trempant dans un liquide. Pain grillé que l'on trempe dans du vin chaud. Pur ext. Le vin chaud lui-même. N. f. pi. Péch. Cordes attachées aux deux bouts de la senne pour la tirer à terre.
tremper [tran-pé] v. a. (lat. temperare). Mouiller en mettant dans un liquide : tremper une plume dans l'encre, tremper du papier d imprimerie. Humecter : tremper son mouchoir de larmes. Donner la trempe à : tremper une lame. Fig. Donner du caractère, de l'énergie à: l'adversité trempe l'homme. Tremper la soupe, verser le bouillon sur le pain. Pop. Tremper une soupe à quelqu'un, le battre. Tremper sun vin, y mettre beaucoup d'eau. Etre trempé, être très mouillé. Tremper le papier, le mouiller pour le rendre propre à l'impression. Fig. Tremper ses mains dans te sang, commettre un meurtre; le conseiller, y consentir. V. n. Demeurer quelque temps dans un liquide. Fig, Tremper dans un crime, dans un complot, en être complice.
tromperie [tran-pe-rî] n. f. Impr. Lieu où l'on trempe le papiertrempette [tran-pè-te\n- f. (de tremper). Fam. Petite tranche de pain, que" l'on trempe dans un liquide avant de la manger. Faire la trempette, manger de petites tranches de pain que l'on trempe dans un liquide. Faire trempette, prendre un bain très court.
trempeur [tran] n. et adj. m. Ouvrier qui trempe : trempeur d'acier, de papier.
trempis [tran-pi] n. m. (de tremper). Liqueur acide dans laquelle on trempe les pièces de cuivre pour les décaper. Eau dans laquelle on a trempé la morue pour la dessaler. Atelier de l'amidonnier. Lavage des matières destinées à la fabrication des couleurs.
tremplin [tran] n. m. (ital. trampellino). Planche inclinée et élastique, sur laquelle court
un sauteur
pour faire des sauts périlleux. (V la planche gym-
NASTIQU E.)
Fig. Ce dont onsesertpour arriver a un résultat : les tremplins de la politique.
t r em-
poir tran] n . m . (de
tremper). En) droit où l'on met tremper les pièces de drap chez les louîbnnief s.
trempoire [Iran] n. f. Cuve dans laquelle on fait tremper une substance quelconque.
trempure [tran] n. f. (de tremper). Appareil en forme de bascule, qui sert à imprimer un mouvement d'abaissement ou d'élévation au palier et à la meule courante d'un moulin.
trémue [mû.] n. f. Entourage en planches, disposé autour des panneaux des petits navires pour préserver la cale de l'eau de mer par gros temps. Gouttière par laquelle on fait passer la chaîne sur le pont. Nom des dalots de la gatte.
trémulation [si-on] n.f.(du lat.pop. tremulare, trembloter). Tremblotement rapide que l'on observe à la suite d'une brusque contraction musculaire.
trémuler [lé] v. a. (lat. tremulare). Donner un mouvement de trémulation à.
Trenck (François, baron de), officier autrichien d'une force, d'une bravoure et d'une férocité extraordinaires, né à Reggio, m. dans la forteresse du Spielberg (1711-1749).
Tremplin et saut au tremplin.
Trenck (Frédéric, baron dej, cousin du précédent, ne a Koenigsberg (1726-1794), célèbre par ses aventures, sa longue captivité, ses évasions et ses malheurs ; il mourut à Paris sur l'échafaud révolutionnaire. Il a publié une curieuse Autobiographie.
TrenCSen [lèri], v. d'Austro-Hongrie (Hongrie), ch.-l. de comitat, sur le Waag; 5.100 h.
Trendelenburg i Frédéric-Adolphcj, philosophe allemand, né à Eutin, m. à Berlin (1802-1872), auteur de : le Droit naturel basé sur l'éthique, etc.
trénitZ ou tréniS [niss] n. m. Contredanse qui était autrefois la quatrième figure du quadrille.
trennel [trèn'-nel] n. m. Sorte de huche où l'on met les moules contenant la pâte à fromage de Roquefort.
Trent (le), riv. d'Angleterre, qui baigne Stone, Newark, Gainsborough, et se réunit à l'Ouse pour former l'Humber; 240 kil.
trentain [tran-tin] n. m. (de trente). Terme dont on se sert, à la paume, pour marquer que les joueurs ont chacun trente points. Ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de trente fois cent fils, et avec lequel on confectionnait les vêtements de cérémonie. (Adjectiv. : drap trentain.) Nombre de trente messes que l'on fait dire pour un défunt.
trentaine [tran-tè-ne] n. f. (de trente). Nombre de trente ou environ. Fam. Age de trente ans : avoir passé la trentaine. Au xve siècle, fraction de la compagnie d'infanterie, commandée par un trentenier.
trente [tran-le] adj. num. (lat. triginta). Trois fois dix : un mois de trente jours. Trentième : page trente. N. m. Nombre trente : le produit de trente multiplié par sir. Trentième jour du mois : le trente décembre. — (Dites trente et un, trente-deux, etc.) Trente et quarante, trente et un, sortes de jeux de cartes. Fam. Se mettre sur son trente et un (altération de trentain), mettre ses plus beaux vêtements.
— Encycl. Jeux. Trente et quarante. Le trente et quarante se joue entre un banquier et un nombre indéterminé de joueurs. Il faut six jeux complets, mêlés ensemble. Les figures valent 10 points, l'as 1 point, les autres cartes comptent pour les points qu'elles marquent. Le tapis porte deux cartons : un rouge et un noir. Les pontes font leurs mises sur le carton qu'ils veulent. Le banquier tire du jeu, une à une, des cartes qu'il place sur la table, à découvert, les unes à la suite des autres; il en forme une rangée, dont les points réunis doivent former un nombre de 31 à 40 ; il forme une deuxième rangée, dans les mêmes conditions. La première rangée est pour la couleur noire, la deuxième pour la couleur rouge. La rangée qui atteint le plus près le chiffre 31 gagne. Lorsque les rangées sont égales, il y a refait, à moins qu'elles ne soient l'une et l'autre de 31, auquel cas le banquier s'adjuge la moitié de tous les enjeux.
Trente et un. Un jeu complet de 52 cartes, un banquier, un nombre illimité de pontes. Les figures valent 10 points, les autres cartes les points qu'elles marquent; les as valent 1 ou 11, à volonté. Chaque ponte mise comme il l'entend. Le banquier distribue à chacun et à lui-même, en commençant par le voisin de droite, 3 cartes, une par une ; à chaque tour, il en retourne une devant lui, après s'être servi. Le gagnant à ce jeu est celui qui a 31 ou approche de ce chiffre. Le voisin de droite parle le premier : il « s'y tient », c'est-à-dire conserve ses cartes, ou, au contraire, s'il ne trouve pas son jeu assez bon, il échange une de ses cartes contre une des cartes à découvert. Si la somme des points d'un joueur dépasse 31, il est « mort » ou « crevé ». Le banquier parle le dernier en s'y tenant ou en donnant des cartes; il peut, dans ce dernier cas, ., crever » comme les joueurs. S'il s'y tient, il abat son jeu et paie une fois leur mise à tous ceux qui ont une somme de points supérieure à la sienne et prend la mise de ceux qui ont une somme de points inférieure. Si le banquier se donne des cartes et qu'il vienne à crever, il paie tout le monde sauf ceux qui ont crevé.
Si l'un des joueurs a 31 d'emblée, il abat son jeu et le banquier lui paie le double de la mise qu'il a faite. Si un joueur a 31 d'emblée, il abat son jeu et tous ceux qui n'ont pas 31 lui payent le double de leur mise.
Trente tyrans (les), nom donné aux membres d'un conseil oligarchique imposé par les Spartiates aux Athéniens, après la prise de leur ville par Lysandre. Ils se signalèrent par un monstrueux despotisme (404 av. J.-C.) et furent chassés par Thrasybule. Critias et Théramène sont les plus connus d'entre eux.
Trente (combat des), combat qui forme un des plus saillants épisodes de la guerre de Bretagne (1341-1365). Il eut lieu entre Ploërmel et Josselin, sur la lande de Mi- Voie, où a été élevée une pyramide commémorative, le 27 mars 1351, entre trente chevaliers français partisans de Charles de Blois, sous la direction de Beaumanoir, châtelain de Josselin, et trente chevaliers anglais partisans de Jean de Montfort. commandés par Richard Benborough. Ces derniers furent vaincus.
Trente ans [guerre de), guerre religieuse et politique, qui commença en 1618 et se termina en 1648 par les traités de Westphalie. Elle eut pour causes essentielles l'antagonisme des protestants et des catholiques, l'absence de droits reconnus aux calvinistes, et les inquiétudes nées des vues ambitieuses de la maison d'Autriche. C'est en Bohême, terre jadis troublée par la révolte hussite et jalouse de ses libertés, que la lutte éclata par la défenestration de Prague. — La guerre de Trente ans se divise en quatre périodes : 1° la période palatine (1618-1624), pendant laquelle Frédéric, électeur palatin, calviniste, et élu roi de Bohème, fut vaincu à la Montagne-Blanche (1620) et dépouillé de ses Etats, grâce a l'inaction des luthériens ; — 2» la période danoise (1624-1628), pendant laquelle Christian V de Danemark se mit à la tête des luthériens. Battus à Lutter et à Dessau, les protestants durent s'incliner devant le triomphe de l'empereur Ferdinand, qui, par Védit de restitution, essaie de les dépouiller d'une partie des domaines religieux sécularisés ; — 3» la période suédoise (1630-1635), au cours de laquelle Gustave-Adolphe, sur l'appel des protestants, et grâce à l'appui de Richelieu, envahit l'Allemagne, remporta les victoires de Breitenfeld et du Lech, mais fut tué à Lutzen, au milieu de la dernière
TRÉ
victoire qu'il remporta sur Wallcnstcin ; — 4° la période française (1635-1648;, ainsi appelée parce que Richelieu, après avoir soutenu secrètement les adversaires de la maison d'Autriche, intervint directement contre elle. L'occupation de l'Alsac», les victoires françaises de Rocroi , de Fribourg et de Nordlingen décidèrent l'Autriche à signer la paix de Westphalie. (V. Westphalie.)
Trente ans (Histoire de la guerre de), par Schiller (1790;, ouvrage remarquable par de grandes qualités de narration, mais quelque peu dédaigneux de la recherche critique.
Trente ans ou la Vie d'un joueur, célèbre mélodrame en trois actes et en prose de Victor Ducange. C'est le démon du jeu qui rend tour à tour voleur, faussaire et parricide le triste héros du drame. Gorges de Germany (1827).
Trente \lran-te], v. d'Autriche (Tyrol), sur l'Adige; 23.000 h. (Trentins ou Tridenlins). Filatures, manufactures.
Trente (concile de), concile tenu à Trente de 1545 à 1553 pour opposer au protestantisme un ensemble de définitions dogmatiques et de réformes disciplinaires, capables de maintenir l'unité catholique (la Tradition source de la révélation conjointement avec lés Ecritures, la Vulgate choisie comme édition officielle de la Bible, définition de la justification, des sacrements, de la transsubstantiation, existence du purgatoire, légitimité des indulgences, invocation des saints). Le concile ordonna la rédaction du Catéchisme du concile de Trente, destiné à résumer l'enseignement qu'il avait défini.
trente-deUXain n. m. Nom d'une ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de trente-deux fois cent fils. [On l'appelait aussi trente-deux-cent., Adjectiv. : drap trente-deUxain.
trente-deux-pieds n. m. L'un des tuyaux de l'orgue.
trente-huitain n. m. Ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de trente-huit fois cent fils. (On l'appelait aussi trente-huit-cem.
trentenaire [tran-te-nè-re] adj. Qui dure trente ans : la possession trentenaire opère la prescription.
Trente-neui articles (les), articles contenant ce que l'église anglicane considère comme les points essentiels de la doctrine chrétienne. Ils furent élaborés en 1562 par les membres du clergé anglais, sous la direction de l'archevêque Parker. Ils avaient été précédés en 1553 de Quarantc-tlcux articles rédigés sous la direction de Cranmer et dont ils reproduisent la substance. Us furent revisés en 1571 et en 1604.
trentenier [tran-te-ni-t] n. m. Au xv siècle, chef qui commandait la fraction de compagnie d'infanterie appelée trentaine.
trente-quatrain n. m. Ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de trente-quatre fois cent fils. (On l'appelait aussi trente-qlatre-cent.)
trente-Sixain n. m. Sorte de drap dont la chaîne était composée de trente-six fois cent fils. (On l'appelait aussi trente-six-cent.)
trentième [tran] adj. num. ord. (de trente . Qui occupe un rang marqué par le nombre trente : la trentième année du siècle. Qui est contenu trente fois dans un tout : la trentième partie rfun tout. N. Personne qui occupe le trentième rang : être le, la trentième. N. m. Trentième partie d'un tout.
trentièmement [tran, man] adv. En trentième lieu.
trentUple [tran] adj. Qui est trente fois aussi grand : un nombre t centuple d'un autre. N. m. Nombre trente fois aussi grand. (Peu us.)
tréOU n. m. Mar. Voile carrée, destinée à remplacer une voile latine par gros temps.
trépan n. m. (gr. trupanon). Instrument de chirurgie, avec lequel on perce les os et surtout ceux du crâne. Par ext. Opération faite avec cet instrument : subir le trépan. Outil de serrurier, à foret ou à mèche, pour percer des trous verticalement. Instrument pour forer les roches, les pierres, etc.
— Encycl. Chir. Le trépan se compose d'une mèche droite ou d'une scie cylindrique, que l'on soumet à une rotation rapide par un vilebrequin ou un système d'engrenage. Lorsque l'appareil a suffisamment entamé la boîte crânienne, et que l'on est près du cerveau, on achève l'opération au ciseau et au maillet.
trépanateur n. m. Celui qui fait l'opération du trépan. (Peu us.)
trépanation [si-on] n. f. Opération chirurgicale qui consiste dans l'application méthodique du trépan à un os pour y pratiquer une ouverture dans le but d'évacuer un liquide épanché dans la cavité circonscrite par cet os ou sous sa face profonde.
— Encycl. Le mot trépanation s'applique surtout à l'ouverture de la cavité crânienne. Elle permet d'aborder le cerveau, d'arrêter les hémorragies méningées, d'enlever les projectiles ou autres corps étrangers intracraniens, d'ouvrir les abcès. On a même tenté de très longues trépanations pour extraire certaines tumeurs cérébrales.
Pour trépaner, on n'emploie plus guère l'ancien trépan; certains chirurgiens se servent du maillet et du ciseau, ou encore de la scie à main. D'autres ont imaginé des fraises, des scies circulaires, qui permettent de tailler rapidement de larges ouvertures.
La trépanation a donné, depuis l'ère aseptique, de merveilleux résultats.
trépaner [né] v. a. (de trépan). Faire l'opération du trépan ; trépaner un blessé. Trépaner une mine, en percer une amorce de sondage ou de puits avec le trépan.
trepang n. m. V. tripano.
trépas [pa] a, m. (de trépasser). Passage ; droit de passage. (Vx.) Poétiq. Décès, mort : Turenne eut un glorieux trépas. Fam. Passer de vie à trépas, mourir.
trépassé, e [pa-sé] n. Personne décédée : prier pour les trépassés. Le jour, la fête des trépassés, le 2 novembre, jour des morts.
trépassement [pa-se-man] n. m. Trépas. (Vx.)
trépasser [pa-sé] v. n. (du vx franc, très outre, et de passer). Mourir.
Trépassés (baie des), baie de la côte du Finistère, entre la pointe du Raz et la pointe du Van, ainsi nommée soit parce qu'on y embarquait les
TRÉ
corps des druides trépassés pour les inhunier dans l'île de Sein, soit parce que les courants y portent les cadavres des naufragés. Au fond, l'étang de Louai recouvre la légendaire ville d'Ys.
tréphine n. f. Instrument de chirurgie, employé dans la trépanation.
trépidant [dan], e adj. Agité par secousses brusques. Fig. : un style trépidant.
trépidation [si-on] n. f. (du lat. trepidalio). Tremblement des membres, des nerfs, etc. Tremblement en général : la trépidation des vitres. Fig. Violente agitation.
trépider [dé] v. n. (lat. trepidare). Trembler, être agité par de petites secousses rapides.
trépied [pi-é] n. m. (lat. tripes; de très, trois, et pes, pedis, pied). Ustensile de cuisine à trois pieds, qu'on place sur le feu. et sur lequel on pose Trépied
un chaudron, une marmite. Dans l'antiquité.
table, siège ou vase à trois pieds. Vase précieux consacré aux dieux, ou donné comme prix aux vainqueurs des jeux publies. Trépied d'Apollon, siège à trois pieds sur lequel la Pythie de Delphes rendait ses oracles. Fig. Etre, se croire sur le trépied, parler avec enthousiasme, à la manière de l'antique sibylle.
trépignée n. f. Pop. Volée de coups : recevoir une fameuse trépignée.
trépignement [man] n. m. Action de trépigner : des trépignements de colère.
trépigner [gné] v. n. (orig. germ.). Frapper vivement des pieds contre terre : trépigner de joie, de colère, d'impatience. V. a. Fouler avec les pieds : trépigner la terre.
trépigneur, euse [eu-ze] n. Personne qui trépigne, qui a l'habitude de trépigner.
trepigneuse [gneu-ze] n. f. Manège a cheval constitué par un plan incliné fait de traverses munies de galets et roulant sur des rails fixes. V. manège.
trépigniS [g ni] n. m. Mêlée générale des chevaliers, dans les tournois.
Trépof (Dimitri Fédorovitch), général russe (1855-1906). Il était le fils du chef de la police russe. Féodor Trépof, que la nihiliste Vera Zassoulitch lutta d'assassiner. Gouverneur de Saint-Pétersbourg en 1903, le général Trépof réprima cruellement les menées révolutionnaires.
trépointe n. f. (de l'anc. v. trépoindre, piquer à travers). Bande de cuir mince que les cordonniers, les bourreliers, etc., mettent et cousent entre deux cuirs plus épais.
tréponème n. m. (du gr. trepein, tourner, et nèma, rtlament). Nom du bacille spécifique de la syphilis, que l'on caractérise en lui ajoutant l'épithète de pâle.
Tréport [por] (Le), comm. de la Seine-Inférieure, arr. et a 28 kil. de Dieppe, sur la Manche ; 4.990 h. ( Tréportais). Ch. de f. O. et N. Bains de mer. Plage très fréquentée.
Trept, comm. de l'Isère, arr. et à 32 kil. de La Tour-du-Pin ; 1.670 h.
très [trè] adv. (du lat. trans, au delà). Se place devant un adjectif ou un autre adverbe, pour marquer le superlatif. ( Très ne doit pas être suivi du trait d'union : très bien, tris fort, très bon, etc.)
trésaille [za, Il mil., e] n. f. Pièce horizontale de bois, qui maintient les ridelles d'une charrette.
trésaille, e [za, u mil., ei ou trésallé, e
[zal-lê] adj. (de très, et aller). Se dit d'un tableau, d'une faïence, que l'action de la chaleur a fendillés.
tresaillure [trè-sa, Il mil.] n. f. Fentes du vernis d'une poterie trésaillée.
Tresbœuf, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 35 kil. de Redon; 1.520 h.
treSCalan "[très-ka] n. m. Bot. L'un des noms vulgaires du millepertuis.
trescheur [trt-eheur] ou trécheur n. m.
Blas. Pièce honorable analogue à l'orle, mais moins large et moins près des bords de l'écu. (V. la planche BLASON.)
tréseau [zô] n. m. Féod. Réunion de treize gerbes laissées sur le champ jusqu'à ce qu'elles aient été dimées ou champarties.
tré-Sept ou trésette [zè-te] n. m. (ital. tresette, de tre, trois, et sette, sept). Jeu de cartes qui se joue à quatre personnes, avec un jeu complet, et où le trois et le sept sont les cartes gagnantes.
très-fonds n. m. Syn. de tréfonds.
trésillon n. m. Syn. de étrésillon.
trésillonner v. a. Syn. de étrésillonner.
trésor [zor] n. m. (lat. thésaurus). Amas d'or, d'argent, de choses précieuses mises en réserve : > rir un trésor caché. Lieu où l'on enferme ces choses. Objet précieux, caché ou enfoui, découvert par hasard : trouver un trésor. Reliques et ornements de prix, que l'on conserve dans certaines églises. Lieu où l'on garde ces objets : le trésor de Notre-Dame. Le Trésor public, ou simplement le Trésor, administration chargée de la gestion des deniers publics. Bureaux, caisse d'un trésorier public. Fig. Tout ce qui est précieux, excellent, très utile : le travail est un trésor. Personne ou chose pour laquelle on a un très grand attachement. Nom affectueux que l'on donne à un enfant, etc. : viens m' embrasser, mon trésor. Au plur. Appas d'une femme : des trésors naissatits. Les trésors de Cérés, de Bacchus, de l'automne, les blés, les raisins, les fruits. Bibliogr. Nom donné à divers ouvrages d'érudition : trésor de la langue grecque.
— Encycl. Dr. Le trésor appartient : 1" pour le tout à celui qui l'a découvert dans sa propriété ; 2» pour moitié à l'inventeur et pour moitié au propriétaire s'il a été découvert sur le fonds d'autruî.
Trésor de la langue latine {Thésaurus linguie latinx), ouvrage de Robert Estiénne, dont la première édition parut en 1531. Il a servi de modèle à tous les dictionnaires latins publiés ensuite.
Trésor de la langue grecque ( Thésaurus grseese linguae), admirable et immense ouvrage de lexicologie, par Henri Estiénne H572). Les frais de cette publication réduisirent l'auteur à la misère.
Trésor poétique de la langue latine Thésaurus poeticus lingual latins), par L. Quicherat, die-
tionnaire prosodique et poétique de la langue latine (revue par Em. Châtelain, en 1886).
Trésor dou ielibrige (h>u), par Frédéric Mistral (1879-1886) ; dictionnaire provençal français, embrassant les divers dialectes de la langue d'oc.
Trésor sacré [ordre du), ordre de chevalerie japonais , institué par l'empereur Mutsu-Ilito en 1888. Huit classes; le ruban est bleu pâle avec une bande jaune de chaque côté.
trésoraire [zo-rc-re] adj.
Relatif au trésor, (l'eu us.)
trésorerie [zo-re-ri] n. f.
\de trésorier). Lieu où l'on garde et l'on administre le trésor public. Partie. Bureaux d'un trésorier-payeur général, Fonction de trésorier public. Mode de conservation et mouvement des fonds qui appartiennent à l'Etat. Ministère des finances, en Angleterre : lord de la tnso- 0rdr8 du Tré„ûr 5acré. verte. Banc de la trésorerie, banc
des ministres dans la Chambre des communes d'Angleterre. Bénéfice, maison du trésorier d'un chapitre.
trésorier [zo-ri-é] n. m. (de trésor). Fonction, naire qui reçoit et distribue les fonds d'un princed'un Etat, d'une communauté, d'un chapitre, d'un régiment, etc. Par ext. Personne qui a un mouvement d'argent, qui distribue de l'argent. Officier d'une église collégiale chargé de la garde des vases sacrés. Trésorier-payeur général, comptable supérieur, chargé d'assurer, dans le ressort d'un département, le service du trésor. PI- des trésoriers-payeurs généraux.
— Encycl. Les trésoriers-payeurs généraux sont nommés par décret. Ils réunissent les attributions antérieurement réparties entre les receveurs généraux et les payeurs du Trésor. Placés sous l'autorité du ministre des finances, ils ont sous leurs ordres les receveurs particuliers des finances et les percepteurs ; ils sont responsables de la gestion de leurs subordonnés.
Commis au recouvrement des impôts directs et taxes assimilées, ils centralisent, en même temps que ces revenus, toutes les sommes perçues pour le compte de l'Etat et des départements, soit par leurs propres agents, soit par les receveurs des régies financières, ainsi que les fonds des communes et des établissements publics, qui sont versés en compte courant avec le Trésor. Ils payent toutes les dépenses publiques. Ils sont justiciables de la Cour des comptes et rendent, outre leurs comptes du Trésor, un compte spécial pour les opérations du département dont ils sont comptables.
Les trésoriers-payeurs généraux fournissent un cautionnement élevé, dont ils doivent posséder la moitié en propre. Ils touchent, outre un traitement fixe, des commissions et remises sur certaines de leurs opérations.
trésorier [zo-ri-é], ère adj. Qui appartient au trésor, aux trésoriers.
trésorière [zo] n f. Celle qui, dans une communauté, dans une association, reçoit les revenus, les souscriptions, etc.
tresquale [très-kou-a-te] n. f. Terre qui se trouve dans les criblures de la cochenille.
tresquilles [trés-ki, Il mil., e] n. f. pi. Nom donné autrefois à des laines en suint du Levant.
tressage [trè-sa-je] n. m. (de tresser). Action de tresser : le tressage de la paille est très pratiqué en Italie.
tressaillant [trè-sa, Il mil., an], e adj . Qui éprouve des tressaillements.
tressaillement [trè-sa, Il mil-, e-man] n. m. (de tressaillir). Brusque secousse de tout le corps, généralement à la suite d'une émotion vive : tressaillement d'un nerf. Abttsiv. Mouvement soudain, déplacement d'un muscle, d'un tendon.
tressailli [trè-sa. Il mil., i] adj. m. Nerf, tendon tressailli, déplacé par un effort violent.
tressaillir [trè-sa, Il mil., if] v. n. (du lat. transilire, sauter par delà. — Je tressaille, nous tressaillons. Je tressaillais, nous tressaillions. Je tressaillis, nous tressaillîmes. Je tressaillirai, nous tressaillirons. Je tressaillirais, nous tressaillirions. Tressaille, tressaillons, tressaillez. Que je tressaille, que nous tressaillions. Que je tressaillisse, que nous tressaillissions. Tressaillant. Tressailli, e.) Eprouver un tressaillement : tressaillir de joie, de crainte. Féod. Agitation, émotion.
tressaillure [trè-sa. Il mil.] n. f. Fentes du vernis d'une poterie tressaillie.
Tressan (Louis -Elisabeth de La Vérone, comte de), littérateur français, né au Mans, m. à Paris (1705-1783), gouverneur de la Lorraine, grand maréchal de la cour du roi Stanislas, membre de l'Académie française. Il adapta en français moderne un grand nombre de romans et de fableaux du moyen âge et du xiu» siècle. Il traduisit l'Arioste, etc.
tressaut [trè-sô] n. m. (de tressauter). Sursaut. Fig. Agitation, émotion. Féod. Privilège en vertu duquel on passait avant des parents plus proches.
tressauter [trè-sô-té] v. n. (de très, et sauter). Sursauter, tressaillir : tressauter devant un danger imminent.
tresse [trè-se] n.f. (suhst. verb.de tresser). Tissu plat de fils, de cheveux, etc., entrelacés. Large galon de laine plat qui garnit les coutures et diverses parties de certains dolmans. Cheveux assujettis sur trois brins de soie pour faire les perruques
Tresse (archit.).
Coiffure à tresse (xv..).
Ornement architectural, constitué par l'entrelacement de plusieurs tresses. Mar. Cordage plat ou tressé à la main composé de fils de caret et de bitord. Gros papier gris.
tresseau [tre-so] n. m. Réunion de trois batteurs en grange.
treSSelette [trè-se-lè-te] n. f. Petite tresse.
tresser [trè-sé] v. a. Arranger en tresse : tresser des cheveux.
Tréteau
TRÊ
treSSerie [trè-se-ri] n. f. Atelier où l'on fait des tresses.
tresseur, euse [tré-seur, eu ze] n. Celui, celle qui tresse des fils, des cheveux, etc.
tression [rre-»i] n. m. Son complètement dépourvu de farine.
tressoir [tré-soir] n. m. (de tresser). Instrument sur lequel on tresse les cheveux. Outil servant à marquer la place où il faut mettre les clous d'ornement.
tresson [trè-son] n. m. Ancien ornement de tête pour les femmes. .
treSSOt [trè-so] n. m. Cépage cultivé dans Mes vignobles de l'Yonne, et qui donne des raisins panachés, noirs ou blancs.
treSSUer [trè-su-é] v. n. (de très, et suer). Suer abondamment.
treSSUn [très-sun] ou treSSOn [très-son] n. m. Pêch. Filet à petites mailles que l'on nomme aussi FOLLE.
treSSUre n. f. Pèch. Syn. de tressun.
trest [trèst'] n. m. Toile à voiles pour les bateaux pêcheurs.
Trestaillons (Jacques Dupont, dit), un des chefs des bandes royalistes qui désolèrent, pendant la Terreur blanche, les environs de Rennes et d'Uzès.
tréteau [tô] n. m. (b. lat.
transtellum , de transtrum).
Pièce de bois longue et étroite, portée sur quatre pieds, pour soutenir une table, un " échafaud, un théâtre, etc. PI.
Théâtre de saltimbanques, d'opérateur forain, etc. Fig. Charlatanisme. Monter sur les tréteaux, se faire comédien.
TretS, ch.-l. de c. (Bouches-du-Rhône), arr. et à 23 kil. d'Aix; 2.710 h.Ch. de f. P.-L.-M. Lignite.— Le cant. a 8 comm. et 7.240 h.
treu n. m. Féod. Droit seigneurial sur les marchandises et le gibier.
treuil [treu, /mil.] n. m. (lat. torculum, pressoir; ou trochlea, poulie). Cylindre horizontal mobile, autour duquel s'enroule une corde qui sert à élever des fardeaux.
— Encycl. Le treuil est constitué par un cylindre en bois ou en métal qui, à ses deux extrémités, repose, par des tourillons, sur deux coussinets, et est capable de recevoir, à l'aide d'une manivelle ou par tout autre moyen, un mouvement de rotation autour de son axe.
Sur ce cylindre est enroulée la corde ou la chaîne qui, à l'une de ses extrémités , supporte le poids qu'il faut élever, tandis que l'autre bout est fixé, par un crochet-arrêt, en un point quelconque de la circonférence du cylindre. Quelquefois c'est à l'aide d'une grande roue munie d'échelons qu'on fait mouvoir le treuil (treuil des carriers). Quand le treuil fonctionne à la vapeur, par l'intermédiaire d'engrenages , le cylindre du treuil prend le nom de tambour.
treuille [treu, Il mil., e] n. f. Petite truble à pêcher le crevettes. N. f. pi. Entrailles de hareng servant d'nppàt.
treuillée [treu. Il mil., é] n. f. Quantité de raisins soumis au treuilou au pressoir, dans l'Aunis.
treuver v. a. Ane. forme de trouver.
trêve n. f. (h. allem. triwa). Suspension d'hostilités entre des belligérants : conclure une trêve. Trêve marchande, trêve durant laquelle le commerce est permis entre les Etats en guerre. Fig. Suspension d'attaques quelconques : en cas de danger national, les partis politiques doivent faire trêve. Relâche, suspension d'action : son mal ne lui donne point de trêve. Trêve de railleries, de cérémonies, plus de railleries, de cérémonies. N'avoir ni paix ni trêve, n'avoir pas un moment de repos. Faire trèveà, cesser, suspendre. Fam. Trêvedes confiseurs, suspension d'hostilités entre les partis, dans les Chambres, du 31 décembre au second mardi de janvier, période qui coïncide avec les fêtes du Jour de l'an et les échanges de bonbons qu'elles comportent. Trêve de Dieu, loi religieuse promulguée en 10H par le concile de Nice, et qui défendait tout acte de violence ou d'hostilité du mercredi soir au lundi matin.
— Encycl. Dr. intern. Autrefois, dans les guerres souvent longues, les belligérants, épuisés, concluaient des trêves ou conventions, par lesquelles ils s'engageaient à s'abstenir de toute hostilité pendant un temps déterminé. En 1684, une trêve de vingt ans fut conclue entre plusieurs Etats européens. Pendant longtemps, la guerre entre les chrétiens et les musulmans ne fut interrompue que par des trêves. Le mot trêve a été remplacé aujourd'hui, selon les cas, par celui d'armistice ou de suspension d'armes.
Trévé, comm. des Côtes-du-Nord,arr.ct 5 h kil. de Loudéac ; 1.750 h.
Trêves, v. d'Allemagne (Prusse-Rhénane), sur la Moselle ; 46.700 h. [Trévires ou Tévires). Musées; ruines romaines remarquables. Draps, chapellerie, machines. Ce fut au moyen âge la capitale d'un archevêché-électorat, qui occupait toute la vallée inférieure de la Moselle.
Trêves [ve], ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 47 kil. du Vigan ; 460 h. Houille. — Le cant. a 6 comm. et 3.000 h.
trévier [vi-é] n. m. Mar. anc. Maître voilier. Ouvrier qui fait des voiles. Syn. travier.
Trévières, ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 16 kil. de Bayeux; 970 h. — Le cant. a 26 comm. et 8.970 h.
Tréville ou TroiSVille (Armand Jean de Peyre, comte de), officier français, né vers 1596, m. en 1672; capitaine lieutenant de la compagnie des mousquetaires; exilé par Richelieu, il reprit son commandement sous le ministère Mazarin et fut ensuite gouverneur du pays de Foix. — Son fils Joseph-Henri, mort à Paris (1641-1708), quitta l'armée, se tourna vers la dévotion et se rapprocha de Port-Royal. Savant helléniste et fort spirituel, il joua un grand rôle dans le monde religieux.
TRÉ
Armes de Trévoux.
trévir n. m. (m. lat., de très, trois, et vir, homme). Jlist. rom. Nom donné aux membres d'une commission de trois membres.
trévire n. f. (préf. tram, et de virer). Mar. Cordage plié en double, amarré au sommet d'un plan incliné et servant à y faire rouler un corps cylindrique. Sorte de trésillon.
trévirer [ré] v. a. Affaler à l'aide de trévires.
TrévireS, peuple gaulois de la Belgique, fortement mélangé d'éléments germaniques; capit. Trêves.
Trévisani (Francesco), peintre italien, né à Capo-d'Istria, m. à Rome (1656-1746). Ses tableaux se distinguent par une touebe fine et spirituelle : Jésus montrant une rjrenadille à la Vierge.
Trévise, v. d'Italie (Vénétie), sur le Sile; 31.250 h. (Trévisans). Métallurgie, porcelaine. Cathédrale du xi° siècle Patrie de l'éveque Fortunat, du peintre Bordone.
Trévise (due de). V. Mortier.
Trévol, comm.de l'Allier, arr.
et à 8 kil. de Moulins ; 1.210 h.
TrêVOUX [vou], ancienne capitale de la principauté de Dombes; ch.-l. d'arr. (Ain) ; sur la Saône; eh. de f. P.-L.-M.; à 49 kil. de Bourg; 2.620 h.
(Trévoltiens). Orfèvrerie. — L'arr.
a 8 cant., 114 comm., 82.060 h.
— Le cant. a 23 comm. et 16.760 h.
Trévoux (Journal ou Mémoires de), recueil critique et littéraire, créé par les jésuites à Trévoux, pour combattre l'école philosophique, et publié de 1701 à 1737. Source très importante de documents pour l'histoire littéraire.
Trévoux (Dictionnaire de). V. Dictionnaire.
Trévoux (Le), comm. du Finistère, arr. et à 8 kil. de Quimperlé; 1.640 h.
trez n. m. V. tréaz.
Trézel (Camille), général français, n. et m. à Paris (1780-1860); il se distingua en Algérie, où il remporta la brillante victoire de la Macta.
Trézène, v. de l'ancienne Grèce (Péloponèse). Ruines actuelles près de Damala.
tri (du lat. très, tria, trois), préfixe qui signifie trois, et qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots français.
tri n. m. Triage : le tri des lettres, des soies-
tri n. m. Assemblage de colonnes qui font partie du métier à fabriquer les lacets. Abréviation de tricycle. V. tri-porteur.
tri ou trick n. m. Espèce de jeu d'hombre, qu'on joue à trois. Faire le tri, au jeu de whist, faire une levée de plus que la partie adverse.
triable adj. Qui peut être trié.
triacleur n. m. (de triade, anc. forme de thériaque). Vendeur de thériaque, charlatan. Homme qui trompe par de belles paroles. (Vx.)
triaCOIltaèdre adj. (du gr. triakonta, trente, et edra, base). Se dit des substances dont les cristaux ont trente faces.
triade n. f. (du gr. trias, ados, groupe de trois)- Assemblage de trois unités, de trois personnes, etc. : la triade de Jupiter, Minerve et Apollon. Litt. gr. Dans les odes pindariques, ensemble formé par la strophe, l'antistrophe et l'épode-
triadelphe [dél-fe] adj. (du préf.. tri, et du gr. adelphos, frère). Se dit des plantes dont la fleur présente des étamines soudées par leurs filets en trois faisceaux distincts.
triadelphie [dèl-ft] n. f. Etat des plantes triadelphes.
triadique adj. Qui appartient à la triade.
triage n. m. (de trier). Action de trier, de choisir: le triage de la houille. Choses choisies. Gare de triage, ensemble de voies de garage situées à proximité d'une bifurcation importante, et où s'effectue le triage des wagons de marchandises, suivant leur destination. Action de jeter au rebut les feuilles de papier qui viennent d'être fabriquées, et qui sont tachées ou déchirées. Action d'enlever à la main les corps étrangers restés dans la laine après son battage.
triage n. m. (de trier). Sylvie. Canton de bois, par rapport aux coupes qu'on en a fait. Etendue de forêt qu'un garde forestier doit surveiller.
triailé [ê-lé, e adj. (du préf. tri, et de aile). Muni de trois ailes.
triaille [a. Il mil., e] n. f. (de trier). Chez les fabricants de cartes à jouer, catégorie de carton qui n'est pas de première qualité.
trïaire [è-re] n. m. (lat. triarius). Nom donné aux soldats qui formaient le troisième rang de la légion romaine.
Triaize, comm. de la Vendée, arr. et à 36 kil. de Fontenay; 1.520 h.
triakène n. m. (du préf. tri, et de akène). Bot. Fruit composé de trois akènes.
trial n. m. Chanteur d'opéra-comique, qui tient l'emploi où excellait Antoine Trial.
Trial (Antoine), chanteur français à l'Opéra- Comique, né à Avignon, m. à Paris (1736-1795). Il excella dans l'emploi des ténors comiques, et laissa son nom à cet emploi.
triandre adj (du préf. tri, et du gr. anér, andros, mâle). Qui a trois étamines libres.
triandrie [drî] n. f. Etat des plantes triandres.
triandrique adj. Bot. Qui appartient à la trian- ■ h'ie.
triangle n. m. (lat. triangulus). Géom. Portion de plan comprise entre trois droites qui se coupent et qui sont limitées à leurs intersections : la sur-
Triangles i 1. Equilatéral ; 2. Isocèle; 3. Scalène ; \. Rectangle.
face d'un triangle est égale au produit de la base par la moitié de la hauteur. Triangle isocèle, celui qui a deux côtés égaux. Triangle équilatéral, celui qui a
Triangle (mus.).
Triangle curviligne.
les trois côtés égaux. Triangle scalène, celui dont les trois côtés sont inégaux. Triangle rectangle, celui qui a un angle droit. Triangle sphérique, triangle formé sur la surface d'une sphère par trois arcs de grands cercles qui se coupent. Musiq. Instrument d'acier en forme de triangle, qu'on frappe avec une baguette de même métal.
Musicien qui enjoué. Mar. Echaï'aud composé de trois planches ou de trois barres de cabestan et servant à nettoyer un mât. Pavillon de forme triangulaire, pour les signaux. Astron. Triangle boréal, constellation de l'hémisphère boréal. Triangle austral, constellation de l'hémisphère austral. iilas. Meuble de l'écu réprésentant la figure de ce nom. L'un des attributs de la franc-maçonnerie. Techn. Sort d'équerre dont une branche est beaucoup plus mince que l'autre. Fortif. Ouvrage dont les trois angles sont formés par des bastions coupés ou des demi-bastions.
— Encycl. Géom. Triangles rectilignes. Les points de rencontre des droites qui forment le triangle sont les sommets du triangle. Les segments limités aux sommets sont les côtés du triangle. La distance d'un sommet au côté opposé est la hauteur du triangle relative au côté considéré. La droite qui joint un sommet au milieu du côté opposé est la médiane du triangle. Les trois angles et les trois côtés d'un triangle constituent les six éléments principaux. La somme des angles d'un triangle est égale à deux angles droits.
Dans un triangle isocèle, aux côtés égaux sont opposés des angles égaux, et, réciproquement, si, dans un triangle deux angles sont égaux, aux angles égaux sont opposés des côtés égaux et le triangle est isocèle. Il en résulte qu'un triangle équilatéral est équiangle et chaque angle vaut par suite 60°.
L'aire d'un triangle a pour mesure le demi-produit des nombres qui mesurent la base et la hauteur.
Si a, b, c sont les trois côtés du triangle, S son aire, on démontre que : S —Vp (P — a) (p — b)(p — c), p désignant le demi-périmètre.
triangulaire \lè-ré] adj. (lat. triangularis). Qui est en forme de triangle : figure triangulaire. Dont la base est un triangle: pyramide triangulaire. N. m. Nom de divers muscles qui ont la forme d'un triangle.
triangulairement [lè-re-man] adv. En triangle.
triangulateur adj. m. Se dit d'un géomètre chargé de faire des triangulations.
triangulation [si-on] n. f. (du lat. triangulus, triangle). Opération trigonométrique au moyen de laquelle on lève le plan d'un terrain, en le divisant en triangles : opérer la triangulation d'un pays.
— Encycl. La triangulation, imaginée par le Hollandais Snellius, au commencement du xvn« siècle, substitue, sur le terrain, à la mesure des grandes longueurs, une évaluation d'angles susceptible de plus de précision. On sait que si, dans un triangle, on connaît un côté et les deux angles qui lui sont adjacents, on peut calculer trigonométriquement tous les autres éléments du triangle; si une contrée est couverte d'un réseau de triangles déterminés par leurs sommets (points élevés), on mesurera très exactement le côté de l'un de ces triangles et les deux angles adjacents. On pourra par le calcul déterminer les autres côtés, puis, de proche en proche, les éléments de tous les triangles et on pourra repérer ces derniers a une échelle déterminée sur une feuille de papier. Pour achever la carte, il suffira de la même façon de repérer, par rapport à chacun des triangles, tous les points remarquables qui se trouvent à l'intérieur de son périmètre.
trianguler [(e] v. a. Faire la triangulation de.
triannuel, elle adj. Syn. de trisannuel
triannulaire [an'-nu-lè-re] adj. (du préf. tri, et de annulaire). Qui offre trois anneaux.
Trianon (le Grand et le Petit), nom de deux châteaux bâtis dans le parc de Versailles, le premier sous Louis XIV, par Mansard (1687), le second sous Louis XV, par Gabriel. C'est à Trianon que Marie- Antoinette passait le meilleur de son temps ; elle y avait créé un véritable village d'opéra-comique.
triards [ar] n. m. pi. Nom donné par les cartiers aux cartes du troisième tirage.
triarticulé, e adj. Qui se compose de trois articles ; qui présente trois divisions ; -filet triarticulé.
trias [ass] n. m. (mot gr. signif. groupe de trois). Système géologique, qui doit son nom à sa division en trois étages : le trias contient d'énormes restes de sauriens fossiles.
triasique [zi-ke] adj. Qui a rapport au trias.
triatomicité n. f. Caractère des molécules triatomiques.
triatomique adj. (du préf. tri et de atome). Se dit des corps dont les atomes peuvent se combiner à trois atomes d'hydrogène ou qui peuvent se substituera trois atomes d'un corps monoatomique dans un composé.
TriaUCOUrt [tri-6-kour], ch.-l. de e. (Meuse), arr. et à 29 kil. de Bar-le-Duc; 810 h. Distilleries. — Le cant. a 20 comm. et 5.070 h.
triaverdins [vèr-din] n. m. pi. Nom donné à des brigands qui, au xi«" siècle, saccageaient les églises, les monastères, les villages, et qui furent excommuniés, en 1079, par le troisième concile de Latran. S. un triaverdin.
tribade n. f. (gr. tribas). Femme qui entretient un commerce charnel contre nature avec des personnes de son sexe.
tribadisme [dis-me] n. m. Inversion sexuelle des tribades.
tribal, e adj. Qui vit par tribus. (Peu us.)
triballe [ba-le] n. f. Tringlette en fer. avec laquelle les fourreurs battent les peaux pour les assouplir.
triballer [ba-lé] v. a. Assouplir les peaux avec la triballe.
TriballeS, peuple thrace qui habitait au S. du bas Danube, près des Daces. Il fut soumis par Alexandre en 335 av. J.-C.
Tribolium.
TRI
tribart [bar] n. m. Bâton ou système de bâtons que l'on attache au cou de certains animaux, porcs, veaux, chiens, pour les empêcher de courir ou de passer à travers les haies, les vignes.
tribasicité [zi] n. f. Caractère des acides tribasiques.
tTibasique [zi-ke] adj. (du préf. tri, etde base). Se dit d'un acide renfermant trois atomes d'hydrol gèneremplaçables par des équivalences métalliques.
tribolium [li-otn'] n. m. Genre d'insectes coléoptèrea hétéroméres, renfermant des ténébrions répandus sur tout le globe, et qui se rendent particulièrement nuisible» aux colonies, où ils attaquent la farine, les grains, biscuits, etc.
Tribolo f Niccolo Pericoli, dit il), sculpteur et architecte italien, né a Florence (1SO0-1565). Il travailla avec Sansovino et Michel-Ange. Talent gracieux et expressif {Sibylle, Histoire de Joseph, etc.).
triboluminescence [nés-san-
se] n. f. (du gr. tribein, frotter, et de luminescence). Propriété de certains corps qui deviennent lumineux lorsqu'on les écrase.
triboluminescent [nes-san]. e adj. Qui possède la propriété de triboluminescence.
tribomètre n. m. (du gr. tribein, frotter, et metron, mesure). Instrument pour mesurer la force du frottement.
tribométrie [tri] n. f. Partie de la science, qui s'occupe de la mesure des forces ds frottement.
Tribonien [ni-in]. jurisconsulte, préfet du prétoire sous Justinien. Il présida à la rédaction du Digeste et des lnstitutes; mais, très avide, il contribua à exciter le mécontentement, d'où naquit la fameuse sédition Nika.
tribord [bor] n.m. (danois styrbord . Côté droit du navire en regardant l'avant. Ant. Bâbord.
tribordais [de] n. m. Homme de l'équipage, faisant partie du quart de tribord.
tribouil [/mil.] n.m. (subst. verbal de tribouiller). Trouble, agitation. (Vx.)
tribOUiller [fcou, H mil., e] v. n. (du lat. tribulare, tourmenter). Etre agité, troublé. Vx.
triboulet[/ê]n. m. Cylindre de bois dont se sert l'orfèvre pour arrondir différents ouvrages. Outil conique, muni de rainures, dont se servent les fabricants de fleurs artificielles pour produire la nervure artificielle de certains pétales.
TribOUlet [le] (Févrial ou Le Feurial, dit), fou de Louis XII et de François I", né à Foix-lès- Blois ; m. vers 1525 ou 1528, à l'âge de trente ans environ. Son nom a été popularisé par V. Hugo dans Le roi s'amuse, où le grand écrivain en a fait (au mépris de l'histoire) la personnification de l'amour paternel.
tribractéolé, e adj. Qui porte trois bractéoles.
tribractété, 6 adj. Qui est muni de trois bractées.
tribraque [bra-ke] n. m. igr. tri, trois, et brakhus, étroit). Metriq. Pied formé de trois brèves.
tribu n. f. (lat. tribus). Agglomération de familles ou de peuplades sous l'autorité d'un même chef, vivant dans la même contrée, et issues d'une même souche : les tribus sauvages de V Afrique centrale. Une des divisions du peuple, chez les anciens : l'Attique compta successivement quatre, dix, puis treize tribus ; il y avait i Rome trois tribus primitives. Chez les Hébreux, postérité de chacun des douze patriarches : tribu de Juda. Hist. nat. Division de la classification venant après la famille.
tribUlation [si-on] n. f. (lat. tribulatio; de tribulare, presser, affliger). Affliction, adversité morale : avoir des tribulations.
tribun n. m. (lat. tribunus). Magistrat romain, chargé de défendre les droits et les intérêts du peuple : les tribuns du peuple, d'abord au nombre de deux, furent créés en 493 av. J.-C, à la suite de la retraite de la plèbe sur le mont Sacré. Tribuns consulaires, à Rome, magistrats plébéiens qui avaient le même pouvoir que les consuls. Tribuns militaires, magistrats romains qui jouirent pendant quelque temps de l'autorité des consuls. Tribuns de légion ou de soldats, officiers supérieurs dans l'armée romaine. En France, membre de l'ancien Tribunat. Par ext. Celui qui met au service d'une cause politique et surtout populaire ses talents, son activité et une éloquence imagée, capable d'impressionner la foule : Gambetta fut un admirable tribun.
tribunal n. m. (lat. tribunal). Siège du magistrat, du juge : siéger dans un tribunal. Juridiction d'un magistrat ou de plusieurs qui jugent ensemble : comparaître devant le tribunal. Les magistrats qui composent le tribunal : le tribunal se déclare suffisamment éclairé. Lieu où ils siègent. Partie postérieure des basiliques en forme d'hémicycle. Tribunal révolutionnaire, v. la partie encycl. Fig. Ce que l'on considère comme pouvant rendre une décision quelconque : le tribunal de la conscience. Le tribunal de la pénitence, le confessionnal ; par ext., la confession elle-même.
— Encycl. Dr. Les corps constitués pour exercer le pouvoir judiciaire portent le nom général de tribunaux. Ceux-ci se divisent en tribunaux ordinaires (tribunaux civils ou d'arrondissement et cours d'appel) et en tribunaux extraordinaires (justices de paix, tribunaux de commerce, conseils de prud'hommes), suivant que leur compétence est générale ou spéciale. Les jugements des tribunaux de première instance sont portés en appel devant les cours d'appel, et il en est de même des jugements des tribunaux de commerce, composés de commerçants et institués dans les centres industriels et commerciaux. Il y a vingt-six cours d'appel, dont le ressort s'étend, en général, à plusieurs départements (Agen, Aix, Amiens, Angers, Bastia, Besançon, Bordeaux, Bourges, f'aen, Chambéry, Dijon, Douai, Grenoble, Limoges, Lyon, Montpellier, Nancy. Nîmes, Orléans, Paris, Pau, Poitiers, Bennes, Biom, Rouen, Toulouse). Les tribunaux de première instance sont juges d'appel des justices de paix, lorsque les décisions de ces tribunaux du premier degré sont susceptibles d'appel.
Les contraventions, les délits et les crimes sont respectivement jugés par les tribunaux de simple police, les tribunaux de police correctionnelle et les
TRI
TRI
Membre du Tribunat.
cours d'assises : ce sont les juridictions de répression, dont la mission est de punir au nom de la société la violation des lois pénales, tandis que les tribunaux civils n'ont à régler que les différends entre particuliers, ceux qui ne mettent pas en jeu l'intérêt social. Au-dessus et en dehors des divers tribunaux, la Cour de cassation, juridiction suprême, néglige les faits pour ne se préoccuper que de la légalité des décisions et juger en quelque sorte les jugements.
Le contentieux administratif échappe a la compétence des tribunaux dont il vient d'être parlé, et qui sont, pour la commodité du langage, qualifiés de tribunaux judiciaires: il appartient axa tribunaux administratifs : Conseil d'Etat, Cour des comptes, conseils de préfecture.
Lorsqu'un doute se pose sur le point de savoir si une affaire est de la compétence des tribunaux ordinaires ou des tribunaux administratifs, il est statué par le tribunal des conflits.
Enfin, les délits militaires sont déférés à des juridictions spéciales qui constituent la justice militaire de l'armée de terre et la justice militaire de l'armée de mer.
Tribunal révolutionnaire. On appelle ainsi le tribunal criminel d'exception institué sous la Terreur, pour connaître tous les attentats contre la liberté, l'unitéde la République, la sûreté intérieure et extérieure <le l'Etat. Fouquier-Tinville y remplissait les fonctions d'accusateur public. Ce tribunal, institué sur les conseils de Danton après les massacres de septembre, pour suppléer à la justice populaire , devint bientôt, sous la pression du Comité de salut public et des sections, le principal agent de la Terreur à Paris, après surtout que la loi du 22 prairial eut enlevé aux accusés toutes garanties de procédure ; il fut supprimé le 31 mai 1795.
tribunat [na] n. m. (lat.
tribunatus). Charge de tribun du peuple à Rome. Exercice de cette charge. Bist. L'une des deux assemblées instituées par la Constitution de l'an VIII.
— Encycl. Le Tribunat avait pour fonctions de discuter les projets de loi contradictoirement avec les orateurs du gouvernement en présence du Corps législatif. Celui-ci ne pouvait que voter. Il fut supprimé le 16 août 1807.
tribune n. f. (itai.
tribuna). Lieu élevé d'où les orateurs grecs et romains haranguaient le peuple sur la place publique. Lieu semblable d'où parlent les orateurs dans les assemblées délibérantes. Eloquence de la tribune, éloquence propre aux débats politiques. Tribune sacrée, chaire de prédicateur . Dans les lieux d'assemblée . endroit séparé et élevé pour les personnes privilégiées : la tribune du corps diplomatique. Balcon autour de la lanterne d'un dôme. Espace généralement couvert , muni de gradins, d'où l'on regarde courir les chevaux. Tribune d'orgues, lieu où est placé le buffet d'orgues, dans une église.
tribunitien ,
eniie [si-in, è-ne] adj.
(lat . tribunitius ) . Qui appartient au tribunat romain : la puissance tribunitienne fit souvent échec au patriciat.
Tribur, bourg de la Hesse-Darmstadt, où une diètedéposa Charles le Gros, en 887 ; 1.900 li.
tribut [bu] n. m. ,'lat. tributum ; de tribuere, attribuer). Ce- qu'un Etat paye à un autre comme marque de dépendance : payer tribut. Impôt : lever un tribut. Chez les Romains, impôt auquel étaient soumises les provinces impériales. Impôt en général. Fig. Rétribution, salaire : tirer de son travail un tribut légitime. Chose qu'on donne, qu'on fournit : les fleuves apportent leur tribut à la mer. Ce qu'on est obligé d'accorder comme dû, mérité : le respect est un tribut qu'on doit à la vertu. Payer le tribut à la nature, mourir. Payer le tribut à l'humanité, avoir quelque défaut.
tributaire [fè-re] adj. (lat tributerius). Qui paye tribut : peuple tributaire. Fig. Sujet, dépendant : les hommes sont tributaires de la mort. Se dit d'un cours d'eau, par rapport à une mer ou à un autre cours d'eau dans lequel il se jette. Substantiv. Personne qui paye un tribut.
tribUte adj. (lat. Iributus). Antiq. rom. Comices tributes, comices par tribus. (V. comices.)
tributif, ive adj. Qui appartient à la tribu.
tributoire n. m. Dr. rom. Se disait de l'action ■donnée contre le père ou le maitre lorsque, à la •connaissance de ce dernier, le pécule avait reçu une destination commerciale.
tricage n. m. Action de dresser les faces opposées des pièces avec lesquelles on veut con struire un mât d'assemblage. Dans le flottage du bois, action de réunir ensemble les bûches portant la marque ■du même propriétaire.
tri-car ou tricar n. m. Tricycle automobile.
tricaméron n. m. du préf. tri, et du lat. caméra, voûte). Archit. Edifice constitué par trois voûtes superposées.
tricapsulaire ' kap-su-tt-re] adj. Bot. Se dit des fruits composés de trois capsules.
tricaréne, e adj. Dot. Qui porte trois carènes ou lignes saillantes.
LAR. P. TOUS. — II
tri-carre n. f. Droit que possède, à la bouillotte, le troisième joueur d'acheter le privilège du carré en doublant l'enjeu déjà doublé deux fois par les deux joueurs précédents, c'est-à-dire par le carré et le contre-carré. Exercice de ce droit. Enjeu qui en résulte.
tri-Carré n. m. Troisième joueur il la bouillotte, ainsi appelé parce qu'il a le droit de se tri-carrer.
tri-carrer (se) v. pr. Exercer le droit de tricarre.
TricasseS, peuple de l'ancienne Gaule; capit. Troyes.
TricaStin, ancien pays du Bas-Dauphiné. Cap. Saint-Paul- Trois-Châteaux (Drôme).
TricaStin, e, habitant ou originaire de Saint- Paul-Trois- Châteaux (Drùme). Habitant du TricaStin. Adject. : l'industrie tricastine.
tricénaire [nè-re] adj. (du lat. triceni, distributif de trente). Qui marche par trente. N. m. Liturg. Syn. de trentain.
tricennal [s8n-noi], e, aux adj. (lat. tricen-
nalis). Qui comprend un espace de trente ans.
triCépliale adj. (préf. tri. etgr. kephalé, tète). Qui a trois têtes : monstre tricéphale. Surnom de certaines divinités mythologiques : Hécate, Hermès. Cerbère.
triceps [sèpss] n. f. (lat. triceps, du préf. tri, et lat. caput, tête)- Anat. Se dit des muscles, ayant trois faisceaux fibreux à une de leurs extrémités. Triceps brachial, muscle situé sur les parties antérieures et latérales de l'humérus, et qui étend l'avant-bras sur le bras. Triceps crural ou fémoral, muscle qui occupe à lui seul la moitié antérieure de la circonférence de la cuisse, étend la jambe sur la cuisse et fléchit celle-ci sur le bassin.
triceratops [sé-ra-topss] n. m. Genre de reptiles dinosauriens, fossiles dans le crétacé des Rocheuses, et qui renfermait des animaux gigantesques, dont la tête seule atteignait 2 mètres de longueur : le Muséum de Paris possède un squelette de triceratops.
tricliauxis [kok-siss] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et auxis, augmentation). Développement anormal du système pileux.
triche n. m. Réunion d'emblée de trois cartes semblables, comme trois as, trois rois, trois dames, trois valets, etc., au romestecq.
tricher [ché] v. a. et n. (orig. germ.). Tromper a» jeu : tricher quelqu'un, vous trichez. Tromper
1. Tribune parlementaire (Chanibre des députés, à faris) ; A, tribune; B, fauteuil présidentiel; C, hémicycle ; D, bancs des députés. 2. Tribun© d'église, 3. Tribune publique de courses. 4. Tribune du juge (courses). 5. tribune de lecteur.
d'une manière quelconque. Fig. Dissimuler un défaut en le masquant par des procédés de métier.
tricherie [rî] n. f. Tromper au jeu. Tromperie quelconque.
tricheur, euse [eu-ze] n. Personne qui triche qui trompe. Adjectiv. : une femme tricheuse.
trichiasis [ki-a-ziss] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu). Déviation, congénitale ou acquise, de l'implantation des cils, qui poussent en dedans, du côté du globe oculaire, qu'ils irritent. (Le traitement consiste dans la destruction au thermo-cautère des bulbes ciliaires déviés, ou l'ablation d'un lambeau de la paupière.)
trichidion [ki] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu). Ensemble de filaments servant à retenir les graines de certains champignons.
trichie [ki] n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, répandus sur l'hémisphère boréal et dont deux espèces sont communes en France.
triehilie [ki-lt] n. f. Genre de méliacées des régions tropicales d'Afrique et surtout d'Amérique. (La trichilis musquée des Antilles ou bois de musc doit son nom à l'odeur qu'elle dégage.)
trichinal, e, aux [ki] adj. Qui appartient à
la trichinetrichine [ki-ne ou chi-ne] n. f. (du gr. thrix,
trikhos, cheveu). Genre de vers nématodes, dont
l'unique espèce vit.
en parasite dans le corps de l'homme ou de certains mammifères.
— Encycl. La trichine [trichina spiralis) <-'st un petit ver filiforme, mince comme un cheveu, et n'atteignant que 6 millimètres de long. Elle vit dans l'intestin de l'homme, où elle est apportée par de la viande incomplètement cuite, en particulier de la viande de porc. Une huitaine de jours après être arrivée
dans l'intestin de son hôte, la trichine pond des œufs, d'où sortent des embryons, qui pénètrent dans les muscles, s'enkystent dans une poche ovoïde et demeurent en cet état jusqu'à ce que les muscles où ils ont élu domicile soient mangés par un autre animal. Débarrassées alors de leur enveloppe au cours de la digestion, les trichines se reproduisent dans l'intestin du nouvel hôte et bientôt infestent ses muscles. La maladie occasionnée par ces parasites est la trichinose. Les porcs et les rats sont les agents les plus actifs de la dispersion de ce parasite. trichine, e [ki ou chï] adj. Envahi paries trichines.
trichineux, euse [ki ou chi-neu, eu-ze] adj.
Qui est attaqué de la trichine : porc trichineux.
trichinoïde [ki ou chi] adj. (de trichine, et du gr. eidos, forme). Qui ressemble à la trichine, qui en a la forme.
trichinoscope [ki ou chi-nos-ko-pe] n. m. (de trichine, et du gr. skoyein, examiner). Instrument fait d'un microscope et d'un appareil de projection combinés, et au moyen duquel on examine les viandes de porc dans le but d'y déceler la trichine.
trichinose [ki ou chi-nô-ze] n. f. (de trichine). Affection causée par la présence de la trichine dans l'intestin.
— Encycl. On a observé cette maladie surtout en Allemagne, où l'on consomme beaucoup de charcuterie crue. La cuisson parfaite de la viande trichinée lui enlève toute sa nocivité.
trichite [ki-te] n. t. Nom qui désigne des cristaux groupés et ressemblant à des paquets de fils.
trichiure [ki] n. m. Entom. Genre d'insectes lépidoptères bombyciens, renfermant de petits papillons gris ou bruns, qui vivent sur tout l'hémisphère boréal, lchtyol. Genre de poissons acanthoptères des mers chaudes et tempérées, renfermant des formes allongées, comprimées latéralement, et dont une espèce qui fréquente les côtes de France, est appelée vulgairement ceinture d'argent.
trichiuridéS [ki] n. m. pi. Famille de poissons acanthoptères, dont le genre trichiure est le type. S. un trichiuridé.
trichOCalycé, e [ko] adj. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et kalux, calice). Bot. Qui a le calice velu.
trichocaule [ko-kô-le] adj. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et du lat. caulis, tige). Bot. Qui a la tige velue.
trichocéphale [ko] n. m. Genre de vers nématodes vivant en parasites dans l'intestin de l'homme et de divers mammifères : le trichocéphalus dispar, qui se trouve dans le càlon de l'homme, ne parait pas causer d'altérations morbides.
trichocère [ko] n. m. Genre d'insectes diptères némocères, dont une espèce est commune en France en automne dans les prairies.
trichocyste [ko-sis-te] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et kustis, kyste). Méd. Nom qui sert à désigner quelquefois le bulbe pileux, ou encore un kyste pileux. Biol. Petits organes acérés, que l'on rencontre chez certains infusoires holotriches.
trichode [ko-de] n. m. Genre d'insectes coléoptères térédiles, renfermant une cinquantaine d'espèces de déridés répandus sur tout le globe. (Ce sont de jolis clairons bleus, à élytres largement tigrés de rouge, et qui vivent sur les ombellif ères. )
trichodecte [ko-dèk-té] n. m. Genre d'insectes hémiptères, parasites de divers mammifères. (Parmi les principales espèces sont le pou du chien \lrichodectes ca?iis], le pou de la chèvre [trichodectes i Umax], le pou de la vache [trichodectes salaris], etc. On en débarrasse les animaux par des lavages avec des solutions de sublimé.)
trichodesme [ko-dès-me] n. m. Genre d'algues rhodophycées, de la famille des oscillanées, et dont une espèce, très abondante dan6 la mer Rouge, communique à ses eaux une coloration qui lui a valu son nom.
trichodonte [ko] adj. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et odous, odontos, dent). Zool. Qui a des dents ressemblant à des soies.
trichOglOSSe [ko-glo-se] n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, de la famille des psittacidés, renfermant de jolis petits loris propres aux îles de Célèbes et de la Nouvelle-Calédonie.
trichoglOSSie [ko-glo-si] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et glâssa, langue). Etat pathologique de la langue, qui fait qu'elle semble couverte de poils.
triehogyne [ko] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et guiu", femelle). Partie longue et grêle, effilée en une sorte de poil, de la cellule à l'intérieur de laquelle se forme l'oosphère, chez les algues lloridées.
trichoide [ko] adj. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et eidos, forme). Qui ressemble à un poil ou à un cheveu.
trichologie [ko-lo-ji] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et logos, discours). Traité sur les poils.
tricholome [ko] n. m. Genre de champignons de la famille des agaricinées, renfermant des espèces comestibles à chair délicate, dont la principale est le tricholome de la Saint-Georges ou mousseron vrai.
trichoma [ko] n. m. ou trichome [ko -me]
n. m. (du gr. trikôma, chevelure). Feutrage des cheveux, produit par l'accumulation de la poussière, de la matière sébacée et des parasites, et qui constitue la plique ou plique polonaise. Biol. Tumeur produite sur les feuilles des tilleuls et plusieurs arbres, par la piqûre des acariens.
trichomane [ko] n. m. Bot. Genre de fougères des régions tropicales.
triche-manie [ko-ma-ni] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et mania, manie). Tic observé dans certaines névroses, et qui consiste à se passer constamment la main dans les cheveux ou la barbe.
trichomatique [ko] adj. Qui a rapport au trichoma.
trichomy COSe [ko-mi-kô-ze] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et mukès, champignon). Affection des poils et spécialement des cheveux, causée par la présence de champignons parasites. V. tricjiopiiytik.
TRI
trichopathie [ko-pa-it] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et pathos, affection). Nom générique de toutes les maladies qui altèrent les jioils.
trichophobie [ko-fo-bi] n. f. ;du gr. thrix, trikhos, cheveu, et phooos, crainte). Phobie que l'on observe dans certaines névroses, et qui affecte deux formes principales : 1» peur, chez certaines femmes, du développement exagéré des poils du visage; 2° crainte angoissante qu'éprouvent les malades à toucher diverses étoffes : velours, peluche, soie, etc.
trichophytie \ko-H-tt) n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et pliuton, plante). Toute maladie cutanée déterminée par le développement du trichaphyton tonsurans.
— Encvci.. On distingue plusieurs sortes de tryrhophyties : teigne tondante, syeosis parasitaire, herpès circiné, etc. Mais actuellement, on considère ces maladies comme résultant non d'une cause contagieuse mais d'une névrose.
trichophyton [ko] n. m. Champignon qui vit sur la peau de l'homme, et qui longtemps a été considéré comme causant la pelade.
trichoptères [ko-pti-re] n. m. pi. Sous-ordre d'insectes névroptérès. comprenant ceux qui. comme les phryganes, ont les ailes recouvertes de poils lins. s. un trichoptère.
trichoptilose [ko-ptt-10-ze] n. f. [du gr. thrix, trikhos, cheveu, et ptilon, plume). Affection des cheveux dans laquelle ceux-ci se dessèchent et se fendent à leur extrémité.
trichorhexis [ko-rèk-siss] n. f. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et rhexis, rupture). Forme de trichoptilose, qui atteint la barbe et les moustaches.
trichorrhize [ko-ri-ze] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et rhiza, racine). Cil qui pousse anormalement et qui, par l'irritation qu'il cause, provoque de la conjonctivite.
trichosanthe [ko] n. m. Genre de cucurbitacées de l'Asie méridionale et de l'Australie, renfermant des plantes grimpantes douées de propriétés vermifuges et purgatives, et dont le fruit se mange à la façon du concombre.
trichOSépale [ko] adj. Qui a les sépales velus.
trichOSiS [ko-ziss] n. m. (du gr. thrix, trikhos, cheveu). Développement anormal de poils sur la muqueuse de la vessie ou de l'urètre. Kyste sébacé de la conjonctive, pouvant ou non porter un ou deux petits poils.
trichosome [kozo-me] n. m. Entom. Genre d'insectes lépidoptères bombyciens, renfermant des papillons de taille médiocre, velus, gris ou bruns, qui sont assez communs dans le sud de l'Europe. Helminth. Genre de vers nématodes voisins des trichocéphales, et qui vivent en parasites dans l'intestin de certains oiseaux, dans l'appareil urinaire de divers mammifères.
trichOSperme [kos-pèr-me] adj. (du gr. thrix, trikhos, cheveu, et sperma, semence;. Bot. Qui a des semences velues.
trichosporion [kos-po] n. m. Genre de champignons, renfermant des formes constituées par de minces filaments noirâtres, qui rampent sur les troncs d'arbres.
trichostémone [kos-té] adj. (du gr. thrix,
trikhos, cheveu, et stèmôn, étamine). Bot. Qui a les étamines velues.
trichostome [kos-to-me] n. m. Genre de mousses bryacées, qui croissent à terre ou sur les arbres, et que l'on rencontre sur tout le globe.
trichoterie [cho-te-rî] n. f. Petite tricherie. (Vx.)
trichotillomanie [ko-ti, u mil., o-ma-ni]
n f. Tic du grattage habituel des cheveux.
trichotome [ko] adj. Qui procède par trichotomie.
trichotomie [ko-to-mï] n. f. (du gr. trikha, en trois, et tonii1, section). Division par trois.
trichotomiquè [Ao] adj. Relatif à la trichotomie.
trichrome [kro-me] adj. (du préf. tri, et du gr.
khrôma, couleur). Se dit d'un procédé photographique pour l'obtention des épreuves en couleurs, et d'un procédé industriel d'impression en couleurs par superposition de trois teintes seulement.
trichromie [kro-mî] n. f. (de trichrome). Ensemble des procédés photographiques visant à la production d'épreuves en couleurs : les plaques autochromes des frères Lumière ont donné la première solution pratique de la trichromie. V. photographie.
triclmiaire [è-re] adj. (lat. triclinarius). Relatif au triclinium. N. m. Esclave qui servait à table.
triclinique adj. (du préf. tri, et du gr. klinr, lit). Se dit d'un cristal qui a trois axes inclinés les uns par rapport aux autres.
triclinium [ni-om'] n. m. (m. lat.; du gr. treis, trois, et kline", lit). Salle à manger des anciens, renfermant trois lits disposés autour d'une table.
triCOCCé, e [kok-sè] adj. Qui est formé de trois coques. N. f. pi. Ancien nom des euphorbiacées, dont le fruit est composé de trois coques. S. une tricoccée.
Tricoche et Cacolet, vaudeville en cinq actes, de Meilhac et L. Halévy (1871). Il met en scène, de la manière la plus bouffonne, une agence d'affaires, dont les directeurs sont restés les types de l'emploi.
triCOiseS [koi-ze] n. f. pi. (pour turcoises, turques). Tenailles dont se servent les maréchaux ou les ouvriers qui travaillent le bois. Machine de guerre servant à saisir et à enlever quelque chose sur le rempart d'une place assiégée.
tricolor n. m. Nom vulgaire d'une espèce damarante et de plusieurs variétés d œillets. l'eau de chat de trois couleurs. Nom de certains oiseaux tels que le tangara.
tricolore adj. rdu préf- ()■!, et du lat. (rotor, couleur). De trois couleurs. Le drapeau tricolore, le drapeau français.
— Encycl. L'origine des trois couleurs qui figurent dans notre drapeau national remonte à l'année 1789. Pour cimenter la bonne intelligence entre le roi et la ville de Paris, dans la journée où, suivant le motde Bailly, « Paris reconquit son roi », on réunit à la couleur blanche, qui était celle de la royauté, le bleu et le rouge, couleurs qui figuraient dans les armes de la ville de Paris.
triCOn n. m. Réunion dans la main du même joueur, au jeu de hoc, de trois cartes semblables, comme trois as, trois rois, trois dix, etc.
tricoque adj. Dont le fruit est composé de trois coques.
tricorde adj. Qui a trois cordes : instrument tricorde.
tricorne adj. 'préf. tri, et corne). Qui a trois appendices en forme de cornes- N. m. Chapeau à trois cornes.
triCOSine [zi-ne] n. f. Tuile fendue dans sa longueur.
tricosté [kos-té], e adj. iiist.
nat. Qui est marqué de trois cotés ou saillies longitudinales.
triCOt [ko] n. m. (de tricoter).
Tissu a mailles tricotées : gilet de Tricorne.
tricot. Vêtement fait de ce tissu : mettreun tricot :Spécialem.\ etement de matelot, tissu tricoté à rayures horizontales blanches et bleues, et qui se met sous la chemise. Adjectiv. : drap tricot.
— Encycl. Autrefois, le tricot se faisait uniquement à la main, au moyen d'aiguilles. Ce procédé
Points de tricot : î, 2, 3, s, 5. Positions successives des aiguilles ; 6. Montage à mailles tricotées; 7. Mailles à l'endroit ; 8. Mailles à l'envers ; 9. Mailk's unies prises par derrière ; 10. Mailles à l'envers prises par derrière; 11. Mailles jetées; 12. Mailles mouches.
est encore en usage chez les peuples du Nord, où la fabrication occupe les longues soirées d'hiver, et en général dans les campagnes, mais la grande production emploie depuis longtemps des métiers rectilignes ou circulaires, qui exécutent rapidement les articles des formes les plus diverses.
tricot [Ao] n. m. (de trique). Bâton gros et court. (Vx.).
tricotage n. m. Travail, ouvrage d'une personne qui tricote. Fam. Action de remuer vivement les jambes : le tricotage des danseurs de gigue.
tricoté, e adj. Miner. Désigne une substance minérale, dont la gangue est traversée par une sorte de réseau formé par une matière différente.
tricotée [té] n. f. Pop. Volée de coups de trique.
tricoter [té] v. a. (de l'allem. strkken, faire des nœuds). Exécuter en mailles entrelacées : tricoter des bas. Tricoter de la dentelle, la faire sur un tambour, avec des épingles et des fuseaux. V. n. Faire du tricot : apprendre, à tricoter. Pop. Marcher en ramenant les pieds l'un vers l'autre. Tricoter des jambes ou des pincettes: danser, courir, s'enfuir.
triCOterie [rt] n. f. Fabrique de tricots. Fig. Petite malice. (Vx.)
triCOtetS [te] n. m. pi. Ancienne espèce de danse.
tricoteur, euse [eu-ze] n. (de tricoter). Qui tricote. N. m. Métier à tricoter. N. f. Machine à tricoter. Petite table à ouvrage dont la tablette supérieure est munie sur les quatre côtés d'un rebord servant à retenir la pelote de la personne qui tricote. N. f. pi. Femmes du peuple qui, pendant la Révolution, assistaient en tricotant aux séances de la Convention, des assemblées populaires et du tribunal révolutionnaire. S. une tricoteuse.
triCOtine n. Espèce de
.. » , . . ri . . i ricoieuse.
tissu fabrique à Roubaix.
triCOtoir n. m. Petit bâton percé que les tricoteuses passent à leur ceinture, et dans lequel elles l'ont entrer l'une de leurs aiguilles.
TriCOUpiS [piss] Spyridon), homme d'Etat et écrivain grec, né à Missolonghi, m. à Athènes (1788-1873). U a écrit une Histoire de la Révolution grecque. — Son fils Charilaos, homme politique, chef du parti libéral, né à Nauplie, m. à Cannes (1832-1885). Il eut une grande part dans le relèvement économique et financier de son pays.
tricouse [kou-ze] n. f. (autref. trique-house ; de tricot, et dehouse ou houseau). Nom donné aux chaussettes, jambières, etc., qui se portaient sous la botte.
Tricycle de gare.
TRI
Nom donné à des guêtres de forte étoffe tricotée, qui recouvraient ou remplaçaient éventuellement les hou6es ou houseaux de peau ou de cuir.
tricrote adj. rdu préf. tri, et de krotos, battement). Pouls tricrote, pouls dont la courbe inscrite au sphygmographe présente un sommet et deux soulèvements dans la ligne de descente.
trictrac [trik-trak] n.m. (onomatopée). Bruit de choses qui s'entrechoquent ' Vx i Bruit des dés que l,,n vx.) Bruit fait par les chasseurs pour effaioueher les oiseaux aquatiques lorsqu'ils veulent les faire - dans leurs pièges. Jeu qui se joue avec des dames et des dés, sur un tableau divisé en deux compartiments : une partie de trictrac. Ce dernier lui-même. Partie qu'on» joue à ce jeu. Ancien moulin à tabac.
— Encycl. L'appareil de ce jeu se compose d'une boite à deux compartiments, appelée tablier ou trictrac, entourée de rebords de 5 à G centimètres et divisée en quatre tables dans chacune desquelles sont tracées six flèches, alternativement noires et blanches et opposées par couleurs. Sur les bords en face de chaque (lèche sont percés des trous destinés a recevoir des fiches ou bredouilles pour marquer le gain des parties. Chaque joueur a quinze dames ou jetons (celles de l'un sont blanches, celles de l'autre noires), un cornet, deux dés et trois bredouilles.
Les règles du trictrac sont très compli- fa^<i quées- Il y a ^-^ du reste des manières variées de le jouer. Du trictrac dérivent d'autres jeux, dont le plus connu est le jacquet.
tricuspide [kus-pide] ou tricuspide adj.
du préf. tri, et du lat. cuspis, idis, pointe). Qui est muni de trois pointes :
valvule tricuspide.
tricycle n.m. (préf.
tri, et gr. kuklos, cercle) Voiture, chariot, charrue, cycle à trois roues : tricycle à pétrole.
tridacne n. m. Genre de mollusques lamellibranches des mers chaudes. (Les tridacnes ou bénitiers [tridaena] sont des bivalves, dont la coquille côtelée, à écailles foliacées, peut atteindre de grandes dimensions. L'église Saint-Sulpice, à Paris, possède deux bénitiers faits de coquilles de tridacne, qui furent données à François I" par les Vénitiens.
tridactyle [dak] adj. (préf. tri, et gr. </aA(«los, doigt). Qui possède trois doigts.
tridactyle n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des grillidés, répandus dans les régions chaudes du globe, et dont une . espèce se trouve dans le midi de la France. I \ 1
tride adj. (espagn. trido). Manèg. Vif : J cheval qui a des mouvements trides. (ij
trident [dan] n. m. (lat. tridens; de très, TT trois, et dens, dentis, dent). Fourche à trois pointes ou dents. Sceptre de Neptune. Bêche à trois dents. Allus. litt. ;
Le trident de Neptune est le sceptre du monde.
vers célèbre de Lemierre, dans son Poème du commerce, et dont le sens est : Celui qui règne sur la mer est le maître du monde.
tridenté, e [dan] adj. Qui présente trois dents : feuille tridentée.
tridentifère [dan] adj. m. (du lat. tridens, entis, trident, et ferre, porter). Qui porte le trident (surnom de Neptune).
tridermique [dèr] adj. (du préf. tri, et du gr. derma, peau). Biol. Qui a trois feuillets.
tridi n. m. (du préf. tri, et de dies, jour). Troisième jour de la décade du calendrier républicain, en France.
tridigité, e adj. (du préf. tri, et de digité). Qui porte trois doigts, trois appendices ou trois lobes en façon de doigts.
tridUUm [du-om'] ou tridUO n. m. (du préf. tri, et du lat. dies, jour). Prières qui durent pendant trois jours.
trie [tri] n. f. (de trier). Action de trier, et notamment de trier le poisson pour la vente. Retraite à pigeons qui n'a pas la forme ronde ou carrée du colombier.
Trie, ch.-l. de c. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 30 kil. de Tarbes ; 1.460 h. Sur la Baise. — Le cant. a 22 comm. et 7.200 h.
tTièdre adj. (préf. tri, et gr. edra, base). Formé par trois plans ou faces : pyramide triëdre. Angle trièdre ou substantiv. un trièdre, figure formée par trois plans qui se coupent et qui sont limités à leurs intersections.
— Encycl. Les intersections des plans qui forment le trièdre constituent les arêtes du trièdre; les angles que forment les arêtes deux à deux sont les faces du trièdre. Deux trièdres symétriques sont deux trièdres
tels que les arêtes de l'un sont formées par le prolongement des arêtes de l'autre. Deux trièdres symétriques ne sont pas superposables.
On démontre que chaque face d'un trièdre est plus petite que la somme des deux autres et que la se mime des faces d'un trièdre est plus petite que 4 droits.
Deux trièdres tels que chaque arête de l'un est perpendiculaire à une face de l'autre sont dits trièdres suppléinenlaii-cs.
Trident.
Angle trièdre.
TRI
triège n. m. Canton de bois, partie distincte d'un bois.
Triel, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 2G kil. de Versailles ; 3.030 h.
Triengen, comm. de Suisse (cant. de Lucerne); 1-530 h. Cotonnades; tabacs et cigares.
triennal [èn-nai], e, aux adj. (lat. trienna-
Ijs; de très, trois, et annus, année). Qui dure trois ans : parlement triennal. Qui est conféré pour trois ans : dignité triennale. Qui est nommé pour trois ans : supérieur, magistrat triennal.
triennalité [èn-na] n. f. Durée de trois ans. Retour périodique tous les trois ans. (Peu us.)
triennat [èn-na'] n. m. Espace de trois ans. Exercice d'une fonction pendant trois ans.
trienne [è-ne] adj. Bot. Qui dure trois ans.
triennium [èn-ni-om'] n. m. (m. lat.). Espace de trois ans, pendant lequel on étudiait en théologie avant de parvenir aux grades.
triens [inss] n. m. (m. lat. formé de très, trois, et de as). Antiq. rom. Mesure de capacité et monnaie qui valaient le tiers de l'as, unité principale.
trier [tri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Séparer, choisir parmi plusieurs : trier des raisins. Trier sur le volet, choisir avec le plus grand soin, comme on fait des grains qu'on met sur le volet pour les éplucher minutieusement.
triérarcùie [cht] n. f. (de triérarque). Commandement d'une trière. A Athènes, obligation pour les citoyens riches d'équiper à leurs frais une trière.
triérarque n. m. (gr. trierarkhos ; de trierès, trière, et arkhos, chef). Commandant d'une trière. A Athènes, citoyen riche tenu d'équiper à ses frais une trière.
triéraulète [ré] n. m. (gr. tri'raulès). Joueur de flûte, qui, assis ou debout sur la poupe d une trière, indiquait la mesure aux rameurs.
trière n. f. (gr. trierès). Antiq. gr. Vaisseau de guerre, à trois rangs de rameurs superposés.
TrieSte, v. d' Austro-Hongrie, port sur l'Adriatique, qui forme à cet endroit le golfe de Trieste; 134-.000 h. (Triestains). Grand commerce; tissus, tabacs, etc. Son territoire forme un pays d'Autriche qui a 180.000 h.
triétéride n . f . (gr. trieteris, idos ; de treis, trois, et etos, année). Période de trois ans dans le calendrier des Athéniens. N. f. pi. Fête de Bacchus, qu'on célébrait tous les trois ans en Thrace et en Béotie.
triétérique adj. Qui embrasse une triétéride : fjériode triétérique.
trieur, euse [eu-ze] n. (de trier). Personne qui opère un triage. N. m. Machine pour épurer les grains. Machine pour séparer le coke des scories. II. f. Machine pour trier et éplucher les laines.
— Encycl. Les trieurs servent à séparer les grains de nature différente, à en isoler les mauvaises graines et à classer les graines de même nature suivant leur grosseur.
Les trieurs les plus usités aujourd'hui sont les trieurs alvéolai res, constitués par un cylindre en tôle alvéolée , incliné légèrement audessus de l'horizontale sur un bâti en bois, et que l'on fait tourner lentement. Le mélange à trier est tout d'abord passé au tarare pour le débarrasser des poussières et des corps beaucoup plus gros ou beaucoup plus petits que les graines, puis il arrive au fond du cylindre. Les graines rondes se logent dans les alvéoles de même forme et, dans le mouvement de rotation du cylindre, sont élevées peu à peu. Toutes celles que leur longueur fait dépasser des alvéoles sont retenues par des racleurs ; les autres qui ont passé finissent par tomber, en vertu de leur propre poids, sur un plan incliné qui les conduit au dehors. Les graines longues, restées au fond du cylindre, cheminent vers un second trieur à alvéoles longues, où s'effectue leur triage de la même manière que s'est effectué celui des graines rondes.
Trieux ou rivière de Pontrieux, petit fleuve côtier de la Bretagne (Côtes-du-Nordj. qui arrose Guingamp, Pontrieux et Lézardrieux ; 71 kil.
triface adj. Qui a trois faces.
trifacial, e, aux adj. Se dit du nerf appelé aussi trijumeau. N". m. : le trifacial.
trifaSCié 'Ja-si-é], e adj. Hist. nat. Qui est marqué de trois bandes colorées.
triûdation [si-on] n. f. Conformation des feuilles et des autres organes trifldes.
triflde adj. (du préf. tri, et du lat. findere, fendre), flist. nat. Se dit des organes partagés en trois divisions profondes:
■//'flirte trifi.de.
trifle n. m.ilar. Bâtiment à douze rames, usité sur le Danube.
triflore adj. Qui porte trois fleurs.
trifolet 7è]n.m. Bot.
Nom vulgaire du trèfle rampant.
trifolié, e adj. Bot.
Dont les feuilles sont disposées par trois au bout du pétiole.
trifoliolé, e adj.
Dont le pétiole se termine par trois folioles.
trifolium [li-om'] n. m. Nom vulgaire du cytise.
triforium [riom']
n. m. (m. lat. de très, trois, et furis, porte). Galerie régnant au pourtour intérieur d'une église, au-dessus des archivoltes des collatéraux, et qui présente généralement trois ouvertures sur la nef à chaque travée.
Trieur al
Triforium.
triforme adj. (lat. triformis; de très, trois, et forma, forme). Epithcte d'Hécate, de Cerbère, de Géryon, eu-. Bot. Se dit des composées dont la calathide contient trois sortes de fleurs différentes par la forme. Qui présente la combinaison des trois formes différentes.
trifouillage [fou. Il mil.] n. m. Pop. Action de trifouiller.
trifouiller I/o», il mil., é] v. a. Pop. Mettre en désordre en farfouillant : trifouiller un tiroir. Fig. Bouleverser, émouvoir. V. n. : trifouiller dans des papiers.
trifOUilleur, euse [fou, 'Il mil., eu-ze] n. Personne qui aime à trifouiller; individu brouillon.
trifurcation [si-oyt] n. f. (de trifurouer). Division en trois branches : lu trifurcation aune route.
trifurquer [ké] v. a. (du lat. trifwcue, à trois
branches, du préf. tri, et de furca, fourche). Diviser en trois parties, en trois branches.
trigale n. f. Petit bureau établi autrefois pour la perception du péage et la vente de boissons aux voyageurs.
trigame adj (du préf. tri, et du gr. gamos, mariage). Qui s'est marié trois fois. Qui a contracté un troisième mariage avant la dissolution des deux premiers. Bot. Qui porte trois fleurs de sexes différents : l'une mâle, une autre femelle et la troisième hermaphrodite. Substantiv. Homme, femme trigame.
trigamie [mi] n. f. Etat de trigame.
trigammé [gha-mè], e adj. Se dit d'une croix gammée à trois branches.
trigant [ghan] n. m. Pèch. L'un des noms vulgaires du goujon.
trigastrique [ghas-tri-ke] adj. Se dit d'un muscle formé d'une série longitudinale de trois faisceaux charnus distincts, séparés par des tendons.
trigaud [ghô], e n. et adj. Qui n'agit pas franchement. (Vx.)
trigauder [ghô-dé] v. n. Agir comme un trigaud, sans franchise. (Vx.) V. a. Tromper. (Vx.)
trigauderie [ghô-de-rî] n. f. Action de trigauder. (Vx.)
trige n. m. (lat. triga; de 1res, trois, et jugum, joue). Antiq. rom. Char attelé de trois chevaux.
trigémellaire [mèl-lè-re] adj. (préf. tri, et lai. gemellus, jumeau). Se dit d'une grossesse où il existe trois fœtus.
trigéminé, e adj. (lat. trigeminus; de très, trois, et gemini, jumeaux). Trois fois jumeau, au nombre de six disposés deux à deux. Méd. Pouls trigéminé, pouls dont le rythme se compose de trois pulsations régulières groupées et suivies d'un silence.
trigemme [jè-me] adj. (du préf. tri, et de gemme). Bot. Qui a trois bourgeons ou boutons.
trigésimal, e, aux [jé-zi] adj. (du lat. Mge-
simus, trentième). Se dit des cristaux à trente faces.
trigesimo [jé-zi] adv. (m. lat.).Trentièmement.
trigle n. m. (gr. trigla). Genre de poissons acanthoptères de la famille des triglidés.
— Encïcl. Les trigles, dont on connaît une quinzaine d'espèces, ré- -i pandues dans toutes ffri les mers, sont des poissons à forte tête pyramidale, nommés vulgairement grondins , rougets , galinas, etc.; leur chair „ . , ,
est assez estimée; Tngle lyre,
plusieurs espèces (trigle gris ou hirondelle, trigle imbrigo ou surmulet, trigle gornaud ou grondin gris, trigle lyre ou cardinal, etc.) se trouvent sur les côtes de France.
triglidés n. m. pi. Famille de poissons acanthoptères, dont le genre trigle est le type. S. : un triglidé.
triglOChin n. m. Genre de joncacées renfermant des plantes vivaces, herbacées, qui croissent dans les régions marécageuses de l'hémisphère nord.
triglOChin, ine adj. Zool. Qui est orné de trois pointes.
triglotte adj. (du préf. tri, et du gr. glôtta, langue). Qui est en trois langues: dictionnaire triglotte. Qui connaît trois langues.
triglottisme [glo-tis-me] n. m. Mot hybride formé de radicaux empruntes à trois langues différentes.
triglume adj. Bot. Qui renferme trois glumes.
triglyph.6 n. m. (gr. Irigluphos; de treis, trois, et gluphé, ciselure). Archit. Ornement de la frise dorique, qui portait trois rainures verticales.
— Encycl. Les triglyphes sont des imitations des extrémités des solives qui formeraient le comble dans une construction en bois. Ils présentent sur leur face deux cannelures taillées en biseau et deux demi-cannelures sur les angles ; de là leur nom. Les triglyphes sont placés au-dessus de chaque colonne intermédiaire et aux angles de l'édifice.
trigonal, e, aUX adj. (du gr. trigônos, triangle). Triangulaire : carrefour trigonal.
trigOnalyS [liss] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aguillon, renfermant une trentaine d'espèces répandues sur le globe, et qui sont parasites de divers autres hyménoptères.
trigone adj. (préf. tri, et gr. gfinia, angle). Qui offre trois angles : fontaine trigone.
trigonelle [nè-le] n. f. Genre de légumineuses papilionacées, renfermant des herbes voisines des trèfles, et dont l'espèce la plus connue (considérée souvent comme un genre) est la trigonelle fœnumgrxcum ou fenugrec. V. ce mot.
trigonocarpe adj. Graine munie de trois côtés saillants, qui lui donnent une forme triangulaire.
trigonocéphale n. m.(dugr. trigônos, triangulaire, et kephalê, tête). Genre de serpents de la famille des vipéridés.
— Encycl. Les trigonocépbales (trigonocephalus) sont de grands serpents venimeux, d'Asie et d'Amérique, ressemblant aux crotales, mais à queue dépourvue de sonnettes. Le mocassin {trigonocephalus contortrix) habite l'Amérique du Nord ; il est très
redouté. Le mocassin vorus) vit au Mexique il nage et plonge parfaitement pour chasser les poissons et batraciens dont il se nourrit.
trigonométrie
[tri] n. f. (du gr. trigônos, triangle, et metron, mesurel.Science
TRI
d'eau [trigonocephalus ptsetetdans l'Amérique centrale;
Trifronocéphale.
qui a pour but de calculer tous les éléments d'un triangle à l'aide de données numériques suffisantes. Trigonométrie rectiligne, celle qui étudie les triangles, rectilignes. Trigonométrie spherique, celle qui étudie les triangles sphériques, c est-à-dire les figures tracées sur une surface spherique et formée de grands cercles.
— Encycl. Trigonométrie rectiligne. La trigonométrie rectiligne a pour but de résoudre les triangles, c'est-à-dire, connaissant les mesures de certains éléments d'un triangle, de calculer les mesures des autres éléments. Parmi les éléments d'un triangle, il y a lieu de distinguer les angles des segments ; la géométrie ne nous donnant pas derelation directe entre les angles et les segments, on introduit en trigonométrie les lignes trigonométriques, qui sont des fonctions de 1 angle; ce sont: le si'rtus, le cosinus, la tangente, la eotangente, la sécante, la cosécante (v. ces mots). Les calculs nécessaires pour arriver à la résolution des triangles sont généralement faits par logarithmes.
trigonométrique adj. Qui appartient à la trigonométrie : calcul trigonométrique.
trigonométriquement [ke-man] adv. Suivant les règles de la trigonométrie.
trigramme n. m. (préf. tri, et gr. gramma, lettre). Mot de trois lettres. Sigle de trois caractères réunis.
triguère [ghè-re] n. f. Genre de solanacées à feuilles alternes, qui croissent dans le midi de l'Espagne et dont les graines fournissent une huile essentielle.
Triguères, comm. du Loiret, arr. et à 23 kil. de Montargis ; 1.470 h.
trigyne adj. (préf. tri, et gr. gunC, femelle). Bot. Qui a trois styles ou pistils libres.
trigynie [ni] n. f. Etat des fleurs trigynes.
trigynique adj. Qui appartient à la trigynie.
tr 'hebdomadaire [tri-èb-do-ma-dè-re] adj.
(du préf. tri, et de hebdomadaire). Qui a lieu, qui paraît trois fois par semaine: journal trihebdomadaire.
trihémimère adj. (préf. tri, gr. hêmi; et meros, pied). Métriq. Se dit d'une coupe qui se trouve après le troisième demi-pied.
trihémimètre adj. (préf. tri, gr. hêmi, demi, et metron, mesure). Métriq. Se dit d'un vers qui a trois demi-pieds ou un pied et demi. N. m. : un trihémimètre.
trihémiton n.m. (du préf. tri, gr. hêmi, demi, et ton). Musiq. Intervalle de trois demi-tons' ou tierce mineure.
trihoraire [rè-re] adj. (du préf. tri, et de horaire). Qui se fait toutes les trois heures : observations trihoraires.
triiodure n. m- Chim. Iodure contenant trois mollécules d'iode.
trijUgUé[g/!(<],eadj. (du préf. tri et du lat. jugum, paire). Bot. Se dit des feuilles pennées de trois couples ou paires de folioles.
trijumeau [mô] n. et adj. m. (préf. tri, et jumeau). Nerf de la cinquième paire crânienne, qui se divise en trois branches.
tril n. m. Mus. Ancienne forme du mot trille.
trilabe n. m. (du préf. tri et du gr. lambanein, prendre). Chir. Instrument dont on se sert pour saisir les calculs, dans l'opération de la lithotritie.
trilatéral, e, aUX adj. (préf. tri, et latéral). Qui a trois côtés.
trilinéaire [è-re] adj. (préf. tri, et linéaire). Géom. Coordonnées trilinéaires, système de coordonnées employées en géométrie plane, et dans lequel chaque point est déterminé par un système de nombres proportionnels à ses distances aux trois côtés d'un triangle que l'on appelle triangle de référence,
trilingue [lin-ghe] adj. (préf. tri, et lat. linqua, langue). Qui sait trois langues. Qui est écrit en trois langues : inscription trilingue. Où l'on enseigne trois langues : collège trilingue.
trilithe n. m. (du pr. tri, et du gr. lithos, pierre). Monument mégalithique formé de trois pierres : deux verticales, la troisième en travers.
trilittéral, e, aux adj. Syn. de irilittèrb.
trilittéralité [li-té] n. f. Propriété d'avoir des racines trilittères. (On dit aussi trilitteralisme n m.1
trilittère [lif-té-re] adj. (préf. tri. et lat. littera, lettre). Gram. Composé de trois lettres (consonnes). Langues trilittères , langues sémitiques.
trille [il
mil., e] n. m.
(de l'ital. trillo, tremblement). Musiq. Agrément d'exécution qui consiste dans le battement très rapide et plus ou moins prolongé d'une note avec la note qui lui est immédiatement supérieure : exécuter un trille.
triller [tri. Il mil., é] v. a. Orner de trilles : triller un passage.
trillion [tri-li-on] n. m. (du préf. tri, et de la désinence de million). Millebillions ou un million de millions.
TRI
trillium [U-om'] ou trillie [trlV-lt\ n. m. Genre du liliacées asparagées de l'Asie et de 1 Amérique du Nord, dont les fleurs ont une corolle a trois pétales larges et un calice â trois sépales lancéolés.
trilobaire [Se-re] adj.
Bist. nat. Qui alieupar trois lobes.
trilobé, e adj. (du
préf tri et de lobe). Qui a trois lobes : arc trilobé.
trilobites n. m. pi.
Nom donne â un groupe
de crustacés Comprenant F.nelre» trilobée» à arcades.
des animaux arrondis , ou
ovales, dont la carapace présente une région médiane et deux expansions latérales (trois lobes, d'où leur nom), et qui, fossiles dans les terrains paléozoïques, comptent parmi les organismes lis plus anciens géologique ment.
S. un trilobite.
triloculaire [ié-re]
adj. (du prêt.
tri, et du lat.
loculus, logette). Qui se partage en trois loges :
ovaire Iriloculaire.
trilogie • Triiotme».
[ji] n. f. (du préf. tri, et du gr. logos, discours). Chez les Grecs, ensemble des trois tragédies que devait présenter chacun des concurrents dans les concours dramatiques : /'Orestie d'Eschyle est la seule des trilogies du théâtre antique que nous ayons conservée. Série de trois pièces dramatiques, de trois poèmes, dont les sujets se font suite les uns aux autres.
trilogique adj. Qui se rapporte à une trilogie.
trilogue [logh'] n. m. Entretien entre trois personnes. (Peu us).
triloupe n. f. (du préf. tri, et de loupe). Sorte de loupe composée comprenant trois lentilles.
Trimalcion (festin de), v. satyricon.
trimard [mar] ou trimar n. m. Arg. Route, chemin, rue.
trimarder [dé] v. n. Arg. Vagabonder sur les routes ; marcher.
trimardeur n. m. Arg. Nomade, voyageur qui va toujours à pied ; ouvrier errant de ville en ville pour chercher du travail.
Trimbach, comm. de Suisse (cant. de Soleure); 1.400 h.
trimbalage[*n;i] ou trimbalement [trin,
man] n. m. Action de trimbaler. Opération qui consiste à passer fortement une peau sur le tranchant d'un outil, afin de l'adoucir en rompant ce qu'on appelle le nerf.
trimbalée [trin-ba-lé] n. f. Grande quantité : une trimbalée de mioches.
trimbaler [trin-ba-lé] v. a. Pop. Traîner partout avec soi : trimbaler ses enfants partout- Faire subir (aux peaux) le trimbalage.
trimbaleur, euse [trin, eu-zc] n. Personne qui trimbale.
trimen. f. Sorte de jeu de billes.
trimène n. f. Genre d'insectes lépidoptères renfermant de jolis papillons roux des régions chaudes et tempérées.
trimer [mé] v. n. Pop. Se fatiguer en efforts pénibles : trimer toute une journée.
trimère adj. (du préf. tri, et du gr. meros, partie). Qui est composé de trois articles : tarse trimère. Qui possède des tarses à trois articles : coléoptère trimère.
trimestre [mès-tre] n. m. (lat. trimestris). Espace de trois mois. Somme payée pour trois mois. Fonctions qui durent trois mois.
trimestriel, elle [mes-tri-èl, t-ie] adj. (de
trimestre). Qui comprend trois mois; qui revient tous les trois mois : bulletin, recueil trimestriel.
trimestriellement [més-tri-è-le-man] adv.
Par trimestre. Tous les trois mois : revue qui parait trimestriellement.
triméthylamine n. f. Ammoniaque composée, dérivant de l'ammoniaque simple par la substitution de trois groupes méthyles à trois atomes d'hydrogène.
trimètre n. m. (préf. tri, et gr. metron, mesure). Métriq. Vers composé de trois mètres ou mesures : trimètre lambique. Adjectiv. : vers trimètre.
trimétrique adj. Métriq. Qui se rapporte à trois mesures différentes.
trimeur n. m. A certains jeux, celui qui trime.
trimmer [trimer] n. m. (m. angl.) Engin de
flèche, constitué par une sorte de gros flotteur en iège, sur lequel s'enroule la ligne.
— Encycl. La plaque circulaire en liège est peinte d'une couleur [rouge] sur une face et d'une couleur différente [blanc] sur l'autre. Le fil de la ligne est enroulé dans une gorge, creusée sur la tranche du disque. On amorce avec un poisson vivant, et l'on déroule une longueur de fil correspondant à la profondeur choisie. Si le brochet attaque l'amorce, il fait tourner le trimmer et déroule le fil. On emploie cet engin sur les lacs, les étangs, les rivières à courant peu rapide.
trimorphe adj. (du préf. tri, et gr. morph/>, forme). Se dit d'une substance susceptible de cristalliser sous trois formes différentes incompatibles.
trimorphisme [fis-me] n. m. Cas d'une substance trimorphe.
Trimouille (La), ch.-l. de c. (Vienne), arr. et à 14 kil. de Montmorillon. sur la Benaise; 1.810 h. Ch. de f. Orl. Fer, carrières. — Le cant. a 8 comm. et l.'oïO h.
Trimourti, la trinité hindoue, composée de Brahina en qualité de créateur; Vichnou, conservateur; Çiva, destructeur, et représentant les trois énergies éternelles de la nature.
trin ou trine adj. (du iat.
trinus, triple;. Divisé en trois :
une trine unité. (Vx.) Trin ou trine aspect, se dit, en oairono mie, de deux planètes éloignées l'une de l'autre du tiers du zodiaque. Théol. Qui est triple, surtout en parlant de Dieu au point de vue du mystère de la Trinité.
Trinacrie [gr. Trlnakria;
treis, trois, etakria, sommet), ane.
nom de la Sicile, terminée par trois promontoires (Lilybée, Pélore, Pachynum).
tr inaire [nè-re] adj. (du lattrinus, triple). Qui est divisé en trois : la feuille du fraisier est trinaire.
trinalité n. f. Etat d'une chose trine-
trincadoure ou trinca- Trimmrti.
dour n.m.(portug. trincador). Forte chaloupe des côtes d'Espagne, assez fine de forme et bien construite.
Trincomalé, port de l'ile de Ceylan ; 10 000 h.
trinervé, e [ncr] adj. Se dit des feuilles qui ont trois nervures.
trinervulé [nèr], e adj. Bot. Qui a trois nervules.
tringa n. m. (ital. tringa). Nom scientifique de petits bécasseaux, dits aussi maubèches.
tringle n. f. (holl. tingel). Verge de fer servant à soutenir un rideau, une draperie. Baguette équarrie, qui sert à former des moulures ou à remplir un vide entre deux planches. Moulure plate à la partie inférieure du triglyphe dorique. Marque faite au cordeau sur un morceau de bois.
tringler [glé] v. a. (de tringle). Tracer une ligne droite sur une poutre, avec un cordeau frotté de rouge.de noir ou de blanc : tringler une pièce de bois.
tringlette [glè-te] n. f. Petite tringle. Pièce de verre qui entre dans un panneau de vitres. Outil dont se sert le vitrier pour ouvrir le plomb.
tringloire n. m. Grav. Appareil à tracer des traits.
tringlot [glo] n. m. Arg. Soldat du train des équipages. V. train.
tringUeltetjAè^eln.m.fdel'allem. trinkgeld; de trinken, boire, et geld, argent). Pop. Pourboire-
Trinidad [dad'], v. de l'ile de Cuba, sur la côte S. ; 24.500 h. Sucreries, café.
trinitaire [tè-rej] n. (de Trinité). Personne qui croit à l'existence de trois personnes en Dieu. Sectaire dont les opinions sur la Trinité n'étaient pas orthodoxes. N. m. Religieux de l'ordre de la Sainte- Trinité. (En France, on appelait aussi les trinitaires, mathurins.) N. f. Religieuse de l'ordre de la Trinité. Bot. Nom vulgaire de l'hépatique des jardins.
Trinité n. f. (lat. trinitas; de trinus, triple). Relig. Union des trois personnes distinctes ne formant qu'un seul Dieu : la trinité hindoue. Absolum. La Trinité, la trinité chrétienne, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Fête catholique en l'honneur de ce mystère, et qui se célèbre le premier dimanche qui suit la Pentecôte (en ce sens, comme dans le précéd., prend une majuscule). Tout ce qui est divisé en trois parties. Loc. prov. : A Pâques ou à la Trinité, à une époque incertaine, sur laquelle il ne faut pas compter. (Allusion à ce que les rois de France des xme et xiv» siècles promettaient de faire à Pâques ou à la Trinité le remboursement des sommes qu'ils avaient empruntées, mais ne s'embarrassaient guère de tenir leurs promesses.)
— Encycl. Suivant le dogme catholique, il y a trois personnes en Dieu ; le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Elles sont distinctes, égales, et par conséquent coéternelles et consubstantielles dans une seule et indivisible nature. Chacune de ces personnes est Dieu, et cependant il n'y a qu'un seul Dieu. Le Père n'a pas de principe : le Fils est engendré par le Père de toute éternité, le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils. Entre ces trois personnes, il n'y a ni subordination ni priorité d'excellence. Les principales hérésies anciennes contre la Trinité sont le sabellianisme et l'arianisme.
Trinité (île de la), la plus grande des petites Antilles anglaises ; 291.000 h. Ch.-l. Port of Spain. Canne à sucre, rhum.
Trinité (ordre de la), ordre religieux de femmes, fondé en Espagne en 1201, et dont les membres étaient appelés trinitaire».
Trinité (église de la), une des plus belles églises modernes de Paris (IX^arrond.), construite par l'architecte Ballu (1867), dans le style des églises florentines du xvi« siècle.
Trinité-Porhoët (La), ch.-l. de c.
(Morbihan), arr. et à 23 kil. de Ploërmel ; 1.210 h. Sur la Manche. Tanneries. — Le cant. a 6 comm. et 10.830 h.
Trinité-sur-Mer (La), comm. du
Morbihan, arr. et à 28 kil. de Lorient; 1.430 h. Bains de mer.
trinôme n. m. (du préf. tri, et du gr. nomos, division). Quantité algébrique, composée de trois termes. Adjectiv. : facteurs trinômes.
trinquart [kar] n. m. Petit bâtiment de formes lourdes, destiné à la pêche du hareng.
trinqueballe n. m. v. triqueballe.
trinquebaSSOn [ke-ba-son] n. m. Volant ou serpe à lame concave, servant à tailler les haies (mot en usage au xv« s.).
trinquer [ké] v. n. (de l'allem. trin- Tbr^"sq0une' ken, boire). Choquer son verre contre celui a!s d'un autre avant de boire. Pop. Eprouver une perte, un désagrément.
trinques [he] n. f. pi. Mar. Nom donné aux roustures des antennes.
TRI
trinquet [ké] n. m. (ital. trinchetto). Mât de misaine, Incline un peu sur l'avant des bâtiments gréés en voiles latines.
trinquetin [ke] n. m. Petite voile latine, que l'on envergue sur l'antenne du trinquet pour remcette voile par mauvais temps.
trinquette [ke-te] n. f. (de trinquet). Voile triangulaire, portée par la vergue de trinquet. Sorte de petit foc.
trinqueur [heur] n. m. Celui qui airne à trinquer, à boire.
trinucléus [klé-uss] n. m. Genre de trilobites, renfermant de nombreuses espèces du silurien inférieur de l'hémisphère boréal.
Trinumus (les Trois écus), comédie de Plautc. qui tranche sur l'ensemble de 6cs œuvres par la délicatesse des sentiments et les nuances des caractères. Elle a été imitée par Destouches, dans le Dissipateur.
trio n. m. (mot ital.). Morceau de musique à trois parties : les trios de Haydn. Seconde partie d'un pas redoublé, d'une marche, d'une valse, d'une polka, d'une scottisli, d'une mazurka, etc. Réunion de trois personnes ou de trois choses personnifiées : un trio de filous. Métall. Train de laminoirs composé de trois cylindres superposés, dans le même plan vertical. PI. des trios.
triobole n. m. (gr. triùbolon). Mesure et monnaie des Grecs, valant trois oboles.
triodon n. m. Genre de poissons plectognathes gymnodontes, atteignant parfois 80 centimètres de long, et qui habitent l'océan Indien.
triodonte n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes renfermant de petits hannetons d'Europe et d'Afrique.
triœcie [est] n. f. (du préf. tri, et du gr. oikia, maison). Dans le système de Linné, classe de plantes qui portent trois sortes de fleurs, c'est-a-dire des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs hermaphrodites.
triœcique [é-si ke] adj. Bot. Qui appartient à la triœcie.
triolet [lé] n. m. Petite pièce de huit vers, généralemcnt , 3
octosyllabes, / m - - i m 3
sur deux ri - A , C - 1 f g g J'l^^ mes , ou le S^ I M | J I ' ^ |
}"> Ie 4C £' Tr,ole,S.
le («vers sont les mêmes, et le 2« est repris an 8e. Musiq. Groupe de trois notes d'égale valeur, exécutées dans le même temps que le seraient deux notes de même figure : on place un 3 au-dessus ou au-dessous du triolet pour l'indiquer. (Il arrive souvent que l'on représente le triolet, non par trois notes d'égale valeur, mais par des valeurs correspondantes, en durée, à la somme de ces trois notes.) Bot. Nom vulgaire delà luzerne lupuline et du trèfle rampant.
triomphal, e, aux [tri-on] adj. (lat. triumphalis). Qui a rapport au triomphe : char triomphal- Fig. Fait avec pompe : faire dans un salon une entrée triomphale.
triomphalement [tri-on, man] adv. En triomphe : entrer triomphalement dans une ville. Fam. Avec pompe.
triomphant [on-fan], e adj. Qui triomphe, qui a vaincu : général triomphant. Qui a vaincu ses adversaires, surmonté toutes les difficultés : sortir triomphant d'une épreuve. Heureux et fier d'un succès obtenu : des candidats triomphants. Qui marque la joie et la fierté : air triomphant. Décisif, qui ne laisse rien à répliquer : argument triomphant. Eglise triomphante, v. Église. N. f. Jeux. Coup qui consiste en ce que l'hombre, étant le premier en cartes, joue, en commençant, atout par l'as de pique.
triomphateur, triée [tri-on] adj. (lat. triumr
phator). Qui a obtenu les honneurs du triomphe : général triomphateur. Qui a remporté la victoire : nation triomphatrice. N. m. Chez les Romains, général qui rentrait à Rome avec les honneurs du triomphe, après une grande victoire. Pax ext. Celui qui a remporté une victoire.
triomphe [on-fe] n. m. (lat. triumphus). Entrée pompeuse et solennelle d'un général d'armée romaine qui avait remporté une grande victoire : obtenir le triomphe. Grand succès militaire ; victoire : les triomphes d'Alexandre. Fig. Succès éclatant : c'est un jour de triom/ihe pour lui. Succès de ce qui prévaut : le triomphe de la science.. Chose dans laquelle on excelle : air qui est le triomphe d'un ténor. En triomphe, triomphalement; avec de grandes démonstrations de joie. Porter quelqu'un en triomphe, le porter à bras d'hommes pour lui faire honneur. Fig. Faire de lui les plus pompeux éloges, miit. Fête célébrée annuellement à l'Ecole de Saint-Cyr. Prov. : Il ne faut pas chanter triomphe avant la victoire, il ne faut pas se vanter du succès d'une affaire avant qu'elle ait complètement réussi.
— Encycl. On distinguait, à Rome, le petit triomphe ou ovatio et le grand triomphe. Le triomphe était conféré par le Sénat. En tête du cortège marchait le Sénat entier; puis venaient des trompettes, des cors qui précédaient une file de chariots chargés des dépouilles de l'ennemi. La quantité du butin en même temps que les noms des provinces conquises étaient écrits sur des tablettes fixées au bout de longues perches. Puis venaient les représentations des villes qu'on avait prises, quelquefois aussi des animaux extraordinaires amenés des pays subjugués. Derrière les licteurs s'avançait le général victorieux, debout sur un char circulaire traîné par quatre chevaux blancs. Derrière le triomphateur marchaient ses principaux officiers achevai et le cortège était fermé par un corps de légionnaires. Le triomphateur était conduit au Capitole. A partir d'Auguste les honneurs du triomphe furent réservés aux empereurs.
triomphe [on-fe] n. f. Jeu de cartes, variante de l'écarté, qui en diffère en ce qu'on n'écarte pas et qu'on ne marque pas le roi. Atout, carte qui emporte toutes les autres et sert à couper, à certains jeux.
— Encycl. Jeu. On joue à la triomphe à deux, avec un jeu de piquet. Les cartes ont leur valeur ordinaire, du roi au 7, l'as prenant place entre le valet et le 10. Le donneur distribue 5 cartes, par 2 et 3, et retourne la 11°, qui indique l'atout, la •< triomphe ». On joue ensuite comme ù l'écarté, sauf qu'on n'écarte pas et qu'on ne marque pas un point pour
ruonyx.
TRI
le roi. Trois levées valent 1 point; cinq levées, la vole, 2 points. La partie se joue d'ordinaire en cinq points.
Triomphes {les), poèmes de Pétrarque, au nombre de six {Triomphe de l'Amour, de la Chasteté, de la Mort, de la Renommée, du Temps, de la Divinité). Espèces de visions allégoriques, écrites en tercets, pleines d'éclat et d'imagination.
Triomphe de la Mort {le), roman, par G. d'Annunzio (1894), dont le héros, âme inquiète etlasse de vivre, gâche un amour sincère par son goût maladif de l'analyse et entraine sa maîtresse dans la mort.
triompher [on-fé] v. n. (lat. triumphare). Antiq. rom. Faire une entrée pompeuse et solennelle dans Rome après une victoire. Vaincre à la guerre : César réussit à triompher des Gaulois. Remporter un avantage sur quelqu'un : triompher dans une discussion, et fig., surmonter : triompher de ses passions. Exceller : triompher dans un art. Tirer vanité de : triompher du gain d'un procès. Etre dans la joie de : triompher du malheur d'autrui. Allus.
UTTÉR. V. VAINCRE.
triongulin n. m. Première forme larvaire des insectes coléoptères vésicants. tels que les cantharides, mylabres, méloès, etc. (C'est une petite larve allongée, à six pattes, qui grimpe sur les plantes tleuries, où viennent butiner les hyménoptères solitaires, s'accroche à l'un d'eux, qui la transporte dans son nid où elle vit aux dépens des œufs.)
trionychidéS [ki] n. m. pi. Famille de reptiles chéloniens, renfermant les genres trionyx et voisins. S. un trionychidé.
trionyx [niks] n. m. Genre de reptiles chéloniens. renfermant une quinzaine d'espèces répandues dans les régions chaudes du globe.
(Ce sont de grandes tortues d'eau douce, ovales, à plastron court, qui vivent de poissons, de batraciens, et attaquent même les canards, qu'elles noient en les tirant par les pattes.)
triori n. m. Danse bretonne, dont le mouvement est très animé et à trois temps. Air sur lequel cette danse doit se régler.
triOStée [os-té] n. m. Genre de rubiacées de l'Asie centrale et de l'Amérique du Nord dont la racine constitue le faux ipécacuana.
triOVUlé, e adj. Bot. Qui a trois ovules.
tripaille [pa, Il mil., e] n. f. b'am. Entrailles, intestins des animaux.
tripang ou trépang [pan] n. m. Nom donné à différentes espèces de grosses holoturies comestibles, dont il se fait un important commerce dans la région malaise et australienne : le tripang est un aliment estimé des Chinois, qui lui prêtent des qualités aphrodisiaques.
triparti, e ou ite adj. (du préf. tri, et départi, partagé). Divisé en trois parties : feuille tripartie. Chambre bipartie, tripartie, tribunal où un tiers seulement des magistrats appartenait à la religion réformée.
tripartible adj. Qui peut se diviser en trois parties.
tripartition [si-on] n. f. (de triparti). Action de diviser une quantité en trois parties égales.
tripatouillage [Il mil.] n. m. Action de tripatouiller.
tripatouiller [Il mil.] v. a. Arg. littér. Modifier, généralement sans l'assentiment de l'auteur, une œuvre littéraire ou dramatique. (C'est Emile Bergerat qui lança le mot tripatouiller).
tripatouilleur, euse [Il mil., eu-zé] n. Personne qui tripatouille.
tripe n. f. Boyau d'un animal. Estomac des ruminants considéré comme aliment pour l'homme : manger des tripes à la mode de Caen.Fam. Intestins de l'homme. Pop. Rendre tripes et boyaux, vomir avec de grands efforts. Œufs d la tripe, œufs durs coupés par tranches et fricassés avec des oignons. Partie intérieure d'un cigare. Résidu de la cuite de la colle à papier. Sorte de velours ou de panne, dont le poil était de laine et le fond de chanvre, employé pour habiller les meubles. (On disait aussi tripe de velours.)
— Enctci.. Les tripes comprennent la panse, le feuillet, le bonnet et la caillette, à la différence du gras-double, qui ne comprend que le bord gras de l'estomac.
tripée n. f. Syn. de tripaille.
tripenné [penné], e adj. (du préf. tri, et de penné). Bot. Se dit des feuilles dont les pétioles secondaires sont divisés en pétioles tertiaires.
triperie [ri] n. f. Lieu où l'on vend des tripes. Commerce du marchand de tripes.
tripet [pè] ou tripot [po\ n. m. Archéot. Sorte de gobelet."
tripétale ou tripétalé, e adj. Bot. Dont la
corolle est formée de trois pétales.
tripette [pè-te] n. f. (de tripe). Petite tripe. i\>/>. Cela ne vaut pas tripette, ne vaut rien.
tripette jié-te] n. t. Bot. Nom vulgaire de plusieurs espèces de clavaires comestibles, notamment la clavaire jaune et la clavaire dorée.
tripharmaque [far-ma-de] adj. (du préf. tri, et du gr. pharmakon, remède). Se disait autrefois des remèdes composés de trois drogues.
triphasé fa-zé], e adj. Se dit des courants polyphasés au nombre de trois.
triphène n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant de grandes noctuelles grises, répandues sur tout le globe.
triphénylméthane n. m. Composé dérivé du méthane, et qui a une importance considérable dans la chimie des matières colorantes.
triphtongue [trif-ton-ghe] n. f. fpréf. tri, et gr. phlhoggos, son). Syllabe composée de trois sons, qu'on fait entendre en une seule émission de voix : il n'y a pas de triphtongues proprement dites en fiançais. (On écrivait autref. triphthongue.)
triphylle 'fi-le] adj. (du préf. tri, et du gr. phullon, feuille). Bot. Dont les feuilles sont divisées trois par trois.
tripier [pi-é], ère n. (de tripe). Qui vend des tripes. Fig. Couteau de tripière, homme qui sert a la fois deux partis, qui dit à la fois du mal de deux adversaires (par allus. aux couteaux des tripiers, qui coupent des deux côtés).
Tripier [pi-é] (Louis), avocat français, né à Saint-Léger-Vauban, m. â Paris (1816-1877) ; auteur d'une édition classique des Codes français.
triplan, © adj. (du préf. tri, et du gr. plan). Se dit d'un aéroplane à trois plans de sustentation.
triple adj. (lat. tripler). Qui contient trois fois une chose : bâtiment à triple étage. Sert à marquer un haut degré : triple sot. N. m. Valeur trois fois aussi grande : neuf est le triple de trois. Papier plié en triple, en trois parties ramenées l'une contre l'autre.
triplégie [j(] n.f. (du préf. tri, et du gr. plêgê, forme). Forme d'hémiplégie, dans laquelle la paralysie unilatérale est compliquée de la paralysie d'un membre du côté opposé.
triplement [man] n. m. Action de tripler.
triplement [man]
adv. En trois façons ; d'une manière triple.
Triplepatte, comédie en cinq actes , de Tristan Bernard et André Godfernaux (1905). Conflit bien observé et très amusant entre l'apathie du principal personnage et les dévouements intéressés qui l'entourent.
tripler [pié] v. a. (de
triple). Rendre triple : tripler une somme. V. n. Devenir triple.
triplet [plè] n. m. (de triple). Phot. Objectif photographique, composé de trois lentilles corrigées chacune isolément pour l'aberration. Jeu. Jet de trois dés amenant trois points semblables. Action de faire passer la corde trois fois sous les pieds pendant le même saut. Archèol. Groupe de trois fenêtres, unies par une archivolte, symbolisant la Trinité, et que l'on trouve sur la façade des églises du xme siècle.
tripleter [té] v. a. (Double le t devant une syllabe muette : je triplette; excepté au fut. et au condit. : je tripleterais.) Mettre le fil en trois.
triplette [pit-te n.f.
(de triple). Bicyclette à trois places. Se dit des parties de chaîne qui sont envergées par trois fils pour un.
tripleur n. m. Machine pour tripler les fils sans l'intermédiaire de l'ouvrier.
triplicata n.m. (du
lat. triplicatus, triplé). Troisième copie (Peu us.) PI. des triplicata.
triplication [si-on] n. f. Action de tripler.
triplice n. f. (mot ital. qui signifie triple, ss.ent. alieanza, alliance). Abréviation familière, par laquelle a été désignée en Italie d'abord, puis dans les autres pays, la triple alliance conclue en 1881 entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie : les projets de la triplice.
triplicité n. f. (lat. tripliéitas). Qualité de ce qui est triple : la triplicité de Dieu.
triplinervè [nèr], e adj. Bot. Dont la feuille offre trois nervures principales.
triplique n. f. (du lat. triplicare, tripler). Dr. rom. Exception opposée à une duplique.
triplOStémone [plos-té] adj. (du gr. triploos, triple, et stémôn, étamine). Bot. Dont les étamines sont trois fois plus nombreuses que les divisions de la corolle.
tripode n. m. (du préf. tri, et du gr. pous, podos, pied). Mar. Se dit d'un mât qui est tenu, non pas par des haubans, mais par deux mâtereaux arcboutés sous la hune, et fixés sur le pont en abord.
tripodie [dt] n. f. (gr. tripodia; de treis, trois, et pous, podos, piedj. Métriq. Vers composé de trois pieds.
tripolaire [lè-re] adj. (du préf. tri, et de pôle). Biol. Caryocinèse anormale, dans laquelle il y a trois fuseaux divergeant du centre chromatique
tripoli n. m. Substance minérale, jaune ou rouge, qui sert à polir, et que l'on tirait autrefois de la ville de Tripoli, en Syrie.
Tripoli d'Anatoiie ou Tireboli, v. de la
Turquie d'Asie (prov. de Trébiznnde) ; 8.000 h. Commerce de noisettes, riz, pelleteries.
Tripoli de Barbarie, v. d'Afrique, ch.-l. de la régence de Tripoli; 45.000 h. [Tripolitains.) Exportation d'alfa.
Tripoli de Syrie, v. de la Turquie d'Asie (Syrie), sur le bord de la mer; 26.000 h. Maroquinerie; éponges.
Tripoli (régence de) ou Tripolitaine, région de l'Afrique sept., sur la Méditerranée, dépendant de la Turquie; 1 .OS 1 .000 Uil. carr., pour la plus grande partie en désert ; seuls les plateaux de la côte présentent quelques cultures. Au sud, les oasis de Ghadamcs. Ghàt et Koufra font partie de la Tripolitaine;! million d'h. {Tripolitains). Soufre, natron, céréales. Ch.-l. Tripoli, v. pr. Benghazi.
tripOliSSer [Usé] v. a. (de tripoli). Aiguiser; polir avec une pierre, avec le tripoli. (On dit aussi
TRIPOLIR.)
Tripolitza, v. de Grèce (Morée), dans la
f daine de Tégée ; 11-000 h. Tripolitza a été bâtie avec es débris de Pallantion, Tcgée et Manlinée, d'où son nom.
Triplette.
d'un acte.
TRI
triponctué, e adj. (du préf. tri, et de ponctué). Qui porte trois points ou trois taches en forme de point.
triporteur ou tri-porteur n. m. (abrév.
Sorte de tricycle muni d'une
de tricycle porteur) caisse dans laquelle on peut placer des marchandises, et qu'un homme actionne au moyen de pédales.
tripot [ po ]
n. m- Jeu de paume. (Vx.) Maison de jeu.
Parext. Endroit où l'on se livre à des spéculations : le tripot de la Bourse.
Maison mal fréquentée.
tripotage
Tri-porteurs.
m- (de tripot). Mélange malpropre ou de mauvais goût. Fig. et fam. Petits arrangements : les tripotages d'un ménage. Intrigue, tromperie : il doit y avoir du tripotage là-dedans. Fam. Malversation, trafic d'influence.
tripotailler [ta. Il mll.,é] v. n. Fam. Toucher, manipuler : tripotailler des fleurs.
tripotée [té] n. f. Pop. Volée de coups : recevoir une tripotée. Grande quantité : une tripotée d'enfants.
tripoter [té] v. a. (de tripot). Toucher, manipuler : tripoter un enfant. Spéculer avec : tripoter l'argent des autres. V. n. Faire quelque chose de mauvais ou de malpropre en mélangeant différentes choses ensemble : enfants qui tripotent dans la terre. Fig. Faire des opérations plus ou moins probes : tripoter sur les blés.
tripoteur, euse [eu-ze] n. Qui fait des tripotages : un tripoteur d'affaires.
tripotier[(i-é],èreadj.Quitripote.N. Personne qui tient un jeu de paume. Personne qui tient un tripot.
Triptolème, roi d'Eleusis. Il inventa la char rue, apprit de Cérès l'art de cultiver la terre et en seigna cet art aux habitants de l'Attique. (Myth.)
triptOte adj. (du gr. triptôtos, qui a trois cas). Gram. Dont les cas n'ont que trois terminaisons différentes.
triptyque n. m. (du gr. triptukhos, plié en trois). Tableau sur trois volets, dont deux se replient sur celui du milieu : il existe des magnifiques triptyques flamands. Chez les anciens, tablette à trois feuillets se repliant l'un sur l'autre.
— Enctcl. Bx-arts. Les triptyques sont originaires de Byzance, où l'on eut l'idée de traiter en ivoire où en orfèvrerie de petites compositions historiques et, surtout, religieuses, en plusieurs parties reliées entre elles et constituant des triptyques ou des polyptyques. Les ivoiriers.les orfèvres et les émailleurs d'Occident restèrent fidèles à cette production jusqu'à la fin du moyen âge. Quand on commença à peindre sur panneaux, on exécuta des retables faciles à transporter, en forme de diptyques, et on amplifia souvent un tableau d'autel de deux volets égaux, chacun de la moitié de sa surface, et montés sur charnières. La Flandre, les Pays-Bas et la France produisirent de ces triptyques en grand nombre aux xve et xvie siècles.
trique n. f. Pop. Gros bâton.
triqueballe [ke-ba-le] n. m. (peut-être du holl. trakken, tuer, et ballen, fardeau). Voiture de tran-
sport, dans les parcs d'artillerie et les arsenaux. Fardier à deux roues pour le transport des longues pièces de charpente qui sont suspendues au-dessous de l'essieu. (Le fém. est aussi usité. — On dit aussi
TRINQUEEAI.LE.)
trique-madame n. f. Bot. Nom vulgaire de l'orpin blanc. (Quelques-uns disent tripe-madame.)
triquer [ké] v. a. (de trique). Battre à coups de trique : triquer un âne. Mar. Faire le tricage des pièces dont un mât se compose. Techn. Trier les bois suivant leur espèce et leur qualité.
triquet [kè] n. m. Battoir fort étroit, dont on se sert pour jouer à la paume. Echafaud découvreur en forme de triangle. Espèce d'échelle double.
Triqueti (Henri-Joseph-François, baron de), peintre et surtout sculpteur français, né à Conflans (Loiret), m. à Paris (1804-1874), auteur de : Thomas Morus se préparant a la mort, Moïse sauvé des eaux, Edouard Vil, etc.
triquetrac [ke-trak] n. m. Bruit confus de chocs. (V. TRICTRAC.)
triquètre [kt-tre] adj. (du lat. triquetrus). Qui a trois côtés ou trois faces. N. f. Numism. Assemblage de trois jambes repliées en triangle, que l'on trouve sur certaines médailles antioues.
triqueur [keur] n. et adj. m. Ouvrier qui fait le tri du bois flotté. Pop. Chiffonnier en gros qui fait le triquage.
triquoises n. f. pi. v. tricoises.
triradié, e adj. (du préf. tri, et de radié). Qui offre trois rayons.
trirectangle [rek] adj. Qui a trois angles droits : triëdre trirectangle.
trirègne n. m. (Ital. triregno ; du préf. tri, et du lat. regnum, règne). Nom donné quelquefois à ia tiare du pape.
Trirème : A, romain? ; II, malaise à balanciers.
TRI
trirème n. f. (lat. triremis; de très, trois, et remus, rame). Galère des anciens, à troi6 rangs de rames superposés : les trirèmes athéniennes.
trirote n. f. (du préf.
tri, il du lat, rota , roue).
Chaise pou lante à trois roues, q u e peut faire mouvoir ellemême la personne qui y est assise.
trisacramen-
taire [mantè-re] n. m.
Celui qui ne
reconnaît que trois sacrements.
trisa-
gion[triza]
n. m. (du gr.
trisagios;de treis, trois, et hagios, saint). Liturg.
cathol. Hymne où le mot saint est répété trois fois,
en grec ou en latin.
trisaïeul [za-i-euV], 6 n. (de préf. tri, et de ait»/) Le père, la mère du bisaïeul ou de la trisaïeule. PI. des trisaïeuls, trisaïeules.
trisannuel, elle [za-nu-èl, è-le] adj. Qui a lieu tous les trois ans : fête trisannuelle. Se dit d'une plante qui dure trois ans.
trisecteur, trice [tri-sêk] adj. Qui donne la trisection de l'angle. N. m. : trisecteur de l'angle.
trisection [tri-sèk-si-on] n. f. Géom. Division d'une chose en trois parties égales : la trisection d'un angle est un problème insoluble.
trisel [sèl] n. m. (préf. tri, et sel). Chim. Se dit quelquefois d'un sel neutre, provenant d'un acide tribasique.
trisépale [tri-sé] adj. Bot. Dont le calice a trois sépales.
triséquer [tri-si-hé] v. a. (du préf. tri, et du lat. secare, couper. — Se conj. comme accélérer.) Partager en trois parties : triséquer un angle.
trisérié, e adj. Uist. nat. Qui est disposé sur trois rangs.
triSéteUX, euse [(eu, eu-ze] adj. (du préf. tri, et du lat. seta, soie). Bot. Qui porte trois soies.
trisiphon n. m. Variété de mitre de cheminée garnie de trois tubulures inclinées vers le toit, ce qui permet à la fumée de s'échapper, de quelque côté que se trouve le vent.
trismégiste [tris-mé-jis-te] adj. m. (gr. trismegistos;de tris, trois fois, et megistos, très grand). Trois fois grand. Surnom que les Grecs donnaient à Hermès ou au dieu Thôt des Egyptiens.
trismus [tris-muss] ou trisme [tris-me] n. m.
(du gr. trismos, bruit aigu). Constriction des maxillaires, dueàla contracture des muscles masticateurs:
le trismus est un des symptômes caractéristiquesdu tétanos.
tri soc
[ sok ] n . m .
Charrue à t™«.
trois socs.
trisormien [zor-mi-in] n. m. Membre d'une secte du v siècle, qui admettait l'égalité de nature dans les trois personnes de la Trinité, mais qui voyait cette nature imparfaite dans chacune prise isolément.
trispaste [tris-pa-te] n. m. (préf. tri, et gr. spân, tirer). Moufle composée de trois poulies, au moyen de laquelle on peut enlever de grands fardeaux.
trisperme [tris-pèr-me] adj. (du préf. tri, et du gr. sperma, graine). Bot. Qui renferme trois graines.
trisse [tri-se] n. f. Corde ou palan qui sert à approcher ou à éloigner un canon du sabord.
trissement [tri-se-mdn] n. m. Cri de l'hirondelle.
trisser [tri-sé] v. n. Crier, en parlant de l'hirondelle.
triSSer [tri-sé] v. a. (du préf. tri, d'après bisser). Faire répéter jusqu'à trois fois de suite : on a bissé et trissé ta sérénade.
TriSSino (Giovan Giorgio), poète italien, en français le Trissin, né àVicence, m. à Rome (1478- 1550) ; auteur de la première tragédie conforme aux règles des anciens, Sofonisbe, de la comédie / Simulimi, du poème épique l'italia liberata dai Goti.
Trissotin , personnage que Molière , dans les Femmes savantes, a voué à un éternel ridicule. C'est le type du poète bel esprit, prétentieux, faisant valoir ses petits vers dans un cercle toujours disposé à le couvrir d'applaudissements.
triSSOtinisme [tri-so-li-nis-me] n. m. Sottise qui rappelle celle de Trissotin.
tristachyé, 6 [tris-ta-ki] adj. (du préf. tri, et du gr. stakhus, épi). Bot. Dont les fleurs forment trois épis.
Tristan da Cunha (îles), groupe d'îles volcaniques dans l'océan Atlantique.au S.-O. du cap de Bonne-Espérance; 70 h. Les plus isolées du monde. A l'Angleterre.
Tristan et Yseult, légende du moyen âge, une des plus belles épopées d'amour qui aient jamais été conçues. Tristan de Léonois est chargé d'aller en Irlande demander pour son oncle, Marc, roi de Cornouailles, la main d'Yseult, la blonde. Par une erreur fatale, Tristan et Yseult boivent un philtre magique, qui allume chez eux une passion irrésistible et éternelle.
Tristan et Yseult, drame lyrique en trois actes, poème et musique de R. Wagner (1865). Le sujet est emprunté à la vieille légende celtique indiquée ci- La musique offre, avec des longueurs et des passages d'une difficile compréhension, des pages ,iui, [e quelles la passion, la tendresse et la douiiit exprimées avec les accents d'un pathétique déchirant.
Tristan l'Hermite ou l'Ermite (Louis).
prévôt des maréchaux de France sous Charles VU et Louis XI, né en Flandre au début du xv siècle, m. dans un âge avancé. Assez dédaigneux des formes judiciaires, et même cruel, il n'en accomplit pas moins par tout le royaume, au lendemain des désordres de la guerre de Cent ans, une œuvre nécessaire de police. Il fit preuve d'une rude valeur militaire pendant la guerre de Guyenne, mais fut disgracié à la mort de Louis XI.
triste [tris-te] adj. (lat. trislis). Qui a du chagrin : être triste après un deuil. Porté à la tristesse : caractère triste. Qui exprime la tristesse : air triste. Qui est inspiré par la tristesse : faire de tristes réflexions. Affligeant : nouvelle triste. Qui inspire de la tristesse : triste cérémonie. Pénible : triste devoir. Obscur, sombre : couleur triste. Funeste, déplorable : faire une triste fin. Frivole, chétif, pitoyable : il a choisi un triste sujet; triste auteur, triste dîner. Triste mine, triste figure, air sombre, morose. Faire triste mine à quelqu'un, l'accueillir froidement- Avoir le vin triste, être triste quand on a bu. Fam. Etre triste comme un bonnet de nuit, comme une porte de prison, être très triste. Chevalier de la Triste Figure, don Quichotte. N. m. Genre triste, chose triste : le triste a son charme. Personne triste : les tristes entretiennent leur tristesse. Ant. Gai, joyeux, content.
Tristes (les), .élégies d'Ovide en cinq livres, écrites pendant son séjour à Tomes. Elles sont assez touchantes, mais contiennent trop de lieux communs.
triste-à-patte n. m. Soldat du guet. (Popet vx.)
tristement [tris-te-man] adv. D'une manière triste : s'éloigner tristement d'un ami. D'une manière mauvaise, pitoyable : tableau tristement peint. Ant. Gaiement.
tristesse [tris-lè-se] n. f. (de triste). Souffrance morale. Abattement. Mélancolie habituelle : la tristesse du caractère. Effet produit par les choses qui manquent de gaieté : la tristesse d'un appartement. Ant. Gaieté, joie.
tristigmaté, e [tris-tigh] adj. Qui a trois stigmates.
tristimane [tris-ti]ai]. Qui est atteint de tristimanie.
triStimanie [tris-ti-ma-nî] n. f. (de triste, et de manie). Pathol. Manie triste.
tristique [tris-ti-ke] adj. (du préf. tri, etdugr. stikhos, rang). Qui est disposé sur trois rangs.
tristisusquead mortem, m. lat. signif. : Triste jusqu'à la mort. Paroles que l'évangile de saint Matthieu (XXVI, 38) prête à Jésus dans le jardin de Gethsémani, un peu avant son arrestation.
Tristram Shandy (Vie et opinions de), ouvrage de Sterne; recueil de scènes, dialogues et tableaux humoristiques, où l'humour et la raison se prêtent un mutuel appui. Les portraits y sont vigoureusement tracés, et la psychologie des personnages très délicatement analysée : le curé Yorick (qui est l'auteur lui-même), l'oncle Toby et le caporal Trim, le docteur Stop, Shandy et sa femme (1759-1767).
triStrié [tris-tri-é], e adj. Qui offre trois stries.
triStyle [tris-ti-le] adj. Qui a trois styles.
trisulce [tri-sul-sé] ou trisultique [tri-sul]
adj. (du préf. tri, et du lat. sulcus, sillon). Se dit des mammifères dont les pieds ont chacun trois sabots distincts.
triSUlfure n. f. Chim. Sulfure contenant trois atomes de soufre dans sa molécule.
trisyllabe ou trissyllabe [tri-sil] adj. et
n. m. Qui a trois syllabes.
trisyllabique ou trisyllabique [tri-sil-
la] adj. Qui appartient à un trisyllabe.
tritagoniste [nis-te] n. m. (gr. tritagônislês ; de tritos, troisième, et agûnistrs, champion). Antiq. gr. Acteur qui jouait les troisièmes rôles, dans les tragédies grecques. Acteur de troisième ordre, acteur médiocre.
Tritchinopoly, v. de l'Inde (présid. de Madras) ; 90.000 h. Joaillerie. Cigares renommés.
tritemé, e [tir] adj. Se dit des feuilles composées, qui sont ternées trois fois ou à trois degrés^
tritheisme [is-me] n. m. Doctrine religieuse des trithéistes.
trithéiste [f*-*e]n.m. (du préf. «ri, et du gr. theos, dieu). Nom donné à tous ceux qui admettent dans la Trinité non seulement trois personnes, mais encore trois essences, trois substances, trois dieux- (On dit
aussi TRITHÉITE.)
Trithème ou Tritheim, de son vrai nom Heidenberg, historien et théologien allemand, né à Trittenheim, m. à Wurtzbourg (1462-1516). Ses ouvrages d'histoire et d'histoire littéraire marquent un savoir immense ; mais son goût pour le fantastique le fit tomber dans maintes erreurs ou inventions.
Trith-Saint-Léger, comm. du Nord, arr.
et à 7 kil. de Valenciennes, sur l'Escaut; 3.790 h. Métallurgie.
triticé, 6 adj. (du lat. triticum, froment). Qui ressemble ou se rapporte au froment.
tritOChlorure [Mo] n. m. Troisième combinaison du chlore avec un corps simple.
tritome n. m. Genre de liliacées, dont on connaît une vingtaine d'espèces, originaires de l'Afrique tropicale et de Madagascar, et que l'on cultive en Europe pour leurs fleurs jaunes ou rouges avec taches orangées, qui sont groupées en grandes panicules.
triton n. m. (gr. triton). Nom de divinités marines, descendant du divin Triton. Ancien appareil à plongeur.
triton n. m. (gr. tritonon). Intervalle de trois tons, dans le plain-chant.
Triton
marbré ; B, palmé.
TRI
triton n. m. .I/o//. Genre de mollusques gastéropodes, à coquille spiralée, en forme de conque, atteignant parfois 0".'M de long, et qui sont répandus dans les mers chaudes et tempérées : les tritons sont ces coquillages que les peintres et sculpteurs multent comme trompette à la douche des du Inités marines. Bept. Genre de batraciens urodêles, de la famille des salamandridés, renfermant une vingtaine d'espèces répandues sur l'hémisphère boréal.
— Ekctcl. Itept. Les tritons (molge) sont des animaux à queue comprimée en rame, et qui mènent une existence amphibie. Pendant la belle saison, ils vivent dans les mares et les étangs; pendant la saison froide, ils s'enterrent ou se logent souslcs pierres, ou ils demeurent engourdis jusqu'au printemps. Certaines espèces sont très communes dans les mares de France (triton marbré, triton à crête, triton palmé, triton ponctué, etc.). Les mâles sont revêtus d'une livrée plus brillamment colorée que celle des femelles, surtout à l'époque de la reproduction.
Triton, un des dieux de la mer, fils de Neptune et d'Amphitrite. Son attribut principal était une conque marine au son très éclatant. A côté du dieu Triton, on admet l'existence de nombreux tritons, ses descendants, personnificationdesflots.
tritonide. Myth .
gr. Déesse marine. Surnom d'Athèna.
tritonidés n. m.
pi. Famille de mollusques gastéropodes, dont le genre triton est le type. S. un tritonide.
tritonie [ni] n. f.
Genre demollusquesgas-
téropodes répandus dans presque toutes les mers et caractériséspardesbranchies qu'ils portentsurle dos, et dont la couleur est variable avec le milieu ambiant.
tritOIlien, enne [ni-in, è-ne] adj. Se dit des terrainsoùl'ontrouvedesdébrisfossilesd'animauxmarins.
tritOXyde [tok-si-de] adj. Troisième oxyde d'un métal.
tritri n. m. L'un des noms vulgaires du bruant proyer.
tritrille ;//, mil., e] n. m. Jeu de cartes qui est une combinaison de la manille et du médiateur.
trittye [tri-tî] n. f. (du gr. trittus, trois;. Antiqgr. Tiers d'une tribu, en Attique. Sacrifice dans lequel on immolait trois victimes différentes.
trituberculé [Jèr], e adj. Qui porte trois petits tubercules.
triturable adj. Qui peut être trituré.
triturant [ran], e adj. Qui triture, produit la trituration.
triturateur n. m. Appareil pour triturer.
trituration [si-on] n. f. (lat. trituratio). Action de triturer.
triture n. f. (subst. verb. de triturer). Habitude de manier les affaires publiques ou privées : avoir la triture des affaires. (Peu us. et fam.)
triturer [ré] v. a. (lat. triturare). Réduire en parties très menues, en poudre ou en pâte, par écrasement. Fig. Manier à fond : triturer la besogne a un employé encore novice.
triumfette [on-fè-te] n. f. Bot. Genre de tiliacées, comprenant des arbrisseaux' ou des plantes herbacées des régions tropicales, employées en médecine comme succédané de la guimauve et, dans l'industrie, comme textiles.
triumvir [tri-om'] n. m. (mot lat., de très, trois, et vir, homme). Magistrat de Rome, chargé, conjointement avec deux collègues, d'une branche de l'administration.
triumviral,e,aux [tri-om'] adj.fiat. trium-
viralis). Qui appartient aux triumvirs : pouvoirs triumviraux.
triumvirat [tri-om'-vi-ra] n. m. (lat. triumviratus). Fonction de triumvir : durée de cette fonction. Association de trois citoyens puissants pour accaparer toute l'autorité ; te triumvirat de Crassus. Octave et Antoine.
— Encycl. Le premier triumvirat fut formé à Rome par Pompée, César et Crassus. pour prendre le pouvoir malgré le sénat (60 av. J.-C. . Mais Pompée, resté à Rome, dut se rapprocher du sénat, et il s'ensuivit la guerre civile entre César et lui. Le deuxième triumvirat est l'association formée, après le meurtre de César, par Antoine, Octave et Lépide contre Brutus et Cassius. Les triumvirs se partagèrent le gouvernement des provinces, proscrivirent les républicains, et finalement s 'entredéchirèrent, jusqu'au jour où la bataille d'Actium donna l'Empire â Octave (43 av. J.-C).
trivalent n. m. v. valence.
tri Valve adj. Hist. nat. Qui a trois valves.
trivelin n. m. (de l'ital. trivellino , forêt). Chir. Instrument qu'emploient les dentistes pour extraire les racines et débris de grosses molaires.
Trivelin, type de la comédie italienne, créé à Paris vers le milieu du xvn' siècle, valet moins fin. mais plus scélérat qu'Arlequin. Son nom a été donné à tout farceur ou bouffon.
Trivelin.
J.-J. Trivulce.
TRI
trivelinade n. f. Bouffonnerie dans le goût de celles de Trivelin.
triviaire [i-re] adj. (dulat. trivium, rencontre de trois voies). Où aboutissent trois chemins : carrefour triviaire.
trivial, e, aux adj. (lat. trivialis ; de trivium, carrefour). Usé, rebattu : vvrité triviale. Bas. grossier : expression triviale. N. m. Ce qui est trivial : rechercher le trivial.
trivialement [mon] adv. D'une manière basse, triviale.
trivialiser [aé\ v. a. Rendre trivial : trivialisvr volontairement son style.
trivialité n- f. Caractère de ce qui est trivial. Pensée ou expression triviale : dire des trivialités.
trivien, enne [rt'-m, è-ne] adj. (lat. trivius Surnom donné à Hécate, à Mercure, divinités des carrefours.
Trivières, comm. de Belgique (Ilaiuaut, arr. de Soignies), sur l'Haine ; 2.390 h.
trivium [vi-om'] n. m. (m. lat.; de très, trois, et via, route). Au moyen âge, partie de renseignement comprenant les trois premiers arts libéraux ',1a grammaire, la rhétorique et la dialectique) : le trivium était suivi du quadrivium.
tri-voiturette ou trivoiturette [rè-te]
n. f. Petite voiture automobile, dont le châssis est monté sur trois roues.
trivoltain [tin] ou trivoltin adj. m. (du
préf. tri, et de l'ital. volta, fois). Se dit de vers à soie de race japonaise, qui se reproduisent trois fois dans la même année.
Trivulce, nom de plusieurs seigneurs originaires de Milan, qui prirent part, dans les rangs français, aux guerres d'Italie. — L'un d'eux, Jean-Jacques, dit le Grand Trivulce, né à Milan, m. à Arpajon (1U8-1518), maréchal de France, fut l'un des meilleurs généraux de Louis XII et se distingua à Fornoue, à Agnadel, à Marignan. Desservi par Lautrec, il fut disgracié. — Son neveu, Théodore, né vers 1456, m. en 1531, maréchal de France. C'est lui qui, après la bataille de Pavie, ramena très habilement en France l'armée de François I" privée de son chef. Il mourut gouverneur de Lyon.
Troade, anc. contrée de l'Asie Mineure, arrosée par le Scamandre et le Simoïs : capit. Troie.
Troarn, ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 14 kil. de Caen;600h.Ch.def.O. — Lecant.a32comm.etll.000h.
troc [trok] n. m. (de troquer). Echange direct d'un objet contre un autre : le troc fut sans doute la première forme du commerce. Troc pour truc, échange sans supplément ni retour.
Trocadéro, fort de la baie de Cadix, pris d'assaut par l'armée française, sur les Espagnols, en
Trocadéro (palais du), édifice construit à Paris sur les hauteurs d e Passy , par Davioud et Bourdais, à l'occasion de l'exposition de 1878. Il contient aujourd'hui un Musée d'ethnographie et un Musée de sculpture comparée.
trocart \kaf] ou trois-quarts
[troi-kar] n. m. (aller, de trois carres). Chir. Instrument en forme de poinçon cylindrique, monté sur un manche et contenu dans une canule propre à faire des ponctions.
Quand le trocart
a été enfoncé dans la cavité que l'on veut évacuer, on retire le poinçon en laissant la canule; grâce, à celle-ci, le liquide peut s'écouler facilement.
Les trocarts, en art vétérinaire, sont surtout employés dans les cas de météorisation.
trochaïque [ka-i-ke] adj. et n.m. Igr.trokhatkos). Se dit du rythme, du vers où le pied fondamental est le trochée : vers trochaïque.
trOChanter [kan-tér] n.m. igr.trokhantèr ; de trokhos, rondelle). Anat. Nom de deux tubérosités du fémur, où s'attachent les muscles qui font tourner la cuisse (le grand et le petit trochanter).
trochantérien, enne kan-té-ri-in,
i-ne] adj. Qui appartient au trochanter.
trochantin [kan] n. m. Anat. Petit trochanter. Zool. Petite pièce du thorax des insectes .
trochantinien, eane [kan-ti-ni-in,
i-ne] adj. Qui appartient au trochantin. 'c'a"rt.
troche n. f. Faisceau, assemblage. Espèce de coquillage en sabot. N. f. pi. Véner. Fumées à demi formées des bêtes fauves.
trochée [ché] n. m. 'gr. trokhaios). Pied de vers de la prosodie grecque ou latine, qui se compose ■d'une longue et d'une brève.
trochée [ehé] n. f. (de troche). Touffe de rameaux, qui s'élève du tronc d'un arbre coupé un peu au-dessus de terre.
trochet [ehi] n. m. (de troche). Fleurs ou fruits ■qui croissent par bouquets. Billot de bois, à l'usage <lu tonnelier.
trochéter [ké-tèr]n.m.(â u gr. trokhos, roue). A nat. Tubérosité de l'extrémité supérieure de l'humérus.
trochiforme [fci] adj. (du gr. trokhos. roue, et de forme). Hist. nat. Qui affecte la forme d'un cône surbaissé : coquille trochiforme.
trochile [fci-Je] ou trochilus [ki-luss] n. m.
Syn. de colibki.
trochile [ki-le] n. m. (gr. trokhilos). Ornement creux d'architecture.
trOChilidés [fct] n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux des régions tropicales du globe, comprenant les colibris (trochilus) et les oiseaux-mouches. S. un trochilidé.
trochilus [ki-luss] n. m. Ornith. Nom scientifique des colibris.
trOChin [çAïn] n. m. (du gr. trokhos, roue). Petite tubérosité de l'extrémité supérieure de l'humérus.
trochiscation [chis-ka-si-on] n. f. Action de trochisquer.
trOChisque [chis-ke] n. m. (gr. trokhiskos, rondelle); Bot. Nom de certaines algues cylindriques, groupées en files. Pharm. Médicament façonné en ciine, dont on enflamme la pointe pour des fumigations (pastilles du sérail). Petit tas de couleur broyée, séchée et collée sur du papier blanc.
trochisquer [chis-ki] v. a- Traiter en un précipité par trochiscation.
trOChiter [fti-îèrl n. m. (du gr. trokhos, roue). Grosse tubérosité de 1 extrémité supérieure de l'humérus.
trochléaire [klé-è-re] adj. Qui ressemble à une poulie.
trochléateur [Me] n. m. Anat. Nom donné souvent au grand oblique de l'œil.
trochlée [klé] n. f. (du gr. trochlea, poulie). Sorte de jointure articulaire, dans laquelle un os roule sur une poulie que lui présente l'os adjacent.
trochléen, enne [klé -in, è-ne] adj. Qui appartient à la trochlée, ou qui lui ressemble.
trochléiforme [klé]
adj. En forme de trochlée.
trochoïde [ko-i-de] adj.
(du gr. trokhos, roue, et cidos, forme). Qui a la forme d'une roue tournant sur son axe, comme une toupie. Anat.
Articulation pivotante, à surface cylindroïde, tournant autour d'un axe, comme l'atlas, qui tourne autour de l'apophyse odontoïde de l'axis.
N. m. Géom. Figure courbe et renflée, représentée par une corde en vibration. N. f.
Ancien nom de la cycloule.
TrOChU (Louis -Jules), général français, né auPalais
(Belle-Isle-en-Mer), m. à Tours (1815-1896). Après s'être signalé en Crimée et en Italie, il fut, en 1870, président du gouvernement de la Défense nationale
Palais du Trocadéro, à Paris.
et gouverneur de Paris, que, très défiant de ses propres troupes, il ne sut pas délivrer de l'étreinte des Prussiens. C'était un officier de grande valeur, excellent critique militaire, mais un caractère hésitant.
trochure [chu-re] n. f.
Quatrième andouiller de la tête du cerf.
troChUS [kuss] n. m. (du gr. trokhos, roue). Antiq. Cerceau de fer ou de bronze qui servait à certains jeux.
trocte n. m. Genre d'insectes orthoptères pseudonévroptères, voisins des psoques, et renfermant de petites formes aptères, jaunâtres ou grises, qui vivent dans les herbiers, les vieux livres et quel'ontrouvesurtoutleglobe.
troène n. m. Genre d'oléacées, à fleurs blanches, odorantes, renfermant une vingtaine d'espèces d'arbrisseaux d'Europe, d'Asie et d'Australie : une haie de troènes.
— Encycl. Les troènes (ligustrum) ont des feuilles ovales, lancéolées, généralement persistantes ; leurs fleurs blanches , odorantes, sont groupées en panicules terminales. Dans les jardins on les cultive pour l'ornement ou pour en faire des clôtures. Les jeunes rameaux sont utilisés par la vannerie.
Troène.
TRO
Trogen, comm. de Suisse (cant. d'Appenzell, Rhodes-Extérieures), près de laGoldach; 2.700 h. Tissage de coton ; broderies, mousseline.
troglobie Ibt] adj. (,lu gr. trôglè, trou, et bios, vie). Se dit des organismes qui se tiennent dans les parties les plus profond es du domaine souterrain et sont adaptés à la vie cavernicole.
troglodyte n. m.
(gr. troylodutés; de trâglê, trouet uuein, en, trer). Habitant des cavernes : on trouve aujourd'hui des groupes de troglodytes en Touraine, dans le Soisson nais et même dans la région parisienne. Nom que donnaient les
Habilatioo troglodyte.
géographes de l'antiquité à un peuple qu'ils plaçaientauS.-E.del'Egypte. ,y
troglodyte n. m. «s.
Genre de passereaux dentirostres, renfermant une soixantaine d'espèces répandues sur le globe.
— Encycl. Les troglodytes sont de jolis petits oiseaux gris ou bruns, à bec court et un peu recourbé, à ailes plus longues que la queue. Ils vivent dans les buissons, au voisinage des habitations. Le troglody lus parvulus, le plus petit des oiseaux européens, est parfois appelé à tort roitelet.
troglody tique adj. Qui a rapport aux troglodytes : habitations troglodytiques.
troglody tisme [tis-me] n.m. Manière de vivre des troglodytes.
troglophile adj. (du gr. trôglè, trou, et philos, ami). Se dit des organismes, des êtres qui affectionnent particulièrement les grottes, les cavernes.
trogne n. f. (orig. celtique). Pop. Visage plein, ouvert et haut en couleur, révélant l'usage de la bonne chère. Trogne de pressureur, face d'ivrogne.
trognon n. m. (de trogne). Cœur d'un fruit ou d'un légume d'où l'on a retiré ce qui se mange. Pop. Mot de tendresse familière.
Trognon (Auguste), historien français, né et m. à Paris (1795-1873), auteur d'une Histoire de France estimée.
trognonner [gno-né] v. n. Pop. Avoir l'apparence d'un trognon.
trogOSite [zi-te] n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, renfermant des carabes répandus sur tout le globe : les trogosites détruisent les larves des charançons et les chenilles des teignes.
trogue [tro-ghe] n. m. Genre d'insectes hyménoptères, répandus sur tout le globe.
Trogue-Pompée, historien latin du temps d'Auguste, né en Gaule. Il avait composé une Histoire universelle, dont il ne reste qu'un abrégé par Justin.
Troie, Ilion ou Pergama, v. de l'Asie Mineure gouvernée par Priam, et qui fut assiégée par les chefs grecs (Agamemnon, Achille, Ulysse, les deux Ajax. Diomède, Philoctète, Nestor, etc.), jaloux de venger l'affront fait à Ménélas par Paris qui lui avait enlevé sa femme Hélène. Défendue par Hector, fils de Priam, Troie soutint contre eux un siège de dix ans, immortalisé par Homère (Iliade et Odyssée). Prise, grâce au stratagème du cheval de bois, imaginé par Ulysse (v. cheval), elle fut pillée et brûlée. Presque tous les chefs Troyens périrent, tandis que leurs femmes et leurs filles (Hécube, Cassandre. Andromaque, etc.), étaient emmenées en captivité ; d'autres, comme Enée, réussirent à s'enfuir. Autour du siège de Troie se sont formées un certain nombre de légendes, sur lesquelles a vécu la poésie épique des Anciens. Les restes de la cité ont été retrouvés par Schliemann, aux environs de la localité actuelle d Hissarlick. (Hab. Troyens.)
Troie (Roman de), le plus long et le meilleur poème du cycle antique au moyen âge, par Benoit de Saint-More (vers 1160-1163).
troïka [tro-i]n. f. Grand traîneau russe, attelé de
liniLa.
trois ohevaul de front : celui du milieu trottant la télé relevée, lis deux autres galopant, la tête en dehors. Troïlus et Cressida. pièce en cinq actes de Shakspeare, pleine de fantaisie, d'ironie et de péné t ration psychologique. Elle apour sujet les amours de Troïlus, fils de Priam et de Cressida, fille de Calchas.
TRO
is est -un nombre premier. .
ite trois unités : un trois Q jour du mois : le trois «) nino, etc., d'une valeur ' '
trois [troi] adj. num. (lat. très). Deux plus un : trois hommes. Troisième : Henri trois. N. m. Deux unités plus une : trois est un nombre premie Chiffre qui représente mal fait. Troisième janvier. Carte, dom
de trois points : mettre du trois partout. Trois pour cent, taux de l'ar-
fent réglé à francs pour 100 francs par an. Hèqle de trois.
Math. Règle ayant pour hutla solution de tous les problèmes
dans lesquels on Le, lroU (clrt„,
cherche le quatrième terme d'une proposition dont les trois autres sont connus. Allus. litt. :
11 en est jusqu'à trois que je pourrais citer,
vers de Boileau (satire X, Sur les femmes). On le cite pour faire entendre ironiquement que les supériorités sont des exceptions peu nombreuses.
trois cent soixante -trois. Bist. Nom
donné aux 3G3 députés républicains qui, le 19 juin 1877, refusèrent leur confiance au ministère de Broglic, par un ordre du jour qui amena la dissolution de la Chambre.
troiS-deUX n. m. Musiq. Dénomination d'une mesure à trois temps, peu usitée, qui a la blanche pour unité de temps.
TroiS-EtOileS, pseudonyme pour désigner une personne qu'on ne veut pas nommer, et qui traduit les trois astérisques par lesquelles on remplace, dans les textes imprimés, les noms passés sous silence.
Trois-EvêchéS, gouv. et prov. de l'ancienne France, constitués, en territoire lorrain, par les trois villes de Verdun, sur la Meuse, de Metz et de Toul, sur la Moselle, avec leurs dépendances.
trois-tiuit [troi-u-it] n. m. Musiq. Dénomination d'une mesure à trois temps, qui a la croche pour unité de temps. Morceau dont la musique est à trois-huit.
troisième [ai] adj. num. ord. Qui occupe un rang marqué par le nombre trois : le troisième jour. Qui est contenu trois fois dans le tout : la troisième
Ïtartie de 21 est 7. N. : être le, la troisième. N. m. : e troisième étage : tomber d'un troisième. N. f. Classe qui est la troisième à partir de la rhétorique ou première.
troisièmement
[zi-è-me-man] adv. En troisième lieu.
Trois chapitres {les), recueil compose par Théodoret en faveur de Nestorius ( 436 ) .
tr oismâts n. m. Navire qui a trois mâts carré; trois-mâts barque.
Trois-Moûtiers [ti-é] (Les), ch.-i. de c
(Vienne), arr. et à 8 kil. de Loudun.sur laHarouse; 1.240 h. Ch. de f. Et. - Le cant. a 14 comm. et 8.010 h.
troiS-piedS n. m. Syn. de trépied.
trOiS-pontS n. m. Navire à trois ponts, dans l'ancienne marine de guerre : un trois-ponts.
trois-quarts n. m. Coupé plus grand que les coupés ordinaires. Petit violon d'enfant. Chir. V. trocart. Levraut de moins d'un an, mais presque aussi gros qu'un lièvre. Grosse lime triangulaire. (On dit aussi trois-carres). Au foot-ball Rugby, nom donné, dans chaque camp à chacun des quatre joueurs qui doivent toujours être en ligne, prêts à recevoir le ballon pour s'élancer, ou à l'arrêter dans l'attaque.
trois-quatre n. m. Musiq. Dénomination d'une mesure à trois temps, qui a la noire pour unité de temps. Morceau dont la mesure est à trois-quatre.
trois-Six [troi-sis] n. m. Autref. alcool de vin marquant 33° Cartier. Aujourd'hui, alcool marquant 85° à 97» centigrades.
— Encycl. Les expressions de deux-trois, troisquatre, trois-cinq, trois-six, trois-sept, trois-huit, trois-neuf, etc., désignaient en poids la quantité d'eau qu'on devait ajouter à chaque alcool pour obtenir un mélange buvable donnant la preuve de Hollande, c'est-à-dire marquant 19» Cartier. C'est ainsi que le trois-six désignait l'alcool à 33» Cartier, dont trois parties mélangées à un poids égal d'eau devaient fournir six parties d'eau-de-vie à 19» Cartier. La plupart de ces appellations, sauf trois-six, sont à peu près tombées aujourd'hui.
Troïtza (c'est-à-dire la Trinité), célèbre couvent de Russie, sur le territoire du bourg de Sergievo, à 60 kilom. environ au N. de Moscou. Il renferme dans son enceinte fortifiée treize églises.
trôle n. f. i.de frôler). Marché en plein vent, qui se tenait des deux côtés de la rue du Faubourg- Saint-Antoine, à Paris, et où l'on vendait toutes sortes de meubles fabriqués généralement par des ouvriers en chambre : la trôle a été supvrimee en 1906. (On écrit quelquefois trolle.) Vente par l'ouvrier luimême de meubles (et par extens., d'objets quelconques) qu'il a fabriqués : ouvrier à la trôle. Pii h. Fi- /•( a la trôle, filet en forme de chalut, que l'on traîne en mer dans différentes directions, au hasard.
trôlée n. f. Bande : une trôlée de mioches. (Vx.)
trôler [le] v. a. (de l'allem. trollen, courir). Pop. Mener partout avec soi: il trôle partout ses enfants. Promener un petit meuble pour le vendre ; trôler une chaise. V. n. Fam. Aller de-ct de-là.
trôleur n.m. Ouvrier qui fait la trôle. Vagabond.
troll n. m. Espèce de gnome ou d'esprit follet, chez les peuples Scandinaves.
trolle [Iro-le] n. f. (de trader). Manière de chasser au hasard du lancer, quand on n'a pas détourne le cerf avec le limier. Clisse de branches d'arbres entrelacées à des pieux fichés en terre.
Trois-màta.
trois-mâts
trolle n. m. Genre de renonculacées clltborées, renfermant des plantes vivaces des prés montagneux d'Europe et qui ressemblent aux renoncules.
troller [tro-lé] v. a. (même élym. que trôler). Munir, entourer d'une trolle : troller une étable.
troller [tro-lé] v. n. Chasser à la trolle.
trolley [tro-lè] n. m. (m. angl. ; de to troll, rouler). Petit chariot roulant le long d'un câble. Ortcane formé d'une tige flexible munie d'une petite roulette et d'un contact glissant et qui sert à transmettre le courant du câble conducteur au moteur de la voiture : tramway à trolley.
— Encycl. Les trolleys des tramways électriques à câble aérien possèdent, comme organe de contact avec le câble, une roulette ou poulie à gorge profonde qui l'emboîte. Cette poulie est appuyée constamment contre lui, par une tige flexible fixée au toit de la voiture, et qui peut prendre différentes inclinaisons, tout en restant constamment sollicitée vers la verticale par l'effort de plusieurs ressorts à boudins rayonnant tout autour. Dans les contacts à frottement, la roulette est remplacée par un petit sabot renversé, dont l'intérieur est garni d'un alliage mou, afin de diminuer l'usure du conducteur.
Trollope (Frances Milton Mrs.), écrivain anglais, née à Stapleton, m. à Florence (1780-1863). Elle est l'auteur de récits de voyage d'un grand intérêt : Mœurs et coutumes des Américains, et de romans. — Son fils aîné, Thomas-Adolphe, n. à Londres, m. à Clifton (1810-1892), a laissé aussi des descriptions de touristes. — Son fils cadet, Antony, né et m. à Londres (1815-1882), publia aussi des relations de voyage et des romans : la Série du Barsetshtre.
tromba [tron] n. f. (m. ital.). Nom que l'on donne parfois à la trompette, dans les partitions.
trombe [tron-be] n.f. (lat. strombus, gr. strombos). Masse de vapeur ou d eau soulevée en colonne et animée d'un mouvement rapide : les trombes sont des cyclones à très court rayon. (V. la planche métérores.) Musiq. Caisse de bois, percée de trous et portant une grosse corde tendue sur laquelle on frappe avec des baguettes garnies de fils à leur extrémité.
— Encycl. Les trombes sont accompagnées généralement d'un vent violent soufflant en tempête et qui renverse tout sur son passage, puis d'éclairs, de grêle, de pluie. Elles se compliquent souvent encore d'un mouvement d'aspiration, qui peut dessécher les petits cours d'eau et les mares, quand la trombe circule sur le continent, ou, quand elle évolue sur mer, enlever avec grand bruit une colonne d'eau dangereuse pour les navires qu'elle vient à rencontrer. Les marins d'autrefois avaient recours au canon pour briser la colonne liquide et arrêter l'élan de la trombe, mais ils ne réussissaient qu'à modifier momentanément le phénomène, qui, bientôt, reprenait toute son intensité. Le mieux est, en pareille circonstance, pour le navire qui se trouve à proximité, de fuir rapidement le centre du cyclone.
trombidion [tron] n. m. Genre d'acariens qui vivent sur les plantes, et dont les larves sont appelées vulgairement rougets, aoûtats, vendangeons.^' '. lepte.
trombine [tron] n. f. Pop. Tête, figure.
tromblon [tron] n. m. Espèce de fusil très court, dont la gueule est évasée en forme de trompette , et qu'on charge généralement de plusieurs balles. Pop. Chapeau évasé par le haut. Adjectiv. : chapeau tromblon.
trombone [tron] n. m. (m. ital.). Instrument à vent, composé de deux tubes (coulisses) recourbés qui peuvent entrer l'un dans l'autre, de manière à produire les différents tons ou demi-tons :
un solo de trombone. Trombone à pistons, trombone dans lequel des pistons remplacent le jeu des coulisses. Musicien qui joue de cet instrument.
— Encycl. Le trombone à coulisse est usité en France depuis Gossec [Sabinus, opéra, 1774).
L'instrument est formé de deux parties principales : le pavillon et la coulisse. Celle-ci est faite de deux tubes cylindriques disposés parallèlement et sur lesquels glissent deux autres tubes.
Le trombone s'emploie à l'orchestre par groupe de trois :
trombone-alto, trombone-ténor, trombone-basse. On a introduit au trombone des pistons, qui '
, .. i- ;~.. A~ 1. ™„i;c Trombones: 1. A cou-
isse ; 2. A pistons.
remplacent le jeu de la coulisse et rendent l'exécution plus facile. Par contre le son du trombone à pistons est moins beau et moins éclatant que celui du trombone à coulisse. Son étendue est d'environ deux octaves et demie.
tromboniste [tron-bo-nis-te] n. m. Celui qui joue du trombone.
trombotonnar [tron-bo-to-nar] n. m. Musiq. Espèce de bugle de très grandes dimensions.
trommel [tro-mèl] n. m. (mot allem. signif. tambour). Sorte de trieur cylindrique formé par une suite de toiles métalliques et de grilles et que l'on emploie pour classer les minerais par rang de grosseur. Cylindre à claire-voie, pour le lavage des tubercules dans les féculeries.
tromomètre n. m. (gr.
tromos, tremblement, et metron, mesure). Phys. Appareil à enregistrement photographi.
que destiné à étudier les oscillations microsismiques. Syn.
PENDULE SISMOGRAPH1QUE.
Tromp (Marten Harpertzoon), marin hollandais, né à La Brille (1597-16B3). Il gagna en 1639, sur les Espagnols, la bataille des Dunes, et fut tué au cours de la brillante victoire qu'il remporta sur les Anglais à Kat- ■wyk. — Corneille, son fils, né à Rotterdam, m. à
Trompe : 1. D'éléphant; 2. Destrombe;