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ÉTRIERS

trousse-galant

[trou-se-gha-lan] n. m. Choléra sporadique. (C'est une Trousseau, maladie à marche rapidement mortelle, qui trousse ca peu de temps l'homme le plus vigoureux.)

trousse-nez n. m. invar. Syn. de tord-nez.

Trousse de chirurgieo.

TRO

trousse-pet n. m. invar. , trousse-pète

n. f. invar. Pop. Nom que l'on donne par mépris à un enfant.

trOUSSe-pied n. m. invar. Lanière qui tient plié le pied d'un animal domestique.

trOUSSe-queue n. m. invar. Morceau de cuir rond qui, dans le harnachement du cheval, passe sous le tronçon de la queue de l'animal. Syn. trousse.

tTOUSSequin [trou-se-kin] n. m. Arcade postérieure de l'arçon d'une selle. Techn. V. trusquin.

troussequiner v. a. V. trusqltner.

trousser [frott-Se!] v. a. (de trou, dans le sens de trognon, dérivé du lat. thyrsus). Replier, relever pour empêcher de trainer : trousser sa jupe. Expédier vite : trousser une affaire. Fam. Faire mourir rapidement : la fièvre jaune trousse vite son homme. Trousser quelqu'un, relever ses vêtements. Trousser une volaille, la préparer pour la mettre à la broche. Trousser bagage, partir brusquement. Se trousser v. pr. Relever ses vêtements.

trOUSSière [trou-si] n. f. Corde avec laquelle on unit deux pièces d'un échal'aud.

trOUSSiS [trou-si] a. ni. (de trousser). Pli fait à un vêtement pour le raccourcir.

trOUSSOire [trou-soi-re] n. f. Archéol. Agrafe dont se servaient les femmes pour relever leur robe. Pince d'émailleur.

troUVable adj. Qui peut se trouver, se rencontrer. A>;t. Introuvable.

trouvaille [»<J, Il mil., e] n. f. Découverte heureuse : faire une bonne trouvaille. Objet heureusement découvert : une riche trouvaille.

trouvé, 6 adj. Neuf, original, heureusement imaginé : expression trouvée. Tout trouvé, qui se présente de soi-même. Enfant trouvé, abandonné dans un lieu public et recueilli par charité.

trouver [vé] v. a. (peut-être du lat. tropus, trope, nom d'une ancienne composition musicale). Rencontrer, que l'on cherche ou non : trouver un trésor. Constater la présence de : on trouve des bonnes gens partout. Surprendre: trouver en faute. Découvrir, inventer : trouver un procédé. Voir, constater :je l'ai trouvé très bien portant. Eprouver, sentir : trouver du plaisir. Estimer, juger : trouver un ouvrage bien fait. Trouver à, trouver le moyen de : il a trouvé à vendre sa maison. Trouver la mort, être tué. Trouver bon, mauvais, approuver, désapprouver. Trouvez bon gué, permettez que (formule de politesse). Trouver a dire, à redire, trouver des raisons de blâmer. Trouver à qui parler, rencontrer quelqu'un qui se trouve capable de tenir tête dans la discussion ou autrement. Trouver son compte, avoir avantage. Trouver moyen, découvrir des expédients pour. Aller trouver quelqu'un, se rendre auprès de lui. ÏVourer quelqu'un sur son chemin, rencontrer en lui un obstacle à ses desseins. Se trouver v. pr. Se rencontrer, exister : plante qui se trouve partout. Etre dans un lieu déterminé : trouvez-vous ici demain. Etre dans une certaine situation : se trouver fort embarrassé. Se juger : fat qui se trouve plein d'esprit. Se reconnaître, se sentir : je me trouve mieux. Se trouver bien, se trouver mal, juger que l'on est bien ou mal. Se trouver mal, avoir une syncope. V. impers. // se trouve, il y a. Il se trouva que, il arriva que. Prov. et allus. V. chercher, eurêka.

trouvère n. m. (de trouver). Poète du moyen âge, ayant composé en langue d'oïl. (V. troubadour.)

Trouvère (le) ou il Trovatore, opéra en quatre actes, livret italien de Salvatore Cammarano (traduction française d'Emilien Pacini) , musique de Verdi- Livret romanesque et pathétique. Le comte de Luna veut épouser la belle Léonore ; mais elle lui préfère le trouvère Manrique, élevé par la bohémienne Azucena. Léonore s'empoisonne. Le comte fait traîner Manrique au supplice ; mais, au moment où meurt le trouvère, Azucena apprend au comte que c'est de son frère qu'il vient d'ordonner la mort. Musique admirable, malgré quelque monotonie dans l'accompagnement, par la puissance de l'expression et la richesse de l'inspiration (1853).

trOUVeur, euse [eu-ze] n. Personne qui trouve, qui invente : un heureux trouveur. Pup. Menteur, personne qui fait des contes. Se dit quelquefois pour trouvère. Astron. Petite lunette ayant un champ assez vaste, que l'on ajoute à un télescope pour trouver plus rapidement ce que l'on cherche dans le ciel. (Syn. chercheur.) Adject. Chien trouveur, qui a le nez très fin et reconnaît facilement la piste.

TrOUVille, petit port sur la Manche (Calvados), arr. et à 12 kil. de Pont-1'Evëque ; 6.400 h. (Trouvillois). Ch. de f. O. Bains de mer (plage très fréquentée). Ostréiculture. — Le cant. a 5 comm. et 12.110 h.

Trovatore (il). V. Trouvère (le).

tTOX [troks] n. m. Genre de coléoptères lamellicornes répandus sur tout le globe. (Ce sont des scarabéidés à téguments durs et rugueux, dont une espèce se trouve en France).

troy [tro-l] n. m. Nom donné, en Angleterre, à la série des poids qui servent pour les matières d'or et d'argent.

Troy, v. des Etats-Unis (New-York), sur l'Hudson ; 70.000 h. Grande industrie. Métallurgie.

Troy [trot], nom d'une famille de peintres français du xvn« siècle. Les plus fameux de ses membres sont : François, né à Toulouse, m. à Paris (1645-1730), auteur d'excellents portraits et de Mercure coupant la tête d'Argus ; — surtout Jean- François, son fils, né et m. à Paris (1679-1732), directeur de l'Académie de France à Rome. Il a peint de remarquables travaux historiques : la Mort de Lucrèce, la Naissance de Vénus, etc. Ses tableaux se distinguent plus par l'éclat du coloris et l'harmonie de la composition que par l'originalité et la pureté du goût.

Troyeil, enne 'lroi-i-in, ë-ne], originaire ou habitant de Troie, capitale de la Troade, ou de Troyes, en Champagne : les Troyern. Adjectiv. : antiquité, population troyennne.

Troyennes les), tragédie d'Euripide : pièce faible, mais présentant quelques parties remarquables (415 av. J.-C). Imitée par Sénèque.

Troyens (les), opéra en cinq actes, paroles et musique d Hector Berlioz (1863; ; partition qui contient des passages de premier mérite Cette œuvre fait suite à la Prise de Troie, du même auteur.

Armes de Troyes.

Troyon,

Troyes [trot], anc. capit. de la Champagne, ch.-l. du dep. de l'Aube, sur la Seine; 53.500 h. (Troqens). Ch. de f. E., à 166 kil.

S.-E. de Paris. Evêché. Blé, légumes secs, vins, charcuterie renommée, bonneterie et boissellerie.

Beaux monuments : cathédrale Saint-Pierre, églises de la Madeleine et Saint-Urbain ; hôtel de ville ; vieilles maisons de bois. Pairie du pape Urbain IV, de Chrestien de Troyes, de Juvénal des Ursins, Pithou, Passerat, Girardon, Mignart, Simart. En 1429 y fut signe un traité qui reconnaissait Henri V roi de France. Jeanne d'Arc délivra Troyes de l'étranger en 1429. — L'arr. a 9 cant., 121 comm., 110.000 h. Le 1" cant. a 11 comm. et 18.070 h.; le 2'- cant., 13 comm. et 31.990 h.; le 3« cant. ,7 comm. et 22.800 h.

Troyon [tro-ion] (Constant), paysagiste français, né a Sèvres, m. à Paris (1813- 1865), coloriste accompli et animalier d'une rare maîtrise.

Citons parmi ses principales ceu\res: Valléedela Touques, Vaches allant aux champs, etc.

truand [tru-ati], e n. (du celt. tryan, vagabond). Au moyen âge, vagabond, mendiant de profession. Adjectiv.

Propre à cette sorte de personnages : le type truand. N. m. Marchepied d'un métier de tisserand.

truandaille [da, Il mil., e] n. f. Pop. Réunion de truands.

truander [dé] v. a. Faire le truand; vagabonder. (Vx.)

truanderie [ri] n. f. Métier de truand.

truandisme [dis-me\ n. m. Genre de vie ou manière de parler propre aux truands.

truau [o]

n. m. Sorte

de filet. *^ \ i W,

truble ou trouble

n. f. (du lat. 'W "<*»•*'

triblda, her- Trume . ,. A manche ; 2. Sans manche.

se). Poche de

filet attachée à un cerceau, auquel est ajusté un manche, et qui sert à prendre les poissons dans les viviers ou sous les berges des rivières.

trubleau ou troubleau [bltt] n. m- Petite

truble.

Trublot, personnage d'Em. Zola dans Pot- Bouille; séducteur professionnel des bonnes, cuisinières, femmes de chambre.

trUC [truk] n. m. (du gasc. truca, frapper). Sorte de billard allongé. Coup à certains jeux. Fam. Savoir-faire, adresse, habileté : avoir le truc. Moyen adroit ou subtil : des trucs de métier. Mécanisme employé au théâtre pour faire mouvoir certains décors. Ara. Faire le truc, se livrer à la prostitution. Débiner le truc, révéler le secret. Jeu de cartes qui se joue avec un jeu de trente-deux cartes entre deux ou quatre joueurs; dans ce dernier cas, deux contre deux.

trUC ou truck [truk] n. m. (m. angl.) Sorte de camion, de lourd chariot. Wagon-tombereau en plate-forme, employé sur les chemins de fer pour le transport des objets encombrants et pesants.

trucageou truquage

[ka-je] n. m. Truc.

(de truc). Fam.

Emploi de moyens adroits, mais peu délicats, pour

arriver à ses fins et particulièrement pour tromper

le public. Particulièrement, ensemble des procédés

utilisés pour donner à des objets modernes un aspect

vétusté qui en augmente le prix.

— Encycl. Le trucage est né de la passion des amateurs pour les objets anciens : les tableaux, les armures, les vaisselles, les poteries, le fer ouvré, les bijoux, émaux, terres, verreries, tapisseries, meubles, monnaies, gravures, etc , ont fait et font encore l'objet de trucages, auxquels des collectionneurs très avisés se laissent prendre. L'ingéniosité des truqueurs est remarquable et le trucage devient presque un art, tant il exige de minutie et de délicatesse.

trucheman ou truchement [man] n. m.

(ar. tourdjouman). Interprète, dans la conversation entre des personnes qui parlent des langues différentes. Fig. Intermédiaire, servant à expliquer, interpréter les pensées de quelqu'un. Chose qui en explique une autre : les yeux sont les muets truchemans du cœur.

trUClier [ché] v. n. Mendier, vagabonder. (Vx.)

trucheur, euse [eu-ze] n. Personne qui truche. (Vx.)

Truchsess (Gebhard), baron de Waldburq, prélat allemand, né en 1547, m. à Strasbourg en 1601. Archevêque de Cologne, il passa au calvinisme pour épouser sa maîtresse, Agnès de Mansfeld, et voulut séculariser son archevêché. Il fut excommunié et s'enfuit en Hollande, puis à Strasbourg.

trUCk n. m. V. truc.

truculence [lan-se] n. f. (lat. truculentia). Etat, caractère de celui ou de ce qui est truculent.

truculent [lan], e adj. (lat. truculentus). Brutal et fanfaron : qui a ou qui veut avoir une apparence terrible, farouche : le caractère truculent d'un eslafier. Fig.: un style truculent.

Truculentus (le Brutal), comédie de Plaute. vers 192 av. J.-C; portrait en action d'une cour tisane avide.

Trudaine [di-ne] (Daniel-Charles), administra-

Truelles : 1. Hretlée ; 'J. Langue de chat; 3. De couvreur ; 4. De maçon, de plâtrier.

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