TRU
Truites : 1. Commune; 2. Van, té noire de la truite des lacs.
— Enctci.. Les truites (trutta ou sahno trulta) sont de jolis poissons, à corps un peu allongé, couvert de fines écailles, dont la coloration varie du gris vordâtre au jaune dore, avec des mouchetures noires et rouges sur tout le corps. Leur chair, blanche ou rosée (truite saumonée), est très délicate. Elles vivent dans les eaux rapides, claires et limpides , remon tent jusque dans les cours d'eau les plus minuscules et frayent d'octobre à février. Très voraces, elles se nourrissent de vers, de petits mollusques aquatiques, d'in sectes et même de petits poissons (vairons en particulier). On en distingue plusieurs variétés : truite commune (trutta fario), qui vit dans les cours d'eau limpides et atteint 0œ,60 de long et un poids de 8 kilogrammes; la truite saumonée, à chair rose; la truite des lacs (salmo ou trutta lacustris), qui fréquente les eaux profondes et peut atteindre une taille considérable et un poids de 15 kilogammes (il en existe une variété noire); la truite de Californie ou truite, arc-en-ciel (ainsi nommée à cause de la riche coloration de ses écailles), que la pisciculture a multipliée en France; la truite de mer, qui, comme le saumon, vit dans la mer et remonte les rivières pour frayer ; etc.
— Pêch. Les truites sont des poissons très méfiants, d'allures très vives, et dont la capture présente quelque difficulté. On les pêche le plus souvent à la mouche artificielle avec des cannes légères, flexibles, solides, pourvues d'un moulinet, sur lequel s'enroulent 30 à 3b mètres de fin cordonnet. Le bas de ligne auquel on fixe les mouches artificielles (qui doivent ressembler le plus possible aux insectes naturels fréquentant les bords de la rivière dans le moment) doit être solide, mais d'une finesse extrême. On pêche aussi la truite au devon, au poisson mort ou vivant, au ver de terre, aux insectes naturels.
truite n. f. Cage carrée en fer ou en brique, qui fait partie d'un fourneau de brasserie.
truite, 6 adj. (de truite, à cause des taches de la peau de ce poisson). Marqueté, tacheté : chien truite. Se dit des poteries dont la glaçure se trouve, par suite d'un accident de fabrication, couverte de fentes disposées en réseaux. Fonte truitée, fonte blanche mêlée de fonte grise, et très propre à fournir du fer forgé.
truitelle [tc-le] n. f. ou truiton n. m. Petite truite.
TrUJillO, v. d'Espagne (Estremadure) ; 12 500 h.
trullisation [tru-li-za-si-oh] n. f. (du lat. trulla, truelle). Maçonn. Travail à la truelle d'enduits ou de crépis, que l'on applique à l'intérieur des voûtes. Manière d'egratigner à la truelle un enduit de mortier, sur lequel on doit appliquer une couche de stuc.
TrullUS [trul-luss] ou TrUllum [trul-lom'] (mot barbare, qui signifie dôme). Salle du palais des empereurs byzantins, où se discutaient les affaires de l'Etat. Concile in Trullo, nom donné à un concile qui eut lieu dans le Trullus. (On l'appelle aussi Quinisexte).
trumeau [mo] n. m. (peut-être de l'allem. trumm, bout). Espace d'un mur entre deux fenêtres, entre deux ouvertures- Revêtement intérieur de menuiserie qui occupe cet espace. Parquet de glace qui occupe l'entre-deux de deux fenêtres ou le dessus d'une cheminée. Jarret de bœuf, coupé pour être mangé. Pop. Terme d'injure à l'adresse d'une femme.
Trun, ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 13 kil. d'Argentan, sur la Dives ; 1.440 h. — Le cant. a 22 comm. et 6 640 h.
Truphême (André -François -Joseph), sculpteur français, né à Aix, m. à Paris (1820-1888); auteur de l'Automne (Louvre), les Heures du soir (Opéra), etc. — Son frère, Auguste-Joseph, né à Aix, m. à Paris (183G-1898), peintre, il s'est fait une spécialité des scènes scolaires.
truquage n. m. v. trucaoe.
truquer [ké] v. a. (de truc). Fam. Contrefaire, falsifier, vendre du neuf pour du vieux, fausser : truquer un bijou, un dossier, une expérience. V. n. Employer des trucs, des stratagèmes.
truqueur, eUSe [keur, eu-ze] n. Personne qui emploie des trucs, qui dénature des objets.
trusiOIl [zi-on] n. f. (du lat. trusum, supin de trudere, pousser). Physiol. Action du cœur qui pousse le sang vers toutes les parties du corps.
trusquin [trus-kiri] ou troussequin [trou-
se-kin] n. m. (wallon cruskin, petite croix). Outil de menuisier, formé d'une planche que traverse en son milieu une règle carrée, servant pour tracer sur les planches dressées des lignes parallèles à leur bord . Outil de bourrelier pour pincer le cuir.
Outil de boisselier, employé pour fendre l'osier en long et en large.
trusquiner [trus-ki-né] ou troussequiner [(rou-se-to-nel
v. a. Tracer au trusquin des lignes parallèles.
trust [treusf] n. m. (mot angl.). Syndicat de spéculateurs, formé en vue de faire hausser le cours d'une valeur ou le prix d'une marchandise en les accaparant :
les grands trusts se sont d'abord formés en Amérique.
truste [trus-te] ou trustis
[trus-tiss] n. f. (du celt. trust, foi). Sorte de compagnonnage guerrier, qui se composait d'hommes libres groupés autour des chefs, chez les Francs, pour leur constituer une sorte de garde d'honneur, et dont les membres portaient le nom d'antrustions.
trustée [treus-ti] n. m. (m. angl.). Membre (Vun trust.
trusteur [trus-teur] n.m. Qui organise un trust.
Trutat (Félix), peintre français, né et m. à Dijon (1824-1848) ; talent vigoureux; auteur d'une Femme nue (Louvre).
truxale [truk-sa-le] n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, des régions chaudes.
trypailOSe [nô-ze] n. f. Maladie déterminée par la présence du trypanosome. (Les trypanoses du bétail sont la nougana et la dourine, etc. La trypanosc humaine est la maladie du sommeil.) (V. sommeil.)
trypanosome n. m. (du gr. trupanon, tarière, et sôma, corps). Infusoire flagellé, de l'ordre des monades, qui vit en parasite dans le sang de divers vertébrés. (Sa forme est celle d'une langouste plus ou moins en croissant. C'est la mouche tsé-tsé qui transporte les trypanosomes.)
trypanosomiase n. f. Pathol. Syn. de try-
FANOSE.
Tryplliodore, grammairien et poète grec, né en Egypte (ve-vi° s. de notre ère), auteur d'un petit poème sur la Destruction d'ilioa.
trypsine n. f. Ferment du suc pancréatique.
— Encycl. La trypsine agit surtout sur les substances albuminoïdes pour les transformer en peptones. La trypsine n'existe pas telle quelle dans le tissu pancréatique; elle n'y est qu'à l'état de zymogéne.et elle ne se transforme en trypsine qu'au moment de la digestion.
trypsinogène n. f. Substance contenue dans les cellules pancréatiques et qui, inactive par ellemême, se transforme ultérieurement en trypsine.
trypsinogénèse \nèzé] n. f. (de trypsine, et du gr. gennân, engendrer). Formation de la trypsine.
tsar n. m. Titre que l'on donne habituellement à l'empereur de Russie. (L'Acad. écrit czar, forme polonaise.)
tsarévitch n. m. Fils du tsar. (On écrit aussi czarévitch et, d'après l'Acad, czarowitz. La forme officielle est césarevitch.)
tsarevna n. f. Fille du tsar. Femme du tsarévitch.
tsarien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui appartient au tsar. Sa Majesté tsarienne, le tsar. (L'Acad. écrit czarienne. [Pas de masc.].)
tsarine n. f. Femme du tsar. (L'Acad. écrit czarine, forme polonaise.)
tsarisme [ris-me] n. m. Régime politique de la Russie, lorsque le pouvoir du tsar ou autocratie y était sans contrôle.
Tschudi (Jean-Jacques de), naturaliste suisse, né à Glaris, m. à Saint-Gall (1818-1887).
tsé-tsé ou tsétsé n. f. Nom vulgaire d'une mouche africaine, qui, par sa piqûre, transmet la maladie du sommeil.
— Encycl. La tsé-tsé (glossina palpalis) est une mouche guère plus grosse que la mouche de maison, à trompe épaisse, solide et projetée en avant de la tête.
Elle est commune dans l'Afri ■ que centrale et occidentale (Congo en particulier), et fréquente le bord des cours d'eau, lacs, etc-, ombragés, plus particulièrement les points où viennent boire les animaux.
Très vorace et se nourrissant exclusivement de sang, la tsétsé crible de ses piqûres bêtes et gens. Lorsqu'elle rencontre un sang chargé de trypanosomes, elle retient des quan-
i.i. j,,. o . ? Mouche tsé-tse.
tites d infusoires sur sa trompe et les inocule à tous les organismes qu'elle pique ensuite. (V. sommeil.) Le cas est fréquent chez les grands ruminants, que le trypanosome n'incommode d'ailleurs pas.
Tsiams ou Tchams, peuple de l'Indo-Chine (Annam et Cambodge), qui a fondé jadis un grand empire, annexé en 1822 à l'Annam. Beaucoup sont aujourd'hui passés à l'Islam.
tsigane n. v. tzigane.
Tsong-li-Yamen, ministère des affaires étrangères de la Chine.
TSOllkhapa, le grand réformateur du bouddhisme tibétain.
TsOU-Hsi ou TsOU-Hi, impératrice douairière de Chine, née en 1834, m. à Pékin en 1909. Elle gouverna avec autorité, mais sans scrupules, sous le nom de son fils, Kouang-Sou, qu'elle suivit de près dans la tombe.
TSOU-Shima, archipel japonais, à l'entrée méridionale de la mer du Japon, entre la Corée et le Japon. Près de là, l'amiral japonais Togo détruisit, en 1905, la flotte russe de l'amiral Rojestvenski.
tSOUZOUmi n. m. Petit tambour japonais en forme de sablier, qu'on frappe avec la main.
tstctli n. m. Pot-au-feu russe, qui se prépare avec de la poitrine de mouton, des choux, du fenouil, des oignons, des carottes et des pruneaux, auxquels on ajoute de l'orge perlé et de la semoule.
Tu, symbole chimique du tungstène.
tU, toi, te (lat. tu, te) pron. pers. sing. de la 2« pers. (Ne s'emploie couramment qu'en parlant aux personnes avec qui l'on est familier ; et en parlant à n'importe qui dans le style élevé ou dans la poésie.) Fam. Etre à tu et à toi avec quelqu'un, en être avec lui dans les termes d'une intime familiarité.
tu, tue adj. (de taire). Que l'on tait : les choses tues ont parfois une grande importance.
tuable adj. Qui peut être tué ; bon à tuer : un cochon tuable.
tuage n. m. {de tuer). Action de tuer, en parlant d'un animal de boucherie. Prix qu'on donne pour faire tuer un animal de boucherie.
Tuan (Tsai-Yi, prince), prince chinois, chef des boxers, né en 1855, petit-fils de l'empereur Tao- Kouang. Exilé parce que la loi l'avait réputé illégitime, il chercha à conquérir le trône au détriment de son propre fils Pou-Tsiun, et, en 1885, se mit à la tête de la révolte des boxers, après la répression de laquelle il fut dégradé.
: 1. Kn zinc : 2.
su caoutchouté.