KIE, TYPHUS ABDOMINAL
— Encycl. La fièvre typhoïde est due à l'infection de l'organisme par an microbe découvert et bien décrit par Eberth en 1882. On le rencontre dans les selles des typhiques, les eaux, les légumes. 1m hu! très etc. La fièvre typhoïde frappe surtout les jeunes gens surmenés; elle est endémique dans les grandes villes et, quoique peu contagieuse, elle devient parfois épidémique. C'esl en général par des eaux contaminées que la maladie se transmet, ainsi qu'on l'observe à Paris, chaque fois que l'eau de Seine remplace l'eau d« source danslaeonsommation.
La fièvre typhoïde est presque toujours précédée de troubles intestinaux, d'une sensation de courbature avec ou sans température. En cas de doute du diagnostic, on recourt aujourd'hui au phénomène de l'agglutination. Quelques gouttes du sérum du sang des typhiques ajoutés à une culture liquide du bacille, réunissent tous les microbes en amas, les agglutinent, ce qui n'a pas lieu quand ce n'est pas la fièvre typhoïde. Le meilleur guide dans la description de cette maladie est le thermomètre; aussi, a-t-on divisé l'évolution typhique en trois périodes : ascension, état et déclin.
Période d'ascension. Le malade présente de la céphalée, des vertiges, des épistaxis, de la diarrhée légère, de l'insomnie, etc. Sa température, plus élevée le soir que le matin, monte vers le quatrième jour à 40°.
Période d'état. La fièvre est continue, en ce sens que la température est supérieure à la normale, mais présente des oscillations. Cette période dure de dix à quinze jours ; les symptômes primitifs s'accentuent ; le malade reste toujours couché sur le dos, sa face est sans expression, son regard est vague, la respiration est rapide ; la langue, desséchée, rouge sur les bords, présente l'aspect d'une langue de perroquet. Le délire est fréquent, parfois violent. A cette période, vers le huitième jour, apparaissent sur l'abdomen, rarement sur les membres ou la face, de petites taches lenticulaires roses, qui sont caractéristiques.
Période de déclin. Vers le deuxième septénaire, la défervescenee commence et, au bout du troisième elle est généralement complète; tous les symptômes s'amendent et disparaissent.
Suivant la prédominance de tel ou tel symptôme, on a décrit des fièvres typhoïdes nerveuses, thoraciques, adynamiques, etc.; ce sont de simples variétés.
Complications. Les complications sont fréquentes; elles aggravent toujours le pronostic: hémorragie intestinale, bronchite, suppurations musculaire ou osseuse, néphrite, phlébite, péritonite par perforation, mort subite, etc.
Le diagnostic est assez facile dans la période d'état ; mais il peut être hésitant au début. Le sérodiagnostic, qui est basé sur le pouvoir agglutinatif du sérum des typhiques sur les cultures pures, permet de lever les doutes. Le pronostic doit toujours être réservé.
Le traitement aujourd'hui presque universellement adopté, c'est l'emploi systématique des bains froids. On donne en même temps du lait, du sucre et l'on traite séparément chaque symptôme.
La fièvre typhoïde doit être déclarée par le médecin traitant : elle nécessite une désinfection de l'appartement occupé par le malade.
— Art vétér. Maladies typhoïdes. On désigne ainsi plusieurs maladies infectieuses du cheval ayant des symptômes communs, mais paraissant avoir des sièges différents ; ainsi on distingue une entérite typhoïde, une pneumonie typhoïde, un vertige typhoïde, etc. On trouve généralement dans le sang des chevaux malades un microbe du groupe pasteurella. Les symptômes locaux sont ceux qui appartiennent à la variété de la maladie, c'est-àdire ceux de l'entérite, de la pneumonie ou de la congestion cérébrale.
Le traitement consiste à fournir aux malades de l'air très pur, à les loger sous un hangar avec de bonnes et grandes couvertures. Frictions sèches générales pour activer la circulation, alimentation fraîche en herbe et racines ; sulfate de quinine 3 à i grammes seulement et seulement au début; sulfate d'ézérine, 20 centigrammes ou nitrate de pilocarpine, 20 centigrammes , en bols tous les deux jours ou en injections sous-cutanées. Désinfecter avec soin les locaux après la cessation de la maladie.
typhoïque eu typhoïdique \jo-i] adj.Qui
se rapporte à la fièvre typhoïde.
typhomane n. Personne atteinte de typhomanie.
typhomanie \nt] adj. (du gr. tuphos, stupeur, et de mania, manie). Etat typhoïque compliqué de délire, qu'on observe dans les formes graves de la fièvre typhoïde.
typhon n. m. (chinois tafung). Violent ouragan de 1 océan Indien : les typhons s'ont des cyclones à faible rayon.
TyphOIl, nom grec de Tuubhon ou Set-Siton, dans 1 Egypte ancienne, originairement dieu de la terre et du désert Lorsqu'il fut impliqué dans le mythe osirien, il prit un caractère funeste et personnifia les ténèbres, la stérilité.
typhonien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui tient du typhon : ouragan tyuhonii n Géol. Se dit d< ter raine primitifs en grandes masses non stratifiées.
typhOSe \f6-te] n. f. 'du gr. tuphos, stupeur). Etat fébrile, présentant quelque analogie avec la typhomanie, mais sans que l'on puisse constater la présence du bacille d'Kberth.
typhotoxine [toh si ne] n.f. Toxine de la fièvre typhoïde.
typhUS [fuss] n. m. (du gr. tuphos, stupi lu Nom sous lequel on désigne diverses affections contagieuses : le typhus eranthématique ou typhus proprement dit; le typhus n /(-< ■/, , r récurrente
(v. récurrent!, le typhus abdominal ou typhoïde,
les infections puerpérales et chirurgicales purulentes, enfin le typhus amaril est la fièvre jaune.
— Encycl. Le typhus eranthématique ou pétéchial, qui doit seul porter le nom de typhus, est une maladie épidémique qui survient surtout dans les agglomérations de blessés ou chez les individus placés dans de mauvaises conditions hygiéniques. Aussi, depuis le xvi« siècle jusqu'au xix«
a-t-il accompagné toutes les guerres, produisant plus de ravages que les batailles. Les plus célèbres épidémies sont celles de Mayencc en 1814, qui causa 25.000 morts sur 00.000 habitants, et celle de Leipzig en 181 3, 14.000 morts sur 20.000 malades. Actuellement, les progrès de l'antisepsie le feront disparaître; il n'en reste pas moins endémique dans les populations pauvres de l'Irlande, du Mexique et des Indes. La symptomatologie est assez complexe, car il se rencontre souvent avec le scorbut et la dysenterie. Après quelques prodromes (écoulement nasal, céphalée, etc.), un frisson survient avec des vomissements continus pendant quelques jours. Puis la fièvre s'établit (40»), les forces diminuent et, vers le sixième jour, apparaissent sur le tronc et les membres des taches ecchymotiques et pétéchiales. qui disparaissent en quatre ou cinq jours. Les symptômes s'accentuent ensuite ; l'affaiblissement est extrême, la toux sèche, puis au délire violent succède le coma, etc. Lorsque la guérison s'obtient, la température commence à diminuer vers le dixième jour et un sommeil profond s'établit- La convalescence est toujours très longue. Il n'y a pas de médication spécifique. On se borne à traiter les symptômes.
— Art vétér. Syn. de peste bovine. V. peste.
typiflé, 6 adj. Dont on a fait un type.
typique adj. (de type). Symbolique, allégorique : le sens typique. Qui caractérise un type : les traits typiques de la race jaune. Qui a une forte originalité : personnage typique. Qui se rapporte à un type. N. m. Liturg. gr. Livre qui contient l'ordre de l'office pour toute l'année.
typo n. m. Abréviation familière de typographe.
typOChromie [kro-mî] n. f. (du gr. tupos. empreinte, et khrôma, couleur). Impression typographique en couleur.
typocœlographie Uè,fî] n. f. (du gr. tupos,
type, koilos, creux, et graphein, écrire). Art d'écrire mécaniquement à l'aide de types mobiles creux.
typographe n. m. (du gr. tupos, type, et graphein, écrire). Celui qui sait, qui exerce l'art de la typographie. Adjectiv. : ouvrière typographe.
typographie [fi] n. f. (du gr. tupos, type, et graphein, écrire). Art de l'imprimerie.
typographique adj. Qui a rapport à la typographie.
typographiquement [ke-man] adv. D'une manière typographique.
typolithe n. f. (du gr. tupos, type, et lithos, pierre). Géol. Pierre qui porte des empreintes de plantes ou d'animaux.
typolithographie [ft] n. f. Techn. Impression sur pierre, permettant d intercaler des dessins ou des ornements dans le texte, au moyen de reports.
typolithographique adj. Qui appartient à la typolithographie.
typomane n. Personne atteinte de typomanie.
typomanie [ni] n.f. (du gr. tupos, type, et de manie). Manie de se faire imprimer. Syn. de stam-
POMANIE.
typomètre n. m. (du gr. tupos, caractère, et metron, mesure). Règle pliante ou rigide divisée en points typographiques, et dont on se sert dans l'imprimerie.
typophonie [ni] n. f. (du gr. tupos, caractère, et phûnê, son). Mus. Manière de marquer la voix en frappant.
typophotographie [fi] n. f. Art d'obtenir des clichés typographiques par la photographie.
tyPOPhotOgraphique adj. Qui se rapporte à la typophotographie.
typotélégraphie [fi] n. f. Procédé de télégraphie électrique, par lequel on imprime les dépêches en caractères typographiques.
typotélegraphique adj. Qui a rapport à la typotélégraphie.
typtologie Ji] n. f. (du gr. tuptein, frapper, et logos, discours). Mot employé par les partisans du spiritisme pour désigner la communication des esprits au moyen de coups frappés par les tables tournantes ou sur un objet quelconque.
typtologue [lo-ghe] n. Qui pratique la typtologie.