TZI
Tyr, v de l'ancienne Phénicic, fondée par les Sidoniens, jadis célèbre par son commerce, son industrie de la pourpre. Elle fut prise par Nabuchodonosor II après un siège de treize ans, puis par Alexandre en 332, par les croisés (1123;, à qui les musulmans l'enlevèrent en 1291, après l'avoir inutilement assiégée en 1187. (Hab. Tyriens.) Auj. Sour.
tyran n. m. (gr. lurannos). Usurpateur du pouvoir souverain : Polycrate fut tyran de Samoa. Prince qui gouverne avec cruauté : Héron fut un cruel tyran, t'ig. Celui qui abuse de son autorite : les enfants gâtés sont des tyrans.
tyran n. m. Genre d oiseaux passereaux dentirostres, renfermant des gobe-mouches de 1 Amérique centrale.
tyranneau [ran'-nô\ n. m. (de tyran]. Petit tyran subalterne : les tyranneaux de l'Afrique centrale.
tyrannicide [>-an'-m]n.m.(dûlat./yranm/s,tyran, et cxdere, tuer;. Assassinat d'un tyran. N. Meurtrier d'un tyran : Barmodiua et Aristogiton furent des tyrannicidet.
tyrannie [ran'-nt] n. f. (de tyran). Pouvoir souverain, usurpé et illégal : la tyrannie île Pisistratc à Athènes. Gouvernement injuste et cruel : la tyrannie de Caligula. i'iq. Oppression. Pouvoir de certaines choses sur les hommes: tyrannie de l'usage, des passions.
tyrannique [ran'-ni-ke] adj. (gr. turannikos). Qui tient à la tyrannie : loi, pouvoir tyrannique. Fig. Qui exerce une influence irrésistible : le charme tyrannique de la beauté.
tyranniquement[rau'-ni-/ire-man", adv. Avec tyrannie : régner tyranniquement.
tyranniser [ran'-ni-zé] v. a. Traiter tyranniquement: tyranniser ses sujets. Opprimer : tyranniser les consciences.
Tyrien, enne \ri-in, è-ne], originaire ou habitant de Tyr : les Tyriens. Adjectiv. : la pourpre tyrienne.
tyrine n. f. Syn. de caséine.
tyroglyphe n. m. Genre d'acariens, renfermant des animalcules à huit pattes, qui viventdans les vieux fromages et autres matières alimentaires, telles que la farine : tes tyroglyphes sont appelés vulgairement mites à fromage.
tyroïde [ro-i-de] adj. (du gr. turos, fromage, et eidos, aspect). Qui a l'apparence du fromage.
Tyrol, pays au N. de la Lombardie, compris dans les Etats autrichiens; 850.000 h. {Tyroliens). Capit. Innsbruck. Belles vallées dominées par de hautes montagnes. Elevage. Industrie active de tissages, papeteries.
Tyrol (Alpes du), massif de la partie centrale des Alpes, s'étendant du N. au S., entre le plateau bavarois et le Frioul italien, et comprenant les Alpes calcaires du Tyrol, les Alpes du Tyrol proprement dites et les Alpes dolomitiques du Tyrol.
Tyrolien, enne [li-in, è-ne]. originaire ou habitant du Tyrol : les Tyroliens. Adjectiv. : population tyrolienne. N. f. Musiq. Sorte d'air qui s'exécute en franchissant avec un accent particulier et à l'aide de certaines notes de poitrine et de tête qui se succèdent rapidement d'assez grands intervalles toniques Danse du Tyrol.
tyrOSinase [zi-na-ze] n. f. Ferment soluble, existant dans certains champignons du genre russule.
tyrothrix [triks] n. m. Genre de bactériacées qui se rencontrent dans les matières albuminoïdes en fermentation ou en putréfaction-
tyrrhénien, enne adj. et n. De Tyrrhénie (Etrurie'.
Tyrrhénienne (mer), nom donné à la partie de la Méditerranée située entre l'Italie, la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Elle est ainsi dénommée des anciens Tyrrhènes ou Etrusques.
Tyrtée, poète lyrique grec. Suivant la légende, c'était un maitre d'école athénien, boiteux et contrefait. Les Athéniens le députèrent par dérision aux Spartiates, qui, sur l'avis de l'oracle de Delphes, leur demandaient un général pour lutter contre les Messéniens. Il ranima par ses chants le courage des Spartiates, qui furent vainqueurs. Nous possédons de lui d'assez nombreux fragments, d'une facture simple et vigoureuse (vn« s. av. J.-C).
ty rtéen, enne [té-in, è-ne] adj . Relatif à Tyrtée.
Tzaconie. Géoqr- Nom de la côte orientale du Péloponèse (roy. de Grèce).
tzaconien, enne [ni-in, è-ne] adj. Se dit d'un dialecte grec parlé aujourd'hui sur la côte occidentale du Péloponèse.
tzar, tzarien, enne, tzarine, tzare-
Vitch, autre orthographe de tsar, etc.
Tzaritzyn, v. de Russie (gouv. de Saratof), sur le Volga; 56.000 h. Métallurgie.
TzarSkOié-SélO, v. de Russie (gouv. de Saint-Pétersbourg); 13.000 h. Palais impérial.
TzetzèS [tzit-sèss] (Jean), poète et grammairien grec, né à Constantinople (xw s.). Prodigieusement érudit, il a laissé un très grand nombre d'ouvrages, des poèmes complétant Homère, des commentaires, et notamment une Explication des mythes homériques-
tzigane ou tsigane n. et adj. Nom donné aux Bohémiens. Nom donné aux musiciens bohémiens, ou portant le costume bohémien, qui jouent dans les cafés-eoncerts, etc.
n. m. Vingt et unième lettre de l'alphabet français et la cinquième des voyelles : un grand U ; un petit u. Membre d'U, ouvrage de treillageur en forme A'U ou de V.
Uba n. f. Pirogue de l'Amazone.
Ubaldini (Ruggiero),
archevêque gibelin de Pise en 12"fi. Ugolin ayant refuse de l'associer à la seigneurie, Ubaldini le fit enfermer avec ses fils dans une tour, où il les laissa mourir de faim. V. Ugolin.
Ubaye [ba-i-e], torrent des Basses-Alpes, affl. de la Durance. Il nait à 21 kil. de Briançon, baigne Tournoux, Jausiers et Barcelonnette ; 80 kil.
ubéral, e, aux adj. (du lat. uber, sein). Qui a rapport au sein, à la mamelle. Fontaine ubérale, celle dans laquelle l'eau jaillit des seins d'une sylphide, d'une nymphe, d'une femme quelconque.
Ubéreux, euse [reu, ru-ze] adj. (du lat. uber. fertile). Qui est très fécond. (Peu us.)
liberté [bèr] n. f. (lat. ubertas). Fertilité, fécondité. :Vx.)
Uberti (Farinata degli . chef du parti gibelin à Florence depuis 1239. Banni, il battit les guelfes à la bataille de Mortaperti. Dante lui a consacré un des plus beaux épisodes de la Divine Comédie (Enfer X, 22-51).
Uberti (Fazio degli . poète italien du xiv« siècle, petit-fils du précédent, m. à Vérone ; auteur d'un intéressant poème descriptif, il Dittamondo.
ubi bene, ibi patria, mots lat. signif. : Où l'on est bien, Id est la patrie. Devise de ceux chez qui les jouissances matérielles l'emportent sur le sentiment patriotique. Elle rappelle le vers de Pacuvius, cité par Cicéron (Tusculanes, V, 37) :
Patria est ubicnmque est bene.
UbieilS [hi-iïi], peuple de l'ancienne Germanie, qui habitait les rives du Rhin, dans les parages de Cologne. Il fut transporté par Auguste sur la rive occidentale du fleuve.
Ubiquisme [ku-is-mé] n. m. Doctrine des ubiquistes ou ubiquitaires.
Ubiquiste [ku-ix-te] n. et adj. (du lat. ubique, partout). Fam. Personne ou être qui paraît être dans plusieurs lieux à la fois, ou qui se trouve bien partout. Docteur de l'Université qui n'était attaché à aucune faculté particulière. Bisl. relig. Syn. de OBIQUITAIRB.
Ubiquitaire ku-i-tè-re] n. m. (du lat. uhique. partout . Membre d'une secte de luthériens qui soutenaient que le corps de Jésus-Christ est présent dans l'Eucharistie, non par l'effet de la transsubstantiation, mais parce qu'il est présent partout.
Ubiquité [ku-i-té] n. f. (lat. ubique, partout). Le fait d'être présent en tout lieu à la fois. Je n'ai pas le don d'ubiquité, je ne puis être partout en même temps.
ubi solitudinem faciunt, pacem appellant, mots lat. signif. : Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont donné la pair. Phrase mise par Tacite (Vie d'Aijricola, 30/ dans la bouche de Galgacus, héros calédonien, flétrissant les rapines des Romains. Ces mots s'appliquent aux conquérants qui colorent leurs déprédations et leur vandalisme d'un spécieux prétexte de civilisati n.
Ucalegon, un des habitants de la ville de Troie, dont parle Virgile dans le Ile chant de son Enéide. V. jam proximus ardet Ucai.egon.
Ucayali, grande riv. du Pérou, née dans la Cordillère, affl. de l'Amazone ; 2.000 kil. à travers les forêts vierges.
UccellO ou UcellO (Paolo m Dono, dit), ciseleur et peintre florentin, né à Florence vers 1396, m. à Florence en 1475. Il étudia tout particulièrement la perspective (Saint Jean Baptiste enfant; Bataille, etc.)
Ueele, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 22.770 h. Observatoire. Briques, pianos, chaises; blanchisseries; toiles.
Uchard [chai-] (Mario), romancier et auteur dramatique français, né et m. à Paris (1824-1893). Ses romans : Mon oncle Barbassou, Jnès Parker, etc., sont d'une amusante fantaisie.
UchatiUS [ti-uss] (François, baron de), général et technologue autrichien, né à Theresienfeld, m. à Vienne (1811-1881). Il perfectionna le matériel de l'artillerie.
UChimOIlO n. f. Dénomination japonaise de la hallebarde portée jadis par les soldats qui escor-
Uchimono : a, gaine de la lance.
taient un dai'mio, et dont la lama était couverte d'un fourreau de bois laqué, lequel était souvent enveloppé lui-même d'un sac de soie.
UChiwa n. m. Désignation japonaise de l'éventail de bambou et de papier , qui passe généralement en Europe pour un écran.
UChroilie [kro-nf] n. f. (du gr. ou, non, et khronos, temps, mot forgé sur le type de utopie).
Utopie appliquée à l'histoire; l'histoire refaite logiquement telle qu'elle aurait pu être.
uckewalliste [wke-val-
lis-te] n. m. Membre d'une secte fondée par le Frison Uckewalle, au xvn« siècle. D'après les uckewallistes, les hommes avaient été irresponsables devant Dieu entre la naissance de Jésus- Christ et la descente du Saint-Esprit sur les apôtres.
Udine, v. d'Italie (Vénétie), ch.-l. de la prov. homonyme, ancienne capit. du Frioul ; 32.000 h. Métallurgie, soie. — La prov. a 600.000 h.
Udine (Giovanni Ricamatore, dit Jean d'), peintre italien, mort à Rome (1499-1564), élève de Raphaël, qu'il aida dans ses travaux. On connaît de lui : la Présentation de Jésus an temple, la Dispute entre les docteur*.
udomètre n. m. (du lat. udux, humide, et du gr. métro», mesure). Syn. de i i i viometre.
Uchiwa.
Udométrique adj. Qui a rapport à l'udomètre. (On dit aussi pluviométrique.)
Udonelle [ne-le]n.t. Genre de vers trématodes, renfermant des formes ressemblant à de petites sangsues, et qui sont répandues dans les mers d'Europe : les udonelles vivent sur les calices.
Udore n. m. Genre d'hydrocharidées, renfermant des herbes aquatiques de l'Amérique du Nord.
udosadénite n. f. (du gr. udos, eau, et adèn, glande). Inflammation des glandes sudorales.
udosolitlie n. f. (du gr. udos, eau, et lithos, pierre). Concrétion de la sueur.
udotée [té] n. f. Genre d'algues chlorophycées, de la famille des siphonées, qui croissent dans les mers tropicales.
Ueberweg ( Frédéric), philosophe allemand, né à Leichlingen, m. à Kœnigsberg (1826-1871); auteur d'un estimable Précis d'histoire de la philosophie-
UechtritZ (Frédéric d'), poète allemand, né et m. à Gœrlitz (1800-1893) ; auteur de la tragédie Alexandre et Darius.
Uetikon, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur le bord du lac; 1.400 h.
Ugalde (Delphine Beaucé, dame), cantatrice française, douée d'une jolie voix de soprano, née à Paris en 1829. Elle chanta avec beaucoup de succès l'opéra-comique et l'opérette. — Sa fille Marguerite, née à Paris en 1862, s'est fait remarquer dans l'opérette.
t gines, ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 9 kil. d'Albertville ; 2.560 h. — Le cant. a 9 comm. et 6.960 h.
ugni [ugh-ni] n. m. Cépage blanc cultivé dans les Bouches-du-Rhône,
Ugolin délia Gherardesca, tyran de
Pise, du parti gibelin. Son rival, l'archevêque Ubaldini, le fit jeter dans la tour de Gualandi avec ses deux fils et ses deux petits-fils et les y laissa mourir de faim. Ugolin succomba le dernier, après avoir essayé de se nourrir de ses enfants (xme s.). Cette circonstance a fourni à Dante un des épisodes les plus terribles de sa Divine comédie (Enfer, 33) la Tour de la Faim. Dante représente Ugolin qui assouvit sa vengeance en dévorant à belles dents le crâne d'Ubaldini.
Ugolin et ses enfants, tableau de Reynolds (Londres) — beau groupe en bronze de Carpcaux (1863), jardin des Tuileries, à Paris.
Ugolini (Vincenzo), compositeur italien, né à Péronne dans la seconde moitié du xvi* siècle, m. à Rome en 1626; auteur de messes et de nombreux motets, psaumes, etc., a plusieurs voix.
Ugolin et nés enfants, d'après Carpeaux.
UGR
UVL
Uhlan prussien.
Ugron (Gabriel), homme politique hongrois, ne à Szombat-Falva, en 1847.
TJllde (Frédéric-Charles de), peintre allemand, né à Wolkenburg (Saxe) en 1848. Il a représenté des sujets sacrés dans des milieux modernes: la Sainte i fin-, ta Nuit sainte.
Uhlan [u asp,] ou hulan [h asp.] n. m. (turc oijltlan). Espèce de lancier, dans les armées allemande , au tri - , chienne et russe.
Uhland(Jean
Louis), poète lyrique allemand, né et m. à Tubingue (1787-1862), le représentant le plus éminent de l'école souabe ; auteur de remarquables poésies patriotiques, dont beaucoup sont encore aujourd'hui populaires.
Uhrich [rik]
( Jean- Jacques- Alexis), général français né à Phalsbourg, m. à Strasbourg (1802- 1886). Il défendit avec énergie et distinction Strasbourg contre les Prussiens en 1870.
uitlanders
[dér] (du dialecte boer-hollandais uit, hors de, et /and, pays), nom qui fut donné, au Transvaal et dans l'Orange, aux immigrants, par opposition aux Boers, anciens colons de nationalité hollandaise.
Ujfalvy de Mezœ-Kœvesd (Charies-
Eugène d), orientaliste et voyageur autrichien, né à Vienne, m. à Florence (1842-1904). Il a passé la plus grande partie de sa vie en France, où il professa à l'Ecole des langues orientales. Citons de lui : le Berceau des Aryas, les Aryens au nord et au sud de V Hindou-Kouch.
Uj-Videck, Ujvideck, Navizod ou
Neusatz, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie, comitat de Bacs-Bodrog), sur le Danube, en face de la forteresse de Petervarad ; 25.000 h. Commerce de céréales et de vins.
Ukase ou OUkase [ka-ze] n. m. (russe xikasasi). Ordonnance du tsar : un ukase impérial. Fig. Décision empreinte d'absolutisme : les ukases d'un chef de bureau.
Ukraine [u-krè-ne] (c'est-à-dire frontière marche), vaste contrée de la Russie d'Europe, embrassant les gouvernements de Kiev, Poltava, Tchernigov et Karkov , arrosée par le Dnieper ; immenses steppes, élève de grands troupeaux.
(Hab. Ukraniens.)
Ulbach [baki, (Louis), littérateur français, né à Troyes, m. à Paris (1822-1889) ; auteur de nombreux romans, qui valent surtout par des qualités d'invention et d'imagination :
M et Jime Fernel, le Parain de Cendrillon, la Chauve-Souris, l'Enfant de la morte, etc.
ulcératif, ive adj. Qui
produit l'ulcération.
ulcération [si-on] n. f.
(lat. ulceratio). Formation d'ulcère. L'ulcère luimême. Plaie des arbres.
Ulcère n. m. (lat. ulcus, eris). M éd. Solution de continuité, avec perte de substance, ordinairement déterminée ou entretenue par une cause interne ou un vice local. Ulcère syriaque , nom donné par Arétée à l'angine diphtéritique des modernes. Arboric. Plaie des arbres-