VA.G
vaccinogène [vak-si] adj. (de vaccin, et du pr. genndn, engendrer). Qui produit le vaccin : gîoaccinogene.
vaCCinoïde [vak-si] adj. (de vaccin et du gr. eidos, forme). Qui ressemble à la vaccine : éruption vacetnoïde. N. f. Vaccinellc ou vaccine atténuée, bénigne, à évolution rapide, que l'on observe chez les personnes qui ont été déjà vaccinées.
vaccinostyle [vak-si-nos-ti-le] n. m. Nom donné à une lancette a vacciner constituée par une plume métallique non fendue.
vaCCinO-syphilOÏde n. f. Nom donné à certaines éruptions de la première enfance, dues à des troubles gastro-intestinaux, en raison de la ressemblance que présentent parfois leurs vésicules avec les pustules vaccinales.
vacelle [sé-le] n. f. Servante; fille d'auberge, de l'asse-cour.
vaceiTe [sè-re] n. m. Antiq. g mil. Druide d'une classe particulière
vache n. f. (lat. vacca). Femelle du taureau : du lait de vache. Sa chair : manger de la vache. Sa peau corroyée : des souliers en vache. Couverture en peau qu'on étend au-dessus des paquets placés sur l'impériale d'une diligence. Grand panier ou coffre revêtu de cuir, que l'on place sur l'impériale d'une voiture pour recevoir les colis. Mulon de sel dans une saline. Branloir d'un soufflet de forge. Sorte de cadre en bois employé pour battre les grains. Corde qui arrête le train de la presse typographique. Nœud de vache, nœud plat que l'on emploie pour réunir deux filins quand ceux-ci doivent être facilement dénoués.
Vache marine, nom vulgaire du dugong.
Trivial. Femme d'un embonpoint excessif. Femme dévergondée. Puil de vache, poil roux comme celui d'un grand nombre de vaches. Coup de pied en vache, coup de pied lancé à la manière d'une vache qui rue. Vache à lait, vache qu'on élève pour le lait qu'elle fournit; fig. Personne ou chose dont on tire un profit continuel. Manger de la vache enragée, vivre de privations. Parler français comme une vache espagnole (on a dit probablement d'abord : comme un vace ou basque espagnol), parler très mal le français. Corne de vache, genre de voussure employée pour donner un certain évasement à une arche de pont, un tunnel, etc. Prov. anc. : Qui mange la vache du roi, à cent ans de là en paye les os, on se repent longtemps d'avoir fait du tort à plus puissant que soi. Viendra le temps où la vache aura besoin de sa queue, il n'y a rien d'inutile. Vache de loin a assez de lait, les choses paraissent toujours belles quand on les voit de loin.(V. métier.) Ai.i.us. hist. : La vache à Colas. Une vache en liberté, appartenant à un paysan nommé Colas, entra un jour dans un temple pendant l'office. Les huguenots crurent à une insulte et tuèrent l'animal. Les catholiques firent là-dessus une chanson qui jouit aussitôt par toute la France d'une vogue immense, provoquant nombre de querelles et de meurtres. On employa longtemps l'expression : il est de la vache à Colas, pour signifier : il est protestant V. Gambon. Ai.t.us. bibl. : Les sept vaches grasses et les sept vaches maigres. Le pharaon d'Egypte ayant vu en rêve ces quatorze animaux, Joseph lui expliqua que ce songe annonçait sept années de prospérité et sept années de disette. (Genèse, XLI.) On rappelle cet épisode pour signifier des périodes de prospérité et de pénurie,
— Encycl. Toutes les vaches ne possèdent pas une égale aptitude à la lactation ; même, à considérer l'espèce dans son ensemble, les races dites laitières et qui méritent vraiment cette qualité ne sont pas la règle, mais l'exception. En France, ce sont principalement les vaches bretonnes, normandes et flamandes qui sont les meilleures laitières. Toutefois, il est dans les races comtoise, de Salers, charollaise, gasconne, poitevine, des sujets remarquables. A l'étranger, les vaches de races flamande et hollandaise, les vaches suisses de Schwyz, les races anglaises d'Ayr, de Jersey sont parmi les meilleures. En général, les vaches laitières sont à l'apogée de leur rendement vers l'âge de neuf ans, mais il en est qui produisent abondamment jusqu'à douze et quinze ans. Passé cet âge, elles sont engraissées et livrées à la boucherie. Dans les races qui n'ont pas au même degré l'aptitude laitière, les vaches sont engraissées pour la boucherie vers l'âge de cinq ou six ans, après trois ou quatre vêlages.
Les vaches laitières, qu'elles soient élevées au pâturage ou à l'étable, doivent être tenues très propres. L étable doit être spacieuse, bien aérée, et chaque animal doit pouvoir s'y mouvoir à l'aise.
En stabulation, la nourriture, distribuée en trois ou quatre repas, doit varier suivant l'époque de l'année et les ressources de la ferme (fourrages verts ou secs, tubercules, déchets de brasserie, tourteaux, etc.). Il faut se souvenir toutefois que de la composition des rations dépend la qualité du lait et que certaines substances (plantes à odeur d'ail, divers tourteaux et pulpes) peuvent communiquer au lait une saveur et une odeur désagréables.
Les principales qualités d'une bonne vache laitière sont les suivantes : l'humidité du mufle, le foil lustré, la souplesse de la peau. La vivacité de œil, la régularité de la respiration sont des indices de bonne santé; la douceur du regard, l'indifférence au chatouillement, ceux d'un caractère paisible et, partant, d'une lactation active et régulière ; les mamelles doivent être volumineuses, leur peau souple, fine, jaunâtre, couverte d'une matière onctueuse, se détachant facilement sous l'ongle ; les trayons régulièrement espacés, égaux en développement et lisses, les vaisseaux sanguins abondants et développés ; enfin il faut que l'écusson présente le plus grand développement possible. V. la planche bœuf.
vachelin ou vacherin n. m. Nom du fromage de Gruyère, dans la Franche-Comté.
vacher [cAé], ère n. (de vache). Qui mène paître les vaches.
vacherie [Wl n. f. (de vache.) Etable à vaches. Lieu où l'on trait des vaches et où l'on vend du lait : les vacheries doivent être tenues dans un parfait état de propreté.
vacherin n. m. Gâteau à la crème, avec pâte de meringue.
Vacherot [ro] (Etienne), philosophe et homme politique français, né à Torcenay, près de Langres,
m. à Paris (1809-1897). Son principal ouvrage, où il prétendmontrer que l'idée de la divinité n a qu'une réalité subjective, a pour titre : la Meta ///»>/*"/'"' ' ' la science. Citons encore : Histoire cfilique de l Ecole d'Alerandrie, le Nouveau Spiritualisme.
vachette [cht-te] n. f. Petite vache. (Peu us.) Cuir de petite vache.
Vachon (Marins), critique d'art français, né à Châtelus en 1850; auteur de : l'Ancien hôtel de ville de Paru, Jacquet Callot, Philibert de Lorme, etc.
vachOtte [cho-te] n. f. Bot. Un des noms du gouet commun. Nom vulgaire d'un champignon comestible, le lactaire à lait abondant.
vaciet [si-i] n. m. Nom vulgaire de l'airelle myrtille.
vacillant [sil-lan d'après l'Aead., ou si, il mil.,
an], e adj. Qui vacille : la flamme vacillante d'une bougie, Fam. Irrésolu, mobile : esprit vacillant. Bot. Se dit des anthères longues et attachées au filet par leur milieu, de manière à vaciller à la moindre agitation.
vacillation [sil-la-sion ou si, Il mil., asi-on] n. f. (lat. vacillatio.) Mouvement de ce qui vacille : vacillation d'une barque- Fig. Irrésolution : vacillalion dans les opinions.
vacillatoire [sil-la ou si, Il mil.] adj. Qui est de la nature de la vacillation. Qui décèle le doute, l'irrésolution.
vacillement \sil-le-man ou si, Il mil., e-man] n. m. Action de vaciller.
Vaciller [sil-lé, d'après l'Aead., ou si, Il mil., é] v. n. (lat. vacûlare). Chanceler, n'être pas bien solide : la table vacille. Trembloter: la lumière vacille. Fig. Hésiter, être irrésolu, incertain : mémoire qui vacille.
vacillité [sil-li ou si, Il mil.] n. f. Etat de ce qui vacille. Manque de fermeté. (Peu us.)
Va-Ci-va-la n. m. invar. Personne sans caractère (dialect.).
vacive n. f. L'un des noms vulgaires du mouton anlannaire. (On dit également vaciveau.)
vacoi, vaquois [koi] ou vacoa n. m. Nom
vulgaire d'une espèce de pandanus.
Vacquerie [ke-ri] (Auguste), littérateur, journaliste et auteur dramatique français, né à Villequier (Seine-Inférieure), m. à Paris (1819-1893); de l'école romantique, fondateur du Rappel, auteur de Jean Baudry, Tragaldabas, et d une traduction en vers à'Antigone, avec Paul Meurice.
Vac Uisme [ku- is-me] n . m .
(du lat. vacuus, vide). Philos- Système de ceux qui admettaient le vide dans la nature, i
vaeuiste [ku-is-té] n. Phi- '
los. Partisan du vacuisme.
Vacuité n. f. (du lat. vacuitas, de vacuus, vide). Etat d'une chose vide.
vaCUOlaire [lè-re] adj.
(de vacuole). Théorie vacuolaire, théorie d'après laquelle le cytoplasma serait constitué par une multitude de petites vacuoles.
vacuole n. f. (du lat. vacuus, vide). Cavité du protoplasma.
vaCUOlide n. m. Organite des cellules photogènes de certains animaux qui rayonne l'énergie sous forme de lumière.
vaCUOlisation [za-si-on] n. f. Formation de vacuoles.
VaCUUm [ku-om'] n. m. (m. lat.). Le vide.
vade n. f. (de Vital, vada, qu'il aille). Première mise, dans certains jeux de cartes. Mise de fonds dans une affaire. (Vx.)
Vadé (Jean-Joseph), chansonnier burlesque et auteur dramatique français, né à Ham, m. à Paris(1720- 1757) ; créateur du genre poissard. Son chef-d'œuvre en ce genre est un petit poème, la Pipe cassée. Il a composé de nombreuses comédies-vaudevilles
vade in pace, mots lat. signif. : Allez en paix. Paroles du confesseur en renvoyant son pénitent, après lui avoir donné l'absolution.
vade-in-pace [va-dé-in'-pa-sè] n. m. invar, (expression lat. signif. va enpair). Prison de couvent.
Vadel [del] n. m. Mar. Manche d'un guipon ou d'une vadrouille.
vademanque n. f. (de va, de, et manque). Diminution du fonds d'une caisse. (Vx.)
vade-mecum [va-dé-mê-kom'] n. m. (lat.
vade, va, et mecum, avec moi). Chose qu'on porte ordinairement avec soi. Ouvrage de format portatif et contenant les principaux éléments d'une science, d'un art, etc. PI. des vade-mecum.
Va-de-pied n. m. invar. Domestique qui va à pied.
vade rétro, Satana, mots lat. signif. : Retire-toi, Satan. Paroles de Jésus, qu'on trouve dans l'Evangile sous une forme un peu différente (saint Matthieu, IV, 10 et saint Marc, VIII, 33). On les applique en repoussant quelqu'un, en rejetant ses propositions.
Vadimon (lac), auj. lac de Bassano (Toscane). Victoire des Romains sur les Etrusques (310 av. J.-C.) et sur les Gaulois Senons (283).
Vadius [uss], personnage des Femmes savantes type du pédant bourré de grec et de latin, que Philaminte, Bélise et Armande embrassent jjour l'amour ilu grec, mots auxquels les écrivains font de fréquentes allusions. Sous ce nom. Molière a mis en scène, dit-on, le savant Ménage. V. Trissotin.
Vadjra n. m. (m. sanscrit). La foudre d'Indra.
Vadrouille [drou. Il mil., e] n. f. Tampon de laine emmanché pour nettoyer les navires, etc. Arg. Promenade de débauche : aller en vadrouille. Homme dévergondé. Femme de mœurs légères : ah! petite vadrouille.'
vadrouiller [rtrou, Il mil., é] v. n. Arg. Aller en vadrouille.
vadurie [ri] n.f. Nom d'un petit genre lyrique du xin' siècle, variété de la rotruenge ou chanson à refrain.
Vacquerie.
VadUZ, ch.-l. de la principauté de Liechtenstein : 1.200 h. Scieries.
Va-et-vient [va-é-vi-in] n m. invar. Action de ce qui va et vient alternativement d'un point à un autre ; le va-et-vient d'un balancier. Petit bac tiré alternativement d'une rive à l'autre au moyen d'un cordage. Embarcation servant exclusivement à faire communiquer deux navires ou un navire avec la terre Cordage servant à établir la communication entre deux points : jeter un va-et-vient à un navire échoué près de ta côte. Organe de machine qui est doué d'un mouvement alternatif rectiligne. Gond qui permet à une porte de s'ouvrir dans le» deux sens, mais la ramène dans le plan du mur où elle est établie.
vae soli ! mots lat. signif. : Malheur à l'homme seul ! Paroles de ï Ecclisiaste (IV, 10 , qui caractérisent la position malheureuse de l'homme isolé, abandonné à lui-même.
vae victis ! mots lat. signif.: Malheur aux vaincus! Paroles adressées par Brennus aux Romains, au moment où il jetait son épée dans la balance ou l'on pesait l'or destiné à acheter le départ des Gaulois (Tite-Live, V, 48j. Elles se rappellent pour faire entendre que le vaincu est à la merci du vainqueur.
Vaez '.Jean-Nicolas-Gustave Van Nibuwbnhutsen. dit Gustave), littérateurfrançais.né à Bruxelles, m. & Paris (1812-18U2). Il a collaboré à de nombreux livrets d'opéra : Lucie de Lammermoor, la Favorite, Othello, Von Pasquale, etc.
Vaga ( Piero Buonaccorsi, dit Pierino del). peintre italien, né à Florence, m. à Rome 1507- 1847}; un des collaborateurs de Raphaël, dont il acheva plusieurs tableaux.
vagabond [bon], e adj. (lat. vagabundus ; de vagari, errer). Qui erre çà et là : mendiant vagabond. Fig. Inconstant, qui va cà et là : imagination vagabonde. N. m. Homme errant, sans domicile.
vagabondage n. m. Etat de vagabond : le délit de vagabondage. Etat des individus qui n'ont ni domicile certain, ni moyens de subsistance, et qui n'exercent habituellement ni métier, ni profession. Vagabondage spécial, délit consistant à tirer habituellement sa subsistance du fait de faciliter la prostitution d'autrui sur la voie publique.
— Encycl. Dr. Le vagabondage est un délit puni d'un emprisonnement de trois à six mois, ainsi que d'une interdiction de séjour de cinq à dix ans. Les vagabonds mineurs ne peuvent être condamnés à l'emprisonnement ; ils doivent être mis en état d'interdiction de séjour, jusqu'à l'âge de vingt ans, à moins que, avant cet âge, ils n'aient contracté un engagement militaire. S'ils sont étrangers, les vagabonds peuvent être conduits hors du territoire. Le port d'armes, de limes, de crochets, etc., de fausses pièces d'identité, ou l'exercice d'actes de violence constituent une circonstance aggravante du délit.
Les maires ont le devoir de faire procéder à l'arrestation des vagabonds, de les interroger, de dresser procès-verbal, puis de les mettre à la disposition du procureur de la République.
vagabonder rdé] v. n. Faire le vagabond. Fig. Passer légèrement d'une chose à l'autre : poète qui vagabonde de sujet en sujet.
vagabonner v. n. Syn. de vagabonder.
Vagant [ghan]. e adj. (lat. vagans). Qui erre. (Vx.) N. m. Marinier qui est chargé de recueillir les débris des naufrages. Homme qui pille les navires naufragés, qui vole les épaves.
vage n. m. Mar. Syn. de pomme de racage.
vagiforme adj. (du lat. vagus, vague, et de forme). Qui a une forme vague, mal définie.
Vagin n. m. (du lat. vagina, gaine). Anat. Canal auquel aboutit le col de l'utérus, et qui s'ouvre dans la vulve.
— Encycl. Anat. Le vagin, qui est l'organe femelle de l'accouplement, a une forme cylindrique un peu aplatie d'avant en arrière, à parois contiguës dans l'état de vacuité. Sa longueur moyenne est de 12 centimètres; il est très extensible. Il est partiellement obturé chez les femmes vierges par la membrane de l'hymen.
— Hi/g. La conformation, la situation et les sécrétions du vagin rendent indispensables des soins de propreté fréquents (irrigations à l'eau bouillie additionnée ou non d'antiseptiques légers, acide borique, lysol) et de préparations aromatiques.
— Pathol. Le vagin peut être rétréci, oblitéré, imperforé, ou bien en communication directe avec la vessie, l'urètre ou le rectum. Il peut être réduit à un cul-de-sac, qui se termine à quelques centimètres de la vulve. Les plaies du vagin laissent parfois des fistules vésico-vaginales, urétro-vaginales, recto-vaginales.
La paroi antérieure du vagin, surtout chez les femmes âgées, fait saillie parfois en dehors de la vulve. La muqueuse vaginale est sujette à des inflammations dites vaginites, qui occasionnent des écoulements. Le rétrécissement douloureux et spasmodique constitue le vaginisme.
— Art vétér. Chez les femelles domestiques, le vagin est situé sous le rectum ; il n'y a pas d'hymen.
vaginal, e, aux adj. Qui appartient ou qui se rapporte au vagin : muqueuse vaginale.
Vaginalite n. f. Pathol. Inflammation de la tunique vaginale.
vaginant [nan], e adj. (du lat. vagina, gaine). Engainant, qui enveloppe comme une gaine.
vaginateur r.. m. (lat. vaginator; de vagina, gaine). Gainier; fabricant d'étuis, de fourreaux.
vaginé, e adj, (du lat. vagina, gaine). Bist. nat- Embrassé par une gaine; pourvu d'une gaine.
Vaginelle [nè-Ie] n. f. (du lat. vagina, gaine). But. Petite gaine membraneuse qui entoure la base de chaque faisceau de feuilles de pin.
vaginerve [nèr-uej adj. (du lat. vagus, vague, et de nervus, nerf). Qui a des mesures irrégulières ou peu marquées.
vaginiCOle n. f. Genre d'infusoires péritriches renfermant de nombreuses espèces répandues dans les eaux douces et salées.
vaginifère adj. (du laX. vagina, gaine, et ferre, porter). Qui porte une gaine.
vaginiforme adj. (du lai. vagina, gaine, et de forme). Qui a la forme d'une gaine.