VAG
vaginisme [nis-me] n. m. Contraction spasmodique du muscle constricteur du vagin.
vaginite n. f. Inflammation du vagin.
— Encycl. La vaginite peut être produite par une infection microbienne quelconque. Lorsque le microbe infectant est le gonocoque, elle constitue la blennorragie. Le traitement consiste en injections, lavages et pansements antiseptiques.
— Art vétèr. Excepté chez la jument et chez la lapine, il n'y a pas de maladie spécifique du vagin chez les femelles domestiques.
L'affection spécifique de la jument est la (taurine. vaginoïde adj. Qui est en forme de gaine. vagino- labial, e, aux adj. Anat. Qui appartient au vagin et aux grandes lèvres.
vagino-péritonéal, e, aux adj. se dit du
canal séreux, qui, chez le fœtus, établit une communication entre le péritoine et la tunique vaginale du testicule.
vagino-rectal, e, aux adj. Pathoi. Qui
appartient au vagin et au rectum.
vaginorragie n. f. (de vagin, et du gr. rhagê, rupture). Hémorragie vaginale.
vaginoscopie [nos-ko-pi] n. f. (â.e vagin, et
du gr. skopein, examiner). Méd. Examen du vagin à l'aide du spéculum.
vagino-urétral, e, aux adj. Pathol. Qui
appartient au vagin et à l'urètre.
vagino-utèrin, e adj. Anat. Qui appartient au vagin et à l'utérus.
Vagino-Vésical, e, aux adj. Anat. Qui appartient au vagin et a la vessie.
vagillO-VUlVaire adj. Anat. Qui appartient au vagin et à la vulve.
vaginule n. f. (lat. vaginula, petite gaine.) Hist. nat. Petite gaine. Bot. Nom donné aux corolles tubuleuses des composées.
Vaginulé, e adj. Eist. nat. Muni de vaginules, de petites gaines.
Vaginulifère adj. (de vaginule, et du lat. ferre, porter). Hist. nat. Qui porte des vaginules. Bot. Calathides vaginulifères, calathides de composées qui ne contiennent que des fleurons.
vagipède adj. (du lat. vagus, vague, et pes, pedis, pied). Qui a les pieds épars sur le corps.
vagir v. n. (lat. vagire). Pousser des vagissements : nouveau-né qui vagit.
vagissant [ji-san], e adj. Qui vagit.
vagissement [ji-se-man] n. m. Cri des enfants nouveau-nés. Par ext. Cri du crocodile ou du lièvre.
vagon, vagonnet, vagonnier n. m.
V, wagon, etc.
vaguage [gha-je] n. m. Action de vaguer la bière dans la cuve-matière.
vague [va-ghe] n. f. (orig. germ.). Eau de la mer, d'un fleuve, agitée et élevée par les vents : c'est à l'action des vagxies déferlant sur les côtes que sont dus l'usure et ^ i,--— r, .,-., * l'écroulement des ^"TT Y%^
falaises. Par anal, ff , j- )> " " ' - ' Objet rappelant la V |)[| \Jr
forme ouïe mouve- ^— ^
ment des vagues : *
des vagues de sable. Fig. et poét. Objets qui se succèdent sans cesse. Instrument dont les brasseurs -„ -ervent pour brasser la bière.
Vague [va-ghe] adj. (lat. vagus). Indécis, mal déterminé : de vagues désirs. Vide, inculte ou non bâti : terres vagues. Peint. Indécis et nuageux : couleur, lumière vague. Sylvie. Se dit des parties de forêt qui présentent une assez grande étendue dépourvue d'arbres. Chronol. Année vague, an 3G5 jours, sans les intercalations qu'y ont duites les diverses réformes du cal»;,^.^,. NerfoaVfâi nerT pneumogastrique. N. m. Grand espace vide: le vague des airs. Fig. Ce qui est indécis, mal défini, indéterminé : rester dans le vague. Ant. précis, net.
vaguement [ghe-man] adv. D'une manière vague.
vaguemestre [ghe-mès-tre] n. m. (de l'allem. wagenmeister, maître de chariot)- Officier chargé de la conduite des équipages d'une armée. Sous-officier chargé, dans un régiment, de la distribution des lettres et du payement des mandats.
Vaguer [ghé] v. n. (lat. vagari). Errer çà et là : vaguer au clair de lune.
Vaguer [ghé] v. a. Brasser le moût dans la cuve en faisant usage de la vague.
vaguesse [ghè-se] n. f. (ital. vaghezza). Qualité de ce qui est vague. (Peu us.)
Vaguet (Albert), ténor français, né à Elbeuf en 1865. Il chanta avec goùtet talent le répertoire à l'Opéra de Paris et y créa un certain nombre de rôles. vaguette [gh'e-te] n. f. Morceau de feutre ou de peau que l'ardoisier attache devant ses jambes pour les protéger.
vagulation [st'-on] n. f. (lat. vagulatio). Dr. rom. Sommation fa'ite à un témoin par la personne qui le citait en témoignage.
Vallé n. m. (mut madécasse). Genre d'apocynacées, renfermant des arbres et des arbrisseaux de l'Afrique et de Madagascar, dont on retire un caoutchouc assez estimé.
vaiçya n. m. Membre de la troisième des castes de l'Inde, constituée par les commerçants, les éleveurs de bétail et les agriculteurs.
vaidéhia n. m. Nom d'une classe de horscastes hindous nés de pères vaiçyas et de mères brahmanes.
Vaïgatch fîi-E de), île russe de l'océan Glacial arctique, séparée du continent par le détroit de Vaïgatch.
Vaiges, coirrai. de la Mayenne, arr. et à 23 kil. de Laval, sur la Vaige ; 1.310 h.
vaigrage [vé] n. m. (de vaigre).Mar. Ensemble des vaigres d'un navire.
vaigre [vè-gre] n. f. (orig. scand.). Planche employée au revêtement intérieur d'un navire.
vaigrer [vi-gré] v. a. Revêtir de vaigres l'intérieur d'un navire : vaigrer un brick.
Vaillamment 'va, /( mil., a*man\ adv. Avec vaillance : lutter vaillamment. Ant. Lâchement.
Maréchal Vaillant.
vaillance [va. Il mll.J n. f. (de vaillant adj.) Valeur, courage à la guerre, dans une lutte : la rail lance des héros. Persévérance courageuse : la vaillance d'une mère de famille. Ant- Lâcheté, couardise.
vaillant [va. // mil., an] n. m. (de valoir). Ce que l'on possède : n'avoir pour tout vaillant qite ses bras. Adv. En valeur. N'avoir pas un sou vaillant, n'avoir ni biens ni argent.
vaillant [va, II mil., an], e adj. (du lat. valens, qui a de la force, du courage). Qui a de la vaillance, brave, hardi, courageux : vaillants soldats- Se dit de l'instrument de la vaillance de quelqu'un : une vaillante épée. Substantiv. : les lâches et les vaillants. Ant. Lâche, poltron, couard.
Vaillant [il mil., an] (Jean-Foi), numismate français, né à Beauvais, m.
à Paris (1G32-1706). Il rapporta de l'Orient une collection précieuse de monnaies anciennes , qui firent du cabinet du Roi le premier médaillier de l'Europe.
Vaillant ( Sébastien ), botaniste français, né à Vigny (Seine-et-Oise), m. à Paris (1669-1722), auteur d'une célèbre Flore des environs de Paris.
Vaillant ( Jean - Bap tiste-Philibert), maréchal de France, né à Dijon, m. à Paris (1790-1872), ministre de la guerre et grand maréchal du Palais sous le second Empire. Il servit avec distinction en Algérie et pendant le siège de Rome.
Vaillant (Edouard), homme politique français, né aVierzon en 1840. Membrede laCommune en 1870, il fut condamné à mort lorsque l'insurrection fut réprimée. Amnistié, il devint ensuite conseiller municipal de Paris, puis député de la Seine, et soutint les doctrines les plus exaltées.
vaillantie [va, 11 mil., an-ti) n. f. Genre de rubiacées, voisines des jaillets, qui croissent dans la région méditerranéenne.
vaillantise [va, Il mil., an-ti-ze] n. f. Acte de vaillance. Ant. Lâcheté, poltronnerie.
Vailly [/; mil.], ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 17 kil. de Soissons, sur l'Aisne; 1.810 h. (Vailliciens). — Le cant. a 27 comm. et 9.130 h.
Vailly-sur-Sauldre [sôi-dre], ch.-l. de c.
(Cher), arr. et à 26 kil. de Sancerre ; 1.100 h. Vins. — Le cant. a U comm. et 9.860 h.
vain, e [vin, è-ne] adj. (lat. vanus). Qui est sans effet, sans Résultat : vaThs efforts. Faux, illusoire, sans fondement réel : vain espoir. Futile, frivole : de vains amusements. Orgueilleux : esprit vain. Terres vaines et vagues, terres incultes. Vaine pâture, terrain dont la pâture est libre. Cheval vain, cheval affaibli par un excès de chaleur ou par les remèdes. En vain loc. adv. Inutilement.
Vaines Tendresses (les), recueil de poésies, par Sully Prudhomme (1875), d'un lyrisme désenchanté, où l'amour est fait de déceptions et de regrets.
vaincre [vin-kré]v.SL. (lat. vincere. — Je vaincs, tu vaincs, il vainc, nous vainquons, vous vainquez, ils vainquent. Je vainquais, nous vainquions.Je vainquis, nous vainquîmes. Je vaincrai, nous vaincrons. Je vaincrais, nous vaincrions. Vaincs, vainquons, vainquez. Que je vainque, que nous vainquions. Que je vainquisse, que nous vainquissions- Vainouant. Vaincu, e.j Avoir l'avantage sur, dans un combat : vaincre l ennemi en bataille rangée. L'emporter sur' vaincre ses rivaux. Surpasser: vaincre en généro..!-. Surmonter, se rendre maître: vaincre un obstacle. Ebranler, faire changer : rien ne peut vaincre certains préjugés. Se vaincre v. pr. Se maîtriser. Allus. dist. : Tu sais vaincre, Annlbal, mais tu ne sais pas profiter de la victoire, paroles que, le soir de la victoire de Cannes , Maharbal, officier carthaginois, adressa à son général , celui-ci lui refusant de le laisser prendre les devants avec sa cavalerie. Dans la circonstance, d'ailleurs, le reproche était mal fondé. V. Julien I'Apostat; v.e victis;
VENI, VIDI, VtCI ; IN HOC SIGNO V1NCES. ALLUS. L1TT. j. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire,
vers de Corneille (le Cid, II, 3). Dans l'application, ce vers marque le dédain d'un succès trop facile à obtenir.
Vaincu, e [vin] adj. Dont on est venu à bout. Persuadé : vaincu par un raisonnement. N. m. : les vaincus ont toujours tort. Ant. Vainqueur.
vainement [vè-ne-man] adv. Inutilement : vous alléguez vainement cent raisons.
Vainqueur [vin-keur] n. m. (de vaincre). Celui qui remporte une victoire dans un combat. Qui remporte l'avantage sur ses concurrents. Personne qui a réussi à inspirer de l'amour à une autre. En vainqueur, en qualité de vainqueur, en exerçant ses droits de vainqueur. Adjectiv. Qui a vaincu. Qui dénote ure victoire : prendre un air vainqueur. Air vainqueur, air de suffisance. Ant. Vaincu.
vair [vér'] n. m. (lat. varius, varié, moucheté). Fourrure blanche et grise du petit-gris. Blas. Fourrure consistant en points blancs et bleus alternés. (Quand les points de même couleur sont joints deux à deux, on a le contre-vair. [V. la planche blason].)
vairé [eè-re-], e adj. (de vair). Fourré de vair. Blas. Chargé de vair quand les points sont de couleurs qui diffèrent du vair proprement dit- (V. la planche BLASON.)
Vairon [vê] et Véron adj. m. (du lat. varias,
varié). Se dit des yeux, quand ils sont de couleur différente. Se dit aussi de l'œil, et particulièrement de l'œil du cheval, quand il est entouré d'un cercle blanchâtre.
vairon [t>è] n. m.
'm. étym. queprécéd.i Gmre de poissons physostomes de la famille des cyprinidés, Vairon.
renfermant de petites formes allongées (10 centim. au plus), cylindriques, à dos verdàtre plus ou moins sombre, à
VAL
ventre blanc ou rosé, avec des bandes foncées sur les flancs : le vairon commun (phoxinus Isevis) est abondant en France ; on l'utilise comme amorce vive pour la pèche de la truite, de la perche, du brochet, etc. ; sa chair est peu estimée.
VaiSOn [vè-zon], ch.-l. de c. (Vaucluse).arr. et à 28 kil. d'Orange ; 3.050 h. Carrières, truffes. — Le
Vaisseau [vé-so] n. m. (lat. vascelltim, de vasculum, dimin. de vas, vase). Vase, récipient destiné à contenir les liquides : un vaisseau de terre. Grand bâtiment sur mer : la tempête dispersa les vaisseaux de Vinvincible Armada. Grand espacé\Couvert dans un édifice : le vaisseau d'une cathédrale. Spècialem. Navire de première classe de la marine militaire. Vaisseau de ligne ou de rang, grand navire destiné aux combats. Vaisseau amiral, navire monté par un amiral. Capitaine de vaisseau, officier supérieur de marine du rang de colonel. Lieutenant de vaisseau, officier de marine du rang de capitaine. Canal, tube servant à la circulation des liquides nourriciers des animaux et des végétaux. Auge faite d'un tronc d'arbre, dans laquelle on foule et on fait dégorger les étoffes. Fig. Vaisseau de l'Etat, l'Etat considéré par rapport à son gouvernement. Allus. hist- V. brûler.
— Encycl. Anat. Il y a trois espèces de vaisseaux, qui constituent trois systèmes : les artères, constituant le système artériel, les veines, constituant le système veineux pour la circulation du sang, les lymphatiques, constituant le système lymphatique et communiquant avec les vaisseaux sanguins. Les vaisseaux dérivent de l'endoderme.
— Bot. Les vaisseaux existent chez toutes les plantes à racines, dites aussi plantes vasculaires. Us se composent de cellules à membrane lignifiée, ordinairement allongées et superposées en files qui s'étendent dans tout l'organisme végétal.
Lorsque la membrane cellulaire persiste sur la face latérale des cellules , ces dernières restent closes et le vaisseau est dit discontinu ou fermé ; au contraire, lorsque cette membrane disparaît, les cellules communiquent entre elles et le vaisseau est continu ou ouvert.
Les vaisseaux servent à transporter dans le corps de la plante, les sucs absorbés par la racine.
Vaisseau fantôme (le), opéra en trois actes, paroles et musique de R. Wagner (1843). Le livret met en œuvre une célèbre légende des Pays-Bas, le Hollandais volant. Le Hollandais, pour avoir juré de franchir une passe dangereuse malgré Dieu même, est condamné à errer sur les mers pendant l'éternité, à moins qu'il ne rencontre une femme qui lui sera fidèle jusqu'au tombeau. Senta veut bien devenir sa femme. Mais bientôt il se croit trahi et fait lever l'ancre. Senta, pour lui .montrer qu'elle n'est pas infidèle, se jette dans les flots.
VaiSSelée [vt-se-li] n. f. Quantité d'étoffe ou de laine que peut contenir un vaisseau à fouler. (On écrit aussi vaissellée.)
vaisselier [vè-se-li-é]
n. m. Meuble qui reçoit la vaisselle.
vaisselle [vè-sê-le] n. f.
(de vaisseau). Ensemble des vaisseaux destinés au service ordinaire de la table, comme plats, etc. : laver la vaisselle.
Vaisselle plate, vaisselle d'or ou d'argent, dont les pièces sont d'un seul morceau et partant sans soudure. Vaisselle montée, vaisselle composée de pièces dont les parties sont soudées ensemble. Eau de vaisselle, eau qui aservi à laver la vaisselle. Pop. Décorations.
Vaisselle de poche, monnaie.
vaissellerie [vé-sè-le-rt] n. f. Industrie comprenant la fabrication des seaux, écuelles, etc. Objets ainsi fabriqués.
VaiSSette ou VaiSSète [vê] (dom Joseph), bénédictin français, né à Gaillac, m. à Paris (1685- 1736); auteur d'une remarquable Histoire du Languedoc. 11 séjourna longtemps à l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés.
vaïvodat, vaïvode et vaïvodie. v. voï-
vodat. etc.
Vaken.f. Roche à contexture terreuse homogène.
vakite n. f. Roche hétérogène à base terreuse homogène.
Val n. m. (lat. vallis). Espace de terre resserré entre deux coteaux et plus étroit que la vallée : le val d'Andorre. Par monts et par vaux, de tous côtés. PI. vaux. (Le pluriel vais tend à se répandre dans la langue des ingénieurs.)
Vala ou "Wala, abbé de Corbie, ministre et cousin germain de Charlemagne et de Louis le Débonnaire, m. en 836. Il organisa la Saxe, administra l'Italie au nom du jeune comte Bernard, prit parti contre Charles le Chauve et l'impératrice Judith en 829, contribua à l'abdication de l'empereur en faveur de Lothaire et mourut pendant qu'il négociait la réconciliationdccedernieravec Louis le Débonnaire.
Valable adj. (de valoir). Recevable en justice : testament valable. Acceptable, ayant une valeur : raison valable.
valablement [man] adv. D'une manière valable : alléguer valablement une excuse. Dr. Dans les formes requises.
Valabrègue (Albin), auteur dramatique français, né à Carpentras en 1853, auteur de vaudevilles d'une grande bouffonnerie : les Vacances du mariagr , Durand et Durand, le Premier Mari de France.
Valacbie, une des principautés danubiennes, partie de l'ancienne Dacie ; forme avec la Moldavie l'Etat indépendant de Roumanie; 3.200.000 h. ( \ iliaques). Capit. de la Valachie et de la Roumanie, Bucarest. Grande production de céréales; ressources minérales assez abondantes : houille, sel gemme, pétrole ; sources thermales.
Valade (Léon), poète français, né à Bordeaux, m. à Paris (1854-1884); auteur de poésies artistement travaillées, et d'à-propos dramatiques en vers.
valadée n. f. Vitic- Fosse creusée entre deux rangs de ceps pour être remplie d'engrais.
Armes Au canton du Valais.
VAL
Valais [/ê], un des cantons suisses, ilnns la
lupêrleure du Rhône; 115.000 h. [Valaitant .
i ii 1. Sion. Fromageries, élevage.
ValaoritiS ( Aristote), poète et homme politique grec, né h Sainte-Maure, m. à Athènes (1824- 1879); auteur de poèmes épiques [Athanase Diacoe) et patriotiques
Valaque, habitant ou originaire de Valachie : les Valàques.
Adj. '.principauté valaque..
valat [/a]n. m. (m. provenç.).
Rigole servant à drainer les eaux d'orage.
Valazé (Charles-Eléonor nu Friche de), conventionnel girondin, né à Alençon (1751-1793) ; il se poignarda à Paris pour échapper à l'échafaud. Il avait rédigé le rapport sur les faits reprochés au roi Louis XVI.
ValboniiaiS [ne], ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 52 kil. de Grenoble; 1.050 h. — Le cant. a 10 comm.
Valbonne (camp de La), dans une plaine aride, h 2:; lui. de Lvon, sur la commune de Pérouges, entre le Rhône, l'Ain et la ligne de Lyon à Genève (Ain). Eeole pratique de tir pour les troupes du 11' corps.
Valcarès (étano de), v. vaccarès.
Valcivières, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 9 kil. d'Ambert; 1.530 h. Fromageries.
Valdaï, massif de collines sableuses (Russie) de 322 mètres, couronnement du plateau d'Alaoun, sur la ligne de partage de l'Europe, entre le versant de l'Océan et celui de la Méditerranée. Le Volga, la Duna, ainsi que plusieurs autres fleuves russes en descendent.
Val-d'Ajol (Le), comm. des Vosges, arr. et à 10 kil. de Remiremont ; 7.4-70 h. Ch. de f. E. Carrières, filatures, métallurgie.
Val d'Andorre [le), charmant opéra-comique en trois actes, paroles de Saint-Georges, musique de F. Halévy (1848). — Un chasseur de chamois Sléphan, est aimé de trois femmes, et, aidé par un vieux chevrier, il finit, après quelques dramatiques péripéties, par épouser Rose-de-Mai, qu'il préfère.
Val-de-Gràce (le), couvent de Paris, situé rue Saint-Jacques, dont l'église fut construite de 1645 à 1665, par ordre d'Anne d'Autriche, sur les plans de François Mansard, par les architectes Lemercier, Le Muet, Leduc et Duval. Le dôme fut décoré par Mignard d'une Gloire célébrée par Molière. Lors de la Révolution, le couvent fut transformé en hôpital militaire, auquel fut annexée une Ecole de médecine et de chirurgie. militaires. La statue de Larrey en orne la cour principale.
Val de Loire, partie de la vallée de la Loire située entre Gien et Tours et où des digues (lurcies) ont été élevées contre les inondations.
Valdemar I"r, le Grand, né à Slesvig en 1131, m. à Vordingborg en 1182, roi de Danemark de 1(57 à 1182. Souverain énergique et puissant, il fit é'tablir le recueil des lois de la Scanie et de Seeland. — Valdemar II, dit le Législateur ou le Victorieux, né en 1)69, m. à Vordingborg en 1231, roi de Danemark de 1202 à 1241. Il conquit sur le continent plusieurs provinces allemandes. — Valdemar III, né en 1209, roi de Danemark de 1226 à 1231, durant la captivité de son père Valdemar II. Il mourut d'une blessure reçue à la chasse. — Valdemar IV, Alterdag, né vers 1317, m. à Gurre en 1375, roi de Danemark de 1340 à 1375. V. Marguerite.
Val-de-PenaS [pè-gnass], v. d'Espagne (Nouvelle-Castille); 15.000 h. Vignobles renommés.
ValderièS [èss], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 15 kil. d'Albi ; 850 h. Vins. — Le cant. a 8 comm. et 4.800 h.
Valdès Léal (Juan de), peintre et graveur espagnol, né à Cordoue (1630-1691). Il a un goût marqué pour les sujets terribles : Exaltation de la croix, les Deux Cadavres, la Mort.
Valdieu (seuil de), le point le plus bas de la trouée de Belfort, entre le Jura et les Vosges, par 344 m. d'alt.
valdisme [dis-me]n. m. Doctrine des vaudois.
Valdivia, v. du Chili ; 6.000 h. Port de guerre. Constructions navales.
Valdivia (Pierre de), un des compagnons de Pizarre (1510-1569). Il acheva la conquête du Chili, mais fut tué dans un combat contre les Araucans.
Valdo (Petrus), nom latin de Pierre de Vaux, hérésiarque du xn« siècle et chef des vaudois. II avait distribué ses biens aux pauvres, et s'était attaché à l'explication de la Bible et de l'Evangile.
Valdotaill, e [tin, t-ne], originaire ou habitant de la ville et de la vallée d'Aoste : les Valdotains. Adj. : population valdotaine.
valdrague (en) loc. adv. Mar. En désordre, en confusion.
vale [fi; mot lat.) Formule d'adieu, signifiant Porte-toi bien.
Valée (Sylvain-Charles, comte), maréchal de France, né à Brienne-le-Château, m. à Paris (1773- 18'tO). 11 dirigea, en 1837, la prise d'assaut de Constantine et fut ensuite nommé gouverneur général de l'Algérie.
Valençay [lan-sê], ch.-l. de c. (Indre), arr. et à il kil. de Châteauroux ; 3.400 h. ( Valencéens). Vins. Ch. de f. Orl. Très beau château bâti par Philibert Delorme. — Le cant. a 10 comm. et 12.850 h.
Valence [lan-se] n. f. Orange de Valence, en Espagne.
valence [lan-se] n. f. (du lat. valere, valoir). Chim. Valeur de combinaison.
— Encycl. La valeur d'un corps est, pour ainsi dire, la capacité de saturation d'un atome de ce corps par des atomes d'hydrogène-
Lorsqu'un corps s'unit à 1 hydrogène, atome à atome, on dit qu'il est monovalent ; le fluor, le chlore, le brome, l'iode sont monovalents. Si, dans la combinaison, un atome du corps s'unit à deux atomes d'hydrogène, on dit qu'il est divalent (oxygène); s'il s'unit à trois, il est trivalent (azote, phosphore, arsenic, antimoine); s'il s'unit à quatre, on dit qu'il est tétravalent (carbone , silicium). La valence des métaux est déterminée par leurs combinaisons avec le chlore, qui est monovalent. On indi-
que, dans les formules chimiques, la valence des éléments à l'aide de traits [— ). Ainsi, la formule de l'eau IPO s'écrit H— O— H.
Il importe de remarquer que la valence des atomes n'est pas absolue. Ainsi l'iode, qui est monovalent dans l'acide iodhydrique III, est trivalent dans le chlorure d'iode ICI*. Les radicaux chimiques, groupements qui jouent le rôle de corps simples dans les réactions, ont aussi, pour chacun d'eux, une valence particulière, que l'on détermine par leurs combinaisons.
Valence [lan-se], v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de son nom; 214.000 h. Grand commerce d'oranges, fruits, vins. Soieries. Près de l'embouchure du Guadalaviar.
Archevêché, université. Ce fut jadis le chef-lieu d'un important royaume musulman , qui subsista jusqu'en 1238. — La prov.
Valence, ch.-i du dép. de
la Drôme, sur le Rhône ; ch. de f.
P.-L.-M ; à 000 kil. S.-E. de Paris ; 28.110 h. ( ValentinoU). Evéché, école d'artillerie. Soies , vins pâtes alimentaires, papeterie, cartoucherie. Patrie du général Championne! et d'Emile Augier.
Armes àr> Valence ( Diôine).
Armoiries de Valenciennes.
L'arr. a 10 cant., 119 comm., 101.542 h. — Le cant. a 8 comm. et 39.470 h.
Valence, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 9 kil. de Condom, sur la Baise; 1.400 h.— Le cant. a 10 comm. et G. 920 h.
Valence (Cyrus-Marie-Alexandre de Timburne- Timbronne, comte de), général français, né à Agen, m. à Paris (1757-1822). Il combattit à Valmy, occupa Namur(1792), sauva l'aide droite de l'armée à Nerwinden (1793), émigra, rentra en France sous l'Empire, fit les campagnes d'Espagne et de Russie, se rallia aux Bourbons en 1814, revint, à Napoléon aux Cent jours et, disgracié d'abord parla seconde Restauration, devint pair de France en 1819.
Valence ou Valence -d'Agenais [né],
ch.-l. de c. (Tarn-et-Garonne), arr. et à 16 kil. de Moissae ; 3.830 h. Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 11 comm. et 8.820 h.
Valence-d' Albigeois [joi], ch.-i. de c.
(Tarn), arr. et à 27 kil. d'Albi; 1.370 h. — Le cant. a 14 comm. et 7.470 h.
valencia [lin] n. m. Etoffe légère en laine peignée, d'origine anglaise, tantôt unie, tantôt à dispositions, qui s'emploie pour robes et pour gilets d'été.
Valencia, v. du Venezuela, ch.-l. de l'Etat de Carabobo ; 40.000 h. Exportation de cafés ; grand élevage de bétail.
Valencien ou Valentien, enne [ian-si-in,
è-ne], habitant ou originaire de Valence, d'Espagne :
les Valenciens ou Valentiens. Adj. :
population valencienne ou valentienne.
valenciennes [tan-si-é-ne] n. f. Dentelle fabriquée dans la vil le de ce nom.
Valenciennes [ lan-si-è-ne], ch.-l. d'arr. (Nord) ; sur l'Escaut ; ch. de f. N. ; à 51 kil. S.-E. de Lille ; 31.790 h. (Valenciennois). Camp re-. tranché. Commerce de batistes et de sucre. H1SBSiâctures de tissus, fabriques de chicorée ■ bassin houiller. Patrie de Froissart, des peintre, Watteau et Abel de Pujol. — L'arr. a 8 cant., 82 comm., 240.950 h. — Le cant. Nord a 9 comm. et 45.720 h. ; le cant. Est a 11 comm- et 31.830 h. ; le cant. Sud a 10 comm. et 34.460 h.
valendré, e [lan] adj. Se dit de toute pièce de verre ou de poterie gauchie par l'action du feu.
Valons [linss] (Flavius), empereur romain, frère de Valentinien Ier, né à Cibales, en Pannonie, vers 328, m. à Andrinople. Il régna de 364 à 378. Cruel et maladroit, il fut vaincu et tué à Andrinople par les Goths, qu'il avait contribué à établir dans l'empire arien ; il persécuta les catholiques.
Valensole [lan], ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et à 47 kil. de Digne; 2.500 h. (ValensolaU). — Le cant. a 4 comm. et 4.210 h.
Valentia [lin-si-a], petite ile et bourg de l'ouest de l'Irlande. Tête de ligne de trois câbles transatlantiques. Importante station météorologique.
valentiane [lan-si] ou valenciane [lan]
n. f. Epée fabriquée à Valence d'Espagne.
valentie [lin-tt] n. f. Bot. Ancien nom de l'armoise.
Valentigney, comm. du Doubs, arr. et à 9 kil. de Montbéliard, sur le Doubs ; 4.370 h.
valentin[toi] n. m. Prétendu que chaque jeune fille choisissait jadis, dans certaines villes, le jour de la fête des brandons, et qui était tenu, à cette occasion, de lui offrir des présents. Un usage semblable est pratiqué en Angleterre. V. Valentin (saint).
Valentin, pape en 827. Il était Romain d'origine; il ne régna que six semaines.
Valentin (saint), prêtre italien, martyr vers 270. En Angleterre, la Saint-Valentin (14 février) est la fête des garçons et des jeunes filles. Ce jour-là, le jeune homme choisit la jeune fille qui sera sa val'entine, et dont il sera le valentin ou cavalier servant toute l'année.
Valentin, hérésiarque du IIe siècle, né en Egypte, chef d'une secte de gnostiques; mort en 161.