TII1QUE
vaso-moteur, trice [zo] adj. Nerf» vasomo-
teurs, nerfs qui déterminent la contraction ou le relâchement des vaisseaux. N. m. Chacun de ces nerfs. vason [zon] n. in. ;de vase). Motte de terre, préparée pour faire des tuiles.
vaso-sensitif, ive adj.
nerfs sensitifs des vaisseaux.
vasque [vas-bt n. f. (ital.
peu profond, qui reçoit et laisse déborder les eaux d'une fontaine.
Vasquez (Gabriel), théologien espagnol , né à Belmonte, dans la Nouvelle-Castille , m . à Alcala (1551-1604). Ses commentaires sur saintThomas sont renommés.
vasquine [vas-
ki-ne] n. f. Espèce de vertugadin, en usage du xvie au xvme siècle. Jupe qui se mettait par-dessus ce vertugadin lui-même.
vassal [va-sat], e, aux n. et adj. (bas lat. vassalus). Personne liée à un suzerain par l'obligation de foi et hommage : le vassal devait obéissance à son suzerain.
vaSSalat [ra-so-/o] n. m. Etat de vassal. (Peu us.)
vassalet [va-sa-U] ou vasselet [vase-lé]
n. m. Petit vassal.
vassalité [ra-sa] n. f. Condition de vassal- Fig. Etat de servilité, de sujétion.
vassalitique [va-sa] adj. Qui a rapport à la vassalité. (Peu us.)
vasselage [va-se] n. m. (de vassal État, devoirs de vassal. Courage, bravoure. (Vx.) Droits de vasselage, droits du seigneur sur le vassal. Fig. Etat de sujétion servile.
Vasseur [ra-scu/] n. m. Féod. Vassal, dans la coutume de Blois.
VaSSeuT (Félix-Augustin-Joseph-Léorc), compositeur français, né à Bapaume en 1S44, auteur d'opérettes distinguées (la Timbale d'argent, la Ci~uche cassée, le Voyage de Suzette, etc.).
vaSSive [vasi-ve] n. f. Ensemble des agneaux d'une bergerie. Brebis de faible complexion. (Dialect.)
vassiveau [va-si-VÔ] n. m. Agneau de moins de deux ans.
vassivier [va-si-vi-éj n. m. Dans le Berry, berger qui conduit la vassive.
vaSSOle [va-so-le] n. f. Mar. Feuillure de l'encastrement des écoutilles.
VaSSy, ch.-l. de c. (Calvados . arr. et à 17 kil. de Vire; 2.140 h. I Vassêens . — Lecant.al4comui.et8.o00h.
Vassy-sur-Blaise. v. Wabsy.
vastadour 'vas-la' n. m. (probablem. de l'cspagn. devastador, ravageur .Au xvi» siècle, militaire qui faisait le travail des modernes soldats du génie.
Vaste 'vas-le] adj. lat. vastus). Qui est d'une grande étendue : la vaste mer. Qui s'étend au loin : le vaste silence des bois. Fig. Qui a de grandes proportions : vaste érudition. N. ni. Nom donné à différents muscles-
vastement [vas-te-man] adv. D'une manière va - 1 e .
Vasthi, personnage i'Esther, de Racine. Son orgueil et ses manières hautaines la font répudier au profit d'Esther par son époux Assuérus. roi de Perse.
vaStière [vas-ti] n. f. Econ. rur. Nom donné dans les Alpes-Maritimes, a un terrain communal servant de pacage aux troupeaux.
vastité ia;>-'i] n. f. (lat. vattitas . Grande étendue. Yx,
Vast-Ricouard, pseudonyme collectif de deux
romanciers français : Raoul Vast, ne et m. a Paris
Vasque.
(1850-1889) et Georges Ricouard, né à Bordeaux, m. à Paris (1853-1887). Ils furent parmi les premiers apôtres de l'école naturaliste ; auteurs de : Claire A ubertiu, La Vieille garde, Pour ces dames, Madame Ilécart, le Tripot, etc.
VaS-tU-Viens-tU n. m. Péch. Genre de pêche avecun filet traînaillé, que l'on fait manœuvrera l'aide d'une corde et d'une poulie, dans un courant d'eau.
vat [rat'] n. m. L'hectolitre, dans les Pays-Bas.
Vatable (François Watebled, dit), humaniste fiançais, né à Qamaob.es, m. à Paris en 1547 ; professeur d'hébreu au Collège de France, et initiateur des études hébraïques en Europe.
Vatan, ch.-l. de c. (Indre), arr. et à 20 kil. d'Issoudun; 2.480 h. Moutons. — Le cant a 14 conini. et 8.150 h.
vaté n. m. Liqueur chaude, que vendaient autrefois les limonadiers.
Vatelj maître d'hôtel du grand Condé, dont la mort tragique a été immortalisée par M"" de Sévigné. Voyant que la marée allait manquer à un dîner que le vainqueur de Rocroi offrait à Louis XIV dans sa magnifique résidence de Chantilly, Vatel se crut déshonoré et se perça de son épée, au moment où la marée arrivait enfin (1671).
va-te-lavern.m.
invar. Pop. Coup sur la face, qui fait saigner le nez
Vatican, palais
des papes, à Rome; réunion de palais, de cha pelles, etc., de date et de style divers. Quelques auteurs attribuent à Constantin la construction du premier palais pontifical sur la colline que les Romains appelaient Vaticanus.
D'autres l'attribuent à saint Libère ou à saint Symmaque. Mais ce n'est qu'après le retour d'Avignon que le Vatican devint le palais favori des pontifes, qui,
auparavant, habitaient le Latran. Il fut embelli par les papes Nicolas V, Sixte IV, Alexandre VI et Jules II. Chapelle Sixtine, Loges et Chambres de Raphaël. Collections formant plusieurs musées riches en chefs-d'œuvre de tous les temps (musées Pio Clementino, Chiaramonti, etc.). La bibliothèque du Vatican abonde en livres et en manuscrits précieux. — Par ext. Se dit pour Cour du pape, gouvernement pontifical.
Vatican (concile du), concile œcuménique tenu à Rome en 1809-1870, et où fut proclamé le dogme de l'infaillibilité pontificale.
Vaticane adj. f. Qui se rapporte au Vatican : politique vaticane; bibliothèque vaticane ou substantiv. avec une majuscule, la Vaticane.
vaticinateur, trice n. m. (lat. Vaticinator, Irix; de vaticinari, prophétiser). Devin, devineresse ; prophète, prophétesse. Astrologue. [Vx].
Vaticination [sj-onj n. f. (de vaticiner). Prédiction de l'avenir.
vaticiner [né] v. n. (lat. vaticinari; de vates, prophète!. Prophétiser, prédire l'avenir. (Se prend souvent en mauv. part.)
Vatimesnil [mé-nil] (Antoine-François-Henri Lefebvre de), magistrat et homme d'Etat français, né à Rouen, m. a Vatimesnil (1789-1860). Ministre de l'instruction publique dans le ministère Martignac.
va-tOUt [tou] n. m. invar. A certains jeux, la vade ou le renvi de tout l'argent qu'on a devant soi. Fig. Jouer son va-tout, tout hasarder.
VatOUt [tou] (Jean), historien et écrivain français, né à Villefranche (Rhône), m. à Claremont (Angleterre) [1792-1848], ou il avait suivi en exil le roi Louis-Philippe ; membre de l'Académie française.
Vattel (Emmerich de), publiciste suisse, né à Couvet, m. à Neuchàtel (1714-1767); auteur d'un remarquable Traité du droit des gens.
VattetOt-SUr-Mer, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 34 kil. du Havre, sur la Manche; 480 h. Bains de mer (plage de Vaucottes).
Vatteville (Jean de), prélat et aventurier français, né à Besançon, m. à Baume-les-Messieurs (1613-1702). Il se vendit à Louis XIV pour lui faciliter la conquête de la Franche-Comté. — Son frère, Charles, m. à Lisbonne en 1670, entra au service de l'Espagne. Ambassadeur d'Espagne à Londres, il voulut prendre le pas sur l'ambassadeur de France, le comte d'Estrades, et faillit rallumer la guerre entre les deux pays.
vau [r<5] ou VaV n. m. Sixième lettre des alphabets hébreu et phénicien, correspondant au V français.
Vauban [vô) (Sébastien Le Prestre, seigneur de), ingénieur militaire et maréchal de France, né à saint-Léger (Yonne), m. à Paris (1633-1707). Né pauvre et privé de toute protection, il arriva aux plus hauts grades par son travail, son habileté et sa belle conduite dans les 35 sièges qu'il dirigea. Il fortifia les frontières de notre pays, construisit 33 places fortes et en répara 300. On disait communément : « Ville assiégée par Vauban, ville prise; ville fortifiée (ou défendue) par Vauban, ville imprenable. » Son principal mérite fut de faire adopter partout Vauban.
le système de la fortification bastionnée. Vers la fin de sa vie, Vauban, que Saint-Simon proclame l'homme le plus honnête de
son siècle, publia, dans un vif sentiment d'humanité, un Projet de dime royale, où il demandait légalité de 1 impôt, et qui le fit disgracier par Louis XIV.
Vaubecourt [vâ-be-kour], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 18 kil. de Bar-le-Duc, sur l'Aisne; 660 h. — Le canton a 17 comm. et 5.340 h.
Vaublanc [vô-blan] (Vincent-Marie. Viénot, comte de), homme politique et écrivain français, né à Fort-Dauphin (Saint-Domingue), m. à Paris (1766- 1845). On a de lui des études historiques et d'intéressants Souvenirs. \
VauboiS [vô-boi] (Claude-Henri Belorand, comte de), général français, né à Clairvaux, m. à Beauvais (1748-1839). Il se distingua à Arcole et fut gouverneur de Malte.
Vaucanson [vo] (Jacques de), mécanicien français, né à Grenoble, m. à Paris (1709-1782). Ses automates, le Joueur de flûte et surtout le Canard,
Vaucanson.
Calais du Vatican.
sont célèbres. Il avait formé une remarquable collection de machines et d'automates, dont quelques pièces figurent aujourd'hui au Conservatoire des arts et métiers.
Vaucher (Pierre), historien suisse, né et m. à Genève (1838-1898); s'est attaché à démontrer le caractèrelégendaire de Guillaume Tell.
vauchériacéesi o\ a-sé]
n. f. pi. Famille d'algues vertes, qui ne comprend que le seul genre vauchérie. S. une vauchériacée.
vauchérie [vô-ché-rî] n.
f. Genre d'algues chlorophycées siphonées. qui comprend environ vingt-cinq espèces des eaux douces et des sols humides : les vauchéries sont formées d'un thalle filamenteux simple ou ramifié.
VaUClUSe [vô] (départ, de), département formé du comtat Venaissin, de la principauté d'Orange et d'une partie de la Provence; prêt*. Avignon; souspréfect. Apt, Carpentras, Orange; 4 arr., 22 cant., 150 comm., 239.200 h. 15e corps d'armée ; cour d'appel de Nîmes, archevêché à Avignon. Ce département doit son nom à la fontaine de Vaucluse. Céréales; prairies; fruits; vins; oliviers.
VaUClUSe (fontaine de), source abondante jaillissant au village de Vaucluse, à 25 kil. d'Avignon et donnant naissance à la Sorgue. C'est la résurgence des eaux tombées sur les plateaux calcaires voisins. Elle a été immortalisée par les vers de Pétrarque.
VaUCOUleurS [vô-kou-leur], ch.-l. de c.
(Meuse), arr. et à 19 kil. de Commercy, sur la Meuse ; 3.070 h. Forges, hauts fourneaux. Ch. def. E- C'est au gouverneur de Vaucouleurs, Jean de Beaudricourt, que Jeanne d'Arc parla d'abord de son dessein de secourir Charles VII. — Le cant. a 20 comm. et 8.480 h.
vaUCOUr [vô] n. m. Table de potier de terre.
vaucrer [vô-kré] v. n. (du lat. vagare, errer). Naviguer au hasard.
VaUCreSSOn, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 8 kil. de Versailles, fondé par Suger dans un vallon boisé de la rive gauche de la Seine; 1.130 h. Ch. de f. Etat. Etangs. Haras.
Vaud [vô], un des cantons (Vaudois). Ch.-l. Lausanne. Elevage; filatures, vins, bois.
vaudaire [ùo"-dè-re"|n.mi En Suisse, vent du sud très violent.
Vaudémont, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 26 kil. de Nancy; 220 h. Siège, au moyen âge, d'un important comté (ch.-l. Vézelise), qui appartint successivement aux maisons de Joinville et de Lorraine.
vau-de-route (à) loc.
adv. (de à, val, et route).
Dans un désordre complet.
vaudeville [vô-de-vi-lé] :
chanson gaie, d'abord bachique, puis satirique et malicieuse. Petite pièce de théâtre, mêlée de couplets. Comédie légère, fondée presque uniquement sur l'intrigue et le quiproquo : Labiche a écrit d'à m usants vaudevilles.
— Encycl. Olivier Basselin, ouvrier foulon de Vire, composait, au xvc siècle, des chansons satiriques, qui coururent bientôt le val ou vau de Vire (vallon de Vire). En s'éloignant du lieu de sa naissance, le nom dégénéra en vaudeville. Les pre-
Armes du canton de Vaud.
A l'origine,
VAU
VAU
miers vaux-de- Vire furent des chants bachiques, que la licence des buveurs rendit bientôt caustiques et malins. Sous cette forme, le vaudeville dura jusqu'à la fin du xvm« siècle, époque à laquelle il se fondit dans le courant de la chanson française. Mais, des la fin du règne de Louis XIV, des chansons avaient été intercalées dans les pièces du théâtre de la foire, qui s'appelèrent alors comédies avec vaudevilles, et, par suite, vaudevilles. Quand la comédie à couplets, illustrée par Désaugiers, Scribe, Labiche, disparut, le nom de « vaudeville » resta appliqué à toute comédie légère, habilement intriguée, d'un comique un peu gros.
Vaudeville (théâtre
du), théâtre de Paris. Fondé en 1192 par Piis, il eut successivement son siège rue de Chartres, boulevard Bonne- Nouvelle, place de la Bourse, boulevard des Capucines.
vaudevillesque [vau-
de-vi-lès-ke] adj. Qui convient à un vaudeville.
vaudevilliste [vô-devi-lis-te] n. m. Auteur de vaudevilles.
Vaudois, e [vô-doi, oi-
ze], originaire ou habitant du canton de Vaud (Suisse) : les Vaudois. Adjectiv. : Jura vaudois.
vaudois [vô-doi] n. m.
(de l'anc. franc, vaudès, sorcier, terme de mépris appliqué d'abord aux hérétiques des vallées dauphinoises et piémontaises, ou de Pierre Valdo, un des principaux fondateurs de la secte). Membre d'une secte chrétienne qui, née au moyen âge dans les Alpes, s'est confondue avec le calvinisme.
— Encycl. Les doctrines des vaudois sont à rapprocher du manichéisme. Ils n'admettaient aucune autre source de foi que l'Ancien et le Nouveau Testament, repoussaient le culte des saints, la confession auriculaire, le jeûne, etc.
Leur discipline religieuse était sévère et leurs mœurs simples.
Très zélés, ils répandirent leurs doctrines jusque dans la Calabre et en Sicile. Au xiv« siècle, les doctrines vaudoises pénétrèrent en Provence. Dès le xne siècle, l'Eglise poursuit les vaudois. Le pape Innocent VIII édicta en 1488 de nouvelles persécutions, qui redoublèrent d'intensité lorsque l'Eglise vaudoise se fut réunie à l'Eglise de la Réforme (1532). François I" ordonna le châtiment des vaudois de Provence. Les ducs de Savoie ne se montrèrent pas moins cruels, et, bien que leur ayant accordé, en 1561, un édit de tolérance, ils reprirent leurs persécutions après la révocation de l'édit de Nantes. La Révolution française donna aux vaudois l'égalité civile et politique. Napoléon les groupa en trois Eglises consistoriales. Soumis de nouveau, sous la Restauration, à un régime d'exception, les vaudois n'ont recrouvré définitivement leur indépendance qu'en 1848. Le nombre des vaudois est aujourd'hui d'environ 12.000, répartis entre 16 paroisses piémontaises. Il existe plusieurs autres Eglises vaudoises, notamment à Turin, en Lombardie, en Toscane, dans les Romagnes, en Sicile. A Florence se trouve une école vaudoise de théologie.
vaudoisie [vô-doi-zl] n. f. Hérésie des vaudois.
vaUdOU [vô] n. m. Culte africain que les nègres ont importé en Amérique. Dieu qui est l'objet de ce culte. Individu qui pratique ce culte. PI. des vaudous ou vaudoux. Adjectiv. invar. Qui a rapport aux vaudous ou à leur culte.
Vaudoyer [vô-doi-ié] (Antoine-Laurent-Thomas), architecte et archéologue français, né et m. à Paris (1756-1846). Il installa l'Institut au collège des Quatre-Nations. — Son fils Léon, architecte français, né et m. à Paris (1803-1872), transforma l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs en Conservatoire des arts et métiers. — Le fils de ce dernier, Alfred, né à Paris en 1846, a exposé de nombreux projets.
Vaudremer [vt-dre-mér] (Joscph-Auguste-
Emile), architecte français, né à Paris en 1829. Il faut citer parmi ses principales œuvres : la prison de la Santé, le monument commimoratif de la bataille de Champigny ; le monument de Pierre Larousse, au cimetière Montparnasse; l'église Saint- Pierre de Montrouge, Notre-Dame d' Auteuil, etc.
Vaudreuil (Louis-Philippe Rigaud, marquis de), marquis et homme politique français, né à Rochefort, m. à Paris (1724-1802) ; il prit part aux guerres coloniales sous Louis XV et sous Louis XVI. — Son fils Joseph- Hyacinthe, né à Saint-Domingue, m. à Paris (1740-1817), émigra avec le comte d'Artois et fut pair de France sous la Restauration.
Vaudry, comm. du Calvados, arr. et à 3 kil. de Vire; 1.260 h.
vaufrenage [vô] n. m.
Droit d'ancrage que percevaient des seigneurs de Talmont sur Gironde.
Vaugelas [ va- je- la ,
(Claude Favre, seigneur de), grammairien français, né à Meximieux (Ain), m. à Paris (1595-1650); auteur
Vaugelai.
des Remarques sur la langue française, dans lesquelles il s attache à fixer le bon usage. Il fut le protégé de Richelieu et l'un des premiers membres de l'Académie française.
Vaughan (Herbert), prélat catholique anglais, né à Gloucester, m. à Hill-Hill, près de Londres (1832-1905); archevêque de Westminster et cardinal.
Vaugirard [vô-ji-rar], anc. comm. de la banlieue de Paris, annexée en 1860.
Vaugneray [vâ-gne-rè], eh.-l. de c. (Rhône), arr. et à 17 kil. de Lyon; 1.940 h. Ch. de f. P.-L.-M. Soie. — Le cant. a 17 comm. et 21.760 h.
VaUJOUrS, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 45 kil. de Pontoise; 2.060 h.
Vaulabelle [rdl (Achille Tenaille de), historien et homme politique français, né à Chàtel- Censoir (Yonne), m. à Nice (1799-1879). On lui doit une fort estimable Histoire des deux Restaurations. Il fut ministre de l'instruction publique dans le ministère Cavaignac, en 1848.
vau-l'eau [vô-lâ] (à), loe. adv. (de à, val, et eau). Au courant de l'eau. Fig. En déroute, à la débandade . L'affaire est allée à vau-l'eaUj n'a pas réussi.
Vaulnaveys-le-Haut, comm. de l'Isère,
arr. et à 14 kil. de Grenoble; 1.400 h. Sucreries.
Vaulx, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournay), sur l'Escaut ; 2.350 h. Pierres, ciment.
VaulX- VraUCOUrt, comm. du Pas-de- Calais, arr. et à 20 kil. d'Arras ; 1.430 h. Sucrerie, distillerie.
vaunéant [vo-nè-an] adj. (de valoir, et néant). Qui ne vaut rien, qui est sans valeur morale.
vauplate [va] n. f. Grand fût, en bois très épais, dont on fait usage en Normandie.
Vauquelin [vô-ke-lin] (Louis-Nicolas), chimiste français, ne et m. à Saint-André-d'Hébertot (Calvados) [1763-1823]. Auteur de travaux remarquables sur l'analyse des corps organiques et sur la cristallographie.
Vauquelin de La
Fresnaye (Jean), poète
français, né au château de la Fresnaye, près de Falaise (Calvados), m. à Paris (1536-1606 ou 1608), imitateur d'Horace dans ses Satires, théoricien sensé mais poète maladroit et diffus, auteur d'un très intéressant Art poé-
.. i j, vi, nr L.-.N. Vauquelin.
tique et dagréables Fores- ^
teries. — Son fils, Nicolas, sieur des Vvetaux, né à la Fresnaye, m. à Brianval, près de Meaux (1559- 1649), poète français, à qui l'on doit des pastorales et des pièces fugitives d'un certain mérite {les Délices de la poésie française).
vaurien, ehne [vô-ri-in, è-ne] n. et adj. (de valoir, et n'en). Personne de nulle valeur, vicieuse, libertine. Par exagér. Personne légère, étourdie, qui aime à s'amuser.
[vô-ri-c-né]
Faire le vau-
Vautour fauv
vaurienner
rien.
vauriennerie [vô-ri-è-ne-rî] n. f. Conduite de vaurien.
Vautoir [va] n. m. Sorte de râtelier, sur lequel on distribue la chaîne des tapis.
Vautour [v6] n. m. (lat. vultur). Genre d'oiseaux rapaces, type de la famille des vulturidés- Fig. Homme rapace- Usurier-
— Encycl. Ornith. On donne communément le nom de vautours à tous les vulturidés, mais le genre « vautour « proprement dit (vultur) né comprend qu'une espèce, le vautour cendré, vautour moine ou arrian (vultur monachus), grand oiseau des hautes montagnes de l'Europe moyenne et méridionale, de l'Asie centrale et méridionale, du Nord- Est africain. Les vautours du genre gyps ont pour type le vautour fauve des montagnes de l'Europe centrale et méridionale .
Le vautour barbu est le gypaète.
Les vautours sont de forts oiseaux, au cou plus ou moins dénudé ainsi que la tète, à bec long et crochu, qui vivent de cadavres d'animaux de toute sorte, préférant les charognes à toute autre proie- Leurs ailes, vastes et longues, en font de puissants voiliers, qui peuvent planer à des hauteurs extraordinaires ; leur vue perçante leur permet d'ailleurs d'apercevoir à d'énormes distances les proies qu'ils préfèrent, ce qui explique leur apparition subite sur tout point où des cadavres sont abandonnés à découvert.
D'aspect hideux et répandant une odeur de pestilence, les vautours sont chassés pour les grandes pennes de leurs ailes, qu'utilise la plumasserie.
Vautour (Monsieur), type créé par Désaugiers, et dont le nom désigne un propriétaire impitoyable.
vautourin [v6] n. m. Nom vulgaire des grands corbeaux. Adjectiv. : corbeau vautourin.
vautrait [vô-tré] n. m. (de l'anc. v. vautrayer, chasser avec les vautres). Véner. Equipage de vautres.
Vautre [vû-tre] n. m. (lat. vertragion). Véner. Nom sous lequel on désigne le chien courant qui ne court que le sanglier et les bêtes noires.
vautrer [và-tré] v. a. Rouler sur le sol, dans la boue. Se vautrer v. pr. Se rouler dans la boue.
vautrer [vâ-tré] v.
les vautres, le vautrait.
Vautrin, un des types les plus accentués de H. de Balzac. C'est le forçat rompu à toutes les ruses et à tous les crimes, et qui. obligeant la justice à composer avec lui. parvient à se faire nommer chef de la police secrète.
a. Courre le sanglier avec
VAU
VÉH
Vauvenargueç.
cant. (Gard), ai'r. et V ouvert ois). Ch. de f.
forges. — Le cant. a
Vauvenargues [ud-ue-nar-jAe] (Luc de Clapiers, marquis de), moraliste français, né à Aix (Bouches-du-Rhônc), m. à Paris (1115-17.7); auteur de Maximes d'une grande élévation morale, où son optimisme a voulu réhabiliter l'homme contre La Rochefoucauld. Il réhabilite aussi la passion, qui inspire l'action.
11 vécut pauvre et isolé, et son livre n'eut, malgré son mérite, qu'un médiocre succès.
vau-vent [v6-wm] (à) loc. adv. Chasser d vau-vent, avec le vent dans le dos Aller à vau-vent, fuir avec le vent dans le dos, en parlant du gibier.
V au vert [vô-vèr], mot usité dans la locution : aller au <luiblc Yauvcrt. V. diable.
Vauvert [vô-vtr], ch.-i. d.
à 20kil.de Nimes; 4.500 h.
P.-L.-M. Sériciculture, vins
12 comm. et 17 740 h.
Vauvillers, ch.-l. de c. (Haute-Saone), arr. et à 45 ki!. de Lure ; 1.090 h. — Le cant. a 23 comm. et 7.790 h.
Vauvilliers [uu-u<-»-é] (Jean François), helléniste et homme politique français, né à Noyers, m. à Saint-Pétersbourg (1737-1801) ; auteur d'estimables Essais sur Pindare.
Vaux, comm. de la Vienne, arr. et à 22 kil. de Civray; 1.270 h.
Vaux-Andigliy, comm. de l'Aisne, arr. et à 43 kil. de Vervins; 1.190 h.
VaUX-de-Cemay (Les), hameau de la commune de Cernay-la-Ville (Seine-et-Oise). Vallon pittoresque. Abbaye fondée en 1128, dont il existe quelques ruines intéressantes.
Vaux-de-Vire [Tés), recueil de chansons attribuées à Olivier Basselin (xv« s.), mais qui en fait sont dues à des auteurs plus récents.
vaUXhall [vok-sal] n. m. (du n. d'un jardin public ouvert à Londres au xvm» s., par un entrepreneur du nom de Faulk). Jardin public, avec bal et concert.
VaUX-le-ViCOmte [vo~], château, près de Melun, bâti par Levau pour le surintendant Fouquet. et décoré par Lebrun et Mignard. Le 17 août 16G1, Fouquet y donna au roi une fête magnifique, peu de temps avant d'être arrêté.
VaUX-SOUS-Chèvremont, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); t. 360 h. Charbonnages, fonderies.
vavaill [vin] n. m. Mar. Gros câble.
vavassal [va-sai] ou vavasseur [vaseur]
n. m. (du lat. mérov. oasstcs vassorum, vassal des vassaux). Féod. Celui qui occupait le degré inférieur, dans la noblesse féodale ; arrière- vassal.
vavassoire [va-soi-re] a. f. Féod. Femme tenant vavassorie.
vavassorie [va-so-ri] ou vavasserie [va-
se-rî] n. f. Fief tenu par un vavassal.
vavèle n. f. Veau femelle.
VavinCOUrt [kour], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 7 kil. deBar-le-Duc; bOO h. — Le cant. a 15 comm. et 4.450 h.
vaxel[i'a/c-sèfln. m. Mesure employée pour peser le sel : la capacité du vaxel varie entre 17 et 18 kilogr.
Vay, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 32 kil. de Chateaubriant; 3.300 h. Ch. de f. Est.
Va-y-là interj. Viner, Cri par lequel le valet de limier avertit son chien qu'il doit retourner.
Vay-le-Ci-alai interj. Véner. Cri que l'on pousse quand on revoit du sanglier. Ton de chien que sonne le piqueur pour avertir les chiens de meute du revoir du sanglier.
VàyOU, dieu védique du vent.
Vayrac [v'e-rak], ch.-l. de c. (Lot), arr. et à 48 kil. de Gourdon ; 1.610 h. Céréales, truffes. — Le cant. a 7 comm. et G. 270 h.
VayreS, comm. de la Gironde, arr. et à 8 kil. de Libourne ; 1780 h. Ch. de f. Orl. Vins.
VayreS, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 8 kil. de Rochechouart ; 2.190 h.
VaySOIl (Paul), peintre français, né à Gardes (Vaucluse) en 1842. Il a représenté la campagne et ses bêtes avec une fidélité lumineuse : Rappel des vaches en Sologne, Taureaux de Camargue, Gardeurs de moutons, etc.
vâysonnier [vè-zo-ni-é] n. m. (de Vaxjson, n de l'inventeur). Vase de terre, percé de trous, qu'on remplit de tourbe pour transporter les sangsues.
vayvodat, vay vode n. m., vay vodie
n. f. V. VOÏVODAT, VOÏVODE, VOÎVODIE.
Vazerac. comm. de Tarn-et-Garonne , arr.
et à 27 kil. de Montauban ; sur la Lutte ; 1.210 h.
veau [t'<51 n. m. (lat. vilellus). Le petit de la vache. Veau de lait, veau qui tète encore. Sa chair : un rôti de veau. Sa peau corroyée : souliers en veau mégis. Eau de veau, eau dans laquelle on fait bouillir du veau sans aucune espèce d'assaisonnement.
Fig. et fam. Personne lourde de corps ou d'esprit. Tuer le veau gras, faire de grandes réjouissances de table (allusion à la parabole de 'i l'Enfant prodigue »)■ Faire le
veau, s'étendre comme un veau, se mettre lourdement dans une attitude d'abandon. Pleurer comme un veau, pleurer à chaudes larmes. Faire le pied de veau, montrer une basse complaisance. Fig. Adorer le veau d'or, avoir le culte de la richesse (par allusion à l'idole que les Hébreux adorèrent au pied du Sinaî). Brides à veau, sottes raisons, contes ridicules. Pop. On dirait du veau, c'est quelque chose de fade, d'insipide, de peu ragoûtant. Veau marin, phoque. Techn. Levée d'une pièce de bois que l'on veut cintrer suivant une courbe donnée. Econ. rur. Partie d'un champ où le blé n'a pas poussé.
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— Encvcl. Le veau qui vient de naître doit demeurer auprès de sa mère, qui le lèche pour l'essuyer. Dans les premiers jours, il faut le laisser téter librement. S'il est destiné à la boucherie, le jeune veau peut être allaité au baquet et vendu vers l'âge de six semaines oudeuxmois; mais, s'il est destiné à la reproduction de la race, il est préférable de le laisser allaiter par la mère. -^o^j^k- A la lin du
sppnniî mni; Ve;ul n« t>ouch.-ne (détail : I. Viande de
seconu mois, u)iè,.e q„,i,lé . .,, De seconde qualité; 3. De
on le mène r u tromènie qualité.
au pâturage ;
il se sèvre insensiblement. A un an, le veau est
appelé, suivant son sexe, taureau ou génisse.
Veauche, comm. de la Loire, arr. et à 18 kil. de Montbrison, sur la Loire; 2.490 h.
veau-laq [vô-lak] n. m. Cuir très souple, dont on fait des bandages et des chaussures.
Veber (Jean), peintre français, né à Paris en 18G4, auteur de tableaux humoristiques d'une amusante fantaisie : les Lutteuses; Les maisons sont des visages; la Princesse Jolie-Mine, etc.
Veber (Pierre), littérateur et auteur dramatique français, frère du précédent, né à Paris en 1869, auteur de comédies, romans, contes humoristiques et ironiques : Que Suzanne n'en sache rien, l'Affaire Champignon (avec Courteline), etc.
Vecéllio, nom de famille du Titien.
Vechigen, comm. de Suisse (cant. de Berne); 2.860 h.
Vechte ou Wechte (Antoine), orfèvre et ciseleur français, né à Vire-sous-Bil (Côte-d'Or), m. a Avallon (1800-1868).
Vecteur [vèk] n. m. (du lat. vector, conducteur). Géom. Droite définie en grandeur, direction et sens. Adj. m. Rayon vecteur, celui que l'on porte à partir d'un point fixe dans une direction variable pour obtenir la position variable d'un point qui suit une courbe définie. Transformation par rayons vecteurs récipj-oques ou inversion, transformation ponctuelle dans laquelle, étant donné un point fixe O (pôle), à tout point M d'une figure plane, on fait correspondre un point M' tel que le produit des rayons vecteurs OM, OM' ait une valeur constante, que l'on appelle puissance de la transformation.
— Encycl. Si l'on transforme tous les points d'une figure F, l'ensemble des points obtenus par transformation constitue une figure F', que l'on appelle la translormée de la première par rayons vecteurs réciproques. On comprend aisément que, si l'on a démontré certaines propriétés de la figure F, il en résulte d'autres propriétés de la figure F'. En particulier, l'inversion conserve les angles.
vectoriel, elle [vèk-to-ri-èl, è-le] adj. Qui a rapport aux vecteurs : produit vectoriel.
vécu, 6 partie, passé duv. vivre. Pendant lequel on a vécu : le temps vécu. Qui s'est passé réellement ou qui semble vraiment être arrivé : un roman vécu; des pièces vécues.
Védànta (fin du Véda), le dernier venu des six grands systèmes philosophiques de l'Inde, fondement de sa'religionactuelle. l'hindouisme : le Védànta a pour objet l'explication métaphysiqueetmystiquedes Védas.
védantin adj. Qui appartient à la doctrine du Védànta. N. Partisan de la doctrine du Védanta.
védantisme [tis->ne] n. m. Doctrine religieuse du Védanta.
védantiste [tis-te] n. Adhérent du védantisme. Adjectiv. Philosophie védantiste.
Védas, livres sacrés des Hindous, en langue sanscrite. Ce sont des recueils de prières, d'hymnes, de formules de consécration, d'expiation, etc. dictés, suivant la tradition, par Brahma aux richis. Ils comprennent quatre livres : le Rig-Véda, le Sâma- Véda, le Yadjour-Véda et 1' 'Atharva-\ èda, ce dernier de date plus récente. Les Brâhmanas, les Oupanichads , etc., sont des commentaires de ces livres.
Védasse [da-se] n. f. Sel qu'on tire delà guède, et qui est employé dans la teinturerie.
védelet [le] n. m. Pâtre qui garde les veaux.
Vedène, comm. de Vaucluse, arr. et à 9 kil. d'Avignon; 1.740 h. Vignobles, soie.
vedette [dè-te] n. f. (ital. vedetla). Cavalier en sentinelle : placer des vedettes. Petit bâtiment de guerre en observation. Cinquième foc que les grands bâtiments gréent sur un bout-dehors. Très petit torpilleur, armé d'un tube lance-torpille, faisant le service de grand'garde aux abords des rades. Fig. Personne qui devance les autres, prépare leur action. En vedette, en sentinelle, en faction. Impr. Isolément, sur une seule ligne et en lettres plus grosses, en parlant de la manière de présenter un ou plusieurs mots : mettre un nom en vedette.
vedi Napoli, e poi muori ! loc. ital. signif. : Vois Naples et meurs ! Proverbe par lequel les Italiens expriment leur admiration pour Naples et son golfe magnifique.
Védique adj. Qui appartient aux Védas. Sanscrit védique ou le védique n. m. Langue dans laquelle sont écrits les Védas et les Brâhmanas.
Védisme [dis-me] n. m. (de Védas). Nom par lequel les Européens désignent la forme primitive de la religion des Hindous.
— Encycl. Le védisme paraît remonter à une antiquité très reculée, à en juger par les hymnes védiques, qui reflètent une civilisation primitive et ne connaissent ni morale, ni théogonie, ni cosmogonie. Le védisme est une religion naturaliste en ce sens qu'il personnifie les forces de la nature. Les plus grandes divinités du védisme sont Agni, le dieu du feu, Indra, le dieu de l'atmosphère et de ses phénomènes, Soma, la libation divinisée. Tous les dieux sont désignés par le terme générique de dévas, les » brillants ». Les démons portent le nom à'açouras. Le culte védique se compose uniquement du sacrifice du matin (allumage du feu sacré et libations l. Dans les occasions solennelles, le sacrifice se com-
plétait par un holocauste de grain, de miel et de victimes animales.
védiste [dis-te] n. Personne qui a beaucoup étudié les Védas.
Vedrill, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 2.140 h. Fer, plomb, produits chimiques.
Veen (Otto van) ou Otto Venius, peintre
hollandais, né a Leyde, m. à Bruxelles (16B6-1634). Il fut le maître de Kubens (la Cène, la Nativité).
Veendam, bourg des Pays-Bas (prov. de Groningue); 11.000 h.
Veerle, comm. de Belgique (prov. d'Anvers, arr. de Turnhout); 1.870 h.
Véga n. f. Nom donné aux plaines richement cultivées, arrosées par les fleuves des provinces méridionales de l'Espagne, généralement dans leur cours inférieur. La véga de Grenade est la plus célèbre.
Vega de ArmijO (marquis de La), homme d'Etat espagnol, né en 1826, l'un des chefs du parti libéral, président du conseil en 1900.
Véga, étoile de première grandeur, appartenant à la constellation de la Lyre.
Vega (Ventura de La), poète espagnol, né et m. à Buenos-Ayres (1807-1869); auteur de poésies lyriques d'une correction classique, et de la charmante comédie El Nombre de mundo,
Végèce (Flavius Vegetius Renatius), écrivain latin de Constantinople, contemporain de Valentinien II, auteur d'un Traité de l'art militaire (iv« s.), qui jouit d'une grande vogue pendant tout le moyen âge.
Végétabllite n. f. Faculté de végéter. Faculté de nourrir les végétaux.
végétable adj. (lat. vegetabilis). Qui peut végéter ; les corps vègétablcs. Couvert de végétaux : les oasis sont des iles vègétablcs au milieu des sables.
Végétal, e, aux adj. Qui appartient aux végétaux : le règne végétal. Terre végétale, propre à la végétation, terre provenant de végétaux décomposés.
Végétal n. m. (du lat. scolast. vegetalis). Arbre, plante : l'étude des végétaux constitue la botanique. PI. des végétaux.
Végétaliforme adj. (de végétal, et de forme). Hist. nat. Qui a la forme d'un végétal : polypier végétaliforme.
végétalisme n. m. Syn. de végétarisme.
Végétalité n. f. Propriétés caractéristiques, nature des végétaux. (Peu us)
végétant [tan], e adj. Qui végète : les plantes sont des êtres végétants.
végétarianisme n.m. Syn. de végétarisme.
Végétarien, enne [ri-in, é-ne\ adj. et n. Se dit des personnes qui pratiquent le végétarisme.
végétarisme [ris-me] ou végétalisme
[lis-me] n. m. (de végétal). Système d'alimentation dans lequel on supprime toutes les espèces de viande ou leurs dérivés immédiats (végétarisme), ou même tous les produits d'origine animale (végétalisme), dans un but soit prophylactique, soit curatif.
— Encycl. Le végétarisme remonte à l'antiquité la plus reculée; il a été préconisé depuis quelques années comme un moyen thérapeutique des plus actifs.
Les inconvénients de ce système sont nombreux, car l'homme n'est ni herbivore, ni frugivore par nature. Aussi le végétarisme pur entraîne-t-il des troubles qui sont le résultat de la faible digestibilité des aliments végétaux et du volume énorme de leurs déchets. Cependant, ces régimes, fournissant moins de toxines que les viandes, sont sédatifs et diurétiques, soulagent le cœur, le foie et les reins.
Le végétarisme améliore les névroses, la sclérose, les néphrites. Il est utilisable dans toutes les formes de l'arthritisme, dans l'albuminurie, etc. Il combat la constipation et réveille le péristaltisme intestinal.
Végétatif, ive adj. Qui détermine la végétation : principe végétatif. Qui est commun aux plantes et aux animaux : vie végétative.
Végétation [si-on] n. f. (lat. scolast. veqetatio). Développement, accroissement progressif des parties constituantes des végétaux : arbres qui sont en pleine végétation. Par ext. Les végétaux : la végétation est magnifique cette année. Chim. Productions chimiques affectant des formes arborescentes. Pathol. Excroissance anormale, qui se développe sur le corps des animaux et des végétaux où elle semble végéter comme les verrues, les poireaux, ete. Végétations adénoïdes, hypertrophie des petites glandes du pharynx, qui, chez les jeunes enfants, obstrue les voies respiratoires et surtout les fosses nasales. (On doit extirper les végétations adénoïdes le plus rapidement possible.)
végéter [té] v. n. (lat. scol. vegetare ; de vigere, être en vigueur. — Se conj. comme accélérer). Pousser, croître, en parlant des plantes. Vivre d'une vie purement végétative. Fig. Vivre d'une vie inerte, misérable ou obscure : fonctionnaire qui végète en province.
VégétO-animal, e, aux adj. Qui appartient à la fois au règne végétal et au règne animal.
VégétO-minéral, e, aux adj. Qui tient du règne végétal et du minéral.
veglione [vé, Il mil., o-né] n. m. (mot ital., augment. de veglia, veillée). Grande soirée mondaine et même demi-mondaine : le veglione de l'Opéra. PI. des veglioni.
Véhémence [man-se] n. f. (lat. vehementia). Impétuosité, violence ; parler avec véhémence. Ant. Douceur.
véhément [mon], e adj. (lat. vehemens; de vehere, porter). Ardent, impétueux (surtout au fig.) : un pathétique véhément.
véhémentement [man-te-man] adv. Avec véhémence; très fort, beaucoup.
VéhiCUlaire [li-re] adj. Relatif aux moyens de transport.
véhicule n. m. (lat.ve/ticu/um/tle vehere, porter). Moyen de transport par terre, par air ou par eau : véhicules destinés aux marchandises. Ce qui sert à transmettre : l'air est le véhicule du son. Fig. Moyen de transmission, de propagation : les mots sont les véhicules des idées. Pharm. Liquide qui tient en solution ou en suspension une substance nutritive ou médicamenteuse.
véhiculer [Je] v. a. Voiturer, transporter.
VEH