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VÉL

Vehme (la sainte) ou Cour vehmique, ou Tribunal des francs-juges, tribunal secret, dont la puissance était très redouté*; auxv siècle en Allemagne, et qui répandit une terreur salutaire parmi igneurs et les chevaliers brigands de ce pays.

Vehmique [vé-mi-ke] adj. Qui appartient à la sainte Vehuie.

veidam [vè-dum'} n. m. Nom donné autrefois aux Vèdae.

véien, enne [vé-i-in, t-né] adj. et n. De Véics.

Véies [vé-ie], ancienne v. d'Etrurie, sur les bords du Cremera, prise par Camille en 396 av. J.-C. ; les habitants furent déportés et la ullc pillée. (Ilab. Véien a.)

Veigné, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 13 lui. de Tours, sur l'Indre ; 1.360 h.

veillaque [il mil.] adj. et n. m, (ital. vegliacco).

San-* honneur, sans loi.

veillaquerie [// mil. ,a-ke-r{] n. f. Lâcheté,

faiblesse, trahison.

veille [vé, Il mll.,e] n. r. (subst. verbal de veiller). Privation du sommeil de la nuit : les veilles prolongées fatiguent l'esprit et le corps. Etat de celui qui

est éveillé: pendant l'état du veille. Jour précédent: la vrille de Pâques. Temps passé. Fia. Etre à la veille de, sur le point de. Antiq. rom. Chacune des ' quatre parties de la nuit, chez les Romains. PI. Travaux, application à l'étude : c'est le fruit de ses veilles. Insomnie causée par l'inquiétude : causer à quelqu'un bien des veilles.

Veillée [vè, Il mil., é] n. f. (subst. partie, de veiller). Temps qui s'écoule depuis le repas du soir jusqu'au coucher : passer sa veillée chez son voisin. Action de plusieurs personnes qui passent ce temps ensemble. Action de veiller un malade : des veillées de charité.

veiller [vê. Il mil., é] v. n. (lat. vigilare). Passer sans dormir une partie du temps ordinairement réservée au sommeil : veiller jusqu'au jour. Travailler pendant la nuit. Exercer une surveillance, être sur ses gardes : un gardien qui veille. Veillera, veiller sur, prendre garde à. Veiller au ijrain, être attentif au grain qui s'élève en mer; fit]. Etre prêt a parer à certaines éventualités. V. a. Veiller un malade, un mort, passer la nuit près de lui. Faucon. Veiller un oiseau, l'empêcher de dormir, pour le dresser plus aisément.

Veilleur, euse [vê, Il mil., eur, eu-ze] n. (de veiller). Personne qui veille. Ecclésiastique ou religieuse qui passe la nuit à veiller auprès d'un mort. Employé qui, dans certains établissements. passe la nuit en surveillance. Veilleur de nuit, nom des gardiens qui parcourent la nuit les rues d'une ville pour veiller à sa sûreté.

veilleuse [oi. Il mil., eu-ze] n. f. (de veiller). Petite lampe qu'on fait brûler la nuit dans une chambre à coucher. Très petite bougie, enchâssée dans une rondelle, qui flotte sur une couche d'huile, et qu'on allume pendant la nuit.

Appareil qui la reçoit. Bol.

Syn. de veillotte.

Veilloir[rè,1/mll.,0!V] n. m. (de veiller). Table carrée, sur laquelle le? bout'- Veilleuses : 1. Eu porcelaine;

reliers placent leurs outils 2- Dan» un verre (coupe) ; E, et leurs matériaux. Petit eau; h, huile,

tas de foin qu'on laisse séjourner quelque temps sur la prairie afin de le faner. Syn. vélioteou villotte.

Veillotte [vè, Il mil., o-te] n. f. Nom vulgaire du colchique d'automne appelé aussi veilleuse. Nom donné dans certaines régions aux meulons de foin.

veinard [vê-nar], e n. et adj. (de veine). Pop. Qui a de la veine : un joueur veinard.

VOilie [vt-ne] n. f. (lat. venu). Vaisseau qui reçoit le sang à sa sortie des capillaires et le conduit au cœur. Veine lymphatique, gros tronc lymphatique qui, avec le canal thoracique, reçoit la lymphe. Nervure secondaire d'une feuille. Nom donné aux ondes colorées dont on décore la tranche des livres. Partie longue et étroite dans le bois et les pierres dures. Endroit d'une mine où se trouve le minerai qu'on veut exploiter : tomber sur une bonne veine. Fïg. Partie intérieure d'un objet; sein, intérieur; source, origine : sources d'eau vive sortant des veines d'un rocher aride. Fig. Matière, circonstance à utiliser : trouver une bonne veine. Veine poétique, le génie poétique. Ouvrir une veine, pratiquer une saignée. N'avoir pas une goutte de sang dans les veines, être saisi d'horreur ou d'épouvante. N'avoir pas de sang dans les veines, n'avoir pas la moindre énergie, la moindre susceptibilité. Pop. Chance : avoir de la veine au jeu; être en veine.

— Enctcl. Anat. Les veines sont fort nombreuses ; elles sont superficielles ou profondes. Elles présentent de distance en distance des valvules, sortes de soupapes, qui empêchent le sang de retourner vers la périphérie. La progression du sang dans les veines se fait par l'arrivée constante du sang des capillaires et par les pressions produites par les contractions musculaires qui forcent le sang à refluer vers le cœur, puisque les valvules ne lui permettent pas de retourner en arrière. Tout le sang des veines vient aboutir à la veine cave supérieure et a la veine cave inférieure ; il faut cependant signaler la veine porte, qui reçoit le sang veineux des viscères abdominaux et les veines pulmonaires, qui reçoivent du poumon du sang rouge oxygéné.

—Pathol. Les accidents des veines lesplusàredouter sont les phlébites et les variées.

veiné [vi-né], e adj. Qui a des veines, en parlant du bois et de certaines pierres : marbre veiné. Qui porte des dessins imitant les veines du bois ou des pierres dures : peau de serpent veinée de noir et de bleu.

Fiq. Mêlé, parsemé.

Veiner [vc-né] v. a. Peindre en imitant les veines du niarhre ou du bois.

veinette [vè-nè-te] n. f.

Brosse employée par les peintres pour imiter les veines du bois.

veineux, euse [vè-neû, eu-ze] adj. (de veine). Composé de veines : système veineux. Rempli de

Vélasquez.

Veinette».

veine» : boit veineux. Sang veineux, sang que les veines de la grande circulation ramènent au cœur, par opposition h sang artériel.

veinule [»*] n. r. (de veine , Petite reine. Bot.

Très petite ramification d'une nervure de feuille.

Veit (Philippe), peintre allemand, né a Berlin, m. a Mayence (119:1-1877), élevé d'Overbcck, auteur de tableaux religieux,

vêla n. f (mot ital., formé du lat. veltim, voile . Décoration d'un plafond de salle de spectacle, imitant un velarium.

Vêla (Vincenzo), sculpteur italien, né et m. à Ligornetto (1822-1891); auteur de: Désolution, Gioberti, la France et l'Italie, etc.

Velabre (le), beau quartier de Home, construit sur l'emplacement d'un marécage, entre le Palatin et le Capitole.

vêlage ou Vêlement [man] n. m. Action de mettre bas, de vêler, en parlant des vaches.

Vélain (Charles), géologue et géographe fiançais, né à Château-Thierry (Aisne) en 1845. Il a participé à une mission scientifique à l'île Saintl'aul en 1874-, puis est devenu maitre de conférences et professeur de géographie physique à la Sorbonne. Il dirige depuis 1907 la publication d'une Revue annuelle de Géographie.

Velaine, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur) ; 2.700 h. Charbonnages.

Velaines, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Tournai); 1.800 h.

Vélaire [lé-re] adj. (du lat. vélum, voile). Se dit des voyelles ou consonnes articulées près du voile du palais. (Syn. postpalatal.) N. f. : une vélaire.

vélaminaire [né-ré] adj. Hist. nat. Qui se plie ou se déroule comme un voile.

vélanède n. f. Nom commercial des cupules du chêne vélani.

Vélani n. m. Espèce du genre chêne, qui croit en Grèce et en Asie Mineure.

— Encïcl. Le vélani (quercus œgylops) est un chêne à feuilles oblongues, velues en dessous, à gros fruit, dont la capsule (vélanède ou avelanède) est découpée en nombreuses écailles. On emploie ces cupules en teinturerie, corroierie et tannerie.

vélar ou vélaret

[rè] n. m. Bot. Noms vulgaires du sisymbre.

Vélarium [ri-om'] n. m.

(lat. velarium). Toile dont on couvrait les théâtres et les amphithéâtres romains.

Vélasquez [kcz] (Diego Rodriguez de Sylya y), peintre espagnol, né à Séville, m. à Madrid (1599-1060). Portraitiste hardi et d'une facture merveilleusement simplifiée, d'un coloris et d'un relief admirable, Vélasquez est le peintre le plus puissant et le plus original qu'ait produit l'école espagnole. Il faut mentionner, parmi ses tableaux les plus connus : les Buveurs, la Reddition de Bréda, les Fileuses, les Mènines, Portraits de Philippe IV, des Infantes, Marguerite-Marie, Marie-Thérèse, etc.

Vélaunien, enne [lô-ni-in, ê-ne], habitant ou originaire du Velay : les Vélaunicns. Adj. : costume vélaunien. (On dit aussi Velaisiens, Vellaviens et Vei.i.aves.)

vélaut [16] interj. Véner. Cri que l'on pousse pour annoncer que l'on a vu le sanglier, le loup, le renard ou le lièvre. (On dit aussi vi.a-au et vlo.)

Velay [le], ancien pays de France qui, avant 1789, faisait partie du gouvernement du Languedoc (et non de l'Auvergne). Vallée dominée par les puys volcaniques du Velay et les chaînes du Vivarais. (Hab. Vèlauniens.) Ch.-l. Le Puy. Le Velay fut longtemps renommé par sa fabrication de dentelles à la main.

velche ou welche [vèl-che] n. et adj. (de l'allem. uelsh, gaulois). Mot que les Allemands appliquaient par mépris à tout ce qui était étranger. Employé par Voltaire dans le sens de : Homme ignorant et sans goût, étranger aux beaux-arts.

velcherie [vèl-che-rî] n. f. Fam. Barbarie, grossière ignorance.

VelCi-aller interj. Véner. Cri dont on se sert pour avertir le limier de suivre les voies de la bête, et pour quêter et requêter les chiens courants.

VelCi-revari-VOlcet interj. Véner. Cri employé pour faire connaître aux chiens de meute que le cerf ruse et revient dans ses voies.

Veld ou veldt [vèlf] n. m. Dans l'Afrique du Sud, steppe ou savane : le veld transvaalien.

Veldeke (Henri de), poète allemand du xne siècle, qui contribua à répandre en Allemagne le goût de la littérature courtoise de France et inaugura la période classique de la littérature allemande au moyen âge.

Veldwezelt, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres); 1.520 h.

Vêle n. f. Nom du veau femelle en Normandie.

vêlement n. m. Syn. de vêlage.

vêler [lé] v. n. (de veau). Mettre bas, en parlant d'une vache.

Velet rZe'J n. m. (de voile). Doublure du voile de dessous des religieuses.

Vélette [lè-te] n. f. ide voile). Petite voile latine gréée par mauvais temps sur la vergue de mestre ; employéesur la Méditerranée. (On dit aussi voilette.)

Vélie [li] n. f. Genre d'insectes hémiptères bétéroptères, du groupe des hydrocorises, renfermant des punaises aquatiques à livrée brune, tachée de blanc ou de rouge: les vélies sont assez communes en France.

vélière adj. f. Qui a vêlé : vache rélitre.

Véliforme adj. Qui est en forme de voile.

Véligère adj. Zuol. Qui porte des voiles.

vélin n. m. (de l'eau). Peau de veau préparée : manuscrit tracé sur vélin. Dentelle d'Alençon appelée aussi point royal. Adjectiv. Qui imite le vélin. Papier vélin, papier très blanc et très uni comme pâte. Toile vélin ou toile véline, toile métallique employée à la Banque de France pour estamper le filigrane des billets de banque.

d'après H. Maindron.

VelineS, ch.-l. de c. (Dordogne , arr. et à 33 kil. de Bergerac, non loin de la Dordogne: 910 h. Ch. de f. Orl. Vins. — Le cant. a 13 comm. et 9.100 h.

vélineuse [neu-ze] n. f. Femme qui fabrique I d-ntelle appelée vélin.

Velino, riv. d'Italie, qui nait dans la prov. d'Aquila et se .jette dans la Néra, afll. du Tibre. Eaux peu abondantes.

Véliocasses ou Vellocasses, peuple de la 'iaule romaine Lyonnaise II») j cap. Rotomaguê (Rouen). Leur pays [pagiu) correspond au Yexin Vult astinus pagu

vélique adj. (du lat. vélum, voile). Qui a rapport aux voiles. Punit vélique, point oU parait être appliquée la résultante de toutes les actions du vent sur les voiles du navire.

vélite n. m. (lat. vêles, itis). Soldat d'infanterie légère, chez les Romains. Corps de volontaires, organisé par Napoléon en l'an XII.

Vélitres, ville de l'Italie ancienne (Latium), qui fut longtemps la ville la plus importante de la confédération volsque. Patrie d'Auguste. Aujourd'hui Velletri.

Vellarine [vè-la] n. f. Matière grasse, de couleur jaune, extraite d'une espèce d'hydrocotyle.

Vellaves. BUt. v. vélaunien.

Velléda, druidesse bructére et prophétesse de Germanie, sous l'empereur Vespasien. Elle souleva avec Civilis une partie de la Gaule du Nord, et, livrée par quelques chefs germains, mourut captive à Rome, après avoir orné le triomphe de Donatien. Le personnage de Velléda a fourni à Chateaubriand un des plus beaux épisodes des Martyrs.

Velléda, statue en marbre d'un beau modelé, par Maindron (1839); jardin du Luxembourg.

velléien, enne [vtt-U-i-

in, t-ne] adj. De Velleius. Sénatus-consulte velléien , disposition qui interdisait à la femme mariée de s'engager comme caution ou de prendre la place du débiteur. Posthumes velléien», enfants qui. conçus lors de la confection du testament de leur père, naissaient héritiers siens du vivant même du testateur.

Velléité [vèl-lé] n.f. (du lat.' scol. velleitas, de vetle, vouloir). Volonté imparfaite; intention fugitive : avoir des velléités de résistance.

Velleius Paterculus. v. paterculus.

velle-la interj. Véner. Cri que pousse le piqueur pour avertir les chiens courants, lorsqu'il revoit du sanglier ou du renard.

Velletri, v. d'Italie (anciens Etats de l'Eglise); 16.000 h. Soie, fruits. C'est l'ancienne Velitrae ou Vélitres (v. ce mot).

vellication [si-on] n. f. (du lat. vellicatio). Action de pincer, de tirer l'oreille, de taquiner. Vx.i

Vellour ou Vellore, v. de l'Hindoustan, dans le Carnatic ; 45.000 h. Tapis, étoffes.

Velly Paul-François), jésuite français, né à Crugny (Aisne), m. à Paris (1709-1759) ; auteur d'une Histoire de France dont la valeur critique est contestable.

Velm, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Ilasselt); 1.378 h.

Venasque, comm. de Vaueluse, arr. et à 12 kil. de Carpentras, au-dessus de la Nesque; 600 h.

Vélo n. m. Abrév. fam. du mot vélocipède.

véloçable adj. Où les vélocipèdes peuvent circuler.

VélOCe adj. (lat. velox). Agile, rapide.

VélOCeman [man'] n. m. (de véloce, et de l'angl. man, homme). Amateur du sport vélocipédique. PI. des vélocernen.

vélOCer [sel v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il véloça, nous véloçons.) Se livrer à l'exercice du vélocipède. (Peu us.)

VélOCeWOman n. f. (de véloce, et de l'angl. ivoman, femme). Femme qui s'adonne au sport véloeipédique. PI. des véloeewomen.

vélocifère n. m. (dulat. velox, ocis, rapide, et ferre, porter). Ancienne voiture publique, d'une marche rapide. Autre nom du célérifère.

vélocimanen. m.

(du lat. velox, ocis, rapide, et manus, main).

Appareil de locomotion, spécial pour les enfants, en forme de cheval, monté sur trois ou quatre roues et dit aussi cheval mécanique.

vèlocimètren.m.

(du lat. velox, ocis, rapide, et du gr. metron, mesure). Appareil imaginé par pour déterminer la loi de développement des pressions dans l'âme des armes à feu. au moyen de la connaissance des vitesses successives du recul.

vélocipède n. m. (du lat. velox, ocis, véloce. et pes, pedis, pied). Appareil à roues, pour se transporter au moyen d'un mécanisme mû par les pieds.

— Encycl. historique. Les premiers vélocipèdes furent le célérifère et la draisienne. En 1855 fut inventée la pédale et, du même coup, le bicycle. L'évolution du bicycle aboutit au grand bi ou araignée. Le grand bi était un véhicule incommode et assez dangereux à cause du diamètre énorme de la roue d'avant. La bicyclette, plus stable, remédia à ces inconvénients. Voici les principales étapes de cet instrument de locomotion, auquel sa commodité et son prix relativement peu élevé ont valu une popularité universelle : bicyclettes en fer, jantes en caoutchouc, 1869; jantes creuses, 1875; caoutcheu: creux, 1887; caoutchouc pneumatique, 1889.

— Dr. Taxe. La taxe sur les vélocipèdes est fixée à 3 francs par place ; à 12 francs par place pour les vélocipèdes et appareils munis d'une machine motrice. Cette taxe est perçue à titre d'impôt indirect.

Véloctmane.

le colonel Lebert

VEHICULES

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