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VÉL

YEN

Vélocipède.

Aucun vélocipède ou appareil analogue ne peut être mis en circulation sans avoir été revêtu d'une plaque fournie par l'administration des contributions indirectes contre payement de l'impôt par le contribuable, qui doit faire connaître en même temps son nom et son adresse.

Les plaques sont renouvelables tous les ans et valables du l"janvicrau3l décembre.

Les vélocipèdes sont munis d'autant de plaques qu'ils comportent de places.

La plaque est fixée par le possesseur du vélocipède sur le tube de direction, de manière à se présenter de face sur le devant du vélocipède.

Pour les vélocipèdes à plusieurs places, la première plaque est fixée au même endroit, les autres sur les tuoes diagonaux du cadre qui supportent chacune des selles à partir de la seconde.

Les plaques des vélocipèdes à moteur mécanique ayant plusieurs places sont fixées les unes au-dessus des autres sur le tube de direction.

Vélocipéder v. n. Syn. de vélocer. (Peu us.) VélOCipédie [dt] n. f. Tout ce qui intéresse les vélocipèdes (évolution, industrie, sport, etc.).

vélocipédique adj. Qui se rattache aux vélocipèdes : sport vètocipédique.

vélOCipédiste [dis-te] n. Personne qui se livre au sport du vélocipède.

VélOCipédomanie n. f. Manie du vélocipède.

vélocité n. f. (lat. velocitas). Vitesse, rapidité.

vélodrome n. m. (de vélo, et du gr. dromos, course). Piste à l'usage des vélocipédistes.

velot [lo] n. m. Peau de veau mort-né, avec laquelle on labrique le vélin.

VelOUTS [lour] n. m. (vx fr. velous ; du lat. villosus, velu). Etoffe rase d'un côté et couverte de l'autre de poils dressés, très serrés, maintenus par les fils du tissu : robe de velours de soie. Par anal. Objet extrêmement doux au toucher : le velours d'une pêche. Ce qui produit sur les sens une impression douce : c'est un velours pour l'estomac. Fam. Liaison incorrecte, faite au moyen d'un s doux ou d'un s lorqu'il n'existe pas de liaison de ce genre : c'est faire un velours que de dire : il n'est poinl-z-à-moi. Patte de yelours, patte d'un cliat quand il rentre ses griffes. Fiij. Faire patte de velours, caresser ceux à qui l'on cherche à nuire. Chemin de velours, voie facile et agréable. Jouer sur le velours, jouer sur son gain. Bot. Poils courts, mous et serrés, qui couvrent certains organes. Prov. : Habit de velours, ventre de son, pour se parer de beaux habits, il est des gens qui font maigre chère.

— Encycl. Le velours est de fabrication très ancienne. Les Romains le connaissaient et, au moyen âge, ce tissu constituait une étoffe de grand luxe. C'est en 1636 que sa fabrication fut introduite à Lyon; elle dura jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes, qui répandit cette industrie en Allemagne et en Hollande. Les principaux centres de fabrication du velours sont actuellement : Lyon, Roubaix, Tourcoing, Amiens en France; Crefeld en Allemagne ; Bradford et Manchester en Angleterre.

Le velours est un tissu d'armure simple (taffetas ou sergé), sur l'une des faces duquel se dressent en aigrettes les tronçons d'une chaîne ou d'une trame supplémentaire, ce qui existe toujours pour le velours de soie. La chaîne inférieure forme le corps de l'étoffe ; la supérieure s'entrelace avec la trame et la chaîne supérieure. La première est la chaîne de pièce, la seconde est la peluche et donne levelouté.

Les velours peuvent se fabriquer en soie, en coton, en laine, en lin, en chanvre, en jute ou toutes autres fibres textiles. On distingue les velours au fer ou à la main et les velours mécaniques. Les velours de soie sont les plus beaux et s'emploient pour le vêtement et l'ameublement. Le velours de coton, plus commun, est employé surtout pour le vêtement ouvrier ; le velours à grosses côtes en est le type. Parmi les velours de coton on distingue : les velours lisses façon soie, les velours à demi-côtes et les velverettes. Le velours de laine est presque toujours à chaîne supplémentaire. Parmi les principales variétés on distingue le velours d'Utrecht dit aussi tripe ou panne ; les velours moquettes, qui diffèrent du précédent en ce qu'ils sont frisés au lieu d'être coupés. Les velours chinés ou à dessin, les velours ottomans ou gris d'Ecosse, etc.

velouté, e adj. Qui a les dessins et les ramages du velours : du satin velouté. Qui a l'aspect du velours : papier velouté. Qui offre au toucher la douceur du velours : peau veloutée. Qui fait sur les sens une impression analogue à celle que l'on éprouve en touchant du velours : regard velouté. Crème veloutée, crème cuite qui sertd'entremets. Vin velouté, vin généreux, doux et agréable au goût. N. m. Qualité de ce qui est velouté : le velouté d'une étoffe, d'un fruit. Sauce particulière qu'on prépare d'avance, et qu'on mêle en petite quantité à diverses sauces. Galon en velours.

velOUter [té] v. a. Donner l'apparence du velours : un duvet velouté les loues des Jeunes gens.

VelOUteUX, euse [teiï, eu-ze] adj. Qui est couvert de poils comme le velours.

veloutier [ti-é] n. et adj. m. Ouvrier qui fait du velours.

veloutine n. f. Etoffe de soie du xvme siècle, souvent ornée de dessins brochés en or ou en argent. Poudre de riz préparée au bismuth, qui donne à la peau une sorte de velouté.

Velpeau [vèl-pô] (Alfred-Louis-Armand-Marie), chirurgien et physiologiste français, né à La Brèche (Indre-et-Loire), m. à Paris (1795-1857); professeur de clinique chirurgicale. On lui doit un célèbre Manuel d'anatomie chirurgicale topographique.

Velsique-Ruddershove, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost); 2.800 h.

veltage [vèl] n. m. Mesurage à la velte.

Velte [vèl-te] n. f. (de l'allem. viertel, quart). Ancienne mesure pour les liquides, variant suivant les pays, et qui valait à Paris 7lil,45. Instrument qui sert à jauger les tonneaux.

velte [vhl-te] n. f. Mar. Action de veltcr.

velter [vèl-té] v. a. Mesurer avec une velte.

Velter [vil-té] V. a. Mar. Saisir, brider deux pièces de bois en se servant de la velture.

Velteur [vêl] n. m. Ouvrier qui velte les tonneaux.

Veltheim, comm. de Suisse (cant. de Zurich); 4.000 h

Velthem-Beyssem, comm.

de Belgique (Ilrabant, air. de Louvain; ; 1.470 h.

velture [vèl] n. f. Bridure faite pour lier deux pièces de bois. Sorte de petite liure destinée à réunir, à Ve'ture.

la mer, le mât de perroquet au mât de hune, et à alléger le chouquet. (On dit aussi valture.)

velu, 6 adj. (lat. villutus). Couvert de poifs : bras velu- Pierre velue, pierre non dégrossie. N. m. Etat de ce qui est velu : le velu dune feuille. N. f. Véner, Peau qui couvre le bois d'une bête fauve lorsqu'il pousse.

vélum [/o»i'] n. m. (lat. vélum). Grand voile qui sert de toiture à un cirque, à un vestibule, etc.

velut aegri somnia, mots lat. signif. : Comme les rêves d'un malade. Fragment d'un vers d'Horace (Art poétique, 7). Il compare un livre sans suite aux rêves incohérents d'un malade.

velverette [vèi-

ve-rè-te] n. f. Genre de

velours de coton. (Vx.)

Velvet [vil-vè] n.

m. velvantine ou velventine [vii-

van] n. f. (de l'angl. velvet, velours). Sorte de velours de coton.

velvétique [vêl] A, viiam.

adj. (de l'angl. velvet,

velours). Pathol. Se dit d'un état de la couche profonde du cartilage articulaire mise à nu, qui se présente à l'œil nu sous forme de filaments ayant l'aspect du velours.

velVOte [vèQ n. f. (pour veluste, de velu). Bot. Nom vulgaire de la véronique des champs.

Venaco, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 12 kil. de Corte ; 1.840 h. Ch. de f. d'Ajaccio à Bastia. — Le cant. a 7 comm. et 4.C80 h.

venaison [nè-zon] n. f. (du lat. venatio, chasse). Chair de bête fauve ou rousse (daim, cerf, sanglier, etc.) : manger de la venaison. Basse venaison, lièvre et lapin.

venaissin, ine [nè-sin, i-ne] adj. Qui appartient à Venasque ou à son territoire.

Venaissin (comtat). v. Comtat.

Vénal, e, aux adj (lat. venalisV Qui s'achète h prix d'argent : une charge vénale. Fig. Intéressé. Qui fait pour de l'argent des choses que réprouve la conscience : un homme vénal. Valeur vénale, valeur pécuniaire, commerciale.

vénalement [man] adv. D'une manière vénale.

Vénalité n. f. (lat. venaîitas). Etat de ce qui est vénal.

Venansault, comm. de la Vendée, arr. et à 9 kil. de La Roche-sur-Yon ; 2.000 h.

Venant [»a)i], 6 adj. Qui vient. Bien venant, qui vient bien, qui fait de grands progrès : un enfant bien venant. Payé régulièrement : six mille livres de rente bien venantes. Houille tout venant, houille telle qu'elle sort de la mine, sans avoir été triée et classée. N. m. Celui qui vient : les allants et les venants. A tout venant ou à tous venants, au premier venu. Fam. A tout venant beau jeu, être prêt à tenir tête au premier venu.

Venasque (port de), col de la frontière francoespagnole, dans les Pyrénées centrales, faisant communiquer la vallée française de la Pigne et la vallée espagnole de l'Essera, Bagnères-de-Luchon et la petite ville aragonaise de Venasque (1.000 h.). Altitude 2.410 m.).

Vence [vanse], ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 20 kil. de Grasse; 3.210 h. (Vinriens). Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 6 comm. et 0.330 h.

VenceslaS Ier [vin-sès-lass] (saint), né en 907, duc de Bohême de 920 à 935. Il périt assassiné par son frère Boleslas. Fête le 28 septembre. — Venceslas II, duc de Bohême en 1191, détrôné la même année par le margrave de Lusace.

VenceslaS Ier, roi de Bohême en 1230. Il ravagea l'Autriche et s'empara de la Moravie.

VenceslaS II, le Vieux, roi de Bohême et de Hongrie en 1278. Il reçut en 1300 la couronne de Pologne.

VenceslaS III, le Jeune, roi de Hongrie en 1302 et de Bohême en 1303, souverain despotique et débauché, assassiné par un inconnu en 1300.

VenceslaS IV, l'Ivrogne ou le Fainéant, roi de Bohême en 1372, empereur d'Allemagne en 1378. Nature violente, basse, débauchée, il mourut d'une attaque d'apoplexie, laissant l'Allemagne en proie à l'anarchie.

Venceslas, tragi-comédie de Rotrou, en cinq actes et en vers, qui a pour sujet la rivalité des deux fils de Venceslas, Ladislas et Alexandre, tous deux amoureux de Cassandre (1647). C'est la meilleure de ses œuvres, d'un caractère vraiment tragique, malgré la faiblesse du dénouement.

Vendable [van] adj. Qui peut être vendu : marchandises difficilement vendables. Ant. Invendable.

vendange [van] n. f. (lat. vindemia). Récolte du raisin destiné à produire du vin: faire la vendange. Les raisins eux-mêmes : porter la vendange « la cuve. Temps de la récolte du raisin : se louer pour les vendanges (surtout au pi- en ce sens). Loc. prov. : Adieu paniers, vendanges sont faites, il n'y a pas de raisin cette année ou, fig., c'est une affaire terminée.

— Encyci.. La vendange s'effectue quand le raisin est arrivé à la dernière période de sa matu-

ration ; c'est-à-dire quand le jus en est devenu savoureux, doux et sirupeux, que le pédoncule est passé du vert au brun et que la pellicule des grains est mince et translucide. C'est l'expérience locale qui détermine dans les diverses régions viticolcs l'époque de la vendange. Quant à la façon de vendanger, elle est variable avec chaque pays : le raisin, coupé au sécateur, à la serpette ou aux ciseaux, est recueilli dans des paniers d'osier ou de bois, des seaux, etc., vidé dans des paniers plus grands, des hottes, des comportes, ou des balonges et véhiculé jusqu'au pressoir ou à la cuve.

— Dr, Ban de vendanges. L'arrêté du maire qui, dan6 une commune, fixe annuellement la date de l'ouverture des vendanges, ne doit pas s'appliquer aux vignobles entourés par une haie, mur, palissade, ayant au moins 1 metre de haut, par des traverses en bois, ou des fils métalliques, distants entre eux de 0m,33 au plus, ou par toute autre clôture équivalente, faisant obstacle à l'introduction des animaux.

Vendangeable [van-dan-ja-ble] adj. En état d'être vendangé.

vendangeoir [vandan-joir] n. m. Hotte ou panier de vendangeur.

vendangeon [van-dan-jon] ou vendange-

ron n. m. Nom vulgaire des leptes ou larves des trombidions.

vendanger [van-dan-jé] v. a. 'Prend un e muet après le g devant a et o : il vendangea, non» vendangeons.) Récolter le raisin de : vendanger unt vigne. Fig. Ravager, dévaster. Absol. Faire la vendange : vendanger de bonne heure. Faire de grands profits, et particulièrement des profits illicites.

Vendangerot [van, ro\ n. m. En Bourgogne, panier d'osier dans lequel on cueille le raisin.

vendangette [van-dan-jt-te] n. f. Nom vulgaire de la grive.

vendangeur, euse [van, eu-ze] n. Personne qui fait la vendange. Soupe de vendangeur, soupe de pain bis aux choux blancs. N. f. Ilot. Non. vulgaire des asters vivaces, de l'amaryllis jaune et du colchique sauvage,

vendapolàm [van, lam'] n. m. Mouchoir provenant de l'Inde.

Venday S, comm. de la Gironde, arr. et à 11 kil. de Lesparre ; 1.680 h. Vins.

Vendée (la) [tan], riv. de France, qui prend sa source dans l'étang de Sauvagères (Deux-Sèvres), baigne Fontenay-le-Comte, et se jette dans la Sèvre Niortaisc (riv. dr.) ; 70 kil. ; non navigable.

Vendée (départ, de la), départ, formé de l'ancien bas Poitou ; préf. I.a Boche-sur- Yon; s.-préf. Fontenay-le-Comte, et Les Sables d'Olonne ; 3 arr., 30 cant., 301 comm., 442.780 h. 11* corps d'armée; cour d'appel de Poitiers, évèché de Luçon. Ce dép. doit son nom à la rivière qui l'arrose. L'agriculture et surtout l'élevage sont ses ressources principales.

Vendée [guerres de), guerres civiles que soulevèrent dans l'Ouest, pendant la Révolution, les prêtres et les nobles, au nom du principe monarchique. Cathelineau, Charette, Stofflet, Lescure, Bonchamp furent les principaux chefs du mouvement (1793). Les Vendéens furent d'abord victorieux à Chantonnay, à F'ontenay, et s'emparèrent de Saumur; mais le comité de Salut public envoya en Vendée Hoche, Marceau et Canclaux, à la tête de l'armée de Mayence, et les bleus reprirent l'avantage à la bataille de Cholet, où périrent d'Elbée et Bonchamp. puis à la journée du Mans, et enfin à Savenay (23 déc. 1794). En février 1795, la Convention signa avec Charette et Stofflet la pacification de la Jaunaye. Après l'affaire de Quiberon, la prise et l'exécution de Charette et de Stofflet, Hoche réussit à pacifier le pays. Des mouvements royalistes moins graves devaient encore troubler la Vendée en 1815, pendant les Cent-Jours, et en 1832, au profit de la duchesse de Berry.

Vendéen, enne [van-dé-in, i-ne], originaire ou habitant de la Vendée : les Vendéens. Adj. : l'insurrection vendéenne. Race vendéenne, catégorie de bovidés peuplant les régions comprises entre la Loire et la Dordogne.

vendelin [van] n. m. Petite nacelle dont se servent les pontonniers.

vendémiaire [van-dê-mi-è-re] n. m. (du lat.

vindemia, vendange). Premier mois de l'année républicaine, en France (du 22 septembre au 21 octobre).

Vendémiaire an IV (journées des 10 au 13) [170g], journées célèbres par la victoire remportée, dans l'intérieur de Paris, sur les sections insurgées contre la Convention, par les troupes républicaines commandées par Bonaparte et Barras.

Vendenesse-lès-Charolles, comm. de

Saône-et-Loire, arr. et à 5 kil. de Charolles ; 1.340 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pierre de taille.

venderesse n. f. v. vendeur.

vendetta [vin-dèt-ta] n. f. (m. ital. signif. vengeance). En Corse, état d'inimitié provenant d'une offense ou d'un meurtre, s'étendant et se transmettant à tous les parents de la victime. PI. des ven-

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