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V. PROCÈS-VERBAL

Verbalement [vèr-ba-le-man] adv.De vive voix.

verbalisateur [vèr, za] adj. et n. m. Se dit de tout fonctionnaire qui dresse un procès-verbal.

verbalisation [vèr, za-si-on] n. f. Action de verbaliser.

verbaliser [vtr, se] v. n. (de verbal). Dresser un procès-verbal: verbaliser contre un chasseur sans peignis. Faire des remarques destinées à figurer dans un procès-verbal.

verbalisme [vèr-ba-lis-me] n. m. (de verbal). Méthode d'enseignement qui s'attache à apprendre des mots plutôt qu'à faire naître des idées. (Peu us.)

VerbaSCUm [vèr-bas-kom'] n. m. Nom scientifique du genre molène.

verba volant, scripta marient, mots lat. signif. : Les paroles s'envolent, les écrits restent. Ce proverbe latin conseille la circonspection dans les circonstances où il serait imprudent de laisser des preuves matérielles d'une opinion, d'un fait, etc.

Verbe [ver-be] n. m. (du lat. verbum, parole). Parole. A voir le verbe haut, avoir un timbre de voix élevé; fig. Parler avec hauteur. Gramm. Partie du discours qui exprime une action ou un état sous une forme variable, suivant les dispositions du sujet qui parle : il y a cinq sortes de verbes : le verbe actif, le verbe passif, le verbe neutre, le verbe pronominal et le verbe impersonnel, ou unipersonnel. (V. ces mots.) Verbe auxiliaire, v. auxiliaire. iVom de verbe, adverbe ou expression elliptique, remplissant la fonction de quelque verbe ou indiquant l'ellipse d'un verbe.

— Encycl- Le verbe est sujet à quatre modifications ou changements de forme : il peut changer de personne, de nombre, de temps et de mode. Il se compose de deux parties distinctes ; le radical et la terminaison ; et. d'après la terminaison du présent de l'infinitif, on divise les verbes en quatre classes ou terminaisons. On distingue enfin les verbes réguliers, irréguliers et défectifs. (V. chacun des mots imprimés en italique.)

Verbe [vir-be] n. m. La deuxième personne de la sainte Trinité, incarnée en Jésus-Christ : et le Verbe s'est fait chair.

Verbe-Incarné (religieuses de l'ordre du), ordre fondé par la mère Jeanne-Marie Chezard de Matel en 1625 pour l'instruction de la jeunesse et particulièrement des jeunes tilles qui aspirent à la vie du cloître.

verbénacéeS [vèr, lé] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales, dont la verveine (verbena) est le type. S. une verbénacée.

verbération \vèr, si-on] n. f. (lat. verberatio; de i erbtrare, frapper). Vibration de l'air qui produit le son. (Vx.i

Verberie, comm. de l'Oise, arr. et à 18 kil. de Senlia ; 1.840 h. Ch. de f. Nord. Sucrerie. Ce fut une des résidences préférées des rois mérovingiens et carolingiens.

verbesine [vèr-be-zUru] n. f. Genre de composées, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

verbeux, euse [vér-beû, en-zc\ adj. (lat. verbosus; de verbum, parole). Qui abonde en paroles inutiles : orateur verbeux.

VER

Verbiage [vtr] n.m. (dcl'anc. fr. vertiier, parler, et du lat. verbum, parole). Abondance de paroles inutiles. (Inus.)

verbiager [ver-bi-a-jé] v. n. (de verbiage. — Prend un e muet après le g devant a et o : il verbiagea, nous verbiageons.) Employer beaucoup de paroles pour dire peu de chose. (Peu us.)

verbiageur, euse [vèr, eu-ze] adj. Fam. Qui fait des verbiages.

verbi gratia, mots lat. signif. ; Pour la grâce de l'expression, locution latine, employée quelquefois dans la conversation, et qui tieut lieu de ; par exemple, si je puis dire.

verboquet [vèr-bo-ké] n. m. Corde attachée à la flèche d'un clocher, pour hisser les derniers éléments de la charpente. Cordage qui sert à diriger, du sol, un fardeau que l'on hisse pour l'empêcher de heurter les murs.

verbosité [vir-bô-zi-té] n. f. (de verbeux). Superfluité de paroles.

verbouisset [vèr-bou-i-sc] n. m. Nom vulgaire, dans le midi de la France, du fragon.

Verceil [se, l mil ], v. d'Italie (Piémont), sur la Sésia; 30.100 h. Fabrication d'étoffes, machines, pâtes alimentaires. L'an 101 av. J.-C, victoire de Marius sur les Cimbres. Cathédrale du xiv° siècle. Sériciculture, minoterie.

Vercel, ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 26 kil. de Baume-les-Dames ; 1.240 h. Paind'épices. — Le cant. a 30 comm. et 8.820 h.

Verchain-Maugré, comm. du Nord, arr. et à 14 kil. de Valenciennes ; 1.200 h. Batiste.

Verchère [t>ér-cfcèr] n. f. Syn. de jachère (dialect.).

Verchers (Les), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 20 kil. de Saumur; 1.230 h. Ch. de f. Et.

Vercingétorix [riks] , général et homme d'Etat gaulois, né dans le pays des Arvernes vers 72 av. J.-C.

Jeune, éloquent, hardi, issu d'une puissante famille d'Arvernie, il fut proclamé, en 52, chef de la coalition des peuples gaulois contre César. Il défendit avec succès Gergovie, obtint des confédérés la résolution héroïque de ravager le pays pour affamer l'armée romaine, mais fut à son tour enfermé par César dans Alésia. Une armée gauloise de secours n'ayant pu le débloquer, il se livra à son vainqueur. Conduit à Rome, il fut exécuté, au bout de six ans de captivité , après avoir orné le triomphe de César (46).

Verconsin (Eugène), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1823-1892), auteur de nombreuses petites comédies et saynètes de salon, d'une réelle élégance, et d'une estimable portée morale. v.«ii>g««ix.

ver-COquin [vèr-ko-kin] n. m. Sorte de vertige qui atteint certains animaux, et que l'on attribue à la présence d'un ver qu'ils ont dans le cerveau. Nom donné au ver lui-même. Bot. Larve de la cochylis. Fam. Fantaisie, caprice. PI. des vers-coquins.

Vercors [kor], plateau et monts des Alpes, dans les dép. de la Drôme et de l'Isère; 1.500a 1.600 m. d'alt- Sites grandioses, belles forêts. Les habitants sont dits Vertamicoriens.

verdage [vèr] n. m. (de vert). Récolte en fleur, enterrée pour servir d'engrais. On dit communément : engrais vert.

verdagon [vèr] n. m. Vin très vert. (Vx.)

Verdaguer (Jacinto), poète catalan, né à Folgarolas, près de Vich (Catalogne), m. à Barcelone (1845-1902); auteur des épopées : l'Atlantide, le Canigou, qui révèlent une imagination puissante.

Verdal [vèr] n. m. Masse épaisse de verre, que l'on a coulée en bloc.

verdale [vèr] n. f. Ornith. Nom vulgaire du bruant et du verdier dans le Midi. Dot. Variété d'olive verte.

verdâtre [vèr] adj. Qui tire sur le vert : couleur, teint verdâtre.

verdaud [vèr-dô] adj. Qui est un peu vert, qui n'est pas bien mûr : pommes verdaudes.

verdeaU [vèr-dô] n. m. Nom vulgaire d'un poirier sauvage.

verdelet, ette [vèr-de-lè, è-te] adj. (de vert). Vin verdelet, un peu vert, acide. Fig. Vieillard verdelet, qui a encore de la vigueur. N. m. Nom donné par les tanneurs à des trous presque imperceptibles que présente parfois le cuir, et qui proviennent de piqûres de divers insectes.

verdelier [vèr-de-li-é] n. m. Nom vulgaire de l'osier.

verdelle [vèr-dè-le] n. f. Nom vulgaire d'un petit papillon du groupe des teignes, dont la chenille est nuisible aux pêchers.

verdereau [vér-de-r6\ n. m. Nom vulgaire du lézard vert.

Verderie [vèr-de-rt] n. f. Etendue de bois placée sur la surveillance d'un verdier. Juridiction même du verdier.

verderon [vtr] n. m. Tige de céréale qui, rongée par les insectes, demeure ou devient chétive.

Verdet [uéV-rfè) n. m. (de vert). Chim. Nom donné à divers acétates de cuivre, à cause de leur couleur verte. Agric. Maladie du maïs causée par un champignon de couleur verdâtre. Vitir. Cépage blanc cultivé dans le Lot-et-Garonne. Bot. Nom vulgaire de deux champignons comestibles.

— Encycl. Chim. agric. Le verdet gris, vert-de gris ou vert de Montpellier, est un acétate basique de eu ivre impur, obtenu par l'action du marc de raisin acétifié sur des plaques de cuivre rouge ; on l'emploie au traitement du mildiou. Le verdet cristallise est de l'acétate neutre obtenu en traitant le précédent par l'acide acétique et en faisant cristalliser parrefroidissement.

Verdets [de] n. m. pi. Bandes royalistes qui terrorisèrent le midi de la France après le 9-Tbermidor et après les Cent-Jours, et dont le signe distinctif était un ruban vert porté au bras. (Trestaillon, Truphemy furent Leurs principaux chefs. Ils assassinèrent à Toulouse le général Kamel.) S. un verdet.

VER

verdeur [vèr] n. f. Je vert). Etat du bois qui

n'est pas encore sec. Défaut de maturité des fruits.

du vin. Fig. Jeunesse et vigueur : la verdeur

de l'âge. Excessive liberté de paroles : la verdeur

d'un propos.

Verdi (Giuseppc), compositeur italien, né a

Roncolc, m. a Milan [1813-1901). Il a écrit de n

breux opéras : Ernani, les IVpres siciliennes, la Travimu, le Trouvère, Don Carlos, Bigidetlo, Aula, Otello, Falttajf, etc., et un Requiem célèbre. Talent, un peu Inégal, harmoniste parfois négligent, mais qui sans cesse c perfection-

ner, il fut par excellence un musicien profondément dramatique et surtout tbéàtral, plein de passion ctdc véhémence, avec une fertilité d'inspiration et une puissance rythmique faites pour fasciner les auditeurs.

verdiau [ver-di-6] n m.

Bot. Nom vulgaire du saule

pourpre. Verdi

verdict [vèr-dikt] n. m.

(m. angl. dérivé du lat. vere dictum, véritablement dit). Réponse faite par le jury aux questions posées par la cour d'assises (v. cour d'assises) : verdict d'acquittement. Par c.rt. Jugement rendu en matière quelconque : le verdict de l'opinion publique.

verdier [vèr-di-ê] n. m. Genre d'oiseaux passereaux conirostres, à plumage vert, de la famille des fringillidés, renfermant quelques espèces de l'Europe et de l'Asie boréale. (On dit aussi verbale n. f.)

verdier [ver-di-é] n. m.

(du lat. viridarius, qui garde un verger). Anciennement, officier des eaux et forêts.

VerdillC-n [ver-di, Il mil., on] n. m. Petite tringle servant à fixer le commencement de la chaîne d un métier de haute lice dans le rouleau. Levier servant à détacher les bloes d'ardoise.

verdiot [vèr-di-o] n. m. Econ. rur. Coq mal chaponné, cochant encore les poules.

verdir [vèr] v. a. (de vert). Rendre vert : la lumière verdit les feuilles.'V. n. Devenir vert: les prairies verdissent au printemps. Se couvrir de vert de gris.

Verdissage [vèr-di-sa-je] n. m. Action" de donner la teinte verte.

verdissant [vér-di-san], e adj. Qui devient vert : rameaux verdissants.

Verdissement [vèr-di-se-man] n. m. Action de verdir : le verdissement des cornichons s'obtient par immersion dans du vinaigre bouillant.

verdoiement [vèr-doi-man] ou verdoî-

ment n. m. Action de verdoyer.

verdon [ver] n. m. Nom que les bateliers donnent à la corde qu'ils passent en bandoulière, et avec laquelle ils liaient leurs chalands sur les canaux.

Verdon (Le), comm.de la Gironde, arr.et à 40kil. de Lesparre, sur la Gironde; 870 h. Petite plage.

Verdon (le), riv. de France, qui baigne Castellane-Gréoulx, et se jette dans la Durance (riv. g.) ; 175 kil. Eaux très irrégulières.

verdondaine [vèr-don-dè-ne] n. f. Sorte de jabloir employé pour faire le jable des tonneaux de petit diamètre.

verdot [vèr-do] n. m. Cépage noir cultivé dans les palus du Bordelais.

verdoyant [vèr-doi-tan], e adj. Qui verdoie : prairie verdoyante. Qui tire sur le vert : couleur verdoyante.

verdoyer [vlr-dni-ii] v. n. (Se conj. comme aboyer.) Etre de couleur verte : les campagnes commencent à verdoyer.

Verdun [vèr] n. m. Epée en usage aux xv» et xvie siècles, et qui était une sorte d'estoc à lame forte et roide.

Verdun ou Verdun-sur-Meuse, eh.-i.

d'arr. (Meuse), sur la Meuse ; eh. de f. E. ; à 50 kil. de Bar-le-Duc; 21.710 h. ( Verdunais). Evèché. Liqueurs, vinaigre, farines, passementerie, cuirs, limes. Camp retranché de premier ordre. Patrie de Chevert.

En 8>3, les trois fils de Louis le Débonnaire y signèrent un traité célèbre, qui réglait le démembrement et le partage de l'empire carolingien. En 1352, Henri II réunit à la couronne cet évêché lorrain. En 1792, la capitulation de la place , marquée par des incidents peu patriotiques, amena le commandant de Beaurepaire à se tuer, plutôt que de se rendre aux Prussiens. Pendant la guerre franco-allemande, la place se défendit au contraire avec courage. — L'arr. a 7 cant., 149 comm., 79.460 h. Le cant. a 11 comm. et 28.390 h.

Verdun {les Vierges de), expression par laquelle on désigne les femmes qui, pour avoir accueilli et fêté à Verdun les troupes prussiennes, furent condamnées à mort par le tribunal révolutionnaire de la Meuse (26 avril 1794) et exécutées la nuit suivante, à l'exception des deux plus jeunes.

Verdun-sur-Garonne, ch.-l. de c. (Tam-

et-Garonne), arr. et à 29 kil. de Castelsarrasin ;

Verdun-sur-le-Doubs, ch.-l. de c. (Saôneet-Loire), arr. et à 23 kil. de Chalon-sur-Saône; 1.380 h. (Verdunois). Ch. de f. P.-L.-M. Forges, vins. — Le cant. a 23 comm. et 13.310 h.

verdure [ver] n. f. (de verd, pour vert). Couleur verte des arbres, des plantes : la verdure îles prés. Herbe, feuillage vert : se coucher sur la verdure. Plantes potagères : la verdure est rafraîchissante. Tenture de tapisserie, qui représente généralement des arbres. Salle, cabinet de verdure, réduit formé de branches entrelacées, déplantes grimpantes. Tapis de verdure, gazon couvrant le sol.

verduresse [vèr-du-ré-se] n. f. (de vert), Cri par lequel les marchands des quatre saisons, à

Armes de Verdun.

Verestchafçuine.

Paris, ann incent leur marchandise et en particulier les artichauts : a la tendresse, à la verduresse.

verdurette [vèr-du-rt-te] n. f. Broderies vertes : l'habit à verdurette des acàdémb

Verdurier [vèr-duM-i], ère n. Personne qui vend des herbes, de la salade, etc. Personne qui fournit de la salade dans les maisons princieres.

Verdy du Vemois (Jules de), général prussien, né a fiai ta.ii [Silésie) en 1881. H fit la campagne de 1K06 contre l'Autriche, fut ministre de la guerre (1889-1890); un des principaux écrivains militaires allemands.

vereaU [ve-rô] n. m. Entom. Syn. de verdeli.k.

vérécond [kon], e adj. (lat. verecundw). Pudique, modeste, timide. (Vx.j

Verestchaguine (VaeiH), peintre russe, né a Lioubets, mort au siege de Port-Arthur, dans le naufrage du vaisseau-amiral russe Petropavtosk (lSi2-lWi); auteur de beaux tableaux historiques et militaires. Citons de lui : la Pyramide de crânes. l' Empereur arrivant devant Moscou, les Juifs pleurant auprès du mur de Salomon, etc.

vérétille [Il mil., e] n. m.

Genre d'antho/.oaires zoantliaires, qui forment des colonies de polypes, dont les individus se dressent autour d'un axe en massue allongée, et qui se rencontrent dans les mers chaudes et tempérées-

Vérette [rt-te] n. f. Art vêtir. Un des noms de la clavelée. Pathol. Nom populaire de la petite vérole.

Véreux, euse [reu, eu-ze] adj. (de ver). Qui a des vers : fruits véreux. Fig. Suspect, mauvais : créance véreuse. D'une honnêteté contestable : homme d'affaires véreux.

Verfeil [fè, l mil.], ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 21 kil. de Toulouse, sur le Giron; 1.690 h. Vins, céréales. — Le cant. a 7 comm. et 3.730 h.

Verga (Giovanni), romancier italien, né à Catane en 1840, un des premiers représentants en Italie de l'école naturaliste; peintre exact des paysans siciliens : les Malavoylia, Maître don Gesualdo. Le livret de Cavalleria rusticana est tiré d'une de ses nouvelles.

vergadelle [vèr-gha:dè-lé] n. f. Pèch. Nom ancien de la merluche.

Vergara, ville d'Espagne (Guipuzcoa), dans la vallée du fleuve côtier Deva; 6.500 h. Ch.-l. de district. Tissus de coton. Marché de bétail. Sources ferrugineuses aux environs.

Vergat [vèr-gha] n. m. Pèch. Petite nasse en osier.

verge [vèryè] n. f. (lat. virga). Petite baguette longue et flexible : frapper quelqu'un d'une verge. Baguette de devise ou d'escamoteur. Tringle de métal : verge de cuivre. Instrument de correction formé, d'une baguette flexible et plus ordinairement d'une poignée de brindilles : être battu de verges. Faire passer quelqu'un par les verges, lui faire subir la peine des verges ; fig. le soumettre a des critiques longues et cruelles. Donner des verges pour se faire fouetter, fournir des armes contre soi-même. Faire baiser les verges à quelqu'un, l'obligera reconnaître la justice du châtiment qu'il a subi. Gouverner avec une verge de fer, gouverner durement. Membre viril. Baguette garnie d'ivoire, portée par les huissiers. Morceau de baleine garnie d'argent aux deux bouts, insigne des bedeaux. Tige autour de laquelle tourne une girouette. Baquette à laquelle on attache une fusée volante. Ancienne mesure agraire, valant un quart d'arpent. Ancienne mesure pour jauger les tonneaux. (Syn. verle.) Tige d'une ancre. Pivot sur lequel se meut le balancier d'une pendule. Fléau de certaines balances. P/igs. Vibrations longitudinales des verges, vibrations produites par le frottement des verges dans le sens de la longueur, et dont les lois sont analogues à celles des vibrations des tuyaux sonores. Ali. us. bibl. : Verge de Moïse, verge dont Moïse frappa le rocher d'Horeb pour en faire jaillir une source abondante. On compare à cette verge l'art de faire jaillir l'esprit ou les connaissances d'un interlocuteur.

vergé, e [vèr] adj. (de verge). Mesuré à la verge : terrain vergé. Etoffe vergée, renfermant des fils plus gros ou plus teintés que le reste. Papier vergé, où il y a des vergeures. Bois vergé, bois vermoulu.

vergeage [vèr-ja-jé] n. m. Mesurage des terres ou jaugeage des tonneaux à la verge.

vergée [vèr-jé] n. f. Ancienne mesure agraire, qui valait 40 perches.

Vergelé [vèr] n. m. Variété de poire de Saint-

Leu. V. VERGELET.

vergelet [vèr-je-lé] ou vergelé [vèr] n. m.

Pierre calcaire tendre, des bords de l'Oise.

VergenneS (Charles Gravier, comte de), homme d'Etat français, ministre des affaires étrangères sous Louis XVI, né à Dijon, m. à Versailles (1717- 1787). Diplomate très habile, il sut conserver à la France l'alliance de l'Amérique et de la Russie, et présida au traité de Versailles, en 1783.

vergeoise [vèr-joi-ze] n.

f. Sucre fabriqué avec des déchets de raffinerie. Grande forme dans laquelle on coule le sucre pour Je transformer en pain.

verger [vèr-jé] n. m. (lat.

viridarium) . Terrain planté d'arbres fruitiers de plein vent.

— Encycl. Le verger ne comporte que des arbres de haute tige et de plein vent; on l'établit en terrain sain et substantiel, défoncé à grande profondeurs ; arbres en lignes ou en quinconces, prunier, le cerisier, l'abricotier, le pommiers sont par excellence les essences du verger. On ne taille que pendant les trois ou quatre premières années, pour former la tête des arbres, et l'on se contente

on plante les Le noyer, le

VER

ensuite d'élaguer tous les deux ou trois ans. Ce mode de conduite des arbres fruitiers est très simil est de pratique courante en Europe, en Afri- . etc. Parfois on sème des céréales ou des fourrages artificiels dans les vergers, mais le plus souvent on y laisse croître l'herbe pour la pâture des jeunes bestiaux.

verger [vér-jé] v. a. [de verge. — Prend un e muet aju-ès le g d vaut a et o : il vergea, nous vergeons.)' Mesurer avec la verge.

vergerette [ ver-je-rè-te ] n. f. Bot. Un des noms vulgaires du genre érigéron,

vergeron [vér] n. m. Petite verge.

Vergers [Noël des), savant français, né à Paris, m. à Nice (1805-1867). 11 publia des livrets arabes et un savant ouvrage sur l'Etrurie et les Etrusques.

vergeté, e [vèr] adj. (de vergetu). Blas. Se dit de l'écu partagé par des vergetu s. Parsemé de vergetures : peau, figure vergetée.

vergeter [vèr-je-té] v. a. Me vergette. — Prend deux «devant une syllabe muette : il Nettoyer avec une vergette : vergeter un habit. Rayer comme de petites marques de verges.

vergetier [vèr-je-tUi ère n. Celui, celle qui fabrique ou vend desvergettes et diverses espèces de brosses.

vergette [ver-iè-te] n. f. (de verge). Petite verge. Brosse pour les habits. Cercle en bois, en haut et en bas d'un tambour, servant à tendre les peaux de ce tambour. Blas. Pal rebattu cinq fois ou au delà.

vergetures [vèr] n. f. pi. (de vergeter). Marques de coups de verges ou de fouet. Raies provenant de la distension de la peau, pendant la grossesse et certaines maladies.

vergeur [vèr-jeur] n. m. Celui qui mesure avec la verge; jaugeur, mesureur public.

vergeure [oéWu-re] n. f. (de verger). Fils de laiton attachés sous la forme où l'on coule le papier à main. Marques qu'ils y laissent. Inégalité des fils d'une étoffe.

Vergèze, comm. du Gard, arr. et à 16 kil. de

Nimes; 1.870 h.

vergis [vèr-ji] n. m. Toile fabriquée à Abbeville.

vergissmeinnicht [fèr-ghiss-ma-M-nicht] n. m. (mot. allem. signif. ne m'oubliez pas). Nom allemand du myosotis.

verglace, e [ter] adj. Couvert de verglas.

verglacer [vèr-gla-eè] v. impers, (d une partie, rer, d'orig. german., et de glacer. — Prend une cédille sous le c devant l'a : il verglaça, il verglaçait.) Faire du verglas : pavé verglacé. (Peu us.)

verglas [vèr-gla] n. m. (subs verbal de verglacer). Couche de glace mince et glissante, qui couvre parfois le sol.

— Encycl. Il y a production de verglas lorsque les gouttes de pluie qui tombent sont en état de surfusion, c'est-à-dire à température inférieure à 0». En arrivant à terre, la goutte de pluie s'étale. Le changement moléculaire qui en résulte amène immédiatement la solidification, ce qui explique pourquoi le verglas peut se produire même lorsque le sol est à une température supérieure à 0°.

vergne [vér-gne] ou verne [t>è>-Jie] n. m.

Nom vulgaire de l'aune.

Vergne [vèr-gne] n. f. Digue de rivière, faite de pierres et de facisnes.

vergner [ver-gné] v. a. Soutenir, en parlant de l'encaissement d'une rivière, d'un canal, avec des pieux et des branches d'arbres.

Vergniaud [gnô] (Pierre-Victurnien), homme politique français, né à Limoges, m. à Paris (1753-1793).

Orateur très habile et éloquent, il contribua à faire déclarer la guerre à l'Autriche en 1792, et plus tard eut de vifs démêlés avec Robespierre et Marat. Il fut arrêté avec les Girondins et périt sur l'échafaud.

VergObret [vèr-gho-brè] n. m. (m. gaulois i. Sorte de dictateur et juge suprême des Eduens et de quelques autres peuples de la Gaule, élu annuellement par les druides, et qui seul pouvait prononcer une condamnation capitale.

vergogne [vèr-gho-gne] n. f. (lat. verecundia). Honte, pudeur : homme sans vergogne.

vergogneux, euse [vèr-gko-gneû, eu-ze]adj. Qui a de la vergogne, de la retenue, de la pudeur.

Vergongheon, comm. de la Haute-Loire, arr. et a 10 kil. de Brioude, non loin de l'Allier; 1.440 h. Houille.

Vergt [vèr], ch-1. de c. (Dordogne), arr. et à 21 kil. de Périgueux; 1.600 h. ( Vemois). — Le cant. a 16 comm. et 8.240 h.

vergue [vèr-ghe] n. f. (forme normano-picarde de verge). Longue pièce de bois placée horizontalement sur un mât, et destinée à soutenir la voile. ( V. navire. ) Grand'vergue. basse vergue du grand mât. Vitic. Branche à fruit d'une vigne.

verguer [vèr-ghé] v. n. Mar. anc. Monter sur les vergues.

verguette [vèr-ghè-te] n. f. Partie supérieure de la masse du battant du métier à tisser; tablette rapportée sur laquelle roule la navette.

verguillon [vèr-ghi, Il mil.] n. m. Petite tringle ou baguette servant à effectuer l'entaquage. On dit aussi verdillon.

Verçry (la Châtelaine de), poème français du \me siècle. La châtelaine de Vergy est l'amante d'un chevalier de Bourgogne. Dédaignée par ce chevalier, la duchesse de Bourgogne fait croire a la dame de Vergy qu'elle est trahie par son amant. La châtelaine se tue; son amant se perce le cœur. le duc de Bourgogne tue sa femme et prend l'habit de templier. — Cette histoire romanesque a été parodiée dans le Sire de Vergy, opéra-bouffe en trois actes de R. de Fiers et Caillavet, musique de Claude Terrasse (1903).

Vergniaud.

VER

VER

Verhaeren (Emile), poète belge, m- prés d'An-

rers en 1855, auteur Je : les Flamandes, les .Suis.

nés hallucinées, les Villes tentaculaires,

recueils d inspiration symboliste et sociale, avec

des peintures d'un coloris violent.

v*erhole[iei] n.f. (orig. germ.) Nom donné dans la Hanche et dans le port du Havre en particulier, au retour de niarce partant en travers dans les jetées.

vériclô n. m. (pour béricle, ancienne forme des ! . Pierre fausse, faite avec du verre et du cristal.

veridicité n. f. (de vêridique). Qualité de cedit la vérité Conformité entière à la vérité : licite d'un ru it. (Peu us.) Ant. Mensonge.

véridiqu© adj. (du lat. veridicus, de rems, vrai el dicere, dire). Qui a l'habitude de dire la vérité: homme vêridique. Conformée la vérité : témoignage vêridique. Ant. Mensonger.

véridiquement [ke-man]&dv. D'une manière vêridique : rappo uement un fait.

Viîriflable adj. Qui peut être vérifié.

vérificateur n. et adj m. t'elui qui est commis pour faire des vérifications: vérificateur des poids •" mesures.

vérificatif, ive adj. Qui sert de vérification.

Vérification [si-on] n. f. Action de vérifier : vérification d'un compte. Vérification d'écriture, examen fait en justice d'un acte sous seing privé, et qui est fait ou par titres, ou par experts ou par témoins. Vérification des pouvoirs, examen par une assemblée élective de la validité de l'élection de chacun de ses membres. Typogr., syn. de revision. Vérification des poids et mesures, v. poids et

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