‹ Le Larousse pour tousChapitre 93 sur 979 · LYC · texte numérisé non relu

LYC

cipline militaire et sociale, de repas communs, d'une éducation publique, obligatoire, etc. On dit qu'après avoir fait jurer à ses conci-

toyens de respecter ses institutions jusqu'à son retour, il

Mminniv de Lycurgue.

serait parti pour un long voyage et ne serait jamais revenu. Ou le fait vivre au ix1 Mode av. J.-C. La constitution dite de Lycurgue a fait, pendantplusieurs siècles, la grandeur politique et militaire de Sparte.

Lycurgue, orateur athénien (vers 390 — vers 325 av.

J.-C). Il administra avec probité les finances d'Athènes, bâtit un théâtre en pierre, créa de nouveaux bassins au Pirée, et soutint Démosthène dans ses efforts patriotiques contre la Macédoine. Le peuple athénien n'en montra pas moins à l'égard de sa mémoire son ingratitude coutumière.

lyddite (de Lydd, v. d'Angleterre) n. f. Explosif obtenu au moyen de l'acide picrique et employé en Angleterre pour charger les gros projectiles destinés surtout à frapper les ouvrages de maçonnerie : la lyddite, en détonant, produit des nuages verdâlres.

Lydgate (John), poète et bénédictin anglais, né à Lvdgate, près de Newmai'ket, vers 1370, m. vers 1451. 11 a cultivé tous les genres {le Livre de Truie, Histoire de J'hèbes, etc.), et écrit plus de 130.000 vers.

Lydiat (Thomas), mathématicien anglais, né et m. à Alkerton (1572-1646). Très attaché à la cause de Charles I", il eut beaucoup à souffrir de la guerre civile, et mourut dans la misère.

Lydie rdi], ancien pays de l'Asie Mineure, entre la Mysie, la Phrvgie, la Carie et la mer Egée ; capit Sardes. La monarchie lydienne, dont Crésus fut le roi le plus célèbre, tomba sous les coups des Perses. (Hab. Lydiens.)

Lydie [</i'j, courtisane romaine, qui fut aimée d'Horace. Le poète a chanté leurs amours, leurs brouilles, leurs raccommodements dans plusieurs pièces.

Lydien, enne [di-in, è-ne], originaire ou habitant de la Lydie :

les Lydiens. Adj. :

Le mode lydien, une des sept gammes ou un des sept tons de l'ancienne musique grecque.

lydite n. f. Variété noire de jaspe, appelée aussi pierre de touche, employée en bijouterie pour reconnaître la qualité de l'or. Syn. de phta-

NITE.

Lye, comm . de l'Indre, arr. et à 47 kil.de Châteauroux; 1.300 h.

Lyell (Charles), géologue anglais, né à Kinnordy, m- à Londres ( 1797-1875).

Il a défendu avec le plus grand talent la doctrine des causes actuelles et écrit d'intéressantes relations de voyage.

lyfa n. f. Ecorce d'arbre avec laquelle on fait des cordes en Arabie.

lygée [je] n. f.

Genre de graminées, comprenant des plantes vivaces, à fleurs en épis solitaires, qui croissent sur les bords de la Méditerranée, et qu'on emploie en Orient pour la fabrication des sparteries.

lygée [je] n. m. Genre d'insectes hémiptères. — Encycl. Les lygées sont des punaises terrestres, plates et allongées, de taille moyenne et de couleurs vives ; elles vivent sur diverses plantes en fleur. On en connaît plus de cent espèces ; le lygée équestre, noir, rouge et blanc, est commun en France.

lygUS [ghuss] n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, comprenant de petites punaises terrestres, jaunâtres et d'un roux varié de blanc et de brun, qui courent avec agilité sur les fleurs. (On en connaît plusieurs espèces françaises.) LykOSUra, v. de Grèce (Arcadie). non loin de l'Alphée ou Rouphia; 7.000 h. Nombreux débris de l'antique Lycosure.

Lyly (John), poète dramatique et romancier anglais (Ioj3-100ti), auteur d'un roman plein de préciosité, Éuphucs, quia donné son nom à Vcuphuisme. Lyme-RegiS, ville d'Angleterre (Dorset), sur la Manche, à l'embouchure de la Lyme ; 3.000 h. Port actif.

lyméxylon [mé-ksi] n. m. Genre d'insectes coléoptères, dont les larves creusent des galeries dans le bois. (On en connaît trois espèces ; le lymerylun navale d'Europe a causé beaucoup de dégâts ians les constructions navales.)

lymphadenie [lin, )u]n. f. Maladie raractérisi ■ par la formation de nombreux lymphadénomes : ta lymphadénie intestinale.

lymphadénite [lin] n. f. Inflammation des glandes lymphatiques.

lymphadénome [lin] n. m. (de lymphe, et le adénome). Tumeur formée de tissus analogues à celui des ganglions lymphatiques et qui se développe dans les organes formés de tissus adénoïdes. (Le pronostic en est grave, car la récidive après l'ablation est constante.)

lymphangiectasie [Un, èk-ta-zt] n. f. (de

hr, et de angieetasie). Dilatation variqueuse des lymphatiques, qui s'observe surtout vers L'âge mùr dans les pays chauds. (L'ablation doit être pra-

LAR. P. TOUS. — II

Lygee : a, fleur.

Lygée.

tiquée toutes les fois que la disposition anatomique le permet.)

lymptiangiome [lin] n. m. (de lymphe, et de angiome]. Tumeur des vaisseaux lymphatiques généralement congénitale, consistant en un lacis de vaisseaux lymphatiques.

lymphangite [lin] n. f. (de lymphe, et de angite). Inflammation des vaisseaux lymphatiques.

— Encycl. La lymphangite résulte d'une inoculation, à la suite d'une plaie, d'un agent irritant, ou provient d'une tumeur suppurée qui sert de porte d'entrée.

On distingue deux variétés de lymphangites: la lymphangite troncutaire, inflammation des troncs lymphatiques, et la lymphangite rtticulaire, Inflammation des réticules lymphatiques. Dans les deux cas, la maladie s'annonce par de la lièvre (40°), du frisson, de la céphalée; les ganglions s'hypertrophient. On sent à la palpation de véritables cordons, empâtés et douloureux à la pression.

Le traitement consiste en nettoyage minutieux des plaies, bains prolongés et biquotidiens du membre malade et, pour le tronc, de pulvérisations phéniquées.

Si un phlegmon se forme, il faut agir promptemont et cautériser au fer rouge. On soutiendra les forces du malade.

lymphatique [lin] adj. Qui a rapport à la lymphe. Qui porte la lymphe : vaisseaux lymphatiques. (Substantiv. : tous les lymphatiques aboutissent au canal thoracique.) Atteint de lymphatisme : tempérament lymphatique. N. Individu ayant ce tempérament.

— Encycl. Les vaisseaux lymphatiques sont transparents, valvulaires, et naissent dans le tissu cellulaire par un tissu de capillaires très fins. Leur intérieur est garni de valvules en forme de demi-lune, qui se disposent face à face et empêchent lo reflux de la lymphe.

Les lymphatiques s'anastomosent les uns aux autres ; on les distingue en profonds et superficiels, qui suivent le trajet des veines. Sur les trajets de ces vaisseaux, on rencontre les ganglions lymphatiques. Tous les lymphatiques aboutissent, chez les vertébrés supérieurs, au canal thoracique et à la grande veine lymphatique. Ce canal thoracique, dit aussi réservoir ou citerne de Pecquet, nait dans l'abdomen au niveau de la deuxième vertèbre lombaire. Tous les organes ont des lymphatiques.

Les maladies sont nombreuses (inflammations ou lésions traumatiques). V. lymphangite et bubon.

lymphatisme [lin-fa-tis-me] n. m. Tempérament caractérisé par la blancheur de la peau, la mollesse des muscles, etc.

lymphatite [lin] n. f. Inflammation des vaisseaux lymphatiques. (On dit aussi lymphangite).

lymphatocèle [lin] n. f. (de lymphe, et du gr. kèlè, tumeur). Epanchement ou accumulation de lymphe formant tumeur.

lymphe [lin-fe] n. f. (du lat. lynyha, eau). Physiol. Humeur jaunâtre ou incolore, qui circule dans les vaisseaux lymphatiques. Bot. Suc aqueux qui circule dans les plantes.

— Encycl. La lymphe est incolore ou jaune, parfois opalescente, et contient en suspension des globules blancs. La lymphe provient du plasma sanguin, qui transsude des parois vasculaires ; elle se charge, tout en cheminant dans ses vaisseaux, de leucocytes, dont le nombre augmente surtout après la traversée des ganglions. Pendant la digestion, les lymphatiques intestinaux se remplissent d'une lymphe laiteuse, qui est le chyle.

lymphite n. f. Pathol. Syn. de lymphangite.

lymphocyte [lin] n. m. (de lymphe, et du gr. kutos, cellule). Petit leucocyte à noyau très volumineux, qui prend naissance dans les ganglions lymphatiques, les follicules clos, la rate, etc. (Leur pouvoir est très faible au point de vue de la phagocytose.)

lymphocytémie [lin, mi] n. f. (de lymphocyte, et du gr. haima, sang). Maladie caractérisée par la prolifération du tissu lymphoîde et l'augmentation considérable des globules blancs du sang.

lymphocytogénèse [lin, ne-ze] n.f. Mode de formation des lymphocytes dans le tissu lymphoîde.

lymphocytose [lin, tô-ze] n. f. Forme de la leucocytose, dans laquelle l'augmentation des éléments blancs du sang porte principalement sur les lymphocytes.

lymphogène [lin] adj. Qui produit la lymphe. Série lymphogène, ensemble des différents types de globules blancs ou leucocytes qui ont pour origine commune le tissu lymphoîde.

lymphogénèse [Un, nè-ze] n. f. (de lymphe, et du gv.genesis, production). Elaboration de la lymphe.

— Encycl. La lymphe parait se faire en deux temps : d'abord sous l'influence de l'activité propre des cellules des parois des capillaires sanguins; en second lieu, sous celle des ganglions lymphatiques.

lymphoîde [lin ] adj. Qui ressemble à la lymphe ou aux ganglions lymphatiques.

lymphorragie [lin-fo-ra-ji] n. f. (de lymphe, et du gr. rhagf, rupture). Ecoulement de la lymphe après une blessure d'un vaisseau lymphatique et qui, en général, s'arrête de lui-même.

lymphose [lin-fô-ze] n. f. Elaboration, formation de la lymphe.

lymphotomie[Zi'n,mf]n.f.(defym/>fte,etdugr.

Page 1