tome, section). Dissection des vaisseaux lymphatiques
lyncée [se] n. m. Genre de crustacés, comprenant de petits entomostracés qui pullulent dans les eaux douces d'Europe. (Ils possèdent cinq paires de pattes, avec lesquelles ils nagent rapidement.)
Lyncée [se],
un des Argonautes, renommé pour 'sa vue perçante, qui lui permettait de voir ce qui se passait dans le ciel et dans les enfers.
Lynch (loi de) [d'un n. pr. mal déterminé], sorte de procédure sommaire, usitée aux Etats-Unis, et suivant laquelle la foule saisit un criminel, le
Lyncée (tr. grc-SB*t).
LYO
juge, le condamne et l'exécute séance tenante. (A donné naissance au mot lyncher. Le lynchage fut surtout pratiqué au début de la colonisation américaine, dans un pays immense où les aventuriers étaient nombreux, et où l'application des formes de la justice régulière eût été insuffisante a réprimer les abus de force et les délits de toute sorte.)
lynchage n. m. Application de la loi de Lynch. Exécution sommaire par une foule.
lyncher [ché] v. a. Exécuter sommairement d'après la loi de Lynch.
lyncodon n. m. Genre de mammifères carnassiers, de l'Amérique du Sud. (Le lyncodon ressemble a la belette ; il est d'un brun roux clair, avec la tête blanchâtre.)
Lyndsay ou Lindsay (sir David), poète
écossais, né vers 1490, m. en 1555. Il acquit une grande popularité par ses vers satiriques contre les débordements de la cour et les scandales de Rome.
Ly un, v. des Etats-Unis (Massachusetts), sur la baie de Nohant; 70.000 h. Grand commerce; port de pêche et de cabotage.
lynx [linkss]n. m. Igr.lugx). Genre de mammifères carnassiers félidés, auxquels on attribuait autrefois une vue très perçante ; le lynx d'Europe, très rare en France, m
se nomme aussi loup-cervier. Avoir des yeux: de lynx, avoir des yeux vifs et perçants.
— Encycl. Les lynx sont de grands et beaux animaux, forts et agiles; leur fourrure, grise variée de brun et de jaunâtre, est très estimée. Le lynx commun ou loup cervier, maintenant très rareen France, habite les montagnes d'Europe; les lynx de l'Amérique du Nord et de l'Asie du Nord fournissent les fourrures les plus recherchées. On a attribué anciennement toutes sortes de propriétés merveilleuses au lynx ; sa chair, desséchée, était un remède contre le vertige, etc.
Lynx (le), constellation de l'hémisphère boréal, comprenant quarante-six étoiles disposées en lignes sinueuses entre la Grande Ourse et le Cocher. (Ces étoiles sont de petite grandeur et il faut une vue perçante pour les reconnaître; de là, vient le nom de Lynx.)
Lyon, ch.-l. du dép. du Rhône, au confluent du Rhône et de la Saône ; 472.000 h. (Lyonnais). Ch. de f. P.-L.-M., à 512 kil. de Paris. Lyon, situé dans une excellente situation géographique, au débouché des principales routes des Alpes, est la troisième ville de France pour la population et l'industrie.
Grande fabrication de soieries ; métallurgie, machines, produits chimiques, orfèvrerie. Archevêché , cour d'appel , académie, université. Ecole de santé militaire. La ville, centre d'un important camp retranché, forme un gouvernement militaire , partagé entre les T et 14« corps d'armée, et c'est le chef-lieu du 14« corps ; édifices, places, quais et rues très remarquables. — L'arrond. a 19 cant., 135 comm., 097.000 h. Lyon est divisé en 8 cantons, et au point de vue administratif local , en 6 arrondissements municipaux.
Lyon est la patrie des empereurs Claude et Caracalla, de Germanicus, Jules Favre, Duphot, Suchet, Jussieu, Ampère, Jacquard, Philibert Delorme, Coysevox, J.-B. Say, M">e Récamier, Flandrin, Audran, Meissonier, etc. Lyon, ancienne métropole des Ségusiaves, fut, dès l'époque romaine, la capitale des Gaules, et, au moyen âge, une ville presque internationale, où séjournèrent parfois les empereurs allemands, et où deux importants conciles œcuméniques furent tenus en 1245 et 1274. Les rois de France eurent, depuis 1274, une part de souveraineté sur la ville, qui devint au xvi« siècle, après l'annexion des domaines du connétable de Bourbon, la capitale du Lyonnais. — En 1793, Lyon se souleva contre la Convention et soutint contre les troupes républicaines un siège de deux mois, après lequel elle porta quelque temps le nom de Commune affranchie en vertu d'un décret de l'Assemblée. Une insurrection ouvrière, rapidement réprimée, troubla la ville en 1831.
Lyon-Caen (Charles-Léon), professeur et jurisconsulte français, né à Paris en 1843, l'Académie des sciences morales et doyen de la faculté de droit. Il a écrit avec L. Renault, un magistral Prêt is de droit commercial.
lyonie [nt] n. f.
Genre d'arbrisseaux, de
la famille des éricacées.
— Encycl. Les lyonies sont très voisines des andronu'des.
La li/onie en arbre, arbre à l'oseille ou an dromide en arbre de l'Amérique du Nord, atteint 15 à 20 mètres ; ses feuilles, acides et rafraîchissantes, sont employées en décoction contre les fièvres.
Lyonnais, e
0 ni, è-ze], habitant mi originaire de Lyon :
les Lyonnais. Adjectiv.:
produits lyonnais. N.
m. Jeu de boules dans lequel on lance la boule directement sur !" but.
ou en écartant d'autres boules du but â I celle avec laquelle on joue. N.f. Oui*. Nom d'une
Armes de Lyon.
Lyonie : a.
LYO
LYT
Armes du Lyonnais.
préparation dont la base consiste en une purée d'oignons ou de nombreux oignons coupés et roussis : bœuf à la lyonnaise, gras-double à ta lyonnaise.
Lyonnais (monts du), chaîne de la France centrale, qui prolonge les Cévenncs jusqu'aux monts du Beaujolais. Sommets arrondis de granit. Culmen, 950 mètres.
Lyonnais (le), anc. prov. de France, capit. Lyon, annexée à la couronne sous Philippe le Bel, en 1312. Le gouvernement comprenait en outre le Forez et le Beaujolais, réunis à la couronne par François I", en 1527- Son territoire a formé les dép. de la Loire et du Ithône.
(Hab. Lyonnais.)
Lyonnaise [o-né-ze], nom donné par les Romains à l'une des divisions de la Gaule impériale, entre la Saône et l'Atlantique, depuis l'embouchure de la Loire jusqu'à celle de la Bresle.
Elle fut subdivisée en 375 en :
Lyonnaise I", IIe, III» et IV».
Lyons [li-on'ss] (lord Edmond), amiral anglais, né à Burton, m. à Arundel Castle (1790-1838). 11 commanda la flotte anglaise pendant la guerre de Crimée et se distingua à l'Aima. — Son fils, Richard Bickerson Pernell, né à Lymington, m. à Londres (1817-1887), fut ambassadeur à Paris de 1807 à sa mnrt. Il essaya d'empêcher la guerre de 1870 et ménagea entre Jules Favre et Bismarck l'entrevue de Ferrières.
Lyons-la-Forêt [li-on, ré], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 20 kil. des Andelys, aux sources de la Lieure; 1. 040 h. Scieries mécaniques. — Le cant. a 13 comni., et 5.570 h.
lypémane ou lypémaniaque [ni-a-ke] n.
et adj. (du gr. lupè, tristesse, et mania, folie). Atteint de lypémanie.
lypémanie [nt] n. f. Mélancolie ou délire dépressif : quand elle passe à l'état chronique, la lypémanie aboutit fréquemment à la clémence.
lyre n. f. (lat. lyra). Instrument de musique à cordes pincées, en usage chez les anciens : la lyre est aujourd "hui l'emblème de la musique. Fig. Génie poétique. Art, action de faire des vers. Ajouter une corde à sa lyre, prendre dans ses vers un ton nouveau. Zool. Oiseau lyre, le ménure. Espèce de triple. Anat. Face inférieure de la partie postérieure du trigone cérébral. Fig . et fam. Toute la lyre, série graduée et complète dans un ordre d'idées quelconque : le jeune X...est idiot, débauche, ivrogne, voleur, enfin, toute la lyre!
— Encycl. La lyre est, avec la harpe, le plus ancien des instruments à cordes pincées. Connue des Egyptiens, des Assyriens, des Phéniciens et des Hébreux, elle nous est venue par les Grecs, qui en attribuaient l'invention, tantôt à Mercure, tantôt à Apollon, tantôt encore à Linus, Orphée ou Amphion. La lyre se pinçait tantôt avec les doigts, tantôt à l'aide d'un plectre. Les cordes étaient de lin ou de boyaux d'animaux, et leur nombre ne dépassait pas trois à l'origine. Ce nombre s'éleva progressivement; Simonide le porta à huit, Timothée à douze. La lyre fut aussi en usage chez les Romains, et probablement au moyen âge. C'est de la lyre que dérivent, en Occident, tous les instruments à cordes pincées : mandolines, guitares, etc.
Lyre (la), constellation de l'hémisphère boréal, située entre Hercule et le Cygne et composée de vingt étoiles, dont la principale, qui est de première grandeur s'appelle Véga.
lyre, e adj. Qui a la forme d'une lyre : feuille lyrée.
lyriforme adj. En forme de lyre.
lyrique adj. Qui a rapport à la lyre. Poésie ly rique, dans l'antiquité, poésie qui se chantait avec accompagnement de la lyre. (Auj., nom générique de l'ode, du dithyrambe, de Vhymne, de la cantate, etc.) Fig. Qui est plein d'enthousiasme, d'inspiration. Théâtre lyrique, théâtre où l'on joue des pièces mises en musique. N. m. Le genre lyrique. Poète qui compose des odes, dPs cantates, etc. : Pindare est le plus grand des lyriques grecs.
— Encycl. La poésie lyrique se distingue des autres genres poétiques par son caractère éminemment personnel : ce sont toujours les sentiments les plus intimes du poète qu'elle révèle. Dans les genres lyriques, en Grèce, on peut distinguer ceux qui sont exclusivement personnels, comme l'élégie, la poésie tambique, l'ode lesbienne ou ionienne, et ceux où la personnalité du poète se fait l'interprète des sentiments d'une foule. Citons, parmi les poètes lyriques grecs : Sappho, Anacréon, Pindare. Chez les Latins, dont le génie n'était pas naturellement poétique, le lyrisme est un genre emprunté. Ils ont surtout réussi dans l'ode légère et dans l'élégie; Ho-
Lyre.
race essaya aussi, mais sans grand succès, de faire passer dans sa langue le lyrisme choral d'un Pindare. Le génie français fut pendant de longs siècles rebelle au lyrisme. Au xv« siècle, Villon, si personnel dans ses accents de détresse, dans son horreur de la mort, est le premier grand poète lyrique français ; au xvi» siècle, la poésie lyrique est représentée par Clément Marot, Du Bellay et Ronsard. En général, chez Ronsard et les poètes de la Renaissance, l'inspiration est étouffée par l'imitation des anciens et des Italiens. Lyrique par la forme, Malherbe l'est bien peu par le fond. Après lui, la poésie lyrique n'est guère cultivée que par des poètes de second ordre. C'est dans les fables de La Fontaine, dans les cantiques et dans les chœurs de Racine, qu'il faut chercher les plus beaux accents lyriques qu'ait produits le xvn« siècle. Sèche, abstraite, sans imagination ni passion, la poésie du xvni' siècle est souvent à l'antipode du lyrisme. Préparé par J.-J. Rousseau et Bernardin de Saint- Pierre, le lyrisme français atteint au xix« siècle un magnifique épanouissement, favorisé par le développement de l'individualisme, par l'action des littératures et des métaphysiques septentrionales et par toutes les influences dont l'ensemble a constitué le romantisme (Lamartine, Hugo; Musset), Avec Vigny et Th. Gautier, une sorte de recul du lyrisme se marque, qui s'accentuera dans la poésie parnassienne, objective, érudite et éminemment artiste (Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, Fr. Coppée, J.-M. de Hérédia).
Lyrique (Théâtre), théâtre de Paris, fondé en 1847, sous le nom d'Opéra national, et qui prit le titre du Lyrique en 1852. D'abord au boulevard du Temple, il fut transporté place du Châtelet en 1862. La troupe de l'Opéra-Comique s'y installa et y resta pendant onze ans, après l'incendie de la salle Favart (1887). En 1889, l'ancien Lyrique devint le théâtre Sarah-Bernhardt.
Lyrique international (Théâtre),
lan, inauguré en 1794. On y joue les opéras italiens et les ouvrages étrangers. C'est une des scènes les plus importantes de l'Italie.
lyrisme [ris-me] n. m. Langage lyrique, inspiré par des sentiments personnels : le lyrisme de Jean-Baptiste Rousseau est souvent très froid. Style très poétique. Enthousiasme, chaleur.
lyriste [ris-te] n. m. Joueur de lyre.
lyro-guitare n. f. Instrument de musique ayant la forme d'une lyre, avec un manche de guitare placé entre les deux montants de la ligne et portant les cordes. PI. des lyreguitares.
lyrure n. m. Genre de gallinacés.
— Encycl. Les lyrures sont des tétras, caractérisés par , ^^
leurs ai- *■ ■ ,iz&.ii&:-7<<' ' ~>At "JÈ&335" les assez longues et leur stature assez él.ancée .
L'espèce type est le lyrure des bouleaux otu petit coq de bru y ère, coq des bouleaux , noir métallique.
11 vit dans l'Europe centrale et boréale et dans l'Asie occidentale; c'est un gibier estimé.
lyS n. m. V. lis.
Lys dans la vallée [le), roman, de H. de Balzac, parfois d'un style précieux ou ampoulé, parfois d'une grande délicatesse de sentiment, d'un intérêt romanesque réel (1835).
Lys rouge [le), roman par An. France (1894). Une peinture un peu amère de l'amour sensuel, avec tout ce qu'il implique d'égoïsme et de cruauté, est masquée sous la grâce des descriptions, des conversations, des portraits.
Lys (la), riv. de France et de Belgique, affl. g. de l'Escaut ; elle forme pendant quelques kilomètres la frontière entre la France et la Belgique, arrose Armentières, Menin, Courtrai et finit près de Gand ; cours 214 kil.
LyB ou Lis (du), nom que prit la famille de Jeanne d'Arc après sonanoblissementparCharlesVII, en 1429.
Ly Sandre [zan-dre], général Spartiate, qui défit les Athéniens à ^Egos-Potamos et établit à Athènes
Lyro-gmta
Lyrure.
les Trente tyrans ; tué en 395 dans un combat contre les Thébains au moment où, dit-on, il se préparait à abolir le gouvernement démocratique a Sparte. Plutarque a dit de lui qu'il savait coudre la peau du renard sur celle du lion.
LysiaS [zi-ass], orateur athénien, adversaire des Trente tyrans. Il exerça longtemps le métier de logographe, auquel il était réduit par sa situation de métèque. Son éloquence, type achevé de l'atticisme, vaut surtout par la clarté et l'élégance (vers 440 — vers 380 av. J.-C).
lysigène [«<] adj. (du gr. lusis, dissolution, et gennân, engendrer). Bot.Se dit d'un phénomène qui est accompagné d'une dissociation ou d'une dissolution des cellules.
lysimaque [zi^ma-ke] ou lysimachie \%u
ma-ki] n. f- Bot. Genre de prirnulacées ornementales, répandues dans les régions tempérées.
— Encycl. Les lysimaques sont des herbes â fleurs jaunes, groupées en ombelleseten grappes, On en connaît une soixantaine d'espèces, des régions tempérées et subtropicalesdel'hémisphère nord. En France, citons :
la lysimaque vulgaire ou grande lysimaque et la lysimaque nummulaire ou herbe aux écus.
Lysimaque [si-
ma-ke], un des capitaines d'Alexandre, qui devint roi de Thrace, puis de Macédoine ; il fut tué à la bataille de Cyropédion, en 281 av. J.-C.
lysimètre[sî]n.m.
(du gr. lusis, dissolution,
et metron, mesure).
Instrument employé L e . iu fru|l.
pour mesurer la quan- ' n r
tité d'eau de pluie qui filtre à travers le sol.
lysine [ai-nel n. f. L'un des principaux produits de la décomposition des matières albuminoîdes.
LySippe [zi-pe], statuaire grec, émule d'Apelle, auteur de l'Apoxyomine. Il inventa un nouveau type ou canon, plus svelte, plus léger, plus gracieux. Il fut le seul sculpteur auquel Alexandre permit de reproduire ses traits (iv« s. av. J.-C).
lysis [li-ziss] n. f. (du gr. lusis, solution). Pathol. Défervescence lente et progressive, la température mettant plusieurs jours pour revenir à la normale ; la fièvre typhoïde a une défervescence en lysis.
LysiS, philosophe pythagoricien, né à Tarente v« s. av. J.-C). On le regarde comme l'auteur des
ers dorés, que d'autres attribuent à Philolaos ou â Empédocle.
Lysistrata, comédie satirique d'Aristophane en faveur de la paix. La pièce est d'une liberté inouïe, mais pleine de verve et de bouffonnerie (411 av. J.-C).
LySistrate, célèbre sculpteur grec, frère de Lysippe (vers 32 av. J.-C). Il passe pour avoir le premier moulé en argile les esquisses des statues.
lysiure [zi-u-re] n. m. Genre de tatous de l'Amérique du Sud, répandus de la Guyane au Pérou.
LyS-lèS-Lannoy, comm. du Nord, arr. et à 11 kil. de Lille; 6.540 h. Ch. de f. N. Tanneries, métallurgie, filatures.
ly Sol [zol] n. m. Liquide brun, huileux, obtenu en traitant par un alcali l'huile de goudron de houille et les graisses, et que l'on emploie comme antiseptique.
LySS, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur l'Aar ; 2.570 h. Agriculture, horlogerie; fabrique de draps.
lyssophobie [U-so-fo-M]
n. f. (du gr. lussa, rage, et phobos, crainte). Peur excessive et morbide de la rage.
lythrariées [ri-é] ou lythracées [se] n. f. pi.
Famille de dicotylédones, des régions tropicales. S. une lythrariée ou lythracée.
Lyttelton (lord George), homme politique et écrivain anglais, né et m. à Hagley (1709-1773).
Ly tton(Edouard Bulwer, lord), romancier, poète et homme d'Etat anglais, né à Londres, m. à Torquay (1803- 1878). Talent vigoureux, un peu âpre, unissant l'observation aiguë à la science de l'enchaînement des faits. Citons de lui : les Derniers Jours de Pompéi, Ernest Maltravers, etc. Il fut, en 1859, secrétaire d'Etat pour les colonies.
Bulwer Lylton,
frji5>«y -
[èm' ou me] n. m. Treizième lettre de l'alphabet, et dixième des consonnes : un grand M ; un m minuscule.
M, chiffre romain, vaut mille.
Comme signe abréviatif M.
signifie Monsieur, mètre, masculin ; MM. Messieurs ; M <" Madame ; il/H» Mademoiselle; M" maître, pour désigner un avocat ou un officier ministériel ; Mss manuscrit; S. M. Sa Majesté; M. R., Majesté royale ; M. /., Majesté impériale; LL. MM., Leurs Majestés ; M. T. C. Majesté très chrétienne (autrefois le roi de France) ; Majesté très catholique (le roi d'Espagne) ; dans le commerce, M/C mon compte. MA, M<*« marchand, marchande. Sur les anciennes monnaies, M désignait l'hôtel des monnaies de Toulouse; MM, celui de Marseille.
m, abréviation chimique de meta : ex. : m. bisulfite (métabisulfite).
m, abréviation de mè(re.(0n écrit m* oumq pour mitre carré et m3 ou m« pour mètre cube.) ma adj. poss. fém. V. mon.
Maas ou Maes (Niklaas), peintre de genre hollandais, élève de Rembrandt, né à Dordrecht m. à Amsterdam (1632-1093). Ses tableaux valent par l'ingéniosité de la composition et l'agrément de la touche.
Maas (Dirk), peintre hollandais, né et m. à Harlem (1656-1717). Ses tableaux, très estimés, représentent des combats, des chasses et des paysages.
Mab {la reine), personnage de la féerie anglaise. Shakspeare en a donné dans Roméo et Juliette la plus séduisante peinture. La Reine Mab est le titre d'un poème philosophique de Shelley (1810J.
Mabillon (dom Jean), bénédictin français, né à Saint-Pierremont (Ardennes), m. à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris (1632-1707), l'un des plus célèbres érudits de notre pays.
On lui doit notamment les Actes des saints de l'ordre de Saint-Benoit et un traité intitulé De re dijtlomatica, qui a fondé la diplomatique.
Mabinogion (les) [de mabinogi, aspirant à la profession de barde], romans de chevalerie en langue galloise, antérieurs au cycle d'Arthur et divisés en quatre branches (trad. fr. J. Loth, 1889).
Mably, comm. de la Loire, arr. et a Okil. de Roanne, près de la Loire ; l.C90h.
Mably (l'abbé Gabriel Bonnot de), philosophe et historien français, né à Grenoble, m. à Paris '1709-1785), auteur du Droit publiede l'Europeet d'intéressantes Observations sur l'histoire de Franre. Selon lui, les lettres, les sciences et les arts sont des éléments de corruption et de décadence. Le despotisme, l'anarchie et les conquêtes menacent les peuples heureux. Le communisme est le remède à la ruine sociale.
maboul, e adj. et n. (ar. mahboul, illuminé! . Pop. Toqué, inconscient.
Mabillon.
maboulisme [lis-me] n. m. Pop. Etat d'une personne maboule.
MabUSe [bu-ze] (Jean Gossaert, dit de), peintre d'histoire hollandais, né à Maubeuge, m. à Anvers (1470-1532). Son style est large et mouvementé, son coloris d'une rare puissance. Citons de lui : Danaé recevant la pluie d'or, Neptune et Amphitrite, etc.
mac, mot qui signifie fils et qui précède un grand nombre de noms écossais et irlandais. S'abrège en M'.
macabre adj . (pour Macabre, n. pr., autre forme de Machabé et peut-être nom d'un peintre qui a le premier représenté une scène de ce genre). Funèbre, qui a trait à des choses funèbres : plaisanterie macabre. (Est surtout usité dans cette locution : danse macabre, danse des morts). V. danse.
macacll ou makacll, mot arabe passé dans le français populaire et qui s'emploie pour exprimer un refus, une négation ironique. (On dit souvent macach bono.)
macadam [dam.'] n. m. (du n. de l'inventeur Mac-Adam). Système d'empierrement des chemins, avec de la pierre concassée que l'on agglomère au moyen de rouleaux compresseurs. Route ainsi empierrée : roula- sur le macadam.
MaC-Adam(John-Loudon), ingénieur écossais, né à Kirkcudbright, m. à Moffat (1756-1836), inventeur du système d'empierrement des routes dit macadam.
macadamisage [za-je] n. m. ou macada-
Dlisation [za-si-on] n. f. Action de macadamiser. macadamiser [se']v. a. Appliquera la confection des routes ou dès rues le système de Mac- Adam.
Macaire [kè-re]
(saint), surnommé l'Egyptien ou l'Ancien, solitaire de la Thébaïde (vers 309-404). Fête le 15 janvier.
Macaire (saint) le Jeune, solitaire égyptien, né à Alexandrie vers 309, m. en 401. Il composa, en grec, une Règle longtemps célèbre en Orient. Fête le 2 janvier.
Macaire (Robert), personnage de l'Auberge des Adrets, qui doit sa popularité au talent de Frederick Lemaître et aux caricatures de Daumier. C'est le type de la perversité, de l'impudence, de la friponnerie audacieuse, le héros fanfaron du vol et de l'assassinat. Il a pour complice Bertrand, autre type de rusé scélérat.
macao n. m. Jeu de cartes qui est une variante du vingt-et-un.
Macao, colonie portugaise de la Chine (prov. de Kouang-Toung) ; 80.000 h. Port très actif sur la baie de Canton. Commerce de thé, d'opium.
macaque [ha-ke] n. m. (du portug. macaeo). Genre de singes de l'ancien monde ■ les singes de Gibraltar sont des macaques. Larve de diverses mou-
Robert Macaire et Bertrand.
Macaque.
ches observées en Amérique dans les cavités nasales et pharyngiennes de l'homme. Fig. Homme très laid. Adjectiv. : des gestes macaques.
— Encycl. Les macaques sont des cercopithèques dont on connaît une vingtaine d'espèces des régions chaudes de l'ancien monde . Parmi les principales, il faut citer : le magot de Barbarie et de Gibraltar ; le macaque de Sumatra, etc. Par leurs formes robustes et leurs membres assez courts, ils forment le passage entre les guenons et les cynocéphales.
Macarel (Louis-"
Antoine), juriscon- suite français, né à Orléans, m. à Paris (1790-1851). Il s'est occupé surtout de travaux de droit administratif.
macareux
[reû] n. m. Genre d'oiseaux palmipè des.
— Encycl. Les macareux sont des pingouins à gros bec court et haut, sillonné en travers. Us sont de taille moyenne ; on en connaît trois espèces, des régions arctiques. Le macareux commun ou moine, noir et gris en dessus, blanc en dessous, descend assez bas vers le Sud.
macaribo n. m. Nom indigène du renne de l'Amérique du Nord.
macarisme [ris-me] n. m. (du gr. makarios, bienheureux). Hymnes de l'Eglise grecque en l'honneur des saints.
macaron n. m. (vénit. macarone). Pâtisserie croquante, ronde ou ovale, faite de pâte d'amandes, de blanc d'oeuf et de sucre. Peigne de forme ovale, avec lequel les femmes relèvent leurs cheveux. Porte-manteau à tête arrondie. Mar. Morceau de bois court placé debout de distance en distance pour soutenir les fargues d'une embarcation.
— Encycl. Art culin. Après avoir fait torréfier légèrement à une chaleur modérée 250 grammes d'amandes douces auxquelles on ajoute quelques amandes amères, on les pile au mortier avec du sucre, puis on ajoute deux blancs d'œufs et un zesttf de citron râpé ; en remue à la spatule et l'on dresse la pâte en petits ronds, au moyen des doigts mouillés sur des feuilles de papier blanc. Cuire ensuite trois quarts d'heure à feu modéré. On fait aussi des macarons avec des avelines ou avec des noix fraîches.
macarone, e adj. Se dit d'une pâte façonnée
comme celle des macarons.
macaronée [né] n. f. Pièce de vers, composée en style macaronique.
macaroni n. m. (mot vénit.). Pâte de fine farine, moulée en tubes longs et creux, qui est un de mets favoris des Italiens : macaroni au fromage, a" gratin. Pop. Italien : embaucher des macaronis,
— Encycl. L'Italie s'est acquis une véritable re nommée dans la fabrication du macaroni; Naplea principalement livre au commerce des quantités
MAC
Inormes de macaroni, mais les produits français et tunisiens sont également très estimés. (V. i'àtes alimentaires.) Le macaroni doit, avanl d'entrer dans toute préparation culinaire, être cuit d'abord dans de l'eau salée ou du bouillon. Ramolli par cette cuisson, on le sert comme garniture (porc, mouton, viande braisée, etc.), ou l'on en confectionne des plats spéciaux : macaroni au gratin (lits successifs de macaroni et d'un mélange de gruyère et de parmesan râpés, que l'on recouvre de chapelure et de beurre, et que l'on met gratiner au four), macaroni à l'italienne (passé au beurre dans une casserole, puis additionné de gruyère et parmesan, d'un peu de sauce tomate, poivre et muscade), etc.
macaronique adj. (ilal. maearunico). Se dit d'une poésie burlesque, où les mots d'une langue quelconque prennent une terminaison latine : style macaronique.
— Encycl. Folengo, plus connu sous le nom de Merlin Coccaie, ou Merlin le cuisinier, se fit une grande réputation par son Opus Merlini Coccaii Macaronicorum (1520), écrit en vers latins mêlés de patois, d'italien et de mots latinisés d'une façon facétieuse {latin de cuisine), et dont Rabelais s'est inspiré. La satire des mœurs du temps et surtout des mœurs du clergé en forme le fond principal. D'Italie, le genre macaronique passa en France. Rabelais a fait un heureux usage du style macaronique dans le chapitre XIX du I" livre de Gargantua. Molière, dans le Malade imaginaire, & écrit aussi en latin macaronique. A. Delapierre a publié un volume de Macaronea ou « Mélange de littérature macaronique des différents peuples de l'Europe » (1862).
macaronisme [nis-me] n. m. Genre macaronique, composition macaronique.
macaroniste [nis-te] n. m. Poète qui a écrit en vers macaroniques.
Macartney (George de), diplomate et voyageur anglais, né à Lissanoure (Irlande), m. à Chiswich (1737-1806). Il effectua un utile voyage dans l'intérieur de la Chine.
Macassar ou Mankassar, v. de nie Céiè-
bes ; aux Hollandais ; 26.000 h. Exportation d'huile de coco. Donne son nom au détroit de Macassar, entre Célèbes et Bornéo.
Macau, comm. de la Gironde, arr. et à 21 kil. de Bordeaux, près de la Garonne; 1.910 h. (Macaulais). Vins.
Macaulay [kô-le] (Thomas Babington, lord), historien et homme politique anglais, né à Rothley Temple, m. à Holly-Lodge (1800-1859). Son Histoire d'Angleterre brille par la clarté et l'ampleur du style autant que par l'élévation des idées. Ses Essais historiques et biographiques sont aussi des plus remarquables. Il fut enterré à Westminster.
Macbeth, roi d'Ecosse, assassin de Duncan, dont le nom et les forfaits ont été immortalisés par Shakspeare ; il régna de 1040 à 1057. Il tomba lui-même sous les coups de Mac-Duff.
Macbeth , drame de Shakspeare, œuvre terrible et étrange (1006). Un jour, Macbeth, traversant avec son ami Banco une lande déserte, rencontre trois vieilles sorcières qui prédisent au premier qu'il sera roi ; au second que ses descendants seront rois. Tout arriva ainsi qu'elles l'avaient prédit : une nuit, poussé par sa femme, Macbeth assassine le roi Duncan, son hôte, endormi. Une fois ce crime commis, Macbeth est hors de lui ; mais l'ambitieuse lady Macbeth, qui a conservé tout son sang-froid, pénètre seule dans la chambre où gît le cadavre de Duncan, prend avec ses doigts le sang de la victime et en teint le visage et les mains des deux chambellans endormis dans la chambre voisine pour que les soupçons du crime tombent sur eux. Elle dit à Macbeth tout tremblant : « Voyez mes mains, elles sont de la couleur des vôtres ; mais j'ai honte d'avoir conservé mon cœur si blanc. » Macbeth fait tuer Banco : mais, troublé par le remords, il croit voir le spectre de sa victime prendre sa place dans un festin. Le remords ne tarde pas à s'éveiller aussi au fond du cœur de lady Macbeth ; de là cette terrible scène du dernier acte du drame de Shakspeare; lady Macbeth, endormie, apparaît sur la scène, tenant un flambeau. Elle se frotte convulsivement la main : « Va-t'en, maudite tache... va-t'en !... Une, deux heures... Il ne fait plus clair dans l'enfer! Oh! qui aurait cru que ce vieillard eût tant de sang!... Quoi! ces mains ne seront jamais nettes ! Il y a là, toujours là, une odeur de sang que tous les parfums de l'Arabie ne parviendraient pas à désinfecter. Oh ! oh ! oh ! (Croyant parlera Macbeth.) Lavez vos mains; mettez votre robe de nuit ; tachez de ne pas être si pâle ! » Cette scène est, sans contredit, une des plus dramatiques qui soient au théâtre ; jamais on n'a peint le remords avec une énergie aussi intense. Lady Macbeth se donne la mort. Macbeth, attaqué par Malcolm, fils de Duncan, est vaincu et tué.
MaC-Carthy (Jacques), géographe et traducteur français, né a Cork (Irlande), m. à Paris (1785- 1833); auteur d'un Dictionnaire de géographie.
Mac-Carthy (Justin ), homme politique et écrivain anglais, né à Cork en 1830. Ses romans sont de curieuses études de mœurs, mais il est surtout connu par ses travaux historiques.
macchabée ou machabée \ma-ha-bé] n. m.
rop. Cadavre. Spécialem., noyé.
Macchabée ou Machabée [ka-bé] (Matha-
thias), tige des Asmonéens et chef de la résistance contre Antiochus Epiphane en 165 av. J.-C. ; — Judas, fils du précédent, vainqueur à Emmaùs et à Hébron des généraux d'Antiochus, tombé en 1 60 av. J.-C. en combattant contre Démétrius Soter. Les Juifs célèbrent encore aujourd'hui en son honneur la F'He des lumières; — Jonathas, son frère, grand prêtre des Juifs, assassiné en 144 av. J.-C. ; — Simon, frère des deux précédents, allié des Romains, assassiné par son gendre l'an 135 av. J.-C.
Macchabées [ka-bé] (les), nom de sept frères qui, sous Antiochus Epiphane, subirent le martyre avec leur mère, pour avoir refusé de violer la loi de Moïse en mangeant de la chair de porc. Fête le 1er août.
Macaulay.
Mai Macdonald.
Macchabées (livre des), nom de deux livres de la Bible, dont le premier contient l'histoire des Juifs, de 174 à 185 av. J.-C, et le second le martyre des sept Macchabées. Deux autres livres qui portent les noms de llh et 1 V' Livres des Macchabées ont été écartés du canon des livres saints.
Macchi (Mauro), publiciste libéral et homme politique italien, né à Milan, m. à Rome (1818-1880).
Mac-Clellan (George Brinton), général américain, né à Philadelphie, m. à Orange (1820-1885). Il se distingua dans les rangs de l'armée fédérale, et gagna la bataille d'Antietam (1862). Il fut plus tard candidat malheureux à la présidence contre Lincoln.
MaCClesâeld, v. d'Angleterre (Chester), sur la rivière Bellen, affl. de la Mcrsey; 40.000 h. Cotonnades, soieries, métallurgie.
MaC-ClintOCk (Francis-Léopold), marin anglais, explorateur des régions arctiques, né à Dundalk en 1819, m. en 1907. C'est lui qui trouva les premiers vestiges certains du naufrage de Franklin.
MaC-Clure (Robert-Jean Le Mesurier), voyageur écossais, né à Wexford, m. à Portsmouth (1807- 1873). Il découvrit, de 1850 à 1854, le passage N.-O., entre la baie d'Hudson et la mer de Behring.
MaC-CullOCh (John), géologue anglais, né à Guernesey, m. à Penzance (1773-1835). Il leva la première carte géologique de l'Ecosse.
MaCCUS, personnage traditionnel des Alellanes, type du gourmand, de l'ivrogne et du débauché, que ses mauvaises passions entraînent dans de mauvaises aventures.
Macdonald (Alexandre), maréchal de France, né à Sedan, m. à Courcelles (1765-1840). Après Wagram, où il se couvrit de gloire, il fut nommé duc de Tarente. Il négocia avec les Alliés, en 1814, l'abdication de Napoléon ; plus tard, il fut pair de France et grand chancelier de la Légion d'honneur.
MaC-Dowell (Patrick), sculpteur anglais, né à Belfast, m. à Londres (1799-1870), auteur de bustes remarquables.
Macé (Jean), littérateur fiançais, né à Paris, m. à Monthiers [Aisne] (1815-18J4) ; auteur de l'Histoire d'une bouchée de ]>ain, et le principal fondateur de la Ligue de l'enseignement.
MacedO (François de), écrivain et cordelier portugais, né à Coïmbre, m. à Padoue (1594-1681); un des esprits les plus universels de son temps ; auteur d'un nombre prodigieux d'ouvrages en tous genres.
macédoine n. f. Mets composé de toutes sortes de légumes. Entremets sucré qui réunit en une gelée des fruits différents. Fig. En littérature, ouvrage composé de divers morceaux en prose ou en vers, formant un tout disparate : une macédoine de citations.
— Encycl. Art culin. Pour préparer une macédoine de légumes, on confectionne une sauce blanche, que l'on mouille avec du bouillon, et dans laquelle on met un navet, un oignon, deux carottes, puis des flageolets, des petits pois et des haricots verts en égale quantité. On laisse cuire une heure et demie après avoir assaisonné convenablement, puis on lie la sauce avec un jaune d'œuf délayé dans de la crème.
La macédoine de fruits est obtenue au moyen de gelée de fraises ou de groseilles, que l'on garnit de fraises, framboises et groseilles en été ou de fruits confits en hiver (cerises, mirabelles, quartiers d'abricots, pêches, prunes, etc.). On verse la gelée dans un moule entouré de glace pilée, et l'on dispose les fruits en variant les couleurs et en maintenant chaque lit avec de la gelée. On laisse prendre et l'on démoule avant de servir.
La sauce macédoine se prépare en faisant un roux avec du beurre et de la farine, puis en ajoutant sel, poivre , échalotes , trois cuillerées de vinaigre , carotte coupée en rondelles, cornichons, deux œufs durs, une cuillerée de câpres et des filets d'anchois, bien écrasés. On fait chauffer, sans laisser bouillir, et l'on arrose de cette sauce de la volaille ou des viandes réchauffées.
Macédoine, contrée de l'Europe ancienne, au N. de la Grèce. Sous Philippe et Alexandre le Grand (v. ces noms), le royaume de Macédoine domina la Grèce, mais il fut réduit en province romaine en 146 av. J.-C. De nos jours, on désigne sous le nom de Macédoine la région comprise entre le Pinde, l'Olympe de Thessalie et le Rhodope : ainsi délimitée, elle appartient à la Turquie et pour une petite part à la Bulgarie. Salonique en est le principal débouché sur la mer. Le mélange des races chrétiennes, leurs dissensions et leur hostilité contre la Turquie entretiennent le pays dans un tel état de désordre que les puissances occidentales ont dû y organiser une gendarmerie internationale. (Hab. Macédoniens.)
Macédonien, enne [ni-in, è-ne], originaire ou habitant de la Macédoine : les Macédoniens. Adjectiv. : la phalange macédonienne.
macédonien [ni-in] n. m. Membre d'une secte semi-arienne , fondée au ive siècle par Maccdonius, patriarche de Constantinople, et condamnée au premier concile œcuménique de Constantinople en 381.
MaCedoniUS [se, ni-uss], patriarche de Constantinople, auteur de l'hérésie des macédoniens (tin du me s. -370).
macédo-roumain adj. m. oe dit d'un des dialectes du roumain.
Maceio, v. du Brésil, capitale de l'Etat d'Alagoas, près de l'Atlantique ; 15.000 h. Sucre, coton.
macérage n. m. Blanchiment des toiles de lin et de chanvre par l'eau tiède additionnée de son.
Macerata, v. d'Italie, ch.-l. de la prov. de Macerata; 20.200 h. Verrerie, poterie. — La prov. a 262.000 h.
Macéraleur-
Macfarlane.
MAC
macératé ou macéré n. m. Produit liquide d'une macération.
macerateur adj. m. Qui opère la macération. N. m. Récipient où s'opère une macération.
macération [si-
on] n. f. (de
macérer).
Opération
qui consiste
à laisser un
corps dans
un liquide à
froid pour le
débarrasser
de celles de
ses parties qui sont solubles. Mortification que l'on
s'inflige par esprit de pénitence.
— Encycl- La macération s'emploie pour extraire certaines matières, solubles à froid, de racines, de feuilles et d'écorces.
macéré n. m. Syn. de macératé.
macéré, e adj- Qui porte les traces de mortifications volontaires : traits pâles et macérés.
macérer [ré] v. a. (lat. macerare. — Se conj. comme accélérer.) Faire tremper une substance dans un liquide, comme une plante dans de l'alcool, des fruits dans du vinaigre : macérer des cornichons dans du vinaigre. Soumettre à de pieuses macérations : macérer sa chair. V. n. Tremper dans un liquide : faire macérer des racines dans l'alcool. Se macérer v. pr. Soumettre son corps à des austérités, le mortifier pour l'amour de Dieu.
maceret [ré] n. m. Nom vulgaire de l'airelle.
Macérien, enne [ri-in, è-ne]
originaire ou habitant de Mézières :
tes Macériens. Adjectiv. : population macérienne.
maceron n. m. Genre d'ombellifères, voisin des ciguës et comprenant des herbes bisannuelles, qui habitent la région méditerranéenne ; le maceron potager (smyrnium olus atrum) se rencontre dans les pâturages du midi et de l'ouest de ta France.
macfarlane n. m. (m. angi.).
Manteau sans manches, avec des ouvertures à pans retombants par où passent les bras.
Mac-Farren (Alexander), musicien anglais, né et m. à Londres (1813-1887). Il a donné des opéras estimés et un nombre considérable de mélodies.
machacoire n. f. Syn. de macque.
machaon [ka-on] n. m. Genre d'insectes lépidoptères , que l'on nomme vulgairement grands portequeue.
— Encycl. Les machaons sont de beaux papillons à ailes jaunes marbrées de noir et bordées intérieurement de deux bandes bleues, terminées l'une et l'autre près du corps par un ocelle rouge. On les trouve dans toute l'Europe, et ils volent aux premiers soleils du printemps. Leurs chenilles vivent surtout sur le fenouil et la carotte.
Machaon [ka -on1, fils d'Esculape, médecin des Grecs pendant le siège de Troie. Il guérit Philoctète de son horrible plaie (Iliade).
Machard (Jules-Louis), peintre français, portraitiste remarquable, né à Sampans (Jura), m. à Bellevue (1839-1900); auteur de Angélique attachée au rocher.
Machault [cho], oh.-l. de c. (Ardennes), arr. et à 17 kil. de Vouziers, près de la source de la Retourne; 590 h. — Le cant. a 14 comm., et 3.420 h.
Machault d'ArnOUVille [chô] (Jean-Baptiste), né et m. à Paris (1701-1794), ministre d'Etat, surintendant des finances sous Louis XV. Le premier il essaya, en établissant un impôt du vingtième sur tous les revenus, nobles ou roturiers, de mettre en vigueur le principe de l'égalité devant l'impôt, mais il fut disgracié pour avoir déplu à M« de Pompadour.
mâche n.f. Nom vulgaire d'une espèce de valérianelle.
— Encycl. La mâche, appelée encore doucette, boursette, salade de blé, salade de chanoine, etc., est une plante potagère bisannuelle, à feuilles spatuliformes assez épaisses et molles. On cultive la mâche commune (valerianella olitoriai dans les jardins, comme salade d'hiver. Il faut faire les semis en août-septembre pour récolter en octobre-novembre et d'autres en septembre-octobre pour la récolte d'hiver. La mâche no craint pas le froid des hivers ordinaires ; mais onpeut, quandla température est aux fortes gelées, recouvrir les planches de mâche de paillassons.
mâché, e adj. Qui a été mâché. Dalle mâchée, balle dont la surface est irrégulière, parce qu'on l'a mordue ou pour une autre cause, et qui fait des blessures plus dangereuses que les autres. Plaie mâchée, à bords irréguliers. Fam. Figure de papur mâché, visage pâle, fatigué.
Mâche.
MAC
Mâche-bouchon.
mâche-bouchon ou mâche-bouchons
n. m. Appareil pour ramollir les bouchons afin d'en faciliter l'introduction dans les bouteilles.
Machecoul
[koul], ch.-l . de c.
( Loire - Inférieure ),
arr. et à 32 kil. de
Nantes, sur le Fal-
leron ; 4.210 h . Ch .
de f. Et. Eaux-de-vie.
Massacre de 300 Bleus par les Vendéens, en 1793. —
Le cant. a 6 comm., et 11.600 h.
mâchSCOUliS n. m. V. mâchicoulis.
mâchefer [fer] n. m. Scorie formée du résidu de la houille qu'on brille dans les forges, et d'une petite partie d'oxyde de fer. Matière que les plombiers raffineurs retirent de leurs creusets.
— Encycl. Le mâchefer est utilement employé pour garantir les rez-de-chaussée des maisons de l'humidité, car il est très hygrométrique. On s'en sert également dans la confection des mortiers (où il peut remplacer le sable) et des bétons. Enfin, il peut être utilisé à l'empierrement des chaussées et servir de fond aux fossés de drainage.
mâche-laurier n. et adj. Nom plaisant donné par Ronsard à Apollon et aux poètes. PI. des mâche-laurier.
Machelen, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand), près de la Lys; 2.890 h. Dentelles, toiles, distilleries. — Comm. de la prov. de Brabant (arr. de Bruxelles); 2.110 h. Moellons, amidon.
mâchelier [U-c], ère adj. (îat. maxiliaris
Se dit quelquefois des dents molaires. Se dit des muscles qui font mouvoir les mâchoires. N. f. Dent molaire : une mâchelière.
màchement [man] n. m.. Action de mâcher.
mâcher [ché] v. a. (lat. masticare). Broyer avec les dents : mâcher du pain, Mordre à diverses reprises un objet qu'on tient dans ses dents: cheval qui mâche son >nors. Couper sans netteté, en déchirant les fibres ; outil qui mâche le bois. Fig. Mâcher la besogne à quelqu'un, lui préparer son travail. A'e pas mâcher une chose, la dire crûment.
machette [chè-te] n. f. (esp. machete).
Grand coutelas dont on se sert dans l'Amérique du Sud
pour divers usages, notam ment pour s'ouvrirdes passages dans la brousse et les forêtsvierges.
mâcheur,eUSe[e»-:e]adj.Quimâche.(Peuus.)
Machiavel [ki-a] (Nicolas), homme d'Etat et historien florentin, né et m. à Florence (1469-1527); auteur des Décades sur Tite- Live, des Histoires florentines et du Prince. Le nom de Machiavel a été longtemps synonyme de ruse, de duplicité, de cruauté froide et calculée. En réalité, historien puissant, plein d'intérêt, Machiavel fut un grand patriote italien, en même temps qu'un grand écrivain. Il souhaitait l'établissement d'un puissant despo tisme pour mettre fin aux tyrannies locales. Florence le chargea de nombreuses missions diplomatiques , notam ment en France , auprès de Louis XII, et Léon X lui con- Machiavel.
fia plus tard le soin d organiser l'armée de la ligue formée contre Charles-Quint.
machiavélique [chi-a] adj. Qui tient du machiavélisme : politique machiavélique. Fig. Astucieux : plan machiavélique.
machiavéliser [chi-a-vé-U-zé] v. a. Se conduire d'une façon machiavélique.
machiavélisme [chi-a-vé-lis-me] n. m. Système politique, conforme aux principes de Machiavel. Par ext. Politique dépourvue de conscience et de bonne foi. Fig. Conduite artificieuse et perfide.
machiavéliste [chi-a-vé-lis-te] a. Qui pratique le machiavélisme. (Peu us.)
mâchicatOire n. m. Syn. de masticatoire.
machiCOt Iko] n. m. Lilurg. anc. Bas officier de chœur. Par ext. Mauvais chantre.
machiCOtage n. m. Habitude qu'avaient les chantres au xvme siècle d'intercaler dans les intervalles de tierce ou autre une série de notes se suivant diatoniquement.
machiCOter [lé] v. n. Pratiquer le machicotage : chanter comme un machicot.
mâchicoulis ou màchecoulis [K] n. m
Au moyen
Machette.
Mâchicoulis : A, coupe.
é] v. a. Mâcher lentement, sans effort, sans broyer. machin, e n. (de machine). Pop. Nom par lequel on désigne une personne, un objet dont le nom
Parallélogramme articulé-
Tige de pompe- Tige du pision- Presse-étoupe-
Cylindre- Oriftce d échappement
Piston —
-Volant
^Excentrique
Boîte à vapeur Arrivée de la vapeur^ dans le condenseur
Pompe à air-
Condenseur-
"Wfr1
- Pompe à eau s Pompe d'alimentation de la chaudière
. Massif de maçonnerie
MACHINE A VAPBUR.
ne vient pas immédiatement à l'esprit : j'ai vu machin; un machin à nettoyer les bouteilles.
machinage n. m. Façonnage du cordon d'une pièce de monnaie. (On dit aussi cordonnage.)
machinal, e, aux adj. Se dit des mouvements naturels où la volonté n'a point de part : action machinale.
machinalement [man] adv. D'une manière machinale: secouer machinalement la tête.
machinateur n. m. Qui fait quelque machination: machinateur d'intrigues.
machination [si-on] n. f. Intrigues, menées secrètes pour faire réussir quelque complot, quelque mauvais dessein: déjouer une machination.
machine n. f. (lat. machina; du gr. mfkhanè, art, ruse). Appareil combiné pour produire certains effets : la machine tend de plus en plus à remplacer dans l'industrie le travail manuel. Ensemble des organes qui constituent le corps de l'homme ou d'un animal : la machine animale. Ensemble des moyens qui concourent à un effet d'ensemble : la machinede l'Etat. Homme qui obéit à l'impulsion d'autrui : l'esclave n'est qu'une machi7ie. Appareil pour mouvoir les décors de théâtre. Moyen extraordinaire employé par les poètes pour produire un dénouement. Fig. Machination, intrigue compliquée. Machine simple, appareil au moyen duquel l'effet se transmet directement (levier, coin, cordes, etc.). Machine composée, appareil formé d'organes combinés qui se transmettent la force de proche en proche. Machine à vapeur, dans laquelle on utilise la vapeur comme force motrice. Machine pneumatique, v. pneumatique. Machine électrique, instrument qui sert à produire ou à accumuler de l'électricité. Machine à mater, appareil servant à mettre en place les mâts des navires. Machine à coudre, v. coudre. Machine à écrire, v. dactylographe. Machine à calculer, appareil permettant d'effectuer rapidement une quelconque des quatre opérations arithmétiques. Machine infernale, appareil combiné pour produire une explosion meurtrière. (V. plus loin l'art, suiv.) Machine de guerre, engin employé autrefois pour lancer des traits ou autres projectiles contre les hommes ou dans les sièges. Machine-outil, machine dont l'effet final est un outil en mouvement remplaçant la main de l'homme. V. planeuse, raboteuse, perceuse, forerie, poinçonneuse mortaiseuse, limeuse, tour, riveuse, etc., à leur ordre alphabétique. (PI. des machines-outils.) Machine motrice, v. locomotive, vapeur. Machine à air comprimé, v. compresseur, compression, locomotive. Machine à air chaud, machine à gaz, machine à pétrole, v. moteur. Machine électro-motrice, v. électromoteur. Machine à colonne d'eau, v. pompe, trompe. Machine hydraulique, v. roue, turbine. Machine d'alimentation, v. pompe, injecteur. Machine aspirante, v. pompe. Machine élévatoire, v. monte-charge, pompe. Machine typographique, v. imprimerie, typographie. Machine d tailler les engrenages, v. engrenage. Machine à coudre, v. couture. Machine à écrire, v. dactylographe. Machine soufflante, v. soufflerie, ventilateur, trompe. Machine à vapeur, v. détente, condensateur; locomotive, tiroir, vapeur. Machine pneumatique, v. pneumatique.
— Encycl. Mécan. Une machine est un ensemble de corps liés les uns aux autres, de manière que l'action d'une force s'exerçant sur l'un d'eux puisse se transmettre aux autres, et, finalement, s'opposer à la résistance d'un obstacle à vaincre. Les forces qui tendent à accélérer le mouvement d'une machine sont les forces motrices ; celles qui tendent à le ralentir sont les forces résistantes. Une machine sert d'intermédiaire pour opposer les forces motrices aux forces résistantes. La disposition d'une machine peut être telle qu'une force motrice très faible l'emporte sur une résistance très considérable; mais, durant le mouvement uniforme d'une machine, la somme des travaux de forces motrices reste toujours égale à la somme totale des travaux des forces résistantes en y comprenant ceux des résistances passives dues au frottement qu'on n'avait pas en vue de vaincre mais dont il est impossible d'éviter l'effet nuisible. Une machine sert donc à transformer du travail, transformation qui est toujours accompagnée d'une certaine perte.
Les machines simples sont : le levier, le treuil, qui porte aussi le nom de tour ou de cabestan, et le plan incliné. Les autres machines, quelle qu'en soit la complication, ne sontjamais quedes combinaisons des trois machines simples.
Les machines se composent d'organes pouvant présenter des variétés infinie; .Tels sont les poulies, les engrenages, les bielles, les manivelles, les glissières, etc. V. LOCOMOTIVE, MOULIN, CtC.
— Eleclr. Machines électrique. Les machines élec-
triques sont destinées soit à transformer un travail mécanique en énergie électrique, soit à transformer une énergie électrique en travail mécanique ; dans le premier cas, les machines sont dites machines électromotrices (ou élrctromoteurs), dans le second, moteurs électriques. Les machines électriques sont donc réversibles ; on peut les diviser en deux catégories :
1° Les machines dites électrostatiques, dans lesquelles un conducteur de capacité déterminée reçoit successivement une certaine quantité d'électricité et la porte sur un conducteur de potentiel plus élevé ;
2» Les machines dites d'induction, dans lesquelles une force électrnmotrice est développée le long d'un conducteur mobile dans un champ magnétique. Si le champ magnétique est constitué par des aimants, les machines sont dites magnéto-électriques (v. magnéto-électrique); si le champ est fourni par des électro-aimants, les machines sont dites dynamoélectriques. V. dynamo.
Machines électrostatiques. La première machine électrostatique date de la seconde moitié du xvie siècle. Elle consistait en un tube de verre, que l'on frottait avec une étoffe de laine. Cette machine, due à Gilbert, fut perfectionnée par Otto de Guéricke (1662), puis par Bozc, etc. En 1670, Ramsden (opticien anglais) construisit une machine utilisée encore aujourd'hui dans les laboratoires.
Toute machine électrique comprend : un corps frotté, un corps frottant et un conducteur isolé. Dans la machine de Ramsden, le corps frotté est un plateau circulaire en verre traversé par un axe métallique horizontal, et mis en mouvement de rotation, entre deux montants de bois, au moyen d'une manivelle. Le corps frottant est formé de quatre coussins opposés deux à deux, situés dans l'intérieur des montants, deux en haut, deux en bas- Ils sont enduits d'or massif (bisulfure d'étain), et communiquent avec le sol au moyen d'une chaîne passée dans les montants. Quant au conducteur isolé, il est formé de deux cylindres de laiton, réunis entre eux, soutenus sur des pieds de verre, et dirigés perpendiculairement au plateau. Ils sont terminés par deux pièces également en laiton, appelées mâchoires, garnies de pointes métalliques dirigées perpendiculairement au plateau.
Par le fait du frottement, le plateau de verre se charge d'électricité positive, et les coussins d'électricité négative; ceux-ci, étant en communication avec le sol, ne s'électrisent pas. L'électricité du plateau agit par influence sur les conducteurs cylindriques; l'électricité négative formée vient s'accumuler sur les dents des mâchoires, d'où elle s'échappe et arrive sur le plateau ; l'électricité positive s'accumule sur les cylindres aux extrémités les plus éloignées du plateau. L'électricité négative, qui s'échappe par les pointes, neutralise l'électricité positive du plateau; celui-ci s'électrise de nouveau en passant entre les coussins. Cette machine atteint rapidement sa limite de charge.
Parmi les machines qui sont pour ainsi dire classiques, il faut citer encore celles de Nairne (1710) et de Van Marum (17SS). Armstrong, en 1710, imagina une machine dite hydro-électrique, différant beaucoup en apparence des précédentes. Il existe de nombreuses machines électriques dites de Holtz, de Tcepler, de Bitsch, de Carré ; la plus employée est celle de Wimshurst, dont on a multiplié la puissance en augmentant le nombre des plateaux, qui atteint parfois jusqu'à 20. On l'util se dans la thérapeutique médicale et pour actionner les tubes de Crooks (rayons X), etc. Citons enfin la plus simple de toutes, Yélectrophore et le replenisher de Thomson.
— Machine à calculer. La première fut inventée par Pascal, â^é de dix-neuf ans. On trouve encore quelques exemplaires de cette machine au Conservatoire des aits et métiers. C'est un compteur faisant des additions et des soustractions; elle l'ut perfectionnée par Lépine en 1725 et Hillerin do Boistinendeau en 1731). En 1673, Leibniz avait proposé une machine effectuant les quatre opérations. Dans toutes ces machines, d'ailleurs, les frottements étaient trop considérables. C'est le D' Roth qui, beaucoup plus tard (il mourut en 1886), donna la solution rigoureuse du problème des machines. En 1820, Thomas (de Colmar) construisit son arithmomrtre, qui exécutait les quatre opérations.
Toute machine à calculer comprend quatre organes fondamentaux : le générateur, qui correspond à l'inscription des nombres proposés; le reproducteur, .(in effectue l'opération ; le renverseur, qui permet d'exécuter la soustraction au lieu de l'addition, la division au lieu de la multiplication; l'effaceur, qui joue 1er Me de l'éponge sur le tableau.
Parmi les machines plus récentes, citons : la machine de Maurel et Jayet: lo calculateur unit de Charles Babbngc, qui fut achevé par G. Schcutz de Stockholm ; la machine de Tchabichef, qui a
MAC
MAC
réalisé un grand progrès sur les précédentes; les réglettes multiplicutrices de Genaille et Lucas; la machine de L. Bollée, du Mans, etc.
Ces machines fournissent mécaniquement des résultats d'opérations arithmétiques ; il en existe d'autres qui permettent de calculer les inconnues de certaines opérations.
Machine infernale. Le nom de machine infernale fut d'abord donné à des engins explosifs de construction diverse : bateaux, voitures, etc., remplis de poudre et de mitraille. De semblables engins furent souvent employés au siège de villes, notamment par les Anglais, qui en 1093 essayèrent d'incendier le port de Saint-Malo, et en 1804 celui de Boulogne. Le 24 décembre 1800 eut lieu à Paris, rue Saint-Nicaise, l'explosion d'une machine infernale, faite d'une charrette remplie de poudre et de mitraille, et destinée à tuer le Premier Consul ; mais l'explosion n'eut lieu que quelques instants après le passage de Bonaparte. Saint-Réjant, reconnu auteur principal de l'attentat, périt sur l'échafaud ; Cadoudal fut arrêté comme complice et cent trente personnes soupçonnées à tort ou à raison d'avoir trempé dans le complot, furent apportées. Le 28 juillet 1836, au moment où Louis-Philippe et sa suite se rendaient à la Bastille pour célébrer l'anniversaire de la révolution de juillet, Fieschi Ht éclater (boulevard du Temple), sa machine infernale composée de seize canons de fusil. Cette explosion n'atteignit pas le roi, mais fit de nombreuses victimes, entre autre le maréchal Mortier. Fieschi et ses complices furent pris et décapités.
Machine (La), comm. de la Nièvre, arr. et à 30 kil. de Nevers, près de la Loire ; 4. 390 h. Houille.
machiner [né] v. a. (lat. machinari). Former en secret de mauvais desseins : machiner une conspiration. Etablir les machines d'un théâtre : machiner une féerie.
machinerie [ri] a. f. Construction de machines. Ensemble de machines employées à un travail : la machinerie d'une filature. Endroit où sont les machines : descendre à la machinerie d'un navire.
machinette [nê-te] n. f. Fam. Œuvre, chose de peu d'importance.
machineur, euse [eu-ze] n. Personne qui fait des machinations. N. m. Ouvrier attaché au servie» des machines.
machiniser [zé] v. a. Réduire à l'état de machine; priver d'intelligence et de volonté. (Peu us.)
machinisme [nis-me] n. m. Art du machiniste. Combinaison de machines. Emploi des machines : le machinisme a transformé lindustrie moderne. Fig. Organisme quelconque, considéré comme fonctionnant automatiquement. Fonctions purement mécaniques. Philos. Doctrine qui considère les animaux comme de pures machines : Descartes a défendu le machinisme.
machiniste [nis-te] n. m. Celui qui invente ou conduit des machines. Celui qui, dans un théâtre, dirige sur la scène les changements de décors.
machinoir n. m. Outil de bois dont se servent les cordonniers pour blanchir et unir les points de couture.
machlah [kla] n. m. Grand manteau arabe.
mâchoire n. f. (rad. mâcher). Chacune des deux parties osseuses de la bouche, dans lesquelles sont implantées les dents : mtichoire supérieure, inférieure. (V. maxillaire, homme, dent.) Jouer, travailler des mâchoires, manger. Chacune des deux pièces de fer qui s'éloignent et se rapprochent pour serrer un objet, comme dans les pinces, les tenailles, les étaux, etc. Dans un fusil à pierre, étauqui saisit la pierre à feu. Equerre de fer placée sur le devant du dressoir d'un treillageur. Croissant en bois, par lequel une corne ou le gui s'appuient contre le mât.
Partie de la gorge d'une poulie, qui empêche la corde de s'échapper. Fig. N.
et adj. Homme inepte, sans talent ou sans énergie : ce n'est qu'une mâchoire ; un.
peintre un peu mâchoire. Allus. littjér. V. ÂNE.
— Encycl. Anat.
Les mâchoires, chez l'homme, sont au nombre de deux: la supérieure et l'inférieure. La mâchoire supérieure est immobile; elle est formée de trois os pairs : les maxillaires supérieurs, les zygomatiques, les palatins, et d'un os impair : le vomer. La mâchoire inférieure, mobile, est formée par un seul os, le maxillaire inférieur, articulé avec l'os temporal.
— Zool. La plupart des animaux possèdent des mâchoires. Rarement il en existe moins de quatre. Tous les vertébrés en ont quatre, réunies symétriquement en deux ensembles, qui sont les maxillaires supérieurs et les maxillaires inférieurs. Elles portent presque toujours des dents. On donne, chez les insectes, le nom de « mâchoires » à la paire d'appendices munis de palpes qui se trouvent placés au-dessous des mandibules.
Machonaland, pays de l'Afrique australe, au S. du Zambèze, habité par la tribu cafre des Machonas. Il fait partie de la Rhodesia. Cap. Salisbury.
mâchonnement [cho-ne-man] n. m. Action de mâchonner. (Peu us.)
mâchonner [cho-né] v. a. Mâcher difficilement ou avec négligence : les tortues mâchonnent leurs aliments. Articuler d'une manière indistincte : mâchonner des injures. Fig. et fam. Dessiner, graver sans netteté, sans fermeté: mâchonner une eau-forte.
mâchonneur, euse [cho-neur, eu-ze] n.
Personne qui mâchonne.
mâchurat [ra] n. m. Ouvrier, apprenti imprimeur, qui ne sait pas produire une feuille nette.
mâchure n. f. Partie de velours où le poil a été écrasé. Partie du drap où le poil a été mal coupé. Ecrasement par contusion : les mâchures d'une poire, d'une plaie.
mâchurer [ré] v. a. (du germ. mask, tache). Barbouiller, salir : mâchurer ses habits de charbon.
Mâchoire 2. De carnas
De rongeur ; 3, De ruminant.
Prov. : Le chaudron mâchure la poêle, celui-là dit du mal des autres qui mériterait qu'on en dit de lui. Ne pas tirer une feuille d'impression d'une manière nette et distincte.
mâchurer [ré\ v. a. (de mâcher). Marquer d'une empreinte en serrant violemment : pièce que l'étau a mdchurée.
mâchûron n. m. Ouvrier qui a la figure mâchurée, noircie.
macilence [lan-se] n. f. (du lat. macilentus, maigre). Méd. Etat des personnes amaigries artificiellement par les privations, le surmenage, etc.
macintosh [ma-kin'-toeh'] ou mack-intoch
n. m. Manteau imperméable de femme. Toile imperméable.
Macip (Joanès Vicente), peintre, surnommé le Raphaël espagnol, né à Fuente, m. à Bocairenet (1624-1579). Il contribua à introduire en Espagne le style des écoles italiennes.
macis [si] n. m. (mot lat.). Ecorce extérieure de la noix muscade.
Mack (Charles), baron de Leiberich, général autrichien, né à Nennslingen, m. à Saint-Pœlten (1752-1828). Il dressa la plupart des plans de campagne des puissances coalisées contre la Révolution française. Cerné à Ulm par Napoléon Itr, il se rendit avec 28.000 hommes sans combattre.
Mackau [ma-ko] (Ange-René-Armand , baron de), amiral français, ministre de la marine et pair de France, né et m. à Paris (1788-1855).
Mackay (John-Henry), poète socialiste allemand, d'origine écossaise, né à Greenock en 1864.
Mackeesport, v. des Etats-Unis (Pensylvanie), sur la Monongahela; 22.000 h. Verrerie, métallurgie.
Mackenzie [ma-kin-zt] , fleuve du Canada ; il sort du lac des Esclaves , à l'E. des montagnes Rocheuses, et se jette dans la mer Arctique par un immense delta; plus de 4.000 kil.
Mackenzie(Alexandre), voyageur écossais, né à Inverness, m. à Mulnair (1755-1820). Il découvrit le fleuve auquel il donna son nom.
Mackenzie (Morell), médecin anglais, né à Leytonstone, m. à Londres (1837-1892). Il soigna l'empereur d'Allemagne Frédéric III pendant sa dernière maladie.
Mac-Kinley [kin'-lé] (William), homme d'Etat américain , né à Niles (Ohio), président de l'Union en 1897, assassiné de deux coups de revolver, à Buffalo, par l'anarchiste Czolgosz (1843-1901). Il fut un des premiers impérialistes américains , établit aux Etats- Unis un régime protectionniste et engagea son pays dans la guerre contre l'Espagne.
mack-intOCh n. m. V. Macintosh.
MackintOSh (James), philosophe, historien et homme d'Etat anglais, né à Alldowry (1765-1832). Son Apologie de la Révolution française lui fit décerner par l'Assemblée nationale le titre de citoyen français.
M. A. C. L. Abréviation des mots maison assurée contre l'incendie.
maclage n. m. Opération qui consiste à brasser le bain de verre dans le creuset, pour rendre toutes ses parties homogènes.
MaC-LaUTin (Colin), géomètre anglais, né à Kilmoddan, m. à York (1698-1746); auteur d'une remarquable Théorie des fluxions.
macle n. f. (du lat. macula, tache). Forme de cristallisation particulière, résultant de la pénétration, suivant des lois fixes, de deux cristaux de même nature. Chiastolite. Filet à larges mailles. (Syn. maclonnière.) Barre de fer avec laquelle on remue le verre en fusion. Blas. Figure d'armoiries en forme de losange percé au milieu d'un trou ayant aussi la forme d'un losange. (V. la planche blason.)
macle n. f. Bot. V. macre.
maclé, e adj. Qui porte des macles : cristal macîé.
Mac Leod (John), voyageur anglais, né à Bunhill (1782-1820). Il explora la Corée et les iles Lieou- Kieou.
macler [klé] v. a. Opérer le maclage. Se macler v. pr. Se cristalliser en croix, se disposer en macle, en parlant des cristaux.
maclonnière [klo-ni] n. f. Filet de pêche à trois nappes.
maclOU n- m. Nom vulgaire de quelques aconits.
Maclou ou Malo (saint), évèque de Saint- Malo; mort à Saintes vers 565. Fête le 15 novembre.
maclure n. f. Genre d'urticacées, tribu des morées. Matière tinctoriale tirée de cette plante.
— Encycl. La principale espèce de ce genre est l'oranger des Osages, arbre laiteux de l'Arkansas, souvent épineux, et dont les feuilles fournissent une matière colorante jaune. Son bois, jaune et élastique, est employé pour fabriquer des arcs.
Mac-Mahon (Edme-Patrice-Maurice, comte de), duc de Magenta, maréchal de France, né à Sully, m. à La Forest (1808- 1893). Brave et loyal soldat, il se signala pendant les guerres de Crimée, où il enleva Malakof, et d'Italie, où il eut un rôle décisif à la journée de Magenta ; mais il fut écrasé par le nombre à Reichshoffen, en 1870, et blessé à Sedan. Il commanda, en 1871, l'armée qui combattit la Commune de Paris. Il fut le second président de la République française de 1873 à 1879, remplaçant Thiers.
Mais l'œuvre conservatrice qu'il avait entreprise échoua, et, après le coup d'Et'.t avorté du Seize-Mai, le maréchal dut se soumettre à la \ olonté de la majorité républicaine de la Chambie, puis se démettre.
Mac-Mahon.
Aimes de Mâcon.
Mac-Mahon (fort), poste du Sahara algérien, entre El-Goléa et les oasis du Gourara.
mâcon n. m. Vin rouge, récolté dans les environs de Mâcon : une bouteille de mâcon. ■
Mâcon, anc. capit. du Maçonnais , ch.-I. du dép. de Saône-et-Loire, sur la Saône , ch. de f. P.-L.-M., à 44) kil. de Paris; 19.000 h. (Maçonnais). Bons vins. Distilleries, constructions mécaniques. Patrie de Lamartine. — L'air, a 9 cant., 130 comm., 103.650 h.; le cant. Nord a 16 comm., et 16.500 h. ; le cant. Sud 11 comm., et 17.200 h.
maçon n.m. (lat. pop. macio). Ouvrier qui fait tous les genres de constructions en pierres, briques, moellons, etc.
Maître maçon, entrepreneur de maçonnerie. Aidemaçon, homme de peine chargé de mettre les matériaux sous la main du maçon. (Se dit quelquefois pour franc-maçon.) Par dénigr., Mauvais ouvrier dans un genre quelconque.
maçon, onne [u-ne] arlj Se dit des animaux qui se construisent une habitation avec delà terre ou une autre matière plastique : abeille maçonne. N. f. Pop. Araignée.
Maçon [le), opéra-comique en 3 actes, paroles de Scribe et de Germain Delavigne, musique d'Auber (1825). Livret fantastique : un maçon, enlevé par des inconnus, est chargé de murer la porte d'une grotte où un Turc jaloux a enfermé sa maîtresse et l'amant de celle-ci; mais, mis au courant des faiis.il délivre les deux infortunés. Partition aimable et spirituelle.
maçonnage [so-na-je] n. m. Ouvrage, travail de maçon : maroiDiage solide ; frais de maçonnage.
mâconnaise [ko-nè-ze] adj. et n. f. Se dit de la futaille employée dans le Maçonnais et le Beaujolais (contenance 215 litres), et de la bouteille de 0 "t. ,80.
maçonner [so-né]v. a. Construire ou réparer en maçonnerie : maçonner un mur. Revêtir d'une maçonnerie : maçonner les parois d'une citerne. Boucher au moyen d'une maçonnerie : maçonner une porte.
maçonnerie [so-ne-rt] n. f. Ouvrage du maçon : la maçonnerie d'une maison. (Se dit pour francmaçonnerie.)
maçonnique [so-ni-ke] adj. Qui appartient à la franc-maçonnerie : loge maçonnique.
macouba n. m. Tabac estimé de Macouba (Martinique), qui sent la rose et la violette.
Macpherson [fer-son] (James), littérateur écossais, né à Ruthven, m. à Belleville-House (1738- 1796), connu surtout par l'audacieuse, mais habile supercherie littéraire dont il se rendit coupable en publiant les poèmes, chants incultes et sauvages, qu'il attribuait à Ossian et qu'il composa lui-même, probablement d'après d'anciens chants.
macquage [ma-ka-je] n. m. Action de macquer le lin ou le chanvre, en les passant entre les mâchoires de la macque.
Macquarie [ka-ri], golfe de la côte occidentale de Tasmanie.
Macquarie, rivière d'Australie (Nouvelle- Galles du Sud), tributaire du Darling; cours 1.200 kil.
Macquart [ma-kar] (Pierre-Joseph), entomologiste français, né à Hazebrouck (1778-1855) ; auteur de beaux travaux sur les diptères.
macque ou maque [ma-ke] n. f. Outil à
branches cannelées, servant à broyer le chanvre, le lin. (Syn. machacoire.) Sorte de presse, qui a des mâchoires entre lesquelles on comprime les loupes de fer au sortir du four.
macquer [ma-ké] v. a. Briser avec la macque : macquer le chanvre, le lin.
Macquer [»ia-/ièr](PierreJoseph), chimiste français, né et m. à Paris (1718-1784). Il reconnut la vraie nature de l'arsenic, la composition du lait, etc.
macquerie [ma-ke-rî] n. f. Veine de matière étrangère, qui coupe une ardoisière du S. au N.
macque Vin [ma-ke-vin] n. m. Sorte de liqueur, composée de vin cuit et d'eau-de-vie.
macranthe adj. (préf. macro, et gr. anthos, fleur). Qui a de grandes fleurs. N. m. Genre de légumineuses, comprenant des plantes volubiles de l'Inde et de l'Indo-Chine dont on mange les cosses fraîches, comme en Europe les haricots.
macre n.f. Bot. Genre d'haloragées de l'Europe moyenne, de l'Asie et de l'Afrique tropicales.
— Encycl. Les macres sont des plantes aquatiques ; la plus connue est la macre nageante (trapa natans) des étangs, dont les feuilles supérieures sont groupées en rosettes et les inférieures réduites à l'état de filaments. Le fruit de cette variété, appelé châtaigne d'eau, cornue, comuelle, truffe d'eau, noix d'eau, etc., est comestible ; il est entouré d'une coque épaisse, pourvue de quatre cornes épineuses. On le consomme cru ou cuit à l'eau.
Macready [kri-di] (William Charles), tragédien anglais, né à Londres, m. à Chellenham (1793-1873).
macreuse [kreu-ze] n- f. Genre de canards voyageurs des régions . __ ,
boréales, qui font des .^esv -s-, passages dans les pays tempérés. Boucher.
Viande maigre qui se trouve sur l'os à moelle de l'épaule. Avoir du sang de macreuse, être d'un tempérament très froid.
— Encycl. Ornith.
Les macreuses (œdemia) sont des anatidés de taille moyenne, à bec large, à queue
Courte, à plumage plus Macreuse.
ou moins foncé. Toutes
les espèces habitent l'hémisphère boréal et émigrent en automne vers les régions chaudes pour remonter en avril jusqu'au Groenland.
Leur chair est comestible, mais souvent huileuse et rance. La superstition populaire a longtemps considéré ces oiseaux comme merveilleux, assurant par exemple qu'ils étaient produits sans œufs, mais la science a fait justice de ces légendes.