‹ Le Larousse pour tousChapitre 931 sur 979 · TRAÎNÉE · texte numérisé non relu

TRAÎNÉE

vermiller [vèr-mi, Il mil., é] v. n. Se dit du sanglier et du cochon, qui fouillent la terre pour y trouver des vers, des racines.

vermillon [vèr-mi, Il mil., on] n. m. (de vermeil). Sulfure rouge de mercure pulvérisé ou cinabre. Couleur qu'on en tire. Fig. Couleur semblable au cinabre : le vermillon des joues.

vermillonné [vèr-mi, II mil., o-né], e adj. Qui a la couleur du vermillon.

vermillonner [vèr-mi, II mil., o-né] v. a. Enduire, peindre de vermillon.

vermillonner [vèr-mi, u mil., o-né] v. n.

Vêner. En parlant du blaireau, fouir la terre pour y trouver des tubercules, des racines : le sanglier vermille, le blaireau vermillonné.

vermination [vér, si-on] n. f. (du lat. vermis, ver). Pullulation des vers intestinaux.

Vermine [ver] n. f. (du lat. vermis, ver). Insectes malpropres, nuisibles : mendiant dévoré de vermine. Fig. Ce qui ronge, ce qui détruit progressivement : l'envie est la vermine de la gloire. Pop. Canaille, vile populace, personnes méchantes et nuisibles.

vermineux, euse foér-DiS-neû, eu-ze] adj. (lat. verminosus). M éd. Se dit des maladies produites par les vers intestinaux.

verminière [vèr] n. f. Amas de vermine (Vx.) Fosse où l'on fait développer des vers ou larves d'insectes, qu'on destine à la nourriture des volailles.

vermiothe [ver] n. m. Path. Substance produite par la surface ulcérée de l'épithélioma de la langue, et qui apparaît quand on presse celle-ci.

Vermis [oêr-ntiss] n. m. (mot lat. signif. ter). Partie du cervelet qui a un aspect vermiforme.

vermisseau [vhr-mi-sô] n. m. (du lat. vermi-

cellus, petit ver). Petit ver de terre. Fig. Etre faible et vil: l'homme n'est qu'un vermisseau en face de l,i nature.

vermivore[î',r]adj. (du lat. uermfs,ver, et »o-

rare, dévorer). Qui se nourrit de vers.

Vermont [vèr-m<m\ un des Etats unis de l'Amérique ; 344.000 h. Capit. Montpellier. Agriculture et industrie très prospères.

Vermorel (Aug.-Jean-Marle), journaliste français, né à Denicé (Rhône); membre de la Commune de Paris, il fut blessé sur une barricade, et mourut prisonnier à Versailles (1841-1871).

vermouler [vèr-mou-ù] (se) v. pr. Commencer à devenir vermoulu.

vermoulu, e [vèr] adj. (de ver, et moulu). Piqué des vcr> : bois vermoulu.

vermoulure [r,v] n. r de vermoulu . Trace

que laissent les \> qu'ils ont ronge. Pou-

dre île bois, qui sort des trous faits par les vers.

vermout ou vermouth [uer-mouf] n. m.

(de l'allem. vermut, absinthe; Vin blanc, dans lequel onafait infuser différentes substances amères.

VER

et toniques (absinthe, aunéc, acore, badiane, can-

nelle, chardon bénit, coriandre, centaurée, écorce

mère, galanga, girofle, quaesia, quinquina.

Bureau, etc.) et que l'un consomme comme apéritif

Vem, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 11 kil. de Segré, sur l'IIommée ; 1.090 b. Carrières.

Vem, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 10 kil. de Rennes; 1.295 h.

vcmaculaire [vtr, lire] adj. (du lat. vernaculus, indigène). Qui est propre au pays : nom vernai ulaire. N. m. Langue propre au pays indigène : les vernaculaires de l'Inde.

Vemaille n. t. Miner. Syn. de CORINDON.

Vemaison, comm. du Rhône, arr. et à 10 kil. (le Lyon ; 1.230 h.

vemal, e, aux [vèr] adj. (lat. vernalit). Qui se rapporte au printemps. Point vemal, point équi- I du printemps.

Vemantes, comm. de Maine-et-Loire, arr. et a 23 kil. de Baugé ; 1.870 h.

Vemarède (La), comm. du Gard, arr. et à 28 kil. d'Alais ; 2.510 h. Houille.

vematiOIl n. f. Syn. de préfoliation.

Vernayaz, bourg de Suisse (cant. du Valais), sur la rive gauche et à peu de distance du Rhône, en aval de son confluent avec le Trient; 800 h. Aux environs, belles gorges du Trient et cascade de Pissevache.

Veme n.m.JBof.V.VERaNE.

Verne [t>êr-ne] n. f. Partie de la bascule à laquelle est attaché le seau qui sert à vider l'eau d'une ardoisière.

Verne [vérité] (Jules), romancier scientifique français, né à Nantes, m. à Amiens (1828- 1905). Auteur de romans scientifiques et géographiques : les linfants du capitaine Grant,

Jules Vei ne.

Claude-Joseph Vernet.

Voyage au centre de la terre, Vingt mille lieues sous 1rs mers, Vile mystérieuse, le Tour du monde en 80 jours, Michel Strogoff,etc, œuvres d'une invention ingénieuse et piquante, attachantes en même temps qu'instructives. En collaboration avec Dennery, Jules Verne a tiré de ses romans des pièces à grand spectacle.

VemeS [vbr-ne] (Maurice-Louis), publicisteetérudit protestant, né à Mauroy, en 1845. auteur d'ouvrages sur l'histoire des religions : Histoire des idées messianiques. Histoire du peuple Israélite, Ou prétendu polythéisme des Hébreux.

Vernet [vtr-nè], comm.

des Pyrénées-Orientales, arr.

etàllkil.dePrades; 1.140 h.

Sources sulfureuses.

Vernet [t)èr-nê](Claude- Joseph), peintre de marines français, né à Avignon, m. à Paris (1714-1789,'. Il a exécuté avec vigueur et correction plus de 200 tableaux ; ses effets de lumière sont magnifiques : Citons : Vue de Marseille, le Naufrage, les Baigneuses, etc.

Vernet [vir-né] (Carie), fils du précédent , peintre français, né à Bordeaux, m.

à Paris (1758-1835). Il inaugura avec Gros la peinture militaire et il excella dans les chasses et les scènes populaires : Chasse au daim à Rambouillet, le Chien du duc d'Enghien, etc. — Horace Vernet, peintre français, (ils et petit-fils des précédents, né et m. à Paris (1789- 1803). Il est le peintre de batailles par excellence ; son œuvre est immense. On lui a reproché sa composition trop facile, nul n'a mieux su reproduire une action, lui donner de la vie et en rendre tous les détails. Citons de lui:

la Pont d'Arcole, Edith cherchant le corps d'Harold, léna.

la Barrière de Cliehy, la Prise de la Smalah , etc.

Vemet-la-Varenne, comm. du Puy-de- Dôme, arr. et à 20 kil. d'Issoire.surle Souchon; 1 .980 h.

Verneuil [neu, l mil.], eh.-l. de c. (Eure), arr. et à 50 kil. d'Evreux. sur l'Avre; 4.450 h. (Vernoliens). Ch. de f. O. — Le canton a 14 comm. et 9.260 h.

Vemeuil (Auguste), chirurgien français, né à Paris, m. à Maisons-Laffitte( 1823-1 895), auteur de travaux remarquables sur le tétanos et la tuberculose.

Verneuil-sur-Vienne, comm. de la iiaute-

Vienne, arr. et à 18 kil. de Limoges ; 2.120 h. Ch. de f. Orl. Papeterie, porcelaine.

vernicifère [vér] adj. (de vernis, et du lat. ferre, porter). Qui produit du vernis.

vernier [uèr-m'-e] n. m. (du n. de l'inventeur). Petit instrument de géométrie, au moyen duquel on peut mesurer avec la plus grande précision : le vernier se compose d'une petite règle mobile qui >jlis*c le long a une gravide.

Vernier, comm. de Suisse (cant. de Genève) ; 1.400 h. Forces motrices du Rhône.

vernière [vèr] n. f. Lieu planté de vernes ou vergnes (aunes).

Vemir [vèr] v. a. (de vernis). Enduire de vernis. Fig. Donner une apparence flatteuse, brillante. Dévernir.

vemiS [uér-nz] n. m. Enduit transparent dont on couvre la surface de certains ouvrages pou:- les préserver de l'action de l'air, de l'humidité, ou pour

leur donner de l'éclat. Nom donné à divers végétaux qui fournissent des vernis : le vernis du Japon. Fig. Eclat, apparence brillante : couvrir ses vices d'un vernis a élégance. Arg. boulev. Petits vernis, élégants, gommeux.

— Encyci.. Bol. Parmi les végétaux appelés vernis figurent beaucoup de sumacs, des badamiers. des arbres à laque, etc., qui fournissent des sucs résineux employés à la fabrication des vernis. En France on appelle improprement vernis du Japon une simarubacéc.dont le nom propre est allante glanduleux.

— Techn. Les vernis sont des dissolutions de gommes-résines ou de résines dans des dissolvants appropriés, et servent à protéger les surfaces contre l'air, 1 eau ou à leur donner du brillant et de l'éclat.

On distingue les vernis à l'alcool (dissolution de gomme laque, sandaraque. élémi, etc., dans l'alcool, l'éther, l'acétone, etc.), utilisés en maroquinerie, reliure, ébénisterie ; les vernis à l'essence (copal, danunar, mastic, etc., dissous dans l'essence de térébenthine), utilisés pour vernir les tableaux ; enfin les vernis gras, dans lesquels entrent du copal, de l'huile de lia, de l'essence de térébenthine, etc., et que l'on utilise en carrosserie, en ébénisterie, en imprimerie, etc. On les classe aussi en vernis au pinceau, assez fluides, et vernis au tampon, plus consistants.

vernissage [vèr-ni-sa-je] n. m. Action de vernir; résultat de cette action. Jour qui précède l'ouverture d'une exposition de tableaux, et pendant lequel les artistes sont censés vernir leurs tableaux. Phot. Action de protéger la surface gélatinée des phototypes en la recouvrant d'un vernis.

Vernissé [vèr-ni-sé], e adj. Enduit de vernis, en parlant des poteries.

Vernisser [vér-ni-sé] v. a. Vernirde la poterie.

vemisseur [vèr-ni-seur] n. et adj. m. Artisan qui fait ou emploie des vernis.

VemiSSUre [vèr-nisu-re] n. f. Application du vernis. Vernis appliqué.

VemiX caseosa n. m. Enduit graisseux, qui recouvre le corps du fœtus pendant la vie utérine et au moment de la naissance.

Vernoil, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 24 kil. de Baugé; 1.590 h.

Vemon, ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 30 kil. d'Evreux, sur la Seine; 8.870 h. (Vernonais). Ateliers de constructions militaires. Forges. — Le cant. a 14 comm. et 12.300 h.

vernonie \vèr-no-nt] n.f. Genre de composées, qui croissent dans les régions chaudes des deux hémisphères. (Ce sont des herbes laticiféres vivaces, à fruits alternes, et dont les racines sont employées comme fébrifuges, anthelminthiques et émétiques.)

vernos ou vernots rȏr-no] n. m. pi. Pop.

Souliers vernis. Adjectiv. : des croqueneaux vernots.

VemOU, comm. d'Indre-et-Loire , arr. et à 14 kil. de Tours; 1.910 h.

Vemoux [hou], ch.-l. de c. (Ardèchei, arr. et à 24 kil. de Tournon ; 2.750 h. — Le cant. a 9 comm. et 9.550 h.

VemOUX, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 22 kil.de Parthenay ; 1.620 h.

vérole n. f. (lat. du m. âge variola; du lat. varius, varié). La syphilis (v. ce mot). Petite vérole, syn. de variole-

vérole, e adj. et n. Qui a la vérole. Tuile vérolèe, tuile remplie de trous à sa surface, par suite d'un défaut de moulage ou de cuisson.

Vérolette n. f. Syn. de varicelle.

Verolie [li] n. f. Droit en vertu duquel le seigneur imposait l'usage du moulin banal.

vérolique adj. Qui a rapport à la vérole : pustule vérolique.

VérolOÏde adj. (de vérole, et du gr. eidos, aspect). Se dit des accidents pathologiques qui ressemblent à ceux de la vérole ou syphilis.

Veromanduens ou Veromandui, peupie de la Gaule romaine (Belgique II«1. Cap. Augusta Veromanduorum (auj. Saint-Quentin).

Véron (Louis Désiré), connu sous le nomdeZe docteur Véron, n.et m. à Paris (1798-18G7), publiciste français, auteur des Mémoires d'un bourgeois de Paris.

Véron (Pierre), littérateur et journaliste, né et m. à Paris (1833-1900); auteur d'ouvrages humoristiques sur les mœurs du temps : les Marionnettes de Paris, Propos d'un boulevardier, etc.

Vérone, v. d'Italie, sur l'Adige, ch.-l. de la prov. de son nom ; 73.000 h. ( Véronais). Etoffes de soie, machines. Cour suprême de justice, Académies; nombreuses antiquités romaines. Cathédrale du xe siècle. Vérone, longtemps république indépendante, est encore l'une des places fortes du fameux quadrilatère lombard (Vérone, Mantouc, Peschiera, Legnano).

Vérone (Congres de), congrès diplomatique tenu à Vérone d'octobre a décembre 1822, et où fut notamment décidée l'intervention française en Espagne. Les empereurs d'Autriche et de Russie, le roi de Prusse y assistèrent en personne. Le congrès de Vérone fut l'une des manifestations par lesquelles l'Europe, victorieuse de Napoléon et docile à la politique de Metternich, s'efforça de maintenir les idées conservatrices et monarchiques.

Véronèse (Paul Caliari, dit Paul), peintre italien de l'école vénitienne, né à Vérone, m. à Venise (1328-1588), auteur des JVuces de t'ana, du Itepas chez Simon le Pharisien, du Triomphe de Venise, de l'Enlèvement d'Europe, etc Ses tableaux, somptueux et mouvementés, ornés de monuments magnifiques, brillent par l'élégance, la richesse du coloris et l'harmonie, de toutes les parties.

Véronique, femme

juive qui, selon la tradition, essuya le visage de Jésus montant au Calvaire, avec un linge blanc, où se grava l'empreinte des traits du Sauveur. „' '"

^TA*in«{min e t- P. veronese.

véronique n. f. Linge

conservé à Saint-Pierre de Rome, et sur lequel on voit l'image de la figure du Christ. V. Véronique. Véronique n.f. Genre de scrofulariacées, des régions tempérées du globe.

VER

Véronique : a, fleur; >, coupe de la fleur.

— Encyci.. Les véroniques (veronica) sont des plantes tantôt herbacées, tantôt ligneuses, à feuilles généralement opposées, à fleurs bleues, roses, isolées ou groupées en grappes ou en épis. La véronique, officinale ou thé d'Kurope, commune dans les bois, est employée comme succédané du thé. La véronique en épi, a fleurs bleues en épi allongé, croit dans les sols sablonneux ; la véronique beccalonga, salade de chouette ou cresson de cheval, qui croit au bord des eaux, est consommée en salade ou cuite. La véronique petit chêne, ou fausse germandrée, est très répandue en France.

Véronique sainte), religieuse italienne, née dans le Milanais ( 1446-1497). Elle se distingua par 1 austérité de ses pénitences. — Fête le 13 janvier.

Vérot [ro] n. m. Vitic. Sya.

de-IRESSOT.

véroter [té] v. n. Chercher des vers pour la pêche.

Vérotier [tiré] n.m. Celui qui fouille le sable pour y trouver les vers qui servent d'appât.

VerotiS [ti] n. m. Espèce de ver rouge, dont les pêcheurs se servent comme d'appât.

Verpillière (La), ch.-l. de c. (Isère-, arr. et à 25 kil. de Vienne; 1.280 h. Ch. de f. P.-L.-M. Soie. — Le cant a 10 comm. et 11.800 h.

verpunte [vér-pon-te] n. m. Pain de sucre

manqué.

Verqueux [vèr-keu] n. m. Pêch. Verveux pour la pêche des aloses.

verraille [ve-ra, Il mil., e] n. f. Menus objets de verrerie.

Verrain n. m. Autre orthogr. de vérin.

verrat [vè-rà] n. m. (lat. verres). Porc mâle considéré comme reproducteur : le verrat peut reproduire depuis l'âge de trois mois jusqu'à sept ou huit ans; après ce temps, on lui fait subir la castration et on l'engraisse.

Verrazano (Giovanni da), navigateur italien du xvi« sièele, né près de Florence vers i486, m. au Brésil en 1528. Il découvrit en 1324, au cours d'une exploration faite pour le compte de François I", une partie de la côte atlantique de l'Amérique du Nord.

verre [»è-re] n. m. (lat. vitrum). Corps solide, transparent et fragile, produit de la fusion d'un sable siliceux mêlé de potasse ou de soude : le verre est très cassant. Objet fait de verre : verredemoutre. Vase à boire, fait de verre: verre à pied; ce qu'il contient : boire un verre de vin. Verre double, verre très épais. Papier de verre, papier enduit de poudre de verre, dont on se sert pour polir. Verre étonné, verre que l'on jette dans l'eau quand il est encore à l'état fondu. Maison de verre, maison où il n'y a rien de secret. Petit verre, liqueur alcoolique qu'on prend dans un verre de petite dimension : boire un petit verre. Pop. Derrière. Casser le verre de sa montre, tomber sur son derrière. Allus. littér. :

Et comme elle a l'éclat du verre, Elle en a la fragilité.

vers de Corneille (Polyeucte, IV).

Mon verre n'est pas giand, mais je bois dans mon verre,

vers d'Alfred de Musset, dans la dédicace de la Coupe et les Lèvres. Cela signifie : je n'ai pas de grandes ambitions, mais du moins je n'emprunte rien à personne.

— Encycl. Les Phéniciens savaient fabriquer le verre ; Tyr et Sidon étaient célèbres pour leur fabrication ; les Egyptiens le connurent aussi, comme en témoignent les peintures découvertes dans les hypogées. De l'Egypte, l'art de la verrerie passa à Rome, puis à Byzance. Au moyen âge. c'est Venise qui avait le monopole de la fabrication, et ses secrets étaient gardés jalousement ; mais, grâce à Colbert, on les connut en France, et l'industrie du verre arriva peu à peu chez nous à un haut degré de perfection. V. VERRERIE.

Le verre est. chimiquement, un mélange de polysilicates alcalins, alcalino-terreux ou plombeux, fondus en une masse transparente, amorphe, susceptible de se travailler à l'état pâteux et de prendre, par soufflage ou coulage, les formes les plus diverses ; à l'état solide, on modifie sa forme, par la taille.

On distingue les verres à une seule base (potasse ou soude), dont on se sert pour durcir les pierres tendres ; verres potassico-cateiques ou sodico-calciciques (verre blanc, verre de Bohême), servant à la fatrication de la verrerie fine, de la gobeleterie et du crown ; verres jiotassico-plombeux, servant à la fabrication du cristal, du flint, du strass; verres à base d'alcali, chaux, alumine et fer (verre vert, verre à bouteilles) ; émaux, tannâtes et silicates potassico-plombeux, servant à l'imitation des pierreries et pour les couvertes de poteries.

Les composants sont mélangés intimement, puis calcinés pour en chasser l'eau i fritte); on ajoute au mélange, s'il y a lieu, des débris de verre (groisiï) puis on le met dans des creusets ou pots de terre réfractaire, contenant 600 à 800 kilogrammes de matière, et que Ton glisse dans des fours dont la température est poussée progressivement jusqu'à 1.200». La masse fond peu à peu, se vitrifie; on brasse le mélange (niaclage) ; on l'écume pour en retirer les impuretés qui surnagent (fiel de verre) ; on le décolore ou le colore suivant le cas ; puis la température du four est abaissée jusque vers 800» et la masse vitreuse conserve alors la viscosité voulue pour être travaillée.

Les fours sont disposés de manière à permettre à plusieurs ouvriers de travailler simultanément et sont pourvus, de distance en distance, d'ouvertures (ouvreaux), en face desquelles se trouvent les pots, et par lesquelles les ouvriers cueillent, à l'aide de la canne, une petite masse de verre (paraison), qu'ils amènent à la forme voulue en soufflant dans la canne et en imprimant à celle-ci des mouvements divers. Les vitres proviennent d'un manchon obtenu de cette manière, et dont on rogne ensuite les deux calottes,

VER

VER

Verre : 1. Fabrication du verre ; 2. Ouvrier soufflant une bouteille ; 3. Ouvrier soufflant une bonbonne.

puis qu'on étend après l'avoir fendu dans sa longueur. On est arrivé aussi à produire des vitres par étirage d'un mélange de verre pâteux. Les bouteilles et flacons sont soufflés dans des moules soit à la canne, soit, assez fréquemmentaujourd'huifpouréviter aux ouvriers la fatigue d'un travail aussi pénible et la contagion des maladie's microbiennes), à la machine. Les ustensiles qui composent la gobeleterie (verres a boire en particulier) sont snufflésàlacanne ou à l'air comprimé, façonnés et modelés à chaud au moyen de divers outils ; l'ouvrier ajoute de temps à autre, et suivant la forme que doit avoir l'objet qu'il travaille, de petites paraisons, qu'un aide lui présente au bout d'une tige (pontil). Les glaces sont coulées sur de grandes tables de fonte (v. glace) ; les verres d'optique (cristal) sont également coulés en moules et polis ensuite à l'aide de meules d'émeri.

Toutes les pièces de verrerie, delà vitre à la glace, doivent subir l'opération du recuit, c'est-à-dire être I»lacéesdans des foursdont la températurenes'abaisse que lentement; car le verre refroidi sans transition ne résisterait pas au moindre écart de température.

Enfin, les objets sortant du four à recuire peuvent être décorés (gravés, taillés, etc.). On se sert a cet effet soit des meules d'émeri, soit de machines à jet de sable, soit d'acide fluorhydrique. Outre les applications indiquées ci-dessus, le verre est susceptible d'être étiré en fils, dont on confectionne des tissus calorifuges. Dévitrifié, c'est-à-dire soumis à la fusion et aggloméré par pression, il sert à la fabrication de dalles de revêtement solides et propres (pierre de verre). Pulvérisé et répandu sur du papier enduit de colle forte, il constitue le papier de verre.

Verre d'eau [le), une des plus agréables comédies de Scribe, intrigue amusante, où l'auteur s'efforce de montrer que les plus grands événements sont parfois amenés par des causes insignifiantes. Le verre d'eau est celui que la duchesse de Marlborough renversa sur la robe de la reine Anne, d'où la disgrâce de son mari et du parti whig, etc. (1840).

Verre [vè-ré], 6 adj. Saupoudré de verre en poudre : papier verre.

Verrebrock, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Saint-Nicolas'; 1.340 h.

verréfi [vô-ré] n. f. Contenu d'un verre plein.

Verrerie [vè-re-rt] n. f. (de verrier). Art de faire le verre, l'sine où on le fabrique. Ouvrages de verre : boutique de verrerie.

— Encycl. Bx-arts. Pline attribue l'invention du verre à des marchands phéniciens qui employèrent, pour exhausser les marmites où ils faisaient cuire leurs repas, des pains de nitre de leur cargaison. Ce nitre ayant été soumis à l'action du feu avec le sable répandu sur le littoral du fleuve, ils virent couler des ruisseaux transparents d'une liqueur inconnue, qui n'était autre que du verre incandescent. Dans l'antiquité, Sydon et Tyr furent, avec Thèbes, les principales cités qui se soient livrées à l'industrie du verre. Les Egyptiens apportèrent à Rome leurs travaux de verrerie, et bientôt Rome fut en état de fabriquer du verre colorié et taillé. La Gaule suivit bientôt ce mouvement artistique. Après les invasions des Barbares, ce fut à Byzance que se réfugièrent les artistes verriers de l'Italie et de la Gaule. A la fin de l'empire byzantin, les artistes grecs trouvèrent un asile à Venise. La republique vénitienne surveilla des lors le monopole de la précieuse industrie et punit des peines les plus sévères l'exportation des matières premières et des recettes de fabrication. Angelo Berovierio, Dominique Miotti furent les principaux maîtres vénitiens,

L'Allemagne fut le premier des pays d'Europe à secouer le monopole vénitien. Elle "fut suivie de près par la Bohême. En France, la fabrication du verre depuis l'époque gallo-romaine ne fut jamais abandonnée complètement et de tout temps elle fut protégée par les souverains. Les applications qu'un faitactuellement du verre sont innombrables, depuis les opalines, céramo-cristal, etc., dont on fait des revêtements qu'il est facile de maintenir toujours en parfait état de propreté, les verres mosaïques, filigranes, givrés, etc., jusqu'aux imitations du diamant et des perles De nos jours les verriers DuUm, Kopping.Tiffany, Galle ont donné un essor considérable à la verrerie artistique.

Verres [rèss] (Caius Licinius), proconsul romain, né à Rome en 119 av J.-C. Célèbre par sa vénalité et ses déprédations dans les villes de Sicile, il fut accusé de concussion par Cicéron. Il prévint

le jugement et s'exila volontairement. C'était un collectionneur passionné d'objets d'art.

Verrie (La), comm. de la Vendée, arr. et à 52 kil. de La Roche-sur-Yon ; â.240 h.

verrier [vt-ri-é] n. m. (de verre). Celui qui fait du verre, des ouvrages en verre, et spécialement des vitraux, des verrières : les nobles, sous l'ancien régime, pouvaient exercer sans déroger le métier de verrier. Panier d'osier ou de fil de fer, pour mettre les verres à boire. Adjectiv.

Peintre verrier, peintre sur verre.

— Encycl. Pathol. Le verrier, ou mieux le souffleur de verre, est presque toujours atteint d'emphysè- Verrier,

me pulmonaire; on note aussi chez lui la présence de hernie, de dilatation du cœur, de néphrite, etc. Il contracte souvent la syphilis et la tuberculose : les progrès mécaniques et les règlements sanitaires diminuent peu à peu les causes de contagion.

verrière [ve-ri] ou verrine [vè-ri-ne] n. f.

(de verre). Cuvette pleine d'eau où l'on place des verres à pied. Vitre placée devant un tableau, une châsse, etc., pour les protéger. Fenêtre garnie de vitraux peints. Grand vitrail : les verrières de Notre-Dame.

Verrières (Les), comm. de Suisse (cant. de Neuchâtel), à la frontière française; 1.160 h. Horlogerie, élève de bétail. Les Verrières-Françaises ou Verrières-de-Joux (départ, du Doubs) forment un village de 620 h.

Verrières-le-BuiSSOn, comm. de Seineet-Oise, arr. et à !5 kil. de Versailles ; 1.500 h.

Verrillon [vè-ri, II mil.] n. m. Xylophone fait de touches de verre.

Verrin n. m. Mécan. V. vérin.

Verrine [vè-ri] n. f. (de verre). Syn. de verrière. Cloche de jardinier, faite de morceaux de verre réunis par des lames de plomb. Tube de verre dont on fait des baromètres. Bot. Nom vulgaire de la prêle des ckamps. Verrine d'Allemagne, petits fragments de verre soufflé, dont on saupoudre des images et des surtouts de table.

Verrines (les), discours de Cicéron contre le proconsul Verres, chef-d'œuvre du grand orateur. Les plaidoyers de Cicéron (De la préture urbaine; De l'administration de la justice en Sicile; Des affaires de blé; Des statues et des œuvres d'art ; Des supplices), en dehors de leur mérite littéraire, fournissent de précieux renseignements sur le droit ancien, ainsi que sur l'histoire de l'art (71 av. J.-C).

VerrOChiO [Mo] (Andréa de' Cioni, dit deli, statuaire, peintre et architecte italien, né à Florence, m. à Venise(1435-1488). C'est un sculpteur plein de simplicité et de réalisme, à qui l'on doit, entre autres oeuvres : David adolescent, la Décollation de saint Jean Baptiste, l'Incrédulité de saint Thomas.etc.

verrot [vè-ro] ou verreau [vè-rô] n. m. (de ver). Nom donné par les jardiniers aux vers, chenilles, etc., qui rongent les plantes.

verroterie [vè-ro-te-ri] n. f. (de verre). Petits ouvrages de verre, coloriés et travaillés, dont on fait des colliers, des bracelets, etc. : les nègres affectionnent particulièrement la verroterie.

verrou [vè-rou] n. m. (du lat. veruculum, petits broche). Pièce de métal qui va et vient entre deux crampons, et que l'on pousse pour fermer une porte ou une fenêtre. Verrou de sûreté, verrou auquel est adapté une serrure, t'ig .

Sous les verrous, en prison.

Porter l'èpée en verrou, la porter horizontalement. Ch.

du f. Appareil qui sert à caler les lames d'un aiguillage.

— Encycl. On distingue divers types de verrous : le rerrou à coquille, ayant une platine percée d;unc sorte de mortaise, dans laquelle Be meut le pouce ou bouton ; le verrou - capucine , maintenu sur la platine par deux cramponnets ; le verrou " cuvette, fait d'une tige cylindrique avec cran d'arrêt : le verrou à ressort, qui est muni d'un pêne, dont le

Verrous.

dessous est garni d'un ressort a palette, et qui prend les noma de vevvott demi-placard, verrou quart-placard, verrou léger, suivant la force qu'il possède. Dans c ii catégorie, on distingue les verrous ii arrêt, << botte, à oit, à tige demi-ronde, tur champ, etc. Le verrou de sûreté est une véritable serrure a pêne ; il comprend : le oerrou à pompe, d gorges, etc.

Verrouiller r vè-vou. Il mil., e] v. a. Fermer au verrou : verrouiller sa porte. Enfermer : verrouiller un prisonnier.

verrUCaireruè-ru-Kè-re] n. f. Genre de lichens, qui croissent sur les branches mottes.

verrucifère [vè-ru] adj. (du lat. verruca, verrue, et ferre, porter). Qui porte des verrues, des excroissances.

verruciforme [vè-ru] adj. (du lat. verruca, verrue, et forma, forme). Qui a la forme d'une verrue.

verrucosité [re-ru-fto-ail n. f. Nom donné aux excroissances de petites dimensions qui apparaissent groupées, parfois en nombre considérable, sur les tissus animaux.

VerruCUle [vè-ru] n. f. Petite verrue.

verruculeux, euse [vè-ru-ku-leu, eu-ze] adj .

Qui est muni de vermeilles.

verrue [vè-rû] n. f. (lat. verruca). Petite tumeur qui se développe à la surface de la peau, et qui résulte de l'hypertrophie des papilles, du derme surtout. Fig. Vice, défaut. Bot. Herbe aux verrues, v. verrucaire.

— Encycl. Pathol. Les verrues sont parfois très tenaces; parfois aussi elles disparaissent spontanément; en certains cas et chez certains individus, elles semblent inoculables. On les détruit par des badigeonnages avec du collodion au sublimé, ou par cautérisation.

Verruga [vè-ru] n. f. Maladie particulière aux pays chauds.

— Encycl- La verruga est endémique, inoculable, mais non contagieuse. Elle est caractérisée par des taches blanches, qui se transforment en papules, puis en pustules, lesquelles donnent issue à un pus épais. Ces pustules finissent par s'étendre en forme d'ulcères. La maladie est toujours longue et à forme chronique ; les individus qui guérissent sont généralement défigurés. De bonnes précautions hygiéniques semblent donner de bons résultats-

verruqueUX, euse [vè-ru-keu, eu-ze] adj.

Rempli de verrues : mains verruqueuses.

Verruyes, comm. du dép. des Deux-Sèvres, arr. et à 18 kil. de Parthenay; 1.820 h.

Vers[uér]n. m. (lat. versus). Assemblage de mots rythmés d'après la quantité des syllabes, comme en latin ou en grec (vers métriques); d'après leur accentuation, comme en allemand ou en anglais (l'ers rythmiques); ou d'après leur nombre, comme en français (vers sytlabiques). Vers faux, vers qui pèche contre les règles. Vers libres, de différentes mesures. Vers blancs, nnn rimes.

— Encycl. Le vers doit répondre à deux conditions primordiales : il doit donner l'impression d'un rythme déterminé et constituer un tout indépendant de ce qui précède et de ce qui suit. Pour que le vers donne l'impression d'un rythme, il faut : 1» qu'il puisse se partager en un certain nombre de portions de rythmes appelées pieds; 2° que ces pieds soient égaux. La division en pieds peut reposer sur deux principes différents : le vers peut être syllabique (français, espagnol). Dans ce cas, toutes les syllabes ont une valeur égale et constituent chacune un pied, ou métrique (grec, latin). Les pieds sont constitués par un certain nombre de syllabes, longues ou brèves, placées dans un ordre déterminé, la syllabe longue valant deux fois la syllabe brève : on tient donc compte de la quantité des syllabes et non de leur nombre.

Pour que le vers donne l'impression d'un tout indépendant, il faut que la fin du vers soit rendue nettement sensible à l'oreille. Dans les vers métriques, on doit trouver, aussi près que possible de la fin d'un vers, le pied fondamental du vers. Dans les vers syllabiques, la fin du vers, marquée au moyen âge par l'assonance, est indiquée aujourd'hui par la rime.

Vers dorés, recueil de soixante et onze vers grecs, préceptes moraux attribués à Pythagore (vi« s. av. J.-C).

vers n. m. pi. Zool. V. ver.

vers [ver] prép. (du lai. versus, tourné). Dans la direction de : tourner les yeux vers le ciel. A peu près au temps où : vers midi.

versable [vèr] adj. Se dit d'une voiture qui peut verser. (Peu us.)

versade [vèr] n

verse. (Peu us.)

versadi [vèr] n.

lect )

versage [vèr] n. m. (de verser}. Opération consistant à vider les wagons, bennes, etc., à mesure qu'ils sont amenés au four. Premier labour donné aux jachères.

Versaillais, e [vèr-sa, Il mil., è, t-ze], originaire ou habitant de Versailles : les Versaillais. Adject. : population versaillaise. Nom donné aux troupes régulières qui ont conquis Paris sur la Commune en 1871.

VersailleS[sa.»mll.,el.ch.-l.dudép. dcSeineet-Oise; 55.000 h. (Versaillais). Ch. de f. Etat et Gr. ceinture, à 18 kil. S. -O.de Paris. Evêché ; école d'artillerie. Magnifique palais (musée historique), où siégea le Parlement français de 1871 à 1878, et où siège encore le Congrès pour l'élection du présidentdela République, Parc dessiné par Le Nôtre et décoré de superbes jeux hydrauliques ; dans le palais, que complètent le grand et le petit Trianon et autres édifices séparés, on voit un riche musée de peintures et de sculptures relatives à l'histoire de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, ainsi que de plu sieurs hommes célèbres : abbé de l'Epée. Hoche, lloudon, Du- Ois, Ai-nault. Patrie de Louis XV, Alexandre Berthier, Gourgaud. — L'arrond. a 10 cant., 118 comm., 281.300 n. Versailles est divisé intons, comprenant i« comm,

— Encycl, Versailles est l'œuvre de Louis XIV, «lui conserva le petit château de chasse bâti par Louis XIII et fit édifier, à partir de 1661 par Levau,

f. Chute d'une voiture qui m. Marcotte de la vigne. (Dia-

Armes do Versatiles.

VEK

VER

puis en 1676, par Mansard, le monument, d'une réelle majesté, qui fut le centre d'attraction de la ville royale, aux rues symétriques et aux avenues imposantes. En 1783 y fut signé le traité qui mettait fin à la guerre d'Amérique. En 1788, l'assemblée des notables, suivie de la convocation des états généraux et du célèbre serment de la séance du Jeu de paume, fut le prélude des scènes retentissantes de la Révolution. En 1815, Versailles fut livrée à un affreux pillage par les Prussiens. En 1870, elle devint le quartier général de l'armée allemande et n'échappa que par cette circonstance fortuite à une nouvelle dévastation, v. trianon.

versaire [vrr-sè-re] ii. f. T. rur. Nom vulgaire de la jachère dans quelques parties de la France.

versant [vèr-san] n. m. Pente d'un des côtés d'une chaine de montagnes.

versant [vèr-san], 6 adj. Sujet à verser, en parlant d'une voiture : les berlines sont peu versantes.

versatile [vèr] adj. (du lat. versatilis, facile à tourner). Sujet à changer, changeant ; inconstant : esprit versatile. (Ne s'emploie qu'au fig.) Bot. Syn. de oscillant, en parlant des anthères. Ornilh.' .Se dit du doigt interne des oiseaux, quand il peut se porter en avant et en arrière.

versatilité [vèr] n. f. Etat de ce qui est versatile : la versatilité des opinions.

VersChllUring (Henri), peintre hollandais, né à Gorkum (1627-1690), auteur de tableaux de bataille d'une grande vérité.

verse [vèr-se] n. f. (de verser). Action de verser : la verse du grain. Accident par lequel les moissons sur pied sont couchées à terre. Grande corbeille contenant 25 à 30 livres.de charbon de bois. A verseloc. adv. Abondamment, en parlant de la pluie qui tombe.

Verse [vèr-sé] adj. (du lat. versus, tourné). Géom. Sinus verse, partie du rayon d'un arc comprise entre l'arc et le pied du sinus.

versé, e [vèr] adj. Exercé, expérimenté : versé dans les sciences.

versé, e adj. Blas. Syn. de renversé.

Verseau [vèr-sô] n. m. (de verse-eau). Pente du dessus d'un entablement non couvert.

Verseau le), nom de l'une des douze constellations du zodiaque, la onzième à partir du Bélier.

1. Le Verseau, constellation, d'après l'allas Flamsteed ; 2. Le Verseau, signe du zodiaque.

Signe du zodiaque qui figurait autrefois la constellation. Le Verseau est formé par un grand nombre de petites étoiles; le Soleil y entre vers le 19 ou 20 janvier et en sort un mois après, pour entrer dans le signe des Poissons.

Versecz, v. d' Austro-Hongrie (Hongrie, comitat de Ternes) ; 21.000 h. Vins, eaux-de-vie.

verselet [vèr-se-lè]n.m. Petit vers. Verset. (Vx.)

Versement [vèr-se-nlan] n. m. Action de verser de l'argent, des valeurs, dans une caisse : échelonner une souscription en plusieurs versements.

verser [vèr-sé] v. a. (lat. versare). Répandre, faire couler : verser du blé dans un sac; versera boire. Faire tomber, en parlant de la voiture que l'on conduit, ou des personnes qu'elle renferme. Fournir en payement : verser mille francs. Coucher à terre, en parlant des moissons sur pied : l'orage a versé les blés. Fi;/. Confier, épancher : verser ses chagrins dans le cœur d'un ami. Infuser, faire pénétrer : verser du baume sur let blessures d'un désespéré. Répandre, distribuer : le soleil nous verse sa Lumière. Verser son sang, donner sa vie. Verser des larmes pleurer. Verser de l'or d pleines mains, le prodiguer. V. n. Tomber sur le coté, en parlant des voitures Etre renversé par le vent, en parlant des blés. Fig Faire une chute morale.

Verset [vèr-sè] n. m. (de vers). Chacun des petits paragraphes qu'il est d'usage de numéroter dans la Bible. Dans l'office du bréviaire, paroles tirées de l'Ecriture et suivies presque toujours d'un répons. Signe typographique en forme de V barré ■y i, que l'on emploie pour indiquer les versets.

Verseur [vèr] n.m. (de verser). Celui qui verse, dans un café. Employé des Halles de Paris, qui distri-

Palais de Versailles, vu de la place d Aimes.

bue le poisson par lots, avant la vente à la criée. Appareil établi à l'orifice d'un puits de mine, pour faire basculer et vider les bennes. Math. Signe dont la longueur et la position indiquent la valeur d'un nombre imaginaire.

verseuse [urr-seu-2e] n. f. (de verser). Cafetière à poignée droite. Femme qui, dans certains établissements, est chargée de verser le café.

versicolore [vèr] adj.

(du lat. versus, changé, et color, couleur). Qui a plusieurs couleurs : ruban versicolore.

versicule ou versi- CUlet [vèr, le] n. m. (lat.

versiculus). Petit vers.

versificateur, trice

[vèr] n. Personne qui fait des

vers, qui se fait remarquer plu- Verseune.

tôt par la facilité et l'élégance

que par l'invention et le génie : un habile versificateur.

Versification [vèr, si-on] n. f. Art de faire des vers : traité de versification. Facture des vers : versification élégante.

Versifier [vèr-si-fi-é] v. n. (du lat. versus, vers, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Faire des vers : versifier avec grâce. V. a. Mettre en vers : versifier une fable.

version [vèr] n. f. (lat. versio; de vertere, tourner). Traduction d'une langue dans une autre : version arabe, chaldoique. Traduction que font les élèves d'une langue étrangère dans leur propre langue, par opposition à thème : version latine. Manière de raconter un fait : il y a sur cet accident plusieurs versions. Chir. Opération par laquelle la présentation fœtale change ou est changée artificiellement.

— Encycl. Obstétr. La version se fait souvent spontanément, pendant les premiers mois de la grossesse ; mais vers le terme, en général, une partie foetale s'engage suffisamment pour que la version ne puisse se faire qu'artificiellement.

L'accoucheur cherche à transformer une présentation mauvaise en une autre présentation, et l'opération s'opère par manœuvres externes ou par manœuvres internes.

VerSO [vèr] n. m. (m. lat., ablat. de versus, tourné). Revers d'un feuillet, par opposition à recto. PI. des versos.

versoir [vèr] n. m. (de verser). Partie de la charrue qui jette la terre de côté. V. charrue.

VerSOiX, comm. de Suisse (cant. de Genève), au bord du Léman; 1.530 h. Papeterie, fabrique de bonbons.

Verste [vèrs-te] n. f. Mesure itinéraire de Russie (1.067 m.).

Verstraete (Théodore) , peintre et graveur belge, né à Gand en 18S1. Il a peint des paysages et des scènes du Nord avec vigueur et poésie.

versure [vèr] n. f. (de verser), Emprunt fait à une personne pour payer ce qu'on doit à une autre.

Ver-Sur-Mer, comm. du Calvados, air. et à la kil. de Bayeux; 710 h. Bains de mer (plage de sable).

vert [vèr], 6 adj. (lat. viridis). Qui est d'un.couleur particulière, produite par la combinaison du jaune et du bleu et très répandue dans la nature végétale : herbe verte. Qui a encore de la sève, et n'est pas encore sec : bois vert. Frais, nouveau, en parlant des légumes : légume vert. Qui n'est pas mûr: pois verts. Qui n'est pas mûr en parlant des fruits : raisin vert. Fig. Resté vigoureux, malgré les années : vieillard encore vert. Rude, vif: une verte réprimande. Fam. Leste, grivois : en dire de vertes. Sauce verte, mayonnaise additionnée de cerfeuil, câpres, cornichons, le tout haché très fin, et éclaireie d'une bonne cuillerée de vinaigre à l'estragon. Vin vert, qui n'est pas fait et a conservé une partie de son acidité. Pop. L'heure verte, l'heure à laquelle on a l'habitude de prendre l'absinthe, à la fin de l'après-midi. Volée de bois vert, volée de coups vigoureux. Vert comme pré, d'un beau vert. Vert galant, homme vif, ardent en amour; surnom de Henri IV. Langue verte, argot. N. m. Couleur verte : aimer le vert ; des étoffes vert foncé. Etoffe, vêtement de couleur verte : Hre habillé de vert. Fourrage frais, que l'on fait manger aux chevaux : mettre un cheval au vert. Fig. et fam. Se mettre au vert, aller se reposer à la campagne. Employer le vert et le sec, recourir à tous les moyens. Prendre sans vert, prendre au dépourvu. (Au moyen âge, des membres de certaines sociétés ou confréries devaient porter une branche verte sous peine de recevoir un seau d'eau sur la tête. Au xvme siècle, on appelait jouer au vert un jeu pendant lequel le joueur pris sans porter à son habit une feuille verte, cueillie le jour même, payait une amende. De là l'expression prendre suis oert pour signifier prendre au dépourvu.) N. f. Pop. Verre d'absinthe: prendre une verte. Chim. Vert de Scheele. arséniate de cuivre. Vert Véronése, autre arséniate de cuivre. Vert Schweinfurt, acéto-

arséniatede cuivre. Vert Guignet, Vert énu sesquioxyde de chrome hydraté. Vert végétal, laque extraite du suc de baies de nerprun. Allds. litt. : Ils sont trop verts. C'est ce que dit le renard, des raisins qu'il ne peut atteindre. (La Fontaine, III. 11.)

Vert [ver] (cap), promontoire de la côte du Sénégal, qui a donné son nom aux iles voisines. V. Cap-Vert (îles du).

Vertaizon [vi r te], ch.-l. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 15 kil. dé Clermont-Ferrand, sur l'Allier; 1.840 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 12 comm. et 8. 600 h.

vertaulet [vèr-tô-lè] n. m. Pi'ch. Truble conique très allongée, que l'on emploie, dans les rivières torrentueuses, pour prendre les truites sous les rochers.

vert-de-gris [vèr-de-gri] n. m. Oxyde de cuivre. Acétate basique de cuivre ou verdel.

Vert-de-grisé [vèr-de-gri-zé], 6 adj. Couvert de vert-de-gris.

vert-de-griser (Se) v. pr. Se couvrir de vert-de-gris.

Vertébral, e, aux [ver] adj. Qui a rapport aux vertèbres: ta colonne vertébrale. (V. colonne.)

vertèbre [vèr] n. f. (lat. vertebm). Chacun des petits os formant l'épine dorsale : les vertèbres sont percées d'un trou par où passe la moelle êpinière.

— Encycl. Anut. Le nombre et la forme des vertèbres peuvent varier, mais elles présentent toujours des caractères constants, et elles sont le type distinctif de tout un embranchement du règne animal, l'embranchement des vertébrés, qui comprend les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons.

Chez l'homme, on distingue vingt-quatre vertèbres vraies, placées les unes au-dessus des autres et reliées par des disques fibro-cartilagineux : les disques intervertébraux. Elles se divisent en trois groupes : sept vertèbres cervicales, dont les deux premières, modifiées pour supporter la tête, prennent le nom d'atlas et d'axis ; douze dorsales, supportant douze paires de côtes; et cinq lombaires. A ces vertèbres typiques, il faut ajouter d'autres vertèbres atrophiées et soudées, constituant le sacrum et le coccyx. Enfin, le crâne serait formé par des vertèbres modifiées.

Dans toute vertèbre on distingue : un corps, en arrière duquel, rattaché par deux pédicules, se trouve un arc osseux circonscrivant un trou, ou mieux un canal, le trou vertébral. Tout autour sont des saillies ou apophyses. L'ensemble des corps superposés constitue le rachis ou colonne vertébrale, sur laquelle les membres prennent leur point d'appui. L'ensemble des trous vertébraux forme le canal médullaire, qui renferme la moelle êpinière.

— Pathol. Les luxations ou les fractures des vertèbres ne peuvent survenir que dans les grands traumatismes. Les vertèbres cervicales ou lombaires peuvent présenter une malformation congénitale, le spina bifida. Les affections acquises sont la carie ou mal de Pott et les déviations (cyphose, scoliose et lordose).

Vertébré, e [vèr] adj. (de vertèbre). Se dit des animaux qui ont des vertèbres par opposition à ceux qui n'en ont pas. N. m. pi. Grande division du règne animal renfermant les animaux supérieurs, c'est-à-dire les mammifères, les oiseaux, les batraciens, les reptiles et les poissons. S. un vertébré.

— Encycl. Les caractères essentiels des vertébrés sont le squelette osseux ou cartilagineux et un système nerveux. Les os servent de charpente solide pour les parties molles et sont toujours internes ou tout au moins recouverts par une couche musculaire mince et par la peau. La colonne vertébrale, chez les types inférieurs n'est pas composée de vertèbres calcifiées ; mais c'est une corde cartilagineuse, dite corde dorsale ou notocorde, dont les prolongements dorsaux constituent une gaine pour la moelle êpinière.

Les membres sont en général au nombre de quatre : une paire dite thoracique et une paire dite pelvienne, mais ils subissent des modifications profondes suivant les classes et constituent tantôt des nageoires, tantôt des ailes, tantôt des pattes. Le système nerveux, qui atteint son plus haut degré chez les mammifères et l'homme en particulier, a pour appareil principal l'encéphale ou cerveau, abrité dans la boite crânienne et se continuant en une moelle êpinière. Il existe une complication extrême dans les divers appareils nerveux affectés aux organes des sens. L'appareil circulatoire a pour organe essentiel le cœur ; la respiration, branchiale chez les formes purement aquatiques, est pulmonaire chez les vertébrés terrestres ; mais certains poissons dipnoïques et certains batraciens possèdent les deux sortes d'organes.

Le système digestif est toujours commandé par deux orifices distincts et éloignés l'un de l'autre. Enfin, sauf de rares exceptions, les vertébrés ont des sexes séparés et, à part les mammifères, sont ovipares.

VER

Vertébrite [vèr] a. t. Vertèbre des animaux fossiles. (Vx.)

vertébro-iliaque [vèr] adj. Qui appartient aux vertèbres et à l'os iliaque.

Verteillac [ver-tt, II mil., ak\ ch-1. de e. (Dordogne), arr. et à 11 kil. de Ribérac, près des sources de la Souvauie; 9G0 h. — Le cant. a 18 comm. et 9.140 h.

vertelle [vèr-tè-Je] n. f. Bonde qui ferme les varaignes des marais salants.

Vertement [vèr-ie-wniii] adv. Avec énergie, vivacité : relever vertement une inconvenance.

vertemOUlte [vèr] n. f. Droit paye au seigneur pour moudre au moulin banal. En Normandie, droit paye par le vassal pour occupation d'une grange située hors de la seigneurie.

vertenelle u. r. v. verterelle.

verterelle [vér-te-re-Je]n.f. (du lat. uertibula, vertèbre). Anneau dans lequel glisse un verrou. Penture de gouvernail. (On dit aussi VERTENELLE

et VERTEVELI.E.)

Vertet [vér-tè] n. ni. Cône métallique, sorte de virole, dont on garnit la pointe du fuseau,

verteuil [vèr] n. m. (du lat. oerteré, tourner). Poids que les flleuses ajoutaient à leur fuseau pour qu'il conservât plus longtemps le mouvement de rotation qu'elles lui imprimaient. (Vx.j [On disait

aUSSi VERTILLO»!.

vertevelle n. f. v. verterelle.

vertex [vèr-tèks] n. m. (m. lat. signif. sommet - Sommei de la tète. (Peu us.)

Verti, e [vèr] adj. (du lat. vertere. retourner). Tyfiogr. Se disait des lettres retournées qu'on imprimait autrefois au bas des feuilles quand on recommençait la série des lettres de l'alphabet. (Plus tard, on remplaça par deux lettres les lettres ainsi retournées.)

vertical, e, aux [vèr] adj. (lat. vertit

Perpendiculaire au plan de l'horizon : plan vertical. N. f. Direction du lil à plomb. (Y. la planche lignes.) N. ni. Astr. Grand cercle de la sphère celeste, qui contient la verticale du lieu d'observation.

verticalement [vèr, man] adv. Perpendiculairement à l'horizon : dresser verticalement an piquet-

Verticalité [vèr] n. f. Etal de ce qui est vertical : vérifier la verticalité d'un mur.

verticille [vèr-tisi-le) n. m. (du lat. verticillus). Bot. Réunion d'organes similaires (rameaux, bourgeons, feuilles, organes floraux) insérés au même niveau et au nombre d'au moins trois, autour d'un axe commun comme les rayons d'une roue. Nom donné à l'ensemble des organes disposés circulairement autour de la partie centrale d une fleur : le calice, la corolle et les étamincs forment les verticales floraux.

verticille ; vèr ti-sil-lé], e adj. Bot. En forme de verticille : feuilles verticillées. (Y. la planche plante.)

verticilliflore [vèr-ti-sil-lH adj. (de verticille. et du lat. flos, floris, fleurj. Dont les fleurs sont verticillées.

vertieité [vèr] n. f. (du lat. vertere, tourner). Phys. Faculté qu'a un corps de se diriger plutôt d'un côté que d'un autre.

Vertige [vèr] n. m. (du lat. vertigo, tournoiement). Sentiment d'un défaut d'équilibre dans l'espace. Etourdissement. Fig. Egarement d'esprit. Fig. et bibl. Esprit de vertige, égarement passager.

— Encycl. On observe le vertige dans des conditions normales et pathologiques et, dans ce dernier cas, il constitue un syndrome important. Normalement, on l'éprouve quand on ne peut apprécier la distance des objets [vertige de hauteur).

Pathologiquement, il survient dans un grand nombre de maladies (anémie, congestions, tumeurs cérébrales, affections de l'estomac, de l'oreille, etc.).

On distingue : le vertige simple, dans lequel la vue reste indemne ; le vertige ténébreux ou apoplectique, dans lequel l'obscurcissement de la vue et l'obnubilation des autres sens s'ajoutent à la sensation de tournoiement ; le vertige angiopathigue, du à la sclérose des artères du bulbe ; le vertige auriculaire ou de Menière, dû à une hémorragie du labyrinthe ; le vertige laryngé, caractérisé par une perte subite de connaissance succédant à un accès de toux ; le vertige stomacal, le vertige utérin, etc.

vertigineusement [ce. ze-mun^ adv. D'une manière vertigineuse. (Peu us.)

Vertigineux, euse [vèr, neu, eu-ze', adj. Qui donne le vertige: hauteur vertigineuse. Qui est de la nature du vertige : affection vertigineuse.

vertigo [vèr] n. m. (m. lat. signif. tournoiement . Maladie du cheval, due à une congestion des organes encéphaliques ou à une compression de ces mêmes organes par une tumeur. (On dit aussi mlninoo-eni ei'Halite, comme pour l'homme.) Fig. Caprice, fantaisie.

— Encycl. Art vitir. Le vertigo apparaît surtout entre deux et six ans et plus fréquemment au printemps et en été ; son pronostic est toujours grave, car la résolution laisse des troubles profonds | paralysie, immobilité), qui rendent l'animal incapable de service. D'ailleurs les deux tiers des chevaux atteints de vertigo meurent malgré les soins.

La maladie, qui a pour causes prédisposantes l'élévation de la température, l'exposition prolongée au soleil, le séjour dans des écuries mal aérées et pour causes déterminantes les traumatismes de la lésion crânienne, oucertaines maladies infectieuses, débute par de la tristesse, de l'inquiétude, de la somnolence. A ces symptômes succèdent, des mouvements désordonnés et des périodes d'excitation, durant lesquelles l'animal se jette en avant il vouste au mur . tourne en cercle, etc.

L'évolution de la maladie est de deux a dix j On la combat par des saignées à la queue, des sachets de glace' ou des compresses tenues constamment humides appliquées sur le crâne, des révulsifs, une hygiène appropriée, un régime rafraîchissant.

Lorsque le vertigo a pour cause une tumeur cérébrale, il est toujours mortel.

vertoquer [vèr-to-hé] v. a. Réparer en parlant d'un tonneau.

VertOt [vèr-to] (l'abbé René Albert de), historien français, né au château de Bennetot (Seine- Inférieure), m. à Pans (1655-1135), auteur de : Uis-

A, vertugadin.

(oire des révolutions du Portugal, Histoire des

révolutions romaines. Histoire de /'ordre Je Malte,

Histoire des révolutions de Suide, ete. ; œuvres su perticielles, un peu romanesques, mais dont la vogue fut considérable. V. siège.

VertOU [veVJ, eli.-l. de c. (Loire-Inférieur, et à 8 kil. de Nantes, sur la Sèvre Nantais,- . 5-4G0 h. [Ycrtniiius |, (h. de f. Et. — Le cant. a 7 comm. et 13.260 h.

vertu [vèr] u. f. ilat. virlus). Energie morale, courage : la vertu de llayard. Disposition constante de lime qui porte a faire le bien et a éviter le mal : la vertu a des degrés. Personnes verlueuses : la vertu sait se passer d'admiration. Chasteté, en parlant des femmes : attenter à la vertu d'une femim . Femme des chaste : épouser utte rertu. Propriéti eftieaeile : vertu des plantes. Dragon de vertu, femme qui affecte une vertu farouche. Vertu <le ma

rie! sorte de jurement ancien. Faire de néci vertu, se résoudre à l'aire de bonne grâce une chose pénible ou désagréable, mais nécessaire, l'op. Avoir de la vertu, avoir du courage, de l'audaee ou de la patience. En vertu de loc. prép. En conséquence de : en vertu d'un jugement. Prov. : Face d'homme porte vertu, la présence d'un homme est utile dans les affaires. Ain s. hist. : Vertu, tu n'es qu'un nom ! Exclamation prêtée à Brutus, au moment mi, vaincu â la seconde bataille de Philippes, il allait se jeter sur son épée. Ces mots signifiaient dans sa bouche qu'il s'elait trompé en croyant au triomphe final de sa cause, qu'il considérait comme étant celle de la vertu. Ant. Vice.

vertubleu ou vertuchou [vèr] interj. pur

vertu, Dieu). Sorte de juron ancien.

Vertueusement [ver, zc-man] adv. D'unemanière vertueuse. Eam. Avec soin, avec conviction. Ant. Vicieusement.

vertueux, euse [vèr-tu-eu, ru-ze] adj. (de vertu). Qui a de la vertu : homme vertueux. Chaste, pudique, en parlant d'une femme. Qui est inspiré par la vertu : action vertueuse. Ant. Vicieux, corrompu.

VertUgadier [vèr-ti, ë], ère n. Ouvrier ouvrière qui fabriquait des vertugadins.

vertugadin [vèr] n. m. (esp. vertugado). Bourrelet que les femmes portaient par-dessous leur jupe pour la faire bouffer. Robe rendue bouffante par un de ces bourrelets.

(On disait aussi vertugade, vertugale et vertugarde. n. f) Pelouse de gazon, en glacis et en amphithéâtre.

Vertumne [vèr], divinité romaine d'origine étrusque, qui présidait aux saisons. (Myth.)

VertUS [vèr- tu], ch.-l. de c.

(Marne), arr. et à 28 kil. de Châlonssur-Marne; 3. ISO h. Ch.def. E. Vins.

— Le cant a 26 comm. et 7-7','u h.

vert- vert [ver-ver] n. in. Marbre à fond vert d'eau foncé, mêlé de blanc verdâtre.

Vérumontanum [nom'] n. m. Crète saillante du canal de l'urètre, au niveau de la prostate, au-devant du col de la vessie.

VeruS (Lucius Ceionius Commodus ^-Elius), César romain, m. en 137 de notre ère, adopté en 13i> par l'empereur romain, mais mort deux ans après usé par les débauches.

VerUS [russ] (Lueius A.Urelius Ceionius Commodes .

empereur romain fils du précédent, né à Rome (130-169) et adopté par Antonin avec Marc-Aurèle, qui l'associa â l'empire et lechoisit pour gendre. Courageux, mais débauché, ilmourutdans uneexpédition contre lesMarcomans.

verve [vér-ve] n. f. (du lat. verôuwi, parole). Chaleur d'imagination qui anime le poète, l'orateur, le causeur, ete. : être en verve.

verveine [vèr-vè-ne] n.

f. (lat. verbena). Genre type de la famille des verbénacées. Liqueur préparée avec cette plante. Verveine odorante, la citronelle.

— Encycl. Bot. Les verveines (verbena) sont des herbes à tige carrée, à feuilles opposées dentées, à inflorescence spiciforme On en connait une centaine d'espèces ; l'unique espèce européenne est la verveine officinale (verbena officinalis) vulnéraire, fébrifuge et antispasmodique.

vervelle [vir-vè-le] n. f. (du lat. verlibula, vertèbre). Anneau qu'on mettait aux pieds des oiseaux, et qui portait la marque de leur propriétaire. Sorte de piton fixé aux bassinets, et qui servait à y attacher le camail de mailles.

Ver-Vert [vèr-vrr, poème badin, ou Gresset célèbre avec nu esprit original et une gaieté décente les aventures du perroquet des visitandines de Nevers, dont le vocabulaire a été fâcheusement gâté par la fréquentation de trois dragons (1734).

verveux,

e\lSe[vèr-veu, eu-ze) adj. Qui a de la verve :

un orateur verveux.

verveux

même orig, que ■ ervelle). Panier conique en osier, qui sert au transport de fruits et de légumes. (Il se place sur le liât d'une bête de somme.) Filet de pêche fixe en forme d'entonnoir, soutenu en dedans par des cerceaux,

Page 1