VES
Armes de Vesoul.
comm.
vésico-vaginal, e, aux adj. Qui a rapport a la vessie et au vagin : fistule vésico-vugiîuile.
vésiCUlaire [zi-ku-lé-re] :idj. (de vésicule). Qui est <'ii forme de vésicule. Qui présente des vésicules : tissu visiculaire. Bot. Se dit de petites cavités en (orme de vésicules, dans lesquelles s'amassent de l'air ou des liquides spéciaux.
vésiCUlatioil [zi, si-on] n. f. Production de vésicules. (Peu us.)
vésicule [zt] n. f. liai i esicula, dimin. de 1 1 sica, vessie). Sac membraneux, semblable a une petite vessie : vésicule biliaire. Vésicule pulmonaire, dilatation de l'extrémité des eanaliculcs respiratoires. Ilot- cavité close. Renflement plein d'air, 2 ni, dans les plantes aquatiques, forme une sorte e vessie natatoire. Embyrol. Vésii ule germinative, le noyau de l'ovule ou de leur. Vésicule de Graaf, l'ovule et l'ovisac. Pathol. Elevure hémisphérique ou conique de l'épidémie, formant une cavité pleine de sérosité limpide. Xoot. Vésicule aérienne, sac contenant de l'air et servant de flotteur aux siphonophores.
VésiCUleUX, eUSe [zi-ku-leu, eu-ze] adj. Qui a la forme d'une petite vessie, d'une vésicule.
VésiCUlifère [zi-ku] adj. (de vésicule, et du lat. ferre, porter). Qui porte ou contient des vésicules.
VésiCUliforme [zi-ku] adj. (de vésicule, et de forme). Qui a la forme d'une vessie.
yésiculite [zi-ku] n. f. Inflammation de la vésicule séminale.
Vésiga n. f. Mets très recherché des Russes, et qui se compose principalement de la moelle épinière d'une espèce d'esturgeon.
Vésine [zi-ne] n. f. Vent du sud-ouest qui règne dans la vallée de l'Aigues, affluent du Rhône.
Vésinet [ne] (Le), comm. du dép. de Seine-et- Oise, arr. et à 14 kil. de Versailles, près de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, sur la Seine; 5.680 h. Ch. de f. Etat. Asile fondé en 1859. Belles villas.
Vésinier (Pierre), publiciste français, né à Cluny en 1820 ; dut, après le 2-Décembre, passer à l'étranger, d'où il dirigea contre l'empire et la famille impériale de violentes attaques. Membre de la commune de Paris (1871), il donna le 14 mai l'ordre d'incendier les monuments et dut se réfugier à Londres.
Vesle (la), riv.de France, qui passe à Reims et se jette dans l'Aisne (riv. g.); 143 kil.
vesou [zou] n. m. (m. créole).
Liquide qui sort de la canne à sucre quand on l'écrase.
VeSOUl, ch.-l. du dép. de la Haute-Saône, sur le Durgeon ; 10.100 h.{Vésuliens). Ch. de f. E.
et P.-L.-M., à 318 kil. S.-E. de Paris. Etoffes, toiles, sel, légumes secs, vannerie. — L'arr. a 10 cant., 215 80.630 h. Le cant. a 24 comm. et 17.830 h.
Vespasieil [vès-pa-zi-in] (Titus Flavius Vespasianus), empereur romain, de 69 à 79, né à Reate, l'an 7 de notre ère, m. à Cutilies en 79.
Caractère énergique, de mœurs simples, il pacifia la Judée, réforma le sénat, et l'ordre équestre, et éleva le Ôolisée. A l'extérieur, il réprima le soulèvement des Gaulois, réduisit en provinces la Comagène et la Lydie, envoya Agricola en Bretagne, mais fut impitoyable pourSabinus et Eponine.
(V. Eponine). Tombé malade et sentant sa fin prochaine, il fit un suprême effort pour se lever en disant à ceux qui l'entouraient:» Un empereur doit mourir debout. » Puis il expira dans les bras de ses officiers. Une autre réponse du même personnage lui fait moins d'honneur. Son fils Titus s'étonnant qu'un impôt eut été mis à Rome sur les latrines, Vespasien dit au jeune prince, en lui donnant à sentir une pièce de monnaie : .. L'argent n'a pas d'odeur » ; mots souvent répétés depuis et qui tendent à justifier un gain plus ou moins honnête.
vespasienne [vès-pa-zi-è-ne] n. f. (de Vespasien, empereur romain, qui avait établi un impôt sur les urinoirs). Urinoir en forme de guérite.
Vesper [vès-per] n. m. (m. lat. tiré du gr. hesperos, même sens). Nom latin de la planète Vénus (quand elle paraît après le coucher du soleil).
vespéral [ves-pé^raV\, e, aux adj. (lat. vesperahs; de vesper, soir). Qui a rapport au soir : vapeur vespérale. N. m. Livre d'église, contenant l'office des vêpres : un vespéral noté.
Vespère [vès-pè-re] n. m. Genre de coléoptères longicornes, de la famille des cérambycides, renfermant des capricornes propres à la région circaméditerranéenne, et dont une espèce (vespère de Xatart] attaque les jeunes pousses de la vigne.
vespérie [ves-pe-rt] n. f. (du lat. vesper, soir). Dernieracte qu'on soutenait autrefois avant de passer docteur en médecine ou en théologie. Réprimande, reproche. (Vx.)
vespérin,ine
adj. Syn. de vespékai., E.
vespériser
[ vès-pé-n-zé] v. a.
Réprimander. (Vx.]
vespertilion ou vespertilio
[ves-pér] n. m. Genre V..p«tili«,.
de mammifères chiroptères, renfermant des chauves-souris à grandes oreilles, répandues sur tout le globe, et dont plusieurs espèces sont communes en France.
vespertilionidés [ves-pér] n. m. pi. Famille
de mammifères chiroptères, dontle genre vespertilio est le type. S. un vespertilionidé.
Vespasien.
Vespétrn m mot formé des pre-
mières lettres des mots cesser, péter, roter, à cause des propriété carminatives attribuées à cette liqueur). Liqueur spirltueuie et stomachique, obtenue en faisant macérer dans de l'eau-dc-vie des graines d'angélique , de fenouil, d'anis , de coriandre.
vespiaire [vès-pi-é^re] n. m. Coût. anc. Celui qui fait un défrichement.
vespidés [vis-pi] n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant les formes appelées vulgairement guêpes sociales. S. un vespidé,
vespiforme [vês-pi] adj. (du lat. ' guêpe, et de forme). Entom. Qui a la forme d'une guêpe.
vespillon [vês-pi, Il mil.] n. m. (lat. vespilio). Ant. rom. Nom donné à des esclaves institués par le roi Numa pour transporter la nuit les cadavres.
vesprée [vis-pré] n. f. (du lat. vesper, soir). Soir, fin du jour. (Vx.)
vessard [vè-sar], e n. et adj. (de vesse). Pop. Peureux, poltron.
vesse [vè-se] n. f. (de vesser). Gaz puant qui sort sans bruit de l'anus. Pop. Grande peur.
Vesse, comm. de l'Allier, aujourd'hui Bellerive-sur-Allier.
vesse-de-loup [vé-se-de-lou] n. f. Nom vulgaire du lycoperdon, sorte de champignon. l'I. des vesses-de-loup.
vesser [visé] v. n. (lat. visite). Lâcher une vesse.
Vesseron [vé-se] n. m. T. rur. Nom vulgaire de la gesse cultivée.
vesseur, euse [vè-seur, eu-ze] n. Qui vesse fréquemment.
vessie [vê-st] n. f. (lat. vesica). Sac membraneux, qui reçoit et contient l'urine. Partie d'un alambic où l'on met les liquides qu'on veut distiller, et qui se trouve au-dessus du foyer. Vessie natatoire, poche remplie de gaz que l'on trouve dans l'abdomen de la plupart des poissons, et qui leur sert à s'équilibrer dans l'eau aux différentes profondeurs. Fig. Prendre des vessies pour des lanternes, se tromper grossièremnt. Zool. Ancien nom vulgaire de divers siphonophores.
— Enctcl. Anat. La vessie occupe la partie antéro-supérieure de la cavité pelvienne en avant du rectum chez l'homme, en avant de l'utérus chez la femme. Vide, elle a une forme triangulaire. En arrière elle reçoit les uretères ; en avant et en bas elle s'ouvre dans l'urètre par une partie amincie, le col, qui est entouré par la prostate chez l'homme.
La vessie peut être le siège de tumeurs et d'altérations diverses. L'inflammation de sa muqueuse porte le nom de cystite.
La vessie peut renfermer des calculs. On doit alors avoir recours, soit à la taille, soit à la lithotritie. Enfin, parmi les troubles fonctionnels de la vessie, il ne faut pas oublier l'incontinence d'urine et la rétention d'urine.
VeSSÎgon [vi-sï] n. m. (ital. vessigone). Tumeur molle, qui se forme à l'articulation du genou ou du jarret du cheval.
— Encycl. Les vessigons sont en réalité une hydropisie des gaines synoviales des articulations supérieures et des tendons. On les distingue en vessigons articulaires et vessigons tendineux, suivant que la gaine enflammée est à l'articulation ou sur les tendons. Indolores, à moins d'inflammation, les vessigons ont pour cause une alimentation insuffisante, un excès de fatigue. On les guérit par le repos, des irrigations (douches, lotions) et bains astringents; dans les cas chroniques, on fait des frictions vésicantes, on cautérise, etc.
VeSt [vèst] n. f. Fcod. Acte par lequel le seigneur investissait l'acquéreur de la possession d'une terre roturière.
Vesta, déesse du feu chez les Romains, correspondant à la Hestia des Grecs. Elle était la déesse du foyer domestique et public et inséparablement liée aux pénates.
vestalat [vès-ta-la] n. m. Corps des vestales. Espace de trente ans, pendant lequel les vestales ne devaient pas se marier.
Vestale [vcs-ta-le] n. f. (lat. vestalis). Prêtresse de Vesta, chez les Romains. Fig. Fille très chaste.
— Encyl. Prêtresses choisies par le grand pontife dans les grandes familles de Rome, et qui entretenaient jour et nuit le feu sacré sur l'autel de Vesta, les vestales étaient tenues de garder la chasteté durant tout le temps de leur ministère. Celle qui violait son vœu ou laissait éteindre le feu sacré était enterrée vive- Par contre, elles jouissaient d'honneurs et de privilèges considérables, notamment du droit de gracier le criminel qu'elles rencontraient par hasard sur le chemin du supplice. Leur existence n'avait d'ailleurs rien de particulièrement sévère.
Vestale (la), tragédie lyrique en trois actes, paroles de Jouy, musique de Spontini (1807), remarquable par le charme de l'expression, la correction et l'ampleur du style. Le même sujet a été traité par Mercadanti (1841).
vestalieS [vès-ta-lî] n. f. pi. Fêtes en l'honneurde Vesta, que les Romains célébraient le lôjuin de chaque année-
vestan [vès-tan] n. m. Variété de quartz.
veste [vès-te] n. f. (du lat. vestis, vêtement). Autref. Vêtement à quatre pans, qui tombait jusqu'aux genoux. Sorte de vêtement long que portent les Orientaux. Vêtement de dessus, sans basques, qui couvre la partie supérieure du corps : veste de garçon de café; veste d'escrime. Pop. Insuccès, échec,
fiasco : remporter une veste. lietourner sa reste, changer d'opinion, de parti. Milit. Costume de drap
Vesteo : 1. De garçon de caf*'- : 2. De charcutier ; 'S. De lycéen ; 4. De pâtùsier : 5. De frrooin ; 6. D'esciiineur.
porté en petite tenue par les hommes de troupe des différentes armes.
vestiaire [vés-ti-è-re] n. m. Hat. vestiarius, de vestis, habit). Lieu d'une communauté où l'on serre les habits : le vestiaire d'un couvent. Lieu où l'on dépose les habits, les cannes, etc -, dans certains établissements publics, au palais de justice, au théâtre, etc (C'est à tort que l'on désigne par le mot vestiaire les objets déposés au vestiaire ; il ne faut pas dire : donnez-moi mon vestiaire.) Dépense que l'on fait pour les habits des religieux, des religieuses; argent qu'on leur donne pour s'habiller. Ét/z. Officier du palais byzantin, chargé de la garde des vêtements impériaux.
Vestibulaire [tes ti-bu-lc-re] adj. Qui a rapport au vestibule de l'oreille. (Peu us.)
vestibule [vès-ti] n.m. (lat. vestibulum). Pièce par laquelle on entre dans un édifiée, et qui sert de passage pour aller dans les autres pièces. Fig. Introduction, ce qui prépare, ce qui conduit : le jeu est le vestibule de la misère. Anat. Première partie du labyrinthe de l'oreille. Ensemble des parties de la vulve jusqu'à la membrane hymen exclusivement. Espace triangulaire limité par les ailerons des nymphes et l'orifice de l'urètre.
Vestige [vés-ti-je] n. m. (du lat. vestigium, trace). Empreinte du pied : on étudie les animaux antédiluviens par leurs vestiges. Par ext. Ruines, restes de ce qui a péri : les vestiges d'une ville. Fig. : des vestiges d'usages disjiarus.
vestimentaire [ves-ti-man-tè-re] adj. (lat. vestimenlum, vêtement). Qui a rapport aux vêtements : matière vestimentaire.
vestimental, e, aux [vés-ti-man] adj. (du
lat. vestimentum, vêtement). Qui concerne les vêtements.
Vestins, ancien peuple de l'Italie centrale, qui participa aux guerres samnites. Il fut définitivement soumis en 295 av. J.-C. Capitale Amitenmm.
Vestipoline [vès-ti] n. f. Sorte d'étoffe de laine qui se fabrique Beauvais.
vestiture [vts-tï] n.f. (du lat. vestis, vêtement). Poils, aiguillons, etc., qui couvrent la surface de certains végétaux ou la peau d'un animal. (Peu us.)
Veston [t!ès-ion] n. m. (de veste). Petite veste. Vêtement masculin, un peu plus court que la veste.
Vestons : 1. Droit; 2. Croise ; 3. De cavalier: \. De chauffeur (en cuir); 5. De chasseur (à carnier) ; 6. De chauffeur (en peau de bique).
VestriS [uès-t?'issl (Gaétan), fameux danseur de l'Opéra de Paris, célèbre aussi bien par son talent que par sa vanité, dit le diou de la danse, né à Florence, m. à Paris (1729-1808). — Son fils Auguste. danseur également remarquable, né et mort à Paris (1760-1842).
VéSUbie [zu-bf], affluent du Var, né en Italie, qui parcourt le dép. des Alpes-Maritimes jusqu'à son confluent. Longueur du cours : 48 kil.
Vésulien, enne [zu-ti-in, ê-ne] adj. Se dit de la base de l'étage bathonien. N. m. : le vésulien.
VéSUVe, volcan de 1.280 m. de hauteur, à 8 kil. S.-E. de Naples, dont la première éruption historique fut celle de l'an 79 av. J.-C, qui ensevelit Herculanum et Pompéi. Depuis le Vésuve a souvent projeté des cendres et émis des courants de lave. La plus récente éruption du Vésuve, celle de 1906,. a été extrêmement violente et a présenté une réduction des phénomènes qui s'étaient produits en l'an 79. C'est au pied du Vésuve que se trouvent les vignes fournissant le laergma Christi.
véSUVien, enne [zu-vi-in, ê-ne] adj. Qui appartient, qui se rapporte au Vésuve : Eruption tésuvienne. N. f. Nom donné en 1848 à une association politique formée par des demi-mondaines. Membre de cette association.
vesvaige [vès-vi-jé] n. m. Droit de jouir des biens de sa femme, quand on en avait eu un enfant.
VeSZprem [prèm'], v. de Hongrie, près du lac Balaton, ch.-l. de comitat; 13.000 h. Vins.