VÊT
vêtement [man] n. m. (de vêtir). Tout ce qui sert à couvrir le corps : vêtement d'homme. Poét. Ce qui couvre, enveloppe : au printemps la terre prend un vêtement de verdure. Fig. Ce qui cache ou qui déguise, ce qui donne une forme sensible : la parole esl i vêtement de la pensée. Blas- Pièce honorable formée par la réunion de quatre triangles qui occupent les coins de l'écu. (V. la planche blason.)
Vétéran n. m. (du lat. veteranus. vieux soldat '• de vêtus, eris, vieux). Chez les Romains, soldat qui avait obtenu son congé- Soldat avant accompli un long service. Vieux soldat, ancien soldat : les rclfrans de 1870. Parext. Homme qui a vieilli dans une profession, une pratique : un vétéran de fenseignement. Ecolier qui redouble une classe : un l v an de rhétorique.
Vétérance n. f. Etat de vétéran.
vétérinaire [né-ré] adj. [du lat. oeterinarius, de veterinum, bote de somme Se dit de ce qui concerne l'art de guérir les chevaux, les bestiaux : médecine vétérinaire. N. m. Celui qui pratique cet art.
vétillard, e n. et adj. V. yétili.eur.
vétille [Il mll.,e]n. f. (del'espagn. vetilla, petite raie). Bagatelle; chose insignifiante. Jouet consistant en des anneaux entrelacés, que Ton ne sépare que malaisément. Petit serpenteau pyrotechnique en forme de fusée volante. Appentis sous lequel travaillent certains ouvriers dans les ardoisières. Petit anneau qui reçoit le fil, dans un rouet.
vétiller [Il mil., é] v. n. (de vétille). S'amuser à des vétilles. V. a. Chicaner, critiquer sur des riens.
Vétillerie [U mil., e-rf] n. f. Habitude de vétiller, caractère de vétillard : la vétillerie est insupportable. Chicane, difficultés sur des riens : les vétilleries rebutent.
vétilleur, euse [ti, u mil., eu-ze] ou vétillard [ti, II mil., or], 6 n. et adj. Qui s'amuse à des vétilles; qui discute sur des vétilles.
Vétilleux, euse [ri. Il mil., ru, eu-ze] adj. (de vétille). Qui s'attache à des vétilles : personne vétilleuse. Qui consiste en des minuties : politesse vétilleuse. Par ext. Qui exige des soins minutieux : ouvrage vétilleux.
Vêtir v. a. (du lat. vestire; de vestis, habit. — Je vêts, tu vêts, il vêt, nous vêtons, vous vêtes, ils vêlent. Je vêtais, nous vêtions. Je vêtis, nous vêtîmes. Je vêtirai, nous vêtirons. Je vêtirais, no^ts vêtirions. Vêts, vêtons, vêlez. Que je vête, que nous vêtions. Que je vêtisse, que nous vêtissions. Vêtant. Vêtu, e.) Habiller, couvrir de ses vêtements : vêtir un enfant. Fournir de vêtements : vêtir les pauvres. Pourvoir de ce qui est nécessaire pour se confectionner des vêtements : les brebis nous vêtent de leur laine. Mettre sur soi : vêtir une robe. Se vêtir v. pr. S'habiller.
Vétitif, ive adj. (du lat. vetitus, défendu). Gramm. Qui défend, interdit : impératif vétitif. (Vx.)
Vétiver ou Vétyver [vèr] n. m. (du tamoul vettiveru). Graminée de l'Inde, appartenant au genre andropogon. (Ses racines, très odorantes, servent à préserver les fourrures et les vêtements de laine de l'atteinte des insectes.)
veto [vé] n. m. invar, (mot lat. signif. je m'oppose). Formule que les tribuns du peuple romain employaient pour s'opposer à la promulgation des décrets du sénat. Droit d'un souverain de s'opposer à la promulgation d'une loi. Liberum veto, droit d'opposition accordé au nonce dans la diète polonaise. Monsieur Veto, Madame Veto, sobriquet donné à Louis XVI et à Marie-Antoin, tte par le peuple de Paris pour protester contre l'usage du droit de veto.
— Èncvcl. On distingue le veto absolu et le vélo suspensif. Ce dernier fut reconnu à Louis XVI par la constitution de 1701 : la loi entrait en vigueur, malgré le veto royal qui la tenait en suspens, si elle était votée de nouveau par deux législatures. Le Président de la République n'a pas le droit de veto, niais il peut demander aux Chambres une nouvelle délibération d'une loi déjà votée, avant de la promulguer.
vette [vê-tê] n. f. Partie d'un marais salant qui entoure les aires.
Vetter, lac de la Suède, uni par le Gôta-Elf au lac Vcner et se déversant dans la Baltique par la Motala; 40 à 50 m. de profondeur.
Vettons ou Vectons, peuple de l'Espagne ancienne, en Lusitanie. définitivement soumis par les Romains en l'an 150 av. J.-C. Capitale Salmantica (Salamanque).
Vettori (Piero), en latin Vie-tonus, philologue italien, né à Florence (1499-1385), un des plus grands savants du \w siècle et le fondateur de la critique verbale. Il publia de nombreux textes d'écrivains grecs et latins.
vetturino [vê-lu] n. m. (mot ital.l. Laveur ou conducteur de voiture italienne. PI. vetturini.
VêtU, 6 adj. Blas. Se dit d'un écu qui comporte un vêtement d'un émail particulier. Se prend substantivement : le vêtu diffère du chappè.
vêtUre n. f. ide vêtir). Cérémonie de la prise d'habit par un religieux ou une religieuse.
Véturie, mère de Coriolan, dont les supplications décidèrent son fils à renoncer à ses projets contre Rome.
vetUSte 'tus-te] adj. (lat. vetustus). Vieux, détérioré par l'usage.
Vétusté 'tus-té] n. f. (de vétusté). Etat de d. ïcrépitude, résultant de la vieillesse : arbre qui tombe de vétusté.
vétyver n. m. v. vétiver.
veuf [veuf], veuve n. et adj. ilat. viduus). Qui a perdu sa femme ou son mari et n'a pas contracté un nouveau mariage. Parext. adj. Privé -.armée veuee de son chef. Er/li<e veuve, collégiale qui a clé cathédrale, c'est-à-dire ^i--ge d'un évèque. Denier de la veuve, aumône que l'on prend sur son strict nécessaire (par allusion a une parabole de l'Evangile). Avoir affaire à lei veuve et aurr héritiers, avoir à compter, à contester avec plusieurs parties. Enfant de la veuve, franc-maçon, dans le langage maçonnique. Ara. La guillotine. Epouser la veuve, être guillotiné. Bot. et zool. V. veuve.
— Encycl. Dr. La femme qui vient de perdre son mari ne peut contracter un nouveau mariage qu'après un délai de dix mois révolus depuis la dissolution du mariage précédent.
. Faites Adj.