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V. RAISIN

Les vignes américaines (sestivalis, berlandieri, cordifolia, labruscu, riparia, rupestris, solonis, etc.) ont été utilisées, en Europe, dans la reconstitution des vignobles phylloxéras, plutôt comme portegreffe que comme producteurs directs.

— Dr. Impôt foncier. Dans les arrondissements déclarés atteints par le phylloxéra, les terrains plantés ou replantés en vigne sont exemptés de l'impôt foncier pendant quatre ans, quels que soient la nature des plants et le mode de constitution, de reconstitution et de culture.

Pour les terrains défrichés plantés en vigne, le revenu imposable n'est évalué les quinze premières années qu'au taux du revenu imposable des terres d'égale valeur non plantées.

Vigneau [gnô]n. m. (de vigne). Sorte de tertre, avec sentier en hélice et couronné d'une treille, qu'on élevait autrefois dans les jardins en Normandie. Ajonc d'Europe. Mollusque comestible, appartenant au genre littorine. Table sur laquelle on étale la morue quand elle sort de l'eau.

Vignemale (le), pic des Pyrénées, à 28 kil de Luz; 3.298 m. d'altitude. C'est le point culminant de la partie française de la chaîne; il s'élève dans le département des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès Beaux glaciers d'où descend le torrent qui forme le lac de Gaube.

Vigneron, onne [o-ne] n. Qui cultive la vigne. Adjectiv. Hélice vigneronne, le gros escargot comestible.

Vigneronnage [ro-na-je] n. m. Dans le Rhône, terres, bâtiments et instruments que le propriétaire doit fournir à son métayer.

Vignes (Pierre des). V. Pierre.

Vignetage n. m. (de vigneter). Action de décorer de vignettes.

Vigneté, e adj. Décoré de vignettes.

vigneter [ïé] v. a. Orner ou marquer d'une vignette.

vignette [gnè-te] n. f. (de vigne). Petite gravure en tête ou à la fin d'un livre ou d'un chapitre. Dessin servant à l'encadrement. Gravure entourée de cartouches. Ornement de la couverture d'un livre, d'un papier à lettre, autour d'un mouchoir. Bande de garantie portant l'estampille de l'Etat, et qui entoure ou ferme les paquets de tabac, cigarettes, boites d'allumettes, etc. Petit dessin découpé en forme d'étiquette, et que l'on colle sur divers objets : cette vignette, est une marque de jabrique.

vignette [gnè-te] n. f. (de vigne). Nom vulgaire de la reine des prés, de la clématite et de la mercuriale.

VignettiSte [gnè-tis-te] n. m. Celui qui dessine ou grave des vignettes.

Vigneture n. f. Ornement de feuille de vignes, qui encadrait les miniatures.

Vigneulles - lès - Hatton cliàtel , ch.-l.

de c. (Meuse), arr. et à 25 kil. de Commercy ; 810 h. — Le canton a 28 comm. et 8.000 h.

Vigneul - Marville ou Vigneul de

MarVille, pseudonyme littéraire de Noël, dit /lonaventure d'Argonne, littérateur français, né à Paris (1634-1704) ; auteur de Mélanges d'histoire et de littérature, qui fournissent une quantité de renseignements curieux, parfois malveillants.

VigneUX, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 22 kil. de Saint-Nazaire ; sur la Gesvre ; 3.170 h.

Vignier [gni-é] n. m. Coût. anc. Gardien des vignes.

Vignite n. f. Minéral. Fer oxydulé, variété de magnétite.

Vignoble n. m. (lat. pop. vineolum; de vinea, vigne). Etendue de pays plantée de vignes : cultiver un vignoble. Ces vignes elles-mêmes : le vignoble bourguignon fournit des crus renommés. Adjectiv. Où l'on cultive la vigne : pays vignoble.

— Encycl. A la tête de tous les pays vignobles vient la France, tant pour l'étendue qu'elle consacre a la culture de la vigne que pour la qualité de ses produits. La plupart des départements situés audessous d'une ligne brisée qui joindrait la presqu'île

I QuiberonàSedan (en passant par Redon, Le Mans, Nogent-le-Rotrou, Evreux, Laon et Rethel, cultivent la vigne; mais les principales régions de production sont le Bordelais, la Bourgogne, la Champagne, le Houssillon, le Languedoc, la Touraine, l'Anjou, l'Armagnac, Cognac. L'Algérie et la Tunisie possèdent aussi de beaux vignobles. A l'étranger, l'Italie, l'Espagne, l'Autriche-Hongrie, l'Allemagne, le Por-

'igoole.

tugal, la Russie, les Etats-Unis, la Grèce, la Turquie, la Serbie, la Suisse, l'Argentine, l'Australie et la colonie du Cap sont, parmi les pays vignobles, ceux qui donnent les meilleurs produits.

Vignoble n. m. Bot. Nom vulgaire de la mercuriab;.

vignolage n. m. (de vigne). Sorte de bail pour la culture de la vigne, en usage en Suisse.

vignole n. m. Ch. de f. V. rail.

Vignole (Jacques Barozzio, dit), architecte italien, ne a Vignola (Modèncj, m. à Rome [1607-1573). Sa manière est pompeuse, mais froide- Il participa à la décoration de Fontainebleau et succéda à Michel-Ange coin me architecte de Saint-Pierre de Rome. Auteur d'un célèbre Traité des cinq ordres d'architecture, qui exerça une influence fâcheuse sur l'art français.

Vignon n. m. Nom vulgaire du genêt piquant.

Vignon (Claude), dit le Vieux, peintre et graveur français, né à Tours en 1S93.

Il a exécuté un grand nombre de tableaux religieux pour les églises de Paris. — Ses fils, Claude-François (1633-1703) et Philippe (1634-1701), furent également peintres, et, comme lui, membres de l'Académie royale.

Vignon (Pierre-Alexandre, architecte français, né et m. à Paris (1763-1823). Sous la Restauration, il transforma la Madeleine (à Paris) en église royale.

Vignon (Noémi Cadiot, veuve Constant, puis dame Maurice Rouvier, connue sous le nom de Claude;, femme de lettres et sculpteur, née à Paris, m. à Nice (1832-1888). Elle a laissé de belles œuvres de sculpture et des romans agréablement écrits.

Vignone n. f. Laine vive qui n'a encore subi aucun apprêt.

VLgnory, ch.-l. de c. (Haute-Marne , arr et à 21 kil. de Chaumont; 460 h. Près de la Marne. Ch. de f. E. — Le cant. a 21 comm. et 5.370 h.

vignot [gno] n. m. Petit mollusque comestible des côtes de France, la littorina littorea.

Vignot n. m. V. vigneau.

Vignoux-sur-Barangeon, comm. du

Cher, arr. et à 24 kil. de Bourges; 1.160 h.

Vigny (Alfred de), poète, romancier et auteur dramatique français . né à Loches, m. à Paris (1797-1863). D'abord officier, il fut un des premiers adeptes du cénaclejromantique. Il est l'auteur de :

Poèmes antiques et modernes, Servitude et grandeur militaires, les Destinées, Chatterton, Cinq-Mars, etc. La solitude à laquelle condamne le génie, l'indifférence de la nature et des hommes, la résignation stoïque qu'il convient de leur opposer, tels sont les thèmes favoris de son oeuvre, un peu courte de souffle, mais d'une exceptionnelle élévation morale. Il mourut dans l'isolement, après une année de souffrances physiques courageusement supportées.

VigO, v. et port d'Espagne (Galice), sur la baie de son nom; 15.000 h. Des galions chargés d'énormes lingots d'or et d'argent furent coulés en 1707 par la flotte anglo-hollandaise dans la baie de Vigo.

vigogne n. f. (m. péruvien). Espèce de lama propre aux montagnes du Pérou et de la Bolivie. Laine de vigogne. N. m. Chapeau en laine de vigogne feutrée :

un beau vigogne.

— Encycl. La vigogne (lama vieugna) est le plus petit des lamas. Son pelage, d'un jaune rougeâtre en dessus, blanc en dessous, fournit une laine très estimée.

vigoureusement

[ze-man] adv. Avec vigueur.

vigoureux, èuse [re&,eu-ze] adj. (de vigueur).

Qui a de la vigueur : un lutteur vigoureux. Qui se fait avec vigueur : une attaque vigoureuse. Fortement accusé, exprimé ; ferme, en parlant du dessin : coloris vigoureux- Ant. Faible, chétif.

Vigoureux [reû] n. m. (du nom de l'inventeur). Techn. Mode de teinture dans lequel on mélange des chinés différents sur laine peignée, pour obtenir des effets de nuances variées.

Viguerie [ghe-rt] n. f. Fonction de viguier. Etendue de sa juridiction.

vigueur [gheur] n. f. (lat. vigor; de vigere, être fort). Force physique, vitalité énergique : vigueur de la jeunesse. Ardeur et fermeté d'action ou de caractère : agir avec vigueur. Puissance d'esprif : vigueur de l'imagination. Puissance d'effet ; la vigueur des lois. Etre en vigueur, subsister avec autorité, en parlant des lois, des règlements, etc. Puissance d'effet résultant de l'opposition énergique des couleurs avec les couleurs, des ombres avec la lumière : la vigueur du coloris. Au pi. Touches vigoureuses: des vigueurs de coloris. Ant. Faiblesse.

viguier [ghi-é] n. m. (lat. viearius). Magistrat chargé d'administrer la justice au nom des comtes ou du roi dans certaines provinces du midi de la France, avant 1789. Adjectiv. : gouverneur viguier.

Vihiers [tue], ch.-l. de c. (Maine-et-Loire), arr. et à 36 kil. de Saumur ; 1.760 h. — Le cant. a 19 comm. et 16.100 h.

VikingS [kin'gh'] n. m. pi. Nom des pillards Scandinaves qui, du xie au xnB siècle, multiplièrent leurs expéditions dans toutes les mers d'Europe, et jusqu'à Constantinople. V. Normands.

Vil, 6 adj. (lat. vilis). De peu de valeur : à vil prix. Fig. Abject, méprisable : âme vile. Coût. anc. Se disait des hommes de condition servile. Ant. Noble.

Vigny.

Vigogne

Vileliie.

quiu.

vilain, e [fin, t-ne] n. (du bas lat. villanus, de la campagne). Autrefois, paysan, roturier : 1rs nobles et les vilains. Personne dont la conduite a quelque chose de honteux. Avare : c'esl un vilain, un ladre. Adjectiv. Se disait des roturiers de basse condition : tes hommes nobles et vilains. Qui

fias tenu par un noble : terre 'daine. Qui déplait à a vue : vilain pays. Incommode, désagréable: vilain temps, Malhonnête, déshonorant: une vilaine tu Méchant, infâme : vilain homme. l'r.ov Graissez les bottes d'un vilain, il dira qu'on les lui brûle, les gem grossiers et malappris se plaignent même quand on leur est utile. Il n'est danger que de vilain, les gens grossiers sont seuls à craindre. V. oinim-e. Ant. Noble, beau, joli.

Vilain (Nicolas-Victor), sculpteur français, né et m. à Paris (1813-1899, : auteur de : Murius sur les ruines de Carthuge, l'Aurore, Fronton du palais de V Industrie.

vilainage [le] n. m. Condition, habitation, terre de vilain. (Vx.)

Vilaine [lè-ne] (la), fleuve côtier de France, qui prend sa source dans le département de la Mayenne, au milieu des collines de Juvigné. baigne Vitré, Rennes, Redon, et se jette dans l'Atlantique; cours 225 kil.

vilainement [lê-ne-man] adv. D'une manière vilaine, malpropre, grossière, honteuse, sordide.

Vilayet ïla-ié] n. m. Division administrative, en Turquie, circonscription gouvernée par un vali.

VilbaCk (Alphonse-Charles Renaud de), musicien français, né à Montpellier, m. à Bruxelles ls29- 1884); auteur de nombreux morceaux pour piano.

Vildas [dass] n. m. Nom vulgaire de la larve de vespere.

vilebrequin [Ain] n. m. (holl. wimbettdn). Outil au moyen duquel on imprime un mouvement de rotation à une mèche pour ' percer le bois, la pierre, etc. Aulom. Arbre à manivelles d'un moteur à explosion.

vilement [man] adv. D'une manière vile. (Peu us.;

Vilenage n. m. Féod. V. vilainage.

Vilené adj. m. Bios. Se dit de tout animal mâle dont la verge est d'un émail particulier.

vilenie [nf]n.f. (de vilain). Action basse et vile. Avarice sordide. Ordure, saleté. (Vx eu ce sens.)

Vilete n. f. (de vit). Etat d'une chose sans valeur. Fig. Infériorité méprisable. Action honteuse. (On dit quelquef. vilité.) [Peu us.]

vilipendement [jian-de-man] n. m. Action de vilipender. (Vx.)

Vilipender [pan-dé] v. a. (lat. vilipendera). Traiter comme vil; mépriser, dire du mal de.

Vilité n. f. V. vileté.

Villa [vil-la] n. f. (m. lat.). Maison de campagne élégante.

Villace [vi-lu-se] n. f. Fam. Grande ville mal bâtie ou désagréable sous quelque autre rapport.

Villacb. [vi-lak] , v. d'Austro-IIongrie (Carinthiej, sur l? Drave; 7.800 h- Eaux minérales.

Villafranca di Verona, v. d'Italie, sur le

Pô, où eut lieu l'entrevue de Napoléon III avec l'empereur d'Autriche en 1859, et où furent signés les préliminaires qui mettaient fin à la guerre d'Italie ; 8.730 h.

Village [vi-la-je] n. m. (de villa). Assemblage de maisons, moins considérable qu'une ville, habité principalement par des paysans. Habitants d'un village. Etre de son village, être fort neuf, fort naïf. Prov. V. trompette et moquer (se).

Village abandonné Ile), poème de Goldsmith. le meilleur des ouvrages en vers de l'auteur, qui y décrit une colonie de pauvres paysans chassés de leurs demeures par les nécessités de la civilisation (1769).

villageois, e [vi-la-joi, oi-ze] n. Habitant d'un village. Adjectiv. : manières villageoises.

Villaines-la-Juhel [it-ne], ch.-l. de c.

(Mayenne), arr. et à 28 kil. de Mayenne ; 2.530 h. Ch. de f. O. — Le cant. a 10 comm. et 10.970 h.

Villamblard [lan-blar], ch.-l. de c. (Dordogne) arr. et à 23 kil. de Bergerac; 1.030 h. Vins rouges

— Le cant. a 17 comm. et 8.4U0 h.

Villandrando (Rodrigue de), capitaine de

routiers, né à Valladolid, vers 1385, m. vers 1455. Il prit part, après son arrivée en France vers 1410, à plusieurs expéditions des Armagnacs, puis, entré au service de Louis VII en 1427, fut mêlé à la lutte contre les Anglais et apaisa une révolte des nobles de Castille contre le roi don Juan. Il finit ses jours dans la faveur du roi Charles VII.

VillandraUt [drd], ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 13 kil. de Bazas ; 1.230 h. [Villandrautins). Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 18 comm. et 7.580 h.

Villanelle [vH-la-nè-le] n. f. (ital. viilanella). Sorte de poésie pastorale; spécialem. poème composé d'un nombre impair de tercets, suivis d'un quatrain final en vers de sept syllabes, sur deux rimes, la première étant féminine, avec des répétitions de vers, selon la formule : A1 BA' — ABA'

— ABA» — ABA' ABA' A1. Ancienne danse

accompagnée de chant.

Villan [vi-lan] adj. m. Se dit d'une sorte de coton exporté d'Alep.

Villani (Giovanni), historien italien, né et m. à Florence (1276-1348); auteur de célèbres Histoires Florentines, d'une exactitude et d'une précision remarquables, continuée par son frère Matteo, m. en 1363 et par le fils de celui-ci, Filippo, m. après 1404.

Villapourçon. comm. de la Nièvre, arr. et à 16 kil. de Chàteau-Chinon ; 3.000 h.

Villanueva (Joachim Lorenzo), écrivain espagnol, né à Jativa, m. à Dublin (1757-1837), appartenant au parti libéral; auteur d'ouvrages religieux, politiques, etc.

Villarceau (Antoine-Joseph-François Yvou), astronome français, né à Vendôme, m. à Paris (1813-1889). A construit plusieurs instrumenls remarquables : cercles méridiens, grand équatorial, régulateur isochrone.

Villard-Bonnot, comm. de l'Isère, arr. et à 10 kil. de Grenoble, sur l'Isère; 2.600 h.

Villard-de-Lans [lar-de-lanss]. ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 20 kil. de Grenoble ; 1.8<)0 h. — Le cant. a o comm. et 4.690 h.

Villareal, v. d'Espagne (prov. de Castellon de la Plana); 15.000 h. Vins.

Villaret [ri] (Guillaume de), grand maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, m. en 1308. — Son frère Foulques, m. en 1327, grand maître du même ordre, l'ut déposé par les chevaliers.

Villaret |rè] (Claude), historien français, né et m. à Paris (1716-1766), continuateur de l'Histoire de Francs de Yelly.

Villaret de Joyeuse (Louis), amiral français, né à Auch, m. à Venise (1760-1812). Il livra contre l'amiral anglais llovve ia célèbre bataille navale où périt le vaisseau le Vengeur. 11 fut plus tard capitaine général de la Mai-Unique, puis gouverneur général de Venise.

Villari(Pasquale), homme politique et historien italien, né à Naples en 1827, auteur de remarquables travaux sur :

Savonarole et son temps, Machiavel et son temps.

Villars, eh.-l. de c. (Ain), arr. et à 21 kil. de Trévoux ; 1.500 h. — Le cant. a 9 comm.

et 5.070 h.

Villars, ch.-l.

pes-Maritimes). arr.

de Puget-Thénicrs ;

'illaret de Joyeuse.

Turin

de c. (Alet à 17 kil.

710 h. Près du Var. — Le cant a 10 comm. et 3.080 h.

Villars [tar] (Claude-Louis-Hector, duc de) maréchal de France, né à Moulins, m (1653-1734), diplomate et célèbre capitaine français. Il remporta les victoires de Friedlingen (1702), prit Kehl (1703), commanda l'armée de la Moselle en 1705-1706, pacifia les Cévennes troublées par les luttes religieuses des camisards, fut moins heureux à Malplaquet, où il fut blessé (1709), mais sauva la France à Denain en 1712. Il négocia ensuite la paix de Rastadt avec l'Autriche. Au début de la guerre de succession de Pologne, il venait de remporter de rapides et brillants succèsquand il mourut à Turin. Excellent officier, il avait peu d amis a la cour en raison de sa vantardise et de son avidité.

Villars, comm. de la Dordogne, arr. à 14 kil. de Nontron; 1.340 h.

Villars, comm. de la Loire, arr. et à 7 kil. de Saint-Etienne, près du Furens; 2.860 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille.

villarsie [vi-lar-sî] n.f. Genre de gentianacées, renfermant des plantes herbacées à feuilles simples, arrondies, à fleurs jaunes, qui croissent dans les marais et les eaux douces de l'Europe.

Villasavary, comm. de l'Aude, arr. et à 12 kil. de Castelnaudary ; 1.600 h.

Villaverde (Fernandez de), homme d'Etat et financier espagnol, né en 1850, m. à Madrid en 1905, chef du parti conservateur indépendant, qu'il fonda en 1892. Ministre après la guerre hispano-américaine, il se distingua par une sage politique financière.

Villaviciosa, v. d'Espagne (Asturies), à l'embouchure du Linarès dans le golfe de Gascogne; 30.000 h. Petit port.

Villaviciosa, village d'Espagne (Nouvelle- Castille), où Vendôme vainquit les Impériaux en 1710: 150 h.

Ville [vi-le] n. f. (du lat. villa, maison de campagne). Assemblage d'un grand nombre de maisons disposées par rues : les grandes villes des Etats-Unis se sont développées avec rapidité. Corps des officiers municipaux (on disait jadis : corps de ville). Hôtel ou maison de ville, édifice municipal où s'assemble le conseil municipal, où se font en général les actes de l'état civil. Les habitants d'nne ville : la ville est sur pied. Se disait, sous l'ancien régime, par opposition a la cour et aux courtisans. Séjour que l'on fait à la ville ; manière dont on vit : la ville débilite. La ville éternelle, Rome. La ville sainte, Jérusalem, Rome, Médine, La Mecque, suivant les régions. A la ville, dans une ville, par opposition à la campagne. En ville, dans la ville, par opposition à chez soi. Sergent île ville, agent de la police urbaine. Habit de ville, celui que l'on met ordinairement, lorsqu'on sort de chez soi pour aller dans la ville ; celui que l'on porte en dehors de l'exercice de ses fonctions. Tgp. Ouvrages de ville, ouvrages peu importants et qu'on tire sur un ou deux feuillets, comme prospectus, affiches, annonces, etc. Hist. Ville consulaire, ville du midi de la France qui était administrée par un consul Ville neuve, fondée par un seigneur et dotée de franchises. Bonne ville, celle à qui le roi avait accordé un régime municipal, le droit de bourgeoisie et l'exemption de la taille. Ville franche, jouissant d'une charte de commune mais relevant néanmoins d'un seigneur. \ i Ilelibre ou commune, celle qui, de sujette, était devenue vassale et constituait une seigneurie collective. Villes impériales ou villes libres, celles qui en Allemagne, au moyen âge, n'appartenaient à aucun seigneur féodal et n'avaient d'autre souverain que l'empereur. Prov. V. château et parlementer. Ville, ancien ch.-l. de c. Bas -Rhin. arr. de Schlestadt); cédé a l'Allemagne ; 1.000 h. Tissages, distilleries.

Villebéon (Pierre de: ou de Nemours, principal ministre de Saint-Louis.rn.cn 1270. Ilaccompagna le roi en Egypte, puis en Tunisie, ou il mourut.

Villebois-la-Valette rftoi], ch.-l. de c.

(Charente1, arr. et a 23 kil. d'Angoulemc ; 700 h. Eaux-de-vie. — Le cant. a 19 comm. et 9.500 h.

VilleboiS, comm. de l'Ain, arr. et à 40 kil. de Eelley, non loin du Rhône ; .1.470 h. Ch. de f. P.-L.-M. Fer.

Villebrumier [mt-é]. ch.-l. de c. (Tarn-et- Garonne). arr. et à 15 kil. de Montauban. sur le Tarn; «J20 h. — Le cant. a 6 comm. et 3.650 h.

LAR. P. TOCS. — II.

Villechenève, comm. du Rhône, arr. et à 50 kil. de Lyon ; 1.200 h.

Ville-d'Avray, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 6 kil, de Versailles; 1.730 h. Ch. de f. Etat. Villas.

Villedieu-sur-Indre, comm. de l'Indre, arr.

et à 13 kil. de Chàteauroux; 3.000 h. Ch. de f. Orl.

Villedieu, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 22 kil. de Cholet; 1.250 h.

Villedieu, ch.-l. de c. (Manche), arr. et a 22 kil. d'Avranches; 3.390 h. Ch. de f. Etat. Chaudronnerie. — Le cant. aile, et 8.780 h.

Villedieu (La), eh.-l. de c. (Vienne), arr. et à 14 kil. de Poitiers; 550 h. — Le cant. 10 comm. et 6.920 h.

Villedo (Michel), architecte français, né près de Limoges, m. à Paris (1580-1650).

Ville-en-Tardenois, ch.-l. de c. (Marne),

arr. et à 21 kil. de Reims ;500 h. —Le cant. a 38 comm. et 9.110 h.

Ville Evrard (asile de), asile d'aliénés, arr. de Pontoise (Seine-et-Oise), cant. et à 5 kil. du Raincy (comm. de Nogent-sur-Marne), près de la Marne, dont il est séparé par un canal.

Villefagnan, ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 9 kil de Ruffec; 1.340 h. — Le cant. a 21 comm. et 9.290 ii.

Villefort [for], ch.-l. de c. (Lozère), arr. et à 4 kil. de Mende; 1.110 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 10 comm. et 4.890 h.

Villefranche, comm. du Loir-et-Cher, arr. et a 8 kil. de Romorantin ; 1.750 h.

Ch. de f. Orl.

Villefranche, ch.-l. de c.

(Alpes-Maritimes), arr. et à 3 kil.

de Nice; 4.430 h. Bonne rade sur le golfe de Gênes. Ch. de f. P.-L.-M.

— Le cant. a 6 comm. et 16.440 h.

Villefranche ou Villefranche-de -Lauraguais

lii ra-ghé], eh.-l. d'arr. (Haute- Garonne), sur le Lers et le canal du Midi , ch. de f. M., à 36 k. S.-E. de Toulouse ; 2.350 h. Céréales, chanvre, oies grasses. — L'arr. a 6 cant., 93 comm., 44.760 h. Le

Villefranche-de-Lauraguais.

Villefranche ou Villefranche - de - Rouergue,

ch.-l. d'arr. (Avevron), sur l'Aveyron; ch. de f. Orl.; à 57 kil. O.

de Rodez ; 8.350 h. Soie grège, chaudronnerie. Patrie du maréchal de Belle-Isle, d'Alibert. — L'arrond. a 8 cant., 65 comm., 103.000 h. Le cant. a 7 comm. et 8.550 h.

Villefranche ou Villefranche-sur-Saône, anc.

capit. du Beaujolais, ch.-l. d'arr.

(Rhône), près de la Saône ; ch.

de f. P.-L.-M.; à 32 kil. N.-O. de Lyon; 16.030 h. Vins, céréales, bestiaux, chanvre, fil ; fabrication de toiles de fil, d'indiennes, de molletons, de couvertures et de cuir. — L'arr . a 10 cant. , 134 comm., 161.000 h. Le cant.

a 16 connu, et 28.380 h.

Villefranche- d'Albi- v'n«f'anche (Rh6nei-

geoiS [joi], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 15 kil. d'Albi; 1.100 h. Fer. — Le cant. a 8 comm. et 8.260 h.

Villefranche-de-Longchapt, ch.-i. de c.

(Dordogne), arr. et à 38 kil. de Bergerac; 1.000 h. Vins. — Le cant. a 9 comm. et 6.000 h.

Villefranche-du-Périgord, ch.-l. de c.

(Dordogne), arr. et à 31 kil. de Sarlat; 1.230 h. Ch. def. Orl. Vins. — Le cant. a 12 comm. et 5.110 h.

Villefranque, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 9 kil. de Bayonne; 1.330 h. Sel gemme.

Villegagnon (Nicolas Durand de), amiral français, chevalier de Malte, né à Provins vers 1510, m. à Beauvais, près de Nemours, en 1571. Il amena Marie Stuart en France en 1548 et fonda en 1555, dans une île de la baie de Rio-de-Janeiro. le colonie française de la Nouvelle-Genève, détruite par les Portugais après son retour en France.

Villégiateur [vil-lé] n. m. Fam. Celui qui est en villégiature.

Villégiature [vil-lé] n. f. (ital. villeggiatura ; de villa). Séjourà la campagne: longue villégiature.

Villégiaturer [ré] v. n. Fam. Etre en villégiature.

VillehardOUin (Geoffroi de), maréchal de Champagne, chroniqueur français, né au château de Villehardouin, près de Troyes, entre 1150 et 1164, m. en Thrace vers 1212. Il écrivit sur la quatrième croisade, à laquelle il prit part, un récit intitulé la Conquête de Constanlinople, qui forme un des plus anciens et des plus précieux monuments de la prose française. Œuvre méritoire, mais souvent partiale en faveur des nobles qui détournèrent de son véritable but la quatrième croisade, en mettant l'armée au service de Venise. Après l'expédition, il resta en Orient avec le titre de grand maréchal de Roumanie.

Villejuif, ch.-l. de c.

(Seine), arr. et à 5 kil. de Sceaux ; 6.600 h. — Le cant.

Villèle (Jean -Baptiste - Séraphin-yosepft, comte de). . w

homme d'Etat français, né et /

m. à Toulouse (1773-1854), chef 1/

desultra-royahstessouslaRestauration. Président du con- viUèle.

scil de 1821 à 1828, il se ren-

dit Impopulaire en faisant voter les lois du milliard de i migres, du sacrilège, etc. On lui doit des Mimoires d'un réel intérêt.

Villelongue-de-la-Salanque, comm. des

Pyrénées-Orientales, arr. et à 9 kil. de Perpignan ; 1.305 h. Vins.

Villeniain.

Villemain [min] (Abel-François), littérateur français, né et m. à Paris (1790-1870), professeur à la Sorbonne, député Libéral, ministre de l'instruction publique de 1839 à 1844, auteur d'un célèbre Cours de littérature française, qui contient une remarquable étude du xvmi» siècle, d'un Tableau de l éloquence chrétienne au IVe siècle, etc. ; écrivain érudit, agréable, mais d'un esprit plus large que profond.

Villemessant [s an]

(Icaii-llippolytc-.l injuste Cartier del, journaliste français, spirituel et aventureux, né à Rouen, m. à Monte-Carlo (1812-1879). C'est lui qui fonda le Figaro. On lui doit les Mémoires d'un journaliste.

Villemin (Jean Antoine), médecin militaire et histologiste français, né îi Prey (Vosges), m. à Paris (1827-1892). Il a publié d'importants travaux sur le scorbut, le scrofulisme, la tuberculose, etc.

Villemomble, comm. de la Seine, arr. et à 7 kil. de Saint-Denis ; 8.190 h. Ch. de f. Est. Plàtrières.

Villemur, oh.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 29 kil. de Toulouse ; 3.900 h. Sur le Tarn. Ch. de f. M. — Le cant. a 6 comm. et 5.590 h.

Villena, v. d'Espagne (Valence), dans la sierra Grosa; 15.000 h.

villenage [vi-lé] ou vilenage n.m.syn. de

VILAINACE.

Villenauxe [nâk-sè], ch.-l. de c. (Aube), arr. et à 13 kil. de Nogent-sur-Seine ; 2.210 h. — Le cant. a 7 comm. et 4.150 h.

Villenave (Mathieu de), écrivain français, né à Saint-Félix (Haute-Garonne), m. à Paris (1762- 1846). Il doit son meilleur titre de notoriété à des pamphlets contre-révolutionnaires.

Villena ve-d'Omon, comm. de la Gironde, arr. et à 9 kil. de Bordeaux ; 3.630 h. Bons vins.

Villeneuve (Hospitalières de Saint-Thomasde-), congrégation fondée au xvn« siècle par le P. Ange Le Proust, pour le service des hôpitaux.

Villeneuve (Huon de), poète franc, du xiw s., auteur de quelques parties des Quatre fils Aymon.

Villeneuve (Pierre de), amiral français, né à Valensoles (Basses-Alpes), m. à Rennes (1763-1806), vaincu par Nelson à Trafalgar. Pris par les Anglais, puis remis en liberté, il se suicida à Rennes, n'osant affronter la colère de Napoléon.

Villeneuve, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 9 kil. de Villefranche ; 3.640 h. Ch. de f. Orl. Papeteries, forges. — Le cant. a 10 comm. et 8.550 h.

Villeneuve, bourg de Suisse (cant. de Vaud), à l'extrémité orientale du Léman; 1.750 h. Chaux et ciments.

Villeneuve-de-Berg, ch.-l. de c. (Ardè-

che), arr. et à 22 kil. de Privas ; ch. de f. P.-L.-M ; 1.850 h. Patrie d'Olivier de Serres. — Le cant. a 17 comm. et 10.380 h.

Villeneuve-de-Marsan, eh.-l. de c. (Landes), arr. et à 20 kil. de Mont-de-Marsan, sur le Midou ; 1.880 h. — Le cant. a 12 comm. et 8.420 h.

Villeneuve-la-Guyard, comm.de l'Yonne, arr. et à 24 kil. de Sens ; 1.640 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vignobles.

Villeneuve-1' Archevêque, ch.-l. de c.

(Yonne), arr. et à 24 kil. de Sens, sur la Vanne; 1.520 h. ch. de f. E. — Le cant. a 17 comm. et 7.340 h. Villeneuve-le-Roi, comm. de Seine-et- Oise, arr. et à 17 kil. de Corbeil ; 1.870 h.

Villeneuve-lès-Avignon, ch.-l. de c.

(Gard), arr. et à 31 kil. d'L'zès; 3.000 h. Sur le Rhône; ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 5 comm. et 5.600 11.

Villeneuve-lès-Béziers, comm. de riié-

rault, arr. et à 7 kil. de Béziers, sur le canal du Midi: 2.320 h. Ch. de f. Midi. Essences.

Villeneuve-lès-Maguelonne, comm-

de l'Hérault, arr. et à 10 kil. de Montpellier; 1.580 h. Ch. de f. P.-L.-M. Salines. Vins, primeurs.

Villeneuve-Saint-Georges, comm. de

Seine-et-Oise, arr. et à 16 kil. de Corbeil ; 9.660 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Villeneuve-sur-Lot [la], eh.-l. d'arr. (Lot-

et-Garonne), sur le Lot ; ch. dé d'Agen; 13.540 h. ( Villeneuvois).

Prunes, farines, vins, eaux-dcvie, chaussures. — L'arr. a 10 cant., 60 comm., 74.270 h. Le cant. a 6 comm. et 16 210 h.

Villeneuve-sur- Yonne,

ch.-l. dec. (Yonne), arr. et à 17 kil.

de Joigny; 4.670 h. Ch. de f. P.- L.-M. Pépinières, distilleries. — Le cant. a 8 comm. et 9.420 h.

Villentrois, comm. de l'Indre, arr. et a 50 kil. de Châteauroux ; 1.240 h.

Villepion, hameau d'Eureet-Loir, commune de Terminiez

f. Orl. ; à 30 kil.

Aimes de VîlleiiLuve-iUr-Lot.

Victoire des Français sur les Bavarois (1" déc. 1870).

Villequier, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 15 kil. d'Yvetot, sur la Seine: 740 h. La fille aînée de Victor Hugo et son mari (Charles Vacquerie) se noyèrent en Seine, en face de Villequier.

Villeréal, ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. età25kil.de Villeneuve-sur-Lot ; 1.510 h. Sur le Dropt. — Le cant. a 13 comm. et 6.000 h.

Villeret, comm. de Suisse (cant. de Berne); 1.630 h. Pièce d'horlogerie.

Villeroi (Nicolas de Neufvii.le, seigneur de), homme d'Etat français, né à Paris, m. a Rouen ( 1 5 42- 1617). Secrétaire d'Etat en 1567, il fut disgracie1 en 1588, se rapprocha de la Ligue, revint aux affaire., ru 1594 et négocia la paix de Vervins. 11 fut tout-puissant, sous Louis XIII, après la disgrâce de Sully.

Villeroi (Nicolas DE Neufvii.le, marquis, puis duc dej, maréchal de France, petit-fils du précédent, ne et m. à Paris (1598-1685). 11 prit part à presque toutes les guerres ou campagnes qui eurent lieu sous Louis XIII, fut gouverneur de Louis XIV et devint en 1661 chef du Conseil.

VIN

V,lleroi.

ViUeroi (François i>k Neijfville, duc de), maréchal de France, ne à Lyon, m, à Parla (1041-1730). Il se montra fin courtisan, mais gênerai Incapable, se fit battre à Chiari, fut pris a Crémone, et fut vaincu à Ramillies. Gouverneur du jeune Louis XV, il se montra médiocre et scrvile.

Villers ( Charles-Fran-

i Dominique de> . littérateur français, né a Boulay (Lorraine), m. a Gcettingue [1763-1815). Ami de M"" de Staël, il fraya la voie a sou livré De l'Allemagne. Auteur de : Essai sur l'esprit et l'influence de la'riforme de Luther, etc.

Villers-Bocage, ch.-

1. de c. (Calvados), arr. et a 24 lui. de Caen ; 1.080 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 22 cumm. et 7.390 h.

Villers-Bocage, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 12 kil. d'Amiens ; 810 h. — Le cant. a 23 comm. et 8.630 h.

Villers-BretonneUX, comm.de la Somme, arr. et à 16 kil. d'Amiens ; 4.640 h. Ch. de 1'. N. Filatures, bonneterie. Le 27 novembre 1870, combat indécis entre Français et Prussiens.

VillerS-CotteretS [1er, ré], eh.-l. de c. (Aisne), arr. et à 27 kil. de Soissons ; 5.380 h. (Cotteréziens). Ch. de f. N. Scieries, brosseries. Célèbre ordonnance de François 1er en 1539, pour l'administration de la justice, due au chancelier Poyet. Elle instituait la tenue des registres de baptême. (V. ordonnances.)

— Le cant. a 21 comm. et 11.660 h.

Villers- en -Cauchies, comm. du Nord,

arr. et à 10 kil. de Cambrai ; 1.520 h. Batistes.

Villersexel [sèlc-sH], ch.-l. de c. (Haute- Saône), arr. et à 18 kil. de Lure, sur l'Ognon ; 1.050 h. Tanneries. Combat heureux livré aux Prussiens par le général Bourbaki (9 janv. 1871). — Le cant. a 34 comm. et 9.190 h.

Villers-Farlay [le], ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 18 kil. de Poligny ; 590 h. — Le cant. a

12 comm. et 4.410 h.

VillerS-FaUCOn, comm. de la Somme, arr. et à

13 kil. de Péronne ; 1.290 h. Ch. de f. Nord ; Sucreries. VillerS-GuiSlain, comm. du Nord, arr. et

à 18 kil. de Cambrai ; 1.680 h. Tissus.

VillerS-le-Bouillet, comm. de Belgique (Liège, arr. de Huy); 2.710 h. Charbonnages.

VillerS-l'Évêque, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.260 h.

VillerS-OutréaUX, comm. du Nord, arr. et ;\ 28 kil. de Cambrai; 2.930 h. Sucreries, tissus.

VillerS-Pol, comm. du Nord, arr. et à 32 kil. d'Avennes ; 1.410 h. Sucrerie.

Villers-Semeuse, comm. des Ardennes, arr. et à 3 kil. de Mézières ; 1.830 h. Fonderie.

VillerS-Sire-NiCOle, comm. du Nord, arr.

et A 27 kil. d'Avesnes; 1.330 h. Forges. .

VillerS-SUr-Mer, comm. du Calvados, arr.

et à 17 kil. de Pont-1'Evêque ; 1.390 h. Bains de mer (plase de sable fln, mélangé de galets).

Villerupt, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 33 kil. de Briey, sur l'Alzette ; 6.640 h. Fer. Hauts fourneaux.

Villerville, comm. du Calvados, arr. et à 13 kil. de Pont-1'Evêque ; 1.070 h. Bains de mer.

Ville-SOUS-la-Ferté, comm. de l'Aube, arr. et à 17 kil. de Bar-sur-Aube ; 2.440 h. Forges, ciment.

Ville-SUr-Tourbe, ch.-l. dec. (Marne], arr. et à 14 kil. de Sainte-Menehould ; 150 h. Ch. de f. E.

— Le canton a 24 comm. et 1 370 h.

villette [vi-lè-te] n. f. Fam. Petite ville. (Peu us.)

Villette (La), ancienne comm. de la banlieue de Paris, aujourd'hui comprise dans le XIXe arrondissement. Marché aux bestiaux.

Villette (Charles, marquis de), écrivain français médiocre froid et recherché, né et m. à Paris (1736-1793). On lui doit des Lettres sur les principaux événements de la Révolution. C'est chez lui que mourut Voltaire.

Villeurbanne, ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 3 kil. de Lyon ; 33.890 h. Ch. de f. P.-L.-M. Tréfileries, tissages. — Le cant. a 6 comm. et 105.300 h.

villeux, euse [vil-leu,

eu-ze] adj. (lat. villosus). Qui est couvert de longs poils touffus : insecte villeux.

Villevêque, comm. de Maine-et-Loire, arr. et a 1 1 lui. d'Angers ; 1.590 h. Ch.

de f. Et. Vins.

Villeveyrac, comm.

de l'Hérault, arr. et à 28 kil.

«e Montpellier; 2. 620 h. Vignobles.

villiCUS [kuss] n. m.

(m. lat.). Antiq. rom. Esclave chargé de la surveillance des travaux dans une villa.

Villié-Morgon,

comm. du Rhône, arr. e1 à 22 kil. de Villefranche ; 2.300 h. Bons vins.

Vxlliers de l'Isle-

Adam [dan] (Philippe de).

grand-maitre de l'ordre de Saint-Jean de-Jérusalem, né à Beauvais, m. à Malte (1464- 1334). Il soutint dans Rhodes 1 .",22) un siège fameux contre Soliman. Charles-Quint, en 1530, lui céda pour son ordre 1rs lies de Malte et de Gozzo.

Villiers de l'Isle-

Adam (Auguste, comte), ain français, descendant du précédent, né a . ....

,-.„., ^ • r .' -, . A. vduers de 1 I* e-Adara.

Saint- Brieuc, m. a Pans

(1840-1889); auteur de : Tribulat Bonhomet, l'Amour

suprême, l'Eve future, Contes cruels, etc. C'est un

prosateur original, au rythme onduleux, à l'harmonie puissante.

Villiers-le-Bel, cumm. de Seine-ct-Oise, arr. et a2Vkil.dc l'ontoi se ; 1.720 h. Ch.de f. N. Cal

Villiers-Saint-Georges, eh .-i i e'c. Seineet-Marne), arr. et à 14 kil. de Provins; 1 090 h. — Le cant. a 21 comrn. et 9.120 h.

Villiers-sur-Marne, comm. de Selne-et-

Oise, arr. et à 30 kil. de Corheil ; 2.550 h. Ch. de f. E. Distillerie.

villifère [vil-li] adj. (du lat. vitlus, poil, et ferre, porter), Xool. Qui porte une villosité.

Villiforme [vtl-li] adj. (du lat. villut, poil, et de forme). Zool. Qui ressemble à une fourrure.

Villmergen, comm. de Suisse (cant. d'Argovie); 1.800 h. Tressage et teinture de paille.

VilloiSOn ( Jean -Baptiste -Gaspard d'Ansse de), helléniste français, né à Corbeil, m. à Paris 1 1753-1805). Ses travaux sur Homère ont rendu possibles les critiques de Wolf sur 1 Iliade et ['Odyssée. Celait un érudit consciencieux, mais de vues un peu courtes.

Villon (François), poète français, né a Paris en 1131, m. vers 1489. II mena une vie inquiète, fut étudiant, puis vécut au milieu des malandrins, et, coupable de vol et de meurtre, risqua plusieurs fois la potence; auteur du Petit Testament et du Grand Testament, confession d'un pathétique poignant, oeuvre d'une poésie originale, sincère et souvent charmante.

Villosité [vil-lo-zi-té] n. f. (lat. villositas). Etat d'une surface velue ; ensemble des poils qui recouvrent cette surface. Anat. Se dit des petites rugosités ou saillies qui couvrent certaines surfaces.

villotier [vi-lo-ti-é] ou vilotier [ti-i], ère

n. Débauché, libertin. (Vx.)

Villotte [vi-lo-te] n. f. Fam. Petite ville.

villUS [vil-luss] n. m. (m. lat. signif. poil) Bot. Assemblage de poils mous, flexibles, à demi couchés.

Vilna ou Wilna, v. de Russie (Lithuanie), ch.-l. de gouvernement sur la Vilia ; 155.000 h. Métallurgie, cuirs, etc. Prise par Napoléon le 28 juin 1812. — Le gouv. a 1.591. 000 h.

VilterS, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall) ; 1.800 h.

Vilvorde, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), près de la Senne ; 15.040 h. Passementerie, tissus, produits chimiques.

Vimaire [mè-re] ou Vimère n. f. (du lat. ris. force, et major, majeure). Dommage; effet funeste. Outrage, injure.

Vime n. m. (lat. vimen). L'osier, dans quelques départements.

Vimeiro ou Vimieiro, bourg de Portugal (Estrémadure) ; 600 h. Défaite de Junot par Wellington (1808).

Viminal (mont), colline de l'ancienne Rome, à l'est ; elle portait les Thermes de Dioclétieu.

vimonastérien, enne adj. et n. De Vi-

moutiers.

Vimory, village du Loiret, arr. deMontargis; 800 h. Henri de Guise y vainquit les Allemands, alliés des calvinistes, en 1587.

VimOUtierS [ti-i], ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 26 kil. d'Argentan ; 3.300 h. ( Vimonastèriens). Ch. de f. O. — Le cant. a 19 comm. et 9.550 h.

Vimy, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 11 kil. d'Arras ; 2.380 h. Ch. de f. Nord. — Le cant. a 28 comm. et 39. 480 h.

vin n. m. (lat. vinum). Boisson spiritueuse qui est le produit de la fermentation du jus de raisin frais : pris en petite quantité, te vin est une boisson bienfaisante. Par ext., nom donné à tout jus aqueux sucré que la fermentation transforme en un liquide alcoolique : le cidre est un vin de j'ommes. Etat d'ivresse : dans le vin on n'a pas conscience de ses actions. Manière d'être d'une personne ivre : avoir le vin gai. Vin d'honneur, celui que des municipalités, corps constitués, sociétés, etc., offrent à un ou plusieurs personnages de marque. Grands vins, vins de crus renommés. Vin bourru, vin nouveau en cours de fermentation. Vin doux, vin nouveau dont la fermentation n'est pas achevée, et qui encore quelque peu sucré. Vin de liqueur, vin très sucré qui se Doit au dessert. Vin de paille, vin fait de raisins à demi desséchés sur la paille. Vin de sucre ou de seconde (troisième, etc.) cuvée, ou vin gallisé, celui qu'on obtient en ajoutant de l'eau et du sucre sur des marcs pressurés et épuisés déjà du premierjus. Vin de goutte, celui qui provientdu jus coulant des grappes avant le pressurage. Vin dejîresse, celui qui coule du pressoir. Prov. : Quand le vin est tiré, il faut le boire, l'affaire est engagée, il n'est plus temps de reculer. Vin versé n'est pas avalé, ce qui semble probable ne se réalise pas toujours. Un verre de vin avise bien un homme, il est bon de boire un coup avant d'agir ou de chercher quelque solution. Le vin est le lait des vieillards, le vin soutient les vieillards, comme le lait nourrit les enfants Vin sur lait bien fait, lait sur vin venin, le vin fait du bien ou du mal suivant qu'on le boit après ou avant le lait. A bon vin point d'enseigne, ce qui est bon prévaut de soi, sans qu'on ait besoin de le prôner. Après bon vin bon cheval, on est plus hardi cavalier quand on a bu. Chaque vin a sa lie, toute chose a ses inconvénients.

— Encycl. Les légendes antiques attribuent à Dionysos l'honneur d'avoir le premier cultivé la vigne et trouvé le moyen d'en tirer le vin La Genèse dit de Noé, qu'il planta la vigne et but du vin. C'est assez dire que l'origine de la vigne est ancienne et que le vin fut connu de tous les peuples de l'antiquité depuis l'Inde antique jusqu'à la Gaule. Les Romains avaient leurs crus fameux (calés, massique, cécube, falerne, faustin, mamertin. etc.) qui, sans doute, en raison des méthodes de fabrication [.addition de miel, de poix, de goudron pour les conserver) nous paraîtraient désagréables aujourd'hui. Après la conquête romaine et en suivant une fortune assez capricieuse, la culture de la vigne se généralise peu à peu en Gaule, et la fabrication du vin devient une source de profits, plus féconde de siècle en siècle. A l'époque de la Renaissance s'ou-

vre une nouvelle ère pour l'histoire du vin. Cest à partir de ce moment que les procédés de vinification s'améliorent et que déjà les vins d. et de Champagne se disputent le premier rang • d'ailleurs, la querelle est terminée par don, Pél gnon, qui trouve le moyen de fabriquer le pagne moussetu aux du Bordelais, du

■ lion, du Languedoc, les Charentcs, l'Armagnac, se couvrent peu à peu de flori

et cet essor n'est arrêté que par 1 in\ phylloxérique.

La France produit des vins de différentes sortes et les vignobles sont groupés en certaines r aujourd'hui officiellement délimitées. V. vignoble.

Les vins de rw rouget, provenant de raisins rouges fermentes en présence de la grappe ou égrappés et pre après fermentation : le- vin blancs, provenant de raisins blancs ou même de raisins roug avant la fermentation ; les vin» rosis ou gri vins mousseux, traités comme les vins blancs etmis en bouteilles avant complète fermentation (v. vinification : les oins de ligueur et les vins de paille, tirés de raisins très mûrs ou de raisins dont le moût est additionné de sucre au cours de la fermentation; les tnisteltes (v. ce mot); les vins obtenus en mélangeant à du moût concentré par ébullition de l'eau de vie et divers aron

Le vin naturel pris a dose modérée est une boisson tonique et stimulante, le vin rou^'e surtout, tandis que le vin blanc est diurétique; les vins de liqueur sont bien préférables comme boisson d'agrément aux liqueurs artificielles. L'abus du vin engendre d'ailleurs l'alcoolisme.

Les vins de raisins sers sont obtenus par digestion de raisins secs dans de l'eau chaude additionnée d'alcool, fermentation et soutirage. Ils constituent une boisson peu coûteuse, mais dont la fabrication et le transport sont réglés par la loi.

Les vins de seconde cuvée ou oins gallisés constituent aux yeux de la loi une boisson dont elle interdit la fabrication en dehors des besoins de la consommation familiale.

Les vins de fruits, à part le vin de pomme (cidre) et le vin de poire (poiréj. ne portent pas de particuliers. Tous les fruits sucrés (coing, orange, bigarade, groseilles, framboise, fraises, mûres, bananes, prunelles, prunes, sorbes, figues, dattes, etc.) sont susceptibles d'en fournir. On écrase les fruits et on les additionne ou non d'eau et de sucre interverti, et, une fois la fermentation achevée, on ajoute un peu d'alcool pour éviter les fermentations secondaires. Certains arbres donnent un liquide susceptible de fermenter et de fournir une boisson spiritueuse (palmiers, etc.).

— Dr- V. boissons.

Vinade n. f. Féod. Droit du seigneur de faire transporter son vin par ses vassaux.

vinage n. m. (de rin). Action d'ajouter de l'alcool au vin ou au moût. (Il y a lieu de distinguer deux sortes de vinages : 1° le vinage licite, qui a pour but soit de préparer des mistelfes pour l'exportation, soit de donner du corps à un vin naturellement plat ; et 2» le vinage frauduleux, conséquence forcée du mouillage et qu'interdit la loi.) Féod. Droit perçu sur les vins récoltés ou transportés dans un domaine. Droit payé sur la vendange lors du tirage du vin. Droit payé par les communautés pour l'entretien des ponts et passages.

Vinaigre [ne-gre] n. m. (de fi», et aigre). Vin aigri par la production spontanée ou provoquée de l'acide acétique, et que l'on emploie comme condiment, soit pur, soit après y avoir fait macérer quelque substance : vinaigre à l'estragon. Vinaigre de bo is, acide pyroligneux. Vinaigre de Saturne, acétate de plomb liquide. Vinaigre des quatre voleurs, vinaigre antiseptique (macération de nombreuses plantes aromatiques, de camphre et d'ail). Vinaigre île toilette, mélange d'eau de Cologne ou d'alcool parfumé et de vinaigre. Vinaigre rosat, celui dans lequel on a mis macérer des pétales de rose. Sels de vinaigre, acide acétique cristallisable versé dans des flacons de poche contenant des cristaux de sulfate dépotasse. Fig. Tourment de la vie. Aigreur des paroles. N'être gue fiel et vinaigre, avoir l'humeur très aigre. Prov. : Le bon vin fait le bon vinaigre, on tire toujours bon parti des choses de bonne qualité.

— Encycl. L'usage du vinaigre est très ancien. On employait le vinaigre non seulement comme condiment mais encore comme boisson et la posca des soldats romains n'était que de l'eau mélangée de vinaigre. En France, au moyen âge, les fabricants de vinaigre forment une importante corporation. C'est le chimiste Chaptal qui donna la première description complète de la méthode de fabrication dite méthode d'Orléans (1807), et Persoon, le premier, attribua l'acétification du vin au travail d'un micro-organisme, qu'il appela mycoderma aceti. Sa théorie, combattue par Liebig, fut établie définitivement par Pasteur. C'est, en effet, une fermentation due au mycoderma aceti qui détermine l'acidification du vin- Tous les liquides alcooliques sont susceptibles de fournir du vinaigre.

Dans l'industrie on provoque l'acétification des vins ou des alcools par de nombreux procédés : méthode d'Orléans, méthode allemande, méthode à cuves tournantes et procédé Orléanais rapide. Trois conditions sont nécessaires : le contact de l'air avec le liquide à acidifier, une température constante et la présence d'un ferment. En outre, les vins altérés doivent être pasteurisés avant leur acétification.

Dans les ménages, on peut facilement fabriquer soi-même son vinaigre de la manière suivante: on cale sur un petit chantier et dans un endroit où il soit à l'abri des chocs, un baril de bois de sept à huit litres de contenance. Le tond antérieur est percé d'une ouverture assez large vers le haut, à laquelle correspond une ouverture identique dans la paroi postérieure: c'est l'appel d'air. Une seconde ouverture plus petite reçoit un bouchon, traversé par un tube coudé, qui sert de niveau et, au besoin de tuyau de vidange. On verse tout d'abord dans le fût trois litres de vinaigre de vin chauffé à 30° ou 35°, puis après quelques jours, un quart de litre de vin (ce vin doit être parfaitement limpide et sain); au bout de huit jours, on soutire un quart de litre de vinaigre, et l'on verse de nouveau dans le fût la même quantité de vin. On répète tous les huit jours la même opération.

VIN

VIN

Vinaigrette Ixvm

— Fin. Il est perçu sur les vinaigres et l'acide acétique un droit de consommation gradué.

Los fabriques de vinaigre et d'acide acétique sont ipumises h l'exercice de la régie. Les vinaigres et •ides exportés ou employés a des usages industriels sont exemptés des droits.

Vinaigré [nè-gré], 6 adj. Assaisonné avec du vinaigre. Se disait des lettres venues des paya infectés et passées au vinaigre pour les assainir.

vinaigrer [ne-gré] v. a. Assaisonner de vinaigre : vinaigrer une salade. Fiij. Rendre piquant, mordant

vinaigrerie [nè-gre-rî] n. f. Etablissement

où l'on tabrique du vinaigre. Industrie du vinaigre. Dans une raffinerie, laboratoire pour la distillation.

Vinaigrette [nè-grè-te]n. f.(de vinaigre). Sauce faite avec du vinaigre, de

l'huile, du sel, etc. Bœuf à la vinaigrette, mets accommodé avec cette sauce. Voiture à deux roues en forme de chaise à porteur, dans laquelle on se faisait traîner patun homme, vinaigrier [ni-gri-

é] n. m. Qui fait et vend du vinaigre. Burette à vinaigre. Bot. Nom vulgaire du sumac des corroyeurs.

Vinaire [nè-re] adj.

(de vin). Qui a rapport au vin : industrie vinaire. N. m. Religieux chargé du soin de la cave.

Venalmont, commune de Belgique (Liège, arr. de Huy) ; 1.550 h. Charbonnages.

Vinapon n. m. Bière péruvienne, fabriquée avec du maïs au lieu d'orge.

VinarOZ, v. d'Espagne (prov. de Castellon de la Plana), près de la Méditerranée; 18.000 h. Vignobles. Constructions navales.

Vinasse [na-se] n. f. (de vin). Vin faible et fade. Résidu de la distillation des liqueurs alcooliques.

— Encycl. Lorsqu'on distille un mont, il reste dans l'alambic, lorsque l'alcool s'est volatilisé, un résidu plus ou moins pâteux {drèche) en suspension dans un liquide (vinassei. Ce mélange, dans les distilleries de pommes de terre, sert a l'alimentation du bétail. Des vinasses de betterave, on tire des sels de potassium, etc. On utilise aussi les vinasses comme engrais.

Vinay [ne], ch.-l de c. (Isère), arr. et à 9 kil. de Saint-Marcellin : 2.560 h. Ch. de f. P.-L.-M. Filatures, constructions mécaniques. — Le cant. a 11 comm. et 7.720 h.

Vinça, ch.-l. de c. (Pyrénées-Orientales), arr. et à 9 kil." de Prades ; 1.650 h. (Vinçanench ). Sur la Têt : ch. de f. M. Vins. Eaux sulfureuses. — Le cant. a 17 comm. et 9.180 h.

VincenneS, ch.-l. de c. (Seine), arr. de Sceaux ; 34.200 h. (V inrennois). Ch. de f. E. Produits chimiques. Arsenal, École d'artillerie. Philippe Auguste y fit ci instruire un chàteauroyal; mais l'édifice actuel, y compris le donjon, date de Philippe VI et de ses deux successeurs et fut construit de 1337 à 1370 environ. Charles V y vit le jour. Il servit longtemps de résidence aux roisdeFrance.

La chapelle date de la première moitié du xvi« siècle.

Bois, transformé en parc.

En 1804, le duc d'Enghien fut fusillé dans le

Vincennes (donjon).

fossés du château. Daumesnil défendit éneriùquement Vincennes contre les Alliés, en 1814-1815. — Le cant. a 3 comm. et 63.290 h.

Vincent saint), martyr, né à Saragosse, m. à Valence en 304. pendant la persécution de Dioclétien. Patron des vignerons. — Fête le 22 janvier.

Vincent, dit de Beauvais, dominicain français du 1111e siècle, ni. vers 1264. Il jouit d'une grande faveur à la cour de saint Louis. Son chef-d'œuvre est un Spéculum ma jus, qui contient un résumé des connaissances scientifiques du xme siècle.

Vincent de Lérins (saint), né à Toul, m. vers 4ô0 dans le monastère de Lérins. Son Commonitorium pro catholicae fidei antigui' tate est célèbre. C'est là qu'il donne ce critérium de la foi catholique : « Ce qui a été cru partout, toujours et par

tOUS. »

Vincent de Paul

(saint), né à Pouy, pies de l)'x Landes/, m. à Paris (1576-1660); prêtre renommé pour sa charité, qu'il exerça au profit des galériens, des enfants trouvés, des paysans ignorants. Il fut un des plus illustres représentants de la renaissance catholique du xvn's. Il fut plusieurs années captif chez les pirates barbaresques. Il fonda la congrégation des Sœurs de charité ou de Saint-Vincent-de-Paul, celle des Prêtres

Saint Vincent dfl Paol.

de la Mission, appelés plus tard lazaristes, et institua l'œuvre des Enfants trouvés. — Pête le 19 juillet.

Saint Vincent de Paul.

Vincent {saint), prenant les fers d'un galérien, tableau de Bonnat (1866), de coloration savante et vigoureuse.

Vincent-de-Paul [société de Saint-), fondée en 1833 sous l'inspiration de F. Ozanam, pour visiter et secourir les pauvres à domicile. En 1861, le ministre Persigny la poursuivit comme société secrète, et les conférences durent continuer isolément leur mission charitable.

Vincent-de-Paul {église Saint-), à Paris, belle église moderne, construite de 1824 à 1844 par Lepère . ; ilittorf.

Vincent Ferrier (saint), fameux prédicateur dominicain, né près de Valence (Espagne), m. à Vannes (1355-1419). Il joua un rôle des plus actifs au concile de Constance. — Fête le 5 avril.

VincetOXicum [sé-tok-si-kom'] n. m. Bot. Nom scientifique du dompte-venin .

Vincey, comm. des Vosges, arr. et à 23 kil. de Mirecourt, près delà Moselle; 1.520 h. Ch. de f. E.

Vinci (Lionardo da ou Léonard de), peintre italien, né a Vinci, près de Florence, m. en F'rance, au château de Cloux, près d'Araboise (1 452-151 9 i.Ilest surtout connu comme peintre, auteur de : Sainte A nne, lajoconde, la Cène, Saint Jean-Baptiste, la Vierge aux Boclvrs , etc. :

dessinateur savant, coloriste merveilleux, par le moelleux et l'art du clair-obscur. Mais il fut aussi sculpteur, architecte, physicien, ingénieur, philosophe, écrivain, poète et musicien, et il se distingua dans toutes ces branches de l'art ou de la science.

C'est un des génies les plus complets de la Renaissance, l'ne légende fausse , mais dont s'est inspiré le peintre Giroux dans son tableau, la Mort de Léonard de Vinci, le fait mourir dans les bras de François 1er.

Vinci (Leonardo), compositeur italien, né à Strongoli (Calabre), m. â Naples (16901732).

vincible adj. (du lat. vincere, vaincre). Qui peut être vaincu. (Inus.)

vinciblement [man] adv. Casuist. D'une manière vincible.

vinculé, e adj. (du lat. vinculum , lien). Dr. anc. Qui n'est possédé que sous certaines obligali.ins.

vin da s

'lia] ou vin-

dau"dd]n.m. Vindas.

(mot islandais .

Cabestan composé d'un arbre vertical, qu'on manœuvre avec des leviers. Appareil de gymnastique, appelé aussi pas-de-géant. (V. la planche gymnastique.)

vinde n. m. Langue slave, appelée aussi Slovène.

Vindélicie [si], pays de l'ancienne Germanie (lac de Constance, nord-est de la Suisse, Tyrol).

Vindex [dèks] (Caius Julius), général gaulois, propréteur de la Sequanaise. Il se souleva contre Néron en faveur de Galba ; mais, sa tentative ayant échoué, il se tua de désespoir, devant Besançon, en 68.

Vindhyas [di-u] (monts), chaîne de montagnes de l'Hindoustan, au N. du Deccan ; altit. 650 ni.

vindicatif, ive adj. (du lat. vindieare, venger . Qui aime à se venger: caractère vindicatif. Inspiré par l'esprit de vengeance: une justice vinait ative.

vindicativement [man] adv. D'une manière vindicative.

Vindicte [dik-te] n. f. (lat. I indicta). Poursuite, punition des crimes : viniH'tr li'ijalc. Vindicte publique, poursuite d'un crime au nom de la société,

Vin-donner n. m. Coût, anc. Présent en vin ou en argent que le marié- offrait à ses amis.

vinée [né] n. f. (de ci»). Branches à fruits dans la taille longue de la vigne. Récolte du vin : une bonne vinée.

Vinelle [nMc! n f. Petit vin. piquette.

Vinet.

Viner [né] v. a. Additionner d'alcool, en parlant des vins et des moûts. V. vinage.

Vinet né] (/1/exandre-Rodolphe), littérateur et théologien protestant suisse, né à Ouchy, ni. à Clarens (1797-1847); zélé défenseur de la liberté de conscience. Critique élevé, grave et lin, il a écrit : Etudes sur Pascal, Etudes sur la littérature française au xix» siècle.

vinette [nèJe] n. f. Bot.

Nom vulgaire du genre berbéris ou épine-vinette.

vineux, euse [neû, euze] adj. (lat. mnosus). Se dit du vin qui est riche en alcool:

vin bienvi7ieux. Qui a le goût.

L'odeur ou la couleur du vin :

peche viyieuse. Fertile en vin : la vineuse Bourgogne.

Sali de vin : des serviettes vineuses. N. m. Bot. Vineux huilé, agaric qui a une légère teinte lie de vin.

vingeon [•"on] n. m. L'un des noms vulgaires du canard sif fleur.

vingt [vin] adj. num. (lat. viginti). Deux fois dix : vingt francs. Pur ext. Nombreux : Je vous ai dit vingt fois de... Vingt-quatre heures, un jour entier. Adj. num. ordin. Vingtième : chapitre vingt, N. m. Vingtième nombre, deux dizaines : vingt multiplié par vingt. Vingtième jour du mois : le vingt mai. Vingt et un, jeu de cartes. (Dites vingt et un, vingt-deux, etc.) — Gramm.Vimjt prend un .s quand il est précédé d'un adjectif de nombre qui le multiplie : quatre-vingts hommes. Il reste invariable : 1» s'il est suivi d'un autre adjectif de nombre : quatre-vingt-deux francs; 2» quand il est employé pour vingtième ; page quatre-vingt (pour la page quatre-vingtième) .

Vingt ans après, roman d'Alex. Dumas père, faisant suite aux Trois Mousquetaires et suivi du Vicomte de Bragelonne (1845). Episodes intéressants de la Fronde et de la Révolution d'Angleterre.

Vingt mille [Pétition des), présentée par Dupont de Nemours à l'Assemblée législative (l" juill. 1792) pour protester contre lajournéedu20juin. Ses signataires furent, sous la Terreur, décrétés d'accusation.

vingtain[r?)!-tinjn.m.;deDî'nj«). Féorf. Droit du seigneur sur la vingtième partie des fruits. Archéol. Drap de laine dont la chaîne était faite de vingt fois cent fils. (Syn. vingt-cent n. m. et vingtaine n. f.)

vingtaine [vin-li-né] n. f. (de vingt) ■ Nombre de vingt; vingt ou environ. Petite corde dont les maçons se servent pour tenir écartés loin des murs les fardeaux qu'on élève. Petite corde dont on se sert pour lier les pièces d'échafaudage.

Vingt-Cent n. m. Syn. de vingtain.

vingt-deuxain n. m. Ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de deux mille deux cents ou vingt-deux fois cent fils. (Syn. vingt-

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