VX
vitupératif, ive adj. Injurieux. (Peu us.)
Vitupération [*i-on] n.f. Action de vitupérer.
Vitupère n. m. Blâme, mépris. (Vx.)
vitupérer [ré] v. a. (lat. vituperare. — Se conj. comme accélérer. ) Blâmer, désapprouver. (Vx.)
Vitupéreux, eUSe [reû, eu-ze] adj. Qui est cause de vitupère. (Vx.)
VitznaU, village de Suisse (cant. de Schwyz), sur le lac des Quatre-Cantons ; 900 h. Point de départ d'un des chemins de fer du Righi.
ViuZ-en-SallaZ, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 19 kil. de Honneville; 1.960 h.
VivaCO adj. (lat. vivax). Qui a en soi les principes d'une longue vie. Fig. Qui est propre à résister longtemps : préjugé vivace. Plantes vivaces. celles qui vivent plusieurs années, ou mieux, qui fructifient plusieurs fois dans le cours de leur existence.
Vivace [vaf-ché] adj. (m. ital.). Musiq. Vif, rapide, animé : allégro vivace.
Vivacité n. f. (lat. vivacitas). Promptitude à agir, à se mouvoir : vivacité des enfants. Fig. Ardeur, violence : vivacité des passions. Caractère vif, légèrement emporté. Prompte pénétration : vivacité d'esprit. Vit éclat : vivacité du teint. PI. Emportements légers : réprimer ses vivacités. Ant. Mollesse, apathie, nonchalance.
Vivandier [di-é], ère n. (du lat. vivenda, vivres). Marchand, marchande qui vend aux soldats des vivres, des boissons.
Vivandière {la), opéra-comique en trois actes ; paroles de Henri Cain, musique de B. Godard. Le livret a pour sujet les amours d'un jeune noble vendéen qui a pris du service dans l'armée révolutionnaire et d'une jeune orpheline qui, pour le suivre, se joint comme aide à la vivandière Marion (1895)-
Vivant [van], 6 adj. (de vivre). Qui est organisé pour vivre; qui vit, qui a la vie : les êtres vivants. Organisé, qui a rapport aux êtres vivants : la matière vivante. Par ext. Fréquenté, animé par une grande multitude : un quartier vivant. Avec une négation : homme vivant. Pas une âme vivante, personne. Fig. Langue vivante, actuellement parlée, par opposition à langue morte. Portrait vivant, très ressemblant. Tableau vivant, ensemble de personnes groupées de façon à représenter une scène ou un tableau connu. Une bibliothèque vivante, un homme très savant. Relig. Qui jouit de la grâce ou de la vie céleste. Dieu vivant, titre donné à Dieu dans la Bible. N. m. Celui qui vit : les vivants et les morts. Bon vivant, homme d'humeur gaie. Du vivant de, durant la vie de. En son vivant, pendant qu'il vivait. Ant. Mort.
VivaraiS [ré], pays du Languedoc, réuni à la couronne en 1229. Il a formé en grande partie l'Ardèche ; capit. liciers. Pays montagneux, couvert par les monts du Vivarais.
Vivarini, nom d'une famille de peintres vénitiens du xv« siècle, originaires de Murano. Les plus connus sont: Alvise, Antonio et Bartolommeo.
vivat [vaf] interj. Mot latin signif. qu'il vive, dont on se sert pour acclamer, applaudir. N. m. Acclamation : pousser un vivat sonore. PI- des vivats.
Vive n. f. (pour vivre, du lat. vipera). Genre de poissons acanthoptères, qui abondent dans l'océan Atlantique et commun sur les côtes de France.
— Encycl- Les vives sont des poissons allongés, comprimés latéralement, couverts décailles minces et pourvus de nageoires épineuses, quifont des blessures douloureuses et lentes à guérir. On pêche les vives dans le sable submergé, où elles s'enfoncent; mais il est prudent de se chausser pour cette pêche, les pieds étant le plus souvent atteints par les épines du poisson.
vive-eau n. f. ou vives-eaux n. f. pi.
Marée de vive-eau, v. vif.
Vive-jauge n. f. T. rur. Opération par laquelle on enlève la terre du pied d'un arbre languissant pour la remplacer par du fumier ou de la bonne terre. Opération ayant pour objet la couverture d un plan d'asperges de terre et de fumier.
Vivegnis, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), près de la Meuse; 2.080 h. Pavés.
vive-la-joie n. m. invar. Fam. Bon vivant, homme toujours gai.
Vivelle [vè-le] a. f. Petit réseau pour boucher un trou dans une étoffe.
vivelOtte [lo-te] n. f. Coût. anc.
mentaire, donnée à la femme sur certaines terres que possédait son mari.
Vivement [man] adv. Avec vivacité, ardeur : marcher vivement. Profondément, d'une manière très sensible : être vivement ému. touché.
vivere parvo, mots lat. signif. : Vivre de peu : Heureux qui sait vivere parvo ! Le bonheur consiste dans te vivere parvo.
vive valeque, mots lat. signif. : vis et porte-toi bien. Formule dont on fait quelquefois usage à la fin d'une lettre (Horace, Satires, II, 5, 110). On écrit aussi vive et me ama. vis et aime-moi bien.
ViverolS, ch.-I. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 7 kil. d'Ambert, 1.000 h. — Le cant. a 7 comm. et 6.200 h.
Viverrin [eèr-rin], e adj. Qui ressemble à une civette : chat viverrin.
Vives (Jean-Louis), humaniste et philosophe espagnol, né à Valence, m. a Bruges (1492-1540). 11 s'est occupé des questions les plus diverses, de théologie, de sociologie, de l'extinction du paupérisme, etc. Il publia et commenta la Cité de Dieu de saiut Augustin.
Vive-Saint-Bavon, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Thielt), sur la Lys; 1.620 h.
Vive-Saint-Eloi, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr.de Courtraij, sur la Lys; 1.560 h.
Vive.
à l'aiguille, Pension ali-
Viveur n. m. (de vivre]. Celui qui mène une vie dissipée et ne songe qu'aux plaisirs : les viveurs, en général, vivent peu.
Viviane, fée armoricaine, qui enleva et éleva Lancelot du Lac.
Viviani (Vincent), savant italien, né et m. à Florence (1622-1703); disciple de Galilée, auteur de beaux travaux de géométrie.
Viviani (René-Raphaël), homme politique français, né à Sidi-Bel-Abbès en 1863, l'un des chefs du parti socialiste, premier titulaire du ministère^du travail et de la prévoyance sociale (1906).
vivide adj. (lat. vividus). Qui a un vif éclat. (Peu us.)
Vivien, personnage épique, héros de plusieurs chansons de geste.
Vivien de Saint-Martin (Louis), géographe français, né à Saint-Martin-de-Fontenay, m. à Paris (1802-1897). On lui doit un Dictionnaire de géographie, et de bons travaux sur l'histoire dé la géographie ancienne.
Vivier [vi-é] n. m. (lat. vivarium; de vivus, vivant). Pièce d'eau d'étendue restreinte où l'eau se renouvelle aisément et dans laquelle on conserve du poisson. Réservoir établi dans un bateau pour y conserver le poisson vivant.
Vivier-au-Court, comm. des Ardennes, air. et à 9 kil. de Mézières ; 2.560 h. Métallurgie.
Viviers, ancienne capit. du Vivarais ; ch.-l. de c. Ardèche (arr. de Privas, près du Rhône) ; 3.540 h. (Vivarois). Vieille ville, avec de curieux monuments. Ch. de f. P.-L.-M. Evêché.
Viviez, comm. de l'Aveyron, arr. et à 39 kil. de Villefranche ; 2.230 h. Ch. de f. Orl. Houille, zinc.
VÏVifiable adj. Qui peut être vivifié.
Vivifiant [fi-an] e adj. Qui vivifie : un air vivifiant. Thêol. Qui donne la vie à l'âme : grâce vivifiante .
Vivificateur, trice adj. Qui vivifie : action vivificatrice.
Vivification [si-on] n. f. Action de ranimer, de vivifier : la vivification des chairs.
vivifiement [man] n. m. Action de vivifier.
vivifier [fi-è] v. a. (lat. vivificare; de vivus, vivant, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Douer de vie, animer : le soleil vivifie la nature. Fig. Donner du mouvement, de l'activité : la liberté vivifie l'industrie. Rendre comme vivant, ressusciter en quelque sorte : l'histoire vivifie le passé.
Vivifique adj. (lat. v ici ficus). Qui vivifie : sucs vivifiques.
Vivipare n. et adj. (lat. viviparus ; de vivus, vivant, et parère, enfanter). Animal qui met au monde ses petits tout vivants (par opposition à ovijiares) : les mammifères sont vivipares.
viviparité n. f. ou viviparisme [rts-me]
n. m. Mode de reproduction des animaux vivipares.
ViviseCteUT [sek-teur] n. et adj. m. Celui qui pratique des vivisections : un hardi vivisecteur.
Vivisection [s'ek-si-on] n. f. (du lat. vivus, vivant, et sectio, action de découper). Opération pratiquée sur un animal vivant, pour l'étude de quelques phénomènes physiologiques.
— Encycl. La vivisection permet de se rendre compte du fonctionnement de la vie ; elle cherche, en modifiant ou en séparant certaines portions de l'organisme, à pénétrer leurs usages et leur utilité. La vivisection est absolument nécessaire à l'étude de la physiologie et grâce à elle on a pu découvrir de nombreux phénomènes ; mais, bien entendu, elle ne doit jamais être faite que dans un but scientifique.
De tout temps on a pratiqué des vivisections ; c'est Galien qui institua les premières règles de cet art pour les animaux.
Quelques personnes se sont élevées contre cette pratique, qui a cependant permis de sauver la vie à tant d'êtres humains, et qui ouvre à la science un champ immense d'expériences.
vivit sub pectore vulnus, mots lat. signif. : La blessure vit au fond du cœur. Energique expression de Virgile {Enéide, IV, 67) à propos de la passion naissante de Didon pour Enée. On y fait allusion pour exprimer la vivacité des traces que laissent les sentiments profonds.
ViVOnne, ch.-l. de (Vienne), arr. et à 19 kil. de Poitiers ; 2.440 h. Sur le Clain ; ch. de f. Orl. Toiles. — Le cant. a 6 comm. et 6.720 h.
ViVOnne (Louis-Victor de Rochechouart, comte, puis duc de Mortemart et de), maréchal de France, né à Paris, m. à Chaillot (1636-1688), frère de Mme de Montespan. Vice-roi de Sicile .en 1675, il prit l'année suivante une part très brillante à la victoire navale de Palerme. Il était célèbre par son embonpoint et son esprit.
Vivoter [té] v. n. (de vivre).
Vivre petitement: vivoter péniblement d'une maigre rente.
Vivre v. n. (lat. vivere. — Je vis, tu vis, il, vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent. Je vir, us, nous ruions. Je vécus, nous vécûmes. Je vivrai, nous vivrons. Je vivrais, nous vivrions. Vis, virons, virez. Que je vire, i/itr nous vivions. (Jue je vécusse, quenousvécussions. Vivant. Vécu, e.) Etre en vie : la corneille vit très longtemps. Habiter : vivre ù la campagne. Fig. Durer, se perpétuer par le souvenir : sa gloire vivra éternellement. Mener un certain genre de vie : vivre irons le célibat. Se conduire : vivre saintement. Se nourrir : vivre de légumes. Prendre ses repas : vivre ù l'hôtel. Vivrede, entretenir son existence au moyen de : vivre de ses rentes ; nourrir son esprit de d'espérance; passer toute sa vie dans : vivre de privations. Vivre d'industrie, trouver dans son adresse et son savoir faire des moyens d'existence. Vivre de régime, prendre une nourriture réglée et modérée, soit pour raison de santé, suit par défaut de ressources. Virre de ménage, ménager sa dépense. Vivre à discrétion, n'être pas limité dans sa dépense. Vivre avec, fréquenter, être en relation avec ; cohabiter comme mari et femme ; se comporter avec. Vivre pour, faire le but de sa vie de. Vivre sur, tirer sa subsistance de. Vivre sous, être le sujet
Duc de Vivonne.
de. Avoir vécu, être mort; et, au fig-, n'être plus de mode, de saison. Savoir vivre, connaître les bienséances, les usages du monde. (Savoir-vivre, n. m., v. à son ordre alph.) Apprendre à vivre û quelqu'un, le corriger, le punir de ses torts. Qui vive? cri d'une sentinelle à l'approche de quelqu'un. Vive OU Vivent..., cri par lequel on exprime un souhait delongue vie ou une simple approbation. Activ. : ma vie, l'ai-je vécue, ou l'ai-je rêvée? Prov. : Il faut que tout le monde vive, il faut fournira chacun ou laisser chacun se procurer les moyens d'existence. On ne sait ni qui vit ni qui meurt, on ignore le moment de sa mort et de celle des autres, ou. en général, on ne sait ce qui peut arriver. Il fait bon vivre et ne rien savoir, on apprend toujours, adage ironique par lequel on feint de goûter l'ignorance. Il faut vivre à Rome comme à Rome, il faut se conformer aux mœurs du pays où l'on est. Qui a honte de manger, a honte de vivre, se dit pour encourager quelqu'un que la timidité empêche de manger, de se servir. Assez jeûne qui pauvrement vit, les personnes qui n'ont qu'une pauvre nourriture ne sont pas tenues d'observer les jeûnes de l'Eglise. Ant. Mourir.
ViVT© n. m. (v. vivre pris substantiv.) Nourriture, aliment : le vivre et le vêtement. PI. Tout ce dont l'homme se nourrit : les vivres sont chers. Le vivre et le couvert, la nourriture et le logement. Couper les vivres à quelqu'un, empêcher qu'ils ne lui parviennent; fig., cesser de lui servir des subsides. Allus. litt. :
Le vivre et lu couvert : que faul-il davantage ?
vers de La Fontaine (Le rat qui s'est retiré du monde, VII, 3). Il exprime le contentement de celui qui est assuré du nécessaire.
Vivre ou VOUivre n. f. Blas. Syn. de quivre.
vivre, 6 adj. (de vivre). Blas. Se dit des pièces dont les bords sont taillés en forme de grosses dents.
Vivrier [vri-é], ère adj. (de vivres). Qui produit des substances alimentaires : cultures vivrières. Bâtiment vivrier, transport escortant une escadre pour la ravitailler en vivres. N. m. Administrateur ou fournisseur des vivres de l'armée.
Vivy, comm. de Maine-et-Loire, are. et à o kil. de Saumur ; 1.290 h.
vixit, mot lat. signif. : il a vécu. Formule par laquelle les Romains annonçaient la mort de quelqu'un : on l'emploie encore familièrement. André Chénier l'a transplantée en français :
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine!
Vizagapatam, v. de l'Inde (présid. de Madras), sur le golfe de Bengale ; 30.000 h. Tissus.
Vizille, ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 13 kil. de Grenoble, sur la Romanche, affl. dr. du Drac ; 4-.330 h. ( Vizillois). Ch. de f. P.-L.-M. Fer, cuivre, plomb, soieries, papeteries. Beau château de Lesdiguières, bâti de 1611 à 1620, où se tinrent en 1788 les états du Dauphiné. Soieries. — Le cant. a 16 comm. et 12.950 h.
vizir n. m. (de l'arabe ovazir). Ministre d'un prince musulman. Grand vizir, premier ministre de l'empire ottoman. (On écrit aussi visir.)
Vizir n. m. Sorte de tabac à fumer.
Vizirat ou Visirat [zi-ri-a] n. m. Fonction de vizir. (On dit aussi viziriat ou visiriat.)
Vizirial ou visirial, e, aux adj. Qui concerne le vizir ; qui émane du vizir : autorité viziriale. ( On dit aussi viziriel, elle.)
vladika n. m. (mot slave signif. grand de la terre). Titre donné aux évêques de l'Eglise orthodoxe et appliqué autrefois au prince-évéque du Monténégro.
Vladikavkaz, v. de Russie (Caucase), sur le Térek ; 4t. 000 h. Tanneries.
Vladimir, v. de la Russie d'Europe, ch.-l. de gouvernement, non loin de la Kliazma ; 23.000 h, Métallurgie. — Le gouv. de Vladimir a 1.316.000 h.
Vladimir I", surnommé le Grand ou saint Vladimir, prince de Russie, m. en 1015. Il régna a Kiev, où il eut une cour très brillante, et jeta les premiers fondements de l'empire russe. Il épousa une fille de l'empereur de Conslantinople Romain II et embrassa le christianisme. Fête le 15 juin. — Vladimir II, surnommé le Monomaque, prince russe, arrièrepetit-fils du précédent, né en 1U53, m. à Kiev en 1126, tsar de Russie de 1113a. 1126. Son "Instruction âmes fils ii, sorte de testament, est une des oeuvres les plus remarquables de la littérature russe au xii" siècle.
Vladimir ( ordre de Saint-), créé en 1782 par Catherine II en mémoire de Vladimir 1er. Cet ordre est destiné à récompenser les services civils ou militaires. Comprend quatre classes : le ruban est à trois bandes verticales , deux noires et une rouge au milieu.
Vladislas. Biogr. V. Ladislas.
Vladivostok, v . de l'est de la Sibérie (prov. du Littoral), port militaire sur la mer du Japon, et l'un des débouchés du Transsibérien, sur le Pacifique; 31.000 h
VladslOO, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale arr. de Dixmude); 2.020 h.
Vlamertinghe, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Ypres), sur le Remmel-Beck ; 3.500 h.
Vlan! ou V'ian interj. qui accompagne souvent le récit d'un coup porté brusquement ou d'une action faite avec vivacité : vlan, en plein visage!
Vlcek (Vacslav). auteur dramatique et romancier tchèque, né à Strechov en 1839, auteur de romans et de drames historiques.
Vlesenbeke, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxellesj ; 1.560 h.
VleilghelS ouWleilghelS (Nicolas), peintre français, né à Paris, m. à Rome (1668-1737). directeur de l'école de France à Rome, en 1724 , artiste habile, mais dépourvu d'originalité ; auteur de \ ulcainet Vénus, le Lever, la Toilette.
Vli ou v'ii interj. Onomotapée qui ne s'emploie jamais qu'avec vlan : vli vlan, quelle paire de soufflets :
Vliermael, comm. de Belgique (Limbourg, arr. deTongres); 1.270 h.
Ordre de Saint- Via dimir.
Vlierzele, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost, ; 2.390 h.
Vlytingen, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres); 1.220 h.
voandzeia n. f. Genre de légumineuses papilionacées, de la tribu des phaséolées, cultivées principalement en Afrique, et dont le fruit est une gousse ligneuse, renfermant des graines presque sphériques, que l'on désigne communément sous le nom de poisarachides, et qui sont très riches en matière azotée.
vocable n. m. (lat. vocabulum). Mot : tous les vocables d'une langue. Nom du saint sous le patronage duquel une église est placée ; église sous le vocable de saint Jean.
vocabulaire [le-re] n. m. (de vocable). Ensemble des mots qui appartiennent à une langue : le vocabulaire français est d'une grande richesse. Ensemble de mots qui appartiennent à une science : le vocabulaire des sports. Dictionnaire abrégé.
VOCabUliste [lis-te] n. m. Auteur d'un vocabulaire.
VOCal, 6, aux adj. (du lat. vocalis, de vo.r, vocis, voix). Qui a rapport à la voix : organes vocaux. Musique vocale, musique destinée à être chantée, par opposition à musique instrumentale. ïlclig. Qui se prononce, qui se fait par des paroles : prière vocale. (S'oppose à mental.) Substantiv. Religieux, religieuse ayant droit de vote dans une élection.
VOCalement [man] adv. Au moyen de la voix. De bouche (par oppos. à mentalement).
VOCalique adj. (du lat. vocalis). Qui a rapport aux voyelles : harmonie vocalique.
VOCalisateur, trice [za] n. Personne qui vocalise, qui sait vocaliser.
Vocalisation [za-si-on] n. f. Emission de voyelles. Changement d'une consonne en voyelle. Action de vocaliser.
VOCalise [li-ze] n. f. (de vocaliser). Manière ou action de vocaliser. Ce que l'on chante en vocalisant : exécuter de brillantes vocalises.
vocaliser [zé] v. n. (du lat. vocalis, voyelle). Faire des exercices de chant sans nommer les notes ni prononcer les paroles, sur une ou plusieurs syllabes : cantatrice qui vocalise habilement. Fig. Varier agréablement son style ou ses idées. V. a. Exécuter en vocalisant : vocaliser un chant. Changer en voyelle : vocaliser une consonne.
Vocalisme [lis-me] n. m. (de vocaliser). Théorie des voyelles. Système des voyelles d'une langue. Ensemble des voyelles d'un mot.
VOCaliste n. Syn. de vocalisateur, trice.
vocatif n. m. (du lat. vocativus [casus], qui sert à appeler). Dans les langues où les noms se déclinent, cas indiquant qu'on interpelle.
vocation [si-on] n. f. (lat. vocatio ; Aevoeare, appeler). Acte par lequel la Providence prédestine toute créature raisonnable à un rôle déterminé qui constitue sa fin particulière. Inclination qu'on se sent pour un état : beaucoup de grands artistes ont vu leur vocation contrariée. Spécialem. Destination au sacerdoce ou à la vie religieuse. Vocation des gentils, appel que Dieu fit aux gentils par Jésus- Christ et par les apôtres, pour les admettre à la foi et à la qualité d'enfants de Dieu dont ils avaient été exclus jusque-là. Vocation d'Abraham, choix que Dieu fit du patriarche Abraham pour être le père des croyants, le chef de son peuple.
VOCeiatrice [vo-tchi-ra-tri-tché] n. f. (m. corse). Femme qui en Corse chante un vocero.
VOCero [vo-tché] n. m. (m. corse). Chant funèbre improvisé, usité en Corse. PI. des voceri.
Vociférant [ran], e adj. Qui vocifère.
VOCiférateur, trice n. Personne qui a l'habitude de vociférer. (Peu us.)
vocifération [si-on] n. f.pl. Paroles dites en criant et avec colère : les vociférations de la foule.
VOCifère n. m. Espèce d'aigle pêcheur, oiseau noir à tête blanche de l'Afrique tropicale.
vociférer [ré] v. n. (lat. voeiferari. — Se conj. comme accélérer.) Parler en criant et avec colère. Activem. : vociférer des injures.
Vodena, anc. Edesse, v. de Turquie (vilayet de Salonique) ; 14.000 h. Tissages.
VOdka n. m. Sorte d'eau-de-vie de grains, dont l'usage est répandu en Russie.
Vœlklingen, bourg de Prusse (présid. de Trêves) ; 13.700 h. Métallurgie, verrerie,
vœu [«eu] n. m. (lat. votum). Promesse faite à la Divinité de faire un acte ou de s'en abstenir : faire vœu de pauvreté. Objet promis par un voeu, ex-voto. Résolution que l'on prend et que l'on veut regarder comme sacrée : faire vœu de se venger. Souhaits : faire des vœux pour la prospérité d'un ami. Expression d'un désir : tel est le vœu de la nation. Désirs amoureux : agréer les vœux d'un amant. Vœu perpétuel, celui par lequel on s'oblige pour toujours (s'oppose à temporaire). Vœux simples, ceux qui no sont pas solennels. Vœux solennels, ceux que le Saint-Siège a déclarés tels, et qui ont des conséquences particulièrement graves. Vœux de la religion ou vœux monastiques, les trois vœux de pauvreté, d'obéissance et de chasteté, que l'on prononce en entrant dans un ordre religieux.
— ENCYCL.Dr. Vœux monastiques. Depuis 1790 le droit public français ne reconnaît plus les vœux monastiques perpétuels. Les novices ne peuvent contracter de vœux avant seize ans révolus. De seize à vingt et un ans, elles ne peuvent s'engager que pour un an ; à leur majorité, que pour cinq années. Tant qu'elles ne sont pas majeures, elles doivent obtenir les mêmes consentements que si elles contractaient mariage.
Vogel (Edouard), voyageur allemand, né à Crefeld. tué dans li Ouada (1829-1859) On lui doit de belles explorations dans la région du Tchad.
Vogel de Falkenstein (Edouard), général prussien, né à Breslau, m. à Dolzig (1797-18851. En 1806, il força l'armée hanovrienne à capituler à Langensalza.
Vogel (Charles- Louis -Adolphe), compositeur français, né à Lille, m. à Paris (1803-1892); auteur de mélodies célèbres : l'Ange déchu, le Martyr, le Kabyle, Ma frégate, etc.
Voghera, v. d'Italie (prov. de Pavie); 1G.000 h. Soieries, cotonnades.
VOI
VOglère n. f. Genre de légumineuses dont l'espèce type croit en Allemagne.
VOglie [va, Il mil., i] n. f. (mot ital. signif. rulonîè . Bon gré, volonté. Rameur de bonne voglie ou simple»!, bonne voglie, rameur qui s'engageait volontairement, par opposition aux forçats.
VogOUlS, peuple de la race ouralo-altaïque, nomade dans les gouv. de Perm et de Tobol k (Russie).
Vogt (Karl,, naturaliste et anthropologiste allemand, un des plus ardents défenseurs du tri misme. auteur de célèbres Leçons sur l'homme, né à Giessen, m. à Genève (1817-1898). Son étude magistrale sur les Dogmes dans la science résume toute sa philosophie.
Vogue [vo-ghe] n. f. (de voguer). Action de cogner. Espace sur lequel se trouvaient les avirons a bord des galères. (Vx.) Crédit, engouement, faveur publique : livre en vogue.
vogue [ghe] n. f. Fête patronale, dans certains départements du Midi.
Vogué (Charles-Jean-Melchior, marquis de, archéologue et diplomate français, né à Paris en 1829. Il fut ambassadeur à Constantinople et à Vienne, et élu membre de l'Académie française en 1901. On lui doit d'excellents travaux sur 1 ai Iogie de la Palestine. — Eugène Melchior, vicomte de Vogué, né à Nice en 1848; littérateur français, cousin du précédent, membre de l'Académie française en 1880. Il fut un des initiateurs du mouvement néo-chrétien. On lui doit une importante étude sur le Roman russe, des romans : Jean d'Agrève, les Morts qui parlent, etc.
VOgue-avant n. m. invar. Premier rameur de chaque banc, dans la chiourme des galères.
VOguer [g hé] v. a. (ital. vogare). Etre poussé sur l'eau à force de rames ou de voiles. Par ext. Nager. Fig. Avancer, progresser : voguer sur la mer du monde. Vogue la galère, l'affaire est engagée, arrive ce qui pourra.
VOgUeur [gheur] n. m. (de voguer). Appareil au moyen duquel on peut, sans savoir nager, se soutenir sur l'eau. Bouée de sauvetage.
Vonemar, v. de Madagascar, sur la côte est de l'île ; 6.000 h.
Voici (pour vois ici), proposition qui désigne ce qui est près, ce qui est proche dans le temps, ce qui est présent, ce que l'on va dire : voici votre argent; voici la pluie; voici mes raisons. Voici que, en ce moment. Voici venir un homme, un homme vient en ce moment. Nous y voici, nous arrivons au lieu, au moment, à la situation prévus. Fam. En voici bien d'une autre, il se produit quelque chose d'inattendu.
Void [voi], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 8 kil. de Commercy ; 1.080 h. (Vidusiens). Ch. de f. E. Construction de machines, papeterie. — Le cant. a 22 comm. et 6.960 h.
Voie [voi] n. f. (lat. via). Route, chemin que l'on suit : voie commode. Se dit particulièrement des grands chemins construits par les Romains : la voie Appienne. Elément sur lequel on voyage ; direction que l'on suit en voyageant ; mode de trans port : par quelle voie est-iC arrivé? Fig. Moyen, entremise : la voie de la persuasion; obtenir un emploi par la voie de... Sens, caractère de la conduite : suivre la voie de l'honneur. Voie publique, endroit public préparé pour le transport, le passage des personnes et des voitures. Voie de communication, travaux exécutés entre divers pays pour aller de l'un dans l'autre. Etre toujours par voie et par chemin, être toujours en route, voyager continuellement. Les voies de Dieu, ses desseins, impénétrables aux humains. Voie large, chemin de l'enfer, à cause de la facilité que l'on trouve à se damner. Vole étroite, chemin du Paradis, à cause de la peine qu'on éprouve à faire son salut. Voies de droit, recours à la justice. Voies d'accommodement, conciliation. Voies de fait, actes de violence. Mettre sur la voie, donner des indications pour. Etre en voie de, suivre la voie nécessaire pour arriver à. Voies et moyens, ressources de l'impôt. Voie de bois, charretée ordinaire , soit environ 2 stères de bois. Voie de charbon, sac de charbon de bois contenant un hectolitre. Voie de charbon de terre, environ un mètre cube, pesant 1.200 kilogrammes. Voie de coke, 15 hectolitres environ. Voie d'eau, deux pleins seaux de porteur d'eau contenant 30 litres ; en terme de marine, fente, ouverture dans un vaisseau: aveugler une voie d'eau. Anat. Canal : les voies urinaires. Véner. Chemin parcouru par le gibier. Ensemble des marques qui trahissent son passage. Ch. de f. Double ligne de rails parallèles, que suivent les trains : les voies ferrées françaises. P. et chauss. Distance réglée par des ordonnances de police entre les roues d'un véhicule. Ornières, traces laissées sur le sol par les roues d'une voiture. Techn. Passage d'une pièce d'étoffe sur l'appareil à lainer. Ouverture laissée par le passage des dents de la scie ; inclinaison des dents d'une scie vers l'extérieur : donner de la voie à une scie.
— Encïcl. Voie lactée. La Voie lactée est univaste nébuleuse se présentant, pendant les nuits sereines sous l'aspect d'un vaste anneau se détachant en gris cendré sur le fond noir du ciel. La Voie lactée comprend un certain nombre de nébuleuses particulières, dont certaines sont résolubles. C'est dans la Voie lactée que se trouvent le pius grand nombre d'étoiles
— Dr. Voies de fait. Sous le nom de « voies de fait » on désigne deux catégories de faits matériels : 1» tout acte qui préjudicie aux droits, aux biens d'une personne ou aux prétentions d'autrui. par l'usurpation matérielle de droits qu'on n'a pas (destruction d'ouvrages , opposition à l'exécution de travaux, dégradation, trouble dans la possession, etc.); 2° tout acte qui blesse une personne dans son corps ou dans son honneur, tout acte physique atteignant l'individu qui en est l'objet (voies de fait personnelles).
Le Code pénal atteint, sous le nom de « voies de fait », les violences qui, sans être précisément des coups, ont cependant un caractère de gravité punissable. V. coup.
Voigt (Jean), historien allemand, né à Bettenhausen, m. à Kœnigsberg (1786-1863), auteur de : le Pape Grégoire Vil et son temps, Histoire de Prusse, Histoire de l'ordre teutonique.
voilà (pour vois là) prép. qui indique ce que l'on vient de dire, ou, de deux objets, celui qui est
VOI
VOI
• îles: 1. Pe mariée; 2. De veuve ; 3. De communiante ; 4. De religieuse.
le plus éloigné (par opposition à roi'ci). Voilà tout. il n'y a rien autre chose. Voilà que, suivi d'un verbe à un mode personnel indique une action pas^ actuelle, qui arrive soudainement : voilà qu'il nient. Fam. Ne voilà-t-il pas ou simplera. voilà-t-il pas, indique une action capable de causer de la surprise : voilà-t-il pas monsieur qui ricane? Eu veuxtu, en voilà, sert à indiquer une grande quantité : nous avons des impôts, en veux-tu, en voilà. Interj. Se place à la fin du discours comme pour résumer, pour appuyer ce que l'on vient de dire, ou pour reconnaître la difficulté, l'objection qu'on vient d'énoncer : et si l'on vous refuse ? — Ah ! voilà!
voile n. m. (lat. vélum). Pièce de linge ou d'étoffe destinée à couvrir ou à protéger : statue couverte d'un voile. Pièce de toile, de dentelle, de soie, etc., qui couvre le visage des femmes : baisser son voile. Piece d'étoffe que les religieuseset novices portent sur leur tête, et dont elles se couvrent le visage. Etoffe dont on fait les voiles des re- 1 ig i eus es.
Poétiq. Vêtement considéré comme servant à cacher une partie du corps.
Parext.Objet qui couvre, cache: un
voile de nuages. Obscurité, objet qui la produit: les voiles de la nuit. Fig. Apparence, prétexte : sous le voile de l'amitié. Ce qui nous dérobe la connaissance de quelque chose : soulever un coin du voile qui nous cache les secrets de la nature. Avoir un voile sur ou devant les yeux, avoir des illusions, être aveuglé. Prendre le voile, se faire religieuse. Anat. Voile du palais, cloison musculo-membraneuse, qui fait suite au palais et sépare les fosses nasales de la bouche. Hist. relig. Grand voile qui, dans le temple des Juifs, séparait le Saint des saints du reste de l'édifice. Liturg. Pièce d'étoffe ornée, que l'on met sur le calice pendant une partie de la messe. Musiq. Pièce d'étoffe que l'on place sur la peau des timbales pour en assourdir le son. Phot. Obscurcissement d'un phototype par destruction partielle de la couche argentique : la surexpositio7i est la cause la plus fréquente de voile. Zool. Chez les larves de mollusques, expansion cutanée bordée de cils, placée audessus de la bouche, divisée en lobes symétriques, et qui sert d'organe locomoteur.
VOile n. f. (m- étymol. qu'à l'art, précéd.). Toile forte que l'on attache aux vergues d'un mât pour recevoir le vent et faire avancer le vaisseau : naviguer à la voile- Le vaisseau lui-même : une flotte de trente voiles. Basses voiles, voiles des basses vergues. Voiles hautes, voiles supérieures aux huniers. A pleines voiles, se dit d'un navire qui a toutes ses voiles dessus. Mettre à la voile, s'embarquer. Etre sous voiles, naviguera la voile. Faire de la voile, soumettre beaucoup de voiles à l'action du vent. Grand'voile, voile carrée de la grande vergue. (V. navire .)Navig. fluv. Nom que l'on donne sur la Meuse aux trains de bois de construction. Fam. Avoir du vent dans les voiles, être ivre. Prov. : Il faut tendre sa voile selon le temps, il faut régler ses projets selon les moyens dont on dispose. "(V. navire.)
VOilé, 6 adj. Couvert : soleil voilé de nuages. Affaibli, rendu moins vif : des souvenirs voilés par le temps. Déjeté, courbé : planche, roue voilée. Voix voilée, dont le timbre n'est pas pur. Regard voilé, qui a perdu de son éclat. Phot. Se dit d'un phototype qui présente un voile : les clichés voilés sont gris et sans détails.
VOiler [lé] v. a. (lat. velare). Couvrir d'un voile : voiler l'image du Christ. Par ext. Dérober à la vue : un yiuage a voilé le soleiU Fig. Cacher, rendre secret : voiler ses desseins. Phot. Détruire en partie la couche argentique d'une éinulsion : voiler une pellicule au développement. Mar. Garnir de voiles : BOiVer un navire. Adapter à un navire un type de voilure déterminé. V. n. ou Se voiler v. pr. Se déjeter, se courber : planche qui voile ou se voile.
VOilerie [rf] n. f. (de voilier. Atelier où l'on fabrique, répare ou conserve les voiles des vaisseaux.
VOilette [lè-te\n.i. de ooile). Sorte de petit voile très léger, que les /"ff'\
femmes portent sur le visage.
voileur n. m.
Navig. fluv. Mari nier qui conduit aur la Meuse les trains de bois appelés voiles.
VOilier [li-é] Voilette..
adj. (de voile). Qui marche au moyen de voiles : bâtiment voilier. Dont le vol est étendu : oiseau voilier. Ouvrier qui travaille aux voiles des bâtiments. Bâtiment qui ne marche qu'à la voile : un fin voilier. (V. n-avire.) Zool. Nom vulgaire de l'argonaute. Nom vulgaire des grands espadons du genre makaire
voilure n.f. (de voile). Ensemble des voiles d'un bâtiment ou d'un de ses mâts : carguer In voilure. Centre de voilure, point théorique sur lequel semble s'exercer la résultante de l'effort du vent sur toutes les voiles. Surface de voilure, surface de toile que peut présenter au vent un navire à voiles. Courbure d'une planche, d'une feuille de métal qui se déjette
VoiOll (monts), région montagneuse de la péninsule des Balkans i Turquie d'Europe, prov. de Janina), l'un des principaux centres de distribution des eaux de la région.
voir v. a. (lat. videre- — Je vois, tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, ils voient. Je voyais, nous voyions. Je vis, nous vîmes. Je verrai, nous Bel Je verrais, nous verrions. Vois, voyons, voyez. Que je voie, que nous voyions. Que je visse, que nous vissions. Voyant. Vu, e.) Percevoir par le moyen des yeux : le véritable aveugle ne voit rien. Par anal.
Percevoir à l'aide d'un sens autre que la vue : les aveugles voient avec les doigts. Regarder: voyez un peu cette étoile. Trouver dans un écrit : on Dot! dans Homère que... Parcourir, visiter, aller dans ceux qui ont beaucoup vu sont bons à entendre. Etre témoin de : cela arrivera, mais nous ne le verrons pas. Se dit aussi des lieux où certains t'a i t s se sont passés : pays qui n'a jamais vu la guerre. Rendre visite : aller voir un ami. Donner des soins en qualité de médecin : voir un malade. Regarder avec attention : voirait microscope. Fréquenter, recevoir : voir beaucoup de monde Avoir des rapports sexuels avec. Examiner, essayer : voyez si cet habit vous va. Se mêler de : vous n'uvez rien à y voir. Remarquer : voyez comme il est à plaindre. Réfléchir : il faudra voir. S'informer, tâcher de savoir : voyez si votre père est arrivé. Juger, apprécier : chacun a sa manière de voir. Connaître: Dieu voit le fond de nos cœurs, Corn prendre : je vois où tend ce discours. Absol. Avoir ses règles. Jeux. Accepter de jouer le jeu : je vois. Voir ses juges, aller chez eux pour les solliciter, leur recommander son procès. Ne voir personne, s'enfermer chez soi ; ne faire ni ne recevoir de visite. Voir la fin de quelque chose, en venir à bout. Voir le jour, naître, exister, et, en parlant des ouvrages d'esprit, êtrepublié. Voir naitre quelqu'un. exister au moment de sa naissance. Se dit aussi du pays ou du temps où a eu lieu la naissance. En avoir vu bien d'autres, s'être trouvé dans des circonstances bien autrement difficiles. Voir de ses yeux, voir personnellement. Voir d'un certain œil, juger d'une certaine façon. Laisser voir, découvrir, ne pas dissimuler. Voir venir quelqu'un, pénétrer ses intentions. Voir de bon, de mauvais œil, avoir des dispositions favorables ou défavorables; être content ou mécontent. Voir de loin, avoir de la prévoyance. Faire voir, montrer, donner le spectacle de : prouver. Voir de près, examiner attentivement; n'être que peu éloigné de : avotr vu la mort de près. Voir de haut, avoir une grande hauteur de vue, de jugement. Voir faire, être témoin de quelque chose sans y prendre part. A voir, en voyant, quand on considère. Pour voir, pour en faire l'expérience. Etre à voir, offrir quelque attrait de curiosité. Voyons, exhortation d'encouragement. Vois-tu, voyez-vous, réflexion incidente, propre à attirer l'attention. Voyez ou uotr, sert à exprimer un renvoi. Que vois-jé? sert à exprimer la surprise. Allez-y voir, invitation ironique que l'on fait à ceux qui montrent de l'incrédulité. Un beau venez-y voir, un objet sans valeur, sans intérêt. Je le vols d'ici, se dit d'une personne ou d'une chose qu'on se représente comme si on l'avait sous les yeux. Cela n'a rien à voir avec notre affaire, cela n'a point de rapport avec notre affaire. V. n. Voir à, à ce que, veiller. Voir sur, être tourné du côté de, en face de. Se voir v. pr. Se fréquenter. Ne point se voir, être en mauvaise intelligence. Cela se voit tous les jours, cela arrive fréquemment. Allus. litt. : J'ai voulu voir, j'ai vu.
hémistiche de Racine (Athalie, II, 1), Dans l'application, il est l'expression d'un douté éclairci, avec, le plus souvent, une nuance de menace. Quiconque a beaucoup vu, peut avoir beaucoup retenu, réflexion de La Fontaine (l'Hirondelle et les Petits Oiseaux, I, 8). Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée,
vers de Corneille (Polyeucte, V, 5). C'est Pauline qui annonce ainsi sa conversion soudaine au christianisme.
VOire adv. (dulat. vere, vraiment). Vraiment, oui. ( Vx.) Et même : mazarin était habile, voire retors. (On dit quelquef. voire même, mais c'est un pléonasme.)
VOirement[îHan] adv. (de votre). Vraiment.(Vx.)
VOiriO [ri] n. f. (pour voyerie, de voyer). Partie de l'administration qui a pour objet l'établissement, la conservation et l'entretien des voies publiques. Ensemble des règles ayant le même objet. Lieu où l'on dépose les immondices, les débris d'animaux, etc. Ce qu'on jette dans ce lieu.
— Encvci.. Dr. La voirie est la partie de l'Administration publique qui a pour objet l'établissement, la conservation, l'entretien et l'alignement de toutes les voies de communication affectées a la circulation publique.
On distingue : 1» la grande voirie, qui embrasse toutes les communications d'un intérêt général : grandes routes (routes nationales et départementales), chemins de fer, canaux, fleuves ou rivières navigables ou flottables, rues ou places des villes dans les portions où elles sont traversées par les grandes routes, etc. ; 2° \a.petite voirie, qui embrasse toutes les communications d'un intérêt purement local : chemins vicinaux, cours d'eau non navigables ni flottables, rues ou places des villes dans les portions qui ne se confondent pas avec la traverse des grandes routes, etc.
La petite voirie, à son tour, se divise en voirie urbaine, qui comprend les voies de communication intérieure des villes, bourgs ou villages (à l'exception de celles qui font suite aux grandes routes et des rues de Paris), et en voirie rurale, qui comprend les voies de communication extérieure, desservant la campagne, c'est-à-dire les chemins vicinaux et les chemins ruraux.
Dans la pratique, on désigne l'ensemble des chemins vicinaux sous le nom de voirie vicinale.
Les routes nationales s'étendent de Paris jusqu'aux frontières (routes de 1« et de 2* classe) ou font communiquer entre elles les villes les plus importantes de l'intérieur (routes de 3« classe).
Les routes départementales relient généralement le chef-lieu aux principales villes d'un même département ou aux villes d un département voisin.
Il y a trois catégories de chemins vicinaux : 1» chemins vicinaux de grande communication ; 2» chemins vicinaux d'intérêt commun; 3° chemins vicinaux ordinaires. Ces différents chemins constituent respectivement la grande, la moyenne et la petite vicinalité.
Les chemins ruraux sont « les chemins apparie nant aux communes, affectés à l'usage du public et qui n'ont pas été classés comme chemina vicinaux ». Tout chemin non classé qui est une propriété communale rentre donc dans la catégorie des chemins ruraux, lorsqu'il est public.
La voirie urbaine comprend les voies de communication intérieure qui desservent les centres de population des villes, rues, passages, boulevards, impasses, carrefours, places, promenades publiques.
Toute rue qui est le prolongement d'une route nationale ou départementale est considérée comme
dépendance de la grande voirie. Toute rue qui est le ligament d'un chemin vicinal en lait partie intégrante et est soumise aux mémos lois et règlements. Les rues de Paris font partie de la grande voirie.
Les façades des maisons doivent être, à Paris, nettoyées tous les dix ans ; un roulement a été i ta bli entre les différents arrondissements à raison de deux chaque année.
i "est le conseil municipal qui désigne le nom des rues ou places situées sur le territoire de la commune. La délibération qu'il prend à cet égard doit être soumise à la sanction préfectorale. Les dénominations ayant le caractère d'un hommage publie à des personnages vivants, ou sur la vie desquels l'histoire ne s'est pas encore prononcée, sont soumises à l'approbation du chef de l'Etat.
Les riverains doivent subir la servitude d'alignement ; démolir, sur l'ordre de l'administration (maire ou préfet, selon le cas), les éditiees menaçant ruine ; ne pas planter des arbres sans autorisation, à moins d'observer une certaine distance.
Avant d'entreprendre la démolition d'un immeuble joignant la voie publique, les propriétaires doivent en demander l'autorisation au maire et la démolition peut être ordonnée d'office par ce magistrat, soit lorsque ces ouvrages ont été établis en contravention, soit lorsque les bâtiments longeant la voie publique menacent ruine et peuvent compromettre la sécurité publique.
L'administration n'a pas le droit de soumettre à la servitude de reculement un immeuble atteint par l'alignement sur une profondeur de plus de moitié.
Il est défendu, sous peine d'une amende de simple police de 1 à 5 francs et d'un emprisonnement de un à trois jours, d'embarrasser la voie publique en y déposant ou en y laissant sans nécessité des matériaux ou des choses quelconques qui empêchent ou diminuent la liberté ou la sûreté du passage.
La surveillance des routes nationales et départementales, au point de vue de leur état et des travaux, appartient aux maires, aux sous-préfets et aux préfets. La direction des travaux appartient au corps des ponts et chaussées et l'exécution matérielle aux cantonniers.
Les contraventions de voirie, constatées par procès-verbal, relèvent en principe d'une double compétence, selon que l'infraction intéresse la conservation de la voie ou la circulation sur la voie. Dans le premier cas, elles sont déférées au conseil de préfecture , sauf recours sans frais au Conseil d'Etat.
Dans le second, elles sont soumises au tribunal de simple police, sous réserve d'appel au tribunal correctionnel.
Voirie [médaille des services de la ) .