‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 11 sur 83 · CHAI'MAX · texte numérisé non relu

CHAI'MAX

Il j)f(it p/otéfj^'r lie i<in» ornhrt' J.e troiipenu h' plus itopvleux.

Kt\ éff', (lex oUeiivx .nnix nninhrt' C'Innitent sur son front onthilt'ii'.r.

.le rêve !... L(^ iniiiiuiiu !<• j/liis populeux ! ! ! (^regt-ce f^ue (;u veut tlir;' ?

Il doit être lut'ii ln'iiii, vv ver.-», (luand cm le eoniprend

Mais je n'aihnire jamais de courtauce, je n'ai pas la loi poétique ; un vers n'a pour moi rien depéreniptoire. Raisonnons, s'il vous plaît.

Populeux signifie trh peiii>lé. Donc, un troupeau populeux

est un troupeau très peuplé. Peuplé de quoi ? grands

dieux ! serait-ee «le vermine? Auli ! Slioeking 1 Vous allrz m-dégoûter de la poésie.

Devant cette lourde ijlaisanterie, je me suis empan' (lu lourd <lictiounaire de Larousse, — le même avee lequel M. Fréchette a écrit sa Petite Histoire des Bois de France — ;ie l'ai ouvert à la lettre P, et j'y ai trouvé ceci :

Ainsi de tige en tige, ainsi de raee en race,

De ee.s ivimcn populeux la l'amille vivace

Voit tomlier, remont(r ses rameaux tri«inq~jliants.

A demi satisfait do ce (|ue M. Fréchette appellerait, lui, une trouvaille, j'ai ouvert Besehorelle, et j'y ai •copié le vers suivant :

Sans cesse repnxluit leur loule populeuse.

Après cela. M. Fréchette, allez-vous continuer à

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(lire :— Une ioiûe populeuse .'! une foule très peuplée !' peuplée de quoi ?

£i'f/o, M. Fréchette, renoncez de bon gré à vos prétentions de linguiste; ce sera plus noble, selon votre expression.

Après s'être inutilement battu les Hanes pour démontrer qu'il avait le droit de se servir de mou Erable pour planter son Chêneyla lauréat ajoute :

D'ailleurs, La Fontaine n'a-t-il pas îttiitô E«opc ? Molière n«^ proc<klait-il pas tl' Aristophane ; Barbier, «le Juvénal ?

Certainement, M. Fréchette, La Fontaine a imité Esope; Molière, Aristophane ; Barbier, Ju vénal.

Oui, plusieurs des grands écrivains français se sont inspirés des Grecs et des Latins. Oui, mais ils ne les ont assurément pas plagiés.

Et l'eussent-ils fait, qu'ils auraient eu, au moins,, le mérite do les avoir traduits, tandis que M. Fréchette, lui, se borne à copier — mot à mot pour les honmies du métier — Victor Hugo, Lamartine, François Coppée, etc., et jus<[u'ii sou frore Achille qui — soit dit en courant — a beaucoup plus d'imagination ([ue lui.

Passons maintenant à la dernière partie du semblant do réponse que M. Fréchette vient de hasarder:

M. W. Clmpnmii appelle les l«)iiilr«'.s sur la (Ote (1(> M. FriVhette pnrce «|U»î eelui-<^i, dans une piwe intitul<^e SoHvenirH de Jf;uiifH»c,H\m'H avoir nippelr les douces t'iiintioiis

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