‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 49 sur 83 · AIXKS DA II 1,'A II A M · texte numérisé non relu

AIXKS DA II 1,'A II A M

Depuis des mois déjà, rinplaealile emnini Avait, .idiis rc^jyirer, sur la ville vomi

Des torrents de mitraille.

En avait-il des poumons, cet ennemi-là, pour vomir, durant des mois, sans respirer .'

Encofc s'il eut pris vent de tem[».> à autre.

l.'')4 I.K I.AUltÉ.VT

^[ais vomir do la mitraille à plein gosier sans prendre seulement le temps d'avaler nue petite gorgée d'eau tiède, c'est presque incroyable ; et si J'accepte l'assertion de M. Fréchette, c'est que je lepais un historien aussi éclairé que consciencieux.

sajxt-iji:ms:

.Mais (lu })ass(' laissons los tristesses durmir;

Il vaut iiiioux ne songer ([u'aux clioscs consijlantcv^

C'est bien mon opinion aussi.

.1 LA XAdi::

iSIais un autre Ixnilot, ycs/e à temps décoché

Juste à temps décoché est une affreuse cheville, et, de plus, si vous voulez avoir une idée de riuirmouie que produit l'accouplement do ces quatre mots, répétez /■ «(5^6; à temps décoché plusieurs fois de suite, à liante voix, et vous m'en donnerez des nouvelles.

Et puis, on ne dit pas : '' décocher " un boulet, M. Fréchette.

On dit, par exemple, : " décocher " une Hèche, décocher un trait d'esprit ; et, (pumd vous avez écrit le vers ci-dessus, vous n'avez assurément décoché ni l'un ni l'antre.

<ifi:.\ii:i: :

— C'est l)ien, leur «lit Ciiénier, un éelair aux souri-ils.

J'ai déjà entendu i>arler d'éclairs dans les yeux des héros, mais des éclair-î aux sourcils, jamais.

J)E SES l'KOl'HKS AII.KS 105

J'avoue (loue, M. Fréoliette, qm vous nravoz fait mi'iitir en taisant ici prouve d'une rare originalité.

A M"i. AlJlAM :

Ht «lu passaiil ('mu le» pas {\v\H'\\ni'i\\ nrm'e».

Des pas (pli deviennent graves?

C'est ]»lus grave rpi'on ne pense, sans oalcinbour.

LOriSE:

Mon Dieu, (iirollt; étiiit, lu-lle! et coiiuueje j'aimais? Oli ! comme je raiinais, ma Louise intidMe ? IiilidMe? quetlis-je? Elle no sut jamais l^ue jo mo./"«» damné \)o\\r elle.

Que jr. iiif. Fl'SSE^ M. Fréeliette, (pif je me

FfrsSF.

Votre eas est assez danDiafdc comme cela, sans y ajouter, pour la mesure de votre octosyllabe, un [it'clié contre la grammaire.

i'ouniiKti sentir toujours mon cerveau »ini s"allume,

Kt mon sans; ([ui Itouillonne et ntoii crâne nui ftune

Comme un volcan .sans fond.

C'était en 18u2 que le biaréat disait ([ue le crâne lui fumait comme un volcan sans fond.

llien (Vétonnant donc que M. Fréchette ait toujours, depuis ce temps-là, passé pour une têtechaude.

lÔG I.K I.AriiÉAT

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