JKAX-BAPTISTE DE LA SALLE
A l'c'colo du pauvre ^6 1 LiDuble hniir d- In i\
LTii humble banc de bois !
Vraiment, il n'y ii qu'un Imne do bois pour être iiussi dur (|ue cet licnii.sticlio-là.
.TKAX-ltAPTJSTE Dh LA SALLE :
Et cet nutro profil dont l'aspect seul réveille, Calino et majestueux, dans l'âme du passant, Des denii-dienx roniain-i le peuple éblouissant, Quel fst-il?
■ Oui, (|Uel est-il '. ; i
Je vous avoue, Af. Frceliettc, que je ne puis <lcvinor — de la manière dont vous avez écrit ce qui précède — quel est ce })rolil qui réveille le peuple éblouissant des demi-dieux romains dans l'âme du passant.
Est-ce vrai (^uo c'est de Corneille que vous voulez piVi'lor ?
I7I7-; LA FllASVE:
Seule, et vonluiit (Itmitcr loi exemple à rhUtoire, Paris, ce boulevard de dix siècles de gloire, Orgueil et ilésespoir des rois l't des césars, Foyer de la science et temple des beaux-arts, • F(Ale connue Babel, miiite comme Solime, En un jour transforuiéi- en guerrière sublime, Le front liant, l'arme au bras, narguant la trahison, l'itt'-dexst'ii sf.H vieux forts reyardait l'hoiizon.
Huit vers de douze pieds pour dire que Paris
1G6 LK LAURÏAT
regardait seul l'horizon pjir-dessus ses vieux forts pour donner une leoou à l'histoire !
Si ces huit vers ne sont pas ce qu'on nomme en littéi-ature une lenteur, je voudrais bien savoir ce que c'est.
Et puis, comment Paris pouvait-il, rien qu'à regarder seul l'horizon par-dessus ses vieux forts, donner une leçon ii l'histoire ?
Quoi qu'il en soit, M. Fréchette, ouvrez le premier petit traité do littérature venu, et vous y verrez qu'il ne faut pas faire les phrases trop longues, parce quô l'esprit se fatigue à suivre cette multitude d'incidentes qui les surchargent et suspendent trop longtemps l'attention, — qu'on ne doit présenter à l'esprit que l'image exacte de ce qu'on veut exprimer. . . . et pardoiniez-moi cette période qui ne prêche certainement pas d'exemple.