‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 54 sur 83 · NOTRE HISTOIRE · texte numérisé non relu

NOTRE HISTOIRE

O notre Histoire ! ccrin de perles ignorées, Je bnise avec amour tes jxtgca vénéxx'cs !

Si M.' Fréchette, quand il faisait sa rhétorique, eût quelque peu étudié, il aurait appris et se rappelerait aujourd'hui un exemple de métaphore vicieuse que tous ses anciens compagnons de classe savent par cœur, et qui lui aurait fait éviter la faute grossière dont sont entachés les vers précédents.

Cet exemple, qui fait voir une accumulation d'idées incohérentes exprimées par Malherbe, se lit comme suit :

Prends taj'oiuhe, Louis, et va connue un lia» Porter le dernier coup à la dernière tête De la rébellion.

Donc, de même qu'on ne saurait faire du même homme tout h la fois un Jupiter tonnant, un Hercule et un lion, de même, M. Fréchette, vous ne pouvez faire de notre histoire un livre et un écrin, vous êtes surtout incapable de donner rationnellement des pages il un coffret à bijoux.

L'ORAi\ajS}fE:

f^coiitez la rinneiir uni 1A-I>!ts rctciitil, Ou i)lutôt cette ri i r beMUtle quilcigle. (VcHt le ri <jiv.«iiieiit i\\\ l'anatisnie aveujile, Le hurlevinil du nioiiHlrc encore inassouvi.

LAISSÉ A LUI->rÉME 1G3

Exactement la même incohérence que clans Notrti Histoire.

Après avoir dit d'écouter la rumeur qui retentit au loin, M. Fréehotte se reprend et demande de prêter plutôt l'orcilie à une voix qui beugle.

Mais, à peine a-t-on entendu une voix qui beugle, que tout à coup, sans aucune transition, on écoute un rugissement, qui devient aussitôt un hurlement.

Au début du (piutrain qu'on vient de lire, c'est probablement une vache qui se lamente, à la fin c'est un loup, et tout cela, pour dire cpril y a des oraiigistcs dans le Haut-Canada.

VA INQ l FA 11 ET I '. I / A ( 7 ;

Or sur ce monii nient, rare et toiukant déttill. L'enfant peut épeler, entre les branches d'ai-bre. Deux noms (jraré» en noir sur deux lames de marbre.

M. Fréchette trouve que c'est un détail rare et touchant qu'un entant puisse épeler <leux noms gravés eu noir.

Mais s'il pouvait les lire gravés en rouge ou en bleu, ne serait-ce plus un détail ni touchant ni i-are?

Et puis, pourquoi un enfant, s'il sait lire couramment, prendrait-il le temps d'épeler les noms de Montealm et de AVolfe, dont M. Fréchette veut parler ?

0 J'aimerais bien aussi savoir si l'on grave en vert,

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en blanc ou en jaune dans le marbre ou le granit, si l'on peut se servir etticaeeraent de n'importe quelle couleur en maniant le ciseau et le maillet, comme on le fait avec la plume ou le pinceau ?

y OS TROIS COULVAES :

Après avoir ridé plan s:i foui)o d':il)siiitlu',

Vous avez commis là, M. Fréchette, un afiVcux solécisme, et le bon gros bon sens tiurait dû vous apprendre que si l'on peut dire boire plein son verre. l'on ne peut écrire vider plein sa coupe, vide et plein ne s'alliaut pas plus ensemble que le feu et Teau.

A I.A II A JE irirri)S(L\:

Il avait arraché trois l'orts à l'Anglotorro, Conquis toute une zone, et sur mer et sur terre Humilié \hviit fois nos rivaux confondra.

Un autre solécisme, M. Fréchette, — à i)reuve, qu'/nimilicr veut dire remplir de confusion, et que confondre exitrimc l:i iiiemc cliose.

/./•; l'in.Wli:!! :

i-lur les siùcles n'imt pu Icriasifr font fnlier.

On terrasse quelqu'un ou on ne le terrasse pas.

Si on le terrasse, il tombe par terre tout entier, et non par l)0ut8.

L'oxpérieiico «les derniers m >'« doit vous avoir appris cela, M. Fré'cliotte.

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