‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 60 sur 83 · PREMIÈRE MOISSON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MOISSON

Hébert, qui suit ému lepnsdescs iheraux. Rentre, oftrant à Celui qui donne rnbondance, La première moisson de la Nouvelle-France.

Le lauréat a commis là un iinju^lironisme de la force de cinquante chevaux.

En effet, si M. Fréchette eût étudié l'histoire de son pays, il aurait va dans Fcrland et le Journal des Jésuites que le premier cheval qui fut expédié à la colonie naissante débarqua à Québec le 25 juin 1647, vingt ans apr^s la mort d'Hébert, qui s'éteignit sans avoir mC'mo soupçonné la couleur du poil de la noble bete que M. de Montmagny devait recevoir comme récompanse des services qu'il avait rendus à la Compagnie des IFahitants.

Il est donc évident, d'apr>s ce <pio l'on vient d'examiner, que M. Fréchette ne sait ni la prosodie, ni la grammaire, ni l'histoire, qu'il fait jusqu'à des fautes d'orthographe, que, surtout, la logicpie et la philosophie sont deux choses qtii font jibsolunicnt défaut chez lui.

Tout ce (pie l'on vient de voir prouve aussi, hélas!

LAISSÉ A LUI-MKIE 171

que notre public ne lit pas, que notre apathie, en ce qui regarde les travaux de l'esprit, a permis à un audacieux hâbleur de se faire un renom aussi retentissant qu'immérité, et d'en jouir aussi longtemps que s'il eût été laborieusement et légitimement conquis.

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