UN MURILLO
M. Fivrht'tte a publié dans le premier numéro de la Revue Canadienne de l'année dernière nue œuvre en prose portant pour titre : Va 3Ltrillo et pour sous-titre : Conte de Noël.
Sitôt cpie cette nouvelle production du lauréat parvint à Québec, j'entendis plusieurs personnes instruites en dire beaucoup de bien.
On en vantait surtout la puissance d'invention, et nn homme marquant de notre monde politique alla jusqu'à insinuer en ma présence qu' Un 3furillo était le chef-d'œuvre de la littérature canadienne.
Poussé par nn scepticisme curieux, je me proposais de lire, à la i)remière heure (pie je serais disposé à perdre, le chef-d'œuvre eu question, (piand, sur ces entrefaites, je rencontrai un jeune journaliste dames amis, qui m'assura avoir déjà vu quelque chose en tout semblable à ce que venait de publier le poète national.
224 LE LAL'UÉAT
Il va sans dire que je crus aisément mon jeune ami ; et je venais à peine de le quitter, que, de plus en plus aiguillonné par la cllrio^;ité, je commençais la lecture d' Un Marillo.
Bizarrerie du hasard trîis amusante pour moi, dès la deuxième ou troisième page du conte de M. Fréchette, je crus me rappeler vaguement av'oir lu, moi aussi, quelque chose d'identique à ce que j'avais sous les yeux ; à mesure que je tournais les feuillets do la Revue, cette conviction grandissait dans mon esprit, et, rendu à la fin d' Un Murillo^ j'aurais juré que je venais de relire l'œuvre d'un romancier français dont j'avais le nom, comme oil dit, sur le bout de la langue.
La seule différence, pour moi, entre les «leux écrits, c'était qu'une scène représentant un pèlerinage breton dans le roman français avait été remplacée [liir une messe de minuit (hins le conte canadien.
Oui, c'était tuuti' hi différence.
Au rcsie, quand même j'aurais parcouru pour la première fois r<i'Uvro <lonnée comme étreime aux abonnés de la Jierue, il m'eût été facile de voir, par la combinaison des événements qui s'y déi'oulcnt, par le poignant des surprises qu'on y rencontre pres(pie à chaque page, que M. Fréchette — chez (pii rimagiiuition, c imme on l'a vu, est absolument
UN Arinii.i.o 22ô
nulle — n'était pas l'auteur d'une trame aussi ingénieuse et aussi artistement ourdie.
¥a\ outre, l'absence complète de toute couleur locale dans un, écrit censé être une légende canadienne nie prouvait bien (pi' f/w Murillo n'était qu'unegrossière adaptation à notre pays, où il n'y avait probablement de cliangé que les noms des lieux et des héros mis en scène.
Il est bien évident aussi pour un homme du métier que ce conte est une conception éminemment française, — les quelques choses que M. Fréchettey a ajoutées de son cru font l'ettet de morceaux do plomb mal soudés à dos lingots d'or,— et l'analyse que je vais en fiaire suffira pour établir (pie la Hevie a involontairement mis ji contribution le travail d'un, esprit étranger et autrement inventif (pie celui du, lauréat .
Suivez-moi :
Mauric(.! Fluvigny, un jeune peintre eaïuidien, arrive à ^lontréal, à la fin de décembre 1871, retour de France, où il a étudié plusieurs années sous les plus grands maîtres de l'art moderne, et où il a été blessé, durant la guerre franco-prussienne, à la prise de Buzenval. Au moment de }>ayer le cocher qui l'a conduit de la gare Bonaventure à uii luMel voisin, Maurice laisse inconsciemment choir son porte-monnaie contenant toute sa fortune. JJn.
nécessiteux ramasse l'argent penlu, en enlève quelques pièees, et, sans se faire connaître, expédie au jeune peintre, dont il sait le nom, le métier et Tadresse, — en même temps que son porte-moiniaie qu'il lui rend, — une vieille toile racornie figurant un Enfant-Jésus, qu'il lui donne comme compensation de la somme qu'il s'est appropriée. En examinant cette toile, Flavigny s'aperçoit aussitôt qu'il est en possession d'un original du grand peintre espagnol Murillo. Au bout de quelques jours, il vend le précieux tableau à une maison commerciale deXew- York pour la somme de dix mille piastres. Avant de livrer le chef-d'œuvre, il en veut faire une copie qu'il destine à l'église de Contrecœur, sa paroisse natale, où, durant sa longue absence, son përe est mort, après avoir perdu tous ses biens, et où sa mère, devenue aveugle et restée sans ressources, vit chez une jeune institutrice. M"" Suzanne D'Audray, qui l'a recueillie par charité. Une fois sa copie terminée, Maurice se rend, l.i veille de Xoël, à Oontrecd'ur, et va directement chez le curé de l'endroit, qui l'accueille avec toute la sympathie et tous les égards auxquels lui donnent droit ses talents et le don généreux qu'il a[qi()rte. Le bon abbé apprend au jeune artiste (pie M"' Flavigny demeure à un quart de lieue du presb\-tère. Maurice trouv<> m mère seule avec une petite bonne, l'institutrice, (pli est en iiiriiu' temps l'oriian'ste de la paroisse.
rx ML'UIJ.I.O
c'tîint au village, occupée à exercer un chœur pour la messe de minuit. L'entrevue de la mère et du fils est touchante comme le sont toujours pareilles ■entrevues, l'our remercier Dieu, qui vient de les réunir, la pauvre veuve veut »!onduire son enfant en face d'un vieux tableau religieux qu'elle ne voit pas, puisqu'elle est aveugle, mais qu'elle croit toujours •sur un pan de mur du modeste logis qui les ahriti-. La petite bonne explique àManrice qu'un jour, dans un moment de pénurie, M'"" Suzanne a vendu pour une bagatelle le vieux tableau à nu passant, pour acheter des médicaments destinés à M"" Flavigny : et, parla description qu'elle en fait, l'artiste comprend que la -peinture ainsi sacrifiée est la même pour laquelle il a reçu un si haut prix des négociants new-yorkais, A la messe de minuit. M"" D'Audray ■communie, et, au moment de quitter la table sainte, elle s'évanouit, à la vue du tableau que son curé vient de recevoir et qu'elle a reconnu tout de suite. Maurice court hi relever, et un médecin spécialiste, récemment arrivé, lui aussi, de Paris, et établi, de la veille, à Contrecœur, est mandé pour donner ses soins à la jeune fille, que cependant l'air froid du dehors remet aussitôt du choc nerveux qu'elle vient d'éprouver.
L'action, que j'abrège, est, comme on voit, toute palpitante d'intérêt, et se termine par un mariage : Maurice épouse Suzanne, qui a été si dévouée à sa
mère ; et maintenant l'heureux couple vit à la Xouvelle-Orléans, où le peintre a beaucoup de vogue et travaille en face du Murillo dont le curé de Contrecœur lui a rendu la copie, et qui lui rappelle de si doux souvenirs.
Tout cela est le comble de l'invraisemblance pour notre pays ; et je ne comprends pas que M. Fréchette, qui fait de la littérature depuis si longtemps, et ù, qui ses rapines ont joué de si mauvais tours, n'ait pu réussir à donner, au moins, assez de couleur locale à son conte pour en dissimuler un peu la l>rovenance exotique.
Bien que l'analyse que je viens de faire soit assez probante pour faire condamner M. Fréchette, je me permets de faire ici deux citations qui établiront que le lauréat n'a fait, par endroits, que transcrire le texte même de l'auteur (pi'il a filouté.
Qu'on (Ml juge :
?]t le jtnuio miîilrciii, aprCis avoir fait sauter les bouclums <'t rempli les verres, leva le sien en sY'criant :
— Mes amis, A, la santé, d'abord, do M"" Flavigny ; et puis, à celle de mon brave (raniaraile Mauriee, nouveau Messie <|ni nous arrive, coninie un Knlnnt-Jcsus, en jik-ine nuit de Noël !
— Noël ! noël ! erit-rent tous les eon vives en s(> levant <t en choquant leurs verrt», d'un côté de la table à l'autre.
lU'nissfz-lcs, monsieur le curé, disait la l»onne vieille mère en essuyant, elle aussi, si's yeux éteints. néniss<'K-l<'S, vou qui pouvez les voir !
UX ML'RILI-O •2-2^.^
Et, pondant que le vieux prêtre levait ses longues raains blanches aû-clessus des deux jeunes fronts inclin<?s. le médecin— qui à la dérobée avait plus d'une fois examiné les prunelles de la malade — i'approelia d'elle et lui dit à l'oreille :
— Vous les verrez, vous aussi, dans ([uelques semaines, madame Flavijcny, prcMiez en ma parole de médeiîin spécialiste.
Le petit tableau devait porter I>onlieur Ti tout le monde
Et si quebpi'un eût, à ce moment-lîl, passé sur la route, en face de la vieilU; maison d'école de Contrecœur, il eût sans <loute entendu, mêlées il de l»ien joyeux éclats de rire, des Toix jeunes et vieilles, claires et sounles, qui criaient :
— Noël ! noël !
!N^on, mille fols non, personne n'a jamais entendu, au sein des campagnes des bords du Saint-Laurent, dans les fêtes intimes ou publiques, crier : — Noël I noël! — et ce vivat, que le peuple poussait autrefois, surtout au moyen âge, à l'occasion de la naissance d'un prince, do l'arrivée d'un souverain, etc., est dans un écrit canadien tout ce qu'il y a de plus gauclie- 1 lient copié.
Deux autres citations maintenant pour prouver par leur phraséologie comme il est facile de s'apercevoir quand c'est M. Fréchette qui a tenu la plume, et •comme j'avais raison de dire tout à l'heure que les choses de son cru semblent dans le texte volé des morceaux de plomb mal .soudés à des lingots d'or :
Maurice la trouva seule au l(»;;is avec une petite bonne. — ïx\ jt'Kiir institutrice, (jui était en même temps l'organiste de
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la paroisse, ayant dû passer la journée au village, chez son cousin — un ye»ne médecin récemment établi à Contrecœur, afin d'être plus à portée de l'église pour les répétitions,
Après avoir constaté qu'il îi répété l'adjectif jeune àani une phrase assez courte, que M. Fréchette s'approche de sa bihliothèque, et il verra par Larousse, Bescherelle et Littré, — qui seront alors à portée du plagiaire, — qu'une église n'est à portée de personne, que nul no i>eut tenir une telle construction dans sa main, (^u'il consulte ensuite les hommes bien pensants du pays, et il saura que ses vers n'ont phis aucune portée artistique, et que tout le monde se moque de la iiortée de ses foudres de la Patrie, qui ne font plus que hoiuii ! houm ! et netuent personne.
(^ueltiues minutes après, on frappait à la porte du médecin^ (jui accourait en toute hâte de son côté ; main, — on a devint que c'était elle — bien inutilement en ce qui regardait Suzanne,. \ii /raidie tir du dehors ayant complctement remis la jeun(> institutrice du choc soudain qu'elle avait éprouvé A l:i viu' du tableau de Maurice.
M. Fréchette avouera tpi'il huulrait chez un. simple mortel une bien grande pénétration d'esprit pour comprendre ce qu'il voulait dire quand il a. écrit : mais on a deviné que c'était elle, en ce qui regardait Suzanne, etc., et, en fait de choses confuses et mêlées, je ne coninùs rien do (M)niparable à la tigmisse phraséologique que je viens de montrer.
IN MLT.ILLO £."1
Et puis lajmtcheur (Vuno nuit de Xoël, dans un pays comme le nôtre, est un mot bien trouvé, n'est-ce pas ?
Il est donc parfaitement imitilo d'insister sur l'invraisemblance, au point de vue canadien, de ce (j[ui fait le sujet lV Un Mitritlo, et sur rimpossibilitî <pi'il y avait pour ^[. Fréeliette, dont Tinfécondité est notoire comme l'infatuatiou, d'écrire une chose aussi dramatique et aussi bien imaginée. Kt le ridicule de la jeune institutrice de Contrecu'ur en possession de l' Enfant-Jésus de Murillo, doîit l'ontfinal est en Angleterre et n'a jamais traversé l'Atlantique, le ridicule du prix auquel Maurice Flavigny l'a vendu avant de (piittcr Montréal, qr.i n'a jamais exporté rond)re d'un tableau de grand maître, le ridicule de la blessure d'un Canadien à la [trise de Buzenval, à laquelle pas un de nos eompatriotes n'a certainement pris part, le ridicule d'un jeune médecin oculiste arrivé récemment de Paris et établi dans un village qui compte une trentaine de maisons, tout ce ridicule n'a d'égal que l'inexprimable imi>udenee et l'indicible gaucb.'rie du lauréat.
D'ailleurs, la longueur même d' lH 3Iarillo — qui formerait environ soixante pages d'un volume in-12 — est une preuve que M. Fréchette a pris presque tout fait ce qu'a publié la Bévue, c: qu'il n'a pu trouver dans sa bibliothèque rien de moins considé-
rable qu'un roman français [lour fabriquer sa prétondue légende canadien no.
Il suffit de lire les contes do Xool et autres que publient les poètes et prosateurs français du jour. comme Catulle Mondes, Jacques Xormand, Paul Arène, André Theuriet, François Coppée, Alphonse Baudet, etc., pour savoir qn' Un 3Iarillo est oitoi- 4;ivement trois ou quatre fois trop long pour un conte.
En tout cas, le directeur de la JRecne, un lionimo d'affaires aussi probe qu'intelligent, avait, comme on le verra plus loin, commandé à M. Fréchette un simple conte de ISol-1, qui devait rapporter à son auteur vingt dollars; et M. Leclaire ne fut pas peu surpris de recevoir, à l'approche du Jour de l'an, un manuscrit volumineux à l'excès, presque encombrant pour son numéro de janvier déjà sous presse, et pour lequel le lauréat réclama, après son impression, le triple du prix convenu.
C'est encore l'amour du quibus (jui poussa M. Fréchette à demander soixante piastres pour un ■ouvrage «[u'il n'avait fait, à proprement parler, <|ue transcrire, comme c'est son manque de jugement qui lui attira une difficulté que M. Leclaire se charge de nous expliquer dans une lettre qu'il m'adresse et dont je détache les lignes suivantes :
QiUfl(|ue8 jour» pliin tnnl, «lit M. Lccinirc, j'rcrivis À M, FrC'chctte, «(ui étnit «IfscoinUi ù (^udlitr. pour lui liurt-
r\ MiK'ii.i.ii 233
cdiinnîtrc la décision à. JfKHK'lIc j'étais arrivé, lui faisant remarquer qu'il m'avait tout ».u moins iniUiit vu erreur en nu' demandant $20 par article, sans faire de réserve pour la <iuantité et la longueur de cv (pi'il devait me donner pour un conte de Xoël canadien.
Je reçus une réponse en date du 13 janvier, dans laquelb' 31. Fréchette répétait une partie des insultes dont ma qualité <le marcliand avait été l'oceasion, et terminait en me disant qu'il avait remis l'alt'aire entre les mains de son avocat avec qui j'aurais à régler.
Assez longtemps plus tard — un après-midi, — je reçus, en cHet, la visite de M, Alp. David, qui, je doi.s le dire, s'est montré très courtois. II avait, lors de lu première entrevue, fait tout son possible pour calmer son client et atténuer ses insultes. Il me conseilla, naturellement, de régler, médisant que M. Fréeliette n'était pas un lionunc comnioife, ([u'il me poursuivrait en justice, (ju'un procès est toujours une rhosc incertaine et désagréal>le, etc.
Voyant, cependant, que j'étais liien décidé à ne pa.s donner le prix demandé, il fniit par me proposer d'ajouter $10 et qu'il prendrait sur lui d'accei)ter ce règlement.
Pour avoir la paix et me déitarrasser de M. Fréchette, je consentis, et lis un chèque de $10 que je remis à M. David.
De tout cela il ressort — avec une accentuation frappante — que AI. Fréchette pouvait obtenir vingt dollars pour un conte de Noël, si court qu'il pût être, qu'il s'est autorisé, pour grossir sa réclamation, de l'ampleur du thème qu'il s'était approprié, qu'il a floué M. Leclaire comme il en a floué tant d'autres en littérature, et que le lauréat fait ses contes — sans calembour — un peu trop longs,
(iuoi qu'il en soit, — ;jo le répète, — ^j'ai parfaite souvenance d'avoir lu autrefois le sujet du conte de Xoèl «le M. Fréchette.
2o4 l.K LAURÉAT
Mais OÙ ? à quelle époque? dans quel auteur ?
Je ne .saurais le «lire.
Trouverai-Je jamais le volume où le poète national a commis ce nouveau larcin ?
Je l'espère, — parce que tous les méfaits d'un imposteur doivent être dévoilés tôt ou tard ; et ce qui me j^orte surtout à espérer, c'est la découverte que j'ai faite récemment d'un vol que M. Frécliette a perpétré, il y a plus de vingt ans, en signant une nouvelle eu prose, — Z^iie touffe de cheveux blancs, — dont la principale scène était censée se dérouler dans le cimetière de Saint-.roseph-de-Lévis.
Je m'en souviens comme si c'était d'hier, — en lisant pour la première fois Une touffe de cheveux blancs^ qui parut dans V Oinnion^Publique du 25 avril 1872, j'eus immédiatement l'impression que j'avais vu, quand j'étais enfant, inic iiareille chose dans un de mes livres de classe.
Je ils même à co sujet des recherches, qui, mallieureusement, n'ahoutirent à rien.
J'avais ouhlié depuis longtemps cette circonstance de ma prime jeunesse, quand, un jour de l'automne dernier, je me rappelai, — en relisant Un Murilla pour en faire une étude, — les soupçons (|uc j'avais entretenus sur la paternité de la scène (hi cimetière <le Saint-Joseph ; et je songeai que, puisque j'avais lu, sur les hancs du collège, le motif d' Une touffe de
UN' .MIIUI.U) 23Ô
cheveux blancs, je pourrais peut-(^tre, en m'adressant à un ancien instituteur do ma connaissance, M. B., obtenir quelque renseignement propre à me fiiire retrouver le motif en question.
Cette idée m'entra profondément dans la tête, et, le lendemain, je frappais a la porte du vieux professeur, qui tout de suite me félicita sur la campagne que je poursuivais contre le roi des plagiairc.% selon son expression.
Nous causjïmes longuement des vols du lauréat, et comme j'étais en train de faire l'analyse à' Une toiijfe de cheveux blancs :
— Voulfz-vous parler de la Tête de Mort / intcirompit le professeur, avec un lin sourire.
— Peut-être, répondis-je, fmppé «le ce titre qui pour moi était toute une révélation.
— C'est une des dernières dictées que j'ai données ;i mes élèves, continua AT. B., en se dirigeant vers une pièce voisine, et je vais vous la faire voir immédiatement.
Et, en effet, au bout de quelques minutes, je trouvais dans un opuscule intitulé : Cours théorique et pratique de langue française, et signé par P. Poitevin, professeur au collège Rolliu, la source où M. Frécliette avait puisé une de ses plus ingénieuses inspirations ; et les quelques citations que je vous ferai de la Tête de Mort et CC Une toufe de
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cheveux blancs vont, une fois de plus, confondre le roi des plagiaires^ si toutefois un audacieux aussi éhonto peut jamais être confondii :